REVUE DE LA PRESSE – Dimanche 16 janvier 2011

16 jan

Retour imprévu de l’ex-président Duvalier à Port-au-Prince

Avec Nicole Siméon à Haïti / OUEST FRANCE / AFP / lundi 17 janvier 2011

Haïti - FLASH POLITIQUE : Après 25 ans d’exil «Baby doc» est de retour en Haïti !

L’ancien président «à vie» haïtien Jean-Claude Duvalier, arrivé au pouvoir, en 1971, à la mort de son père, le dictateur François Duvalier, et chassé par une révolte populaire, en 1986, est arrivé dimanche à Port-au-Prince, par un vol régulier d’Air France. Il était accompagné de sa compagne, Véronique Roy. «Il occupe les places 3A et 3B», a indiqué, sous couvert d’anonymat, un responsable de l’aéroport de Port-au-Prince.

Lorsqu’il est descendu de l’avion, l’ex-dictateur a embrassé le sol, a raconté Véronique Roy. Selon elle, Jean-Claude Duvalier, dit «Bébé Doc» en référence au surnom de son père, «Papa Doc», a alors déclaré: «Haïti, mon pays, le pays de Dessalines», en référence au héros de l’indépendance d’Haïti, Jean-Jacques Dessalines.

Mme Roy a aussi déclaré que c’est le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et ses quelque 250 000 morts qui ont poussé le couple à revenir en Haïti. «Ca a été le déclic, nous avons vu les images à la télévision», a-t-elle dit, précisant que Jean-Claude Duvalier possède un passeport diplomatique.

«Je suis revenu pour aider»

Tandis que des centaines de supporters de Duvalier se rassemblaient devant l’aéroport, et que lui-même se trouvait, avec sa compagne, à l’intérieur de l’aéroport en train de remplir les formalités administratives, Jean-Claude Duvalier a déclaré à la presse : «Je suis revenu pour aider» le peuple haïtien.

Agé de 59 ans, l’ex-dictateur vivait en exil en France depuis près de vingt-cinq ans. Durant toutes ces années, celui qui avait été, à 19 ans, le plus jeune chef d’Etat du monde, a répété qu’il souhaitait revenir «un jour» à Haïti.

En 2007, il était intervenu sur les ondes haïtiennes pour demander «pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne». En doutant de la sincérité de ce message, le président René Préval avait alors relevé que s’il y avait «le pardon», il y avait aussi «la justice».

L’ex-dictateur a notamment été accusé de détournements de fonds pendant l’exercice de son pouvoir. Les autorités d’Haïti estiment que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales, jusqu’à sa chute en 1986.

La France avait alors accepté de l’accueillir, à titre temporaire, alors que «Bébé Doc» était confronté, depuis fin novembre 1985, à des manifestations anti-gouvernementales au cours desquelles plusieurs dizaines d’Haïtiens avaient trouvé la mort. Comme le président Jean Bertrand Aristide, en 2004, Duvalier fils avait été poussé à la démission par les Etats-Unis. L’ex-président avait ensuite profité d’une retraite dorée dans de vastes demeures de la Côte d’Azur.

Réactions violentes et contradictoires

Son retour imprévu ne manque de poser un certain nombre de questions, à Port-au-Prince. Duvalier avait-il vraiment l’autorisation des autorités françaises de quitter la France ? Que vient-il réellement faire à Haïti ? A-t-il l’intention de s’y établir durablement ?

Alors que Haïti vient de marquer le premier anniversaire d’un séisme meurtrier et que le pays le plus pauvre du continent américain est plongé dans une impasse politique, trois semaines avant la fin du mandat du président sortant, René Préval, la réapparition de Bébé Doc échauffe les esprits.

Les réactions sur les ondes des radios haïtiennes sont assez violentes et contradictoires : réclamation de l’argent que les Duvalier avait détourné en s’enfuyant du pays; demandes d’emprisonnement et de jugement, entre autres. Des diplomates européens mettent en avant les risques d’émeutes dès ce lundi matin.

Si une partie de la bourgeoisie de Pétion-Ville se réjouit déjà, le peuple de Cité Soleil et des fanatiques lavalas ne le voient pas d’un bon oeil. Des chaines de télévision pro-lavalas ont commencé à diffuser les images et des prises de position — par ailleurs très violentes — après son départ, le 7 février 1986, et font des rappels historiques (émeutes populaires, fastes des Duvalier) qui ravivent les vieilles blessures et donnent froid dans le dos.

Le retour de l’ex-dictateur dans son pays, sans qu’il ait été jamais jugé ou emprisonné ou même inquiété, est une nouvelle épreuve dont Haïti se serait bien passé.

 

Baby Doc a embrassé le sol d’Haïti à son arrivée
HAITI LIBRE – 16/01/2011 20:17:32


D’après Véronique Roy, la femme de Jean Claude Duvalier (Baby Doc), à fait savoir, qu’à sa descente d’avion, l’ancien Président de retour d’exil « a embrassé le sol » et déclaré « Haïti mon pays, le pays de Dessalines. » Son épouse a ajouté que c’était beaucoup d’émotion devant l’accueil chaleureux des personnes qui les ont accueilli dont des anciens officiels de son régime, dont son ministre des Affaires étrangères et son chef de la garde présidentielle de l’époque
Tout comme l’ancien président Jean Bertrand Aristide en 2004, «Baby Doc» [aujourd’hui âgé de 59 ans] avait été poussé à la démission par les Etats-Unis et avait quitté le pays le 7 février 1986 à bord d’un avion de l’US Air Force. Un départ pour l’exil qui mettait fin au règne duvaliériste, né vingt-huit ans plus tôt avec l’arrivée démocratique au pouvoir de François Duvalier, alias « Papa Doc », auquel il avait succédé en 1971 à 19 ans, pour devenir «président à vie » (le plus jeune chef d’État au monde).
Sa demande d’exil ayant été rejetée par la Suisse, l’Espagne, la Grèce, le Maroc et le Gabon, c’est finalement en France, à l’origine à titre temporaire, que Jean-Claude Duvalier s’était rendu, un séjour doré qui a duré 25 ans
À l’époque, Laurent Fabius alors premier Ministre avait déclaré « On a accueilli l’ancien président d’Haïti uniquement parce que cela permettait de libérer le pays de la dictature ».
« Je suis venu pour aider » a déclaré tout simplement Baby Doc aux journalistes, alors qu’il attendait au bureau d’immigration de l’aéroport de Port-au-Prince après son arrivée sur un vol Air France.

 

Après 25 ans d’exil «Baby doc» est de retour en Haïti !
HAITI LIBRE – 16/01/2011 19:01:08

Haïti - FLASH POLITIQUE : Après 25 ans d’exil «Baby doc» est de retour en Haïti !

L’ancien président «à vie» haïtien Jean-Claude Duvalier, surnommé «Baby Doc», chassé du pouvoir en 1986 est arrivée ce dimanche 16 janvier 2011, à l’aéroport international Toussaint Louverture vers 17:50 (heure d’Haïti) sur un vol Air-France accompagné de sa femme Véronique Roy et de plusieurs de ses collègues.
Une délégation d’anciens fonctionnaires qui avaient servi sous son régime l’attendait à l’aéroport ainsi qu’une foule de supporters d’après certaines sources concordantes.
Mise à jour 19:11
Des anciens officiels de son régime, dont son ministre des Affaires étrangères et son chef de la garde présidentielle de l’époque, étaient là pour l’accueillir.
Aucune interdiction de revenir au pays n’empêchait Jean-Claude Duvalier de revenir. Des sources diplomatiques à Paris confirment son départ de France.

 

Arrivée en Haïti de l’ex-président Jean-Claude Duvalier

AFP – 16/01/11

Portrait de Jean-Claude Duvalier en mars 1982 à Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE (Haïti) — L’ancien président "à vie" haïtien Jean-Claude Duvalier, surnommé "Baby Doc", chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986, est arrivé dimanche en Haïti, a constaté un journaliste de l’AFP.

"L’avion a atterri. Il occupe les places 3A et 3B" à bord d’un vol de la compagnie Air France, a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de l’aéroport de Port-au-Prince.

Agé de 59 ans, l’ex-dictateur vivait en exil en France depuis près de 25 ans.

Ce retour imprévu de l’ancien président survient alors que Haïti vient de marquer le premier anniversaire d’un séisme meurtrier et que le pays le plus pauvre du continent américain est plongé dans une impasse politique, trois semaines avant la fin du mandat du président sortant René Préval.

Le second tour de l’élection présidentielle tenue le 28 novembre a été repoussé sine die et aucune indication n’a encore été donnée par les autorités haïtiennes sur le nom des candidats qui s’opposeront lors de ce deuxième scrutin.

 

Duvalier fils de retour d’exil

RADIO CANADA, FRANCE PRESSE, REUTERS / Mise à jour le dimanche 16 janvier 2011 à 18 h 37

Jean-Claude Duvalier en 1982 à son bureau de Port-au-Prince

Jean-Claude Duvalier à son bureau de Port-au-Prince, en 1982

Photo: AFP/Giovanni Coruzzi

L’ancien président Jean-Claude Duvalier est de retour en Haïti après 25 ans d’exil. Le dictateur avait régné de 1971 à 1986 avant d’être chassé par une révolte populaire.

Surnommé Bébé Doc, puisqu’il succédait à son père François Duvalier (dit Papa Doc), il est maintenant âgé de 59 ans. Il vivait en France depuis 25 ans.

Le collaborateur de Radio-Canada à Haïti, Clarence Renois, l’a vu à son arrivée. M. Duvalier n’a pas fait de déclaration.

Des anciens officiels de son régime, dont son ministre des Affaires étrangères et son chef de la garde présidentielle de l’époque, étaient là pour l’accueillir.

Il est revenu à bord d’un avion d’Air France qui s’est posé en fin d’après-midi à Port-au-Prince.

La nouvelle de son départ avait d’abord été annoncée par une source diplomatique à Paris. Un responsable de l’aéroport de Port-au-Prince a confirmé son arrivée.

En 2007, Jean-Claude Duvalier était intervenu sur les ondes haïtiennes pour demander pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne.

Le président sortant René Préval avait à l’époque dit que l’ex-dictateur, accusé de détournements de fonds pendant l’exercice de son pouvoir, n’échapperait pas à la justice.

Aucune interdiction de revenir au pays ne pese sur lui.

Ce retour imprévu de l’ancien président survient alors que l’impasse politique demeure, trois semaines avant la fin du mandat de René Préval. Le second tour de l’élection présidentielle tenue le 28 novembre a été repoussé sine die.

 

L’ex-président Jean-Claude Duvalier en route pour Haïti après 25 ans d’exil

LE PARISIEN / AFP / 16.01.2011, 23h11

L’ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier (1971-1986), chassé du pouvoir par une révolte populaire et qui vivait en exil depuis près de 25 ans, est en route pour Haïti où il devait arriver dimanche en fin d’après-midi, a-t-on appris à Paris de source diplomatique.
"Il est à bord de l’avion Air France" qui assure la liaison Paris-Port-au-Prince, a dit à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.

Cet appareil devait arriver vers 17h30 locales dans la capitale haïtienne.
Agé de 59 ans, l’ex-dictateur, surnommé "Bébé Doc", vivait en exil en France depuis près de 25 ans.
Le retour imprévu de l’ancien président survient alors que Haïti vient de commémorer le premier anniversaire d’un séisme meurtrier et que le pays le plus pauvre du continent américain est plongé dans une impasse politique, trois semaines avant la fin du mandat du président sortant René Préval.
Le second tour de l’élection présidentielle tenue le 28 novembre a été repoussé sine die et aucune indication n’a encore été donnée par les autorités haïtiennes sur le nom des candidats qui s’opposeront lors du deuxième scrutin.
En 2007, Jean-Claude Duvalier était intervenu sur les ondes haïtiennes pour demander "pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne". Dans un message adressé aux Haïtiens depuis son exil en France, il avait aussi estimé que "la division était le principal problème d’Haïti".
En doutant de la sincérité de ce message, le président René Préval avait alors relevé que s’il y avait "le pardon", il y avait aussi "la justice".
L’ex-dictateur a notamment été accusé de détournements de fonds pendant l’exercice de son pouvoir. Les autorités d’Haïti estiment que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales jusqu’à la chute en 1986 de "Bébé Doc" qui avait succédé en 1971 à son père François Duvalier, élu président en 1957.
La France avait accepté en 1986 d’accueillir Jean-Claude Duvalier, alors que ce dernier était confronté depuis fin novembre 1985 à des manifestations anti-gouvernementales, au cours desquelles plusieurs dizaines d’Haïtiens ont trouvé la mort.
Comme le président Jean Bertrand Aristide en 2004, "Bébé Doc" avait été poussé à la démission par les Etats-Unis et il avait quitté le pays le 7 février 1986 à bord d’un avion de l’US Air Force. Jean Bertrand Aristide vit aujourd’hui en exil en Afrique du Sud.
Le départ de Jean-Claude Duvalier avait mis fin au règne duvaliériste, né vingt-huit ans plus tôt avec l’arrivée démocratique au pouvoir de François Duvalier, alias "Papa Doc", auquel il a succédé en 1971 à 19 ans, pour devenir "président à vie".
Sa demande d’exil ayant été rejetée par la Suisse, l’Espagne, la Grèce, le Maroc et le Gabon, c’est finalement en France, à l’origine à titre temporaire, que Jean-Claude Duvalier s’était rendu.
"On a accueilli l’ancien président d’Haïti uniquement parce que cela permettait de libérer le pays de la dictature", avait alors déclaré le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius.
L’ex-président avait ensuite profité d’une retraite dorée dans de vastes demeures de la Côte d’Azur.

 

Haïti – Élections :

 Préval a tenu le pays en otage…
HAITI LIBRE – 16/01/2011 10:34:23

Haïti - Élections : Préval a tenu le pays en otage...Peu de temps après la remise du rapport des experts de l’Organisation des États Américains (OEA), qui recommanderait l’exclusion au second tour, du candidat du pouvoir, Jude Célestin, au profit du candidat Michel Martelly, ce dernier à déclaré : « nous avons déjà la stratégie pour gagner à nouveau, c’est nécessaire pour changer la vie des Haïtiens. »
Le candidat Martelly à fait savoir que « les résultats de l’OEA sont très semblables aux nôtres. Le Président Préval a montré qu’il ne voulait pas que je participe au second tour, il a voulu voler l’élection [...] Préval a tenu le pays en otage comme si c’était sa propriété privée [...] nous allons défendre notre victoire dans la rue sous une forme pacifique mais énergique. Avec force, mais dans la légalité. Les forces populaires vont réclamer leurs votes. Nous sommes prêts à lutter pour nos droits de manière pacifique. Ce sont eux [INITE] qui détiennent des armes. »

 

Message de Michaëlle Jean, Haïti un an après…
HAITI LIBRE – 16/01/2011 13:33:54

Haïti - Société : Message de Michaëlle Jean, Haïti un an après...Un an après le séisme qui a fait plus de 300,000 morts et transformé la capitale Port-au-Prince et plusieurs autres villes et localités en champs de ruines, Haïti continue de s’enfoncer dans le chaos. La situation est indigne, plus d’un million de personnes vivent toujours au milieu des décombres, dans des camps d’urgences, dans une promiscuité abjecte et malsaine. Haïti à besoin d’investissements durables dans les domaines qui sont l’épine dorsale de toute société, la jeunesse, l’éducation, la culture. Haïti a besoin que l’on donne aux haïtiennes et aux haïtiens les moyens d’être une partie prenante d’une reconstruction qui les concernent au premier chef. L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, l’UNESCO, a redoublé d’efforts depuis un an, pour l’aphabétisation, la formation des enseignants, la mise en place de statistiques scolaires. Nous avons formé des maçons aux techniques antisismiques, nous avons aménagé des centres de formations professionnels, créé le programme «un livre, un enfant»

La majorité de la population haïtienne à moins de 25 ans, cette jeunesse est une chance pour l’avenir, nous devons la saisir. Ils veulent travailler, faire partie des solutions et pour cela, ils veulent être entendus, valorisés pour tout ce qu’ils ont à offrir. Ils sont désireux aussi, qu’un plus grand soutien soit accordé aux initiatives locales qui sont nombreuses.

Aidons les à valoriser leurs richesses et leurs talents, par l’éducation artistique, le soutien à l’artisanat, la diversité des activités économiques et ne sous-estimons pas l’importance de renforcer aussi les connaissances scientifiques en Haïti, de renforcer des capacités de recherches pour bâtir des solutions durables aux problèmes environnementaux, de salubrité et de sécurité publique.

L’éducation, la culture c’est ce qui restent quand tout le reste est détruit et ce qui déterminent la capacité d’un peuple à faire face. La culture haïtienne est un trésor pour le développement, la région de Jacmel par exemple, à tout le potentiel d’un grand pôle culturel et touristique. Ses artistes et ses artisans, son Carnaval, son quartier historique sont des leviers puissants sur lesquels s’appuyer.

Ma mission consistera à voir à ce que la stratégie d’appui à moyen et à long terme de l’UNESCO pour Haïti participe activement aux efforts de reconstruction et de refondation souhaités par l’État haïtien et par la société civile haïtienne. Je m’engage aussi à mener une véritable croisade pour amener la communauté et les organisations internationales à honorer leurs promesses et leurs engagements.

Michaëlle Jean

Les États-Unis soutiennent le rapport des experts de l’OEA
HAITI LIBRE – 16/01/2011 09:54:55

Haïti - Élections : Les États-Unis soutiennent le rapport des experts de l’OEASamedi, Kenneth Merten, l’Ambassadeur américain en Haïti, s’est montré « très optimiste » après la remise du rapport des experts de l’Organisation des États Américains (OEA) au Gouvernement. Il considère que les recommandations faites, « sont une bonne chose pour sortir de l’impasse [...] l’Amérique est prête à offrir un soutien pour mettre en œuvre ces recommandations ». Il a rappelé que « le gouvernement et le peuple américains veulent s’assurer du respect de la volonté du peuple haïtien » et que les États-Unis « ne soutenait aucun candidats en particulier. »
Concernant les réserves émise par le Président Préval sur la méthodologie des travaux de vérification des experts, l’ambassadeur a affirmé ne pas être au courant et a nié fermement toute pression internationale sur le Président Préval, tout en refusant de répondre sur un éventuel refus du Gouvernement de mettre en application les conclusions du rapport qui exclus le candidat du pouvoir Jude Célestin.
Rappelons que les résultats préliminaires contestés du premier tour, publiés par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) donnaient gagnant pour le seconde tour :
Mirlande Manigat : 31,37% (336,878 votes)
Jude Célestin : 22.48% (241,462 votes)
Excluant du second tour le candidat Michel Martelly avec 21.84% (234,717 votes)
Selon les informations contenues dans le rapport préliminaire de l’OEA et dont nous avons publié plusieurs extraits, les experts de l’OEA, après vérifications et élimination des votes non conformes, donnent gagnant au second tour :
Mirlande Manigat : 31.19% (323,048 votes)
Michel Martelly : 21.96% (227,467 votes)
Excluant du second tour le candidat du pouvoir Jude Célestin avec 21.65 % (224,242 votes)
Précisions que si la population accuse majoritairement le Candidat Célestin de fraudes, les candidats Manigat et Martelly, sont aussi concerné. Les experts de l’OEA ont constaté et exclus des votes frauduleux ou incorrects pour tous les candidats :
- 17,220 (7.13%) des votes (Jude Célestin)
- 13,830 (4.10%) des votes (Mirlande Manigat)
- 7,150 (3.14%) des votes (Michel Martelly)
Pour Kenneth Merten, le rapport « confirme les observations antérieures qui ont révélé qu’il y avait eu des fraudes et des irrégularités » lors du premier tour des élections du 28 Novembre. L’ambassadeur américain a fait savoir que José Miguel Insulza, le Secrétaire Général de l’OEA sera en Haïti afin de discuter avec le Président Préval et les autorités concernées, de « l’application des recommandations » contenues dans le rapport. L’ambassadeur a précisé que Insulza ne venait pas en Haïti pour changer les recommandations des experts, ni pour négocier..
Une source diplomatique, généralement bien informée, nous a confirmé que l’ambassadeur américain et les principaux ambassadeurs en Haïti, se sont réunis samedi, avec le Président Préval autour de la crise politique post-électorale et des moyens d’en sortir.
Il est intéressant de noter, que l’exclusion de Michel Martelly du second tour dans les résultats préliminaires officiels du CEP avec un écart de 6,845 voix avait provoqué de vives tensions et une demande de recomptage. Le passage du candidat Michel Martelly au second tour et l’exclusion de Jude Célestin avec seulement 3,225 voix d’écart, laisse indifférent… Il est à craindre que si les informations du rapport final de l’OEA, confirment celles du rapport préliminaire (ce qui devraient être le cas), Jude Célestin, ne devrait pas manquer de contester ce faible écart.

 

La décharge de Truitier, vecteur de l’épidémie du choléra en Haïti ?

RFI / 16-01-11

Les habitants de la décharge récupèrent des bouteilles en plastique, du cuivre, etc...

Les habitants de la décharge récupèrent des bouteilles en plastique, du cuivre, etc…

Manuel Pochez/ RFI

Trois mois jour pour jour après la découverte des premiers cas de choléra en Haïti, une campagne d’hygiène s’affiche sur tous les murs de la capitale. Selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, le pic de la propagation de l’épidémie n’est pas encore atteint. Même si le taux de mortalité est en baisse ( la maladie a fait 3759 morts ), le nombre de cas de porteurs de choléra ne cesse de croître. En dépit de ce constat, des pratiques douteuses ont droit de cité, comme l’illustre la décharge de Truitier.

Avec nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Valérie Rohart et Manu Pochez

La route qui mène à la décharge de Truitier dans la ville de Cité-Soleil est étonnamment large et en bon état. Pas un trou, pas un tas de gravas ne vient ralentir le ballet des camions qui déversent les déchets de tout Port-au-Prince et de ses environs. Le site est entouré de barbelés et pourrait ressembler à un camp militaire, si la barrière n’était pas ouverte et gardée de loin. Sur plusieurs hectares, des dizaines de personnes cherchent des bouteilles en plastique, des canettes ou des fils électriques.

Au fur et à mesure que l’on avance dans la décharge, une insupportable odeur de latrines monte. Tout au fond, dans un endroit discret, un camion bleu déverse son chargement. « C’est un camion de l’entreprise Getco qui est spécialisée dans la vidange des matières fécales » nous confie un agent de la Dinepa, la compagnie d’eau haïtienne, connaît bien le logo blanc sur les flans du camion.

Camion déversant des matières fécales dans la décharge de Truitier.

Manuel Pochez/ RFI

Les habitants du village de Duvivier manifestent régulièrement contre ce déversement pour une raison simple : « A trois minutes d’ici, il y a un centre de traitement du choléra. Et les matières fécales qui sortent de ce centre sont déversées dans le dépotoir de Truitier », nous dit encore cet agent.

Les habitants sont convaincus : la Getco rejette des excréments contaminés par le choléra et polluent la nappe phréatique. Or, la seule ressource en eau ici, c’est le puits. Au centre du village, un gamin nous assure en riant que bien sûr, il boit de cette eau…

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