Archive | juillet, 2011

vendredi 29 juillet 2011

29 juil

Martelly instaure ses propres règles en matière de liberté de la presse et de démocratie

« Taisez-vous », a lancé le chef de l’Etat à l’endroit de ceux qui à ses yeux symbolisent l’échec tout en exprimant son désintérêt pour les médias qui, selon lui, dans la plupart des cas, ternissent l’image d’Haïti dans le monde et handicapent le développement de l’industrie touristique si cher au nouveau régime

Publié le vendredi 29 juillet 2011

Le Président Michel Martelly a provoqué une nouvelle controverse de taille en appelant au bannissement du discours politique critique et en exprimant de manière à peine voilée son intolérance vis-à-vis des médias dont la politique de l’information ne rencontre pas les intérêts du pouvoir ni son désir de projeter d’Haïti l’image d’un « pays idyllique ».

« Taisez-vous » a répété, à l’endroit des présumés détracteurs de la nation, le chef de l’Etat aussi condescendant qu’applaudi mercredi soir au complexe La Promenade à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), lors du lancement, de concert avec l’association touristique d’Haïti (ATH), de Magic Haiti, une revue de promotion touristique.

« Je reste positif, je crois qu’on a une opportunité, et ceux-là qui sont mécontents, au moins taisez-vous, au moins taisez-vous. Laissez la chance aux jeunes diplômés revenus de l’étranger ou à ceux qui sont dans la rue en quête d’opportunités, vous qui avez déjà échoué, qui exploitez la misère, les faiblesses d’Haïti, taisez-vous », a déclaré le chef de l’Etat sous un tonnerre d’applaudissements.

Par ailleurs, sûr de son pouvoir, il dit avoir à sa disposition la loi et les forces armées et qu’il n’a peur de rien maintenant. Que ceux qui auraient l’intention de s’attaquer à lui sachent à quoi s’en tenir, a-t-il prévenu.

S’agissant spécifiquement du fonctionnement de la presse, Martelly a gentiment tapé sur les doigts des journalistes, reprochant aux médias de donner libre cours au sensationnalisme au détriment du pays et de ses intérêts supérieurs. Aujourd’hui chantre de la « positivité constructive », l’ancien musicien de Compas soutient que même au temps de « Sweet Micky » -son nom de scène pas toujours flatteur- il ne calomniait jamais son pays, ni son Président.

« Ces jours-ci j’évite d’écouter les émissions à sensation, question de pouvoir se payer l’heure, des émissions qui claironnent que rien ne va et prédisent des événements dramatiques. C’est bon pour ceux qui aiment les sensations, mais pour Haïti c’est un pas à l’opposé », a poursuivi le chef de l’Etat devant son auditoire chaleureux à qui il a présenté le nouveau magazine Magic Haiti comme le véhicule des bonnes informations.

Très prolixe, l’orateur a confié qu’il restait dans un état d’esprit positif malgré l’hésitation de la presse à répondre à son invitation de l’accompagner. Cependant, souligne-t-il, il ne recherche pas pour autant le soutien des médias et peut aisément s’en passer.

« Nous devons vendre nos jolies plages, notre soleil chaud, notre peuple chaud, nos jolies femmes », a enchaîné le dirigeant haïtien dans un autre registre plutôt révélateur d’une certaine perception traditionnelle de la gent féminine.

Ajoutant une nouvelle bourde à son palmarès, le Président Martelly a affirmé que l’ambassadeur Etats-Unis, son ami Kenneth Merten, en était à son troisième mandat à Port-au-Prince. Le diplomate, qui est à la recherche d’investisseurs intéressés à Haïti, lui a amené au Palais National Martha Stewart.

La milliardaire reine du bon goût a eu de nombreux démêlés avec la justice américaine avant d’être envoyée en prison et condamnée pour délit d’initié. spp/Radio Kiskeya

 

Des confrères s’insurgent contre une tentative de bâillonnement de la presse

Jacques Desrosier de l’AJH et Hérold Jean-François de l’ANMH dénoncent des propos potentiellement menaçants du chef de l’Etat, Michel Martelly, et exhortent la corporation des médias à ne pas céder à la panique

Publié le vendredi 29 juillet 2011

Le secrétaire général de l’association des journalistes haïtiens (AJH), Jacques Desrosier, et l’ancien président de l’association nationale des médias haïtiens (ANMH), Hérold Jean-François, ont sévèrement condamné jeudi les propos du chef de l’Etat attentatoires à la démocratie et au libre exercice de la profession de journaliste.

Considérant les propos tenus la veille par le chef de l’Etat comme la dernière goutte d’eau ayant fait déborder le vase, Desrosier croit que cela justifie les inquiétudes qu’avaient déjà suscitées les menaces contre la liberté de la presse proférées depuis l’arrivée de son administration, en mai dernier.

« Le Président n’a nullement le droit de dicter à la presse la façon dont elle doit faire son travail », a martelé le dirigeant de l’AJH qui souligne à l’attention de M. Martelly qu’il doit se mettre à la hauteur de ses responsabilités s’il souhaite avoir une image potable dans les médias qui ne font qu’exposer la réalité au public.

Jacques Desrosier, qui pense que la Présidence aurait intérêt à expliciter davantage les dernières déclarations du chef de l’Etat, appelle les membres de la presse à ne pas se laisser intimider.

Pour sa part, Hérold Jean-François, PDG de Radio Ibo (une station privée de la capitale), rejette catégoriquement les manoeuvres en sous-main contre l’exercice de la liberté de la presse que recèlent les propos de Michel Martelly et estime qu’il donne totalement dans la démesure.

« Aucun dirigeant, même avec le soutien des armes et de la loi, ne peut s’arroger le droit de réduire au silence la presse, car les hommes et les femmes d’Haïti ont conquis de manière irréversible la liberté d’expression », a averti le confrère. Il rappelle aussi à celui qui ose aujourd’hui demander aux autres de se taire, comme pour payer le prix d’un certain échec, que tout au long de sa carrière artistique très mouvementée il introduisait des ingrédients de toutes sortes dans ses chansons.

Le journaliste juge aussi étrange qu’un chef d’Etat avoue ignorer ce qui se dit dans les médias, comme l’avait affirmé avant lui le général-Président Henry Namphy (1986-1988).

Hérold Jean-François explique, plus loin, que la presse ne fabrique pas l’information, reste prisonnière de la réalité et ne peut offrir une aide plus précieuse à ceux qui gouvernent qu’en mettant le doigt justement sur ce qui ne va pas.

Le patron de presse en profite pour désapprouver le chef de l’Etat dans ses considérations jugées machistes sur les femmes haïtiennes qu’il dit vouloir offrir aux touristes comme si elles étaient de simples produits de consommation.

Avant même son arrivée au pouvoir, il y a un peu plus de deux mois, Michel Martelly avait eu des accrochages avec des journalistes et ses propos -tout comme ceux de son entourage- pas toujours rassurants sur le respect de la liberté de la presse fleurissent depuis le début de son quinquennat. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti-Corruption

Des parlementaires émargent au budget du Ministère de l’Intérieur à titre de "conseillers"

Le RNDDH crie au scandale !

Publié le jeudi 28 juillet 2011

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)

HAITI CORRUPTION : Le RNDDH appelle à la fin du gaspillage et du copinage au sein de l’administration publique Juillet 2011

I. INTRODUCTION

Les différents gouvernements haïtiens qui se sont succédé au pouvoir ont toujours affirmé, à grands renforts de publicité leur volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes. Cependant, force est de constater que la corruption continue à s’ériger en système au point qu’Haïti est, au cours de ces dix (10) dernières années, constamment classée parmi les pays les plus corrompus de la planète. En effet, l’administration publique haïtienne est caractérisée par le gaspillage, le copinage, le courtage et le détournement de fonds.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), préoccupé par la constance de cette situation, croit qu’il est de son devoir d’attirer l’attention des autorités actuelles sur la gestion désastreuse enregistrée au niveau de l’administration publique, notamment au niveau du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

II. SITUATION AU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales compte, jusqu’au mois de mai 2011, mille neuf (1.009) employés réguliers ainsi répartis : trois cent cinquante cinq (355) affectés au bureau central, deux cent quatre vingt-trois (283) à la Direction de l’Immigration et de l’Emigration et trois cent soixante-onze (371) travaillant dans les délégations et vice-délégations. De plus, cent cinq (105) contractuels sont engagés par ledit Ministère dont vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers.

Dans la liste des contractuels de ce Ministère figurent vingt et deux (22) anciens députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui se sont présentés aux dernières joutes électorales sous la bannière de la plateforme présidentielle d’alors, INITE. Ces derniers ont tous été engagés par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales le 1er octobre 2010 pour un contrat expirant au départ du Ministre Paul Antoine BIEN-AIME. Ils reçoivent tous des émoluments mensuels estimés à cent mille (100.000) gourdes à l’exception du Député Richard Paul OLIVAR qui reçoit un salaire de quarante mille deux cent cinquante (40.250) gourdes.

Le tableau suivant fournit les informations relatives aux Parlementaires émargés au budget du Ministère susmentionné.

A. Rodon Bien-Aimé/ 48ème Législature (MPH)/ 49ème Législature (INITE)/ Cerca Carvajal-Quartier de Los Palis

Jean Roland Boisrond/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/St-Jean du Sud-Arniquet

Laurore Edouard/48ème Législature (UNION)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Petite-Rivière des Nippes

Desmarattes Jean Camille/48ème Législature (RDNP)/49ème Législature (INITE)/Thiotte-Grand Gosier

Larêche Ronald/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Mont Organisé

Georges Guy Gérard/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/Torbeck-Chantal

Faustin Poly/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ 49ème Législature (INITE)/Miragoâne

Dénius Francenet/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/L’Asile

Marcadieu Luther King/48ème Législature (OPL)/candidat 49ème Législature (INITE)/Belladère

François Malherbe/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/Bainet

Valciné Pierre Gérôme/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Cabaret

Destiné Pierre Jude/48ème Législature (MODEREH)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Ganthier-Fond Verrettes

Deneaud Charlemagne/48ème Législature (OPL)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/ Lascahobas

Sissoir Benner/48ème Législature (MPH)/candidat malheureux (INITE)/Saint-Raphael

Jacinthe Sorel/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Moron-Chambellan

Apollon Enel/48ème Législature (LESPWA)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Thomonde

Sainvil François Lucas/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/ Port-de-Paix

Alcide Audné/48ème (LESPWA)/candidat malheureux (INITE)/Plaisance-Pilate

Bastien Jean Berthold/48ème Législature (FUSION)/candidat 49ème Législature(INITE)/Vallières

Lainé Julner/48ème Législature (OPL)/49ème Législature (INITE)/Port-à-Piment

Domond Patrick/48ème Législature (LESPWA)/candidat 49ème Législature (INITE)/Jacmel

Onze (11) des députés candidats à leur succession ont été réélus sous la bannière de la plateforme INITE et sont aujourd’hui membres du Groupe des Parlementaires du Renouveau (GPR). Pour sa part, François Lucas SAINVIL, ancien député de la quarante-huitième (48ème) législature, candidat au Sénat pour le département du Nord-ouest, a aussi été élu sous la bannière de la plateforme INITE.

En dépit du fait qu’ils soient aujourd’hui en fonction, les douze (12) parlementaires susmentionnés continuent à émarger au budget du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

III. COMMENTAIRES

L’Etat haïtien a ratifié les Conventions interaméricaine et onusienne relatives à la lutte contre la corruption. Ce faisant, l’Etat haïtien s’est engagé à combatte toutes les formes de corruption dans l’exercice de la fonction publique ainsi que les actes spécifiquement liés à l’exercice de cette fonction. En effet, l’article III de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption fixe en ces termes les objectifs poursuivis par les Etats parties à la Convention dans leur lutte contre la corruption :« Mesures préventives Aux fins visées à l’article II de la présente Convention, les Parties conviennent d’envisager, à l’intérieur de leurs systèmes institutionnels, l’applicabilité de mesures destinées à créer, à maintenir et à renforcer :

1. Les normes de conduite pour l’exercice de la fonction publique de manière correcte, honorable et convenable. Ces normes viseront à prévenir les conflits d’intérêt, à assurer la préservation et l’utilisation appropriée des ressources confiées aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs attributions, et à établir des mesures et des systèmes qui exigent des fonctionnaires qu’ils fassent rapport aux autorités compétentes sur les actes de corruption dans la fonction publique dont ils ont eu connaissance. Ces mesures contribueraient à préserver la confiance du public dans l’intégrité des fonctionnaires et dans la gestion de la chose publique.

2. Les mécanismes appelés à mettre en pratique ces normes de conduite.

3. Les directives données au personnel des organismes publics pour assurer qu’il comprenne parfaitement ses responsabilités et les règles d’éthique régissant ses activités.

4. Les systèmes de déclaration des revenus, avoirs et dettes par les personnes qui exercent des fonctions publiques nommément désignées par la loi et, quand il y a lieu, à rendre publiques ces déclarations.

5. Les systèmes de recrutement de personnel dans la fonction publique et d’acquisition de biens et services par l’Etat, conçus pour assurer l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de ces systèmes.

6. Les systèmes adéquats de recouvrement et de contrôle des recettes de l’Etat visant à empêcher la corruption.

7. Les lois qui suppriment un traitement fiscal favorable à toute personne physique ou morale pour des dépenses effectuées en violation des lois anticorruption des Parties.

8. Les systèmes de protection des fonctionnaires et des particuliers qui dénoncent de bonne foi les actes de corruption, y compris la protection de leur identité, conformément à leur Constitution et aux principes fondamentaux de leur système juridique interne.

9. Les organes de contrôle supérieur, en vue de la mise en place de mécanismes modernes de prévention, de détection, de sanction et d’éradication des actes de corruption.

10. Les mesures visant à dissuader la corruption des fonctionnaires nationaux et étrangers, par le recours à des mécanismes qui assurent que les sociétés ouvertes et d’autres genres d’associations tiennent des livres et des registres reflétant avec exactitude et des détails raisonnables l’acquisition et l’aliénation des actifs des sociétés, et possèdent des contrôles comptables internes suffisants permettant à leurs officiels de dépister les actes de corruption.

11. Les mécanismes visant à encourager la participation de la société civile et des organisations non gouvernementales aux efforts tendant à prévenir la corruption.

12. L’étude de mesures additionnelles de prévention qui tiennent compte des rapports entre une rémunération équitable et la probité dans la fonction publique ».

La gestion rationnelle et efficace des maigres ressources de l’Etat est une obligation mais non une faculté pour les responsables de l’Etat. L’administration publique ne doit en aucune façon être mise au service d’amis, de copains, de clans, de partis ou de regroupements de partis politiques.

Le fait par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales de mettre sous payroll des anciens députés au moment de leur campagne électorale s’apparente à une forme de détournement de fonds publics à des fins électoralistes en vue de fournir à ces derniers des moyens financiers dans le but évident d’acheter les urnes. Ces candidats ayant été engagés au moment où ils étaient tous en pleine campagne électorale, ne pouvaient avoir le temps de fournir au Ministère un quelconque travail.

Le Parlement est investi d’un pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale. En ce sens, plusieurs commissions travaillant sur des thématiques différentes dont la corruption, sont créées. Quelle est la fiabilité des travaux réalisés par ces commissions, particulièrement, par la commission anticorruption lorsque même le président de la chambre des députés qui se devait d’être un modèle figure lui aussi sur la liste des fonctionnaires émargés au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

De plus, l’Etat Haïtien accuse des arriérés de salaire de plusieurs années à des instituteurs, des professeurs, des membres du personnel de santé et des employés des collectivités territoriales. Et pourtant, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales fonctionne avec vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers comme agents contractuels qui touchent des émoluments dépassant largement le salaire des cadres réguliers de l’administration publique comme les directeurs généraux, les membres du Cabinet particulier du Ministre concerné à l’exception du Directeur du Cabinet et de trois (3) autres membres dudit Cabinet.

C’est aussi parmi ces contractuels que figurent les vingt-deux (22) Parlementaires susmentionnés pour lesquels le Ministère débourse mensuellement un total de deux millions cent quarante mille deux cent cinquante (2.140.250) gourdes. Cet état de fait qui viole le principe du libre accès de tous à la fonction publique, est d’autant plus révoltant que ces Parlementaires ont déjà des indemnités et autres privilèges importants alors qu’ils reçoivent un « salaire » parallèle pour lequel ils ne fournissent aucun service.

Selon les Conventions interaméricaine et onusienne sur la corruption auxquelles Haïti est partie, la gestion faite par le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine BIEN-AIME constitue un acte de corruption. De plus, la Constitution que ces Parlementaires ont juré de respecter dispose en son article 129.1 que : « La fonction de membre du corps législatif est incompatible avec toute fonction rétribuée par l’état sauf celle d’enseignant. »

Fort de toutes ces considérations, le RNDDH recommande au Président de la République, garant de la bonne marche des institutions de l’Etat de :

 Mobiliser les institutions haïtiennes spécialisées dans les enquêtes financières, telles que l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) et l’Inspection Générale des Finances, en vue de mener les investigations relatives à ces cas de corruption ;

 Traduire par devant les instances judiciaires, toute personne impliquée dans des actes de corruption et de malversation au niveau de l’administration publique en général et du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales en particulier, conformément aux articles 137 et 140 du Code Pénal Haïtien.

 

« Double jeu » : la comédie politique à ses plus beaux moments !

Jeux de scène versus manœuvres de coulisses

Publié le jeudi 28 juillet 2011

S’il était donné à tout un chacun de voir autant la scène que les coulisses du théâtre politique haïtien ; de contempler les acteurs principaux autant que les comparses, et même les souffleurs, que de tristes réalités ne découvrirait-on pas ! Que de sordides et macabres sortilèges ne frapperaient pas l’imagination !

Il n’y aurait plus d’ombres au tableau et l’on saurait mieux qui est qui. On cesserait de se tromper sur les auteurs autant que sur les facteurs de l’opprobre qui nous vaut d’être aujourd’hui au banc des nations.

Car, ce que l’on voit, n’est pas toujours ce qui est. Ce que l’on entend n’est bien souvent pas ce qui se dit dans les milieux où, véritablement, se déroule l’action…politique. Il y a le décor et l’envers du décor.

Par exemple, un PM est désigné. L’on croit que c’est bien lui la personnalité choisie. Les officiels s’acharnent en apparence à le présenter comme la « carte », la seule, l’unique. Ils se félicitent qu’il ait été choisi conformément à la Constitution. Il est compétent. Rassembleur et tutti quanti…

En face, on le lapide. On le massacre. On le détruit. Il est affublé de toutes les tares. Il peut représenter un danger pour les « vices et anomalies » indispensables à la survie du système. Car, un scrutin pointe à l’horizon. Il faut du fric. Il faut de l’influence. La réélection constitue la priorité des priorités. L’heure n’a pas encore sonné pour un « Don Quichotte ». Il faut quelqu’un du « sérail politique ». Entendez par politique, celle que l’on pratique en Haïti.

Dans les coulisses du théâtre officiel, où l’on est censé être les partisans naturels du candidat à la primature voué à l’échec, personne ne le soutient véritablement. Aucun des puissants conseillers du « prince » ne le trouve assez conciliant et malléable. On le juge même trop intègre « pour le moment ».

Rouzier et Gousse doivent aujourd’hui en savoir long sur cette pratique du « rat mòde soufle ». Pourquoi, tout de même, ont-ils consenti à jouer ce triste rôle de victimes consentantes ?

Dans les cercles officiels, tout est mis en place en vue de propulser bientôt la « vraie carte ». Il va s’agir d’un prétendant que le parlement ne pourra plus rejeter pour ne pas s’exposer à la vindicte, après avoir barré la route à deux précédents candidats. Grâce au savoir-faire des tenants maintenant historiques du pouvoir dont la plupart se retrouvent dans les milieux d’affaires, le prochain premier ministre désigné saura apaiser les passions, calmer les tensions, rassurer les inquiets, garantir le « partage »tant souhaité du butin gouvernemental.

Malgré le vacarme et les gesticulations, les professions de foi hypocrites, les appuis symboliques au candidat jeté dans l’arène, une nouvelle majorité parlementaire se profile « anba chal ». Une majorité qui serait déjà consentante. Et, bientôt, arrivera le messie. Probablement du cercle très proche du chef de l’Etat. Dans les milieux généralement bien informés, il se dit qu’il devrait être un professionnel sans passé politique connu, sans expérience de gestion de la chose publique, mais très proche du chef de l’Etat.

Marvel DANDIN

 

Haïti – Économie :

22 millions de touristes visitent la Caraïbe, 300,000 en Haïti…

28/07/2011 12:47:54

Haïti - Économie : 22 millions de touristes visitent la Caraïbe, 300,000 en Haïti...Dans le cadre de la tournée du Chef de l’État sur le thème du tourisme, le Président Martelly a rencontré cette semaine à Pétion-Ville, les opérateurs des 6 hôtels de la Côte des Arcadins qui proposent 452 chambres sur 15 kilomètres de plage.
Les infrastructures de la Côte des Arcadins accueillent chaque semaine, environ un millier de personnes, soit 30% de la capacité hôtelière disponible. Sur 22 millions de touristes qui visitent chaque année la Caraïbe, seulement 300,000 viennent en Haïti a déploré Samy Zuraik de Kaliko Beach.
« Il faut prendre des initiatives vis-à-vis des pays amis d’Haïti en les invitant à de telles réunions. Il faut leur demander s’il est vrai que le pays reste sur la liste rouge en dépit des efforts qui sont fait » a déclaré le Président Martelly.
Intervenant lors de la rencontre, Béatrice Nadal Mevs, du Club Indigo, a expliqué qu’il y avait beaucoup d’avantages sur la Côte des Arcadins mais aussi de lourds inconvénients, évoquant une facture de 175,000 dollars mensuelle (pour les 6 hôtels) rien que pour la production de l’énergie électrique, soulignant également : le mauvais état des infrastructures routières, le coûts exorbitant des démarches douanières, les problèmes d’assainissements des côtes. Elle a insisté sur l’importance de rendre agréable et rapide l’accès des touristes à la Côte des Arcadins, en lieu et place, du parcours du combattant que ces touristes doivent effectuer aujourd’hui…
Les opérateurs de la Côte ont soumis à l’attention du Chef de l’État, 10 priorités, entre autres : la remise en état des installations d’accueil et d’accès de l’aéroport, la réhabilitation des routes 9 et de la Nationale # 1, la sécurité des voies d’accès, la protection de la biodiversité marine, la mise en oeuvre du schéma d’aménagement touristique de la Côte des Arcadins et des incitations fiscales et de facilitation des démarches administratives et douanières…

Le Président Martelly a promis d’être aux côtés du secteur touristique, voyant dans ce secteur, un marché pouvant absorber une grande partie de la production agricole [actuellement les 6 hôtels achètent annuellement 300,000 dollars américains de produits agricole sur la marché local].
Le Président Martelly a demandé aux investisseurs de ne pas se limiter à une seule zone rappelant qu’« aucun secteur ne peut sortir seul du gouffre. Si on doit faire quelque chose pour la Côte des Arcadins, ce travail doit aller au-delà de cette Côte. »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Culture :

Daniel Bernard Roumain en concert Samedi en Haïti

28/07/2011 14:04:09

Haïti - Culture : Daniel Bernard Roumain en concert Samedi en HaïtiDaniel Bernard Roumain (DBR), Interprète, violoniste virtuose et chef d’orchestre de renommé [né aux Etats-Unis de parents haïtiens], est arrivée mardi en Haïti [pour la première fois], pour participer à l’enregistrement du nouvel album d’Emeline Michel. Il sera en concert à la FOKAL samedi 30 juillet à 6h pm.
Emeline Michel qui sera son invitée au concert rêvait de voir un jour DBR en concert devant le public haïtien, sur sa terre natale « DBR se situe entre Haïti et l’Amérique. Il a une grande formation technique mais c’est aussi un artiste avec une âme. Ses souches sont haïtiennes et il en a l’essence. Nos jeunes artistes ont besoin de cette image de gens qui vivent de perfection. C’est un exemple vivant de virtuose. Je voulais absolument que le public haïtien le découvre car c’est une vraie inspiration. Plus que jamais nos jeunes ont besoin de voir ça. Pour dépasser les limites et oser. »
DBR ne savait pas à quoi s’attendre en arrivant en Haïti, comme beaucoup, qui vivent à l’extérieur, il était en proie aux idées préconçues qu’il est dangereux de séjourner en Haïti. Mais laissant parler son intuition et son désir de se connecter avec ses origines, l’artiste a décidé de poser ses valises en Haïti pour environ une semaine. « Ce qu’on me racontait suffisait pour me garder dans la peur, loin de ce pays, mais ce que je constate et ressens depuis que je suis arrivée, c’est l’énergie d’une nation qui cherche à se relever [...] Maintenant je peux parler d’Haïti moi-même, parce que je suis venu, que je vois la réalité [...] Haïti a toujours été dans ma vie, à travers des photos, des vidéos et à travers son histoire. Mais toutes ces choses ne peuvent pas remplacer ma présence ici. »
En savoir plus sur Daniel Bernard Roumain :
DBR s’est forgé une réputation de compositeur innovateur, fusionnant ses racines de musique classique avec ses propres références culturelles et une vibrante imagination musicale. Prouvant qu’il est « aussi omnivore qu’un artiste contemporain peut l’être » (selon le New York Times), DBR est peut-être le seul compositeur qui a collaboré et joué avec Philip Glass, Cassandra Wilson, Bill T. Jones et Lady Gaga. Il a reçu des commandes de Carnegie Hall, de la Brooklyn Academy of Music (BAM), de la Bibliothèque du Congrès et de la chaîne sportive ESPN. Il a fait un passage à l’émission « American Idol » de la chaine américaine FOX, à « America’s Assignment » , a été élu l’un des Top 100 New-Yorkais (par le New York Resident) et a été mis en vedette comme le « nouveau visage de la musique classique » par l’Esquire Magazine. DBR a récemment composé la musique pour le Ballet d’Atlanta, « Home in 7», avec le chorégraphe Amy Seiwert et le poète Marc Bamuthi Joseph.
TB/ HaïtiLibre / FOKAL

 

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

28 juillet 2011

Dans son dernier rapport, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) dresse un état des lieux des efforts de relèvement post séisme et des efforts de reconstruction et formule des recommandations aux différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.

ECOSOC

Photo : Logan Abassi – UN/MINUSTAH

Suite à sa visite en Haïti, en juin, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU a présenté ce 28 juillet 2011, à Genève, son dernier rapport devant le Conseil. Pour le Groupe Consultatif, dont le mandat « d’aider à coordonner l’assistance à long terme à Haïti », il s’agit de la septième visite dans le pays depuis sa création, en 1999.

La visite du Groupe Consultatif en juin dernier avait pour objectif de fournir à l’ECOSOC un état des lieux des efforts de relèvement post séisme, de reconstruction et de développement en Haïti et de formuler des conseils aux acteurs concernés – nationaux et internationaux, et ce afin d’en renforcer la cohérence et l‘efficacité.

Suite à ses constats et rencontres sur place avec les acteurs concernés, le Groupe ad hoc estime que « la situation sur le terrain demeure extrêmement complexe ». Le Groupe a, certes, relevé des « améliorations » pendant sa visite ; mais « celles-ci demeurent néanmoins insuffisantes eu égard aux besoins du pays pour garantir sa stabilité politique et son développement économique et social ».

Au nombre de ses recommandations, le Groupe Consultatif souligne qu’«il est plus que jamais impérieux que la communauté internationale continue de se préoccuper de la situation d’Haïti et fournisse au pays un appui approprié, en particulier par le biais d’une solide présence des Nations Unies sur le terrain, sous forme de la MINUSTAH et de l’équipe de pays des Nations Unies, à Port-au-Prince comme, de plus en plus, dans les autres régions vulnérables du pays.

À tous les acteurs haïtiens concernés, le Groupe demande d’« élaborer sans tarder un plan pour mettre en place rapidement un gouvernement pleinement opérationnel et éviter ainsi de compromettre le niveau d’assistance que la communauté internationale fournit au pays et les perspectives de développement d’Haïti ».

Le gouvernement haïtien devra « promouvoir une interaction claire et constructive entre le Parlement et le nouveau gouvernement afin de faciliter l’élaboration du budget de 2011-2012 et la définition des futurs plans de développement ». Mettre en application la nouvelle politique novatrice de financement du secteur de l’éducation, renforcer l’état de droit,  redoubler d’efforts pour améliorer la productivité agricole et mettre en œuvre une politique nationale de création d’emplois sont au nombre des recommandations faites à Haïti.

Le Groupe Consultatif Spécial sur Haïti de l’ECOSOC reconnait par ailleurs que les autorités haïtiennes ont beaucoup avancé dans leurs démarches visant au redressement et leur recommande d’envisager « de faire tous les efforts nécessaires pour diriger la coordination de l’appui fourni par les donateurs ».

Le pays devra aussi « intégrer la préparation des interventions en cas de catastrophe aux activités de renforcement des capacités aux échelons national et local au niveau de tous les ministères sectoriels ». Le gouvernement devra en outre « entreprendre le processus de réforme foncière (…) afin de faciliter le processus de fermeture des camps de personnes déplacées et encourager le Parlement à examiner rapidement les propositions de lois précédemment élaborées pour améliorer la condition des femmes et promouvoir leurs droits».

Pour aider au redressement et à la reconstruction d’Haïti et appuyer son développement à plus long terme, le Groupe encourage les donateurs à « veiller à ce que les ressources qu’ils se sont engagés à fournir et leur décaissement soient alignés sur les priorités reflétées dans le Plan d’action du Gouvernement et à allouer un financement supplémentaire (…) ». Il est également recommandé aux donateurs de « faire en sorte que le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti participe activement à la mobilisation des ressources (…) et adapte son appui aux priorités définies par le nouveau Gouvernement ». Le Groupe exhorte en outre les donateurs à « répondre à l’appel global pour les activités humanitaires en Haïti lancé par l’Organisation des Nations Unies ».

La communauté internationale est quant à elle invitée à « continuer de contribuer au redressement et au développement à long terme d’Haïti. Il lui est aussi demandé de maintenir à l’examen la situation macroéconomique » d’ Haïti (…) et fournir un appui approprié au Gouvernement pour l’aider à maintenir un équilibre macroéconomique, mettre à sa disposition des fonds pour la réalisation de tous les projets prioritaires approuvés par la CIRH et appuyer le Fonds national pour l’éducation afin de financer le développement du secteur de l’éducation.

Le système des Nations Unies devrait quant à lui « promouvoir la durabilité de tous les projets de développement » en mettant un accent plus marqué sur le renforcement des capacités nationales, systématiser l’élaboration de programmes conjoints par les organismes des Nations Unies et coordonner leur exécution; L’ONU devrait aussi « mettre en commun les ressources dont disposent ses différents organismes sur le terrain (…) et encourager tous les partenaires de développement à affecter une plus large proportion de leur personnel en dehors de Port-au-Prince, poursuivre les efforts de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir l’Etat de droit et incorporer ses dimensions transversales aux activités tant des parties prenantes haïtiennes que des partenaires de développement ».

Haïti, depuis la visite de l’ECOSOC

A l’occasion de la présentation du rapport devant le Conseil, ce 28 juillet, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Coordonateur humanitaire et Coordonateur Résident des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, a présenté à l’ECOSOC les derniers développements survenus dans le pays depuis la dernière visite du Groupe. A cet égard, M. Fisher a noté le blocage politique actuel persistant s’agissant du processus de ratification du Premier Ministre et partant, le retard dans mise en place d’un gouvernement, et dans la mise en œuvre des priorités identifiées par le Président Martelly, tant en ce qui concerne des initiatives concrètes de développement que les reformes institutionnelles.

Nigel Fisher a par ailleurs présenté les deux objectifs prioritaires du Président Martelly pour ses premiers 100 jours : Tout d’abord, l’accès, à la prochaine rentrée des classes en septembre, a l’enseignement primaire, d’un plus grand nombre d’enfants. A cet égard, M. Fisher a souligné que  les Nations Unies et les autres partenaires internationaux sont déterminés à appuyer l’équipe du Président et les départements concernés du Gouvernement pour qu’ils relèvent ce défi.

La seconde priorité du Président, a poursuivi M. Fisher, est la création d’un fonds ambitieux pour la reconstruction d’un montant de 97millions de dollars ciblant 16 quartiers de Port-au-Prince, qui devrait permettre entre autres choses, d’offrir des opportunités de réinstallation viables dans leur communautés à des déplacés de six camps de la capitale haïtienne. Une équipe composée de plusieurs agences des Nations Unies, du Cluster protection et de l’ONG Concern a travaillé étroitement avec les partenaires haïtiens dans la formulation de ce projet, a souligné M. Fisher.

Par ailleurs, M. Fisher a évoqué la demande d’extension de 12 mois de la CIRH, faite par le Président Martelly lors de la dernière réunion du Comité d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), en date du 22 juillet dernier, et qui devra être approuvée par le Parlement, et ce, pour permettre une transition harmonieuse en attendant la création de la nouvelle entité permanente de reconstruction. Ce processus sera conduit par les acteurs nationaux, a-t-il indiqué, mais l’équipe pays des Nations Unies a un rôle clé à jouer en appuyant l’harmonisation des initiatives de renforcement des capacités des différentes institutions de l’Etat.

M. Fisher a aussi évoqué la demande faite par le Président Martelly à la CIRH en vue de la mise sur pied un groupe de travail chargé de revoir, dans un délai de 60 jours le fonctionnement de la Commission. «Le Bureau de l’Envoyé spécial et l’équipe pays ont déjà entamé des discussions avec l’équipe du Président sur cette question », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que « l’appui institutionnel doit être une priorité partagée par tous les partenaires internationaux ». «Notre objectif commun doit être d’appuyer les capacités nationales à développer les politiques nécessaires et à mettre en œuvre des stratégies nationales qui permettront d’améliorer la bonne gouvernance, la sécurité et l’Etat de droit, de créer des conditions favorables pour la croissance économique et l’accès universel à l’éducation, lutter contre la pauvreté enracinée et assurer la protection des droits humains fondamentaux de tous les Haïtiens, tous ces éléments constituant de ingrédients de base pour la stabilité politique et la cohésion sociale  en Haïti ».

jeudi 28 juillet 2011

28 juil

Haïti : la tête du président de la République serait mis à pris

Signal FM / Mercredi, 27 Juillet 2011 17:45

Edozeny28042011Le sénateur Edwin Zenny a révélé mardi l’existence d’un complot qui visait à assassiner le président de la République. Selon l’élu du Sud-est, un certain secteur mettrait 600 mille dollars à la disposition de celui qui ôterait la vie de Michel Martelly. Et des membres de l’équipe du chef de l’Etat seraient impliqués dans ce plan.

Dimanche, le cortège du président Martelly a essuyé des jets de pierres et de tessons de bouteilles à son entrée dans la ville du Cap-Haitien. Vingt-neuf personnes ont trouvé leurs arrestations, dont un employé du parlement qui aurait été en possession d’un fusil M-One.

Si l’on en croit le sénateur Edwin Zenny, il s’agissait d’une tentative d’assassinat. Le parlementaire a indiqué que des personnalités importantes y sont impliquées.

Sans vouloir associer le nom du sénateur Moise Jean-Charles à cet incident, déploré par plus d’uns, Edwin Zenny n’a pas digéré la façon dont, selon lui, le parlementaire du nord a approché la question.  Il a estimé grave que Moise Jean-Charles ait minimisé l’attaque perpétrée contre un président de la République.

Moise Jean-Charles, tout en condamnant ces actes, a estimé qu’il n’était pas nécessaire que le président entre à pied dans la ville, rappelant que ce dernier n’était plus en campagne électorale.

Le sénateur Zenny, ami personnel du président haïtien, a annoncé l’ouverture d’une enquête. « La Direction Centrale de la Police Judiciaire est alertée, une enquête est cours afin d’identifier puis procéder à l’arrestation des comploteurs », a-t-il dit.

 

Haïti – Social :

Anedie Azael élue «Miss Haïti 2011»

28/07/2011 09:11:53

Haïti - Social : Anedie Azael élue «Miss Haïti 2011»

Anedie Azael, 1,77 m, 22 ans [née le 15 septembre 1988] a été couronnée Miss Haïti 2011 hier au Karibe Convention Center en présence de Sarodj Bertin, qui a félicité la nouvelle reine de beauté d’Haïti. Anedie Azael, représentera donc Haïti au prestigieux concours « Miss Univers 2011 » qui se déroulera cette année à São Paulo (Brésil) le 12 septembre 2011. La dauphine de ce concours [numéro 2] est la jacmelienne Marie Darline Exumé.
En savoir plus sur Anedie Azael, :
Anedie a grandi à Port-au-Prince, en Haïti, chez ses parents, Eddy et Chantale Azael, jusqu’à l’âge de 16 ans, puis elle déménage à Miami, pour poursuivre ses études. Étudiante en gestion d’entreprise, fondatrice de « Peace and Love International » dont la mission vise à autonomiser les femmes et les enfants, elle est aussi Coordonnatrice de « Word and Action » qui œuvre ans la protection des enfants. Anedie et ses organisations souhaitent construire un Centre thérapeutique pour les enfants et les femmes de Cap-Haïtien.
Aujourd’hui, Anedie Azael poursuit une carrière de top Modèle de haut niveau. Renommée dans son milieu professionnel, elle est reconnue pour son travail exceptionnel dans le domaine de la mode et de la beauté. Elle pose pour de grandes maisons telles : Macy, Dior, Carolina Herrera…
Militante pacifiste, elle veut inciter la jeunesse à être optimisme et à mieux se préparer mentalement et physiquement pour aider les autres.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3461-haiti-social-sarodj-bertin-cede-sa-couronne-aujourd-hui.html
S/ HaïtiLibre

 

Les sénateurs s’octroient une semaine supplémentaire pour étudier le dossier de M. Gousse

Le rapport de la commission spéciale chargée d’analyser le dossier du Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, sera soumis aux sénateurs le 3 août 2011. Les membres de la commission mettront une semaine supplémentaire pour authentifier certains documents soumis récemment, explique le sénateur William Jeanty.
Parmi les nouvelles pièces le sénateur Jeanty cite un jugement confirmant que Bernard Gousse et Bernard Honorat Gousse est une seule et même personne. Une petite polémique a éclaté au sujet de ce document. M. Gousse assure l’avoir soumis lors du dépôt de ses pièces et indique avoir reçu une accusée de réception.
De son coté, le sénateur Jeanty nie. Il explique que le jugement ne figurait pas dans les 14 documents reçus.
Entre temps M. Gousse a pu obtenir une nouvelle expédition du tribunal de Port-au-Prince afin de clore l’affaire.
Les sénateurs ne veulent pas se presser. Les membres de la commission spéciale ont soumis hier le rapport de leurs investigations à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ ) et au Service d’Immigration. Une nouvelle sous commission sera formée ce jeudi pour vérifier l’authenticité du jugement versé dans le dossier.
A ce jour il n’y aurait pas d’explication pour cette lenteur dans l’analyse du dossier. Le président de la commission concède qu’il n’y a pas eu de grandes difficultés dans les démarches de la commission.
Le rythme de travail des pères conscrits est pour le moins particulier. Le sénateur Jeanty soutient que le dernier document de M. Gousse soumis vendredi au bureau du sénat lui a été remis hier mercredi. Pour justifier le rythme le sénateur Jeanty fait remarquer qu’il faut éviter tout malentendu lors de la présentation du rapport de la commission.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

La Commission rédige son rapport sur le Premier Ministre désigné

28/07/2011 09:40:46

Haïti - Politique : la Commission rédige son rapport sur le Premier Ministre désigné La Commission Sénatoriale chargées de l’analyse des pièces du Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse commence aujourd’hui la rédaction du draft de son rapport « Sauf graves problèmes, le rapport devrait être soumis d’ici la semaine prochaine à la Chambre haute » a déclaré le Sénateur Jean William Jeanty
Une fois le rapport remis au bureau au Sénat, l’Assemblée devra se prononcer sur les conclusions et recommandations de la Commission. Mais, la majorité au Sénat [G16] continue d’affirmer, chaque jour qui passe, que son vote sera défavorable à l’ancien Ministre de la justice.
Le Sénateur Evallière Beauplan, a indiqué que le Président fait perdre du temps à tout le monde… « Il préfère voir son Premier Ministre rejeté, plutôt que d’en désigner un nouveau immédiatement [qui fera consensus]… » Rappelant que les 16 Sénateurs contestataires avaient bien fait comprendre à Me Gousse la semaine dernière, [au Karibe Convention Center], qu’il n’avait aucune chance d’être ratifié… Le Sénateur appelle à la population de bien comprendre que c’est le Chef de l’État qui est responsable de la situation et de l’absence d’un Gouvernement…
Fednel Monchery Coordonnateur Général de la plateforme Présidentielle « Repons Peyizan » a exhorté les parlementaires à s’entendre avec le Chef de l’État pour favoriser la ratification du Premier Ministre désigné et l’installation d’un nouveau gouvernement « …2 mois après, nous ne pouvons pas laisser le pays dans la situation dans lequel il est actuellement, parce que dans quelque jours, l’école va ouvrir. Il faut qu’il y ai un Chef d’État qui soit assisté d’un Premier Ministre, [...] pour l’aider à appliquer son programme. [...] Nous demandons aux parlementaires de jouer leur rôle, en tant que parlementaires [… ils doivent faire leur choix pour que le pays sorte de sa situation actuelle… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3452-haiti-politique-pas-de-nouveau-gouvernement-cette-semaine.html
http://www.haitilibre.com/article-3415-haiti-politique-bernard-gousse-le-flou-l-incertitude-persiste.html
HL/ HaïtiLibre

 

Les bodyguards avaient planifié le crime soutient la veuve de Dionald Polyte

Le président de la chambre des députés, Sorel Jacinthe, presse les autorités judiciaires de réaliser une enquête sérieuse sur l’assassinat du député de Pestel / Beaumont, Dionald Polyte.
Afin de contribuer à l’enquête le président de la chambre basse a dépêché une commission parlementaire dans la région. Cette commission présidée par le député Ronald Lareche a débuté mardi l’audition des 8 personnes se trouvant à bord du véhicule afin de déterminer les circonstances du drame.
L’un des membres de la commission, Benoît Laguerre, promet que les conclusions de l’enquête n’auront aucune couleur politique.
Le président de la chambre basse assure avoir mis tout en branle pour collecter des informations sur le crime. On doit savoir s’il s’agit d’un assassinat prémédité et commandé, d’un accident ou d’un guet-apens, insiste M. Jacinthe, ami personnel du défunt.
Dans le même temps, les enquêteurs de la Police judiciaire ont pris en charge le dossier. Tout en s’impliquant dans l’enquête, la chambre basse se prépare à rendre un dernier hommage au député Dionald Polyte. Aucune date n’a pour l’instant été retenue pour les funerailles du député de Pestel / Beaumont.
De son coté, la veuve Marie Eva Dutreuil Polyte accuse les gardes du corps du député d’avoir planifié le crime. Selon Mme Polyte il s’agit d’un assassinat puisque les agents de sécurité ont empêché aux occupants du véhicule d’utiliser leurs téléphones.
En ce qui a trait au passé douteux de ces deux bodyguards, Mme Polyte concède qu’ils avaient été engagés afin de donner la réplique aux adversaires du député. Nombre de personnes avaient souhaité le renvoi de ces agents de sécurité encombrants, révèle Mme Polyte.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Rapport d’enquête prêt depuis 22 jours, mais…

28/07/2011 10:11:07

Haïti - Politique : Rapport d’enquête prêt depuis 22 jours, mais...Le rapport de la Commission Sénatoriale chargée d’enquêter sur la publication d’une version « erronée » du texte d’amendement de la Constitution de 1987, est prêt depuis 22 jours mais n’a toujours pas été présenté au bureau du Sénat, en raison de l’absence de signature de membres de la Commission… à fait savoir hier la Sénatrice Edmonde Suplice Beauzile qui présidait cette Commission. Rappelant que la version du texte votée en Assemblée nationale le 9 mai dernier, n’était pas celle publiée 4 jours plus tard dans le journal officiel Le Moniteur elle a précisé. « Nous étions chargés de découvrir s’il y avait eu magouilles lors de la transmission du document. Pour ce faire, nous avons rencontré des parlementaires, et mené une enquête aux presses Nationale et au Palais. Nous n’avons malheureusement pas pu rencontrer toutes les personnes que nous souhaitions. »
La Sénatrice n’a pas voulu commenter le contenu de ce rapport, se limitant à dire que son travail était terminé. Elle appelle les membres de la commission, de signer ce rapport dans le meilleur délai afin de le soumettre au bureau du grand corps.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3186-haiti-constitution-texte-de-l-amendement-auditions-en-cours.html
http://www.haitilibre.com/article-2887-haiti-constitution-la-commission-parlementaire-devrait-remettre-son-rapport-aujourd-hui.html
http://www.haitilibre.com/article-3112-haiti-constitution-decouverte-de-nouvelles-erreurs-intentionnelles-dans-le-texte.html
http://www.haitilibre.com/article-3108-haiti-politique-confusion-autour-de-la-publication-de-l-amendement-constitutionnel.html
http://www.haitilibre.com/article-3100-haiti-constitution-un-arrete-presidentiel-annule-l-amendement-errone-de-la-constitution.html
http://www.haitilibre.com/article-3074-haiti-constitution-mirlande-manigat-s-exprime-de-nouveau-sur-la-constitution.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

Réussite de 85 à 100% pour les élèves boursiers de la FOKAL

28/07/2011 11:08:48

Haïti - Éducation : Réussite de 85 à 100% pour les élèves boursiers de la FOKALLa Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), a lancé depuis 2008 à Martissant, un programme de bourses scolaires au profit d’enfants inscrits dans 10 institutions scolaires de la zone. 251 enfants [142 filles et 109] en ont bénéficié. Ces bourses couvrent les frais d’inscription, les frais d’examen et l’écolage de l’année.
Articulé sur l’excellence académique de boursiers dont les familles sont dans une grande précarité économique, le programme de bourses scolaires a connu un très grand succès, car le taux de réussite de cette année varie de 85 % à 100 % selon les écoles. A cela, il convient d’ajouter l’enthousiasme et la volonté des élèves à toujours vouloir se surpasser afin de conserver leur position. Cela crée aussi une certaine émulation, car dans chaque école de nombreux élèves cherchent à obtenir une moyenne supérieure afin de se frayer un passage parmi ces jeunes boursiers qui, d’année en année, se battent, dans le bon sens du terme, pour faire briller dans la zone la flamme de la connaissance et du savoir.
Depuis 2008, la FOKAL a entreprit un vaste projet de revitalisation urbaine à Martissant, consistant à doter cette zone d’un parc naturel avec un jardin botanique, un mémorial, un centre culturel et d’autres services pour le bien-être de la population locale. En vue de mieux insérer ce projet au sein de la communauté, la FOKAL, à travers son bureau d’implantation communautaire, a initié un ensemble d’activités pour essayer de mieux appréhender la réalité du quartier, dont fait partie ce programme de bourses scolaires. Un témoignage de la volonté de la FOKAL de parvenir à une revitalisation réelle de Martissant.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3433-haiti-environnement-visite-officielle-au-parc-de-martissant.html
http://www.haitilibre.com/article-1256-haiti-environnement-projet-de-gestion-des-dechets-du-parc-martissant.html
http://www.haitilibre.com/article-777-haiti-culture-futur-centre-culturel-du-parc-de-martissant.html
S/ HaïtiLibre / FOKAL

 

Haïti : Ouverture des Assises Nationales de la Culture

P-au-P, 28 juil. 2011 [AlterPresse] — Les Assises Nationales de la Culture s’ouvrent ce 28 juillet à Port-au-Prince à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC).

Les Assises Nationales de la Culture doivent s’étendre sur trois jours. Elles réunissent les différents acteurs du secteur de la culture en Haïti, en vue de discuter autour du Programme National de Développement Culturel du MCC et de l’enrichir.

Ce programme fait partie du Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National(PRADN) et doit recevoir un financement à travers les mécanismes de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti(CIRH). [kft gp apr 28/07/2011 9 :20]

 

Haïti – Justice :

Grève a l’HUEH, 4 employés devant la justice

28/07/2011 10:39:35

Haïti - Justice : Grève a l’HUEH, 4 employés devant la justiceLa grève illimitée du personnel médical, qui paralyse l’Hôpital Universitaire d’Etat d’Haïti (HUEH), depuis le 6 juillet avait provoqué cette semaine de vives réactions du Dr Alix Lassègue, Directeur Exécutif de l’HUEH lorsque les protestataires avaient déversé des immondices et des déchets médicaux dans l’enceinte de l’établissement de santé « … je ne comprends pas très bien comment du personnel qui travaille dans une institution de santé, peut utiliser des déchets et même des déchet médicaux, comme moyen de revendication. Un arrêt de travail ou une grève c’est une chose qui est constitutionnelle, mais il y a des moyens pour le faire, parce qu’utiliser des déchets qui sont virulents c’est mettre en péril la santé des patients et du personnel… »
De son côté, le Ministre Alex Larsen avait déclaré fermement « …Au niveau du ministère nous allons prendre les dispositions, non seulement pour rétablir la salubrité de l’hôpital mais contre ces actes inadmissibles… »
Le Ministre Larsen est passé de la parole aux actes puisque Sonel Jean François, le Commissaire du Gouvernement a convoqués au Parquet de Port-au-Prince, ce  jeudi 28 juillet, 4 employés grévistes accusés par les autorités de l’HUEH de ces actes ainsi que d’association de malfaiteurs. Le Commissaire a expliqué qu’« en tant qu’instance de poursuite garante de l’ordre public, le Parquet ne peut pas fermer les yeux sur de tels actes. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3453-haiti-sante-la-greve-illimitee-a-l-hueh-met-en-danger-la-vie-des-patients.html
HL/ HaïtiLibre

 

Nord-ouest : Naufrage d’un bateau, une vingtaine de morts

28/07/2011 04:20:00 Auteur(e) La Redaction

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Le naufrage d’une chaloupe assurant le trajet Borgne/Anse-à-Foleur a fait mardi plus d’une vingtaine de morts, parmi eux un juge, a annoncé mercredi, sur Radio Kiskeya, Lorius Joseph, le maire principal de la commune du nord-ouest où de nombreux pèlerins s’étaient donné rendez-vous pour la Sainte-Anne.

Le juge de paix titulaire de la bourgade de Sainte-Suzanne, Jules Joseph, se trouvait parmi les victimes et son corps, acheminé dans un premier temps à la morgue, a été remis à sa famille.

Six cadavres seulement avaient pu être récupérés quelques heures après que l’embarcation avait sombré dans les eaux de Côtes de Fer.

Selon les témoignages recueillis auprès des rescapés, une cinquantaine de personnes se trouvaient à bord du petit bateau.

Elles arrivaient toutes du Borgne, une localité du département du nord, en vue de participer à la traditionnelle fête patronale d’Anse-à-Foleur.

D’autres pèlerins voulaient faire le pont entre la Saint-Jacques le Majeur, célébrée la veille dans le nord, et la Sainte-Anne.

La maladresse du capitaine du navire est mise en cause dans cette nouvelle tragédie maritime enregistrée en Haïti. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti: La Natcom se lance

Les opérations de la compagnie de téléphonie Natcom semblent être lancées rien qu’à voir les longues files qui s’étirent devant les locaux de l’ancienne Téléco rachetée par la firme vietnamienne Viettel.
Annoncée depuis quelques temps sur le marché haïtien, mais retardée pour diverses raisons (sabotage, grève de personnel), la Natcom semble décidée à se lancer.
En effet, la compagnie, naguère nationale, aujourd’hui vietnamienne, a entrepris de séduire les universitaires en offrant gratuitement des cartes SIM aux étudiants haïtiens sur simple présentation de leur carte identification nationale (CIN). Ces étudiants, apprend-on, auront un accès gratuit à l’Internet mobile.
La nouvelle a fait le tour des universités et depuis deux semaines on peut remarquer de longues files d’attentes autour des locaux de l’ancienne Téléco, que ce soit à son siège central à Port-au-Pince, à ses annexes à Delmas, à Pétion-ville ou à Carrefour.
Natcom s’identifie avec l’indicatif 3 et elle est déjà interconnectée avec la compagnie Voila, peut-on constater.
L’avènement de la nouvelle compagnie rappelle celle d’une autre dans un secteur en plein boom en Haïti : la Digicel.
En 2006, la Digicel arrivait en grande pompe et faisait des vagues. De longues files s’allongeaient aussi devant ses bureaux. Dénonçant les excès de la compagnie Comcel, la population accueillait la nouvelle venue en sauveur.
La Digicel avait elle aussi, comme la Natcom aujourd’hui, rencontré des difficultés. Pour faire face, elle avait eu recours à une méthode brutale pour désarçonner son adversaire direct à l’époque (Voila) qui lui refusait l’interconnexion.
La firme rouge et blanc demandait à ses nouveaux abonnés de lui apporter leur cellulaire Voila pour l’échanger gratuitement contre un Digicel. Ce que beaucoup avaient fait.
Aujourd’hui, la Digicel a fini par s’imposer, elle fait partie de l’establishment de la téléphonie mobile en Haïti. Elle a apporté de réelles révolutions dans le secteur, il faut le reconnaitre, comme les appels entrants gratuits et la réduction du prix des portables et celui de la minute d’appel.
Mais avec le temps, les choses évoluant, les utilisateurs de cellulaires (plus de 3 millions) veulent toujours plus et à meilleurs prix. L’actuelle préoccupation est l’Internet mobile qui demeure un luxe en Haïti, réservé surtout à des possesseurs de téléphone haut de gamme, le Blackberry, pour ne pas le citer.
Beaucoup pensent que l’arrivée d’une nouvelle compagnie sur le marché va démocratiser ce service et continuer à faire chuter le prix de la minute d’appel. C’est ce qui explique l’intérêt pour la Natcom.
Cette compagnie promet beaucoup en effet comme l’Internet mobile à un tarif compétitif, voire le package câble-téléphone-Internet, qui n’existe toujours pas en Haïti. Des promesses qui ont valu à la nouvelle venue des ennemis. Les câbles étendus par la Natcom pour assoir son réseau étaient systématiquement arrachés par, croit-on, certains de ses concurrents directs et bien d’autres.
Notons que la Natcom est la seule compagnie à exploiter la fibre optique, une technologie qui permettra notamment d’avoir un meilleur accès à l’Internet mobile.
La compagnie vietnamienne Viettel Corporation avait fait l’acquisition de 60 % de la Téléco pour 59 millions de dollars, après le séisme de 2010, pour un montant total de 59 millions de dollars.
Dans les quatre prochaines années, la Viettel Corporation s’engage à investir 40 millions de dollars dans le secteur des télécoms en Haïti
HPN

 

Haïti: La bonne volonté ne suffit pas pour gouverner

Michel Eric Gaillard

L’entrepreneur Michel Martelly a l’habitude d’être chef d’orchestre, d’engager ses fanatiques, de vendre ses créations, dans la maîtrise de l’art, et de dire ce qu’il pense: «Nou sé milyionè, nou sé bèl gason… sak pa kontan, ambaké».
Aujourd’hui, l’homme politique Martelly se retrouve sur une scène complexe où il n’est ni l’acteur principal ni le seul décideur. Il ne peut plus fredonner « I don’t give a shit… I don’t give a damn! ».
Son plus grand obstacle est la Constitution qui permet au parlement, à travers un cadre légal, de l’immobiliser par des barrières opérationnelles multiples qu’il n’est pas habitué à confronter, et qu’il est obligé de considérer dans son rôle de chef d’Etat.
Quelques statistiques: Selon les résultats définitifs publies par le CEP, le candidat Martelly, avec 716,986 voix gagne la présidence avec 68% du scrutin. Cependant, si les résultats sont ramenés à la population des 18 ans et plus (5,7 millions), la distribution est la suivante (tableau 1): Martelly (13%), Manigat (6%), Abstentions et/ou votes nuls (81%).
Tableau: 1: Tableau de bord des résultats définitifs du second tour
Total % sur
Votes % sur Total adultes
Population 18 ans et plus 5,715,677 100%
Abstentions 4,654,576 81%
Total votes 1,061,101 100%
Martelly 716,986 68% 13%
Manigat 344,115 32% 6%
La population totale en âge de voter, hormis toute autre considération, a le choix libre d’aller aux urnes et de voter; la victoire est ce qu’elle est.
Cependant, pour gouverner, il ne suffit pas d’avoir le mandat populaire, la bonne volonté, la vision et le rêve d’une nouvelle Haïti; il faut pouvoir dépenser son capital politique et ne pas le gaspiller dans des querelles de partis.
Le Président ne doit pas oublier, comme disait Churchill, que ce sont les intérêts qui comptent.
Malgré sa popularité, son enthousiasme, et son désir apparent de vouloir exécuter des réformes profondes, le Président est jusqu’a présent, incapable, de trouver un consensus autour d’un gouvernement qui lui permettrait d’exécuter le mandat pour lequel il a été élu.
Deux nominations de premier ministre, le premier rejeté, et le second en voix d’être rejeté.
Pourquoi ? La présidence choisit un premier ministre qui ne correspond pas au profil désiré par le Parlement. En revanche, le Parlement rejette, à tord ou à raison, ce choix en adoptant une politique de « non recevoir », et en faisant des exigences que la présidence considère inacceptable.
Ainsi de suite.
Ces prises de position, basée sur la défense des intérêts de partis, sont similaires a ceux du dilemme des prisonniers retrouvés en théorie de jeux, où la solution choisie aboutit au pire des résultats, surtout pour la population qui assiste depuis plus de 60 jours à ce théâtre sans fin.
Si le Parlement appui le choix de la présidence, le Président démontrera qu’il a la capacité, même dans l’adversité, et malgré les différences de conviction et de valeurs culturelles, d’outrepasser les barrières et les intérêts personnels ou pas des principaux décideurs politiques.
Cependant, si le choix du Président reçoit un deuxième vote de non confiance, son capital politique sera érodé et il sera obligé pour le troisième tour d’arriver à un compromis, et même de monter, malgré lui, un gouvernement de coalition qui exécutera un mandat modifié.
Le Président Martelly a peu d’options. Il doit exercer un leadership collaboratif, jouer le rôle de connecteur en engageant les parlementaires dans un dialogue politique afin d’aboutir à un environnement favorable pour une solution acceptable mais non contraire aux intérêt du bien commun et de la nation.
Michel Eric Gaillard a un Master en Gestion Publique du Kennedy School of Government de l’Université de Harvard
Courriel:
egaillard@msn.com

 

Haïti: Les ratés du Sydonia : l’AGD fait le point

Depuis quelques semaines, un mauvais fonctionnement du système douanier automatisé (Sydonia) de l’Administration générale des Douanes (AGD) porte des préjudices incalculables aux importateurs haïtiens. Cette situation pénalise l’industrie locale et le commerce en général à tel point que l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) a élevé la voix la semaine dernière pour fustiger le blocage politique occasionné par le bras de fer entre l’Exécutif et le Corps législatif.
Parmi les dommages causés par ce blocage: les dysfonctionnements de toutes sortes au niveau de la douane qui entravent les activités portuaires et retardent la livraison des marchandises, causant des pertes élevées aux importateurs.
Face à tant de griefs, l’Administration générale des douanes (AGD) n’a pas voulu garder la langue de bois et a fait le point sur la question dans une note adressée au Nouvelliste.
En effet, les responsables de cette entité publique reconnaissent la délicatesse de la situation et réaffirment leur mission de facilitation du commerce. La douane continuera de protéger et de faciliter le commerce légitime. Elle regrette cependant d’être seule au front à mener la lutte contre la contrebande à la frontière haïtiano-dominicaine et ailleurs, seule contre tous avec ses six postes de contrôle routier et ses brigades d’intervention.
« L’AGD croit au partenariat Douanes-Entreprises pour le développement des entreprises, la modernisation des douanes et le progrès du pays. La Douane demeure à l’écoute des entreprises et fait siennes leurs préoccupations. Le bureau de douane de proximité établi à la Société nationale des Parcs industriels (SONAPI) en est une belle illustration », lit-on dans la note émanant de l’AGD.
De gros efforts et de lourds investissements ont été consentis depuis plusieurs années par l’Etat haïtien pour permettre à l’AGD de s’approprier les technologies de l’information et de la communication et de renouveler ses procédures, en vue de raccourcir les délais de dédouanement. Les opérateurs du commerce international peuvent jusqu’à ce jour, sans contrepartie financière, utiliser l’infrastructure technologique de l’AGD pour remplir par voie électronique les formalités douanières. Au Parc Historique de la Canne à Sucre le 26 janvier 2011, Jour International de la Douane, et à l’hôtel Karibe Convention Center à l’occasion du colloque « Innovations financières et technologie », organisé par Group Croissance, les avancées technologiques de la douane ont été présentées au public.
En outre, après un diagnostic des douanes haïtiennes, réalisé par l’Organisation mondiale des Douanes (OMD) en novembre 2007 sur la demande de l’AGD, un programme d’appui est en cours d’exécution à la douane, en coopération avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), financé par l’Agence canadienne pour le Développement International (ACDI)
La Douane n’a donc pas attendu la conjoncture 2011 pour prendre position. Elle entend faire preuve de la même ouverture qui l’avait portée à mettre en place la Commission de Facilitation regroupant divers opérateurs, que des membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) rencontrés cette semaine demandent de réanimer.
Au cours de cette rencontre, l’AGD a pu exposer à ses partenaires de la CCIH ses problèmes techniques au niveau de son système de communication et du système douanier automatisé (Sydonia). La Douane leur a fait savoir qu’elle était en train de les résoudre en coopération avec les experts de la conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED).
A la suite de ces échanges avec les représentants du secteur privé, l’AGD a écrit à l’Association Maritime d’Haïti (AMARH) en vue d’obtenir pour les importateurs que soient pris en compte, dans l’application des frais de surestaries (DECSA), les retards occasionnés par le dysfonctionnement du Sydonia World. Parallèlement, des solutions alternatives sont retenues pour répondre aux attentes des opérateurs.
Merci à tous les importateurs et agents de transport particulièrement à MM. Roméo HALLOUN, Phillippe BAUSSAN et Reynold DEEB et à tous les commissionnaires en douane agréés pour leur compréhension et leur accompagnement dans ces moments difficiles.
L’Administration douanière n’a pas peur de la facilitation. Au contraire elle la propose par la « gestion des risques qui repose sur le présupposé que la Douane connaît bien les opérateurs à travers des contacts quotidiens, des investigations et un dialogue, et doit s’appuyer de préférence sur une base de données en matière de gestion des risques. Lorsque la douane peut avoir confiance dans les opérateurs et dans leur niveau de respect de la législation, elle est davantage disposée à les considérer comme des partenaires dans le cadre de l’accomplissement des formalités douanières ».
« L’AGD est confortée dans ses choix stratégiques par le doublement de ses recettes en moins de cinq ans. Elle est restée debout malgré le séisme, arrivant à émettre un bordereau de douane en vingt minutes en circuit vert, toute chose étant égale par ailleurs. Elle sait aussi que la facilitation des échanges améliorera la situation sur le plan des investissements. La douane, chargée de l’application de la loi, ne se repositionne pas au gré des saisons de pouvoir, elle se positionne toujours sur tous les fronts où l’appellent ses différentes catégories de missions, fiscale, économique, de protection, de contrôle et de facilitation », conclut la note des responsables de l’AGD, qui préconisent vivement le dialogue "Douanes -Entreprises" pour une issue bénéfique à la crise.
C.L.G

mercredi 27 juillet 2011

27 juil

Haïti : tentative d’attentat contre le président Michel Martelly

LEMONDE.FR avec AFP | 27.07.11 | 07h15   •  Mis à jour le 27.07.11 | 10h57

Le chanteur populaire Michel Martelly est le président d'Haïti  depuis le 14 mai 2011.

Le chanteur populaire Michel Martelly est le président d’Haïti depuis le 14 mai 2011.AFP/THONY BELIZAIRE

La police haïtienne a annoncé mardi 26 juillet que le président Michel Martelly a été la cible d’une tentative d’attentat dimanche, alors qu’il était en déplacement à Cap-haïtien, la deuxième ville du pays. Une trentaine de personnes ont été interpellées suite à cette attaque, et un suspect est activement recherché.

"Nous sommes à la recherche d’un homme qui portait un fusil de guerre lorsque des inconnus ont lancé des pierres et des bouteilles sur le cortège du président Martelly à l’entrée de la ville", a indiqué mardi à l’AFP le directeur de la police de la ville Joanet Canéus. "Cette personne est activement recherchée par la police, nous invitons la population à fournir toutes les informations nécessaires", a dit le policier.

Dimanche, le bureau de communication de la présidence avait minimisé l’incident qui "n’a pas empêché le chef de l’Etat de poursuivre une tournée dans le nord". Cependant, le président Martelly est revenu lundi soir sur l’incident, précisant qu’il avait demandé l’ouverture d’une enquête. "J’ai failli mourir à deux reprises. Une bouteille est tombée devant moi et j’ai entendu des tirs", a raconté M. Martelly qui n’a pas voulu retourner dans son véhicule en dépit des recommandations de son service de sécurité.

"On m’a rapporté qu’un homme portait un fusil, il n’était pas là pour vendre des sucreries", a ironisé le président Martelly qui fait face depuis son investiture, il y a plus de deux mois, à l’opposition d’un groupe de parlementaires refusant de ratifier le choix de son Premier ministre.
Lundi, un député a été tué d’une balle dans le dos par son garde du corps. Une enquête a été ouverte.

 

Affaire Martelly/Cap-Haitien: Un policier en isolement

27/07/2011 12:39:00 Auteur(e) La Redaction

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Odelin Saintilma, un agent du service départemental de la police judiciaire (SDPJ), a été placé en isolement au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) suite à l’évasion dans la nuit de lundi à mardi d’un suspect interrogé dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’agression ayant visé dimanche dernier le Président Michel Martelly, a appris Radio Kiskeya auprès de la police locale.

Considéré comme un témoin-clé dans ce qui s’apparente à une affaire d’Etat, le prévenu s’est échappé des locaux de la direction départementale du nord de la PNH où il avait été conduit en compagnie d’une trentaine d’autres personnes.

Le policier sanctionné était responsable de la garde du suspect dont l’identité n’a pas été révélée.

Objet à la fois de condamnations multiples et de grandes préoccupations dans certains milieux politiques, mais aussi prétexte à des déclarations polémiques de partisans passionnés et farouches adversaires du chef de l’Etat, l’incident du Cap-Haïtien avait vu des inconnus lancer des pierres et des bouteilles de verre sur le cortège de Michel Martelly. La scène avait surpris la sécurité présidentielle dans le quartier populaire de Shada réputé favorable à Lavalas, le parti de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya

 

Le Député Fritz Emmanuel Bourjolly disperse une foule à coups de feu et fait un blessé

27/07/2011 12:44:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe Député Fritz Gérald Bourjolly, élu dans la circonscription d’Aquin (sud) sous la bannière de INITE, a annoncé mardi avoir blessé accidentellement au pied un jeune homme en tirant des coups de feu en l’air pour disperser une foule qu’il avait croisée sur sa route dans la nuit de dimanche à lundi sur la nationale #2, à hauteur de Fond des Blancs.

Ancien commissaire du gouvernement de son état, le parlementaire estime avoir agi en situation de légitime défense parce qu’il ignorait, dit-il, les motivations des curieux rassemblés au milieu de la voie publique à l’issue d’un bal au cours duquel ils auraient consommé de l’alcool.

Le projectile aurait percuté un arbre avant de toucher légèrement la victime, selon la version de l’intéressé.

Homme au passé sulfureux, Fritz Gérald Bourjolly avait écopé d’une suspension après avoir violemment perturbé, en mars 2009, une séance à la Chambre des Députés lorsqu’il avait renversé le microphone du président d’alors, Levaillant Louis-Jeune, parce que tout simplement la parole lui était refusée.

De plus, plusieurs candidats avaient accusé le parlementaire d’implication dans plusieurs incidents violents ayant émaillé la campagne des dernières présidentielles et législatives à Aquin. spp/Radio Kiskeya

 

Le député de Maïssade agressé dans sa circonscription

Le Matin – 27/07/2011

Le député de la circonscription de Maïssade, Musset Romain (MAS) a déclaré que des partisans de la Plate forme INITE ont essayé de l’agresser au moment où il quittait la ville le dimanche 24 juillet qui fêtait son saint patron. Il a expliqué que les bandits lui ont jetés des pierres, des bouteilles et ont même tiré avec des armes à feu en direction de sa délégation.
Le député Romain a fait savoir que les partisans de la plateforme INITE ont agressé ses partisans et l’un d’entre eux se trouve dans un état grave à l’hôpital. Les malfrats ont mis feu à la maison de sa mère et ont tenté d’incendier celle de sa belle-mère.
WPC/LM

 

Comparution d’Yvon Zap zap au parquet de Port-au-Prince

Le Matin – 27/07/2011

Le dossier d’Yvon (Zap Zap) Antoine, arrêté le 13 juin pour association de malfaiteurs, dans le cadre de l’assassinat du président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit, Guiteau Toussaint, a été transféré au cabinet d’instruction, selon son avocat.
Le prévenu a été présenté au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince ce mardi 26 juillet. Son avocat, maître André Michel, qui proteste contre la détention prolongée de son client, croit que les charges retenues contre celui-ci ne tiennent pas la route.
WPC/LM

 

Semaine Touristique:

Rencontre des opérateurs hoteliers de la cote des Arcadins et le président Martelly

27/07/2011 13:09:00 Auteur(e) La Redaction

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Photo souvenir du président Michel Martelly et des opérateurs hôteliers de la Côte des Arcadins accompagnés de quelques membres du comité de direction de l’ATH

Rien que pour six hôtels opérant sur les 15 kilomètres de la Côte des Arcadins, on enregistre 452 chambres qui mobilisent 50 millions de dollars en termes de valeur et accueillent environ un millier de personnes par semaine. Béatrice Nadal Mevs, du Club Indigo, en dirait long si elle avait assez de temps pour exposer la situation de ce long littoral baptisé Côte des Arcadins en 1984.
« Il existe beaucoup d’avantages sur la côte, confie Mme Mevs, mais les inconvénients ont la vie dure. »
Intervenant à la rencontre organisée ce mardi 26 juillet par le Conseil Régional Côte des Arcadins de l’ATH dans un coquet restaurant à Pétion-Ville avec le président Michel Joseph Martelly, Béatrice Nadal Mevs fait état de « freins opérationnels et structurels en évoquant, entre autres, le lourd tribut à payer pour l’énergie électrique, l’assainissement des rives côtières, la lenteur et le coût exorbitant des démarches administratives et douanières et l’état des infrastructures routières. « On dépense 175 000 dollars américains par mois rien que pour alimenter nos génératrices en diesel », se plaint la dirigeante du Club Indigo.
Une lutte au quotidien
Pour faire face à l’envahissement des plages par les ordures en plastique et en styrofoam, les six installations hôtelières, qui n’exploitent que 30% de la capacité réelle des chambres de la Côte longeant la Pointe Paturon jusqu’à Délugé, se sont mises ensemble dans un passé très récent pour assainir leurs plages et participer au recyclage. De même, une résolution citoyenne commune les oblige à acheter les lambis et langoustes à partir d’une certaine taille et de respecter les périodes de ponte afin d’aider la pérennité de ces espèces soufrant d’une surpêche excessive.
Le secteur touristique doit encore rendre moins pénible le parcours du combattant imposé au visiteur pour récupérer ses bagages de l’Aéroport international Toussaint Louverture jusqu’à son arrivée à son hôtel. Les embouteillages, les aires de stationnement des tap-tap disséminées partout, les constructions anarchiques et illégales du côté de Ti Tanyen, les dépôts de gravats et d’ordures qui traînent partout sur la Nationale numéro I, les marchés de rues, le manque de présence policière, l’absence de signalisation routière et d’éclairage, les camions qui circulent dans tous les sens…, un véritable package qui donne à la route une image d’enfer, souligne Béatrice Nadal Mevs.

Les problèmes ne parviennent pas pourtant à engloutir les avantages offerts sur cette côte qui offre des plages magnifiques avec des fonds marins extraordinaires et de monumentaux sites historiques. Il reste à l’Etat haïtien d’assumer ses responsabilités, pour Dominique Fombrun Carvonis de l’hôtel Moulin sur Mer. « Si avec seulement six hôtels nous dépensons en produits agricoles 300 000 dollars américains, on peut facilement estimer à plus du double lorsqu’on arrivera à exploiter 60% des chambres de notre côte », fait remarquer Mme Carvonis.
L’agriculture sera la première à bénéficier des retombées du développement du tourisme dans la zone, dit-elle, tout en faisant un véritable plaidoyer pour l’irrigation des terres et la valorisation de l’aviculture.
Les priorités de la Côte des Arcadins
10 priorités ont été dégagées par les opérateurs de la Côte des Arcadins :
La mise en état des installations d’accueil et de sortie de l’aéroport, la réhabilitation des routes 9 et Nationale numéro I, la mise en place des mesures nécessaires de sécurité sur les voies d’accès, la protection de la biodiversité marine et le contrôle de la pêche, la mise en oeuvre du schéma de l’aménagement touristique de la Côte des Arcadins et la mise en place d’un système d’incitation fiscale et de facilitation des démarches administratives et douanières…, sont parmi les propositions du Conseil Régional Côte des Arcadins de l’ATH soumises au président de la République.
Des 22 millions de touristes qui visitent annuellement la Caraïbe, seulement 300 000 viennent en Haïti, regrette Samy Zuraik de Kaliko Beach. Cette situation alarme les opérateurs qui imputent ce fait à la situation sociopolitique du pays. « Haïti est toujours sous l’effet des « travel warning » des Etats-Unis », s’énerve un propriétaire d’hôtel.
« Il faut prendre des initiatives vis-à-vis des pays amis d’Haïti en les invitant à de telles réunions, conseille le président Martelly. Il faut leur demander s’il est vrai que le pays reste sur la liste rouge en dépit des efforts qui se font. »
M. Martelly promet d’être au côté du secteur touristique. « Sans être nageur, j’adore la mer qui peut aider beaucoup dans la création d’emplois », dit le président, qui voit dans le secteur de l’hôtellerie un créneau qui peut absorber une grande partie de la production agricole.
Michel Martelly exhorte les investisseurs de l’hôtellerie à aller au-delà de leur zone d’opération car, pour lui, « aucun secteur ne peut sortir seul du gouffre. Si on doit faire quelque chose pour la Côte des Arcadins, ce travail doit aller au-delà de cette côte ».
Le président Martelly doit poursuivre les consultations du secteur touristique au niveau des opérateurs de la Région Métropolitaine de Port-au-Prince de l’ATH tout en participant mercredi au Complexe Promenade au lancement de la revue Magic Haïti, une production de Le Nouvelliste et de l’Association touristique d’Haïti (ATH).

Lima Soirélus / lsoirelus@lenouvelliste.com

 

Martelly mise tout sur Gousse

imageLe président haïtien, Michel Martelly, a une nouvelle fois réitéré son plein support à son Premier Ministre Bernard Gousse. 4 jours après une rencontre qui aurait permis de conclure une entente en vue de la formation d’un gouvernement légitime, les deux parties semblent revenir aux positions initiales.. Les sénateurs majoritaires, dont Kelly Bastien, Moise Jean Charles et Dera Simon Dieuseul, maintiennent leur aversion envers M. Gousse, lequel bénéficie toujours de l’appui du chef d’Etat.
Au cours d’une visite aux Gonaïves, le président Martelly a estimé que les chances de succès de M. Gousse à la chambre basse sont supérieures à 50%. En ce qui a trait au sénat, le président Martelly concède qu’il faudra espérer quelques désistements au sein du groupe des 16.
Tout en comptant sur l’appui du groupe minoritaire le locataire du Palais National fait remarquer que deux abstentions au sein du bloc majoritaire peuvent favoriser la ratification de M. Gousse. Si l’un d’entre eux fait abstention et qu’un autre soit en voyage le jour de la séance ceci peut aider ajoute t-il.
Dans ce contexte le président haïtien est déterminé a poursuivre les négociations avec les parlementaires. Il souligne qu’un désistement de M. Gousse n’est plus envisageable puisque les pièces sont déjà à l’étude au sénat..
En ce qui a trait aux critiques des sénateurs majoritaires, le président Martelly croit qu’il s’agit de problèmes personnels qui n’ont rien à voir avec la capacité de diriger le gouvernement. Il souhaite que les parlementaires se ressaisissent afin de débloquer la situation.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Sarodj Bertin cède sa couronne aujourd’hui

27/07/2011 12:07:35

Haïti - Social : Sarodj Bertin cède sa couronne aujourd’huiC’est aujourd’hui, que sera élue la prochaine « Miss Haïti 2011 ». Les postulantes fébriles, rêvent toute de lendemains meilleurs, de gloire et surtout de porter la couronne de Sarodj Bertin [Miss Haïti 2010] qui fera office de présentatrice au Karibe Convention Center, ce mercredi 27 juillet.
Chacune espère être la prochaine élue reine de beauté d’Haïti, pour représenter dignement le pays au prestigieux concours « Miss Univers 2011 » qui se déroulera cette année à São Paulo (Brésil) le 12 septembre 2011 et qui sait peut être remporter le titre mondial…
Pour prendre part au concours de « Miss Haïti 2011 », chaque postulante devait répondre à certains critères : « être originaire d’Haïti, être célibataire ne pas avoir d’enfant, être âgée de 18 à 26 ans avant le 12 septembre 2011, être de bonne moralité et sans antécédents criminels, être inscrite à une institution scolaire ou détenir un diplôme d’une école accréditée, être belle et avoir un corps proportionnel, être capable de rivaliser dans tous les domaines, avoir la chance d’obtenir un sponsor et posséder un passeport valide. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1609-haiti-social-sarodj-bertin-femme-de-l-annee.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

L’inflation au pays, approche des 10%

27/07/2011 08:39:55

Haïti - Économie : L’inflation au pays, approche des 10%D’après l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques, l’indice des prix à la consommation a évolué à la hausse par rapport à 2010. De 7.9 % en avril, le taux d’inflation en glissement annuel est passé à 8.4 % en mai et 9.3 % en juin 2011.
La récolte de printemps inférieure aux attentes, dans les différentes zones agro écologiques du pays, a provoqué une réduction significative de la production agricole nationale cette année, donc de la disponibilité alimentaire locale, les prix des produits alimentaires de base restent élevés en juillet et tout semble indiquer qu’ils ne baisseront pas au cours des prochains mois.
Sur les marchés du Cap-Haitien et de Jacmel, le haricot noir a connu une augmentation de 41 % et 8 % respectivement. Le prix du riz importé est à la baisse par rapport à 2010, mais en hausse par rapport à mai 2011. L’huile de cuisine est en hausse sur tous les marchés, à l’exception de celui du Cap-Haitien. Par contre, le maïs est à la baisse ou stable sur la plupart des marchés. Comparé au deuxième trimestre [avril-juin 2010], les prix sont à la hausse au cours du trimestre correspondant en 2011.
Les prix sont aussi influencés par les intempéries qui continueront à se manifester et qui sont susceptible d’aggraver les conditions de vie déjà précaires de la population. Outre les intempéries qui affectent les activités agricoles, la manifestation d’une série de crises institutionnelles et politiques crée de l’incertitude parmi les acteurs économiques. Le pays attend un nouveau Gouvernement depuis plus de 2 mois. L’environnement n’est pas propice à de nouveaux investissements qui permettraient de réduire le taux de chômage de la population active estimé à ± de 60 %. Enfin, les «pays amis» qui financent les 2/3 tiers du budget national, semblent attendre l’installation du nouveau Gouvernement pour honorer leurs engagements.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3333-haiti-agriculture-recolte-de-printemps-2011-inferieure-a-la-moyenne.html
http://www.haitilibre.com/article-1915-haiti-economie-le-budget-d-haiti-2010-2011-passe-la-barre-des-100-milliards-de-gourdes.html
TB/ HaïtiLibre

 

Le consulat d’Haïti en Guadeloupe de nouveau bloqué

Cliquez pour agrandirUn nouveau rassemblement a eu lieu lundi matin aux abords du consulat d’Haïti à Pointe-à-Pitre. Des membres de la Fédération d’Associations Franco-Haïtienne de la Guadeloupe se sont entretenus durant plusieurs heures avec deux diplomates haïtiens de la direction des affaires étrangères et des affaires juridiques. Il s’agit de trouver une issue à l’affaire ‘’Fanfan", la consule dont le départ est réclamé par la diaspora.

[ mercredi 27 juillet 2011 à 00:02:00 | DOMactu.com | Par Julien Mercier ]

Les deux diplomates haïtiens souhaitent trouver rapidement une issue à ce conflit qui perdure depuis le début du mois de juillet. Après l’annonce de l’expulsion de quatre ressortissants haîtiens, le départ de Dieunie Fanfan est réclamé à corps et à cris. LA diaspora haïtienne reproche à la représentante du pays en Guadeloupe son manque de communication mais également son manque d’intervention dans le respect du moratoire signé pour favoriser la régularisation des haïtiens en Guadeloupe.
Lundi, les représentants de la Fédération d’Associations Franco-Haïtienne de la Guadeloupe ont fait part de leur revendication. Ils ont également déploré la non représentation et le manque de communication de Dieunie Fanfan vis-à-vis de la communauté en difficulté.
La rencontre avait pour but de désamorcer le conflit et de calmer les esprits. La diaspora haïtienne réclame toujours le départ de la consule.

Julien Mercier – DOMactu.com

 

Haïti – Environnement :

450 mètres de gabions le long de la rivière de Port-à-Piment

27/07/2011 10:07:13

Haïti - Environnement : 450 mètres de gabions le long de la rivière de Port-à-PimentLe Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’association « Groupe d’Initiatives pour un Port-à-Piment Nouveau (GIPPN) » ont inauguré en présence de l’Agronome Lionel Valbrun, Directeur Général du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), de l’Agronome Joseph St-Phard, Directeur Départemental Sud du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, ainsi qu’en présence de Monsieur Dieuseul Germeil, Maire adjoint de Port-à-Piment, un mur de protection en gabions sur 250 mètres linéaires construit le long de la rivière de Port-à-Piment, de la zone de Grand Passe en direction de la zone « Anba Larivyè ». Cette rivière longe la ville de Port-à-Piment et l’expose aux risques d’inondations durant les périodes de crue et de fortes pluies.
Ce nouveau mur vient s’ajouter aux 200 mètres linéaires qui ont été construits en amont entre 2009 et 2010. Le PNUD a investi près de 300,000 dollars américains pour la réalisation de ces 450 mètres linéaires de protection des berges de la rivière de Grand Passe. Mais il reste 450 mètres linéaires supplémentaires à construire pour que la rivière retrouve son lit naturel sous le pont et protège la zone d’Anba Larivyè.
Ce projet a permis de récupérer et de revaloriser les terres cultivables qui se trouvent au pied de la rivière et de créer près de 250 emplois temporaires contribuant ainsi à l’amélioration des revenus des ménages « Quand on arrive sur un site, l’idée est de former et d’utiliser la main d’œuvre du voisinage pour qu’ils en profitent, acquièrent de nouvelles compétences et construisent par eux-mêmes leurs villes, leurs quartiers, leurs voisinages », a expliqué Henri Morand, Chef de l’Unité de Relèvement, moyens de subsistance et réduction de la pauvreté du PNUD.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti-Politique :

Bernard Gousse toujours dans la course à la primature

mardi 26 juillet 2011

 P-au-P., 26 juil. 2011 [AlterPresse]— Le président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, annonce que le processus de ratification du premier ministre désigné, Bernard Gousse, se poursuit normalement.

« Je n’ai reçu aucune lettre de désistement de la part de l’intéressé », indique Joazile à des journalistes.

Il informe que la commission chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné s’active actuellement à finaliser son travail cette semaine avant de franchir l’étape de la séance de ratification.

Les membres de la commission effectuent des démarches auprès de plusieurs institutions publiques pour recueillir les informations relatives à certaines pièces de Bernard Gousse, apprend-on au Sénat.

Par ailleurs, le président du grand Corps écarte toute possibilité pour que le pays soit doté d’un nouveau gouvernement ce week-end.

Même si la commission chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné termine son travail et soumet au plus tard jeudi son rapport au bureau, « je suis sur qu’il n’y aura pas un nouveau gouvernement d’ici ce week-end », soutient Joazile.

Suite à sa rencontre, à la fin de la semaine dernière, avec le groupe majoritaire de 16 sénateurs anti Gousse, le président Michel Martelly avait annoncé la mise en place d’ici ce week-end d’un nouveau gouvernement.

Après deux séances de travail, le législatif et l’exécutif avaient indiqué pourtant avoir trouvé une entente, dont la nature n’a pas été révélée. C’est sur cette base que la mise en place rapide d’un nouveau gouvernement a été annoncée. [sfd gp apr 26/07/2011 17 : 00]

mardi 26 juillet 2011

26 juil

Haïti – Politique :

Pas de nouveau Gouvernement cette semaine

26/07/2011 09:39:49

Haïti - Politique : Pas de nouveau Gouvernement cette semaineAlors que les pièces du dossier de candidature du Premier Ministre désigné font l’objet d’une enquête de conformité et d’authenticité, les « négociations » se poursuivent cette semaine… mais les Parlementaires qui contestent la candidature de Me Gousse semblent sourd à l’appel d’un compromis et campent sur leur position.
Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, en réponse aux rumeurs persistantes d’un éventuel désistement du Premier Ministre désigné [démenties dimanche par le Chef de l’État
http://www.haitilibre.com/article-3443-haiti-politique-le-president-martelly-en-visite-dans-le-grand-nord.html ] a tenu a préciser qu’il n’avait pas reçu de lettre de l’intéressé « …non jusqu’à présent je n’ai pas reçu de lettre de ce type, le dossier suit son cours [...] La Commission travaille tant au service de l’immigration, au ministère des affaires étrangères, qu’au niveau de la direction générale des impôts. Aujourd’hui [lundi] la Commission est à la recherche d’information à l’extérieur, elle va comparer le dossier qu’elle a entre ses mains et les archives de l’État [...] Je pense que si la Commission complète ce travail aujourd’hui ou demain si Dieu le veut, mercredi elle fera l’analyse du dossier et préparera un projet de rapport pour qu’il soit présenter jeudi devant l’Assemblée. Je trouve qu’il est extrêmement difficile d’avoir un Gouvernement cette semaine. [...] il faut que le dossier sorte du Sénat pour aller dans la Chambre des Députés, et lorsqu’il sortira de la Chambre des Députés [...] il [le Premier Ministre] devra venir faire sa déclaration de politique générale… avoir un nouveau gouvernement cette semaine… je trouve que c’est presque impossible… » ramenant à la dure réalité du calendrier, le Président Martelly qui avait déclaré vendredi dernier qu’il pourrait y avoir un nouveau Gouvernement d’ici le weekend prochain… http://www.haitilibre.com/article-3431-haiti-politique-un-gouvernement-la-semaine-prochaine.html
Les membres du groupe majoritaire ont réaffirmé leur position initiale de rejet de Me Gousse, après s’être entretenu la semaine dernière avec le Chef de l’Etat http://www.haitilibre.com/article-3415-haiti-politique-bernard-gousse-le-flou-l-incertitude-persiste.html Le Sénateur Lucas Saint Vil du Groupe des parlementaires du renouveau (GPR) estime que le premier Ministre Désigné fait perdre du temps au pays, en s’accrochant à une position vouée à l’échec « Le Groupe des 16 avait bien fait comprendre au Président Martelly qu’il devrait désigner, dans le plus bref délai, un nouveau premier ministre à la place de Me Gousse ».
Himmler Rébu, le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) tient des propos beaucoup plus radicaux, comme à son habitude « …M. Gousse ne passera pas au Gouvernement, il n’y a aucune possibilité qu’il passe [...] Nous sommes à l’intérieur d’une guerre, d’une vrai guerre d’homme idéologique, que même les Sénateurs, ni même le Président de la République, pas même ses conseiller n’ont conscience de la vraie nature de ce problème [...] Nous ne sommes plus dans une affaire de parlementaire qui sont pour ou contre, on est dans une affaire d’ordre idéologique et ces Sénateurs, parce qu’ils ont prit une position publique qui va dans un certain sens idéologique, n’ont plus aucun pouvoir de faire marche arrière… »
Un groupe de Députés français « Groupe d’amitié France-Haiti » qui a achevé une mission de 6 jours la semaine dernière a exhorté les Parlementaires au compromis « Nous souhaitons vraiment de tout cœur que les élites haïtiennes, notamment les élites politiques fassent les compromis nécessaires pour qu’il y ait un interlocuteur face à la communauté internationale »
De son côté, l’Association des Industries d’Haïti (AIDH) critique à la fois le président Martelly et les parlementaires sur le dossier du Premier Ministre désigné
http://www.haitilibre.com/article-3446-haiti-economie-lettre-ouverte-de-l-association-des-industries-d-haiti.html  Allus Reginald, l’un des responsable de l’AIDH appelle les responsables à laisser de côté leurs intérêts personnels au profit de ceux de la population dont ils sont censés être les représentants.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti: la BID va verser 90 millions de dollars pour l’industrie

WASHINGTON – La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé mardi le versement de 90 millions de dollars pour la construction en Haïti d’un parc industriel et la modernisation du réseau énergétique du pays le plus pauvre des Amériques.
Une enveloppe de 55 millions de dollars sera consacrée à la construction du Parc industriel de la région nord, entre Cap Haïtien et Ouanaminthe, qui devrait fournir du travail à 50.000 personnes, a indiqué la Banque dans un communiqué.
L’aménagement qui doit commencer dans les prochains mois, devrait être finalisé début 2012.
Les 35 millions de dollars restants vont être investis dans un plan gouvernemental pour la modernisation du réseau électrique.
Selon la Banque, 70% des Haïtiens n’ont pas l’électricité et le pays fournit moins d’un tiers de sa demande.
Après le séisme de janvier 2010 qui a fait plus de 200.000 morts et détruit une grande partie des infrastructures du pays, la BID a annulé la dette d’Haïti et donné, en comptant cette nouvelle aide, 340 millions de dollars pour la reconstruction.
(©AFP / 26 juillet 2011 20h35)

 

Haïti – Reconstruction :

35 millions de dollars pour le secteur électrique

26/07/2011 14:13:08

Haïti - Reconstruction : 35 millions de dollars pour le secteur électriqueLa Banque Interaméricaine de Développement (BID) a approuvé une subvention de 35 millions de dollars US pour soutenir les efforts d’Haïti dans la modernisation de son secteur énergétique et l’amélioration de la gestion financière et opérationnelle de la compagnie énergétique du pays, Electricité d’Haïti (EDH).
La nouvelle subvention est la première des trois opérations basées sur des réformes que la BID prévoit de faire sur 3 ans afin d´aider Haïti à développer un système d’électricité fiable et durable. A l’heure actuelle, environ 70% de la population n’a pas accès à l’électricité. Dans les zones couvertes il existe une moyenne de 10 heures de service par jour. Cette desserte est néanmoins très fréquemment interrompue par des pannes. La capacité de production disponible s’élève à moins d’un tiers de la demande totale estimée, soit environ 500 mégawatts.
En coordination avec d’autres donateurs internationaux, la BID a fourni Haïti en aides pour la réparation des infrastructures d’électricité touchées par le séisme de 2010. La Banque appuie également la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre et l’utilisation de l’énergie solaire. La BID accompagne à même titre les efforts de l’EDH pour réduire les pertes techniques et commerciales à travers la modernisation des équipements et en augmentant l’efficacité de facturation et de recouvrement.
Les subventions basées sur des réformes assistent le gouvernement haïtien dans la réalisation d’un vaste programme de réformes visant à élargir l’accès à l’énergie pour les ménages urbains et ruraux, réduire la dépendance du pays envers les combustibles fossiles pour la production d’énergie, améliorer la fiabilité des services d’électricité et transformer EDH en une entité viable. Un autre objectif reste d’encourager chaque fois plus de ménages à passer du charbon au gaz puisque ce premier est le combustible de cuisson les plus couramment utilisé en Haïti
Ces réformes, combinées avec des investissements publics et privés, permettront au pays d’instaurer un cadre réglementaire et institutionnel solide capable de promouvoir l’expansion de son secteur énergétique. Le gouvernement haïtien a déjà pris des mesures pour améliorer la viabilité financière, commerciale et opérationnelle de l´EDH à travers des réformes de gestion.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2468-haiti-electricite-modernisation-du-secteur-de-l-energie.html
HL/ HaïtiLibre / BID

 

Attaque contre le Président :

Un employé du Parlement serait détenu et son fusil M1 confisqué

Publié le mardi 26 juillet 2011

Au lendemain de la grave attaque à coups de pierres et de bouteilles perpétrée contre le cortège présidentiel, 29 personnes étaient encore en garde à vue lundi au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), parmi elles un employé présumé du Parlement qui aurait été épinglé sur le théâtre des incidents en possession d’un fusil M1.

Sorti indemne de cette agression survenue dimanche dans le quartier populaire de Shada, réputé pro-Lavalas, le Président Michel Martelly a mis fin lundi à sa première visite officielle dans le nord.

Alors que la police continuait d’interroger les suspects dans la deuxième ville du pays, le bloc des parlementaires du nord et du nord-est a mis en garde contre une "chasse aux sorcières" tout en présentant ses plus vives sympathies au chef de l’Etat.

Si la Présidence a, dans un communiqué, tenté de minimiser l’incident, en revanche, des proches de Martelly, à l’image du Sénateur du sud-est, Edwin Zenny, parlent d’un attentat qui aurait été commandité à hauteur de 600.000 dollars.

Le parlementaire et son collègue du nord, Moïse Jean-Charles, farouche adversaire du nouveau dirigeant haïtien, se sont lancés dans une guerre verbale -au contenu politique et social potentiellement explosif- portée sur le terrain de la lutte des classes et de couleur ainsi que de l’opposition idéologique viscérale entre néo-duvaliéristes et Lavalas.

Interrogé par Radio Kiskeya, l’ancien colonel Himmler Rébu, leader du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH), a qualifié de "grave défaillance du système de sécurité présidentielle" les jets de pierre et de bouteille que le cortège de M. Martelly a essuyés au Cap-Haïtien.

Pire, dit l’expert militaire, le chef de l’Etat, un ancien chanteur au caractère impétueux surnommé "Sweet Micky", s’est pratiquement donné en spectacle en résistant à ses gardes du corps qui tentaient de l’évacuer afin de le protéger contre la chute des projectiles. spp/Radio Kiskeya

 

Le Tueur du Député placé en garde à vue

26/07/2011 02:50:00 Auteur(e) La Redaction

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Député Polyte

Le tueur du député Polyte est placé en garde-à-vue depuis le lundi 25 juillet après avoir, accidentellement dit-on, abattu le représentant à la chambre basse de Pestel/Beaumont. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer l’ouverture d’une enquête.

Robert Souffrant est le nom de l’auteur du meurtre du député de Pestel/Beaumont  Dionald Polyte. Depuis lundi, il est en garde à vue au commissariat des Cayes avec l’autre garde du corps du député décédé. Les deux hommes doivent être entendus par la Direction centrale de la police judiciaire.

D’après le témoignage d’Andrenel Marseille, le cousin du défunt, les deux agents de sécurité ont tiré deux balles en l’air. Une troisième allait atteindre le député pestelois au dos alors que celui-ci prenait place dans sa voiture avec ses deux gardes du corps. Le coup serait parti par hasard.

Plusieurs personnalités ont réagi après le meurtre de l’élu de la plateforme INITE. Le Président de la chambre des députés Sorel Jacinthe a annoncé une conférence des présidents en vue de monter une commission pour faire la lumière sur cette affaire.

M. Jacinthe a aussi fait savoir qu’il va essayer de rentrer en contact avec la famille de la victime. Le drapeau du parlement est en berne depuis lundi matin après la nouvelle de la mort du député.

Rodolphe Joazile, le Président du Grand corps se dit affligé par la mort de Dionald Polyte. M Joazile demande que la justice fasse son travail tout en promettant que  le parlement va s’engager à élucider ce meurtre.

Le député Ronald Lareche a abondé dans le même sens en sollicitant une investigation pour mieux connaitre les circonstances de la mort de M. Polyte pour savoir s’il s’agit réellement d’un accident, ou d’homicide volontaire.

De son côté, le président Martelly a demandé lui aussi l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances dans lesquelles le parlementaire a été tué.

Depuis quelques temps, l’on peut constater que des parlementaires se font accompagner de jeunes gardes du corps, parfois des membres de leur famille, qui semblent peu habiles au maniement des armes.

Wilner Jean Louis et HPN

 

Les autorités législatives réclament une enquête sur l’assassinat d’un député

imageLe président du sénat, Roudolph Joazile et le président de la chambre des députés, Sorel Jacinthe, expriment leur tristesse après l’assassinat du député de Pestel/ Beaumont, Dionald Polyte.
Cet technicien en animation communautaire avait pu s’imposer lors des dernières élections face au député sortant Ronald Etienne.
M. Polyte, aurait été tué par un tir accidentel de l’un de ses gardes du corps. L’incident est survenu samedi dans le marché de Duchity que le parlementaire envisageait de transformer en un commissariat rapporte un témoin.
Le président de la chambre basse révèle que Polyte était un ami de longue date. Ils avaient ensemble abandonné la fusion des Sociaux démocrates pour rejoindre le regroupement Inité.
M. Jacinthe met l’accent sur la nécessité de diligenter une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime. Il faut savoir s’il s’agissait d’un tir accidentel ou d’un acte prémédité, insiste t-il.
Selon les premières informations recueillies 8 personnes se trouvaient a bord du véhicule au moment de l’incident. Le parlementaire a été atteint d’un projectile provenant de l’arme de Robert Soufrant, son agent de sécurité, se trouvant sur un siège a l’arrière du véhicule.
Transporté dans un centre hospitalier, M. Polyte a rendu l’âme quelques minutes plus tard. M. Soufrant et les 7 autres personnes se trouvant a bord du véhicule ont été auditionnés par les agents de l’ordre au commissariat de Camp Perin.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Des parlementaires du Nord et du Nord’est condamnent l’incident du Cap

26/07/2011 02:55:00 Auteur(e) La Redaction

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Dr. Kelly Bastien

Les parlementaires du nord et du nord’est ont condamné lundi l’incident survenu dimanche à l’entrée de la ville où des inconnus avaient lancé des pierres contre le président Martelly.

“Le bloc des parlementaires du nord et du nord’est exprime ses sympathies au président Michel Martelly et à la première dame”, lit-on dans une note.

“Nous condamnons fermement cet acte qui ne fait pas honneur au pays. C’est un signe d’intolérance et d’irrespect pour la plus haute autorité du pays”, poursuit la note.

Les parlementaires de ce groupe ont demandé à la police d’ouvrir une enquête sur cet incident, mais a invité les autorités à ne pas poursuivre aveuglément les populations dans les quartiers populaires.

HPN

 

Haïti – Santé :

La grève illimitée à l’HUEH met en danger la vie des patients

26/07/2011 10:43:37

Haïti - Santé : La grève illimitée à l’HUEH met en danger la vie des patients Le personnel médical de l’Hôpital Universitaire d’Etat d’Haïti (HUEH) est en grève illimitée, depuis le 6 juillet. Le syndicat dénonce la mauvaise gestion du Centre hospitalier, une urgence dysfonctionnelle, réclame des arriérés de salaires, de meilleures conditions de travail et le départ de la direction de l’hôpital.
Le syndicat, qui reste ferme sur ses positions explique «…nous n’avons pas de problème personnel avec qui que ce soit, nous avons des problèmes sur la façon dont l’administration gère l’hôpital, elle le prend comme un bien privé, nous disons que ça ne peut pas rester comme un bien privé, c’est un bien de l’État, lorsque nous sommes malade c’est ici que nous venons, c’est ça que nous revendiquons aujourd’hui… »
La Direction de l’HUEH, affirme ne pas disposer d’un budget suffisant pour répondre aux demandes des grévistes qu’elle accuse d’avoir déversé des immondices et des déchets médicaux dans l’enceinte même de l’établissement de santé « …je ne comprends pas très bien comment du personnel qui travaille dans une institution de santé, peut utiliser des déchets et même des déchet médicaux, comme moyen de revendication. Un arrêt de travail ou une grève c’est une chose qui est constitutionnelle, mais il y a des moyens pour le faire, parce qu’utiliser des déchets qui sont virulents c’est mettre en péril la santé des patients et du personnel [...] un foyer d’épidémie peut ainsi être créé… » a fait savoir le Dr Alix Lassègue, Directeur Exécutif de l’HUEH. « …Au niveau du ministère nous allons prendre les dispositions, non seulement pour rétablir la salubrité de l’hôpital mais contre ces actes inadmissibles… » a déclaré le Ministre Alex Larsen.
Rose Belot Bernard du syndicat du personnel infirmier et Félix Lévy Milot, du syndicat des travailleurs de la santé, exigent des changements importants à la tête de l’institution dont le départ du Dr Alix Lassègue [qui n’entend pas démissionner] et celui de Marlène Thompson, l’Administratrice de l’hôpital qui n’entend pas céder à ces exigences «… je ne suis pas décidé de partir parce que c’est un ministère qui m’a donné une lettre de nomination, c’est un ministère de tutelle qui m’a employé. Des employés qui viennent devant moi, peuvent avoir une raison derrière pour dire que je dois partir, quelle est leurs raisons? ils n’en ont jamais, je suis bien étonné d’apprendre maintenant, que je suis une mal élevée… »
Entre-temps, l’insalubrité se répand dans l’hôpital. Des parents [les plus chanceux], sont obligés d’administrer eux-mêmes les soins au membre de leur famille, mais pour d’autres, la vie de certains de leur proche hospitalisé est en danger, en raison d’infections avancée et d’absence de soins…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Un CEP quasi déserté, prépare les prochaines élections…

26/07/2011 12:27:07

Haïti - Politique : Un CEP quasi déserté, prépare les prochaines élections...Pierre-Louis Opont, le Directeur Général du Conseil Électoral Provisoire (CEP) « travaille sans chômer » avec Me Laurette Croyance, membre du conseil en collaboration avec une Commission de juristes sur la proposition d’une nouvelle loi électorale qui sera présentée au Parlement prochainement, en vue des prochaines élections qui devraient se tenir, en principe cet automne.
Le Directeur Général a fait savoir que M. Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP, Jean Thélève Pierre Toussaint le Vice Président (Désigné par la  Fédération des CASEC/ASEC), M. Ribel Pierre, membre du conseil, (Désigné par Conseil National du Centre Démocratique, CONACED) et Me Laurette Croyance, membre du conseil (Désignée par l’Église Épiscopale) sont présent en Haïti « les autres conseillers ne sont pas en Haïti pour des raisons de santé… » a précisé Pierre-Louis Opont.
Parmi les membres présents en Haïti, seule Me Laurette Croyance est au bureau tous les jours pour compléter la nouvelle loi électorale avec le Directeur Général «…aujourd’hui nous sommes en phase de préparation des nouvelle élections qui sont sensées avoir lieu d’ici la fin de l’année. Nous n’avons pas de contrôle sur la date, parce que la loi électorale, veut que ce soit le Président de la République qui convoque le peuple pour aller voter. Donc, nous n’avons pas de date, mais nous savons qu’il doit y avoir des élections pour renouveler un tiers du Sénat, remplacer les magistrats et ensuite pour les élections des collectivités territoriales c’est pourquoi le CEP les prépare, elles sont censées se passer d’ici la fin de l’année ou quand les autorités compétentes l’auront décidé… » a précisé Pierre-Louis Opont.
Concernant l’absence de Gaillot Dorsinvil, le Directeur Général du CEP a tenté d’expliquer son absence pour des raisons de différents judiciaires avec le Commissaire du Gouvernement, expliquant que le Président du CEP « n’est pas venu à son bureau [depuis 2 jours], qu’il n’est pas là aujourd’hui mais qu’il sera peut-être là cet après-midi, ou demain… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3342-haiti-elections-elections-senatoriales-partielles-a-l-automne.html
http://www.haitilibre.com/article-3258-haiti-politique-dorsinvil-affirme-etre-une-personne-de-parole.html
http://www.haitilibre.com/article-3426-haiti-justice-operation-de-police-au-cep-ils-n-etaient-pas-la.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Sophia Martelly dans le Département du Nord

25/07/2011 14:10:06

Haïti - Social : Sophia Martelly dans le Département du NordLa Première Dame de la République d’Haïti, Mme Sophia Martelly a effectué dimanche 24 juillet 2011, une tournée dans le département du Nord, notamment à Quartier Morin, à Plaine du Nord et à Milot, en vue de s’entretenir avec les habitants et de rencontrer quelques associations de femmes qui œuvrent dans le social.
La Première Dame a visité à Quartier Morin, dans la localité de Carrefour La mort, l’Hôpital de la Convention Baptiste, un centre hospitalier comprenant entre autres un Centre de Traitement du Choléra (CTC) et un centre de réhabilitation des personnes ayant un déficit physique. Elle s’est aussi entretenue avec le directeur départemental du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP – Nord) et des cadres de la Convention Baptiste d’Haïti sur les besoins de la communauté en soins de santé.
Sophia Martelly, comme elle l’avait promis, accompagnée de la Députée Etienne Marie Jossie [circonscription de Milot/Plaine du Nord] a rendu visite à ces populations. À la salle paroissiale Immaculée Conception, elle a écouté les doléances des citoyens qui se sont en outre plaints d’être mis à l’écart de la politique haïtienne. Ils se disent, par contre, satisfaits de cette visite qui est une grande première dans l’histoire de la ville.
La Première Dame en a profité pour visiter le nouveau bâtiment du Lycée Oswald Durand de Plaine du Nord. Consciente des exigences de la zone en matière d’infrastructures scolaires, la Première Dame promet de travailler aux côtés du Chef de l’Etat en vue de satisfaire les besoins des habitants en infrastructures scolaires.
En fin d’après-midi, elle s’est rendue au Service d’incendie du Cap-Haitien. Elle s’est informée du fonctionnement de l’institution. Mme Martelly poursuit sa tournée dans le Nord du pays et prévoit d’autres rencontres de travail lundi 25 juillet.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3443-haiti-politique-le-president-martelly-en-visite-dans-le-grand-nord.html
HL/ HaïtiLibre

 

C’était une tentative d’assassinat, déclare le président Martelly

26/07/2011

Le président Martelly assimile les jets de pierres et de bouteilles dont il a été l’objet dans le quartier de Shada, au Cap-Haïtien le dimanche 24 juillet, à une tentative d’assassinat.
Il a déclaré lundi soir au micro du correspondant de Radio Galaxie aux Gonaïves (Artibonite) qu’une vidéo a montré un homme avec un fusil M-1 parmi les assaillants.
Himmler Rébu, ancien colonel des Forces armées d’Haïti, pense que c’est une question à prendre très au sérieux, parce qu’il s’agit de la sécurité d’un président. Il déplore que ce dernier ait refusé de suivre les instructions de ses agents de sécurité qui lui demandaient de monter en voiture.
Le responsable du bureau de communications de la présidence, Hérold Israël, avait qualifié «d’incident mineur» ce qui s’est passé dans la deuxième ville du pays.
WPC/LM

 

Le sénateur Moise Jean Charles accuse le président de malversation

25/07/2011

 Intervenant à la rubrique ”invité du jour” sur Signal FM, le sénateur du Nord, Moise Jean Charles accuse le président Martelly de mal gérer les fonds du pays.
Des promesses chimériques et gaspillage d’argent, voilà ce qui caractérise les premiers mois de présidence de Michel Martelly, d’après le sénateur du nord, qui accuse le président d’utiliser la force pour déloger les déplacés du séisme. D’un autre coté, il affirme que beaucoup de parents ne savent à quel saint se vouer en attendant la concrétisation des promesses du président pour pouvoir envoyer leurs enfants à l’école en Septembre prochain.
Le Sénateur accuse le Président de gabegie. Il dénonce celui-ci pour avoir dépenser $US 1500 par heure pour son avion privé. « Un jour compte 24 heures, si le président séjourne à l’étranger pendant cinq jours, cela ferait 180 000 dollars américains », selon l’Elu du Nord. « De plus, il voyage toujours avec, au moins, 35 personnes dans sa délégation. 35 personnes a héberger, nourrir, … tout cela coûte une fortune à l’Etat », a-t-il ajouté.
Le Sénateur rappelle au président qu’il avait promis, au cours de sa campagne, une gestion saine des avoirs de l’Etat en mettant à la disposition de chaque ministre une Terios au lieu de Prados. Le sénateur Jean Charles dit constater que la pratique est toute autre : 6 blindées pour 2.5 millions de dollars américains, et 60 Prados pour les amis et la famille du président ont été commandées par celui-ci, a révélé le sénateur Moises Jean-Charles, qui invite monsieur Martelly à se ressaisir.

James Dufresne
gerdjineclaire@yahoo.fr

 

Martelly averti

25/07/2011

A l’issue d’une rencontre marathon à l’hôtel Karibe la semaine dernière, exécutif et législatif s’étaient entendus pour annoncer à la population la constitution, avant la fin de ce mois, d’un nouveau cabinet ministériel. L’annonce a été faite par le président de la République, Michel Martelly et le coordonateur de Inite, Joseph Lambert.
Certains parlementaires ont affirmé que le prochain nom que soumettra le Président pourra avoir la bénédiction du parlement, il suffit que le président fasse retrait de la candidature de Maitre Bernard Gousse.
Le sénateur du Nord, Moise Jean-Charles dit souhaiter que le président choisisse quelqu’un qui fait l’unanimité au sein de la societe. ”Il faut une discussion préalable avant un autre choix, selon le sénateur du Nord.
Certains craignent une opération ”bouyi vide” semblable à celle qui avait mis à la primature Jean Max Bellerive quelques 72 heures après la destitution de Michelle D. Pierre-Louis. ”Dans d’autres circonstances, la fin du mois ne verra pas l’installation du nouveau Premier Ministre” fait remarquer le sénateur de Lavni, Desras Simon Dieuseul.

James Dufresne / gerdjineclaire@yahoo.fr

 

FNE: le plus grand danger du mandat de Martelly

23/07/2011

Comme un torchon qui brûle silencieusement, le Fonds national pour l’éducation (FNE) existe aujourd’hui et fait murmurer les Haïtiens d’ici, mais surtout d’ailleurs. Nos compatriotes de l’extérieur ont été touchés dans leurs deux plus grands points d’attachement à leur famille en Haïti : leurs appels et leurs transferts.
Entre-temps, de 500 000, le nombre d’enfants que le président de la République rêvait de scolariser dès la nouvelle rentrée est passé à 100 000. Aussi la gestion de ce fonds, jusqu’ici placé en dehors du budget gouvernemental, augmente-t-elle l’anxiété et les suspicions des débiteurs indirects de « cette contribution » : la diaspora. À la fin de son mandat, Michel Martelly promet de permettre à 1, 5 million d’enfants haïtiens de prendre le chemin de l’école et d’y recevoir un plat chaud tous les jours. C’est l’objectif final poursuivi par son Fonds national pour l’éducation, lancé le 26 mai et mis en application à partir du 15 juin 2011.
Ce fonds est géré par un conseil de 15 membres, assisté par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque de la République d’Haïti (BRH). Avec un prélèvement de 0, 05 centimes sur tous les appels internationaux vers Haïti et de 1, 50 $ sur tous les transferts d’argent, ce fonds doit recueillir 144 millions de dollars américains, au bout des cinq ans de mandat du président Martelly.
Le chef de l’État et son entourage ont beau dire qu’il ne s’agit pas « d’une taxe » mais plutôt « d’une contribution », des parlementaires ainsi que d’autres secteurs de la société haïtienne continuent de réclamer une loi régissant cette nouvelle imposition. Michel Martelly a même tenté d’expliquer que c’est une formule « intelligente » qui a été utilisée pour ne pas taxer les ressortissants haïtiens, vu que « l’argent ne sortira pas directement du client mais des opérateurs ».
S’il est vrai que les compagnies téléphoniques sont les seules liées par le circulaire ayant annoncé ce « surplus tarifaire », ce sont les clients qui le paient et le supportent. Aucune diminution n’a été appliquée sur les profits des compagnies, le versement périodique de ce fonds réclamé par l’État n’est que le cumul des réductions (de minutes ou de montants reçus) supportées « directement » par les clients.
Les opérateurs de téléphonie mobile ont agréé l’idée de Michel Martelly qui les a rencontrés avant même son investiture. Seule la Natcom, qui pénètre à peine ce marché que certains croyaient saturé, a soulevé des objections quant à la fixation d’un « prix plancher » pour toutes les compagnies. Le remplaçant de la Téléco a fait valoir que ce serait un accroc au principe de la libre concurrence, vu que cela l’empêcherait de réduire ses prix par rapport à ses concurrents qui contrôlent déjà le marché.
Le projet d’éducation pour tous sera lancé d’abord dans le grand Sud avant de s’étendre au grand Nord, à l’Ouest et au Plateau central. Mais comment sélectionner les enfants les plus défavorisés qui doivent bénéficier du programme ? Cette question a maintes fois été posée et le Président s’est toujours contenté d’expliquer que la liste des enfants du Sud qui iront gratuitement à l’école en septembre prochain est déjà en préparation. Une équipe spéciale est chargée de la sélection.
Deux cent trente mille enfants du grand Sud n’ont pas encore fréquenté une salle de classe, selon une enquête commanditée par la présidence. Ainsi, même en réalisant son objectif de financer l’étude primaire pour 100 000 petits Haïtiens dans le Sud, le président Martelly atteindra moins que la moitié de la population concernée par son projet, ne serait-ce que dans un seul département.
La fourniture de matériel scolaire, la construction de nouveaux bâtiments scolaires, la formation des maîtres, la dynamisation du programme de cantine scolaire sont autant d’éléments qui doivent constituer le grand « package » de l’éducation gratuite pour tous. Dans le Sud, moins de deux mois avant la rentrée des classes, ces préparatifs sont encore peu visibles.
Entre-temps, aucun mouvement de protestation n’est enclenché au sein de la diaspora haïtienne, malgré les nombreuses insatisfactions exprimées. La réduction des minutes d’appels sur les cartes téléphoniques soulève bien des murmures, et une mauvaise gestion du FNE fera déborder un vase déjà rempli. Plusieurs de ceux qui acceptent ou critiquent à voix basse cette nouvelle imposition disent seulement espérer que des enfants iront effectivement à l’école et que ce projet annoncé tous azimuts ne sera pas qu’un feu de paille.
Parler de la diaspora haïtienne aujourd’hui, c’est parler de près de quatre millions de compatriotes qui, pour la plupart, attendent encore vainement une double nationalité qui leur a été promise par le président lui-même. Avec ses transferts d’argent, cette diaspora contribue pour près de 25 % au produit intérieur brut (PIB) et constitue pour plusieurs ménages en Haïti la première, voire l’unique source de revenus.
Après les scandales à répétition engendrés par des fonds divers, notamment le fonds Petrocaribe (197 millions, 163 millions), le FNE n’a droit ni à l’erreur ni à l’échec. Cette fois, ce ne sont pas les pays donateurs qui demanderont des comptes, mais le peuple souverain. D’ici ou d’ailleurs.

Eddy Laguerre / edgu85@yahoo.fr

 

EDITO

Haïti: Le peuple en renfort

Depuis quelques semaines, chaque week-end, le président Michel Martelly chausse ses bottes de mille lieues, bat villes et bourgades, refait campagne. Sanglé dans ses jeans délavés, chic dans sa chemise rose fraîchement repassé, armée de sa gouaille et de ses petits pas de danse, Tet Kale charme entre promesses fortes et menaces soft.
L’enjeu n’est plus de remporter les élections. C’est fait, Martelly est président depuis le 14 mai 2011. Ce n’est pas non plus de charmer les esprits. Ceux qui sont acquis à sa cause sont fidèles et resteront attachés à leur investissement émotionnel des années. Le but que poursuit le président est de capter des appuis, s’armer en prévision de sa bataille contre le Parlement.
Car Martelly a décidé de se battre. De ne pas négocier en position de faiblesse avec les députés et sénateurs qui entravent sa route. Son boulevard vers l’exercice du pouvoir.
On a comme l’impression que le marathon de la semaine dernière avec le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse, l’empressement de trouver une entente avant le lever du soleil, vendredi dernier, n’avait que pour but de permettre au président d’arriver à la réunion de la CIRH de vendredi avec un semblant d’accord. Une parade pour plaire à la communauté internationale. L’entente cordiale au bout de la nuit était une nouvelle à consommation instantanée.
Sinon comment comprendre que Gousse revienne avec autant de force dans la course, lui qui paraissait hors circuit. Sa sortie négociée comme une sortie de crise était donc une échappatoire. Un trompe-l’oeil.
En fait, Martelly semble préférer ne rien avoir s’il ne peut pas tout contrôler. Alors le temps qui passe ne lui coûte pas. L’excuse est déjà trouvée : s’il ne gouverne pas c’est la faute aux élus, aux hommes du Parlement.
Les parlementaires sont tout aussi obstinés dans leur entêtement à ne pas céder, obnubilés par leur droit de gouverner par ministres, directeurs généraux, délégués et autres chefs interposés. Nommés par leur soin, grâce à leurs gracieux appuis. S’ils ne peuvent pas tout avoir que personne n’ait plus qu’eux, semble être leur mot d’ordre.
La tournée présidentielle dans le Nord et le retour par la route ce lundi avec des arrêts meeting dans les principales villes de l’Artibonite augure d’une posture de bras de fer.
Les déclarations incendiaires de nombreux sénateurs du groupe des 16 dans les medias électroniques vont aussi dans le sens d’un gonfle bibit avan yon troke kòn.
Rien de bon pour le pays. Rien de bon pour les jours qui viennent. Tous les élus mettent leur mandat en jeu. Quelle façon originale de faire de la politique ! D’escarmouches en embuscades, savent-ils, nos élus, qu’un jour ils tireront trop fort sur la corde de notre patience?
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

Semaine du Tourisme, agenda du Président Martelly

25/07/2011 13:40:55

Haïti - Économie : Semaine du Tourisme, agenda du Président MartellyLe Président Michel Martelly est en tournée nationale dans le cadre de la semaine consacrée au développement touristique. Commencé dimanche au Cap-Haïtien, cette tournée le conduira successivement à Milot, Côte des Arcadins, Pétionville, Jacmel, les Cayes, Camp Perrin et Port Salut. À l’agenda du Chef de l’État plusieurs rencontres avec de nombreux opérateurs touristiques a qui, il exposera sa vision en terme de développement des régions sont prévus.
Agenda Présidentiel :
Semaine du développement touristique 25 au 30 juillet 2011
Lundi 25 Juillet : CAP HAITIEN et MILOT
9h00 am à 10h00 am
Rencontre avec les opérateurs touristiques et certaines autorités locales. Présentation de la vision à court terme : « Le développement de la région Nord comme destination touristique. »
10h30 am : Départ vers Milot
11h00am : Arrivée à Milot , cocktail dans les jardins du Palais Sans Souci. – Propos du Président de la République.
1h00 pm : Départ de Milot.
Mardi 26 Juillet : CÔTE DES ARCADINS/ PETION-VILLE
5h00 à 7h00 pm
Les opérateurs de la Côte des Arcadins reçoivent le Président lors d’un Cocktail – Présentation de la vision à court terme : « Le développement de la région de la Côte des Arcadins comme destination touristique. »
Mercredi 27 Juillet : PÉTION VILLE
6h00 pm à 8h00 pm Au Complexe La Promenade, Pétion- Ville lancement de la nouvelle édition de la revue touristique : « Magic Haïti », une initiative du quotidien « Le Nouvelliste » et de l’Association du Tourisme d’Haïti (ATH) qui a comme objectif de faire la promotion des différentes régions touristiques du pays auprès des visiteurs se trouvant déjà en Haïti (Expatriés, travailleurs de l’humanitaire, diaspora, Diplomates, investisseurs etc…)
Jeudi 28 Juillet, Région Sud : JACMEL
8h00 am : Départ vers Jacmel – Visite de l’aéroport.
9h00 am : Visite du débarcadère touristique au port de Jacmel – Visite à pied des deux rues à potentiel touristique « rues du commerce »
10h00 am : Table ronde avec les opérateurs touristiques. Présentation de la vision à court terme : « Le développement de Jacmel et ses environs comme destination touristique. »
11h30 am : Cocktail
1h00 pm : Départ de Jacmel.
Samedi 30 Juillet, Région Sud : LES CAYES / CAMP PERRIN/ PORT-SALUT
8h00 am : Départ vers Les Cayes
9h00 am : Rencontre avec les opérateurs locaux à Camp Perrin
Présentation de la vision à court terme : « Le développement de la région Sud comme destination touristique » : Les Cayes /Camp Perrin /Port Salut /Ile la Vache
10h30 am : Départ vers Port Salut
11h00 am : Inauguration du centre touristique « HOT SPOT » à Port Salut avec : Sport – Bar – Salle de jeux pour enfants – Discothèque en plein air – Restaurant etc.
1h00 pm : Départ des Cayes.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3443-haiti-politique-le-president-martelly-en-visite-dans-le-grand-nord.html
S/ HaïtiLibre

lundi 25 juillet 2011

25 juil

Miami Herald: la politique entrave la reconstruction d’Haiti

Michel Martelly doit s’efforcer de collaborer avec le Parlement pour établir un gouvernement fonctionel afin de faciliter la relance du pays et éviter une perte de confiance des partenaires étrangers. C’est ce qu’a affirmé le journal américain The Miami Herald, dans un éditorial daté du 24 juillet 2011 et intitulé “La politique entrave la relance d’Haiti”

Le Matin – 25/07/2011

Michel Martelly doit s’efforcer de collaborer avec le Parlement pour établir un gouvernement fonctionel afin de faciliter la relance du pays et éviter une perte de confiance des partenaires étrangers. C’est ce qu’a affirmé le journal américain The Miami Herald, dans un éditorial daté du 24 juillet 2011 et intitulé “La politique entrave la relance d’Haiti.”
Comme le signale le Miami Herald, la communauté internationale devient impatiente avec la “politique mesquine” qui “paralyse le gouvernement et suspends le procès de la reconstruction.” “Plus de deux mois après son accès au pouvoir, le début lent et décevant de Martelly constitue une grande inquiétude pour les donateurs étrangers, qui laissent entendre que l’impasse dans laquelle se trouve le gouvernement est maintenant un obstacle dans la relance d’Haiti,” écrit le journal, se référant à un communiqué issu par la communauté internationale vendredi. Ce communiqué, signé par plusieurs partenaires étrangers d’Haiti, affirme qu’il est “nécéssaire” pour les élus d’Haiti de “mettre de côté leurs différences et collaborer dans la reconstruction du pays.” À moins qu’ils ne fassent ceci, avise le journal, les partenaires étrangers ne pourront pas aider Haiti.
Le journal s’est montré très critique envers l’échec de Martelly à s’entrenir avec le Parlement pour trouver un premier ministre, ce qu’il “aurait du faire depuis le début au lieu de perdre du temps précieux à essayer de faire le Parlement approuver quelqu’un simplement parcequ’il le dit.” Martelly avait initialement choisi Daniel Rouzier pour assumer le rôle de premier ministre; le Parlement l’a rejeté à cause de doutes sur sa nationalité. Martelly a ensuite choisi Bernard Gousse, un “ancien ministre de la justice avec une réputation contreversée”, écrit le journal, dont 16 membres du sénat ont immédiatement opposés. Suite à ceci, Martelly “a grogné que ce rejet entrainerait un retard de six mois pour créer un gouvernement.”
“Ceci est innacceptable,” affirme l’éditorial. “De plus, c’est inutile.” “Il y a plusieurs candidats qui ont l’experience recquise et des qualifications politiques acceptables pour être confirmés et pour assumer le rôle de gérer les activités quotidiennes du gouvernement. Ils ne sont peut être pas des membres de la faction politique de Mr. Martelly, mais ceci ne devrait pas avoir d’importance. L’essentiel est de trouver quelqu’un qui puisse faire le travail.”
L’échec dans l’établissement d’un nouveau gouvernement est le plus critique, selon le Miami Herald, dans le domaine des logements. Haiti n’a toujours pas de stratégie pour transférer à peu près 600,000 sans-abris dans des logements permanents. “Mr. Martelly a mené sa campagne sur la promesse d’unir le pays. Si il n’y arrive pas rapidement, la suspicion qu’il n’est pas à la hauteur du travail ne va faire qu’augmenter.”
NCB/LM

 

Le Président Martelly, en visite dans le Grand Nord

25/07/2011 09:03:43

Haïti - Politique : Le Président Martelly, en visite dans le Grand NordDimanche, le Président Michel Martelly s’est rendu dans le Grand Nord, dans le cadre du lancement de la semaine consacrée au développement touristique. Il a été accueilli à l’aéroport du Cap-Haïtien par une foule imposante, avant de se diriger à pied vers la Place d’Armes sous les ovations et les applaudissements d’une foule partisane.
À l’entrée de la ville, des inconnus ont perturbé l’ambiance festive, en lançant quelques pierres et des bouteilles de verre en direction du cortège présidentiel « Il n’y a eu qu’un incident mineur où des individus mal intentionnés ont envoyé des bouteilles sur la foule qui marchait à pieds aux côtés du Président [...] Il n’y a eu aucun blessé » a commenté le Chef de l’État. La Police National d’Haïti (PNH) confirme avoir procédé à plusieurs interpellations d’individus suspects à la suite à cet incident.
Tout en réitérant ses promesses de campagne, le Président Martelly a annoncé des travaux de réhabilitation de la route Gonaïves/Cap-Haïtien. Il a tenu également à préciser, qu’il ne peut y avoir véritablement de pôle de développement dans le Nord, sans un aéroport aux normes internationales. À ce sujet, le Président à fait savoir que des démarches étaient en cours, concernant la prolongation de la piste de l’aéroport du Cap-Haïtien, afin de répondre à ces normes internationales. Outre des actions concrètes à poser afin de relancer le tourisme, le Président entend aussi exécuter des projets relatifs à l’éducation, à l’électricité, au logement et à la création d’emplois. C’est en ce sens qu’il annonce la création de 35,000 emplois à partir de l’inauguration du Parc industriel de Caracol en mars 2012 et la construction de 5,000 maisons décentes dans les environs.
Lors de son discours, le Président Martelly, a abordé la crise politique actuelle « il est important que les parlementaires ratifie le Premier Ministre pour débloquer le pays. Chaque jour qui passe c’est le peuple qui perd [...] je demande aux parlementaires de ratifier le Premier Ministre pour que je puisse avancer. Parce que chaque jour qui passe, Haïti rate beaucoup d’opportunité… » Le Chef de l’État a profité des circonstances pour démentir formellement des rumeurs, relayées dans certains médias haïtiens, qui faisaient échos à un éventuel désistement planifié de son Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Pour le Président Martelly, l’urgence de l’heure est d’offrir une meilleure image d’Haïti à travers le monde et de travailler afin de trouver un mieux-être pour le peuple haïtien. Il invite donc tous les secteurs à s’impliquer activement afin d’aboutir aux résultats escomptés au cours de son quinquennat. D’autres visites sont prévues cette semaine qui visent la relance de cet important secteur de l’économie nationale.
Parallèlement, la Premier Dame, Sophia Martelly a été accueillie par des femmes leaders à la délégation du Nord au Cap Haïtien. Elle s’est aussi rendu au Presbytère de Milot, pour une rencontre avec les Milotiens et, a visité l’Hôpital de la Convention Baptiste.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3168-haiti-economie-le-parc-industriel-du-nord-prend-forme.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

La CIRH à l’heure Martelly

25/07/2011 11:02:55

Haïti - Reconstruction : La CIRH à l’heure MartellyLa septième réunion de travail du Conseil d’administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) qui s’est tenue vendredi dernier, s’inscrivait sous le signe du changement et des nouvelles orientations souhaitées par le Chef de l’Etat afin d’améliorer la performance de la Commission.
L’une des priorités du Président Martelly, est d’actualiser le « Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement d’Haïti » adopté lors de la réunion des bailleurs de fonds à New-York en mars 2010. Cette actualisation fait l’objet d’un document en cours d’élaboration intitulé « Les Grands Chantiers pour le Relèvement et le Développement d’Haïti »
Ce document doit non seulement tirer les leçons de l’expérience de la CIRH depuis sa mise en place, mais aussi prendre en compte les priorités définies par les nouvelles autorités dont la relocalisation de plus de 600,000 personnes qui vivent toujours sous des tentes « Tous les efforts et moyens disponibles devront être déployés à cette fin » a souligné le Chef de l’État. Il recommande également une attention particulière à la reconstruction et à l’aménagement des écoles et autres établissements d’enseignements, notamment au niveau primaire.
Autre changement annoncé, l’allègement des procédures d’exécution des projets retenus, afin d’« obtenir au plus vite des résultats tangibles à grande échelle, susceptibles d’améliorer visiblement les conditions de vie de la population ». Le Président Martelly prévoit aussi de renforcer les structures techniques de la Commission. Dans cette perspective, une Directrice Exécutive a été nommée et six nouveaux membres représentant la Présidence [Patrick Rouzier, Laurent Lamothe, Klauws Eberwein, Serge Coles Jr, Karl Jean-Louis [Directeur exécutif de l’observatoire citoyen de l’action des pouvoirs publics (OCAPP)] et Harold Charles] remplacent, au sein de la Commission, ceux nommés par l’ex-Président René Préval. Un groupe de travail a par ailleurs été créé qui dans un délai de 60 jours, doit soumettre des propositions visant à dynamiser la Commission.
Selon le Chef de l’État, il est important de mettre en place, au sein de la Commission, des mécanismes pour accélérer la réalisation des projets prioritaires « en toute transparence et avec une efficacité accrue ». Il souhaite une meilleure coordination avec les ONG et la prise en compte de leurs activités afin d’« éviter les doubles emplois » ainsi que l’amélioration des services de communication de la CIRH pour une meilleure compréhension par le public de son fonctionnement et de ses réalisations.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3434-haiti-reconstruction-le-relogement-une-priorite-pour-martelly-la-cirh-et-le-frh.html
http://www.haitilibre.com/article-3436-haiti-reconstruction-martelly-demande-le-renouvellement-de-la-cirh.html
BF/ HaïtiLibre

Décès du Député Dionald Polyte (INITE)

25/07/2011 12:31:05

Haïti - Sécurité : Le Député Dionald Polyte (INITE) ne siègera plus au ParlementLe Député Dionald Polyte (INITE, circonscription Pestl / Beaumont) a succombé, ce lundi, suite à un tir accidentel d’un agent chargé de sa sécurité [selon les premières informations disponibles et sous réserve des conclusions de l'enquête à venir.]
Transporté d’urgence dans un Centre de Santé de Camp Perrin, le Député de 41 ans a rendu l’âme, quelques temps après son admission.
Selon un témoignage le garde du corps du Député n’était pas un policier et manquait d’expérience en protection de personnalité.
Le Député Dionald Polyte, était Membre de la Commission de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, de Décentralisation et de Développement frontalier et Membre de la Commission de l’Agriculture et de l’Environnement.
HL/ HaïtiLIbre

 

Haïti – Santé :

Début de la Première phase de réhabilitation de l’HUEH

25/07/2011 09:46:28

Haïti - Santé : Début de la Première phase de réhabilitation de l'HUEHSuite au protocole d’accord signé en septembre 2010 portant sur la réhabilitation de l’Hôpital Universitaire d’Etat d’Haïti (HUEH), http://www.haitilibre.com/article-1230-haiti-reconstruction-50-millions-pour-l-hopital-universitaire-d-etat-d-haiti.html fortement endommagé par le séisme du 12 janvier 2010, la première phase des travaux va enfin débutée. Avec une capacité de 500 lits, l’HUEH est le plus important hôpital du pays. Son fonctionnement est une nécessité pour la capitale haïtienne. La France et les États-Unis co-financeront ce projet [d’une durée de 4 à 5 ans] au coût de 53 millions de dollars dont 3,2 millions de dollars du Gouvernement haïtien.
Alix Lassègue, le Directeur Exécutif de l’HUEH a déclaré « nous allons démolir tous les immeubles qui ont été très endommagés et que nous ne pouvons plus utiliser. Par exemple, l’immeuble de pédiatrie, le laboratoire, une partie du service de médecine interne, des châteaux d’eau, une partie de la clinique externe. Dans les deux mois qui viennent tous ces immeubles vont être démoli.
Le nouvel hôpital ne sera pas pavillonnaire comme actuellement, ce sera une structure de deux étages [aux normes anti-sismiques] dans laquelle il y aura tout les services de base et les services spécialisés. Dans ce nouveau concept d’hôpital, il y aura beaucoup de service ambulatoire, par exemple vous venez le matin et vous repartez l’après-midi. Cela implique qu’il y ai un plateau technique, radiographie, laboratoire, scanner RMI, endoscopie seront disponibles, de façon à ce que la médecine ambulatoire soit un point essentiel. »
L’ambition des partenaires haïtiens est que cette réalisation constitue une référence en matière de formation, par la qualité de sa gestion et des soins qui y seront dispensés. Cette coopération franco-américaine en faveur de la réhabilitation de l’HUEH traduit l’esprit de solidarité qui prévaut autour de la reconstruction d’Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1162-haiti-sante-construction-d-un-hopital-de-15-millions-de-dollars.html
http://www.haitilibre.com/article-1094-haiti-espagne-accord-de-3-8-millions-d-euros-pour-un-nouvel-hopital.html
http://www.haitilibre.com/article-60-haiti-sante-une-douzaine-d-hopitaux-prives-en-difficulte.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Lettre ouverte de l’Association des Industries d’Haïti

25/07/2011 11:19:00

Haïti - Économie : Lettre ouverte de l’Association des Industries d’HaïtiL’Association des Industries d’Haïti (ADIH) exprime, dans une lettre ouverte adressée au Gouvernement, ses inquiétudes face à la situation de blocage politique dans laquelle se trouve plongé notre pays.
« [...] plus de 60 jours après l’installation du nouveau Président, nos dirigeants ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur le choix d’un Premier Ministre. Ce long retard, dans le processus de ratification du nouveau Chef de Gouvernement, engendre une situation de confusion et affecte le fonctionnement même de l’État.
Depuis quelques semaines, les industries nationales font face à la montée grandissante de la contrebande, en particulier le long de la frontière. Parallèlement, des dysfonctionnements de toutes sortes au niveau de la douane entravent les activités portuaires et retardent la livraison des marchandises, causant des pertes élevées aux importateurs. Certaines entreprises industrielles peuvent à peine fonctionner. La recrudescence des actes de banditisme, particulièrement au Centre-ville, jette la population dans le désarroi.
Cette situation constitue un obstacle majeur à la reprise des activités économiques tant souhaitée ainsi qu’à l’investissement si nécessaire pour la création d’emplois. Même la relance envisagée à travers le processus de reconstruction se trouve en péril, car certains fonds de la Communauté Internationale risquent d’être réaffectés en raison de la crise économique grandissante à l’échelle mondiale.
Convaincus que la création massive d’emplois est une priorité, nous nous tenons prêts à formuler des propositions concrètes au Gouvernement pour l’aider à atteindre ses objectifs de croissance économique. A notre avis, la mise en place d’une équipe gouvernementale ayant à sa tête un dirigeant compétent et répondant à des critères de moralité et d’intégrité reconnus par tous, sera un signal clair, que notre pays veut aller de l’avant.
Nous exhortons donc le Président de la République, les membres du Parlement, et tous les secteurs concernés, à tout mettre en œuvre pour parvenir à un accord en vue de doter le pays d’un gouvernement dans le meilleur délai, et d’éviter à la Nation, de sombrer à nouveau dans l’instabilité. »
Le Conseil d’Administration (ADIH)
En savoir Plus sur l’ADIH :
L’ADIH est une association à but non-lucratif regroupant les industries manufacturières en Haïti. Sa mission est la valorisation et le développement du secteur industriel en Haïti, sur des bases compétitives au plan mondial. Fondée en 1980, l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) est l’une des associations patronales les plus dynamiques. Elle compte aujourd’hui près d’une centaine de membres dans tous les secteurs de production de biens et services. L’ADIH est reconnue d’utilité publique. Elle est administrée par un Conseil d’Administration, et gérée par une Direction Exécutive. Le suivi des dossiers est réparti entre plusieurs comités.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti : la justice face à la détention illégale et la détention préventive prolongée

Lundi, 25 Juillet 2011 16:14

balancejusticePlus de 40 prisonniers, dont 11 femmes ont recouvré la liberté vendredi au pénitencier national,  dans le cadre du programme baptisé « Pas un jour de plus ». Ce nouveau contingent de prisonniers porte à 85 le nombre de prisonniers qui ont été libérés depuis le début de l’opération il y a une semaine. Certains des détenus libérés avaient été incarcérés pour vol  à main armées, association de Malfaiteurs et autres, a expliqué la doyenne du tribunal de première instance de Port-au-Prince Jocelyne Casimir qui était présente au pénitencier national.

« Le parquet de Port-au-Prince travaille d’arrachepied pour résoudre le problème de détention préventive prolongée et la détention illégale qui entravent le système judiciaire haïtien », a promis le commissaire Sonel Jean-François.

Le magistrat a expliqué que les opérations de mise en liberté des détenus qui ont déjà purgé leur peine se poursuivront. Selon le chef du parquet, des mesures sont en cours pour envoyer devant leur juge les prisonniers qui ne le sont pas encore.

La détention préventive Prolongée et la détention illégale ont toujours été des handicaps pour le système judiciaire haïtien. Des organisations des droits humains haïtiens et internationaux n’ont pas cessé d’attirer l’attention sur cette surpopulation carcérale et sur les conditions infrahumaines de détention en Haïti.

Jeudi, une dizaine de femmes prisonnières ayant déjà purgé leur peine avaient été libérée sur ordre du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince.

Cet ordre de libération, exécuté toujours en présence de la protectrice du citoyen et des substituts du parquet de Port-au-Prince, est inscrit dans le même cadre, celui de la lutte contre la détention préventive prolongée dans le pays.

 

Haïti-Post-séisme :

La surpopulation se renforce à Port-au-Prince

Enquête

P-au-P, 25 juil. 2011 [AlterPresse] — L’aide humanitaire concentrée à Port-au-Prince suite au séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et les initiatives centralisées à la capitale dans le cadre de la reconstruction amènent à une concentration plus élevée de la population dans cette ville, confirment des experts.

« C’est clair que la zone métropolitaine a atteint sa saturation », affirme le statisticien-démographe, Jacques Hendry Rousseau. Le secteur qui regroupe les communes de Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétion Ville, Tabarre et Cité Soleil, croit au rythme annuel de 4,5% l’an, souligne t-il.

« La concentration devient très importante et c’est une évidence rien qu’à la lumière de la présence physique dans les rues de Port-au-Prince. Et… on se rend compte que les quartiers populeux fourmillent d’individus », observe t-il.

Plus de 18 mois après la catastrophes qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et emporté 120% du PIB, les tendances migratoires ont abouti à un scenario qui laisse présager le pire, alors que les habitudes de construction n’ont pas évolué.

L’incroyable revient au galop

« Avant le séisme la densité dans l’aire métropolitaine était de 12 000 habitants par kilomètre carré et ceci a été (…) étroitement lié à la sévérité des dégâts du séisme », rappelle l’expert.

Au lendemain de la catastrophe si 600 mille personnes ont quitté l’aire métropolitaine principalement pour les villes de provinces, plus de la moitié était revenue 6 mois plus tard, attirée par l’aide humanitaire, notamment le Cash for Work. Mais à côté de cela, les perspectives de reconstruction ont joué un grand rôle.

Dans « Aide alimentaire, Environnement et migration en Haïti, après le 12 janvier », une étude publiée en mai 2011, Hancy Pierre rappelle que la migration a toujours existé en Haïti mais ne suscite l’attention qu’en période de crise. Selon lui la question de la migration est avant tout liée aux soucis économiques, très marqués dans les provinces.

« De nouvelles villes secondaires viennent jouer les fonctions commerciales et culturelles, en l’occurrence Pétion Ville et Tabarre, en raison du phénomène d’excroissance de la capitale. Port-au-Prince…est considéré comme un lieu de prestige. Ainsi le discours sur les opportunités de reconstruction d’Haïti a des effets significatifs sur le projet des ruraux de migrer vers Port-au-Prince », indique Hancy Pierre.

En réalité, à l’intérieur de la capitale et ses périphéries, la population a aussi énormément bougé. A Tabarre, 4 personnes sur 10 habitaient une autre commune de la zone métropolitaine avant le séisme, selon une enquête réalisée par le Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) . Une commune comme Pétion Ville a accueilli 14% des déplacés du secteur.

« Ce qui est important de souligner c’est que cette concentration urbaine s’accompagne de l’émergence de certaines poches de pauvreté dans les quartiers défavorisées à la périphérie urbaine », affirme Rousseau, soulignant que cette population croît « en dehors de l’habitat ».

Renforcement du chaos

Alors que les expulsions forcées et autres mauvaises conditions de vie ont notamment fait fuir des résidents de camps, certains sont revenus à la faveur des promesses de logements gratuits.

« Jusqu’à présent, on ne nous a rien dit. Ils ont dit qu’ils allaient donner de l’argent et des tentes, mais ils ne l’ont pas fait », raconte Myrlene Osias qui occupe un abri de fortune dans un camp à Carrefour Feuilles.

La maison qu’elle louait à Savane Pistache, toujours à Carrefour Feuilles, a été détruite lors du séisme, indique t-elle. Depuis quelques mois elle est venue s’installer dans un camp qui se vidait de certains de ses occupants, croyant qu’elle recevrait de l’aide pour se bâtir une maison.

« Ce n’est pas un endroit pour vivre, reconnait-elle. Les gens balancent les déchets n’ importe où. L’odeur est insupportable. Là bas, pas loin, il y a une latrine qui déborde et il n’y a personne pour la vider… On ne peut pas élever des enfants dans ces conditions. Ils grandissent et deviennent des délinquants… Je n’aime pas cette vie ».

En général les camps sont érigés au sein même ou non loin des quartiers d’origine. Mais l’exemple le plus inquiétant est celui de Canaan , une zone squattérisée au Nord de Port-au-Prince, et qui du jour au lendemain est devenu le plus gros bidonville du pays.

« Canaan n’est pas reconnu comme un camp de personnes déplacées par le Gouvernement d’Haïti. La terre a été déclarée ‘d’intérêt public’ par un décret présidentiel promulgué le 22 mars 2010 et le statut de ses résidents doit encore être clarifié », affirme le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son bulletin février-mars 2011.

Faute d’emploi, la plupart des 60 mille personnes habitant le site sont arrivés après le séisme et « beaucoup ont commencé à cultiver les terres autour de leur abri ou sur des zones inhabitées, afin de nourrir leur famille ».

La capitale est non seulement en train de s’étendre de manière incontrôlée mais aussi d’accentuer sa vulnérabilité notamment sur le plan environnemental. Les constructions anarchiques dans les hauteurs et le long du littoral rendent la capitale très vulnérable en période pluvieuse. Ceci a été démontré en juin dernier lorsque la ville a subi de sévères inondations au passage d’une onde tropicale.

Le pire à venir ?

« Avec la bidonvilisation, l’eau de pluie tombe sur du béton, des tôles des maisons et n’a même pas le temps de s’infiltrer dans le sol. L’eau dévale ainsi sur la ville. Or nous avons également construit au coeur de son exutoire », explique le ministre sortant de l’environnement, Jean Marie Claude Germain, évoquant les Cité de Dieu, Cité de L’eternel, bidonvilles situées le long du littoral.

« Et le phénomène actuel c’est que la capitale est prise en sandwich entre l’exutoire bouché et les constructions anarchiques en montagne. Et si on veut que la capitale demeure au même endroit, il faut des solutions drastiques, et même des délocalisations de personnes »

A coté des risques climatiques, les risques sismiques sont encore très forts, notamment pour la région métropolitaine. Selon les recherches, la faille Enriquillo qui traverse la capitale dans pratiquement toute sa longueur n’a pas encore libéré l’énergie qu’elle accumule depuis plus de deux siècles.

Cette situation soulève une fois de plus la nécessité de penser la reconstruction en tenant compte des grands problèmes du pays où des gravats laissés par le séisme restent encore à enlever, alors que les promesses faites à New York, soit 10 milliards de dollars, sont délivrées à la petite semaine.

Selon Jacques Hendry Rousseau l’aménagement du territoire est plus que jamais une « priorité ».

Le président de la République Michel Martelly, a dévoilé la semaine dernière son plan de logement basé sur 3 axes. Il s’agit de développer de nouveaux quartiers à l’intérieur et en dehors de la zone métropolitaine, restructurer et urbaniser les quartiers existant et densifier ceux qui sont déjà urbanisés en construisant en hauteur.

Cependant, si le président a signalé que ces axes seront intégrés « dans un cadre global d’aménagement du territoire », jusqu’ici les projets présentés, notamment « Kay pa m » , ne sont pas destinés aux pauvres et la question de l’aménagement du territoire n’est toujours pas concrétisée dans un plan.

« La reconstruction ne devra pas profiter qu’à Port-au-Prince. La reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines, et un code de construction définitif », fait savoir Martelly, promettant qu’une fois son gouvernement formé ce code définitif pourra être présenté et appliqué.

Plus de deux mois depuis son investiture, le président n’est pas arrivé à un accord avec le législatif pour mettre en place son gouvernement. Les différends politiques entourant le processus de validation du nouveau candidat à la primature, Bernard Gousse, semblent indiquer que le statu quo perdurera encore et la reconstruction gardera du plomb dans l’aile. [kft gp apr 25/07/2011 08:00]

 

Martelly ira en Argentine le 12 août

24/07/2011 08:21:04

Haïti - Politique : Martelly ira en Argentine le 12 aoûtSuite à la visite en Haïti du Ministre argentin des Affaires étrangères, Hector Timerman, ce dernier a déclaré « J’ai réitéré au Président de la République d’Haïti, Joseph Michel Martelly, l’engagement de l’Argentine, qui se manifeste concrètement dans la contribution qu’apporte notre pays en matière de coopération dans l’agriculture à travers le programme Pro-Huerta et d’autres initiatives de coopération en cours dans l’éducation, le logement, le renforcement des capacités…»
« Pour sa part, le président Martelly m’a remercié pour la réaction rapide de l’Argentine à l’occasion du 12 Janvier 2010, et en particulier pour le travail effectué à l’hôpital militaire de campagne argentin dans le soin des victimes, il a également souligné le caractère solidaire de la coopération de l’Argentine et son intérêt à l’approfondir lors de sa visite en Argentine le 12 août » a ajouté le Ministre argentin des Affaires étrangères.
Après le 12 janvier 2010, le gouvernement argentin a fait don à Haïti de 35 tonnes de semences de maïs et d’haricot, de 600 jeux d’outils et 5000 manuels de formation. Ces semences ont été distribuées à 17.000 familles dans 6 départements (Artibonite, Centre, Nord, Nord-Est, Ouest et le Sud-Est).
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti, le pays où il y a le moins de prisonniers !

24/07/2011 12:46:15

Haïti - Prisons : Haïti, le pays où il y a le moins de prisonniers !Haïti est le pays des Caraïbes où il y a le moins de prisonniers, c’est ce que nous apprend la neuvième étude intitulé « Liste mondiale de la population des prisons » portant sur 218 pays et territoire indépendants, publiée ce jeudi 21 Juillet par le Centre International d’Etudes Pénitentiaires, un partenaire de l’Université d’Essex.
Selon cette étude à la date du 31 décembre 2010 la population carcérale en Haïti était de 5,331, soit 55 prisonniers par 100,000 habitants, le taux le plus bas des caraïbes ! Notre voisin, la République Dominicaine affiche tant qu’à elle 21,050 détenus soit 213 par 100,000. La palme au niveau de la région caribéen est détenue par les îles vierges (US) avec 539 par 100,000. Tandis qu’au États-Unis d’Amérique se chiffre s’élève à 743 personnes par 100,000 habitants, soit un total de 2,292,133 personnes enfermées !
Toujours selon cette même étude, en Haïti, 67.7% de la population carcérale est en détention provisoire/prévenus [souvent depuis des années], 8.6% sont des femmes, 3.9% sont des mineurs [souvent ils sont détenus avec des adultes]. Il est aussi indiqué qu’il y a 18 prisons dans le pays et qu’en juin 2010 trois prisons étaient inopérants suite au 12 janvier 2010 et que la capacité du système carcéral est de 2,448 (à la date de mars 2009).
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3316-haiti-prison-le-titanic-pret-a-accueillir-700-passagers.html
http://www.haitilibre.com/article-2703-haiti-justice-detention-une-faible-amelioration.html
http://www.haitilibre.com/article-1669-haiti-justice-aberrations-du-systeme-judiciaire-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-1558-haiti-prisons-au-pays-des-grandes-evasions.html
http://www.haitilibre.com/article-1150-haiti-justice-mauvais-fonctionnement-du-systeme-judiciaire.html
http://www.haitilibre.com/article-1112-haiti-prisons-penitencier-national-0-5-m2-par-detenu.html
http://www.haitilibre.com/article-507-haiti-prisons-detention-des-femmes-cruelle-et-inhumaine-d-apres-l-onu.html
http://www.haitilibre.com/article-287-haiti-justice-detentions-preventives-tres-abusives.html
http://www.haitilibre.com/article-160-haiti-prisons-les-detenus-ne-sont-pas-consideres-comme-des-humains.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Micro-assurance pour le micro-crédit

24/07/2011 10:53:33

Haïti - Économie : Micro-assurance pour le micro-créditLa Caribbean Development Bank (CDB) est en train d’établir un fonds fiduciaire multi-donateur, pour appuyer la mise en place d’une micro-assurance, qui vise à fournir une assurance pour protéger le micro-crédit des emprunteurs en Haïti, contre les pertes résultant d’évènements naturels majeurs.
CDB agira à titre de fiduciaire et d’administrateur du fonds, Micro Insurance Catastrophe Risk Organisation Fund (MiCRO). Le Gouvernement du Royaume-Uni fera une contribution initiale de plus d’1.5 millions de dollars au fonds, et il est prévu, que d’autres donateurs contribueront à court et à moyen terme à ce fonds.
En Haïti, les institutions de micro-finance ont prospéré en offrant des prêts principalement aux travailleurs indépendants. Le séisme de janvier 2010 a eu un impact dévastateur sur les micro-entrepreneurs, qui ont connu des pertes d’actifs, de fournisseurs et de marchés. Le secteur de la micro-finance, qui soutien et stimule ces entreprises, a également subi des pertes considérables.
MiCRO, sera réassurée par Swiss Re, l’un des plus grands réassureurs et les plus diversifiés au monde et devrait contribuer entre autres, accroître la viabilité et la durabilité du secteur de la micro-finance en Haïti suite à des événements naturels majeur.
L’objectif de la Caribbean Development Bank  (CDB) est de contribuer à la croissance harmonieuse et au développement économique des pays membres de la Caraïbes et, de promouvoir la coopération économique entre eux, portant une attention spéciale et urgente aux besoins des membres les moins développés de la région.
La CDB finance des projets spécifiques aux niveaux national, sous-régional ou des programmes de développement régionaux dans des domaines comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sylviculture, la commercialisation, la fabrication, l’exploitation minière, le raffinage, le tourisme, les services d’exportation, le transport, le logement, l’éducation, l’eau, les égouts et l’infrastructure et les services liés au développement de ces secteurs de l’économie, la gestion des déchets, la protection de l’environnement et la réduction de la pauvreté. La République d’Haïti est le membre le plus récent de la Caribbean Development Bank , il l’a rejoint le 19 Janvier 2007.
HL/ HaïtiLibre

 

Emouvantes funérailles nationales pour Azor

Comme prévu, il a été distingué à titre posthume de l’Ordre national honneur et mérite, au grade de chevalier

Publié le samedi 23 juillet 2011

Les funérailles nationales du grand chanteur et tambourineur haïtien Lénord Fortuné dit Azor décédé le samedi 16 juillet dernier à Port-au-Prince, ont été célébrées samedi matin au Champ-de-mars selon un rituel vodou, en présence du chef de l’Etat, de représentants du parlement, du gouvernement, de plusieurs artistes, des membres du groupe musical « Rasin Mapou », des parents du défunt et de plusieurs centaines de fans de l’artiste.

La dépouille, arrivée sur les lieux à bord d’un carrosse tiré par un cheval, était exposée au milieu d’un péristyle vodou érigé en vue du déroulement de la partie spirituelle de la cérémonie présidée par le chef suprême du vodou haïtien, l’Ati national Max Beauvoir.

Avant cette phase de la cérémonie, le président Michel Joseph Martelly, a personnellement remis aux parents du défunt le certificat de la distinction « honneur et mérite, au grade de chevalier » qui lui a été décernée à titre posthume.

Des témoignages sur l’homme et l’artiste ont été produits à la tribune successivement par le producteur Fred Paul, l’ex-ambassadeur d’Haïti au Japon, Marcel Duret, qui a secondé l’artiste au cours de ses 10 prestations au pays du soleil levant) ; le chanteur et compositeur Boulo Valcourt ; la ministre de la culture et de la communication par intérim, Jocelyne Féthière Colimon et le frère ainé du défunt, François Fortuné dit « Ti Nonm » qui lui succède pratiquement à la direction du groupe musical.

La création d’un musée du tambour portant le nom de Azor, la création à travers le pays d’écoles d’apprentissage du tambour, le soutien à « Rasin Mapou » pour que le groupe survive et l’octroi d’une pension qui bénéficierait aux enfants du défunt figurent parmi les principales propositions faites par les intervenants.

Au nombre des artistes qui ont assisté à la cérémonie, citons, entre autres : Kessy du groupe Koudjay ; Frédo (Kanpèch) ; Richard Morse (RAM et membre du Cabinet de la présidence) ; le chanteur-vedette du groupe « Rasin » REV ; Ti Pay ; le lead-vocal et compositeur de Boukan Ginen, Eddy François.

La cérémonie a été clôturée par une brève prestation de « Rasin Mapou » avec la participation très remarquée de Jacques Maurice Fortère dit Wawa de « Rasin Kanga » au sein duquel Azor avait révélé son extraordinaire talent artistique avant de fonder sa propre formation musicale.

Pendant tout le déroulement du rituel, l’émotion était vive tant dans le public que sur les podiums aménagés en la circonstance au Champ-de-mars où des foules entières étaient électrisées, lors des défilés carnavalesques, par la performance de Azor et de son groupe. [jmd/Radio Kiskeya]

samedi 23 juillet 2011

23 juil

Haïti – Reconstruction :

Le relogement une priorité pour Martelly, la CIRH et le FRH

23/07/2011 10:44:51

Haïti - Reconstruction : Le relogement une priorité pour Martelly, la CIRH et le FRHHier, le Président de la République, Michel Martelly, à participé à la 7ème réunion du Conseil de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), durant cette réunion le Président a plaidé la cause des centaines de milliers de personnes vivant encore aujourd’hui sous des tentes, et a demandé aux personnes présentes de donner la priorité à ces gens là « Tous les efforts et les ressources disponibles seront nécessaires à cette fin. »
Le Président Martelly en a profité pour faire connaitre les intentions de son administration en ce qui a trait à la CIRH « Mon administration a l’intention de poursuivre cette collaboration fructueuse, en se concentrant sur des priorités claires, l’accélération du rythme d’exécution des projets et accroître de façon spectaculaire la quantité de ressources disponibles, en particulier les décaissements, afin de mieux répondre aux attentes légitimes du peuple haïtien. »
«…je vous demande d’accorder une importance toute particulière à la relocalisation des personnes qui sont toujours sous les tentes et les abris de fortune et qui mérites de retrouver des conditions convenables de vie dans les meilleurs délai » a demandé à la CIRH le Président Martelly, annonçant par la même occasion un programme pour 30000 personnes « À ce sujet je suis heureux d’annoncer qu’un programme spécial et de grande envergure sera entreprit sous la direction conjointe de la Présidence, des mairies et des autres partenaires nationaux et internationaux pour permettre à 30000 personnes de rejoindre leur quartier d’origine et de vivre dans des logements décents et des quartiers urbanisés. Ce projet est axé sur la réhabilitation de 16 quartiers liés à 6 camps prioritaires [...] » Concernant la reconstruction de la capitale il demande que des crédits soient octroyés directement aux victimes « Ensuite la reconstruction de Port-au-Prince et des ville touchées par le séisme devra accorder des responsabilités et un rôle plus important au secteur privé en fournissant directement aux victime du 12 janvier les crédits et autres financements nécessaire à la reconstruction des maisons et immeubles qu’ils ont perdu…» a demandé le Président Martelly.
Parallèlement, Josef Leitmann le gestionnaire du Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) a dit qu’Haïti va utiliser la majorité des fonds pour reconstruire les quartiers ravagés par le 12 janvier 2010. Déclarant que la nouvelle stratégie permettra de faire sortir quelques-uns des 634 000 personnes qui vivent encore dans les camps. Il a également déclaré que les gens recevront également des prêts pour les aider à la réparation de leur logement, ainsi les autorités n’auront plus à s’inquiéter de la sécurisation des terres dans la capitale surpeuplée qu’est Port-au-Prince.
Moins d’un an après sa création, le Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) a alloué 237 millions de dollars pour financer 14 initiatives de reconstruction, ou 71 pour cent des 335 millions de dollars reçus par les bailleurs de fonds, selon le premier rapport annuel du Fonds, publié aujourd’hui.
« Un solide soutien financier est essentiel pour s’assurer que le processus de reconstruction répond aux priorités clés d’Haïti en termes d’agriculture, de la création d’emplois, du climat des investissements, du logement et de l’éducation. En partenariat avec des institutions comme la FRH, nous nous engageons à reconstruire en mieux, efficacement et pour le bénéfice de tous les Haïtiens », a déclaré Michel Martelly dans le rapport.
« Dans la première année, nous avons construit une base solide pour mobiliser et allouer les ressources efficacement. Cependant, d’énormes défis demeurent. Beaucoup de besoins de reconstruction sont urgents et la capacité de la mise en œuvre doit être renforcée » a déclaré Josef Leitmann, le gestionnaire du FRH.
HL/ HaïtiLibre

 

La ministre Lassègue tire sa révérence

23/07/2011 11:33:00 Auteur(e) La Redaction

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Après 18 mois au service du gouvernement et de la population haïtienne, la ministre de la Culture et de la Communication, qui s’est toujours distinguée par son savoir-faire et son charisme, tire sa révérence. Pour des raisons de santé, Marie Laurence Jocelyn Lassègue laisse le gouvernement pour se faire soigner de la sclérose en plaques dont elle souffrait depuis un certain temps.
« Je devais subir deux (2) traitements médicaux importants au cours des mois de juin et de juillet 2011; j’allais profiter du changement de gouvernement pour les faire. J’ai annulé le premier rendez-vous. Je ne peux reporter le second, déterminant pour l’avenir de ma santé. Je me déplacerai donc le samedi 23 juillet », selon une correspondance de Mme Lassègue, adressée au chef du gouvernement démissionnaire, Jean-Max Bellerive, dont une copie a été envoyée au président de la République.
« Je me vois dans l’obligation de vous informer que j’arrêterai de liquider les affaires courantes, le 22 juillet 2011 », poursuit cette lettre en date du 11 juillet. Mme Lassègue a conclu sa correspondance en souhaitant que le prochain gouvernement soit installé le plus tôt possible.
La ministre démissionnaire a également adressé une correspondance avec pratiquement le même contenu aux différences associations de femme du pays.
« Ne vous inquiétez pas pour moi », a-t-elle dit au Nouvelliste ce vendredi 22 juillet moins de 24 heures avant son départ pour le Canada, où elle doit se faire soigner de la sclérose en plaques. Avec une telle maladie, personne ne saura réellement comment elle a fait pour remplir sa fonction avec tant d’efficacité. Marie Laurence Jocelyn Lassègue, dite Lolo, doit se retirer pendant quelque temps pour suivre son traitement dans le calme et loin des pépins quotidiens.

La sclérose en plaques : qu’est-ce que c’est?
La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière. Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables : engourdissement d’un membre, troubles de la vision, sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos, troubles des mouvements, etc.
Le plus souvent, la sclérose en plaques évolue par poussées, au cours desquelles les symptômes réapparaissent ou de nouveaux symptômes surviennent. Au bout de quelques années, les poussées laissent des séquelles (symptômes permanents) qui peuvent devenir très invalidantes. La maladie peut en effet porter atteinte à de nombreuses fonctions : le contrôle des mouvements, la perception sensorielle, la mémoire, la parole, etc.
Diagnostic
Il n’y a pas de test qui permette de diagnostiquer de façon certaine une sclérose en plaques. D’ailleurs, les erreurs diagnostiques restent fréquentes, car de nombreuses maladies peuvent se manifester par des symptômes ressemblant à ceux de la sclérose en plaques.
Sources : passeportsanté.net

Robenson Geffrard – Le Nouvelliste

 

Haïti: la commission de reconstruction prolongée

23/07/2011 11:20:00 Auteur(e) La Redaction

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PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le président d’Haïti demandera à la commission qui supervise la reconstruction post-séisme de prolonger son mandat d’un an, a annoncé un responsable mercredi.

Michel Martelly en fera officiellement la demande vendredi lors d’une réunion du conseil d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, selon un responsable du gouvernement.

La commission a été mise sur pied plusieurs mois après le séisme dévastateur de janvier 2010, dans une volonté de coordonner les projets de reconstruction et d’assurer une certaine transparence du processus. La commission est coprésidée par l’ancien président américain Bill Clinton et par le premier ministre haïtien sortant, Jean-Max Bellerive.

Le mandat de 18 mois de la commission doit arriver à échéance en octobre. Le conseil d’administration de la commission devra approuver le prolongement de son mandat.

Plusieurs Haïtiens se plaignent que la commission n’en a pas fait assez pour accélérer la reconstruction des zones dévastées par le séisme. Un an et demi après la catastrophe, des dizaines de milliers d’Haïtiens vivent toujours sous des tentes dans de nombreux camps improvisés de la capitale.

 

Haïti – Reconstruction :

Insulza prône un grand accord national

23/07/2011 08:37:56

Haïti - Reconstruction : Insulza prône un grand accord nationalLe Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) José Miguel Insulza, a offert aujourd’hui son ferme soutien aux travaux de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et a appelé tous les secteurs du pays et des pays coopérants à soutenir les plans pour la reconstruction devant être entrepris par le gouvernement du président Michel Martelly.
Lors d’une réunion de la CIRH ouverte par le président Martelly et dirigé par le Premier ministre Jean-Max Bellerive et l’ancien président américain Bill Clinton, le secrétaire général Insulza a déclaré que la réalité vécue dans le pays des Caraïbes impose la nécessité d’un grand accord national pour fournir des bases solides à la planification qui sort des travaux de la CIRH en support à la reconstruction post-séisme et pour renforcer la démocratie.
Le chef de l’OEA a affirmé qu’avec le changement de gouvernement de l’ancien président René Préval au président Martelly une nouvelle étape s’ouvre en Haïti "marquée par de grands défis" nécessitant des accords entre l’exécutif et le législatif qui renforceront la gouvernance du pays. Sur ce, il a suggéré que dans une perspective de réaliser des progrès sur le développement socioéconomique, il est fondamental d’avoir un accord national entre le Gouvernement et toutes les forces politiques sur des questions fondamentales, telles que la réforme de l’éducation, et la génération de politiques publiques sur ce sujet et d’autres questions.
Le secrétaire général Insulza a souligné la responsabilité de tous les acteurs politiques haïtiens d’entamer un dialogue afin de parvenir à un accord sur la gouvernance et des questions d’intérêt pour la population. Pour que le Gouvernement soit efficaces, dit-il, il sera nécessaire de chercher de nouvelles façons de faire de la politique et de faire des compromis entre les branches exécutive et législative. En ce sens, a-t-il soutenu, le dialogue est essentiel.
Assurer cet accord en Haïti est crucial pour mettre le pays sur la voie de la paix sociale, du développement économique et de la gouvernance démocratique, a déclaré le chef de l’organisation hémisphérique. Pour établir une telle politique, a-t-il ajouté, il est nécessaire de la soutenir avec un projet société spécifique, où les valeurs de la démocratie, de la justice et de la citoyenneté soient assurées avec des objectifs concrets à court et à long terme.
Élaborant sur ce sujet, le représentant de l’OEA a déclaré que cette Organisation continue à être impliqué et engagé avec Haïti sur des projets de grande envergure tels que les registres civil et électoral, et aller de l’avant avec un projet de grand impact, comme le cadastre, tout ceci cherchent non seulement à renforcer les institutions démocratiques, mais aussi à ouvrir d’incalculables possibilités d’investissements étrangers dans le pays, et la création d’emplois en conséquence.
Le secrétaire général Insulza a mit une emphase particulière sur l’enregistrement des personnes dans un registre civile exhaustif. Ce projet permet non seulement d’identifier une personne, mais aussi de lui donner la citoyenneté, donc de donner aux citoyens la pleine jouissance de leurs droits constitutionnels, notamment, mais non exclusivement le droit de vote, et en même temps fournir à chaque citoyen un manteau juridique pour défendre ses droits devant la loi, quelque chose qui est indispensable pour donner une subsistance au pacte politique.
Sur le registre foncier, il a déclaré que le cadastre est un autre pilier des plans futur d’Haïti, en étendant la base juridique de la propriété privée ainsi que de la propriété publique dans la reconstruction et la planification de son territoire national, ce qui permettra non seulement le développement économique, mais aussi une plus grande capacité institutionnelle de planification, de collecte de l’impôt, et une réduction du nombre de litiges grâce à l’expansion et l’application de l’État de Droit.
Pour en revenir à son point central, le chef de l’OEA a appelé le secteur privé haïtien à s’engager dans les plans de développement conçus par le gouvernement du président Martelly, car il considère que le partenariat public-privé est fondamentale pour qu’il est une reprise économique pour cette nation.
Enfin, le Secrétaire général a appelé à l’amélioration de la canalisation des ressources de la coopération internationale, qui sont fondamentales pour la reconstruction, et a décrit cet effort comme un défi incontournable. Il a dit que les doutes sur l’administration des ressources doivent être effacé par une action coordonnée et transparente, et il a salué l’annonce par l’ancien président Clinton de la création de mécanismes spéciaux pour l’amélioration de cette gestion.
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito


Bill Clinton a-t-il changé la donne ?

Haïti: Après plusieurs jours de durcissement de ton, le groupe des 16 sénateurs est, selon toute vraisemblance, parvenu à un accord avec le président Michel Martelly pour l’installation d’un gouvernement à la fin de la semaine prochaine. Ni Michel Martelly ni Joseph Lambert, les deux hommes d’Etat qui ont pris la parole à l’issue des pourparlers qui ont duré plusieurs heures au Karibe Convention Center, n’ont fait référence au Premier ministre désigné, Bernard Gousse, qui a déposé ses pièces au Sénat jeudi.
Le silence observé sur la personne de Gousse comme Premier ministre ne peut en aucun cas nuire à la poursuite des négociations. Si effectivement un nouveau gouvernement sera investi dans ses fonctions à la fin de la semaine prochaine, il n’y a pas de doute sur le triomphe de Gousse. La commission spéciale chargée d’analyser ses pièces commence déjà les investigations nécessaires sur le dossier. S’il peut s’agir d’un nouveau Premier ministre qui doit être désigné, nécessairement, il faudrait le retrait de Gousse dès maintenant. Dans le cas contraire, Gousse conserve toute sa chance.
L’impatience de la plupart des diplomates étrangers accrédités à Port-au-Prince sur l’absence d’un Premier ministre légitime pour faire fonctionner la machine gouvernementale, la déclaration de l’ambassadeur américain Kenneth Merten sur l’absence d’une quelconque aversion américaine contre Gousse pourraient être les éléments moteurs du revirement des 16 sénateurs du Groupe des parlementaires pour le Renouveau (GPR) et alliés, dans le cadre de la ratification du choix du Premier ministre désigné. Dans les couloirs du Parlement, certains députés ne sous-estiment pas la présence de l’ancien président Bill Clinton, actuel coprésident de la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), dans la nouvelle donne des rapports entre le parti majoritaire au Parlement et le nouveau pouvoir.
Le succès des négociations va permettre au chef de l’Etat de mieux comprendre la complexité des rapports entre l’exécutif et le Parlement. Le poids d’un parti majoritaire en face d’un président légitime sera mieux cerné par le président Michel Martelly. Sans aucun doute, la bande à Lambert va bénéficier d’une présence remarquable au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Dans tous les pays à régime d’assemblée, la cohabitation entre un gouvernement proche du chef de l’Etat et une majorité parlementaire est inévitable. Quatre, cinq ou six ministres du GPR au sein du nouveau gouvernement ne doivent constituer aucun handicap pour l’équipe de Martelly, en attendant l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat afin de pouvoir dégager une nouvelle majorité au sein de cette assemblée législative.
Martelly a-t-il bien appris les leçons de la réalité politique et institutionnelle du pays, marquée par des intérêts politiques divergents et qui constituent la pièce maîtresse de notre culture politique ?

Lemoine Bonneau / bonneau@lenouvelliste.com

 

CIRH : un cheval malade mais « indispensable » !

 

Le président Martelly

(Photo: AFP)

L’ancien président américain Bill Clinton

(Photo: AFP)

 

 

C’est clair. Il n’y a plus de nuages à l’horizon pour la CIRH. Le président Michel Joseph Martelly veut une prolongation d’un an du mandat de cette commission au bilan mitigé. Sans traîner. Toutes les instances, tant nationales qu’internationales, sont appelées à mettre la main à la pâte, enjoint le chef de l’Etat, s’exprimant à une nouvelle réunion du conseil d’administration de la commission, vendredi 22 juillet 2011, à l’hôtel Montana.
L’empressement et le ton doucereux du président Martelly montre qu’il poursuit un objectif : ne pas interrompre le flot de l’aide à la reconstruction d’Haïti. Et, stratégie oblige, il croit qu’il est essentiel de mettre en oeuvre le « Plan d’action pour le relèvement d’Haïti », d’actualiser les « Grands chantiers pour le relèvement et le développement d’Haïti » initiés par le Premier ministre sortant Jean-Max Bellerive.
Il est, selon Michel Joseph Martelly, crucial de parvenir à alléger les procédures d’exécution des projets retenus, de manière à obtenir au plus vite des résultats tangibles -à grande échelle- en vue d’améliorer visiblement et profondément les conditions d’existence de la population.
Le même tempo
« Si la CIRH est renvoyée alors qu’il y a des fonds promis non décaissés, chaque bailleur peut revenir sur les promesses faites », craint Jean-Max Bellerive, gonflé à bloc derrière le président Martelly et son projet d’étendre le mandat de la CIRH. Un des instruments pour financer des projets approuvés, la CIRH donne des garanties de transparence aux différents donateurs qui ont des comptes sur l’utilisation des fonds alloués à Haïti.
« Je ne dis pas que c’est l’unique structure qui peut exister. Mais renvoyer la CIRH nous fera perdre du temps dans des discussions avec nos partenaires internationaux pour monter une nouvelle structure », prévient aussi Bellerive, fier que les techniciens haïtiens et cadres de la fonction publique aient été très présents à cette réunion du conseil d’administration.
La CIRH, selon le rapport d’évaluation présenté à cette session, révèle que 87 projets d’une enveloppe de 3,2 milliards de dollars ont été approuvés. Et quelque 1.7 milliard ont été décaissés, ajoute Jean-Max Bellerive, l’air peu sûr de ces chiffres.
Oui à la CIRH et à l’aide des USA
Thomas C. Adams, coordonateur de l’aide des Etats-Unis à la reconstruction d’Haïti, est favorable au maintien de la CIRH dont le « processus d’audit interne s’est renforcé ». « C’est une bonne chose », confie M. Adams, favorable cependant à un plus large engagement du gouvernement dans la reconstruction.
« Nous supportons Haïti qui a beaucoup de support au Congrès des Etats-Unis. Et le Congrès fait ce que le peuple américain veut », rassure Thomas C. Adams, à un moment où la situation économique aux Etats-Unis est peu reluisante, sur fond de bataille entre les républicains et le président Barack Obama concernant l’augmentation du plafond de la dette américaine.
Optimiste lui aussi, le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, se réjouit de la volonté du président Martelly de solliciter du Parlement cette prolongation d’un an pour la CIRH.
Si Martelly s’embarque à fond pour obtenir cette prorogation, il mise aussi sur l’avenir. « Il nous faut dès maintenant commencer à définir les attributions, la mission et l’architecture de l’entité qui devrait succéder, de manière pérenne, à la CIRH conformément à la loi du 19 avril 2010», explique-t-il, comme s’il reconnaissait que la CIRH est un cheval malade que l’on ne peut pas se résoudre à faire piquer par le vétérinaire …
Roberson Alphonse

 

Martelly et les 16 d’accord pour la formation d’un nouveau gouvernement, la semaine prochaine

Le chef de l’Etat et les Sénateurs laissent planer le doute sur un éventuel maintien du Premier ministre désigné, Bernard Gousse, dont le processus de ratification a été enclenché jeudi au Sénat

Publié le samedi 23 juillet 2011

Le Président Michel Martelly et les Sénateurs du groupe des 16 ont, avec des différences de formulation non négligeables, annoncé vendredi avoir trouvé un accord en vertu duquel le pays sera doté la semaine prochaine d’un nouveau gouvernement, sans révéler le nom de son chef qui pourrait ne pas être Bernard Gousse.

S’exprimant à l’issue de la septième réunion plénière de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il a souhaité le renouvellement du mandat pour une année supplémentaire, le chef de l’Etat a expliqué que les deux parties se sont séparées sur ce compromis vendredi soir, lors de leur deuxième round de négociation au Karibe Convention Center.

Interrogé sur une éventuelle mise à l’écart de la candidature, toujours dans l’impasse, de son actuel Premier ministre désigné, Michel Martelly s’est refusé à tout commentaire. Il s’est contenté de souligner que la priorité de la Présidence et du Parlement est de rendre possible la scolarisation de 100.000 enfants, dès le mois de septembre.

Toutefois, le Sénateur Evallière Beauplan, l’un des ténors du groupe des 16 farouchement opposé à la nomination de Bernard Gousse, a laissé entendre que le chef de l’Exécutif allait faire choix d’un nouveau Premier ministre, sans être précis sur ce point.

Affirmant que cette décision serait effective d’ici lundi, le parlementaire du nord-ouest estime que le pays a besoin d’un rassembleur capable de réunir autour de lui tous les secteurs.

Pour sa part, son collègue Desras Simon Dieuseul a indiqué que les deux pouvoirs ont pris l’engagement de mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale au plus tard le week-end prochain.

"Avec ou sans Bernard Gousse, l’on parviendra à un déblocage de la situation politique", a déclaré le Sénateur du Centre arguant qu’il est grand temps d’apporter des réponses aux souffrances du peuple haïtien.

Depuis son accession en mai dernier à la Présidence d’Haïti, l’ancien chanteur Michel Martelly dit "Sweet Micky" s’est révélé incapable de dégager une majorité parlementaire capable d’assurer la ratification d’un Premier ministre et l’application de son programme de gouvernement.

Le choix de l’homme d’affaires Daniel Rouzier s’était soldé le mois dernier par un échec retentissant à la Chambre des Députés. spp/Radio Kiskeya

 

Haiti – Environnement :

Visite officielle au parc de Martissant

23/07/2011 09:41:16

Haiti - Environnement : Visite officielle au parc de MartissantCe mercredi, le parc de Martissant a accueilli une visite de la Délégation de l’Union européenne, de la directrice générale de la Commission européenne – Développement et coopération – EuropeAid (DEVCO), de représentants de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), de l’Agence française de développement (AFD), du Ministère des Travaux publics, des transports et des communications (MTPTC) et du Secrétariat du Comité interministériel pour l’aménagement du territoire.
Accompagnés par l’équipe de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), cette délégation s’est rendue sur le terrain afin de visiter les travaux réalisés par le Groupe de Recherche et d’Échanges Technologiques (GRET) sur la ravine Leclerc. Après avoir discuté des questions relatives au drainage dans la zone, les visiteurs se sont dirigés vers l’habitation Leclerc. En aval de la ravine Leclerc, ils ont pu voir les autres canaux et dégraveurs réalisés dans le parc. Ils se sont également rendus dans l’ancien hôtel « résidence Pauline » où la FOKAL projette de réaliser un centre communautaire.
Les bureaux du projet ont accueilli la délégation pour détailler les différents projets en cours et repérer, sur une carte, la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) et ses défis. Cette Zone d’aménagement concerté fait actuellement l’objet d’une étude de schéma d’aménagement, sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère des travaux publics, des transports et des communications.
Enfin, la visite s’est achevée avec l’équipe du projet de gestion de déchets financé par l’Union européenne. L’équipe a présenté le travail accompli dans la zone depuis le lancement du projet en juillet 2010 : ce travail consiste à sensibiliser et former les écoliers et les personnels des écoles du quartier, mais aussi à mettre en place un système de ramassage des déchets en collaboration avec le Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS).
Les visiteurs se sont dits très satisfaits de la visite et ont constaté que le projet de Martissant était porteur d’espoir, non seulement pour le quartier, mais au regard du défi que représente la reconstruction de la capitale dans son ensemble.
HL/ HaïtiLibre / FOKAL

 

L’horizon s’obscurcit pour Gousse?

Ça y est. Le processus de ratification est enfin lancé. Après trois reports successifs, le Premier ministre désigné a finalement fait le dépôt de ses pièces au Sénat de la République ce jeudi 21 juillet dernier. Bernard Gousse sera coûte que coûte fixé sur son sort, bien que plusieurs secteurs l’aient rejoint en cours de route.

Le Matin – 22/07/2011

 Alors que le Premier ministre désigné, Bernard Honorat Gousse, fait le dépôt de ses pièces au salon diplomatique du Sénat, les négociations se poursuivent entre le président de la République et les seize sénateurs anti-Gousse. Des pièces réunies depuis plus de deux semaines sont finalement remises à la commission spéciale chargée d’étudier le dossier du très contesté Bernard Gousse. Entre-temps, les différents protagonistes révisent leurs stratégies et le temps n’est plus un facteur sur lequel ils peuvent compter. L’après-Gousse se négocie-t-il déjà ?
Les nuits ou les jours qui se sont succédé ne semblent apporter aucun conseil. Les enchères sont plus que jamais à la hausse. Mais à quel prix ? Maître Gousse n’entend ni abandonner ni changer de position. Le groupe des 16 pétitionnaires non plus. Pas question de se rétracter, et les négociations sont encore vaines malgré un certain assouplissement entre les parties. On s’interroge donc sur la poursuite du processus. Farce ou malice de très mauvais goût, l’Haïti de Martelly ne décolle toujours pas. Nous avons du temps, nous prenons tout notre temps.
En quoi l’analyse des pièces de Bernard Gousse est-elle importante dans le contexte actuel ? Pour la consommation du public, pour la continuité du processus administratif. Pas de changement dans les positions. Le groupe des 16 reste sur la corde raide. Les pétitionnaires continuent de tenir tête et ne veulent pas capituler. « C’est toute une carrière politique qui se joue », de l’avis de l’un des sénateurs du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) ayant requis l’anonymat. Les jeux sont faits et le sort de Bernard Gousse serait déjà scellé par les pères conscrits, même si les négociations se poursuivent. D’autres noms seraient déjà évoqués pour ouvrir d’autres perspectives. Gousse est-il déjà du passé ?
Le processus de ratification suivra peut-être son cours après le refus du prétendant à la primature de désister. Cependant, il est clair qu’une entente entre les deux parties est encore loin. La nation attend, la communauté internationale aussi, les bailleurs de fonds également. Ce jeu de cache-cache n’accouchera probablement pas de ce tandem qui serait, selon certains, très explosif pour la nation. Toutefois, Bernard Gousse persiste et signe: la primature le hante plus que jamais. Mais l’entourage de la présidence lui tourne peu à peu le dos.
Martelly et le Groupe des 16 : quelle alliance?
Vingt-quatre heures avant le dépôt des pièces du Premier ministre désigné, une séance de travail marathon de plus de sept heures s’est tenue entre les sénateurs anti-Gousse et le président Michel Martelly. Cette rencontre, pour le moins houleuse, n’a pas abouti aux résultats escomptés. Néanmoins, les deux parties ont adouci leur position. Sur quoi exactement ? Personne ne le sait. « Les intérêts supérieurs de la nation doivent être privilégiés », a argué le chef de la majorité au Parlement, Joseph Lambert, fin négociateur et maître du temps au Parlement. Tout peut être joué.
Le président Martelly et les quinze (hormis le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles) se sont engagés à revoir leur position initiale en marge des grandes séances du mercredi 20 et du jeudi 21 juillet à l’hôtel Karibe Convention Center. Mais, malgré plusieurs heures de débat, les deux parties sont reparties bredouilles. L’issue est très loin d’être trouvée et le bout du tunnel semble encore loin. Les épisodes continuent dans le feuilleton Gousse, en passe d’être mis à l’écart.
Bernard Gousse, appelé d’urgence pour une mise au point au cours de la première séance, est reparti avant la fin de la rencontre, le visage crispé et sans piper mot aux journalistes qui faisaient le pied de grue sur la cour de l’hôtel. Embarrassé et un peu empoté, l’homme de loi paraît à bout de patience et fatigué des tractations en cascade encore stériles. Mais M. Gousse laissera-t-il le terrain aux jusqu’au-boutistes ? Ancien GNBiste, il veut probablement être vaincu les armes à la main.
Le forum du secteur privé des affaires (Fesa) n’entend pas laisser seul le probable futur chef de la Villa d’accueil. Le groupe des 16 avait rencontré, peu avant la rencontre avec le chef de l’État, une délégation du Fesa. Ont été présents, le président de l’Association professionnelle des banques (APB), Maxime. D. Charles, le président de la Chambre de commerce franco-haïtienne, Grégory Brandt, et les banquiers Carl Braun (Unibank) et Gladys Coupet (City Bank). Au cours de cette rencontre, les sénateurs pétitionnaires ont rejeté toute responsabilité dans la crise qui sévit dans le pays et se sont dit prêts à travailler pour sortir le pays du marasme politique.
Le flou persiste sur tous les fronts. Bernard Gousse persiste et s’accroche. Son passé politique fait couler encore des flots de salive du côté du Centre interaméricain des droits humains (CIDH), qui lui reproche des exactions commises au cours de son ministère. Plus les jours passent, plus les chemins qui mènent à la primature semblent s’éloigner de l’un des fils authentiques de la basoche. Le duel continue entre Bernard Gousse et le GPR. Personne ne veut perdre la face.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

vendredi 22 juillet 2011 (2)

22 juil

Haïti – Justice :

Opération de police au CEP, ils n’étaient pas là

22/07/2011 10:56:02

Haïti - Justice : Opération de police au CEP, ils n'étaient pas làHier, jeudi des policiers du Bureau de Recherche et d’Intervention (BRI), un corps spécialisé de la Police Nationale d’Haïti ont investis les locaux du Conseil Électoral Provisoire (CEP), suite aux mandats d’amener émis contre le Président du CEP, Gaillot Dorsinvil, et deux conseillers de l’institution, Ribel Pierre et Leonel Raphaël par le Commissaire du Gouvernement.
«…Puisque la loi met à notre disposition ce qu’on appelle, le mandat d’amener, nous allons les contraindre à ce présenter au Parquet pour que nous puissions les entendre sur les faits qui leur sont reproché [...] Nous avons donné des instructions à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), pour qu’elle appréhende et amène en l’état, au Parquet, les nommés Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Leonel Raphaël…» avait déclaré le Commissaire du Gouvernement Sonel Jean-François la semaine dernière.
Les trois personnes recherchés n’étaient pas à leur bureau ni dans le bâtiment lorsque les policiers sont arrivés. Pierre-Louis Opont a permis aux agents de l’ordre de vérifier par eux-mêmes l’absence des conseillers.
L’avocat de Gaillot Dorsinvil, Me Renold Georges a fait savoir que la convocation d’un Conseiller électoral ne relève pas de la juridiction du Parquet, s’appuyant sur l’article 195 de la Constitution en vigueur, il explique qu’un conseiller électoral n’a à répondre que devant la Haute Cour de justice.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3388-haiti-justice-mandats-d-amener-contre-dorsinvil-et-2-conseillers-du-cep.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – école gratuite :

10 mille enfants de plus grâce à la Fondation Clinton-Bill Clinton décoré jeudi par Michel Martelly

Signal FM / Vendredi, 22 Juillet 2011 16:18

MartellydecoreclintonAprès l’artiste Wiclef Jean mercredi, c’est l’ancien président américain, William Jefferson  Clinton (Bill) que le président Michel Martelly a décoré hier au Palais National « Grand Croix de l’Ordre National Honneur et Mérite ». Par ce geste, le Président entend exprimer les remerciements du peuple haïtien pour les actions que Monsieur Clinton a déjà entreprises en Haïti et pour celles qu’il compte accomplir dans le futur.

Bien avant, le Président Michel Joseph Martelly a eu une réunion de travail au Palais national avec l’ancien Président des Etats-Unis d’Amérique Bill Clinton et le Secrétaire Général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), José Miguel Insulza, autour du programme d’éducation gratuite et obligatoire du chef de l’Etat.

« A cette occasion, les membres du Cabinet du Président de la République ont fait une présentation exhaustive de cet important projet que le chef de l’Etat n’a cessé de promouvoir. Rappelant que l’Education  constitue la principale priorité du Président Martelly, l’équipe de la Présidence a identifié les régions du pays dépourvues d’infrastructures scolaires afin de mieux apporter des réponses aux nombreux enfants d’Haïti incapables de bénéficier du pain indispensable de l’instruction », indique le Bureau de Communication de la Présidence.

« Au cours de cette rencontre, à laquelle a pris part également la star mondiale Wyclef Jean, poursuit le communiqué, le Président Clinton a annoncé qu’il accordait un don de 1, 250,000 dollars  au projet d’éducation du Président Martelly. Cette contribution permettra à 10,000 enfants de plus de prendre le chemin de l’école d’ici septembre 2011 ».

Le chef de l’Etat s’est engagé, une fois de plus, à traduire dans la réalité son rêve d’éducation gratuite et n’a souhaité rater la moindre occasion pour mobiliser les énergies en vue d’atteindre cet objectif au bénéfice du peuple haïtien.

Le président Michel Martelly a annoncé pour la fin de cette semaine la publication de la liste des 100 mille enfants retenus dans le Sud pour aller à l’école gratuitement dès septembre.

 

La ministre de la Culture et de la communication se retire

Le Matin – 22/07/2011

La ministre de la Culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a écrit au Premier ministre sortant, Jean Max Bellerive, pour lui informer de sa décision de ne plus liquider les affaires courantes.
A la tête dudit ministère depuis 2009, Marie Laurence, Man Lolo pour les intimes, a été à plusieurs reprises ministre de l’information. Elle a également occupé les fonctions de ministre à la condition féminine et aux droits à la femme, secrétaire générale du Conseil électoral provisoire, membre du cabinet du président de la République, etc.
Durant les dernières élections de 2010, elle avait ouvertement endossé la candidature de madame Myrlande Hyppolite Manigat, adversaire direct du président Martelly, au second tour des présidentielles.
WPC/LM

 

Haïti – Reconstruction :

Ouverture de l’Expo Habitat à Zoranger

22/07/2011 11:31:26

Haïti - Reconstruction : Ouverture de l'Expo Habitat à ZorangerHier jeudi s’est ouverte l’Exposition des Prototypes de Maisons et le site technologique Environnement Vert à Zoranger, étaient présents le Président de la République, Michel Martelly, l’ancien Président des États Unis, Bill Clinton, le Premier Ministre sortant Jean Max Bellerive et des membres du gouvernement.
Plus d’une soixantaine de maisons sont exposées sur le site, l’architecture est variée et les modes de construction non-traditionnels, toutes les maisons présentées répondent aux normes parasismiques et anticyclonique et seront accessibles aux moyennes bourses (à la classe moyenne).
Bill Clinton, co-président de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) a salué la volonté et l’engagement du gouvernement et de la société haïtienne de vouloir reconstruire la société, il a également profité de l’occasion pour donner ses félicitation pour le programme Kay Pa’m. Il a aussi annoncé la construction de 400 maisons pour les ouvriers de la zone franche du Cap-Haïtien.
Michel Martelly a pour sa part déclaré « Cette expo de l’habitat haïtien mérite notre admiration pour l’effort qu’elle symbolise, à toutes celles et ceux qui ont mis le meilleur d’eux même, à toutes les entreprises locales et étrangères qui s’y sont dédié au nom du peuple haïtien, mes plus vifs remerciement », il en a également profité pour revenir sur le programme Kay Pa’m «…aujourd’hui nous profitons pour faire savoir à tout ceux qui travaille dans le secteur privé, dans la fonction publique, policiers, policières, à tout les employés de l’état vous pouvez allez à la BNC ou à la BPH pour avoir un prêt pour construire votre maison, il y a 100 millions de dollars disponible pour ca dans un compte, aujourd’hui le Président Michel Martelly vous dit que la banque à de l’argent à vous prêter, les modèles de maisons sont ici, elles sont parasismique…»

Il est important de noter que pour le moment aucun projet ne s’adresse réellement aux petites bourse, que ca soit le projet 400% http://www.haitilibre.com/article-3175-haiti-reconstruction-400-maisons-construites-en-100-jours.html ou le programme Kay Pa’m http://www.haitilibre.com/article-3411-haiti-reconstruction-le-programme-kay-pa-m-est-lance.html ou l’Expo habitat Zoranje, bien que certaines maisons sont dans les 20,000 dollars américains, mais le problème est d’avoir une capacité d’accéder à un crédit, donc avoir un emploi stable et bien rémunéré, ce qui n’est pas le cas de la classe « petites bourse ».
Une opinion partagée par Camille Chalmers, secrétaire général de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA)
http://www.haitilibre.com/article-3425-haiti-reconstruction-interrogations-sur-le-programme-kay-pa-m.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2300-haiti-reconstruction-reconstruire-en-mieux-nos-communautes.html
http://www.haitilibre.com/article-2243-haiti-reconstruction-conference-internationale-sur-la-question-de-l-habitat-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Bernard Gousse, la solution est dans la négociation

22/07/2011 07:09:42

Haïti - Politique : Bernard Gousse, la solution est dans la négociationHier le Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse a déposé ses pièces au sénat http://www.haitilibre.com/article-3422-haiti-politique-me-bernard-gousse-depose-ses-pieces.html pour qu’elles soient étudiées pas la commission spéciale, en vue de passer ou non à la seconde étape qui est la ratification par l’assemblée.
Le Sénateur Jean William Jeanty, le Président de la commission en charge d’étudier le dossier de Me Gousse indique avoir reçu près de 14 pièces en fonction des critères établis par l’article 157 de la constitution « nous avons besoin de vérifier si la personne est haïtienne d’origine et qu’elle n’a jamais renoncée à sa nationalité, en ce sens il nous a donné son acte de naissance, de son père et de son grand-père, il a donné un certificat de nationalité, 4 passeports haïtien, son matricule fiscale, sa Carte d’Identification Nationale, un certificat du Greffe de Premier Instance de Port-au-Prince, il a donné un certificat de la Direction Général de la Police Judiciaire pour montré qu’il n’a pas de problème avec la Justice, un certificat de l’ordre des avocats attestant qu’il exerce une profession dans le pays, une attestation de résidence délivré par la mairie de Delmas, il a donné le décret du 29 mars 2006 accordant décharge, au total donc avons recensé près de 14 documents, nous allons les analyser, si nous avons besoins d’autres documents nous allons prendre contact avec lui [...] nous ne pouvons pas dire que tous les documents sont complets [...] nous allons vérifier pour savoir si ces documents sont suffisants pour vérifier chaque points que nous devons vérifier… »
Le sénateur a assuré que le travaille de la commission sera technique, professionnel et objectif et que ce dernier porterait sur la vérification de la conformité et de l’authenticité des pièces précisant « nous prendrons le temps qu’il sera nécessaire. »
Pour Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, la solution est dans la négociation «…le problème est de savoir quelle est capacité du Premier Ministre et du Président de négocier avec les groupes pour trouver un consensus pour permettre de ratifier le choix. Si il y a aucun consensus qui est trouvé ils vont rejeter le choix [...] il est venu déposer ses pièces maintenant il revient à la commission d’étudier le dossier. Comme je l’ai rappelé au Premier Ministre [...] s’il est vrai que la commission va étudier techniquement son dossier mais le vote de l’assemblé c’est un vote politique, et pour qu’il obtienne le vote de l’assemblé, ou du moins la majorité des sénateurs il faut que lui même avec le Président définissent une stratégie pour négocier avec les groupes de sénateurs qui sont contre eux… » Le Sénateur Joazile confie également que « la tendance défavorable n’a pas été renversée » par la réunion de mercredi.
Francisco Delacruz, Sénateur du Centre se montre optimiste quant aux chances de ratification du premier ministre désigné, Me Bernard Gousse, de plus il estime que son dossier est « sur une bonne voie » tout en espérant que les négociation se termine positivement.
Une nouvelle rencontre de négociation était prévue hier soir entre les anti-Gousse du Sénat qui sont pour le moment toujours majoritaire et le Président de la République, Michel Martelly, la première rencontre n’ayant pas portée ses fruits.
Kenneth H. Merten, Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti est impatient et préoccupé «…nous sommes impatient de travailler avec le nouveau gouvernement [...] nous restons optimiste tant qu’à l’avenir d’Haïti mais nous sommes également préoccupé parce que les États-Unis sont impatient d’aider le pays à avancer, nous aimerions faire beaucoup de chose pour le peuple haïtien, sans Gouvernement c’est difficile pour nous de trouver des partenaires [...] nous aimerions que l’Exécutif et le Parlement débloque le pays parce que le peuple a voté l’Exécutif et le Parlement pour faire un travail et que maintenant le travail n’est pas fait [...] Nous sommes un peu inquiet tant qu’à la lenteur du processus pour choisir un gouvernement, un Premier Ministre [...] nous aimerions qu’un Premier Ministre soit choisi, qu’un Gouvernement soit nommé en respectant la constitution, en Paix mais rapido presto » ajoutant « j’espère que les discussions vont aboutir sur de bon résultats. »
Pour José Miguel Insulza, le Secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) qui est arrivé en Haïti hier pour une visite de deux jours « la question du choix du Premier ministre est une question souveraine. Des discussions sont en cours et je formule l’espoir qu’un accord soit rapidement trouvé entre le Président et le Parlement, et qu’un gouvernement puisse rapidement être mis sur pied, afin de relancer les grands chantiers de la reconstruction et du développement… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3422-haiti-politique-me-bernard-gousse-depose-ses-pieces.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti : Le dossier du premier ministre désigné à l’étude au Sénat de la République

Signal FM / Vendredi, 22 Juillet 2011 16:13

L’analyse du dossier du premier ministre désigné déposé jeudi au Sénat de la République est en cours, si l’on en croit Jean William Jeanty, président de la commission spéciale chargée de l’étude. Le parlementaire affirme avoir reçu 14 pièces de Me Bernard Gousse qui s’est montré optimiste après avoir franchi cette étape qui ne lui a pas été facile et a été reportée à deux reprises. Les critères d’éligibilité exigés par l’article 157 de la constitution haïtienne ont été respectés, a-t-il dit.

Le premier ministre désigné a soumis en fin de compte son acte de naissance, celui de son père et de son grand-père, certificat de nationalité, 4 passeports, matricule fiscale, carte d’identification nationale, certificat greffe du tribunal de première instance de Port-au-Prince, certificat émis par la police judiciaire, certificat de profession, attestation de résidence, décret accordant décharge par rapport à la fonction de ministre de la justice occupée par l’intéressé entre 2004 et 2006.

La mission de la commission consistera à vérifier l’authenticité des documents reçus. A cette fin, des sous-commissions vont être constituées et dépêchées à certaines institutions publiques comme la Direction Générale des Impôts, l’Immigration, le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministère de l’Intérieur, les Archives Nationales d’Haïti.

Le président de la Commission Sénatoriale Spéciale d’Analyse du dossier du premier ministre désigné promet de faire un travail technique et impartial des pièces de Me Bernard Gousse. « S’il manque d’autres pièces, nous nous adresserons au concerné pour lui demander des compléments », a expliqué Jean William Jeanty qui n’est pas en mesure de fixer une date pour la remise du rapport de la commission.

C’est en fin de compte la commission contestée qui se charge de l’étude des documents du premier ministre désigné. Les contestataires disent faire un retrait stratégique par rapport à la tournure prise par les négociations.

La pétition des 5 sénateurs demandant le reformatage de la commission sénatoriale d’analyse participait d’une stratégie visant à faciliter la résolution de la crise, a déclaré Francisco De la Cruz, un des auteurs de cette démarche. Selon L’élu du Plateau Central, puisque l’Exécutif et le Groupe des 16 tendent vers une entente, les 5 abandonnent leur démarche et laissent la commission faire son travail.GD/SignalFM

 

Qu’en est-il de la première voyelle de « l’alphabet changement » du président de la République, M. Michel Martelly ?

Jeudi, 21 Juillet 2011 19:46

E pour Etat de droit. Nous nous garderons de  donner la moindre définition de ce concept en disant que c’est un Etat où la loi est respectée dans sa plénitude et non à moitié. Depuis tantôt un mois, il ne se passe jamais un jour qu’on ne se fasse braquer par des bandits investissant l’aire de la plus grande place publique du pays, le Champ de mars. Nous nous garderons aussi  de vous rappeler que notre champ de mars depuis le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 s’est converti en un camp d’hébergement où des centaines de familles sinistrées ont pris position. Gardons-nous encore une fois de préciser qu’on s’y fait braquer à quelques mètres du palais national sévèrement affecté, mais habité par les autorités prônant un Etat de droit. Le commissariat principal de Port-au-Prince et le  CIMO ne sont pas très loin de cette zone où la loi ne dit pas son mot.

Un problème identifié est à moitié résolu, dit-on. Courtoisie exige ! Nous nous faisons violence pour croire que nos autorités ne sont pas au courant. Mais, combien sont-ils les étudiants de la faculté d’Ethnologie, une entité de l’UEH à proximité du Champ de Mars, à crier chaque jour leur malheur dans la presse. La présence policière fait défaut, ils se font quotidiennement dépouiller en plein jour…Ils ont, une fois, livré à la PNH un bandit qui a agressé un de leurs camarades. Deux jours après, le voleur a été libéré non pour se taire, mais pour menacer de  mort ces étudiants délateurs. Peut-on concevoir un Etat de droit en marge de la justice ? Résolument, les choses s’empireront. La police, peut-être à cause de son maigre effectif, ne peut pas être présente en permanence mais, les autorités judiciaires en libérant des bandits  font à la police, leur auxiliaire, une mauvaise concurrence. Elles fragilisent également la PNH, car l’institution ne pourra pas bénéficier de la vigilance et de la contribution des citoyens qui redouteront des représailles.

Ceci nous ramène à la quiétude avec laquelle les bandits opèrent. Ils n’ont qu’à filer dans une tente pour échapper au contrôle de quiconque. Problème épineux ! Les tentes au champ de mars servent de repaire aux bandits.

Une opération policière a été lancée pour identifier les tentes suspectes et les éliminer, mais c’est sans efficacité. Les bandits font tout au Champ de mars pour défaire la vie de la population. Insécurité, impunité resteront à jamais incompatibles au concept Etat de droit.

vendredi 22 juillet 2011

22 juil

Gousse à la merci du Sénat

L’air confiant, le visage moins tendu que la veille, Bernard Gousse se remet entre les mains des parlementaires. Ce jeudi, l’ancien ministre de Justice a fait le dépôt de ses pièces au Sénat. « Ce sera pour moi un grand honneur de servir mon pays » a-t-il dit, tout en promettant d’être un rassembleur. Le président de la commission sénatoriale a promis un travail technique et impartial. « Cependant, a rétorqué pour sa part le président du Grand Corps, Michel Martelly doit poursuivre les négociations s’il veut que le choix de son Premier ministre soit ratifié ».

« Le processus de ratification du choix de Bernard Gousse est véritablement enclenché maintenant. 14 pièces au total ont été déposées au Sénat pour analyse. D’autres pièces pourraient lui être demandées au besoin », a souligné le président de la commission spéciale sénatoriale qui va vérifier l’authenticité des documents soumis. « Un certain nombre de pièces a été déposé en fonction de l’article 157 de la Constitution. Nous allons les analyser. Si nous avons besoin d’autres, nous allons les lui demander. On ne peut pas dire d’avance que les documents sont complets… », a fait savoir le sénateur Jean William Jeanty.
Pour sa part, le Premier ministre désigné a promis d’être à l’écoute et de travailler avec tout le monde. Bref, il se veut rassembleur. « Avec le dépôt de mes pièces au Sénat, j’entame le chemin qui me mettra au service du pays. Si le Parlement me le permet, ce sera un grand honneur pour moi de servir une population fière et digne. Ce travail, je le ferai avec le président Michel Martelly et de concert avec tous les partis représentés au Parlement… Aucun bras n’est suffisant ni trop maigre pour sortir le pays de la situation où il se trouve…Je serai à l’écoute et travaillerai avec tout le monde », a avancé Bernard Gousse, dans une courte déclaration à sa sortie du Sénat.
Le président de la commission spéciale sénatoriale qui va vérifier l’authenticité des documents soumis n’est pas en mesure de donner une date pour la fin du travail de la commission. Cependant, le sénateur Jean William Jeanty dit être conscient de l’urgence de l’heure et a promis de subdiviser son équipe afin d’aller un peu plus vite tout en réalisant un travail de qualité.
Le parlementaire a également donné la garantie que la commission fera son travail correctement, en dépit du fait que cinq des neuf membres de ladite commission font partie du groupe des 16 sénateurs anti-Gousse.
Pour prouver qu’il a rempli toutes les conditions pour être chef de gouvernement, l’ancien ministre de la Justice a soumis à la commission son acte de naissance et ceux de sa mère, de son père, de sa grand-mère, et de son grand-père. Il a également soumis son certificat de nationalité, quatre passeports haïtiens, son matricule fiscal, sa carte d’identification nationale, un certificat de la police judiciaire, une attestation de résidence, un certificat de décharge, entre autres.
Mais, tout ceci ne vaudra rien si le président Martelly ne trouve pas la bonne formule pour dégager une majorité au Parlement, de l’avis du président du Sénat. Selon le sénateur Rodolphe Joazile, le vote sera politique, même si le travail de la commission est technique.
La ratification du choix de Bernard Gousse dépendra, a-t-il ajouté, de la capacité du chef de l’Etat de convaincre la majorité. « Nous avons plusieurs tendances au Sénat. Maintenant, il revient au président et au Premier ministre désigné d’utiliser des stratégies pour rallier les différents groupes à leur cause. Si aucun consensus n’est trouvé, le choix sera rejeté », a expliqué le sénateur Rodolphe Joazile.
Le parlementaire souligne avoir mis le président Martelly et le Premier ministre désigné au courant de la réalité au Parlement.
Ce jeudi encore, le chef de l’Etat n’était pas parvenu à une entente avec le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. 24 heures avant le dépôt des pièces de Bernard Gousse, les deux parties ont passé 7 heures à discuter en vue de trouver une solution à la crise. « Les deux parties ont décidé de faire le retrait de leur position initiale pour continuer une séance de travail de telle sorte que dans les prochaines 24 heures une décision commune soit prise pour débloquer le pays », avait déclaré le chef de l’Etat. Une décision qui se fait attendre.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Clinton, décoré et remis en selle

L’un a des mots, sa volonté,son charme ;l’autre, le carnet d’adresses des donateurs et investisseurs. Ensemble, ils ont fait le pari de travailler à la reconstruction d’Haïti quitte a remettre en selle une structure critiquée à cause de son inefficacité : la CIRH.

Le président Michel Joseph Martelly et l’ancien président américain Bill Clinton lors d’une visite à Zoranger

(Photo: AFP)

Le président Martelly en passe de décorer Bill Clinton, co-président de la CIRH

 

Costume beige foncé, nez passablement rougi, Bill Clinton retient ses larmes quand Michel Joseph Martelly passe autour de son cou l’une des plus hautes distinctions de l’Etat haïtien : Grand Croix plaqué or de l’Ordre national Honneur et Mérite. Humble, l’ancien président américain, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon incline la tête en écoutant les éloges dus à son « engagement pour faire avancer la cause d’Haïti ». « Je ne pense pas que les anciens présidents américains aient besoin de décoration, mais celle là, je la reçois avec honneur », confie Bill Clinton, remise en selle avec son chapeau de co-président de la CIRH dont le bilan est pour le moins maigre et mitigé.
Le pari de Martelly
« Le président que je suis doit être objectif en reconnaissant que la CIRH peut-être un bon outil pour aider au développement d’Haïti si les problèmes auxquels elle est confrontée sont résolus », explique Martelly, moins mordant que lors de sa campagne électorale par rapport à cette structure dont il est en passe de solliciter un rallonge d’une année auprès du Parlement haïtien. « Rien n’a changé par rapport à ma position critique », rassure sans convaincre le chef de l’Etat qui croit avoir trouvé une panacée aux maux de cette entité née à la conférence des donateurs du 31 mars 2010 à New York où près de 9 milliards de dollars avaient promis pour la reconstruction du pays après le séisme dévastateur du 12 janvier.
« Aujourd’hui, nous sommes venus avec un nouveau comité pour réparer les erreurs de celui qui était là par le passé », selon Martelly, sans entrer dans les détails sur la façon de résoudre les principaux problèmes de la CIRH : manque de transparence, problème de coordination, absence de stratégie cohérente pour aider effectivement au renforcement de l’Etat haïtien…
Combinaison parfaite
Optimiste, Michel Joseph Martelly, aussi perspicace qu’un vendeur de chaussures Vittiello, vante les mérites du décoré, Bill Clinton. « Je pars à la recherche de ce qui reste de l’argent promis à Haïti. Si Clinton n’est pas là, je ne sais pas où aller, qui contacter, explique Martelly, résolument décidé à mettre la main à la pate, de donner du sien aux cotés de l’ex-gouverneur de l’Arkansas dans l’effort pour reconstruire Haïti, attirer les investissements. Cette combinaison entre celui qui a le carnet d’adresse des donateurs, des investisseurs et l’énergie, la fougue, le charme et l’honnêteté donnera des résultats », gage le président Michel Joseph Martelly qui s’est demandé qu’est-ce qui a été fait avec les quelque 4 milliards de dollars donnés à Haïti.
Martelly, charmeur, mise sur les investissements. A la limite, l’argent ne m’intéresse pas au premier chef. Je souhaite que l’on construise des routes, des hôpitaux, des centrales électriques en vue de rendre le pays plus attractifs, révèle-t-il, moins de 24 heures avant une nouvelle réunion du conseil d’administration de la CIRH à l’Hôtel Montana.
Cette réunion intervient après un certain flou sur l’avenir en l’état de la CIRH suite à de nombreuses critiques et une reconnaissance d’inefficacité à peine voilée de l’adjoint de Bill Clinton, Paul Farmer il y a quelques semaines. « Le fait que 99% du financement de secours contourne les institutions publiques haïtiennes rend par exemple le leadership du gouvernement d’autant plus difficile », reconnait M. Farmer dans un rapport titré (L’aide a-t-elle changé ? Acheminement de l’aide à Haïti avant et après le séisme ).
Quelques critiques
« La CIRH entre dans une logique d’affaiblissement et de substitution de l’Etat », avait rappelé l’économiste Camille Charlmers de la PAPDA, qui souligne que les priorités de décaissements de fonds en faveur des ONG n’ont pas changé. Cette logique, selon Charlmers, a conduit à la dispersion, à l’absence de coordination qui nuisent à l’efficacité des interventions. L’économiste altermondialiste avait, dans la foulée, plaidé en faveur d’un changement de paradigme de la coopération internationale avec Haïti en vue d’accepter une prise en charge locale du développement. Il faut renforcer les institutions étatiques, s’assurer qu’elles soient plus démocratiques, transparentes. Ainsi, avait indiqué Charlmers, la confiance sera rétablie dans la perspective d’un rapport qualitatif entre les institutions et la population.
Si les bailleurs ont jusqu’à aujourd’hui fourni quelque 37 % des fonds promis, l’économiste Kesner Pharel avait déploré la logique du « capitalisme de désastre » et les interventions peu structurantes, pérennes des ONG dans un pays comme Haïti, en proie à des catastrophes naturelles. « Très souvent, dans la logique du capitalisme de désastre, l’argent dépensé ne contribue pas à créer de la richesse ni de la valeur ajoutée dans l’économie », avait expliqué Kesner Pharel, qui souligne quelques effets néfastes de cette façon de faire. Injecter des fonds uniquement pour la consommation est susceptible de créer des déséquilibres monétaires, poser des problèmes sur le marché du travail avec les salaires trop élevés octroyés à des employés d’ONG.
L’économiste avait par ailleurs souligné la nécessité pour les responsables de la CIRH de rendre des comptes. « Ces responsables doivent démontrer quels secteurs de l’économie ont bénéficié des retombées de l’injection de quelque 2 milliards de dollars américains dans l’économie. De la santé à la construction, en passant par la production agricole », avait-t-il dit.
ONG, Clinton ne lâche pas
Cependant, malgré le rapport Farmer, Bill Clinton, n’a pas lâché les ONG. « Je veux que les ONG soient très actives », plaide Clinton, flanqué de ses décorations. « Les ONG doivent entrer dans le cadre du plan établi par le gouvernement haïtien », souligne Clinton, quelques semaines après une déclaration d’impuissance du Premier ministre Jean-Max Bellerive, ministre de la Planification face aux ONG lors d’une audition de ce dernier au Sénat de la République. Il y a un vide juridique et le ministre de la Planification ne supervise pas les ONG, avait-il dit.
Décoré, remis en selle, Bill Clinton disposera d’au moins d’un an pour mieux faire si le Parlement prolonge le mandat de la CIRH. Car dissoudre cette comission consacrerait l’échec Bill Clinton, un ancien président américain respecté à travers le monde.
Roberson Alphonse

 

Haïti-Politique :

Finalement Bernard Gousse dépose son dossier au sénat (Multimédia)

jeudi 21 juillet 2011

P-au-P, 21 juil. 2011 [AlterPresse] — Le premier ministre désigné Bernard Gousse vient de déposer son dossier au Parlement, constate AlterPresse.

Cette première étape dans le processus de validation s’accomplit finalement après que le juriste eut demandé, à deux reprises, de repousser le délai.

Bernard Gousse affirme que par le dépôt de son dossier il « commence à se mettre à la disposition » de la nation.

 
Le sénateur William Jeanty, président de la commission chargée d’étudier les documents du premier ministre désigné, pour sa part, donne la garantie que le travail de la commission n’obéira à « aucune influence politique ».

La ratification de Bernard Gousse suscite de nombreuses incertitudes. 16 sénateurs se disent ouvertement opposés à sa désignation. Et le chef de l’Etat évalue lui-même ses chances à 50%.

Hier, 20 juillet, Michel Martelly a rencontré le groupe des 16 sénateurs qui rejettent le choix de Gousse. Aucun terrain d’entente n’a été dégagé mais les deux parties se sont promis de poursuivre les négociations. [kft/jsr gp apr 21/07/2011 12 :20]

 

Des policiers investissent les locaux du CEP

Le Matin – 21/07/2011

Des policiers du bureau de recherche et d’intervention (BRI), un corps spécialisé faisant partie de la police nationale d’Haïti (PNH), se sont rendus ce jeudi après-midi au local du Conseil électoral provisoire (CEP), où trois conseillers font l’objet d’un mandat d’amener lancé par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François.
Les conseillers recherchés, Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Léonel Raphael, n’étaient pas présents au Conseil au moment de l’irruption des policiers qui ont inspecté tout le bâtiment abritant le CEP à Pétion-ville.
EL /LM

 

Qu’est-ce qui s’est passé véritablement au Karibe Convention Center ?

Jeudi, 21 Juillet 2011 20:12

MartellyLambertTous les observateurs de la conjoncture haïtienne doivent se poser la question. Apres 7 heures d’échanges, de discussion, et d’attente, le président Michel Martelly et les sénateurs du Groupe des Parlementaires du Renouveau se sont séparés sans pratiquement rien dire à la presse. Malgré tout, c’est pour la première fois depuis la désignation de Me Bernard Gousse comme premier ministre qu’on a vu le président et ces parlementaires du Grand Corps parler le même langage.

En effet, le président Michel Martelly et le patron du GPR, Joseph Lambert n’ont eu aucune difficulté à s’accorder quand il était question de s’adresser aux journalistes. D’un même ton, les deux hommes ont tenu le même refrain. Rendez-vous vingt-quatre heures pour dire quoi ? Ce que plus d’uns ont décelé entre les lignes.

A défaut de déclaration publique, le miroir des interprétations n’était autre que l’expression du visage des acteurs. D’un coté on a retrouvé le président de la République très peu jovial, ce qui est contraire à ses habitudes ; de l’autre le sénateur Joseph Lambert, harcelé par les journalistes lui demandant de dire deux mots, qui, finalement a accepté d’en dire trois, à savoir, I love you, sans parler de la bribe de déclarations de l’élu du Nord-est faisant allusion à un troisième choix du président Martelly ou encore de la sortie prématurée de Me Gousse de la salle des négociations.

La relation la plus difficile à établir entre les différents éléments de l’équation est a savoir si les sénateurs ont imposé du même coup au président Martelly un nom ou se sont-ils courbés cette fois-ci aux ordres du chef du Palais National.

De toute façon, des vingt-quatre heures, il n’en reste plus que quelques-unes. Autant les attendre patiemment pour pénétrer cette nébuleuse et savoir si cette fois les acteurs parviendront finalement à s’entendre pour le décollage du pays. L.J. / Signal FM

 

Haiti-Politique :

Il faut poursuivre les négociations pour la ratification de Gousse, préconise le président du sénat

jeudi 21 juillet 2011

P-au-P., 21 juil. 2011 [AlterPresse] — Le président du sénat, Roldoph Joazile, souhaite que le premier ministre désigné Me Bernard Gousse et le président Michel Martelly continuent à négocier avec le groupe des 16 sénateurs qui se prononcent contre la ratification de Gousse.

C’est au premier ministre désigné et au président Michel Martelly de trouver un terrain d’entente avec les 16 parlementaires, estime le président du sénat.

 
Le sénateur Joazile a fait cette déclaration quelques minutes après avoir reçu dans son bureau le premier ministre désigné qui venait de faire le dépôt de ses pièces, qui doivent être analysées par une commission spéciale en vue de sa ratification ou non.

La rencontre s’est déroulée en présence des sénateurs Wenceclass Lambert, Steeven Benoit et Melius Hypolitte.

Selon le sénateur Joazile des négociations sont encore possible pour la ratification du premier ministre désigné.

Le président du sénat espère que la commission parlementaire chargée d’étudier les pièces soumises par Me Gousse ne va pas tarder à donner son rapport sur ce dossier. [jsr gp apr 21/07/2011 16 :50]

 

Haiti-Politique :

Insulza encourage le dialogue entre Martelly et les parlementaires

jeudi 21 juillet 2011

P-au-P., 21 juil. 2011 [AlterPresse] — Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, invite les pouvoirs exécutif et législatif à maintenir le dialogue pour parvenir à un accord de manière à être en mesure d’aborder les grands défis du pays.

« Je formule l’espoir qu’un accord soit rapidement trouvé entre le Président et le Parlement, et qu’un gouvernement puisse rapidement être mis sur pied, afin de relancer les grands chantiers de la reconstruction et du développement », déclare Insulza lors d’une conférence de presse organisée par l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la mission d’Haïti (MINUSTAH).

« Il est important que ce dialogue ait lieu prenne place pour que l’on puisse enfin donner l’élan dont le pays a besoin pour entreprendre les grands chantiers urgents et prioritaires », ajoute Insulza.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly, le 14 mai dernier, le pays demeure sans un nouveau gouvernement, tandis que le gouvernement actuel ne gère que les affaires courantes.

Le premier ministre désigné, Bernard Gousse, a remis ce 21 juillet ses documents au sénat en vue de sa ratification ou non, après que l’homme d’affaires Daniel Rouzier a été rejeté par la Chambre des députés.

Des négociations sont en cours entre Martelly et un groupe de 16 sénateurs qui rejettent par avance la désignation de Gousse comme premier ministre. [gp apr 21/07/2011 21:00]

 

Haïti-Musique :

Funérailles annoncées de Azor

jeudi 21 juillet 2011

P-au-P, 21 juillet 2011 [AlterPresse] — Le tambourineur et chanteur Lenor Fortuné, dit Azor, décédé le 16 juillet à l’âge de 46 ans, sera porté en terre le 23 juillet, annonce un communiqué de la mairie de Port-au-Prince.

Le chanteur tambourineur du groupe Rasin Mapou a popularisé la musique vodou et l’a amenée hors de nos frontières, souligne la mairie qui « salue le départ de ce grand mapou de notre culture ».

La mort de Azor « laisse un sentiment de perte socioculturelle énorme », ajoute la mairie dans cette note transmise à AlterPresse.

Le musicien qu’on disait depuis un certain temps malade, a ressenti le 16 juillet un malaise durant une prestation lors de la fête de Notre Dame de Mont-Carmel à Saut d’eau (est), haut lieu de pèlerinage vaudou.

Lenor Fortuné est décédé après avoir été conduit à l’hôpital Bernard Mevs à Port-au-Prince.

Le décès de Azor a suscité beaucoup d’émotion et de nombreuses réactions tant dans les milieux officiels que culturels.

En 2006, il avait été distingué par le titre de Trésor National aux côtés de l’intellectuelle et ex-premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis et l’écrivain Franketienne. [kft gp apr 21/07/2011 16:00]

 

Pas encore de logements pour les petites bourses

Deux projets de logements ont été lancés au cours de la Semaine de la reconstruction. Il s’agit de « Kay pam » pour les fonctionnaires et les socioprofessionnels et l’Expo habitat Zoranje dont les prototypes de maisons exposés sont accessibles aux moyennes bourses, selon le commissaire de l’exposition.
Si permettre à tout citoyen quelque soit sa couche sociale de se procurer d’un logement décent respectant la dignité humaine est le rêve du président Martelly, personne n’a semble-t-il pensé aux couches les plus défavorisées.
Quand on sait que le projet de Kay Pa’m est destiné aux agents de la fonction publique et aux employés du secteur privé qui détiennent un emploi stable et que le taux d’intérêts est de 8%, il faut se questionner quant au projet lancé à Zoranje ce jeudi, c’est le commissaire de l’exposition lui-même qui a précisé que les logements sont accessibles aux moyennes bourses.
M. Trouillot n’avait pas l’intention de discriminer personne en faisant cette déclaration, qui ne fait que refléter une certaine réalité. Par exemple, une maison en bois sur 60 m2 avec deux chambres, un salon et une cuisine coûte 22.000 dollars US en dehors du terrain.
En tout cas, des voix des couches défavorisées se sont élevées pour avoir leur place dans ce vaste projet de reconstruction lancé cette semaine en Haïti. « Et ceux qui ne travaillent pas », ont lancé quelques voix à travers les applaudissements entrecoupant le speech du président qui encourageait les employés du secteur public et privé à aller à la BNC et à la BPH pour prêter de l’argent afin de construire leur logement.
HPN

 

Haïti-Economie :

Le Plateau Central se détournerait de l’agriculture

jeudi 21 juillet 2011

Correspondance – Ronel Audate

Hinche, 13 juillet 2011 [AlterPresse] — Au Plateau Central on vend de tout et on produit peu, alors que les habitudes alimentaires changent et que les regards se tournent de plus en plus vers la République Dominicaine et Port-au-Prince.

« Maintenant je peux gagner ma vie honorablement et je n’ai plus besoin de me faire du souci pour ce qui concerne les saisons sèches ou pluvieuses. Et je n’ai plus besoin d’une houe ou d’une machette, maintenant tout est réglé », affirme Selondieu Odius.

Comme beaucoup d’autres paysans agriculteurs de Juanaria (section communale de Hinche), il a vendu sa portion de terre pour s’acheter une moto qu’il utilise pour faire le taxi.

A Hinche de plus en plus de personnes se détournent de l’agriculture au profit du commerce de boissons gazeuses et de matériaux de construction. Certains ont la préférence de la vente des produits alimentaires tels, entre autres, le riz, le pois, le mais moulu ou le poisson, des produits alimentaires importés des Etats-Unis et de la République Dominicaine voisine d’Haïti.

Dans certaines régions il est des gens qui ne veulent plus entendre parler des produits locaux comme l’igname, le manioc, ou la patate, alors qu’ils adorent les saucisses en provenance de l’autre côté de la frontière, les poulets, les poissons emboités, et le riz américain (diri miyami en Créole haïtien).

Des ONG internationales établies dans la région distribuent régulièrement des kits alimentaires à des centaines de familles dites nécessiteuses. Celles-ci reçoivent mensuellement des coupons leur permettant de se procurer les produits alimentaires de premières nécessités. Mais ces distributions de nourriture loin d’apporter une solution durable, affectent les paysans.

« Une marmite de maïs coûte 25 gourdes et personne ne veut en manger, on préfère le riz ou le blé distribués par des ONG. Quel choix me reste t-il ? », déplore Macelin Paul un paysan originaire de la section de Marmont (Hinche). A Maissade, la tendance observée chez les jeunes est de migrer vers la République dominicaine ou Port-au-Prince à la recherche d’un emploi.

« Si tout va bien, au retour ils ouvrent leurs petits commerces de gazeuses ou des petites banques de borlettes (lotterie) », constate le docteur Camille Joseph, cadre de l’ONG Agronome et Vétérinaire Sans Frontière (AVSF).

« Partout c’est la misère et la faim. On est en train de payer la conséquence de l’inconséquence de nos dirigeants », déplore t-il.

Le Plateau Central dont la production a été mise à mal par l’épidémie de cholera, semble frôler une grave crise alimentaire. Tout concourt à favoriser cette situation, notamment l’insécurité foncière et la politique du marché libre qui décourage le travailleur paysan.

Pour Despinos Edouard, technicien en agriculture, la commune de Hinche aurait toutes les possibilités de faire face à une éventuelle crise alimentaire. Selon lui les sections de Marmont, de Juanaria et d’Aguahedionde offrent de grandes possibilités agricoles.

La région du Plateau Central possède en outre des ressources hydriques énormes, à l’image de la commune de Maissade.

« Elle est traversée par la rivière Rio Frio, la rivière Canot et d’autres cours d’eau qui pourraient irriguer des centaines d’hectares de terre durant la saison sèche, alors que ces opportunités ne sont pas exploitées. Maïssade, qui était la principale fournisseuse de riz du Plateau Central, ne peut rien offrir aujourd’hui », explique l’agronome Lyps Maitre, spécialiste en foresterie et cadre du ministère de l’agriculture. [ro kft gp apr 21/07/2011 15:00]

 

Le HCDH réitère sa recommandation aux autorités de s’assurer que la fermeture des camps soit faite de manière planifiée et respectueuse du droit au logement

Port-au-Prince, le 21 juillet 2011

Suite à la fermeture, le week-end dernier, du camp situé dans l’enceinte du Stade Sylvio Cator dans lequel vivaient plus de 400 familles, la Section des Droits de l’Homme de la MINUSTAH, représentant du Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) en Haïti,  réitère l’importance du respect du droit de tous les haïtiens à un logement convenable, et ce plus particulièrement s’agissant des personnes vivant dans les camps qui se sont formés après le séisme et dans les communautés informelles – parfois appelées bidonvilles.

Le Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme estime qu’une reconstruction réussie ainsi qu’une sécurisation et une stabilisation à long terme du pays dépendront en partie de la réalisation du droit à un logement convenable.

Tout au long de l’année 2010, le HCDH à plusieurs reprises, a encouragé le Gouvernement haïtien à adopter une approche globale prévoyant des délais raisonnables pour la fermeture des camps, assortie des logements alternatifs. Le HCDH a insisté pour que le plan englobe tous les camps et inclue des dispositions pour améliorer les conditions de vie dans des établissements informels, et qu’il envisage la transformation d’un nombre restreint de camps en quartiers informels destinés à perdurer. Étant donné le cycle continuel de mouvements des quartiers aux camps, le HCDH reste convaincu que seul un plan global peut permettre de faire avancer la cause du progrès durable et du respect des droits de l’homme. Ceci implique notamment l’élaboration d’un calendrier pour la fermeture des sites dans des délais raisonnables et le respect des droits des personnes vivant dans les camps.

Lors de sa visite de travail en Haïti du 8 au11 Juin 2011, la Rapporteur Spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement convenable, Mme Raquel Rolnik, avait formulé des recommandations sur la situation du logement et des efforts de reconstruction  au Gouvernement d’Haïti et à la communauté internationale. Le HCDH et la Rapporteur Spéciale avaient félicité les autorités nouvellement élues d’avoir manifesté la volonté de travailler avec la communauté humanitaire et de préparer une stratégie initiale pour la fermeture de six camps et la réhabilitation concomitante de 16 quartiers dont la plupart des personnes vivant dans ces camps sont originaires

Le HCDH est préoccupé par les conditions dans lesquelles les familles qui vivaient dans le Camp Silvio Cator (Port-au-Prince) initialement identifié comme une priorité, ont été expulsées à partir du 15 juillet moyennant une somme  de 10,000 gourdes par famille.  Le HCDH a pu constater que la solution de relocalisation proposée par la mairie ne respecte pas le droit à un logement convenable. L’absence de services de base ainsi que la qualité insuffisante des abris distribués placent les personnes dans une situation de vulnérabilité supérieure à celle dans laquelle elles se trouvaient dans le camp Silvio Cator. Enfin, concernant les familles qui ont choisi de chercher leur propre logement alternatif suite à leur expulsion, il n’existe aucune garantie que ces dernières aient réellement trouvé une solution de relogement.

Le HCDH réitère sa recommandation aux autorités haïtiennes  de s’assurer que la fermeture des camps soit réalisée d’une façon planifiée, dans le respect des standards internationaux des droits de l’homme et que celle-ci s’insère dans une stratégie plus large visant à améliorer l’accès au logement convenable.

 

Les conditions de vie s’améliorent dans les horrifiantes prisons d’Haïti

Publié par Associated Press le jeudi 21 juillet 2011 à 16h47.

Les conditions de vie s'améliorent dans les horrifiantes prisons d'Haïti

Eduardo Verdugo / The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Dix-huit mois après le séisme dévastateur de janvier 2010, la vie commence enfin à s’améliorer un peu pour au moins une catégorie d’Haïtiens: les prisonniers.

Alors que des dizaines de milliers de survivants du séisme vivent toujours dans des abris de fortune à travers la capitale, certaines des prisons du pays bénéficient d’importantes améliorations.
Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont lancé des projets visant à améliorer les conditions de vie dans les prisons haïtiennes, décrites comme parmi les pires du monde.
Certains projets internationaux avaient déjà été lancés avant le séisme. Mais les conditions déplorables des prisons et la faiblesse du système judiciaire haïtien ont été exacerbées par la catastrophe, lors de laquelle des détenus du Pénitencier national ont mis le feu à leurs unités, permettant à plus de 4200 prisonniers de s’enfuir.
Quelque 70 pour cent des prisonniers en Haïti n’ont jamais été formellement accusés, selon un rapport du département d’État américain publié en 2010. À cause de la corruption et de l’engorgement du système judiciaire, les détenus sont emprisonnés indéfiniment en attendant leur éventuel procès, et certains d’entre eux passent plus de temps en prison qu’ils ne l’auraient fait s’ils avaient été condamnés pour un crime.
Les prisonniers qui attendent un procès et un verdict sont confinés dans des cellules suffocantes infestées par les rats, où les maladies se propagent rapidement. Le choléra a tué des dizaines d’hommes au Pénitencier national au cours de la dernière année, selon le Dr John May, un médecin de la Floride qui livre des fournitures médicales à la prison depuis une dizaine d’années.
La surpopulation des prisons haïtiennes est si grave que des détenus couchent dans des hamacs sales suspendus au plafond, ou dorment sur le sol à tour de rôle.
«Les détenus les plus forts dorment toute la nuit. Les plus faibles, non», explique Riccardo Conti, chef de la délégation du CICR en Haïti.
De nombreux détenus sont accusés de délits mineurs qui, dans un système judiciaire efficace, n’auraient probablement pas mérité une peine de prison, selon Mario Leclerc, policier canadien et conseiller pénitentiaire auprès du Programme des Nations unies pour le développement.
«Tout le monde peut faire une erreur dans sa vie. Si vous êtres emprisonné pendant cinq ans parce vous avez volé une chèvre parce que vous aviez faim ou deviez nourrir votre famille, je ne crois pas que vous devriez rester en prison», estime M. Leclerc.
En 2008, la Cour interaméricaine des droits de l’homme avait ordonné à Haïti d’améliorer ses prisons «inhumaines» au niveau minimal des standards internationaux. Mais le séisme de janvier 2010 a suspendu les efforts en ce sens.
Des organisations internationales se sont remises à cette tâche environ six mois après le séisme. Alors que la reconstruction des maisons a été freinée par de nombreuses disputes liées à la propriété des terres, par les troubles électoraux et par l’absence d’un gouvernement efficace, les organisations internationales ont connu un certain succès dans leurs projets de rénovation des prisons.
Les résultats sont perceptibles au Pénitencier national, dont la plus grande aile est baptisée «Titanic», un nom dérivé de son immense tour de ciment. Le CICR a investi 260 000 $ dans cette aile pour repeindre les murs crasseux, fournir des lits sommaires aux prisonniers et installer des toilettes qui fonctionnent. Le CICR tente maintenant d’installer l’eau potable pour les détenus dans les autres ailes de la prison.
«Ce sont des avancées significatives», estime le Dr May.
Dans le nord-est de la capitale haïtienne, le gouvernement canadien et l’Organisation internationale pour les migrations ont déjà fini de construire un nouveau bâtiment pénitentiaire qui permettra d’abriter 750 détenus.
Les 96 nouvelles cellules de la prison, conçues pour loger huit détenus chacune, comportent deux fois plus d’espace que les cellules du Pénitencier national, qui sont conçues pour 12 détenus mais qui en logent parfois jusqu’à 80.
Les États-Unis ont promis plus de 30 millions $ pour former les agents correctionnels. Ils prévoient aussi construire une nouvelle prison pour femmes et rénover la prison pour femmes actuelle, située dans le quartier Carrefour.
Le Programme des Nations unies pour le développement a contribué à la formation des inspecteurs des prisons et a mis sur pied une base de données pour regrouper les informations importantes sur les détenus. Le Royaume-Uni a quant à lui rénové un centre de détention pour mineurs et un autre établissement pénitentiaire.
Mais pour les organisations de défense des droits de la personne, il reste encore beaucoup de travail à faire.
Selon Brian Concannon, avocat et directeur de l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, les nouvelles prisons vont permettre de réduire la surpopulation carcérale, mais la vraie solution au problème exige de s’attaquer aux déficiences du système judiciaire.
Les taux de détention avant procès pourraient diminuer si les juges et les procureurs recevaient un salaire décent, ce qui les rendrait moins sensibles aux tentatives de corruption, estime M. Concannon.
Le nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, a affirmé qu’il voulait reconstruire le système judiciaire, mais il n’a pas beaucoup avancé depuis qu’il a pris ses fonctions, en mai. Les parlementaires n’ont même pas encore approuvé le premier ministre qu’il a désigné.
Néanmoins, le Dr May voit des progrès. «Il y a encore un long chemin à faire, mais il y a beaucoup de choses pour lesquelles nous pouvons avoir de l’espoir.»

 

Caraïbes (Haïti) : Pour une réparation des dommages coloniaux

P-au-P, 21 juil. 2011 [AlterPresse] — Un comité, devant favoriser la réparation des pays victimes des pratiques coloniales, du XV e au XIX e siècles, a été institué au cours d’un symposium tenu à la Guadeloupe du 15 au 17 juillet 2011, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

« Les responsables de ces crimes contre l’humanité, aujourd’hui reconnus, doivent être contraints à la réparation », exigent les organisateurs de l’activité.

Le comité formé se chargera de l’application des résolutions retenues, notamment la matérialisation d’une auto-réparation consistant particulièrement en le développement d’une « économie » qui soit propre au pays victime d’esclavage, de traite négrière, et du pillage colonial.

« Quelles stratégies de développement pour le monde noir, basées sur les réparations ? » est le thème autour duquel s’est déroulé ce colloque.

Une dizaine d’institutions et de personnalités, en particulier le professeur et économiste Fritz Deshommes, vice recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haiti (Ueh), ont participé au symposium. [rh rc apr 21/07/2011 12:50]

 

Les avocats des conseillers électoraux contre-attaquent

Ils réclament la destitution du Chef du Parquet du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Sonel JEAN-FRANÇOIS pour abus d’autorité, excès et détournement de pouvoir au regard des articles 29 et 30 du Code d’Instruction Criminelle et 90 du Code Pénal.
Port-au-Prince, le 19 juillet 2011
Monsieur Rodolphe Joazile
Président du Sénat de la République
Et Honorables Membres du Bureau du Sénat
Parlement Haïtien.-
Réf.- La Commission d’enquête du Sénat sur les élections et les dérives commanditées du commissaire du gouvernement près le Tribunal civil de Port-au-Prince Me. Sonel JEAN-FRANÇOIS.
Monsieur le président du Sénat,
distingués et honorables sénateurs, membres du bureau,
La présente fait suite à l’entretien que nous avons eu avec vous, en votre Bureau, hier lundi 18 juillet 2011, et relatif aux agissements pour le moins étranges, tendancieux, arbitraires, illégaux et politiquement motivés du commissaire du gouvernement a.i. près le Tribunal de Première instance de Port-au-Prince Me. Sonel JEAN-FRANÇOIS, fonctionnaire relevant du Directeur général du Ministère de la Justice via le Directeur des Affaires Judiciaires qui semble dépendre, paraît-il, de la Commission d’enquête du Sénat formée « pour recueillir des informations sur des faits » entourant le processus électoral 2011, au point d’outre passer toutes les limites constitutionnelles, légales, administratives et morales attachées à sa fonction de « représentant de l’Exécutif dans le judiciaire national » pour décerner des mandats d’amener contre des conseillers électoraux – Hauts fonctionnaires de l’Etat qui ont, dans notre Protocole, rangs de Ministres, de Sénateurs et d’ambassadeurs de la République… Les manoeuvres qui émanent de ces tractations politiques à caractère judiciaire vous ont été racontées et expliquées avec force détails.
En effet, le Commissaire du gouvernement, à la demande de la Commission d’enquête du Sénat, par sa correspondance à lui adressée, a d’abord décidé de prendre des mesures d’intediction de départ contre le Directeur général du CEP et certains Conseillers Electoraux pour ensuite lever certaines et maintenir d’autres suivant la bonne volonté et/ou les bonnes relations de certains avec la Commission d’enquête. Par la suite, toujours à la demande de la Commission, agissant dans le cadre de l’enquête ouverte pour « association de malfaiteurs » et sur la base de la même correspondance de la Commission d’Enquête, le Chef du parquet – en service commandé – a tout simplement décerné des mandats d’amener contre ceux qui, respectueux de principes et des dispositions obligatoires de la Constitution (article 195) et de la loi électorale (article 233) ainsi que celles 29 et 30 du Code d’instruction criminelle, et 90 du Code Pénal, ont invité le Commissaire du Gouvernement à se conformer à la Constitution et à la loi…, alors que le Rapport de cette Commission n’est même pas encore sur Votre Bureau de Président qui aurait, à sa réception, convoqué l’Assemblée des sénateurs pour l’approuver, la modifier ou la rejeter. Ce qui dénote l’opération dangeureusement concoctée d’une fuite en avant et témoigne d’un malaise moral embarassant de règlements de comptes politiques, sous couverture d’action judiciaire comme paravent. C’est inacceptable!
Nous nous élevons contre de telles pratiques nocives de manipulations politiques qui sont, à nos yeux, beaucoup plus graves que les actes de corruption et de fraudes reprochés à certains acteurs impliqués dans la mécanique électorale : du Président du CEP aux électeurs, en passant par les Conseillers électoraux, le Directeur général, les responsables des BED, des BEC et des superviseurs et gardes électoraux de ce CEP mis en accusation par les vaincus/perdants des élections qu’il avait osé organiser et qui enquêtent contre le CEP, pour eux-mêmes les vaincus-perdants. Quelle affaire!
Il s’évidente, par les faits, que la Commission d’enquête du Sénat formée pour « recueillir des informations » sur les élections, (trop interessée), ne s’est pas montrée impartiale, n’a pas fait preuve de neutralité ni de respect dans la rigueur pour les gens honnêtes impliqués dans ce processus électoral, et qu’en règlements de comptes politiques, elle s’est discréditée et disqualifiée par une gestion menaçante des vulnérabilités du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première instance de Port-au-Prince nommé, paraît-il, à cette seule fin politicienne dangereuse et qui, lui, malheureusement, a commis les erreurs ci-après :
1. Le Commissaire du gouvernement n’a pas le droit de décerner des mandats ; ni lui, ni ses auxiliaires de la Justice de Paix, sauf une ordonnance qui doit être rédigée en Français et en KREYOL appelée mandat d’amener dans le cas de flagrant délit ; et dans ce cas, il y a un procès-verbal dressé qui contient les noms, prénoms, identités et comportant obligatoirement la signature du suspect à amener par comparution forcée devant lui. Il a donc violé les articles 27, 28, 29 et 30 du Code d’instruction criminelle. Or, ni le chef de la Police, ni le directeur de la DCPJ, et encore moins un officier ou agent de la Police Nationale d’Haïti, ne saurait cautionner cette grossière violation de la loi par le Commissaire du Gouvernement, en exécutant cet « ordre manifestement illégal ». Car la loi de 1995 créant la PNH et les Règlements intérieurs de cette institution armée de l’Etat prévoient très clairement que « la police ne peut ni ne doit exécuter un ordre manifestement illégal ». Et si, par excès de zèle, d’abus et de détournement de pouvoir, la PNH arrivait à exécuter cet ordre illégal, le Directeur général Mario ANDRESOL et ses proches collaborateurs deviendraient automatiquement complices de cet acte arbitraire ; ils en porteraient et assumeraient de gré ou de force, les responsabilités pénale, civile et administrative qui en découlent devant la loi ; et là, encore, conformément à l’article 27.1 de la Constitution, « la responsabilité s’étendra aussi à l’Etat ;
2. Le Commissaire du gouvernement n’a aucune autorité pour convoquer, auditionner, questionner, mettre en accusation, inculper, arrêter ou contraindre par corps, signer aucun ordre, aucun jugement ou ordonnance, signer un mandat quelconque contre un Haut fonctionnaire de l’Etat, sans l’autorisation préalable du chef de l’Etat (article 90 du Code Pénal) ;
Cet article 90 du Code Pénal punit de destitution tout magistrat ou Commissaire du gouvernement qui passerait outre à cette interdiction de la loi.
Pour avoir émis un mandat d’amener contre les Conseillers électoraux – Hauts fonctionnaires de l’Etat, recommandés par des secteurs vitaux de la Nation et nommés par Commissions du Président de la République, et qui ont rang protocolaire de ministres, sénateurs et ambassadeurs, Me. Sonel JEAN-FRANÇOIS est passible de destitution et de la perte de ses droits civils, politiques et de famille suivant les articles 18 et 19 du Code Pénal.
3. Les Conseillers électoraux, « en cas de faute grave commise dans l’exercice de leur fonction, relève de la Haute Cour de Justice » (article 195 de la Constitution) ;
Et la loi de septembre 2007 formant le Conseil Electoral de 2008 étend ces droits et privilèges aux membres du Conseil électoral provisoire actuels (article 233 de la loi électorale) ;
Aucun précédent, aucun accord, même volontaire du CEP lui-même, aucune déclaration ou consultation d’avocats, d’Hommes de loi, de juristes ou de défenseurs de droits improvisés et en transit politique, ne peuvent justifier de telles monstruosités juridiques! Voici un rapport d’une Commission du Sénat de la République qui est déjà dans la rue et qui pourtant n’est pas encore déposé au Bureau du Président pour être discuté en Assemblée de sénateurs! Et le Commissaire du Gouvernement agit par une correspondance de cette Commission du Sénat avant même ce Rapport! Quelle fuite en avant! N’est-ce pas le monde à l’envers!
D’ailleurs, on voit mal un Commissaire du Gouvernement qui tente d’accuser des Conseillers Electoraux qui ont organisé des élections de députés, de Sénateurs et du Président de la République, comme membres d’une association de malfaiteurs (?) Ne risque t-il pas d’y associer aussi les bénéficiaires desdites élections? N’est-ce pas une attaque indirecte contre tous les élus sortis vainqueurs de ces élections organisées par ces conseillers? Puisque aux yeux de la loi pénale le crime d"’association de malfaiteurs", punit des mêmes peines, les auteurs, les co-auteurs, les auteurs intellectuels, les complices et les bénficiaires de ce crime. Où veut aller Monsieur le Commissaire du gouvernement, manipulé et téléguidé à souhait, par cette fameuse "Commission d’enquête du Sénat" aux pouvoirs illimités et étendus, à la fois législatif, exécutif et judiciaire? Et que cache vraiment ces invitations-accusations extrêmement graves commanditées par des membres intéressés de cette Commission d’enquête du Sénat juge et partie à la fois ?
Pour toutes ces raisons, il revient au Sénat de la République de prendre les mesures administratives et techniques que requèrent les circonstances et, sans qu’il devienne nécessaire que ce soit des « Experts étrangers » qui viendront trancher ce conflit à notre honte, il y a lieu de prendre les dispositions morales et légales nécessaire et utiles pour que le bureau du Sénat puisse faire corriger les erreurs commises (interdiction de départ – mandats d’amener) par Me. Sonel JEAN-FRANÇOIS lesquelles sont imputables aux travaux malheureusement mal dirigés de la Commission d’Enquête sur les élections en raison des intérêts partisans de ses membres juges et parties à la fois, au point d’être elle aussi frappée d’impartialité et de discrédit partisan .
Il y va de l’Honneur et de la respectabilité du Sénat de la République et du respect des attentes de la population.
Veuillez agréer, Monsieur le Président et membres du Bureau du Sénat, l’assurance respectueuse de nos salutations patriotiques.
(s) Me. Osner FEVRY (s) Me. Reynold GEORGES
- Avocat et celui constitué Ex-Sénateur et Constituant
de Ribel PIERRE, Conseiller Electoral Avocat et celui constitué
Représentant du Conseil National du Président du CEP
Des Partis Politiques Haïtiens Gaillot DORSINVIL,
au sein du CEP.- Conseiller Electoral.-
- Avocat et celui constitué
du Rév. Pasteur Raphaël LEONEL, Conseiller Electoral
Représentant du Secteur Protestant
Au sein du CEP,
par mandat et autorisation spéciale
de la Fédération Protestante d’Haïti (FPH).-
(s) Me. Durand R. JEANTY
Assistant directeur des Affaires Juridiques
du CEP
et Avocat constitué des Conseillers électoraux.-
DISPOSITIONS CONSTITUTIONNELLES ET LÉGALES À L’APPUI
DE LA DEMANDE DE DESTITUTION DU COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT
TITRE VI DE LA CONSTITUTION : DES INSTITUTIONS INDEPENDANTES
DU CONSEIL ELECTORAL
Article 195.- En cas de faute grave commise dans l’exercice de leur fonction, les Membres du Conseil Electoral Permanent sont passibles de la Haute Cour de Justice.

« LE MONITEUR » Spécial No. 6, Mercredi 24 septembre 2008
CHAPITRE XVIII
DISPOSITIONS TRANSITOIRES
Article 233.- Les dispositions de la présente Loi s’appliquent au Conseil Electoral nommé par arrêté présidentiel en date du 11 décembre 2007 jusqu’à la formation du Conseil Electoral Permanent suivant les prescrits de la Constitution.

CODE D’INSTRUCTION CRIMINELLE
Article 29.- Dans le cas de flagrant-délit, le Commissaire du Gouvernement fera saisir les prévenus présents, contre lesquels il existerait des indices graves, et, après les avoir interrogés, décernera contre eux le mandat de dépôt.- inst. Crim. 10, 31, 80, 83 et suiv.- C. pen. 7,8.
Si le prévenu n’est pas présent, le Commissaire du Gouvernement rendra une ordonnance à l’effet de le faire comparaitre : Cette ordonnance s’appelle mandat d’amener.- Inst. Crim. 35, 45, 77 et suiv. 87, 94, I88, 29I.
La dénonciation seule ne constitue pas une présomption suffisante pour décerner cette ordonnance contre un individu ayant domicile.- C. civ. 9I.- Inst. Crim. 20, 21.
Le Commissaire du Gouvernement interrogera sur le champ le prévenu amené devant lui, et, s’il y a lieu, décernera contre lui un mandat de dépôt.- Inst. crim. I63.

CODE PENAL
Article 90.- Seront punis de la destitution, tous officiers de police judiciaire, tous officiers du Ministère public, tous juges qui auront provoqué, donné ou signé un jugement, une ordonnance ou un mandat tendant à la poursuite personnelle ou accusation, soit d’un grand fonctionnaire, sans l’autorisation du Chef de l’Etat, soit d’un membre du Corps législatif, contre les dispositions de la Constitution, ou qui, hors les cas de flagrant délit ou de clameur publique, auront, sans ladite autorisation, ou contre lesdites dispositions, donné ou signé l’ordre ou le mandat de saisir ou d’arrêter un ou plusieurs grands fonctionnaires, ou membres du Corps législatif.

 

Carte blanche à Jean-Claude Boyer

Haïti: La corruption vue par Fernand Hibbert

Les indiscrétions, les révélations sont rarissimes, et quand un romancier de la trempe de Fernand Hibbert factualise le phénomène de la corruption, un mal de la société de son temps, c’est donc un témoignage de première main. Cent ans plus tard, le mal est endémique. Même romancé, le témoignage n’en est pas moins actuel.
En ce temps-là, les pots-de-vin, les dessous de table avaient un nom musical: calypsos. Mal endémique, le romancier s’est attardé à faire mesurer au lecteur son ampleur. Fernand Hibbert décrit les déboires de M. Démétrius Thazar, rude travailleur, honnête père de famille que le système de corruption devait acculer à la faillite professionnelle, et de là ses soucis familiaux. Dans «Les Thazar», Joseph Lamertume entreprend une démarche inopportune : demander la main de Cécile qui est promise, selon Mme Thazar, à un étranger pour le moment inconnu. On sait que le jeune, beau et talentueux Lionel Brion ne parviendra pas à faire fléchir Mme Valentine Thazar. M. Démétrius Thazar entreprend d’expliquer à Lamertume l’origine de ses déboires jusqu’à la perte de son autorité sur sa famille : un malencontreux contrat portant sur la gestion de l’eau dans son patelin. On lui fera voir de toutes les couleurs.
Pour une radiographie de ce travers dans la société de l’époque, pour décrire les mécanismes de la corruption, il n’y a pas plus compétent que M. Démétrius Thazar lui-même; pour cause : il en a été victime. Je devine que, dans la dénonciation de ce fléau social, M. Démétrius Thazar est le porte-voix de Fernand Hibbert.
Page 38 et 39, M. Thazar est desservi par l’angélisme qui guette la plupart des Haïtiens de bonne foi. Comment aurait-il pu imaginer la duplicité de ceux qui proclamaient le retour de la vertu ? Il s’apitoie de ce qu’il soit le seul exemple d’un homme ruiné par un contrat dans ce pays. La raison ? Parce qu’il l’a loyalement présenté aux pouvoirs exécutif et législatif, et qu’il l’à sincèrement exécuté. Il eut, en sus, la naïveté de croire dans les paroles patriotiques et humanitaires débitées pompeusement par de fieffés coquins. Il ne s’en est aperçu qu’au moment de présenter son contrat. Alors, ces messieurs lui firent comprendre qu’il ne parlait pas français. Il s’efforcera de s’exprimer le plus purement possible dans la langue de Pascal, de Bossuet et de Fénélon, mais, en vain ! il était de moins en moins compris. A la fin, le député Mangoussa lui fit comprendre que le parler français équivalait à de l’argent. Le malheureux commerçant dit vendre tous ses titres sur la caisse d’amortissement pour payer le rapport du comité des Travaux publics de la Chambre, présidé par Mangoussa. Fernand Hibbert continue de plus belle à rapporter les sollicitations pressantes auxquelles M. Démétrius Thazar dut répondre. En effet, il dut arroser d’autres députés, ce qu’Hibbert appelle d’autres sacrifices pour satisfaire la majorité au vote général. Sa maison ne désemplissait pas de visiteurs et, durant quatre mois, il n’est pas un mortel qui ne se soit adressé à lui autrement que pour lui soutirer de l’argent. Un cercle infernal !
Là ne s’arrêtent pas ses tracasseries. Hibbert expose que le contrat voté à la Chambre, M. Thazar crut toucher au port, mais voilà, le Sénat n’y voulut rien comprendre à son tour ! Au Sénat, il ne fut pas invité à parler français, la richesse du vocabulaire des corrompus donna naissance à un mot surprenant, inattendu et déroutant : «Agences!»
«C’est extraordinaire comme on se sert de métaphores expressives dans ce monde-là !», glisse délicieusement M. Thazar. Que fit le sollicité ? Il agença le Sénat, qui comprit immédiatement, rapporte Hibbert, les points les plus spéciaux du malheureux contrat, mais ne vota pas tout de suite ; il lui restait une dernière station à gravir, le suprême fond du calice à boire ! Latuile, Cambronne Latuile, ministre des Travaux publics, le tenait en échec devant le Grand Corps parce que le contrat lui semblait trop obscur. Obscur ! Un contrat de distribution d’eau ! Le couteau sur la gorge, il dut signer un bon de cinq mille dollars à Latuile, qui trouva aussitôt le contrat aveuglant de clarté ! Il obtient enfin le vote définitif, mais il était ruiné ou à peu près. «Et l’année suivante, la famille Poutret est venue m’achever !», lâche-t-il. Ah ! elle lui aura coûté cher l’expérience des hommes et des choses de son pays…
Tout est dit. Qu’ajouter d’autre ? Le mal est endémique, jusque de nos jours il sévit. Sur une plus grande échelle. Comment l’enrayer ? Et si on l’attaquait par un travail de pédagogie sociale en réhabilitant la vertu, en bannissant la compétition sociale qui pousse et avive le désir d’enrichissement rapide, en épousant la mesure en tout et que sais-je encore ! En tout cas, le réalisme de Fernand Hibbert fait que, sans fard, il dépeint une pratique détestable, je me suis laissé dire qu’en ce qui le concerne, il ne s’est pas tu sur un mal qui, un siècle plus tard, nous fait voiler la face !
Jean-Claude Boyer /
jc2boyer@yahoo.com

jeudi 21 juillet 2011

21 juil

Haïti – Social :

Wyclef Jean devient Grand Officier de l’Ordre National Honneur et Mérite

21/07/2011 10:47:01

Haïti - Social : Wyclef Jean devient Grand Officier de l'Ordre National Honneur et MériteHier mercredi, la star mondial du hip-hop et Ambassadeur de Bonne volonté, Wyclef Jean a été décoré, lors d’une cérémonie au palais national, au grade de Grand Officier de l’Ordre National Honneur et Mérite par le Président de la République, Michel Martelly.
« J’ai grande joie à honorer solennellement un fils de cette terre qui a assumé avec force, conviction et humanisme, sa qualité d’Haïtien » a déclaré le chef de l’État, spécifiant que la décoration est accordé à M. Jean « en signe de haute considération nationale pour son dévouement à la promotion d’Haïti à travers le monde », félicitant par la même occasion Wyclef Jean pour les des actes concrets de solidarité sociale qu’il a entreprit.

« Tout le pays se souvient de la mobilisation des artistes américains que vous avez organisée pour apporter un message d’espoir à la population après le 12 janvier 2010 [ref. We Are the World 25 for Haiti] » a ajouté le Président de la République, « malgré toute la gloire que que vous avez reçu à travers le monde, vous continuez à porter Haïti dans votre cœur et à aider le peuple haïtien [...] vous êtes parmi les Haïtiens qui nous rendent la fierté [...] la citation justifiant la décoration que vous recevez en signe de haute considération nationale pour son dévouement à la promotion d’Haïti à travers le monde donne à comprendre combien est apprécié l’attention constante et jamais démenti que vous manifester à l’endroit de la communauté nationale, et je suis sûr que cette attention ira en se renforçant, parce que, pour se sortir des problèmes qui l’assaillent, Haïti a besoin de l’apport sans réserve de ses fils, un grand merci au nom du peuple haïtien tout entier » a ajouté le Président.
PI/ HaïtiLibre

 

EDITO

Haïti: Il faut commencer à gouverner

Se présentera, ne se présentera pas. Personne ne sait quelle sera la décision du Premier ministre désigné. En principe, ce jeudi, Bernard Gousse doit enfin soumettre ses pièces au sénat de la République pour que débute le processus de sa ratification. Sauf si sa demande de report à la huitaine concernait des jours francs, des jours ouvrables ou des jours plus longs que les nôtres. Sauf s’il admet que cela ne vaut plus la peine.
Ce mercredi, deux réunions importantes ont été tenues et un acteur de premier plan est sorti de son silence: Yvon Neptune, ancien Premier ministre et l’une des victimes du ministère de Gousse.
Le stoïque ancien Premier ministre de Jean Bertrand Aristide, qui avait passé des mois en prison après avoir facilité la transition entre Aristide et le gouvernement Alexandre-Latortue, a été arrêté alors que Bernard Gousse était ministre de la Justice.
Son cas avait ému des secteurs de la communauté internationale plus que ses anciens amis lavalas qui l’avaient laissé tomber. Gousse résista plus que de raison au lieu de libérer Neptune. Cette affaire entachera ses relations avec plusieurs de ses supports jusqu’à son départ du gouvernement Alexandre-Latortue.
Dans le cas de Neptune comme dans celui de Privert, la norme veut que tout ancien ministre relève de la Haute cour de Justice et ne soit pas poursuivi comme le commun des mortels pour des faits survenus dans le cadre de leur fonction. L’acharnement à garder Neptune et Privert en prison ne fut pas à l’honneur de leurs accusateurs et enfin – et c’est ce que rappelle Neptune dans sa première déclaration publique depuis le début de l’affaire Gousse – la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a condamné Haïti, donc les exécuteurs de la mauvaise politique de l’époque, Bernard Gousse en premier pour ne pas le nommer.
Pour revenir sur les rencontres du jour, celle entre le groupe des sénateurs anti-Gousse et le Forum du secteur privé fut, rapporte-on, constructive, mais elle n’a pas permis de trouver des appuis en faveur du Premier ministre désigné.
La rencontre entre le président Michel Martelly et les anti-Gousse fut plus décisive, mais le flou persiste sur les résultats qui en sont sortis. Certains disent que les deux parties sont revenues à des positions moins tranchées ce qui signifierait que Gousse ne serait plus l’option prioritaire de Martelly et le groupe des seize moins obnubilé par sa croisade anti-Gousse.
Mais allez savoir ce qui s’est réellement dit ce mercredi entre zotobre et zotorite de tous calibres.
Deux choses sont sures: Gousse a dû laisser la réunion avant son terme, sans doute pour donner toute latitude au président de négocier et Martelly se trouve dans une impasse: il ne peut pas se permettre d’arriver vendredi à la réunion de la CIRH sans annoncer au moins un accord sur la formation de son premier gouvernement.
Pour que Martelly, qui n’a aucun appui décisif au parlement, gagne sans peine, Gousse devra faire une entrée sans triomphalisme ou partir sur la pointe des pieds, car Martelly ne peut pas essuyer un deuxième échec de suite.
Avec Gousse ou sans, Martelly doit commencer à gouverner.
Ces derniers jours, plusieurs ambassadeurs accrédités en Haïti poussent des cris d’impatience et la population, qui n’a plus de favori en course dans la Copa America, est d’humeur maussade. Dimanche d’ailleurs la compétition prend fin.
Un autre match va alors commencer…

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Pour la gouverne de ceux que la vérité intéresse

Dans le débat en cours concernant le Premier ministre désigné, Bernard Gousse, je me suis abstenu d’intervenir,
malgré plusieurs invitations de différents médias. Pour info, la Cour inter-américaine des Droits de l’Homme(CIDH) a condamné l’Etat haïtien pour onze(11) violations des droits de la personne, et lui a exigé les actions suivantes:
1) Publier les clauses essentielles de l’arrêt dans le journal de la République ou un journal national à grand tirage.
2) Signifier aux parties concernées l’Arrêt de la cour d’appel des Gonaïves se déclarant incompétente
3) Sortir Yvon Néptune(YN) de l’insécurité juridique
4) Verser à Y.N. un dédommagement financier
5) Rendre les prisons conformes aux normes internationales
Le ministre des Affaires étrangères d’alors, Monsieur Rénald Clérismé, avait, par voie de presse, informé la Nation haïtienne de la décision de la Cour et déclaré que l’État Haïtien allait s’y conformer. En plus du ministère des Affaires étrangères, La présidence, la Primature et le Parlement ont l’Arrêt en leur possession (Consulter Brian Concannon à ce sujet à brian@IJDH.org Tél/617-652-0876 / 541-263-0029*cell).
A ma connaissance:
a) L’État haïtien n’a jamais, à date, publié l’arrêt de la CIDH
b) L’arrêt de la cour d’appel des Gonaïves a été signifié(en catimini) plus d’un an après la sortie de l’arrêt de la CIDH (Consulter Brian Concannon)
c) Vu qu’aucune des parties n’en a fait pourvoi en cassation, le dossier est donc clos(Consulter Brian Concannon)
d) Aucun dédommagement n’a été, à date, versé à Y.N.
e) Les prisons d’Haïti, que je sache, sont dans les mêmes conditions depuis la sortie de l’arrêt de la CIDH
Yvon Néptune

Le Nouvelliste

 

Haïti – Culture :

Azor aura droit à des funérailles nationales

21/07/2011 13:03:49

Haïti - Culture : Azor aura droit à des funérailles nationalesLénord Fortuné « Azor », chanteur et tambourineur du groupe Racine Mapou de Azor, qui a rendu l’âme à l’âge de 46 ans (19 juin 1965 – 16 juillet 2011), à l’hôpital Bernard Mevs, aura droit à des funérailles nationales.
Un péristyle et des estrades seront érigé devant le Musée du Panthéon National, ce lieu servira de temple pour donner le dernier adieu à celui qui avait le tambour dans l’âme et la musique dans les entrailles. La cérémonie devrait avoir lieu ce samedi 23 juillet de 7 à 11 heures du matin.
Le vendredi 22 juillet, aura lieu une veillée artistique en l’honneur d’Azor sur le Champ de Mars, de 6 heures à minuits, une trentaine d’artistes seront présents.
Samedi, le corps d’Azor arrivera sur le Champ de Mars sur un carrosse tiré par des chevaux. Le Président de la République, Michel Martelly décorera à titre posthume celui qui savait faire résonner les tambours. Rasin Mapou donnera un spectacle en l’honneur d’Azor avant que la dépouille ne soit conduite au crématorium de Pax Villa pour y être incinérée…
Plus de détails à venir…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3393-haiti-culture-azor-n-est-plus.html
http://www.haitilibre.com/article-3398-haiti-culture-hommage-de-martelly-a-azor.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Martelly va rencontrer José Miguel Insulza aujourd’hui

21/07/2011 12:01:01

Haïti - Politique : Martelly va rencontrer José Miguel Insulza aujourd'huiLe Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, effectue une visite de deux jours en Haïti, où il rencontrera le président Michel Martelly et prendra part à la réunion de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).
Le secrétaire général Insulza sera reçu par le président Martelly aujourd’hui au Palais présidentiel, leur première rencontre officielle depuis que le leader haïtien a pris ses fonctions.
Le chef de l’organisation hémisphérique aura également des entretiens avec Jean-Max Bellerive, Premier ministre sortant d’Haïti, et avec Mariano Fernández, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).
Le secrétaire général de l’OEA assistera demain à la réunion de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, présidé par Bill Clinton, et s’entretiendra également avec l’ancien Président des États-Unis. Par ailleurs, il fera aussi une tournée à travers les quartiers de Port-au-Prince où la Fondation Pan Américaine de Développement (FUPAD) contribue aux efforts de rétablissement.
HL/ HaitiLibre

 

Visite en Haïti du Ministre argentin des Affaires étrangères

RTVCaraïibes – 21/07/2011 11:19:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Ministre des Affaires Etrangères, Commerce International et Culte de la République Argentine, Hector Marcos Timerman, est en visite de travail en Haïti. Ce mercredi 20 juillet 2011, il a été reçu, à Port-au-Prince, par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, en présence du Président du Sénat haïtien, Rodolphe Joazile, et de celui de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe.

Pour  le ministre Timerman, il était  question  d’« évaluer les besoins du pays et voir comment l’Argentine peut l’aider tant au niveau bilatéral qu’à travers la MINUSTAH». Ce dernier  a rappelé que l’Argentine « est fortement impliquée aux côtés du peuple haïtien dans la reconstruction du pays ».

A son programme, outre ses rencontres avec les autorités du pays,  figurent notamment  une visite au contingent argentin de la MINUSTAH, une visite à  l’hôpital argentin de la Mission et au  programme  « Pro Huerta » mis en œuvre dans  le cadre de la coopération entre les deux pays. Il s’agit d’un programme d’« autoproduction d’aliments frais qui vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations se trouvant en situation de vulnérabilité ».

Ainsi, après le séisme du 12 janvier 2010, le gouvernement argentin a fait don à Haïti de 35 tonnes de semences de mais et d’haricot, de 600 jeux d’outils et 5000 manuels de formation. Cette cargaison de semences a été acheminée dans le pays via des bateaux de l’armée uruguayenne. Et, grâce au soutien logistique de la MINUSTAH et du Programme Alimentaire Mondial (PAM), elles ont été distribuées à 17.000 familles dans 6 départements (Artibonite, Centre, Nord, Nord-Est, Ouest et le Sud-Est).

L’Argentine, à travers la MINUSTAH, participe au processus de stabilisation d’Haïti. Elle dispose d’un effectif de 721 Casques bleus, dont un bataillon d’infanterie de 597 soldats déployés aux Gonaïves et à Saint-Marc, d’une force aérienne de 46 membres et d’un personnel médical de 67 membres. 11 officiers supérieurs font aussi partie de l’Etat-major de la MINUSTAH.

Dans le cadre de leurs activités de sécurité, les Casques bleus argentins organisent des patrouilles à pied ou motorisées, de jour comme de nuit, établissent des points de contrôle et effectuent des opérations conjointes avec la Police des Nations Unies, les Unités de Police Constituée (FPU) et la Police nationale d’Haïti (PNH). Ils organisent également des activités humanitaires au bénéfice de la population.

Rédaction : Faustin Caille / Edition : Uwolowulakana Ikavi

 

Le groupe des 16 rencontre le secteur des affaires

Jean Tatoune aux Gonaives appelle à des manifestations pour forcer la main aux parlementaires

21/07/2011 11:25:00 Auteur(e) La Redaction

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Le groupe des 16 sénateurs signataires de la prise de position contre la ratification du premier ministre désigné a rencontré ce mercredi au Karibe Convention Center à Port-au-Prince, des représentants du Forum économique du secteur privé, un jour avant la nouvelle date choisie par Me Bernard Gousse pour le dépôt de ses pièces au sénat.
L’ancien ministre de la justice accusé de violation des droits de l’homme, a dejà reporté par 2 fois l’acomplissement de cette formalité constitutionnelle.
Le troisième sénateur du Nord, Kély Bastien a fait savoir  que la  rencontre de mercredi a permis aux membres du Bloc majoritaire dont il fait partie, de clarifier leur position exprimée contre le premier ministre désigné et de montrer clairement qu’ils restent soudés.
Un seul des 16 n’a pas participé à la rencontre . Il s’agit du deuxième sénateur du Nord, Moïse Jean Charles considéré comme l’un des parlementaires les plus opposés au choix du président Joseph Michel Martelly.
M Charles a toutefois donné mandat au sénateur son collègue  Bastien de le représenter, a fait savoir ce dernier.
« Les membrs du Forum ne se sont pas présentés en defenseurs de M Gousse mais affirmaient être là plutôt pour entendre nos préoccupations et de notre coté nous leur avons fait part des nôtres afin  de définir les prioritésdevant  permettre a chaque institution de jouer son rôle dans le respect de l’autre », a déclaré l’ancien président de l’assemblée nationale qui a exprimé le souhait que ces rencontres se fassent de façon systématique et pas seulement en temps de crise.
Parmi les préoccupations exprimées par les parlementaires, M. Bastien a fait etat d’un spot  diffusé sur les ondes de certaines stations de radio de la capitale menaçant les parlementaires que la patience du peuple a ses limites.
« Ce sont  des menaces directes », a-t-il soutenu. D’autres sénateurs ont aussi évoqué des menaces de mort dont ils affirment être  l’objet à travers des appels teléphoniques.
Parallèlement, aux Gonaïves (nord), le repris de justice Jean Pierre dit Jean Tatoune a menacé mardi d’appeler à des manifestations de rue, pour tenter de forcer  les sénateurs de  ratifier le premier ministre désigné.
" Je n’avertirai pas 2 fois les sénateurs", a lancé Jean Tatoune qui dit pouvoir étendre son mouvement à l’ensemble du pays.
Jean Tatoune, ancien activiste qui avait pris, en 1985 aux Gonaïves, la tête des manifeatations contre le president Jean-Claude Duvalier, était devenu  par la suite un délinquant qui est même arrivé à participer à un massacre à Raboteau (Gonaïves) en 1992, pour lequel il fut condamné.
Mais l’homme a pu s’échaper de prison  à la faveur du départ forcé du président Aristide en février 2004.

AHP

 

Haïti – Politique :

Bernard Gousse, le flou, l’incertitude persiste…

21/07/2011 07:12:00

Haïti - Politique : Bernard Gousse, le flou, l'incertitude persiste...Bernard Gousse, le Premier Ministre désigné, devrait déposer son dossier de candidature ce jeudi au bureau du Sénat pour être examiné par une commission formée les Sénateurs : Lucas François Sainvil, Nènel Cassy, Yvon Buissereth, Wencesclass Lambert, Edwin Zenny, Francisco Dalacruz, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Jean William Jeanty (Président de la Commission) et Jean Willy Jean-Baptiste).
Le 14 juillet Me Gousse devait déjà déposer son dossier mais avait demandé un report à huitaine car il avait besoin d’un « peu de temps, pour mieux constituer son dossier ».
Hier a eu lieu une rencontre de plus de 6 heures au Karibe Convention Center, entre 15 sénateurs du groupe des 16, le Sénateur Moïse Jean-Charles (Nord) étant absent, qui se sont déclarés publiquement opposés à la candidature de Me Gousse, et le Président Martelly.
Avant d’entrer en salle, le Sénateur Evalière Beauplan a déclaré « Je suis là pour négocier l’après Gousse ». Pour le Sénateur Jean-Baptiste Bien Aimé « il n’est pas question pour le groupe des seize de changer d’avis. Nous demeurons fidèle à notre position jusqu’à la séance de ratification. Les seize signataires de la pétition vont tous voter contre Bernard Gousse », le Sénateur Dera Simon Dieusseul affirme qu’« il n’y a eu aucune défection au sein du groupe des seize », tandis que pour Kelly Bastien « cette rencontre sera l’occasion de définir un cadre globale de gouvernabilité pour le pays. »
Peu après le début de la rencontre M. Martelly a appelé Me Gousse a participé à la réunion, vers la moitié de cette dernière Me Gousse a quitter la salle, il paraissait déçu et n’a fait aucun commentaires à la presse, un silence qui peut être interprété [?]
À la fin de la réunion les 15 Sénateurs et le Président Martelly ont fait un point de presse, durant lequel le Président de la République a qualifié cette rencontre d’historique, car il y a eu un un amollissement des position des deux coté, un changement de ton, de plus il a annoncé que dans les 24 prochaine heures la nation connaitra la décision qui sera prise, ce qui sera fait à propos du dossier de ratification du Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse, qualifiant la décision qui a était prise de courageuse sans la dévoilé à la presse.
Les 15 sénateurs présents ont également fait part de leur détermination à travailler avec le chef de l’Etat, tandis que les Chef de l’État semble se montrer plus conciliant et plus tolérant. Mais travailler avec le Chef de l’État ne veut pas nécessairement dire ratifier Me Gousse.
Le flou, l’incertitude persiste après cette réunion, Me Bernard Gousse déposera t-il ses pièces aujourd’hui ? Si ses pièces sont conformes à la constitution, les sénateur vont t-ils voter pour lui ? Est ce que le groupe des 16 a changé d’idée ?
Parallèlement au Cap Haïtien une centaine de manifestants pro-Gousse, ont exprimé leur soutien au Premier Ministre désigné, tout en accusant les parlementaires d’être une source de blocage pour le pays.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3409-haiti-politique-apres-l-affrontement-martelly-cherche-un-ultime-compromis.html
http://www.haitilibre.com/article-3358-haiti-politique-depot-aujourd-hui-du-dossier-de-bernard-gousse.html
http://www.haitilibre.com/article-3344-haiti-politique-reponse-du-president-martelly-aux-senateurs-contestataires.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3322-haiti-politique-rien-n-est-joue-pour-le-premier-ministre-designe-bernard-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Martelly nomme 6 nouveaux représentants à la CIRH

Le président haïtien, Michel Martelly, envisage de solliciter du Parlement une prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). La nomination de 6 nouveaux représentants de l’exécutif au sein du Conseil d’administration de la CIRH témoigne de la volonté du chef d’Etat de maintenir cette structure.
Les nouveaux membres de la CIRH, Karl jean Louis, Laurent Lamothe, Patrick Rouzier, Klauws Eberwein, Harold Charles et Serge Coles jr participeront ce jeudi à leur première réunion de travail.
Le président Martelly lui même participera pour la première fois a une réunion de la CIRH sous la présidence de Bill Clinton et Jean Max Bellerive.
Le renouvellement pour une année supplémentaire du mandat de la CIRH pourrait entrainer une prorogation de l’Etat d’urgence. Le vote de cette loi avait en mai 2010 provoqué la colère des sénateurs minoritaires qui y voyaient une aliénation des pouvoirs du Parlement. Les sénateurs William Jeanty et Youri Latortue ont toujours mis l’accent sur la nécessité de sauvegarder les prérogatives de contrôle de l’action du gouvernement accordées aux deux chambres.
La démarche de reconduction du mandat de la CIRH intervient deux semaines après la convocation de Jean Max Bellerive, co-président de la CIRH, par deux commissions sénatoriales. M. Bellerive avait soumis des documents aux parlementaires prouvant les décaissements de fonds et la réalisation de plusieurs projets dans le contexte de la reconstruction.
Au cours de l’audition M. Bellerive avait mis l’accent sur la nécessité de réformer la CIRH afin d’améliorer son efficacité. Il avait toutefois mis en garde contre une disparition de cette structure qui équivaudrait à un rejet de la coopération internationale.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haiti – Reconstruction :

7ème réunion de la CIRH

21/07/2011 09:25:56

Haiti - Reconstruction : 7ème réunion de la CIRHCe jeudi 21 juillet 2011, et demain 22 juillet, se tiendra la 7ème réunion du Conseil de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Vers 11 heure du matin aura lieu l’ouverture Officielle de l’Exposition des Prototypes de Maisons et du site technologique Environnement Vert à Zoranger, en présence, entre autres, de l’ancien Président Bill Clinton et coprésident de la CIRH et du Président Martelly.
En après-midi les membres de la CIRH assisteront à différentes présentation thématique, diaporama des 16 quartiers et vidéo logement, présentation et vidéos sur les débris…
Toujours dans l’après midi le plan d’éducation du Président Martelly sera présenté au Président Clinton. Le support personnel de la Fondation Clinton et les démarches que l’ancien Président va entreprendre pour supporter le projet, seront annoncés.
Parallèlement, à 15 heures le Président Martelly va décorer le Président Clinton au Palais national.
Demain vendredi aura lieu l’introduction et la présentation des nouveaux membres du Conseil d’Administration, puis le Président Martelly interviendra pour présenter les visions et priorités présidentielles et le rôle de la CIRH. Ensuite le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe fera un état des lieux de la collaboration CIRH/Gouvernement, qui sera suivi par un présentation de l’appel à projets et appel à financement par le directeur des projets. Juste avant la pause de la mi-journée aura lieu la présentation de l’analyse des projets approuvés par la CIRH (rapport du BPLC) par le Bureau de Performance et de Lutte contre la Corruption, puis sera présenté le projet de retour aux quartiers et de reconstruction de logements.
Selon un responsable du gouvernement, Michel Martelly demandera à la CIRH de prolonger son mandat d’un an, il devrait en faire la demande demain vendredi. Le mandat de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti arrive à échéance en octobre.
Le Président de la République aurait nommé Karl Jean Louis, Laurent Lamothe, Patrick Rouzier, Klauws Eberwein, Harold Charles et Serge Coles Jr. comme nouveau membres de la CIRH, l’information reste encore à confirmer, ce qui est sur c’est que demain vendredi nous connaitrons avec certitude le nom des personnalités choisi par le Chef de l’État.
HL/ HaïtiLibre

 

Camille Chalmers opine sur "Kay Pam"

21/07/2011 06:50:00 Auteur(e) La Redaction

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Camille Chalmers

Le secrétaire genéral de la  Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) Camille Chalmers, a fait savoir mercredi que le programme Kay PAM tel que conçu par le gouvernement haïtien, s’il se situe dans le cadre du besoin de reloger les familles haïtiennes affectées par le séisme du 12 janvier 2010, comporte toutefois de sérieuses lacunes.
Ce programme national  de prêts au logement à un taux de 8% remboursable sur 30 ans, qui a été lancé mercredi en présence du président Joseph Michel Martelly, et  destiné aux agents de la fonction publique et aux employés  du secteur privé, dsiposerait présentement  d’un fonds de 4 milliards de gourdes.
M. Chalmers a fait savoir que le projet reste toutefois muet sur un ensemble d’interrogations dont la rationnalisation de l’espace et l’aménagement du territoire.
" Aucune proposition n’est faite  sur la répartition des différentes zones administrativs, commerciales et residentielles, a relevé l’économiste qui se demande egalement ce qui est prévu par exemple pour  les habitants des bidonvilles et les petits commerçants, le financement n’étant accesible qu’à des personnes disposant d’un emploi stable.
Le secrétaire général de la  PAPDA reconnait toutefois le bien-fondé du credit au logement, car le tremblement de terre de janvier 2010 ajouté à l’exode rural, a aggravé la problématique du logement à Port-au-Prince.
C’est à  l’Etat qu’il importe de dégager d’autres espace pour "viabiliser" le programme proposé par la banque nationale de crédit avec le soutien d’une autre banque d’Etat, la banque populaire haïtienne (BPH).
Lors du lancement du programme, le gouverneur de la banque centrale,Charles Castel,  avait invité les banques privées à  rejoindre le projet.
Ce proghramme , avait-il encore indiqué, va conribuer au développement structuré des milieux urbains haitiens.
AHP

 

Haïti – Santé :

«L’ambulance aidera à sauver des vies» dixit Wyclef

21/07/2011 08:14:33

Haïti - Santé : «l'ambulance aidera à sauver des vies» dixit WyclefCe mardi, la star mondial, Wyclef Jean a remis, au nom de Yéle Haïti, une ambulance aux responsable de l’hôpital Saint-Nicolas, à Saint-Marc. Le chanteur a indiqué que « l’ambulance a été donnée par le Chicago Fire Department…" et qu’elle « aidera à sauver des vies » ajoutant « j’étais ici en octobre en compagnie du sénateur Youri Latortue quand l’épidémie de choléra s’est déclarée, et le personnel médical m’avait fait part du problème d’ambulance. »
Pour Youri Latortue, Sénateur de l’Artibonite « c’est une promesse tenue! »
Yfto Mayette, la directrice de l’hôpital a déclarée pour sa part « c’est un rêve qui devient aujourd’hui une réalité » ajoutant que « cette ambulance va nous permettre de secourir les patients [...] si le cas d’un patient dépasse notre niveau, l’ambulance nous permettra de le transporter vers un autre hôpital…»
Maintenant l’hôpital Saint-Nicolas dispose de deux ambulances.
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti – Politique :

Exclusif – Edwin Zenny donne tout les détails sur les 10,000 US

21/07/2011 13:26:09

Haiti - Politique : Exclusif - Edwin Zenny donne tout les détails sur les 10,000 USLe premier sénateur du Sud-est Edwin Zenny, dans une interview exclusive accordée à Haïtilibre a apporté des précisions concernant ses dernières déclarations faites lors du passage du président Joseph Michel Martelly dans la métropole du Sud-est jeudi 14 juillet dernier. Le sénateur Edwin Zenny indiqué qu’un sénateur de la république coûte à l’état haïtien plus de dix mille dollars américains par mois. Un montant qui est repartie comme suit, 121 mille gourdes pour les frais mensuel du sénateur, dont son salaire net est réduit à 84.000 gourdes après le prélèvement des taxes, 125.000 gourdes de frais mensuel du coordonnateur du bureau du parlementaire, 30.000 gourdes pour le paiement de deux agents de sécurité, 90.000 gourdes pour le salaire de deux consultants, 20.000 gourdes frais de carburant le mois, 10.000 gourdes de crédit de téléphone, 35.000 dollars pour l’achat d’un véhicule et 40.000 gourdes tout le mois pour l’organisation des fêtes patronales dans les communes y compris les sections communales du département d’origine du sénateur et de certains autres privilèges.
Le premier sénateur élu du département du Sud-est, Edwin Zenny après toutes ses affirmations dit n’a pas compris le comportement de son collègue Wenceslas Lambert qui voulait donner une autre couleur politique de ses déclarations, alors qu’il n’avait pas cité aucun sénateur jouissant de ces privilèges au grand corps.
Le sénateur Edwin a déclaré qu’il ne minimise jamais les déclarations du deuxième sénateur de la région du sud-est dans la Pesse Jacmelienne qualifiant sa révélation sur le salaire d’un parlementaire de déclarations de guerre et du même coup Wenceslas Lambert lui a déclaré la guerre publiquement dans la métropole du sud-est. Le sénateur Edwin Zenny a indiqué qu’il n’a pas peur à faire la guerre avec Wenceslas Lambert, parce qu’il est un guerrier et il peut la faire avec son honnêteté et son intégrité. M. Edwin Zenny a précisé il est prêt pour cette guerre jusqu’à l’utilisation de ses dernières minutions.
Par ailleurs, le sénateur Edwin Zenny tient à attirer l’attention de la communauté internationale, l’Ambassade des États Unies, l’Ambassade de France, l’État haïtien et la population haïtienne de sa sécurité ainsi que sa famille suite aux propos du sénateur Wenceslas contre lui. « In God we trust » soutient Edwin Zenny, cela ne m’empêche pas de renforcer mon équipe de sécurité.
Le premier sénateur du département du Sud-est réitère sa volonté de travailler dans l’intérêt de la population qui lui a voté. Ce dernier promet à la nation de la transparence durant ses six ans de son mandat, particulièrement dans le budget national.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3399-haiti-politique-le-salaire-d-un-senateur-est-de-10-000-us-par-mois.html
HL/ Claudy Bélizaire
Interview exclusive – Tous droits réservés HaïtiLibre / Claudy Bélizaire

 

Haïti, formée sur un grumeau du Gondwana !

Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences / 21-07-11

Grâce à des analyses chimiques de pointe, des chercheurs de l’université de Floride ont découvert que des roches très anciennes sont présentes sous l’île d’Hispaniola. Sorte de grumeau résiduel du supercontinent Gondwana, elles auraient été transportées sur près de 1.500 kilomètres, au fil des mouvements tectoniques de la plaque Caraïbe.

Les géologues pensaient jusqu’à présent qu’Hispaniola, l’île qui abrite la République dominicaine et Haïti, était relativement jeune du point de vue géologique. Environ 150 millions d’années. Mais des analyses conduites par des chercheurs de l’université de Floride chamboulent ce scénario.

La composition chimique des roches permet de connaître leur origine. L’étude détaillée des concentrations en éléments rares comme le strontium ou le néodyme et des rapports entre isotopes d’éléments comme le plomb fournissent aux chercheurs une sorte de carte d’identité de la roche. Ils peuvent ainsi découvrir la source de la lave ou du magma dont elles sont issues, et reconstituer les déplacements tectoniques subis par le terrain qu’elles forment.

Une double surprise

L’équipe du professeur Michael Perfit s’est penchée sur des laves qui ont rapidement révélé avoir été émises lors d’une éruption il y a 1 million d’années. Premier étonnement, car le dernier volcanisme connu sur l’île datait jusqu’à présent de 40 millions d’années. Mais la découverte principale restait à venir. Après analyse sur un spectromètre de masse à source plasma (ICP-MS), les géochimistes ont trouvé des bizarreries dans la composition des échantillons.

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Les laves issues des
volcans offrent aux géologues la possibilité d’analyser des matériaux venus des profondeurs. © favynet, Wikipédia CC

Sur tout le reste de l’île et plus largement dans tout l’arc antillais, on trouve des types de laves de zone de subduction : de la croûte océanique basaltique, vieille et dense, plonge sous un autre morceau de lithosphère, océanique ou continentale, entraînant des déformations et du volcanisme. Or ici, les courbes ont révélé des concentrations en éléments-traces bien différentes. Elles sont étonnamment similaires à ce que l’on peut rencontrer dans le cas d’un volcanisme se produisant au cœur d’un continent. Et les roches du manteau supérieur, sources de ces laves, semblent avoir au moins 1 milliard d’années.

Un incroyable voyage

Pour résoudre l’énigme, il a fallu aller chercher une solution à plus de 1.500 kilomètres de là. Au niveau de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud, il existe des roches de ce type. Ce sont les terranes grenvilliennes, fragments de continents très anciens témoins d’âges lointains de l’histoire de la planète où les terres émergées n’avaient pas du tout la même disposition.

Il semble donc qu’Hispaniola soit, au moins en partie, posée sur un reste de croûte continentale très ancienne, faisant partie intégrante du supercontinent Gondwana qui existait il y a des centaines de millions d’années. Au moment de son éclatement en plusieurs blocs, dont l’Amérique du Sud et l’Afrique, puis de l’extension vers l’est de la plaque Caraïbe, un grumeau de cette vieille lithosphère continentale aurait été emporté. Transporté dans le manteau supérieur comme un bois flottant entre deux eaux, il aurait survécu sans se dissoudre à un trajet de plus de 1.500 kilomètres jusqu’à sa position actuelle. Les géologues pensent que ce genre de fragment constituerait une sorte de noyau autour duquel des îles, voire des continents, pourraient se former et grandir.

 

Haïti – Économie :

Jean Philippe Vixamar succède à Guiteau Toussaint

20/07/2011 14:23:13

Haïti - Économie : Jean Philippe Vixamar succède à Guiteau ToussaintLe Président de la Commission des finances du Sénat, le Sénateur Jocelerme Privert à fait savoir que le Président Michel Martelly avait procédé hier mardi, à la reconduction du Conseil d’Administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC) et à la nomination du vice-Président Jean Philippe Vixamar comme Président pour succéder à Guiteau Toussaint assassiné le 12 juin dernier.
Les personnes concernées, par cette reconduction et nomination, seront auditionnées prochainement par la Commission des finances, a fait savoir le Sénateur Privert.
HL/ HaïtiLibre

 

Une grève politique au nom de l’intérêt collectif

L’Hôpital général est en grève depuis lundi. Les employés de tous les services n’entendent pas reprendre le travail tant qu’ils n’auraient pas obtenu la tête de la directrice administrative du centre hospitalier de l’Etat. Entre-temps, les salles sont vidées de leurs patients. Les plus déshérités y meurent, en attendant la levée de cet arrêt de travail indéterminé qui ne pue que la politique.

Charline Gélas au chevet de son père Jélhomme Gélas, souffrant de diabète aigu

(Photo: Mercidieu Moranvil)

Maxime Pierre, brulé et resté sans soin depuis lundi à l’HUEH

(Photo: Mercidieu Moranvil)

Marlaine Thompson, la directrice administrative de l’HUEH

(Photo: Mercidieu Moranvil)

Alix Lassègue, directeur général de l’HUEH

(Photo: Mercidieu Moranvil)

 

Depuis la fin des examens officiels de neuvième année, en juin, Charline Gélas, 13 ans, est jour et nuit au chevet son père Jélhomme Gélas, souffrant de diabète aigu et admis à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) à la fin du mois de décembre 2010. L’adolescente n’avait aucune difficulté à assister son père jusqu’à ce que sa misère se précise avec une grève déclenchée lundi au sein du plus grand centre hospitalier du pays. « Depuis lundi, mon père ne reçoit aucun soin médical, déclare, au bord des larmes, la jeune fille. Il souffre sans espoir et nous n’avons plus rien ni nourriture ni argent pour les médicaments. »
Mardi, Charline a vu la maladie de son père se compliquer. Le diabète qui a entraîné de graves dermatoses au niveau du pied de Jélhomme, 70 ans, a finalement eu raison de son pied droit. La jeune Charline a dû voir le pied de son père tomber. « Je l’ai ramassé avec des morceaux de papier et l’ai jeté dans une poubelle sur la cour, se lamente l’adolescente, qui estime ne pas être en mesure de rentrer chez elle, à Fort-Mercredi, Carrefour-Feuilles, sans l’assentiment de l’administration de l’hôpital. Si on rentre chez nous, nous risquons de le voir rester mourir sans être réadmis à l’hôpital. »
« Si j’avais de l’argent, je continuerais à suivre les anciennes prescriptions des médecins en grève », rêve Charline Gélas, visiblement énervée par les incessants appels à l’aide prononcés par son père.
Ils se parlent entre eux au fond du couloir au relent de pisse, les compagnons d’infortune qui restent avec leurs malades à l’HUEH. Ils ont le même motif d’y rester : pas d’argent et si leurs malades sortent de l’hôpital, ils n’y seront pas réadmis.
Julienne Daniel fait partie du lot. Jeune et belle, elle s’improvise auxiliaire et aide des voisins dans leur adversité. « Je passe la journée à l’hôpital et ma soeur vient la nuit », dit-elle. Son beau-frère, Daniel Jean-Baptiste, admis à l’hôpital depuis le 5 juin, souffre de diabète aussi et présente des complications.
Le Programme de performance et la grève syndicale
Des membres du personnel médical et infirmier se baladent sur la cour où traînent des tonnes de déchets. Ils fréquentent la salle d’urgence comme à l’ordinaire. Mais avec des yeux bandés. Ils attendent la fin de la grève pour reprendre service. Une grève qui n’aura pas de fin, disent-ils, si Marlaine Thompson reste à l’hôpital général.
« La direction générale est absente, explique Catherine Sander, membre du Syndicat du personnel infirmier (SPI) de l’HUEH. De l’eau aux gros matériels, tout passe par cette ancienne responsable de la morgue, qui s’érige aujourd’hui en super patronne de l’hôpital. »
Mme Sander fait état de nombreuses rencontres infructueuses entre les syndicats et les responsables de l’HUEH. « La super patronne montre toujours de la bonne foi, mais tout est motivé par ses intérêts, qui, finalement, soulèvent notre conscience professionnelle », s’énerve-t-elle, expliquant qu’un programme de performance financé par la Croix rouge américaine à travers l’organisation Zanmi Lasante a dû être rompu sous la recommandation de Mme Thompson. « Elle dit nous avoir eu à l’oeil pour lui avoir manqué d’égard », s’offusque Catherine Sander.
Ce programme initié à l’hôpital suite à la catastrophe du 12 janvier 2010, qui a laissé dans la tourmente les personnels et qui a provoqué la chute de trois de ses bâtiments, était prévu pour huit mois, de juillet 2010 à février 2011. Destiné à venir en aide aux employés, tous services confondus, il attribuait une subvention égale au salaire de ces derniers moyennant la signature d’un contrat et un supplément de travail d’une ou deux heures.
Un mémorandum qui offusque
« Vous voulez me parler ?, lance une dame aux deux journalistes du Nouvelliste, qui viennent de pénétrer à la direction administrative. Je suis Marlaine Thompson, la directrice administrative de l’HUEH. Depuis le 15 juillet 2009, nous sommes là avec une équipe installée avec un projet de réforme de l’hôpital. »
Dans ce petit bureau placé au premier étage du bâtiment administratif de l’HUEH, Mme Thompson travaille aux côtés de ses plus proches collaborateurs. Calme et accueillante, elle entretient les journalistes, remue les documents qu’elle soumet à ses co-locuteurs, décroche son téléphone qui n’arrête de sonner et anime son bureau.
« Le fonctionnement de l’hôpital est un exercice difficile, il faut être toujours sur la balle depuis l’enregistrement des malades jusqu’au fonctionnement des personnels », fait remarquer la fonctionnaire, qui explique que tout a commencé à partir d’une décision des responsables d’établir le circuit que doit suivre les patients pour les examens de radiologie et de sonographie.
Un mémorandum a été publié à cet effet le 6 mai renforcé d’une forme qui devait accompagner les examens de laboratoire. Depuis, des membres des personnels médical et infirmier montent le ton et ne veulent pas entendre raison. « Nous avons voulu en finir avec des pratiques qui orientaient les patients vers des laboratoires privés », déclare Mme Thompson. Elle précise que ces exercices mafieux qui se pratiquaient au sein de l’hôpital contournaient les décisions de l’administration qui instituaient la gratuité des premières 48 heures des patients et de l’exonération des enfants et des femmes enceintes.
L’arbre qui cache la forêt
L’hôpital général qui fonctionne avec un budget annuel de 222 999 298, 62 gourdes englouties en partie par la rémunération de ses employés – 69 862 100, 04, se voit toujours dans des difficultés énormes pour fonctionner, explique pour sa part, le directeur général de l’HUEH, Alix Lassègue. En dépit de tout, l’HUEH, depuis l’arrivée de son équipe à la direction de l’hôpital, quelque chose a changé. L’environnement était devenu salubre et les tensions ont baissé, se félicite le Dr Lassègue, jusqu’à ce que ce tournant politique change l’univers de ce centre hospitalier.
Le Dr Lassègue impute à deux mobiles ce mouvement : la situation politique et la fidélisation des services entamée par son administration. « Il y a toujours ces genres de tractations dans ces genres de contexte politique, explique-t-il. Certaines gens qui étaient écartées de l’hôpital pensent pouvoir y revenir pour réimplanter leur ancien système. »
M. Lassègue pense aussi que ces personnes veulent semer la pagaille afin de profiter de l’argent de la reconstruction de l’HUEH. « Les gens ne savent pas que l’argent de la reconstruction ne passera jamais par l’administration de l’hôpital mais sera géré par les bailleurs eux-mêmes », précise-t-il.
Les responsables de l’hôpital général regrettent que les dirigeants syndicaux ne veuillent pas entendre raison en dépit des multiples rencontres effectuées avec eux. Il croit que ces tintamarres vont se taire pour que les services de l’HUEH reprennent au nom de l’intérêt collectif qu’ils disent défendre. Entre-temps, une dizaine de malades se meurent dans l’enceinte de l’hôpital d’Etat et des centaines d’autres attendent que le plus grand centre hospitalier du pays soit rouvert afin de recevoir les soins médicaux pour leurs maladies. En témoigne le cas de Judeline Lapaix, étudiante en sciences infirmières à UNITECH, atteinte d’un malaise en pleine classe, emmenée en vain à cet hôpital par cinq de ses camarades et ignorée sur la cour.
« C’aurait pu être une belle expérience pour des futures infirmières d’entrer en groupe à l’hôpital d’Etat, mais ce n’était qu’un flop pour nous, s’énerve l’une se ses camarades. Car la vie ne veut rien dire pour ces travailleurs de santé. »

Lima Soirélus / lsoirelus@lenouvelliste.com

 

Haïti – Culture :

5ème édition d’Haïti en Folie

20/07/2011 14:04:02

Haïti - Culture : 5ème édition d’Haïti en Folie« Haïti en Folie est aujourd’hui le plus important festival pluridisciplinaire, en dehors d’Haïti, totalement dédié à la culture haïtienne. Cet évènement d’envergure, qui attire plusieurs milliers de visiteurs et de touristes chaque année, est entièrement supporté par le public et le secteur privé. Merci de continuer à supporter le Festival et ses artistes en vous procurant divers produits dérivés, CDs des artistes, œuvres artisanales et autres…
Quel bonheur d’accueillir une fois de plus, et sur demande générale, la version haïtienne de la légendaire pièce d’Eve Ensler, « Pawòl Chouchoun » : 80% français et 20% créole – qui sera jouée par 5 actrices venues d’Haïti sous la direction de Florence Jean-Louis Dupuis.
Haïti en Folie, le meilleur de la culture haïtienne en un week-end à Montréal. Il y en a pour tous les goûts : Théâtre, Danse folklorique, Hip-hop, Rap, Vaudou, Reggae, Gastronomie, Littérature… Les billets sont déjà disponibles! Venez souffler avec nous les 5 bougies d’Haïti en Folie ! » déclare Fabienne Colas, la Présidente du Festival Haïti en Folie.
Vendredi 22 juillet 2011 au Parc Lafontaine (Théâtre de Verdure) à Montréal, BIC (Haïti) + Wesli, le meilleur de la relève haïtienne à travers un groupe venu d’Haïti et deux artistes montréalais qui ont le rythme dans la peau. Les 2 groupes vont rendre le rap, le hip-hop et le reggae avec une saveur purement haïtienne. Entrée Libre.
À 21:00 au Parc Lafontaine à Montréal Sortie 67, un film de Jephté Bastien sera projeté. Une vie de crime semblait inévitable pour Jecko. Métis québécois d’origine haïtienne, il est témoin à l’âge de huit ans du meurtre de sa mère commis par son père, un événement tragique qui le marquera à jamais. Avec Henri Pardo, Benz Antoine, Danny Blanco Hall, Natasha Noel. Entrée Libre.
Samedi 23 juillet 2011 à 18:30 au Parc Lafontaine (Théâtre de Verdure) à Montréal, soirée racine et folklore avec la troupe de danse Ekspresyon et Sara Rénélik, soirée 100% folklore, racine et vaudou haïtiens en danse et en musique mais surtout, en couleurs et en transe ! Spectacle ensorcelante à donner des frissons. À 21:00, le film La dérive douce d’un enfant de Petit Goâve, un film de Pedro Ruiz sera projeté. Pour souligner les 25 ans de son premier roman « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer », un documentaire retrace le parcours de Dany Laferrière, voyage intime de l’un des écrivains les plus originaux des dernières décennies. Entrée Libre.
Dimanche 24 juillet 2011 au Centre Léonardo Da Vinci (8350 Lacordaire, Montréal) deux représentations, à 18:00 et 20:30, de « Pawòl Chouchoun » (version haïtienne), cette pièce donne une voix aux fantaisies et aux peurs les plus profondes des femmes. L’auteure, Eve Ensler célèbre la sexualité féminine dans toute sa complexité et son mystère. Une pièce amusante, remplie de compassion et de sagesse, cette version donne la scène à 5 actrices d’Haïti [Cynthia Jean Louis, Fabienne Colimon, Ange-Belie Andou, Huguette Saint-Fleur et Florence Jean-louis Dupuy]. Admission 35$ à l’avance.
Pour plus d’informations :
http://www.haitienfolie.com
HL/ HaïtiLibre

mercredi 20 juillet 2011

20 juil

Haïti-Politique :

A 24 heures du dépôt des pièces de Gousse au sénat

P-au-P., 20 juil. 2011 [AlterPresse] — Les 16 sénateurs ayant paraphé, le 8 juillet en cours, une pétition pour demander au président Michel Martelly de désigner un autre premier ministre à la place de Bernard Gousse, ont durci le ton à moins d’un jour du dépôt des pièces de celui-ci au bureau du Sénat.

« Il n’est pas question pour le groupe des seize de changer d’avis. Nous demeurons fidèle à notre position jusqu’à la séance de ratification. Les seize signataires de la pétition vont tous voter contre Bernard Gousse », déclare à des journalistes, le sénateur Jean-Baptiste Bien Aimé.

« Il n’y a eu aucune défection au sein du groupe des seize », signale, de son coté, le sénateur Dera Simon Dieusseul, alors que la perspective d’une rencontre entre le groupe et le président Martelly a été à la base de persistantes rumeurs.

« Nous sommes tous déterminés et motivés à donner un vote défavorable à Bernard Gousse. Nous n’allons pas faire marche arrière », insiste Dieusseul.

Selon les deux sénateurs, le président Martelly, autant qu’il le désire, peut gagner du temps tout en maintenant son choix en la personne de Bernard Gousse comme premier ministre. « Mais, disent-ils, l’affaire Gousse est une page déjà tournée. »

Par ailleurs, le sénateur Jean-Baptiste Bien Aimé dénonce des menaces de mort qui seraient proférées par des proches du président Michel Martelly à l’encontre de plusieurs membres du groupe des 16 sénateurs pour les forcer à revenir sur leur décision.

A propos d’une éventuelle rencontre avec Martelly, le sénateur Kelly C. Bastien, un des 16 signataires de la pétition, fait savoir qu’il ne devrait pas être question pour le chef de l’État de « convaincre les seize sénateurs à revenir sur leur position ».

« Au contraire cette rencontre sera l’occasion de définir un cadre globale de gouvernabilité pour le pays », prévient Kelly Bastien.

Parallèlement, une minorité de sénateurs se disent disposer à voter en faveur de la ratification de Gousse et souhaitent que Martelly et les sénateurs du Groupe des 16 parviennent à une entente qui favorise le déblocage de la situation.

Jointe au téléphone, la sénatrice Edmonde Beauzile promet de voter favorablement pour Bernard Gousse si ses pièces sont conformes aux prescrits de la Constitution.

« Si les pièces du premier ministre désigné sont correctes je lui donnerai mon vote. Je tiendrai compte notamment des normes constitutionnelles car la loi mère du pays dit clairement ce qu’il faut faire », déclare Edmonde Beauzile.

Pour elle, le pays doit être doté d’un nouveau gouvernement. « Nous ne devons pas laisser la nation à la dérive. Tout le monde doit assumer ses responsabilités… afin de sortir le pays de l’impasse difficile où il se trouve », ajoute Beauzile.

Le premier ministre désigné, Bernard Gousse, qui était attendu, le jeudi 14 juillet, pour déposer son dossier devant les responsables législatifs, ne s’était présenté au bureau du président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, que pour demander un délai supplémentaire de huit jours pour réunir son dossier. [sfd gp apr 20/07/2011 13:00 ]

 

Haïti – Éducation :

La promesse d’éducation gratuite, devient une réalité

20/07/2011 10:11:34

Haïti - Éducation : La promesse d'éducation gratuite, devient une réalitéLe Président Michel Martelly a fait savoir que près de 4 millions de dollars ont déjà été collecté dans le Fonds National pour l’Éducation (FNE) qui est alimenté à partir du prélèvement sur les appels téléphoniques entrant et les transferts d’argent.
« …le programme d’éducation fonctionne bien, nous avons dans notre fonds près de 4 millions de dollars américains que nous avons collecté au travers des 5 centimes et d’ici la fin de la semaine, nous devrions avoir les noms, numéros de téléphone et adresse des 100,000 premiers enfants qui vont allez à l’école gratuitement… » a déclaré le Chef de l’État.
Dans un premier temps, le projet pilote d’éducation gratuite, sera lancé à la prochaine rentrée scolaire, au Cayes. Une liste de 100,000 noms d’enfants est en train d’être préparée par une équipe dirigée par Gaston Georges Merisier (ancien Ministre de l’éducation, pressenti à ce poste dans le nouveau Gouvernement Martelly) a précisé Michel Martelly.
Le Chef de l’État a fait savoir à ceux qui critiquent le manque de transparence et de cadre juridique de ce fonds, qu’il ne s’opposait nullement à ce qu’une loi régisse ce fonds, mais que sa priorité pour le moment, est d’offrir une scolarité gratuite à 100,000 enfants pour la prochaine rentrée scolaire.
Des organisations d’enseignants favorables au projet, rappellent au Chef de l’État, qu’au delà de la scolarisation des enfants, le Gouvernement doit aussi prendre en compte les professeurs qui doivent dispenser l’enseignement et leurs conditions de travail.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3034-haiti-education-lancement-du-fonds-national-pour-l-education-fne-par-martelly-maj-13h03.html
http://www.haitilibre.com/article-3045-haiti-education-le-fonds-national-pour-l-education-fne-a-t-il-besoin-d-un-cadre-legal-maj-17h38.html
PI/ HaïtiLibre

 

Rencontre prévue entre le président Martelly et le groupe des 16 sénateurs

20/07/2011 11:10:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président Michel Martelly devrait rencontrer  les membres du groupe majoritaire  des 16  sénateurs qui se sont positionnés contre la ratification du premier ministre désigné, Bernard Gousse, accusé de violation de droits humains sous le régime intérimaire de 2004/2006, alors qu’il était ministre de la justice.
Me Gousse doit faire le dépôt de ses pièces jeudi selon ce qu’il a annoncé, à la suite de deux reports.
Selon le troisième sénateur du Nord, Kély Bastien, le groupe des 16 reste attaché à sa position et minimise les risques de défection. « Discuter avec le chef de l’état ne signifie pas renier notre positionquant au rejet de Bernard Gousse» a fait valoir le parlementaire.
Il précisé cependant que des échanges sur des projets de développement portant sur l’éducation et l’environnement entre autres seront au menu des discussions avec le chef de l’état.
Le premier sénateur de l’Ouest Steven Benoit qui déclare n’avoir participé  à aucune  rencontre dans le cadre des négociations en vue de la ratification de Me Gousse, assure  pourtant  de sa volonté de voter pour ce dernier si ses pièces sont conformes aux exigences de la constitution.
Il a exprimé le souhait que le président trouve un terrain d’entente avec le bloc majoritaire au parlement afin de doter le pays d’un gouvernement dans le meilleur délai.
Le chef de l’Etat avait rejeté dimanche lors d’une tournée dans la region des Nippes, une proposition du sénateur Benoit qui l’invitait à parler avec les anciens présidents Preval et Aristide, pour tenter de s’assurer d’une majorité au Parlement.
Michel Martelly avait dit vouloir s’en tenir à la constitution.

AHP

 

Haïti – Reconstruction :

Le programme «Kay Pa’m» est lancé

20/07/2011 13:02:26

Haïti - Reconstruction : Le programme «Kay Pa’m» est lancéLe projet « Kay pa’m » a été lancé hier mardi, en présence du Président Michel Martelly, de Charles Castel, Gouverneur de la Banque Centrale et des responsables de la BNC et de la BPH.
Doté d’un fonds de 100 millions de dollars au départ (environ 4 milliards de gourdes), « Kay pa’m » vise plusieurs objectifs, entre autres, faciliter l’accès à la propriété privée, favoriser le processus de la reconstruction ou la réparation d’immeubles résidentiels et permettre au plus grand nombre d’Haïtiens d’avoir leur « chez soi » a déclaré Jean-Philippe Vixamar, vice-Président du Conseil d’Administration de la BNC.
«…Kay pa’m est un programme de prêt au logement qui a été initialement conçu pour les agents de la fonction publique et qu’on a ouvert à toutes les autres catégories d’emplois pourvu que la personne est un emploi stable et un revenu garanti. [...] Le projet Kay pa’m n’est pas limité à la zone métropolitaine de Port-au-Prince [...] si vous voulez remplir un formulaire d’application pour Kay pa’m, vous devez vous présenter dans n’importe quel succursale de la Banque National de Crédit ou de la Banque Populaire Haïtienne [...] c’est un crédit immobilier, soumit aux mêmes règles de notre politique générale de crédit. Il y aura un comité de crédit, qui analysera les demandes de crédit, parce que ce sont des prêts qui seront garanti par hypothèque. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que les titres de propriétés doivent être bien assis, nous avons un bureau de contentieux qui est là pour analyser les titres de propriétés, si votre titre de propriétés n’est pas bon, cela peut vous causer des problèmes pour accéder à Kay pa’m… »
Steven Benoit juge que le programme « Kay pa’m » est une très bonne initiative mais estime que le montant alloué est nettement insuffisant, compte tenu de la demande en logements au sein de la catégorie sociale visée, à savoir la classe moyenne. Le Sénateur a expliqué que la vie dans les appartements en Haïti est incontournable, « avec 27 mille kilomètres carrés, l’haïtien doit s’habituer à ce mode de vie, d’autant que la plupart des citoyens ne pourront jamais posséder seuls, une maison. » Favorable à une logique de copropriété au lieu du financement de construction de maisons individuelles, le Sénateur à souligné, qu’aucune aucune loi sur la copropriété n’existe  en Haïti.
« C’est une opportunité qui s’offre au système bancaire haïtien avec ce projet », a commenter pour sa part l’économiste Kesner Pharel, qui a insisté sur la nécessité d’ouvrir ce programme aux autres villes de province. « La décentralisation nécessite la création d’opportunités dans d’autres régions d’Haïti. 86% des dépôts d’argent à l’intérieur du pays sont faits dans les banques à Port-au-Prince, les 14 % restant concernent les autres banques de la République. De plus, en dehors de la capitale, suivant une étude du groupe croissance, moins de 5% des détenteurs d’un compte en banque ont accès au crédit bancaire. Cela témoigne de l’injustice qu’il y a dans le système »
Au cours de son intervention le Chef d’Etat a salué la mémoire de Guyto Toussaint « Si Mr Guiteau [assassiné le 12 juin 2011] laisse le Kay Pa’m orphelin, l’héritage reste intact et s’inscrit parfaitement dans la vision de ma présidence [...] ce projet ambitieux et novateur, porté par la BNC et la BPH, constitue un exemple éloquent de ce que peut réaliser une équipe dynamique et compétente lorsqu’elle oeuvre au bien de la collectivité. [...] C’est un soulagement pour la population, imaginez combien de policiers qui maintiennent la sécurité dans le pays, vivent sous une tente… aujourd’hui ils ont une possibilité de devenir propriétaire. Imaginez combien de personnes qui travaillent au niveau de l’État, de la fonction publique, dorment sous des tentes… aujourd’hui, ils ont une porte qui leur est ouverte [...] Je pense que c’est une grande première, je suis très content et je supporte ce programme à 100%. [...] c’est un programme pour venir en aide à la population, donc, à chaque fois qu’elles [les banques], accorderont un crédit à une personne, ce sera une fierté pour la banque, une fierté pour l’histoire que nous voulons créer. [...] L’habitat rural, majoritaire dans le pays, sera au centre de mes préoccupations. Immédiatement opérationnel, le projet Kay Pa’m a le mérite de renforcer mon message quant à l’urgente nécessité de se tourner vers la reconstruction définitive. Il se voudrait également porteur d’une relance économique plus que jamais nécessaire aujourd’hui face à l’impatience de tout un pays en attente d’un gouvernement.»
Le Chef de l’État a également annoncé le lancement prochain d’un projet d’urbanisation et de réhabilitation de 16 quartiers populaires liés à la fermeture des 6 camps d’hébergement prioritaires [liste rouge].
En savoir plus Projet Kay pa’m : (source BNC)
Objectifs du Programme :
Faciliter l’accès à la propriété privée ;
Favoriser la reconstruction ou la réparation d’immeubles résidentiels ;
Simplifier par là, la vie d’un plus grand nombre d’Haïtiens.
Avantages :
Financement allant jusqu’à 100% du projet ;
Délai de remboursement supérieur aux normes traditionnelles du marché (30 ans)
Taux d’intérêt fixe sur toute la durée du projet ;
Financement :
Acquisition ou construction de résidence principale ;
Acquisition de terrain et construction ;
Agrandissement ou aménagement de maison ;
Public Cible :
Agents de la fonction Publique ;
Employés du secteur privé ;
Socio-professionnels ;
Tout particulier répondant aux conditions d’éligibilités
Zone Cible :
Les dix (10) départements géographiques du pays.
Conditions d’éligibilité :
Etre âgé de 18 à 65 ans ;
Bénéficier d’un emploi stable depuis au moins trois (3) ans dans la fonction publique ou dans une entreprise privée ;
Disposer d’un revenu professionnel régulier et suffisant ;
Posséder un titre de propriété valide et détenir un permis de construire, pour une demande de financement en vue de bâtir ou rénover une maison ;
Ne pas figurer sur la liste des mauvais débiteur du système
Conditions préalables :
Les titres de propriété seront soumis à une analyse préalable avant toute considération de la demande de financement.
HL/ HaïtiLibre

 

Conclusion des operations de déguerpissement au Stade

20/07/2011 11:06:00 Auteur(e) La Redaction

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La mairie de Port-au-Prince a annoncé mardi la fin des opérations de déplacement des sans abris du séisme du 12 janvier qui s’étaient réfugiés au stade national de footbal Sylvio Cator.
Selon  le directeur de communication de l’administration municipale, Fresnel Louis, plusieurs sites ont été aménagés pour accueillir les 440 familles denombrées au début des operations vendredi, dont  un espace au bicentenaire et un terrain à Carroussel dans la zone de Martissant (sud de la capitale).
125 d’entre elles étaient en attente d’être relogées ce mardi.
Certaines familles ont toutefois choisi de retourner dans leurs quartiers d’origine, a-t-il fait savoir. Mais un modeste  chèque de 10 000 gourdes a toutefois été  remis à chaque famille.
Suite à la phase de déplacement des sinistrés, le stade fera l’objet d’une grande campagne d’assainissement, l’espace ayant été occupé par des infortunés qui vivaient dans des conditions infra-humaines caractérisées par l’insalubrité, a fait savoir  le directeur de communication de l’administration municipale.
Une firme hollandaise est chargée de réparer l’unique stade national du pays qui a subi des dommages considérables lors de la catastrophe de janvier 2010. Les travaux concerneront notamment la pelouse, les installations électriques, la tribune, etc.
Satisfaction et mise en garde
L’organisation dénommée Mouvement National de la Dessalinienne félicite la mairie de Port-au-Prince de ses démarches en vue de libérer les lieux publics de leurs occupants installés depuis  le lendemain du 12 janvier 2010.
L’une des responsables du MND, Viviane Gauthier encourage les autorités municipales à poursuivre ces opérations dans le strict respect des droits des citoyens et  à s’assurer que les espaces d’accueil des sans-abris offrent l’accès à  des services sociaux de base.
Plusieurs organisations de défense des droits humains dont le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) et Amnesty International ont demandé aux  instances concernées de surseoir à  « l‘expulsion des déplacés » en formulant des recommandations en faveur du respect de droits fondamentaux des citoyens.
Ces organismes ont par ailleurs recommandé l’élaboration d’une politique nationale de logement qui puisse prendre en compte les dispositions constitutionnelles sur la question.
Un comité a été mis sur pied pour la poursuite des opérations de délocalisation qui ciblent des places publiques de la capitale investies par des milliers de rescapés et converties pour la plupart en repaires de bandits.
1.5 millions de personnes avaient eté jetées dans la rue par le séisme dévastateur qui a fait plus de 310.000 morts principalement à Port-auPrince, Leogâne, Petit-Goâve, Grand-Goâve et Jacmel.
De nombreux secteurs critiquent l’action des Organismes gouvernementaux ayant reçu le gros de l’aide internationale à la reconstructionm, mais qui n’ont construit que de pseudos maisonspour les sinistrés, des baraques qui auraient servir d’abris provisoire au lendemain de la catastrophe.

 

Martelly propose des négociations directes avec les sénateurs anti-Gousse

Mercredi, 20 juillet 2011 09:36

imageLe président haïtien, Michel Martelly, ne cesse de multiplier les initiatives en vue de trouver une entente avec le bloc parlementaire majoritaire au sénat. Refusant de qualifier les multiples rencontres avec les leaders du Parlement de négociations, le président Martelly vient de franchir un nouveau pas en proposant une rencontre avec les 16 sénateurs opposés à la ratification du Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Le sénateur Kelly Bastien (Inité), qui en a fait l’annonce, assure que ses collègues évaluent cette possibilité. Il fait remarquer que l’objet de cette rencontre ne saurait être uniquement la ratification de M. Gousse. Selon l’ex président du sénat les sénateurs pétitionnaires profiteront de la circonstance pour expliquer au chef d’Etat les raisons pour lesquelles ils ne ratifieront pas le choix de Bernard Gousse.
M. Bastien estime que cette rencontre doit être l’occasion de définir un cadre globale de gouvernabilité pour le pays. Il faudra identifier les méthodes pour lancer les projets prioritaires dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures et de la création d’emplois, martèle le sénateur Bastien.
Alors que l’exécutif attend une réponse formelle des pères conscrits, le sénateur Bastien, qui aurait déjà eu une rencontre avec le Premier Ministre désigné, met en garde contre toute mésinterprétation de la démarche. Se déclarant favorable à cette rencontre M. Bastien assure qu’elle ne doit pas être assimilée à une tentative de corruption.
Entre temps plusieurs autres membres du groupe majoritaire ont estimé que M. Gousse n’a aucune chance d’être ratifier.
Les sénateurs Jean Baptiste Bien Aimé et Dera Dieuseul confirment qu’il n’y a eu aucune défection dans les rangs du groupe majoritaire. Ils jugent que le président Martelly peut gagner du temps en désignant dans le meilleur délai un nouveau Premier Ministre.
LLM / radio Métropole Haïti

 

« Ansanm nou fò » votera sans émotion

Le Nouvelliste / 19-07-11

«Le vote des parlementaires élus sous la bannière " de Ansanm Nou Fò" sera conditionné par la capacité de Bernard Gousse à travailler en vue d’améliorer les conditions de vie de la population », a indiqué Dismy Cézar, secrétaire exécutif du parti. Invité à Panel Magik ce lundi, le professeur a pris ses distances par rapport à certains de ses anciens collègues de Fanmi Lavalas, qui aujourd’hui font partie du groupe des 16 senateurs qui ont déjà pris position contre le Premier ministre désigné alors que ses pièces n’ont même pas encore été analysées.
« Nous voulons que nos parlementaires se placent au-dessus de la mêlée et qu’ils adoptent une position d’homme d’Etat. Ils doivent faire preuve de raison et non d’émotion dans l’analyse du dossier de l’ancien ministre de la justice », déclare Dismy Cézar, qui ne nie pas la « chasse aux sorcières » dont avaient été victimes ses anciens partisans.
« J’aurais pu être arrêté et jeté en prison comme le père Gérard Jean Juste car il y avait des rumeurs faisant croire que j’étais impliqué dans des distributions d’argent et d’armes à feu en vue d’alimenter l’Opération Bagdad », confie Dismy Cézar, avant d’ajouter qu’il a grandi aujourd’hui et transcendé tous ces rancoeurs.
« Des discussions ont déjà été entamées avec le Premier ministre désigné », a confirmé l’homme politique, pour qui la négociation entre les différents acteurs concernés est nécessaire pour débloquer la situation.
« Le président ne pourra jamais imposer son Premier ministre. Et puisqu’il n’a pas la majorité au parlement, il est contraint de composer et de négocier avec les différentes forces en présence au Sénat de la République et à la Chambre des députés. Ces pourparlers, qui se révèlent importants pour le pays, ne devraient pas se fonder sur des bases de préjugé », soutient Dismy Cézar, qui attribue l’incapacité de l’exécutif et du Parlement à trouver un consensus autour de la ratification d’un Premier ministre à un manque de « leadership », une absence de « projet national d’envergure » et du sens des « responsabilités ».
Le professeur n’écarte pas la possibilité de faire alliance avec les partis Veye Yo et Lavni, deux autres regroupements politiques issus de la mouvance Lavalas en vue de renforcer leur position au Parlement. Mais s’agissant des informations selon lesquelles des parlementaires élus sous la bannière de son parti seraient en train de négocier avec l’ancien président Jean-Bertrand Aristide en vue d’orienter leur choix dans le cadre de la ratification du Premier ministre désigné, Dismy Cézar apporte un démenti.
« Depuis le retour de l’ancien chef de l’Etat en Haïti, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Il a certes toujours souhaité avoir des entretiens avec moi, mais je n’en ai pas encore le temps », déclare Dismy Cézar, qui a pourtant mis l’accent sur l’amitié qui le lie au leader charismatique.
« Nous ne nous sommes pas croisés dans le champ de la politique. On était amis bien avant. Mais contrairement à d’autres anciens membres du parti, qui n’ont jamais raté l’occasion d’aller faire leur allégeance à l’ancien chef, je préfère garder mes distances », précise le responsable de Ansanm Nou Fò, qui n’a jamais pris position en faveur du retour de l’ancien président Jean- Bertrand Aristide.
« La solution des problèmes auxquels est confrontée la population ne réside pas dans le retour au pays d’un homme », a-t-il toujours fait entendre. Une position qu’il dit maintenir encore.
Pour éviter toute confusion quant à l’appartenance idéologique de son parti, Dismy Cézar explique qu’ils sont plus Lavalas que le Lavalas. D’ailleurs, martèle-t-il, Lavalas est une façon de penser, une façon d’être.
Danio Darius

 

Kay Pa’m : vers une solution au problème du logement

Le Nouvelliste / 19-07-11

Le vice-président du conseil d’Administration de la BNC, Jean-Philippe Vixamar

(Photo: James Alexis)

Le président Michel Martelly

(Photo: James Alexis)

Le gouverneur Charles Castel

(Photo: James Alexis)

Une vue de l’assistance à la cérémonie de lancement de Kay Pa’m

(Photo: James Alexis)

Des membres du conseil de la BNC et de la BRH

(Photo: James Alexis)

La Banque nationale de crédit (BNC), de concert avec la Banque populaire haïtienne (BPH), vient de proposer une solution viable au problème du logement en Haïti en lançant officiellement ce mardi au Karibe Convention Center, Kay Pa’m. Ce nouveau service au label de la BNC, est un programme de prêt au logement à l’intention des agents de la fonction publique et de la clientèle des particuliers. Il s’agit d’une part, d’un produit capable de favoriser l’accès au logement à un large segment de la population haïtienne à travers l’octroi d’un crédit à un taux fixe, abordable sur longue période et d’autre part d’un produit capable de contribuer à l’offre de logement dans le pays.
L’expansion démographique exponentielle d’Haïti et le déficit chronique de logements adéquats sont des problèmes majeurs auxquels les gouvernements de ces dernières décennies n’ont pu apporter aucune solution. Déjà avant le 12 janvier 2010, on estimait à plus d’un million d’unités le déficit de logements dans la zone métropole de Port-au-Prince où les maisons de fortune et les bidonvilles fleurissent comme des champignons. Cette situation déjà précaire s’est aggravée au lendemain du 12 janvier 2010 suite au tremblement de terre qui a emporté 300 000 maison et occasionné plus de 1.5 millions de sans abri et enfoncé davantage le pays dans la pauvreté.
Ce sombre tableau de la réalité haïtienne n’a pas laissé indifférent certaines personnalités et institutions du pays qui ont travaillé durement à la recherche d’une solution à ce problème. A ce sujet, il convient de citer feu le président du conseil d’administration de la BNC, Guiteau Toussaint, dont l’ombre a plané ce mardi sur l’assistance à la cérémonie de lancement Kay Pa’m. Une minute de recueillement a été observée à la mémoire de cet illustre disparu tragiquement à la veille du lancement de ce produit qu’il a conduit sur les fonds baptismaux.
Le vice-président du conseil d’administration de la BNC, Jean-Philippe Vixamar en présentant Kay Pa’m assimile le produit à la concrétisation du rêve de Guiteau Toussaint de voir la BNC contribuer à l’essor de l’économie nationale en facilitant l’octroi de prêts sains et adéquatement garantis à la production, au logement résidentiel et commercial.
Dotées d’une longue expérience professionnelle en matière de financement de crédit bancaire, la BNC sous la conduite de Guiteau Toussaint, réfléchit depuis quelques années à la conception d’un produit susceptible de révolutionner le marché du crédit au logement en dépit des contraintes de tous ordres qui jalonnent le parcours du crédit immobilier en Haïti, explique Jean-Philippe Vixamar. Ce dirigeant de la BNC présente Kay Pa’m comme étant la solution aux problème de la centralisation des activités dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, la forte densité de la population dans les villes, la bidonvilisation et des constructions anarchiques, le non respect des normes de construction dans le pays.
Dans des propos à l’adresse du chef de l’Etat, M. Vixamar soutient que dans le secteur du logement, la BNC et la BPH sont prêtes à accompagner l’Etat haïtien. « Le programme de prêt au logement Kay Pa’m entend apporter des réponses significatives à ce défi. Ainsi, à travers ce programme, la BNC et la BPH entendent financer des maisons d’habitations décentes pour les fonctionnaires publiques, les cadres des entreprises du secteur privé des affaires et le socioprofessionnel vivant dans ce pays».
Ce programme de prêt prend en considération le niveau de revenu des clients et leur capacité de remboursement sur une longue période. BNC et BPH financeront aussi bien les réparations de maisons de résidence détruites par le séisme, l’agrandissement ou la réhabilitation de logement existant que l’acquisition et la construction de nouvelles maisons.
Les caractéristiques du programme Kay Pa’m
Kay Pa’m est un programme de prêt au logement au bénéfice des agents de la fonction publique et de la clientèle des particuliers sur une durée de 30 ans ou 360 mois. C’est un type de crédit au logement qui est financé conjointement par la BNC et la BPH à hauteur de 4 milliards de gourdes (100 millions de dollars) à un taux fixe de 8% l’an sur les 10 premières années. Le taux pourra être ajusté en fonction de l’évolution des taux d’intérêts sur le marché monétaire
L’apport initial du client est très réduit voire nul dans certains cas. Car le montant du crédit alloué dans le cadre ce programme va de 85% à 100% du cout total du projet à financer.
Le programme cible tout le territoire de la république comme un signal clair envoyé par la BNC dans son objectif de décentralisation.
En ce qui concerne l’égibilité du programme, Kay Pa’m s’adresse à toute personne physique ne figurant pas sur la liste des mauvais débiteurs du système bancaire ; se trouvant dans la limite d’âge entre 18 et 65 ans ; ayant au moins trois dans la fonction publique ou ayant une stabilité d’emploi dans une entreprise privée ou exerçant une profession libérale depuis trois ans ; disposant d’un revenu mensuel régulier et suffisant pouvant faire preuve de son apport personnel, le cas échéant ; détenant un titre de propriété de terrain.
Les charges mensuelles de remboursement ne doivent pas dépasser 40% du salaire brut de l’employé ou des revenus du couple. En ce qui concerne les conditions premières d’éligibilité à ce programme, Kay Pa’m n’assure que le financement de la résidence principale. Il ne finance pas les logements commerciaux ou industriels. En plus, le client ne doit figurer sur la liste des mauvais débiteurs du système, selon l’explication du vice-président la BNC qui considère Kay Pa’m comme étant un acte de foi dans le pays et un pari sur l’avenir.
De son côté, le gouverneur de la Banque Centrale Charles Castel s’est dit satisfait de participer à l’inauguration de ce programme. « C’est la première fois qu’on essaie d’aborder l’épineuse question de l’offre de logements formels à une certaine catégorie d’Haïtiens qu’il dénomme la colonne vertébrale d’Haïti », indique M. Castel qui croit que Kay Pa’m est un programme charnière pour le développement structuré de l’urbain en Haïti.
Alors que l’opinion publique critique la politique monétaire trop restrictive de la Banque centrale, Charles Castel a profité du lancement de Kay Pa’m pour vanter les bienfaits de la stabilisation macroéconomique qui va permettre aux Haïtiens de jouir des avantages du programme.
Depuis le tremblement de terre, le logement est en question en Haïti. Le logement est facteur de trois choses : coût du financement, coût du logement lui-même et les revenus de la population. « Il y a un avantage clair de la stabilisation du cadre macroéconomique, c’est le taux d’intérêt de 8% en gourdes que peut offrir ce programme-là aux Haïtiens. Ce sont des dividendes de la stabilisation macroéconomique. La banque centrale est attachée à cette stabilisation et nous espérons que la bonne coordination qu’on a vue dans le passé entre les politiques fiscales et monétaires perdurera pour continuer à offrir au pays ce bénéfice », insiste le gouverneur qui invite les banques privées à emboiter le pas.
« Nous sommes très ouverts pour les discussions avec les autres banques de la place, car il ne s’agit pas de garder l’exclusivité de ces arrangements pour les banques commerciales d’Etat », souligne le responsable de la banque des banques qui affirme que le projet Kay Pa’m inaugure une ère nouvelle d’attention spéciale à la colonne vertébrale d’Haïti pour un service public fort, une classe ouvrière forte, pour une nation forte et un Etat prospère.
Dernier intervenant à prendre la parole à la cérémonie de lancement, le président Joseph Michel Martelly a salué dans son discours la mémoire de Guiteau Toussaint figure modèle disparue dans des circonstances dramatique. « Si le M. Guiteau laisse le Kay Pa’m orphelin, l’héritage reste intacte et s’inscrit parfaitement dans la vision de ma présidence , qui a fait remarquer que ce projet ambitieux et novateur porté par la BNC et la BPH, constitue un exemple éloquent de ce que peut réaliser une équipe dynamique et compétente lorsqu’elle oeuvre au bien de la collectivité. Cette collectivité dont font partie intégrante les fonctionnaires de l’administration publique ».
Le président a annoncé la réalisation d’autres projets qui témoigneront son estime et son respect pour les employés de la fonction publique qui, selon lui, sont les gardiens de la continuité de l’Etat. Il a annoncé également le lancement prochain d’un projet d’urbanisation de 16 quartiers populaires liés à six camps prioritaires.
La classe paysanne n’est pas oublié par le chef de l’Etat. « L’habitat rural majoritaire dans le pays sera au centre de mes préoccupations. Immédiatement opérationnel, le projet Kay Pa’m aura le mérite de renforcer mon message quant à l’urgente nécessité de se tourner vers la reconstruction définitive. Il se voudrait également porteur d’une relance économique plus que jamais nécessaire aujourd’hui face à l’impatience de tout un pays en attente d’un gouvernement », conclut le président Martelly.
Cyprien L. Gary

 

A propos du Parc industriel du Nord…

Le Nouvelliste / 19-07-11

« L’amélioration des installations portuaires régionales, des investissements dans le secteur sanitaire et dans bien d’autres programmes d’infrastructures communautaires vont créer de nouvelles opportunités pour la population qui milite depuis longtemps pour obtenir des investissements sociaux et économiques dans la région », relate une note du ministère de l’Economie et des Finances, qui veut entendre qu’avec les 20 000 emplois qui seront créés et les autres avantages à tirer, le parc industriel dans la région Nord d’Haïti va au-delà de la simple construction dudit parc. Il comporte également un projet d’électricité fiable pour les communautés avoisinantes, un projet de logement résidentiel, une usine de traitement de l’eau de dernier cri, selon une note d’information.
Plus de 100 rencontres ont déjà eu lieu entre le gouvernement haïtien, celui des Etats Unis et ses Agences, la Banque interaméricaine de développement (BID) et les populations de Caracol, de Limonade, du Trou-du- Nord, de Quartier-Morin, de Terrier- Rouge et de Cap-Haïtien. Plusieurs programmes d’appui aux communautés ont déjà été réalisés, comme la rénovation de la mairie de Caracol, inaugurée récemment pour mettre à la disposition de la communauté un espace pour les échanges et le partage d’informations sur le projet et les bénéfices à tirer.
Les gouvernements d’Haïti, des Etats-Unis et la Banque interaméricaine de développement (BID) ont conclu le 11 janvier 2011 un accord visant à construire un parc industriel dans la région Nord d’Haïti avec la Sae-A Trading Co. Ltd, principal fabricant de vêtements coréen, comme locataire principal. Chacun des signataires s’est engagé à consentir des investissements soit dans les infrastructures du parc (voirie, alimentation en eau, traitement des eaux brutes et des eaux usées, bâtiments industriels, centrale électrique, etc.), soit dans les infrastructures en appui au développement du parc (routes d’accès, infrastructures portuaires, …) et la construction de logements.
Les études de faisabilité commandées par la BID avaient été menées à terme auparavant, en septembre 2010. Suite à la comparaison de 18 sites potentiels d’implantation entre Limonade et Fort-Liberté, celui situé à Fleury, dans la commune de Caracol, a été jugé le plus approprié, après une analyse géologique et hydrogéologique, menée en octobre 2010 par une équipe de l’Université Quisqueya, de deux sites répondant le mieux aux critères de sélection.
Le 24 novembre 2010, la Direction générale des impôts (DGI) a mis à la disposition de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi) un terrain de 250 hectares dépendant de l’habitation Fleury, commune de Caracol, arrondissement de Trou-du-Nord, faisant partie du domaine privé de l’État, pour la construction d’un Parc Industriel. Le parc industriel de la région Nord (PIRN), propriété de la Sonapi), permettra de créer 20 000 emplois permanents directs s’étalant sur une période de 7 ans, uniquement par le biais de l’investissement de Sae-A. Il a un potentiel de création de 65 000 emplois directs. Sa constitution est en adéquation avec la priorité de décentralisation des activités économiques identifiée par le gouvernement haïtien et contribuera à la croissance et à une répartition géographique plus équilibrée des emplois.
Un protocole d’accord est intervenu le 23 février 2011 entre la Sonapi et le ministère de l’Économie et des Finances, déléguant à l’Unité technique d’éxécution (UTE) de ce ministère la maîtrise d’ouvrage des contrats qui seront conclus en vue de l’aménagement de ce parc industriel.
Une clôture provisoire légère du site a été mise en place (potelets en béton armé et lignes de fil de fer barbelé), dans le but de délimiter physiquement le périmètre concerné, ce qui était important pour convaincre l’investisseur que le terrain était bien à l’État. Les travaux ont débuté en urgence, ce qui a causé quelques difficultés. Ces dernières ont été résolues dans le dialogue avec les autorités locales et avec la communauté. La clôture provisoire n’empêche pas les allées et venues sur le site de ceux et celles qui y ont encore leurs intérêts. Son érection n’a donné lieu à aucune démolition, si ce n’est celle, partielle, d’une petite construction inachevée et inoccupée.
« Il a été convenu que les personnes qui ont subi des pertes directes (récoltes compromises, parcelles en exploitation endommagées) du fait de l’érection de cette clôture provisoire seraient, d’abord et en priorité, dédommagées pour leurs pertes. D’une façon plus globale, il est entendu que tous ceux qui exploitaient le site auront droit à une compensation juste et équitable », poursuit la note du ministère des Finances.
Actuellement, les enquêtes et évaluations nécessaires sont en cours sur le terrain, avec la participation active de la communauté qui, à plusieurs reprises, à travers ses autorités locales, ses leaders naturels, ses associations de base ou ses autorités religieuses, a exprimé son soutien au projet. Le plan de compensation auquel donneront lieu ces études devra être validé par les personnes directement affectées par le projet. Il sera assorti d’un calendrier de réalisation et les moyens nécessaires seront rendus disponibles.
Les questions environnementales, précise la note, sont également considérées avec beaucoup d’attention. Un rapport d’études sur la demande en eau du parc et la disponibilité des ressources ainsi qu’un premier rapport d’études environnementales et sociales ont été établis et diffusés. Des études complémentaires sont effectuées afin de garantir le respect des normes environnementales. Les lois et règlements nationaux et internationaux relatifs aux droits des travailleurs seront respectés.
L’appui de la BID et du gouvernement américain sont déterminants pour la réussite de ce projet, qui permettra, notamment, de tirer un meilleur parti de la Loi HELP (Haiti Economic Lift Program) votée au Congrès des États-Unis en mai 2010 et augmentant considérablement, jusqu’en 2020, les préférences commerciales des États-Unis pour le secteur haïtien du vêtement.
Un contrat de location a été signé le 10 juin 2012 entre la SONAPI et la Société Sae-A. Des démarches actives se poursuivent en vue d’attirer de nouveaux clients pour le Parc, pas seulement dans le secteur textile, mais aussi dans l’ameublement ou l’électronique.
« Selon les engagements pris, notamment par l’État, les premiers bâtiments doivent être livrés le 31 mars 2012, afin de permettre le démarrage des activités de production au niveau du PIRN, ce qui constituera un signal fort qu’« Haïti est ouverte aux affaires et prête à accueillir d’importants investissements directs étrangers », conclut la note du ministère de l’Economie et des Finances.

 

Discours du président de la République

Le Nouvelliste / 19-07-11

Le sénateur Jocelerme Privert et le président de la République, Michel Joseph Martelly

Le président de la République, Michel Joseph Martelly, dans son allocution

Depuis mon investiture, voila déjà 2 mois, j’ai, au travers de nombreuses inaugurations et rencontres, saisi l’opportunité de m’exprimer sur certains thèmes, une autre manière d’instaurer avec mon peuple un dialogue continu.
Cette relation empreinte de sincérité et de respect traduit bien ma conception du rôle présidentiel, tache lourde, grave, délicate, dans cet espace politique complexe.
Fonction néanmoins à la hauteur de mes rêves et tremplin à ma détermination d’imprimer à ce pays ce changement nécessaire et attendu, cette ouverture, ce style nouveau, dont j’ai pris l’engagement.
Aujourd’hui, l’invitation de la BRH à la présentation du projet architectural conçu par la Fondation Prince-Charles m’offre l’opportunité de fixer ma position sur la question de la reconstruction. Cette initiative est l’occasion de faire une rupture à la fois symbolique et tangible, avec la politique menée jusqu’ici en matière de réponse au tremblement de terre. Il faut définitivement quitter la logique de l’urgence et tourner le pays vers l’avenir, vers la reconstruction.
Après le 12 janvier 2010, l’action publique a été paralysée par l’ampleur de la catastrophe. Des décisions malheureuses ont été prises, et nous devons aujourd’hui en corriger les effets pervers et donner des directives claires à l’ensemble des acteurs impliqués.
Les camps représentent un risque sanitaire élevé, absorbent des ressources financières précieuses et n’apportent aucune dignité a ceux qui y vivent. Le gouvernement s’engage à accompagner respectueusement et encadrer les déplacés pour lancer la reconstruction dans le respect de la propriété. Des réponses courageuses seront apportées.
Les disponibilités financières existantes nous permettent aujourd’hui de:
- commencer la construction des ministères et autres bâtiments symboliques de l’Etat ;
- mettre à la disposition des employés du secteur public comme ceux du secteur privé un programme spécial de prêts immobiliers à des conditions préférentielles à travers la BNC et au BPH. Je profite de l’occasion pour rendre un hommage mérité à M. Guiteau Toussaint. Sa mort ne restera pas impunie, et je réitère ma volonté de trouver les coupables coûte que coûte. Malgré cette dure épreuve, le programme Kay Pam sera lancé demain, tel que l’aurait souhaité Guiteau.
J’insiste sur le fait que les bâtiments publics qui seront construits le seront en toute légalité, en tenant compte des droits des propriétaires et des prescrits de la loi en matière d’utilité publique. Cette question d’utilité publique dans le centre-ville et au nord de Port-au-Prince est déjà l’objet de toute mon attention.
Ces grands travaux d’érection des ministères, rendus possibles par le financement de la BRH, atteste de notre volonté réelle et de notre détermination de remettre notre pays au travail.
Outre la création d’espace adéquat pour le service public, je n’oublie pas l’importante question du logement qui est un obstacle insurmontable pour la plupart des citoyens. Le tremblement de terre a exacerbé un problème qui existait déjà et auquel il faut apporter une réponse, certes dans la zone affectée par le séisme, mais également dans l’ensemble du pays.
Au chapitre de la création de logement, 3 axes majeurs seront retenus :
1) Le développement de nouveaux quartiers dans la périphérie de Port-au-Prince et hors de la Capitale (incluant école, dispensaires et autres services) ;
2) La restructuration et l’urbanisation des quartiers existants (accès routiers, services de base comme l’eau et l’électricité, espaces verts, et centre communautaires). Les zones à risques seront identifiées et rendues non aedificandi ;
3) La densification des quartiers déjà urbanisés par la construction en hauteur.
De concert avec mon gouvernement nous veillerons à ce que tout ceci s’intègre dans un cadre global d’aménagement du territoire et dans une politique financière qui donnera accès à un crédit immobilier aux petites bourses. Il est entendu qu’il n’y aura pas de dons de logement.
La reconstruction ne devra pas profiter qu’à Port-au-Prince. La reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines, et un code de construction définitif. Mon gouvernement une fois installé en fera la présentation et sera instruit de l’appliquer et de le faire appliquer.
Il s’agira à la fois de reconstruire l’homme haïtien, l’espace physique de l’homme haïtien, le cadre sociopolitique de l’homme haïtien. La reconstruction d’Haïti n’aurait pas de sens si elle ne s’accompagnait pas d’une réforme de notre mode de fonctionnement politique, institutionnel et également administratif. Le jeu politique sera assaini et les institutions joueront leur rôle au profit de tous les citoyens.
Cet effort de dépassement de soi, cette responsabilité, mon gouvernement l’assumera et l’assumera pleinement.
Je veux croire que c’est à ce compte, et à ce compte seulement que nous récupérerons la force de croire en une Haïti, plus belle, plus moderne, plus conforme à nos rêves et celui de nos enfants
A vous tous, merci,
S.E.M. Michel Joseph Martelly
Président de la République

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