Archive | ACTUALITES Flux RSS pour cette section

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

14 août

RADIO METROPOLE / Vendredi, 13 août 2010 07:20

 

Une nouvelle faille est découverte en Haïti par des sismologues

clip_image001

Des experts affirment avoir découvert une nouvelle faille qui pourrait avoir été à l’origine du violent séisme du 12 janvier. Cette faille inconnue jusqu’ici est longue de 30 kilomètres a indiqué le sismologue français Eric Calais de l’Université de Perdue (Texas). Dénommée provisoirement faille de Léogane par les experts, cette faille contrairement à la faille Enriquillo, s’intègre dans la croûte terrestre à un angle de 60 degrés.

Dans un interview au journal Science News, M. Calais a soutenu que les calculs réalisés et les images collectées après le séisme du 12 janvier ne permettaient pas de prouver que la faille Enriquillo était responsable de la catastrophe. Les images spatiales permettaient de constater que l’aire nord de la faille Enriquillo avait été brutalement soulevée, explique M. Calais.

Les experts dépêchés à Léogane avaient rapporté que des coraux étaient morts puisque le littoral avait été soulevé de 60 centimètres. Au cours du séisme du 12 janvier des segments en profondeur de la faille de Léogane ont glissé les unes sur les autres à une distance de 5 mètres. En dépit de ce glissement enregistré a environ 20 kilomètres de profondeur il n’y eu aucune rupture du sol à la surface.

Cette faille peut faire partie d’un réseau de faille que nous ne connaissons pas, insiste M. Calais. La faille n’a pu être détectée en raison de l’absence de sismomètre en Haïti et du nombre réduit de ces instruments en République Dominicaine.

 

RADIO METROPOLE  / Vendredi, 13 août 2010 10:00

 

Claude Prepti affirme que les menaces sismiques restent identiques

clip_image002

Le géologue Claude Prepti relativise les informations relatives à la découverte d’une nouvelle faille géologique sur le territoire haïtien. Il soutient que l’hypothèse de la nouvelle faille de Léogane doit être vérifiée par des études à long terme.

Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole M. Prepti mis en garde contre toute panique après la diffusion de ces informations. Le faille de Léogane ferait partie d’un réseau de faille inconnu en Haïti expliquent des experts. Haïti est très faillé martèle M. Prepti rappelant que les envergures des autres failles sont inconnues.

Cette nouvelle information augmente les incertitudes en ce qui a trait à l’histoire des séismes en Haïti. L’ingénieur Prepti indique que des études néotectoniques doivent être réalisées afin d’identifier les failles responsables des violents séismes de 1842, 1770 et 1751.

Interrogé sur les implications de ces nouvelles découvertes M. Prepti a fait remarquer que les menaces sismiques actuelles sont identiques à celles d’avant le 12 janvier 2010. Il y a une méconnaissance de la sismicité en Haïti avance le technicien du Bureau des Mines et de l’énergie (BME).

M. Prepti exhorte les autorités et les citoyens à tirer les leçons de la catastrophe du 12 janvier. Une cartographie du sol haïtien est indispensable avant l’exécution des projets de reconstruction, insiste t-il.

4 à 5 répliques sont enregistrées quotidiennement à Léogane et Grand Goave par les sismomètres installés dans les différentes régions du pays.

 

Haïti, chronique d’une désillusion

Contributeur Pierre Salignon – YOUPHIL.COM – 12/08/2010

clip_image003

Photo: Todd Huffman/ FlickR.

Sept mois après le séisme qui l’a mise à terre, la capitale haïtienne offre encore un spectacle déroutant et tragique. La vie a repris son cours mais les traces de la tragédie sont partout présentes.

Dès la sortie de la zone de l’aéroport, les camps de toile sont partout, dressés le long des routes et des avenues qui mènent à la capitale ou qui permettent d’en sortir. Des tentes de formes et de couleurs multiples accueillent des sinistrés exclusivement dépendants de l’aide humanitaire internationale. On y devine des latrines et des abris sur lesquels les logos d’ONG sont visibles.

Parfois, un camion citerne acheminant de l’eau et un réservoir temporaire. Des bâches en plastiques bleues recouvrent également d’autres baraques de fortune. Les zones grouillent de monde. La précarité est totale.

Dès les premiers feux d’orientation franchis, la circulation est extrêmement dense. Les embouteillages fréquents. Le ciel est lourd en ce mois de juillet. Il fait très chaud et les orages sont fréquents, brefs et violents, souvent en fin de journée. Ils inondent systématiquement les routes au bas de la ville, drainant des collines des vagues de détritus immondes.

Châteaux de cartes

En empruntant les avenues principales, on prend conscience de la tragédie du 12 janvier dernier. Des immeubles massifs aux bâtiments d’entreprise en passant par les petits commerces, il ne reste quasiment rien. Ils se sont écroulés comme des châteaux de cartes. Le regard est tout de suite attiré par les édifices encore debout, parfois intacts. Parce qu’ils sont peu nombreux.

Parfois, une masse informe de plaques de bétons apparaît. Le désarroi est total. Sans doute s’agit-il d’un ancien lycée… ou d’un hôpital de plusieurs étages. Ils ont, en tout cas, disparu.

Des drapeaux de diverses nationalités sont quelques fois attachés à des fers tordus. Comme pour représenter le souvenir d’habitants, de patients ou de personnels qui n’ont pu être dégagés des décombres. A moins que ce ne soit des équipes de recherche étrangères ayant laissé le signe de leur tentative de sauver des personnes ensevelies.

"Fuck UN"

A un carrefour, des voitures des Nations Unies sont garées. Des soldats de la MINUSTAH portant casques bleus, gilets par balle et fusils mitrailleurs regardent les voitures passer. Tout est calme. Seule la route qui remonte dans les collines est bloquée par des gravats.

Un homme sort d’une ruelle, un sceau en plastique rempli de cailloux à la main. Il le déverse au sommet d’un tas de terre qui occupe quasiment tout le chemin. Des voitures font demi-tour. D’autres passent comme elles le peuvent. L’homme repart sans un regard vers ce qu’il reste d’une maison de 3 étages.

Plus loin, un autre habitant tape avec un marteau sur une dalle instable. Il semble vouloir la réduire en miette. Peu importe le temps que cela prendra. Ici, le déblaiement se fait à la force des bras.

La ville est très animée alors que le soir arrive. Des vendeurs de rue proposent des boissons fraîches, des cartes téléphoniques, parfois d’autres objets. D’autres lavent les vitres des véhicules dés qu’ils se retrouvent dans un "blocus" (comprendre embouteillages). Sur les murs de certains bâtiments apparaissent des slogans plus politiques: "Aba préval, volé", "bonjour JC Duvalier", "Fuck UN"…

Des femmes et des hommes se lavent dans la rue. Nus.

Devant le palais présidentiel détruit, sur le Champ de Mars, à même l’avenue, on découvre un véritable camp de tentes et d’abris de fortune. Originaires de Fort National, un des quartiers les plus ravagés par le séisme, les sinistrés sont devenus le symbole de l’incapacité du pouvoir à aider sa population, installés là depuis des mois. Des femmes et des hommes se lavent dans la rue. Ils sont nus.

Les images diffusées par les médias internationaux il y a plus de 4 mois montrant un bulldozer en action commençant à détruire le palais présidentiel sont bien loin. Seul le bulldozer a disparu. Le palais écroulé n’a, lui, pas bougé. Aucun travaux en cours. Les sinistrés sont toujours là. Seul le ministère du planning est presque intact. C’est l’un des rares encore debout.

La reconstruction ne semble ici qu’une illusion malgré toutes les promesses internationales faites à New York en mars dernier par les bailleurs internationaux. Ils ont alors évoqué une aide de 5 milliards de dollars sur 3 ans. Alors que la reconstruction est en panne, les frustrations s’expriment ouvertement dans la presse locale, accusant les ONG de prendre la place de l’Etat, et critiquant le président Préval et son gouvernement pour son incompétence. Elles s’expriment aussi dans les quartiers populaires, au Champ de Mars, à Saint-Michel, Solino, ou à Cité Soleil…

"Ici, on est toujours dans des logiques de survie. Tous les jours. Et demain, on ne sait pas, souligne un rescapé installé dans une tente de fortune. L’assistance étrangère nous permet de faire face, tant bien que mal. Mais on ne peut pas continuer à vivre comme ça. Ce n’est pas une vie! Il poursuit: "Je suis en colère. Les belles promesses de reconstruction que l’on nous a faites, où sont-elles? Notre Etat est à terre mais il l’était avant la catastrophe! Croyez-vous que le président Préval et ses ministres ont changé? Pourquoi feraient-ils maintenant ce qu’ils n’ont jamais fait avant la catastrophe? Pourquoi s’occuperaient-ils de nous?".

Les élections nationales qui doivent se tenir grâce à l’aide des Nations Unies en novembre prochain sont-elles signe d’espoir? Une opportunité pour envisager l’avenir autrement comme on l’entend souvent ? A Port-au-Prince, personne n’y croit.

 

Six mois après le séisme, comment évaluer la situation ?

Quel avenir immédiat pour Haïti?

par Marc Maesschalck, philosophe, Coauteur d’une étude sur la transition démocratique en Haïti (1).

L’HUMANITE.FR

Avec bonheur, six mois après la catastrophe qui a dévasté une partie du territoire haïtien et tué plus de 250 000 personnes, les médias internationaux reviennent sur la situation du pays sinistré. Grâce à cet effort méritoire d’information, lecteurs et auditeurs peuvent prendre la mesure de l’immense élan de solidarité qui a suivi la catastrophe et en connaître les effets pour la population concernée. Avec la distance, on se rend mieux compte aujourd’hui de l’incroyable résistance du peuple haïtien qui continue à lutter chaque jour dans la dignité au milieu des champs de ruines et de tentes. L’action humanitaire commence à produire ses effets et a témoigné de la volonté internationale d’apporter son soutien à cette population en détresse.

Quelques nuages sont toutefois à noter dans le ciel quasi idyllique de l’image d’une population reconnaissante accueillant l’aide des nations compatissantes… L’argent promis tarde à être décaissé par les États qui se sont engagés à soutenir la reconstruction, à peine 1,5 % alloué par rapport aux milliards de dollars annoncés. Le gouvernement haïtien ne joue toujours pas un rôle positif de coordination et d’orientation des aides : cahiers des charges inexistants, retard dans l’affectation des terres de l’État à la reconstruction, absence de plan sanitaire. Tout semble donc encore faire défaut au niveau de l’autorité haïtienne. Quant à l’action humanitaire, elle s’est aussi mise en place dans une certaine cacophonie, avec des jeux de concurrence et de surenchère, la volonté de plaire aux donateurs, d’adopter des schémas d’urgence préconçus avec un personnel mal informé des particularités du terrain haïtien et se comportant trop souvent comme en territoire conquis. Le mécontentement s’est donc accumulé aussi ces derniers mois face à une action internationale désordonnée et peu efficace. On parle maintenant de trois ans d’attente pour une véritable reconstruction, les déblaiements accusent une lenteur effrayante, les camps de tentes sont devenus des lieux de trafic et d’insécurité nouveaux.

Mais comment évaluer le risque représenté par ces quelques nuages sur le ciel idyllique que l’on persiste néanmoins à dépeindre ? Il est urgent pour avancer d’identifier aussi quelques illusions, voire quelques contrevérités, qui favorisent plus le maintien du chaos que la sortie de crise. Ces illusions tiennent dans un schéma d’action relativement simple : la réalité haïtienne est compliquée, les donateurs ne s’entendent pas sur la stratégie à adopter ; il faut mettre un terme aux tergiversations et privilégier l’aide directe à une des populations les plus pauvres du globe. De ce schéma général, qui semble relever du pur bon sens, ont découlé trois grandes illusions qui hypothèquent l’action actuellement menée en Haïti.

Première illusion : « Mettons entre parenthèses le problème politique et attaquons-nous directement aux problèmes concrets de survie des Haïtiens ! »

Commentaire : Pour beaucoup d’acteurs internationaux, la catastrophe sismique a pris les apparences d’une « aubaine » à saisir, d’une opportunité diraient les économistes : celle de mettre entre parenthèses l’imbroglio de la transition politique qui mine le pays depuis vingt-cinq ans, pour créer une sorte d’union sacrée face au deuil national. Ce sursaut collectif devait permettre d’aller enfin à l’essentiel : assurer les bases matérielles d’existence de la population plutôt que de tergiverser. En apparence simple et efficace, une telle position se révèle pourtant à l’usage n’être qu’un fantasme de technocrate de l’aide d’urgence. Primo, l’absence de cohésion politique est le premier facteur de désorganisation de l’aide et du retardement des décaissements internationaux par défaut d’interlocuteurs fiables. Secundo, l’agenda politique a tôt fait de reprendre la main. Tout d’abord, factuellement, le mandat présidentiel est à échéance et le pays va devoir se rendre aux urnes. Mais ensuite plus fondamentalement, pourquoi entretenir l’illusion que ce pays pourrait s’en sortir par une simple opération magique de mise sous tutelle humanitaire. L’ONU n’est arrivé à rien dans le pays depuis quinze ans. À peine est-elle parvenue à sécuriser sa propre mission d’intervention, sans réduire significativement le nombre d’armes lourdes en circulation dans le pays. Par ailleurs, quel pays ami serait candidat à prendre la responsabilité d’une mise sous tutelle ? Avec quelle légitimité ? Haïti n’est pas en guerre, le pays est doté d’institutions démocratiques validées par la communauté internationale et qui travaillent. C’est cette même communauté internationale qui a favorisé le retour au pouvoir de René Préval après le départ forcé du président Aristide en 2004. L’agenda politique s’est très vite immiscé dans la gestion de l’après-séisme. Les autorités en place ont tenté d’utiliser la catastrophe de deux manières : soit pour précipiter les élections et prendre l’opposition de court ; soit pour justifier une prolongation de mandat et retarder la joute électorale. Aujourd’hui, c’est l’ONU elle-même qui a fini par devoir forcer la main pour que des dates d’élections soient fixées en cohérence avec la Constitution, soit le 28 novembre 2010 pour la présidentielle. L’ONU a ainsi réalisé, malgré elle, l’unanimité contre son « ingérence » et lancé le jeu des grandes manœuvres préélectorales. Le président a refondé son propre parti pour évincer des successeurs possibles et favoriser la candidature de proches sous son contrôle. Dans ce contexte, la surenchère nationaliste est devenue un exercice incontournable : l’ingérence humanitaire est dénoncée, le contrôle haïtien sur les fonds octroyés et sur le plan de reconstruction est exigé. Pouvait-on réellement imaginer faire l’économie de la question politique si essentielle à la vie d’un peuple ?

Deuxième illusion : « Utilisons la gestion de l’après-catastrophe pour lancer un plan ambitieux qui vise à tout reconstruire pour les Haïtiens. Profitons de la table rase pour repartir à neuf ! »

Commentaire : Le séisme a offert l’occasion d’unir les bailleurs de fonds autour d’un plan de reconstruction qu’ils n’arrivaient pas à mettre en place malgré une réunion similaire tenue en 2005 après le départ d’Aristide. Mais quelle confusion autour du terme « reconstruction » ! Quelle distance énorme entre d’un côté le processus complexe – social, économique, politique – de reconstruction d’un pays détruit par trente ans de dictature, puis par vingt ans de régimes de transition corrompus et inféodés au trafic de la drogue et, d’un autre côté, le processus technique, matériel, limité, consistant à rebâtir une portion de territoire sinistrée par un séisme. La distance qui pourrait séparer grosso modo l’après-apartheid en Afrique du Sud et l’après-ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans ! Comment croire que le processus technique pourrait devenir le moteur du processus démocratique quand on a devant soi une présence internationale enlisée de longue date, un gouvernement hautement corrompu et une classe de techniciens de l’aide internationale coupée des conditions de vie de la population et artificiellement enrichie par l’aide extérieure ? Cette illusion a conduit à minimiser les effets néfastes inévitables d’une impulsion internationale désordonnée : explosion des coûts des logements encore accessibles et entrave au relogement des sinistrés, entretien d’un marché parallèle en pleine inflation, trafic marginal de l’aide, spéculation sur les bénéfices possibles d’un accès prioritaire à de nouveaux logements, possibilité de détournement de l’aide par le truchement de monopoles d’achat de certains biens (par exemple, les tentes), etc. La nécessité d’intervenir au plus vite dans des conditions d’action mal évaluées a favorisé les réseaux de corruption déjà en place.

Troisième illusion : « Ciblons l’aide directe aux victimes, sur le modèle de l’urgence, pour donner à la population les moyens de s’en sortir en déployant ses capacités naturelles de solidarité. »

Commentaire : Face à l’ampleur du désastre sans précédent dans l’histoire des séismes, l’accès aux victimes ne semblait pas poser problème tant la masse de population dans le besoin était importante. Il suffisait d’apporter les moyens pour activer et renforcer les capacités de survie et de cohésion sociale de cette population. Aucun doute possible sur l’identification des victimes. Pourtant, en Haïti, la spoliation des victimes, voire l’imposture, est devenue monnaie courante depuis la fondation du Fonds d’aide aux victimes du coup d’État en 1995. À cette époque, quantité d’organisations fantoches sont nées dans l’unique but d’accéder à ce fonds. Ces difficultés se sont reproduites par la suite, notamment lors des cyclones en 2004 et en 2008. Le statut de victime n’est pas protégé ! Que penser des logements de fortune qui sont venus se dresser à l’entour de terrains sur la route du Nord que l’on destinait à des déplacés du centre-ville et qui ont saturé les emplacements avant même le déplacement des concernés ? Que penser des occupants de tentes qui font le va-et-vient entre leur habitation (toujours en bon état) et le camp d’où ils ramènent pour l’entreposer l’aide alimentaire ? Que penser à l’inverse des ces familles relogées pêle-mêle par solidarité de proches et qui se tiennent à l’écart des camps et des distributions de vivre pour simple raison de sécurité ? Que dire de l’augmentation du nombre de prétendus sans-abris six mois après la catastrophe, alors qu’à l’inverse l’effort d’accueil fourni par les provinces est sous-estimé constamment ? Que dire d’un État qui traite avec moins d’égard les victimes sans abri que les fraudeurs et les voleurs de terres qui cherchent à monnayer au prix fort un dédommagement avec de faux papiers ? Pour éviter tous ces pièges, seules des organisations présentes de longue date sur le terrain, avec des relais sérieux et un projet social concret, peuvent guider vers les besoins réels et légitimes.

Dans un tel contexte, la vigilance est plus que jamais de mise, tandis que la naïveté et la bonne volonté ajoutent au chaos. Après six mois, quel bilan tirer ?

1– Il est impossible de mettre entre parenthèses l’histoire politique d’un pays. Il faut aider les Haïtiens à mettre en place un pouvoir non corrompu, capable d’assumer son rôle d’interlocuteur face à la communauté internationale et de porte-parole de la population. Dans cette optique, il faut privilégier les partis qui ont une histoire durable de participation à la vie parlementaire et chercher avec eux des solutions. 2– Pas de reconstruction sans déblaiement. Il faut arrêter de s’illusionner sur la reconstruction qui ne sera efficace qu’en fonction du point précédent (l’agenda politique). Ce qui est urgent c’est de déblayer avec des moyens efficaces, arrêter de se moquer des Haïtiens en leur payant un salaire de misère pour retirer quelques kilos de gravats, ne pas être complice des déplacements de population et de la spéculation immobilière qui tentent le pouvoir en place. Arrêter de confondre Haïti avec un pays détruit par la guerre.

3–  Exiger une coordination réelle de l’action des ONG de manière, d’une part, à rendre évaluable leur intervention en fonction d’un plan d’ensemble et, d’autre part, à leur permettre de rejoindre les acteurs réellement dans le besoin, avec l’aide de partenaires haïtiens, seuls à mêmes de procéder efficacement à une telle approche du terrain. Aujourd’hui plus que jamais, Haïti a besoin de clairvoyance, de raison politique et d’efficacité pour honorer réellement l’incroyable résistance de sa population.

Le scénario à éviter absolument pour les six mois à venir est celui d’une campagne électorale coupée du citoyen et focalisée sur le partage de l’argent promis par l’étranger, une campagne coupée des grandes questions vitales oblitérées par la gestion de l’après-catastrophe, à savoir : la réforme agraire, la décentralisation, la déforestation, la sauvegarde des derniers bassins versants, la politique de santé et le système scolaire. Il est difficile d’imaginer une relance économique et une diminution du taux de chômage sans d’abord privilégier une sauvegarde physique du pays et de la société. Alors qu’Haïti se battait avant le séisme contre sa disparition écologique et sociale, la gestion de l’après-catastrophe tend à reléguer ce combat à l’arrière-plan et à créer l’illusion que la reconstruction pourrait être la base de solution de tous les problèmes. Pourtant, cette illusion ne fait que fixer l’attention sur un problème particulier d’abord lié à la sururbanisation désastreuse de la capitale, une capitale qui finit une fois de plus par occulter ce qu’en Haïti on a coutume d’appeler le « pays en dehors » et qui est pourtant la réalité majoritaire du pays.

 (1) Marc Maesschalck a également collaboré à plusieurs rapports sur la situation des Droits humains en Haïti.

Discussion sur AlterPresse - Haiti : Système éducatif et société

10 août

 

Haiti : Système éducatif et société

ALTERPRESSE / lundi 9 août 2010

Par Myrtha Gilbert [1]

Rien n’est plus fondamental que de comprendre de quoi les hommes vivent et que d’observer comment ils sont organisés pour assurer leur subsistance. _ Robert Fossaert

I.-Ecole et société

1- La question fondamentale qui interpelle toute société humaine, quelque soit son niveau de développement tourne autour de la satisfaction des besoins primaires de l’homme à savoir : se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner et se reproduire.

2- Pour satisfaire leurs besoins fondamentaux, les hommes rentrent en relation les uns avec les autres. Donc, le fait de vivre en société induit des rapports sociaux notamment dans le processus de production (production, échanges, consommation) et de reproduction.

3- Pour se reproduire, se maintenir en vie et pour améliorer leurs conditions d’existence par rapport à l’habitat, à l’alimentation, les soins de santé, la protection contre les intempéries etc. les sociétés ont transmis de génération en génération, les expériences acquises et les savoir-faire. Ce sont les éléments fondateurs de la culture et du système éducatif.

4- Avec l’évolution des sociétés, la division sociale du travail (agriculteurs, éleveurs, artisans), et plus tard, l’apparition des classes sociales (riches et pauvres), un ample champ du savoir est désormais détenu par un petit groupe : des maîtres issus du secteur aristocratique. Les nobles ne travaillent pas la terre, ne s’occupent ni d’élevage ni d’artisanat. Ils consacrent leur temps aux études diverses : La nature, les astres, le destin de l’homme et l’existence des dieux, les mesures, qui donneront plus tard les mathématiques etc. Un vaste domaine de connaissances complexes est désormais imparti par ces maîtres et réservé au groupe restreint des aristocrates. Désormais la connaissance est un instrument de pouvoir sur les hommes. L’école transmet ainsi d’autres savoirs, en prolongement de ceux reçus au sein de la famille ou en opposition à elles.

5- Dans ces sociétés divisées en classes, de caractère esclavagiste ou féodal, où le système productif est encore rudimentaire, le travail des esclaves, des serfs, des paysans, des artisans, exige peu de connaissances complexes. En même temps, ces activités productives sont considérées par les nobles, comme objet de rabaissement social, et le cumul des richesses comme privilège de caste. Autrefois, les pouvoirs de droit divin, en France, en Chine, en Russie et partout ailleurs, pour maintenir le statu quo, s’accommodaient de l’inculture des masses. Entretenant souvent leur analphabétisme, leur fanatisme eu égard aux dogmes et croyances, leur indifférence par rapport à la science et la technique.

6- Mais, les besoins de l’homme et l’évolution progressive de la science, de la technique, jointe aux découvertes multiples, impulseront le développement de la bourgeoisie commerciale et maritime et celui d’une base industrielle liée d’abord à la demande interne. De nouvelles perspectives économiques s’ouvrent aiguillonnant les recherches scientifiques. Aiguillonnant aussi les luttes politiques et sociales. La société est grosse de Révolution ou de Réformes sociales profondes. De nouvelles idées de progrès circulent. Les serfs et les paysans se révoltent, les ouvriers réclament de meilleures conditions de travail, la bourgeoisie s’insurge contre les nobles…

7- Toutes les conditions sont réunies pour conduire les forces sociales porteuses de changement à renverser l’ancien régime et forger ainsi de nouveaux rapports sociaux. Ainsi, dans le cas de la société de type féodal, une bourgeoisie de type national et des forces populaires paysannes, ouvrières, masses urbaines, créent-elles une nouvelle dynamique sociale basée notamment sur l’extension du savoir, parce que :

• Le développement commercial et industriel a besoin de scientifiques dans plusieurs branches, de techniciens et d’ouvriers qualifiés sur grande échelle ;

• les intellectuels d’avant-garde, très actifs dans toutes les batailles pour le progrès social mettent l’accent sur l’importance de l’école, du savoir ;

• Les classes populaires deviennent plus exigeantes quant aux gains économiques et sociaux, réclamant de meilleures conditions de travail, de meilleurs logements, de meilleurs soins de santé, d’où la nécessité d’une meilleure formation dans les domaines les plus divers.

8- Retenons avant de continuer trois éléments :

a) Tout système éducatif répond à un projet de société formulée ou implicite. Il est toujours un élément du système global ; en même temps, il est un indicateur de l’orientation impulsée à la société.

b) L’organisation et le fonctionnement du système éducatif exprime l’état réel des rapports sociaux.

c) Il faut bien comprendre que c’est le projet économique qui guide l’école, c’est la raison pour laquelle les classes dominantes des pays industrialisés ont consenti d’importants investissements dans le système éducatif.

Mais cette évolution dont nous rendons compte plus haut aboutissant à un système éducatif avancé et l’expansion des connaissances, est la réalité des sociétés dont la logique économique est guidée par des intérêts nationaux.

II.- La logique du système éducatif haïtien

9- Haïti fut une colonie d’exploitation et non de peuplement comme le Canada et les EEUU. La plus totale de toutes les colonies de plantations en Amérique. Son système plus cruel que tous les autres. Mais, il se trouve que malgré le triomphe de la Révolution anti esclavagiste de 1804, malgré les expériences de Dessalines, de Goman et de Christophe, les aristocraties foncières n’ont pas pu couper au plan économique ni culturel le cordon ombilical qui les unissait à la France et à l’Europe.

10- La logique économique restant la même, c’est-à- dire produire pour les grandes puissances, le pays se vit astreint à cultiver pour satisfaire les marchés extérieurs : café, canne à sucre, coton, figue-banane, pite etc. Exactement le contraire de l’orientation économique des pays comme la France, l’Allemagne, l’Angleterre ou les EEUU et le Canada plus tard.

11- Et si pendant longtemps, le pays a pu assurer l’essentiel de son alimentation, ce n’est pas grâce au souci et à la vision des « élites », mais grâce à la paysannerie qui s’est battue du bec et des ongles pour l’accès à la terre et qui dans sa fonction de résistance à l’oppression des féodaux et à la logique économique coloniale, a cultivé maïs, petit mil, pois, igname, malanga et planté manguier, avocatier, oranger, citronnier etc.

12- Mais retenons que dans tout Etat-Nation, c’est l’Etat qui organise le système éducatif. Or dans une société de classes, les groupes dominants orientent de manière décisive les politiques d’Etat. Donc les élites haïtiennes imprégnées de préjugés et aliénées, ont, à partir de Boyer, orienté l’organisation de l’école haïtienne sur le mode de l’exclusion. A l’époque, seul les fils des chefs méritaient d’accéder à la connaissance. L’école haïtienne, forgée avec une armature aux trois quarts coloniale pour répéter Jacques Roumain, correspond à la vision que se font les élites des besoins de la société et du rôle de l’école : Tout pour elles, rien pour les autres comme l’avait souligné judicieusement Justin Lhérisson. Le système éducatif est donc destiné comme disait l’autre, à produire des échantillons de « grands nègres » capables de tenir tête aux « grands blancs ». Les références au paraître, sous forme d’échantillon et à l’étranger, expriment le regard néocolonial des « élites » qui très tôt et de plus en plus, ne se reconnaissent guère dans l’ensemble des composantes d’une Nation à construire et à développer. Alors, héritage colonial oblige, les masses paysannes et populaires sont maintenues dans l’ignorance et la précarité.

13- Deux éléments ont donc modelé l’exclusion sociale qui caractérise depuis toujours le système scolaire haïtien :

-  La vision des élites, se réappropriant les valeurs d’exclusion qui prévalaient dans la société dominguoise ;

-  Les rapports de dépendance par rapport aux grandes puissances (France, USA) qui confortent cette exclusion.

14- Les rapports de dépendance, maintiennent la nécessité de produire ce dont les autres ont besoin. Et les autres, je parle des grandes puissances, sont en surproduction et chaque fois plus. Donc, à quoi bon en Haïti, des techniciens moyens ou supérieurs en nombre et bien formés, des chercheurs, des scientifiques, des ouvriers qualifiés. S’il n’y a pas d’industrie à développer, d’agriculture à étendre et à perfectionner au profit des producteurs et de la population, d’outils agricoles à fabriquer sur grande échelle, de produits de la terre à transformer, de services sociaux à multiplier. Il en faut très peu et c’est la fonction de l’école à plusieurs vitesses.

15- Car, dans la mesure où la société dans son organisation sur le plan social, politique, économique, culturel repose sur des rapports de dépendance et cette vision coloniale des « élites », l’école ne peut que reproduire l’exclusion et l’extraversion. Ce, en dépit des discours et toute l’hypocrisie qui entoure les plans préfabriqués qui nous viennent de l’étranger.

16- L’école à plusieurs vitesses est la réponse du système d’exclusion à l’explosion de la demande d’éducation de la part des larges couches populaires. C’est une massification apparente, qui offre une école marginale aux marginaux, à l’image des bidonvilles sans services sociaux, aux constructions anarchiques, en guise de bourgs, de villes et de quartiers organisés.

17- Le système éducatif haïtien sue l’exclusion et l’extraversion de toutes parts :

• La langue française imposée aux apprenants créolophones ;

• Le contenu des manuels, dont un grand nombre, préparés à l’étranger ou sous influence étrangère, se référant la plupart du temps à une autre réalité, une autre culture, d’autres besoins et d’autres préoccupations ;

• 90% d’écoles privées contre 10% d’écoles publiques ;

• Très peu d’écoles de qualité surtout privées versus les écoles « borlettes » quoique privées. Or l’on sait qui a les moyens de se payer les écoles de qualité !

• Beaucoup de bourses d’études octroyées aux étudiants et cadres haïtiens, dont on pourrait interroger l’adéquation de leur contenu, par rapport aux vrais besoins du pays. Sans compter ce que cela représente souvent, faute d’orientation adéquate comme renforcement du caractère extraverti de l’école.

18- Aujourd’hui, la crise du système capitaliste mondial et l’effondrement de l’Etat Haïtien, en plus du 12 janvier, créent pour la société haïtienne une situation intolérable. L’étau de la dépendance se resserre au point que notre société est menacée de dilution. Les grandes économies en surplus de tout, cherchent à déverser avec plus d’agressivité, non seulement leurs produits manufacturés et alimentaires (voitures, vêtements, riz, maïs, œufs, lait, ailes de poulets etc.) mais plus récemment, leurs cadres au chômage (sous prétexte de petits projets humanitaires ou de développement, par nuée d’ONG interposée). La bourgeoisie de ces pays industrialisés et l’oligarchie haïtienne n’ont guère besoin de cadres haïtiens formés en grand nombre. Pourquoi faire ? A quoi bon tous ces médecins si l’élite se fait soigner à Miami et à St-Domingue ; A quoi bon beaucoup d’ingénieurs agronomes, si le riz, le maïs, le lait, les œufs, le poulet viennent de l’étranger ; à quoi bon des techniciens et des ouvriers qualifiés, si tous les produits manufacturés viennent des EEUU, du Japon, de France et d’ailleurs. Ainsi, la population haïtienne en âge de travailler, est-elle mise au chômage, en vacances forcées.

19- Les grandes puissances de l’ère post industrielle, ont besoin de main d’œuvre à bon marché, comme l’a rappelé dernièrement Paul Collier. Une main d’œuvre proche du servage ou de l’esclavage. Elles en ont besoin pour compenser les pertes subies, par les gains économiques et sociaux de leurs ouvriers, de leurs cadres techniques et le niveau général de vie de leurs populations. Donc, la mondialisation des puissants n’a que faire de nos connaissances pointues sur grande échelle. Mais elle a besoin de cerveaux individuels ingénieux pour renforcer ses profits, et d’une masse amorphe peu formée pour la dure besogne de la sous-traitance.

20- Poser aujourd’hui, en Haïti, la question de l’école, du système éducatif et de l’Université, c’est avant tout poser la nécessité de renverser un système inique, en bout de course, qui a mis depuis longtemps l’école et la société dans l’impasse.

[1] Conférence présentée à la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), le 30 juillet 2010.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

6 août

Haïti – Élections : 3 Nouveaux candidats, 1 maire et 2 chanteurs
HAITI LIBRE – 05/08/2010 18:37:08

Haïti - Élections : 3 Nouveaux candidats, 1 maire et 2 chanteurs

Aujourd’hui jeudi 5 août, à 48 heures de l’échéance des dépôts des candidatures, 3 nouveaux candidats ont déposé leur dossier au local du Conseil Électoral Provisoire (CEP) à Delmas. 1 maire et 2 chanteurs une ambiance showbizz ou le politique semblait moins importante que la popularité des chanteurs!

Rappelons que le dépôt du dossier n’est pas une confirmation officielle d’éligibilité des candidats. Les pièces des dossiers d’inscription devant être soumis au service juridique pour authentification et conformité. Ce n’est qu’au terme de la période du dépôt (7 août sauf prolongation) et de contestation (jusqu’au 12 août – sauf prolongation) que le CEP fera la publication des candidats agrées pour la candidature au poste suprême du pays.

Wilson Jeudy (maire de Delmas)
Regroupement de partis, « Fòs 2010 » (Force 2010)

Michel Martelly (chanteur)
Parti « Repons peyizan » (Réponse des paysans).
Le chanteur a déposé son dossier une heure avant Wyclef

Wyclef Jean (chanteur)
Parti non connu (information à suivre)
des rumeurs laisse entendre qu’il s’agirait du parti parti réformiste « Ansanm Nou Fo » (Ensemble nous sommes forts)

à ces 3 candidats s’ajoute les 5 de la veille pour un total de 8 dépôts de candidature.

L’industriel Charles Henry Jean-Marie Baker
« Respè » (Regwoupman sitwayen pou espwa).

Dr. Kesler Dalmacy
Indépendant

Garaudy Laguerre
« Mouvman Wozo »

Dr. Gérard Blot
« Platfòm 16 Désanm »

Olicier Pieriche
« Reconstruire Haïti » (RH)

 

Haïti-Présidentielle 2010 : La pop star Wyclef Jean et le chanteur Michel Martelly font acte officiel de candidature

 P-au-P, 05 août 2010 [AlterPresse] — Munie d’un lot de pièces (extrait d’archives, matricule fiscale, etc.), la star haïtienne de hip hop, Wyclef Jeannel Jean, est arrivée, vers 15:47 locales (20:47 gmt), au siège du Conseil électoral provisoire (Cep), à Delmas (municipalité dans la périphérie nord-est de la capitale Port-au-Prince), pour faire enregistrer officiellement sa candidature à la présidentielle du 28 novembre 2010, constate l’agence en ligne AlterPresse.

Wyclef Jean va briguer le poste présidentiel sous la bannière du parti dénommé “Viv ansanm” (Vivre ensemble)

Pour sa part, le chanteur populaire de musique haïtienne Michel Martelly, plus connu sous le nom de “Sweet Micky”, s’est inscrit officiellement pour la prochaine présidentielle sous la bannière du regroupement “Repons peyizan” (Réponse des paysans).

Jusque vers 16:45 locales (21:45 gmt), Wyclef Jean se trouvait dans les locaux du Cep, pendant que beaucoup de journalistes sur place attendaient de recueillir des déclarations du nouveau candidat à la présidence.

La circulation est très difficile sur l’artère principale de Delmas, où de nombreuses bandes créant de la musique d’ambiance rara (manifestation populaire en Haïti) sont remarquées.

La candidature de ces 2 figures populaires dans la musique internationale et haïtienne constitue un événement sur la scène politique du territoire caribéen, dans un processus électoral encore décrié par différents partis et regroupements d’opposition au président René Garcia Préval et au premier ministre Joseph Jean Max Bellerive, ainsi qu’à la structure actuelle du Cep.

Des interrogations fusent, notamment, sur d’éventuels supports de pays étrangers en faveur de la star Wyclef Jean, 37 ans, qui vit aux Etats-Unis d’Amérique depuis sa neuvième année d’existence.

 

Jacmel : L’ambassadeur du Venezuela indigné
HAITI LIBRRE – 05/08/2010 14:25:48

Haïti - Jacmel : L’ambassadeur du Venezuela indigné

Pedro Antonio Camino Gonzalez, l’ambassadeur du Venezuela en Haïti à la tête d’une délégation a effectué au début de cette semaine une visite à Jacmel. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de supervision et d’évaluation des différentes interventions des organisations non gouvernementales à Jacmel financées par les Nations Unies à Jacmel, notamment l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH).

Pedro Antonio Camino Gonzalez, a rencontré Mr. Zidor Fednel, le vice délégué de l’arrondissement de Jacmel et les représentants de diverses ONG œuvrant dans différents domaines. Le diplomate Vénézuélien a profité de cette tournée pour visiter le camp de Pinchinat. Mr Pedro a déclaré « c’est avec beaucoup d’indignation que je constate les conditions de vie infrahumaines des sinistrés du Parc Pinchinat six mois après le séisme du 12 janvier ».

L’ambassadeur a indiqué que le gouvernement vénézuelien envisage de créer des petits projets en vue d’améliorer les conditions de vie des sinistrés de Jacmel. Toutefois, le représentant du président Hugo Chavez n’a pas été en mesure de fixer de date pour l’exécution de ces petits projets.

HL/ Claudy Bélizaire

 

Haïti – Banque Mondiale : 30 millions pour couvrir le déficit budgétaire
HAITI LIBRE – 05/08/2010 14:19:54

Haïti - Banque Mondiale : 30 millions pour couvrir le déficit budgétaire

La Banque mondiale (BM) a approuvé jeudi, un don de 30 millions de dollars à verser d’urgence pour couvrir un déficit budgétaire d’Haïti et soutenir les efforts de transparence et de responsabilité du gouvernement.

« Ces fonds nous aideront à combler le déficit budgétaire courant et nous permettront de répondre aux besoins urgents en termes de gestion efficace et transparente des ressources publiques », a déclaré Ronald Baudin, ministre de l’Économie et des Finances d’Haïti.

Une note publiée par la Banque mondiale précise que cette contribution s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’organisme pour soutenir le redressement d’Haïti après le séisme. La BM soutient également, des mesures visant la transparence fiscale, le secteur de l’électricité, le renforcement des contrôles budgétaires, les marchés publics et les mesures anti-corruption.

S/ HaïtiLibre

 

INITE au bord de l’implosion
HAITI LIBRE – 05/08/2010 12:54:17

Haïti - Élections : INITE au bord de l'implosion

48 heures après l’information concernant le choix, mardi dernier par le Chef de l’État, de l’ancien premier ministre Jaques Édouard Aexis comme candidat de la plateforme Inite (Unite) à la présdentielle, aucun note officielle de l’organisation n’est venue confirmer ce choix, alors qu’un communiqué était attendu hier et qu’il ne reste que 48 heures pour le dépôt des dossiers d’inscriptions auprès du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

Malgré les raisons avancées par le Chef de l’État pour expliquer son choix, et que presque tous les autres potentiels candidats ont fait taire leurs ambitions présidentielles pour faire bloc derrière ce choix, ce n’est pas le cas de certaines figures connues comme les sénateurs Jean Hector Anacacis et Joseph Lambert qui se sont désolidarisé de la décision du Chef de l’État. Des rumeurs circulent même au sein d’INITE que certains cadres pourraient faire acte de candidature parallèlement au candidat choisi par René Préval

D’autres informations de sources proches, laissent entendre qu’un rapport sur la gestion d’un haut cadre d’INITE aurait été demandé dans l’urgence à la Cour des Comptes il s’agirait du patron du Centre national des Equipements, Jude Celestin, un proche du chef de l’Etat.

Toutes ces remises en questions permanentes, ces conflits internes en plus d’affaiblir la candidature de Jaques Édouard Aexis, fragilisent INITE qui malgré son nom semble manquer essentiellement d’unité. La plateforme INITE peut-elle dans un dernier volte face changer encore de candidat sans perdre le peu de crédibilité qui lui reste? Il serait peut-être temps que ces politiciens respectent la ligne du parti ou quitte la plateforme avant que celle-ci, au rythme ou vont les choses, n’implose sans bénéfice pour personne.

PI/ HaïtiLibre

 

Wyclef Jeannel Jean démissionne de Yéle Haïti
HAITI LIBRE – 05/08/2010 11:57:38

Haïti - Politique : Wyclef Jeannel Jean démissionne de Yéle Haïti

Une note du  bureau des communications de Wyclef Jeannel Jean, en Haïti, informe que Wycle arrivera en Haïti, ce jeudi 5 août 2010 à bord de son jet privé aux environ de 13:30. Il est précisé dans cette note qu’ayant un agenda très chargé dans l’après-midi, Wyclef ne sera pas en mesure de faire des déclarations publiques. Dans la soirée, Wyclef Jean participera pendant 30 minutes au « Larry King live » sur CNN, l’une des émissions de télévision les plus populaires aux USA.

Vendredi, Jean devrait s’adresser à la nation, qui attend avec impatience une clarification sur ses intentions politiques.

Notons que Wyclef Jean a indiqué dans un autre communiqué qu’il avait démissionné de la présidence de Yéle Haïti et que sa démission entrait en vigueur ce jeudi 5 août. Il a précisé que sa démission ne changeait rien à son engagement envers Haïti ajoutant «une chose est certaine je me concentre sur l’aide d’Haïti».

Les raisons ne cette démission ne sont pas connus et peuvent prêter à de nombreuses interprétations dans lesquelles nous ne nous engagerons pas. La couverture médiatique alimentée par une surenchère quotidienne de rumeurs sur ce que dira ou ne dira pas Wyclef Jean étant déjà suffisante pour entretenir la confusion.

 

La diplomatie haïtienne en question ?

Par Roody Edmé*
Spécial pour AlterPresse / jeudi 5 août 2010

Le président dominicain Leonel Fernandez était ce weekend dans nos murs pour relancer les travaux de la Commission mixte Haitiano-Dominicaine. La conjoncture actuelle s’y prête bien à de telles assises. Quand on songe à la nouvelle dynamique qui caractérise les relations entre les deux pays au lendemain de la manifestation sans précédent de solidarité de l’Etat dominicain vis-à-vis des malheurs qui frappèrent le pays le 12 janvier dernier.

Dans la foulée, le président dominicain posa la première pierre d’un campus universitaire à Limonade, dans le Nord d’Haïti. Un geste symbolique qui par-delà son aspect de support fraternel nous rappelle que la république voisine est devenue pour la jeunesse haïtienne, une terre de « refuge » académique. Notre Université aujourd’hui délabrée est devenue la rampe de lancement de toutes les contestations sociales et politiques, faute de mieux, de pouvoir offrir les outils de résolution de nos problèmes les plus récurrents. Livrée à elle-même dans une autonomie factice, sans les moyens réels d’une telle politique, elle tourne à vide ! Ce qui met en péril l’avenir de notre pays et celle d’une jeunesse avide de savoir et de désir d’avenir.

Une chose mérite cependant d’être retenue, c’est la position des organisations sociales engagées des deux côtés de la frontière qui souhaitent que cette Commission mixte tire les conséquences de l’échec de la précédente. Leurs propositions comportent deux volets : un premier purement programmatique portant sur des questions d’intérêt commun aux deux peuples, entre autres la prévention des catastrophes et les réponses y afférentes, la question migratoire et ses aspects irritants. Et un second volet, l’opérationnalité effective d’une Commission aussi stratégique pour nos deux peuples. Les travaux de la dite Commission devront trouver racine dans l’humus du réel que confronte nos deux pays.

Il n’est pas question donc qu’elle soit une comète qui fasse long feu et qui réapparaitrait, comme on dit chez nous, « chaque Saint Sylvestre ». Au contraire, elle devra saisir le momentum actuel pour changer la donne des relations aussi passionnées que heurtées entre les deux sociétés.

La diplomatie haïtienne doit se faire pro-active et saisir les multiples opportunités qui se présentent dans les relations Sud-Sud qui peuvent, dans le sens de nos intérêts bien compris, faire la différence.

Une coopération énergétique s’annonce pour le moins fructueuse avec le Brésil. Et sur le plan sportif une délégation de très jeunes footballeurs haïtiens s’apprête à séjourner là-bas pendant deux ans en résidence d’études dans les meilleurs centres de football de ce pays, et ce n’est pas peu dire. Cela ne doit pas demeurer l’initiative heureuse mais fortuite d’un ministre, mais participer d’une coopération sur le long terme. Il y a moyen de faire plus et d’amplifier ces contacts, pour en tirer le meilleur dans le sens de la refondation, si nous voulons aller au-delà du slogan. L’idée maitresse serait une approche plus intégrée de nos relations avec ces divers pays dans une diplomatie haïtienne qui aurait sa propre doctrine et ce, sur plusieurs années.

Les présidents dominicain et vénézuélien citent souvent Pétion et Bolivar comme les précurseurs de cette diplomatie émancipatrice des Amériques. Nous autres haïtiens avons besoin de renouer avec certaines légitimes ambitions qui correspondent à notre passé. Pour cela, il faut retrouver ce vouloir vivre ensemble consacré dans notre devise nationale, mais qui a du mal à s’incarner dans notre quotidien de peuple. Le premier mandataire dominicain a salué les premiers vagissements d’un nouvel entreprenariat dominicain bien décidé à participer à la refondation économique d’Haïti.

Il faudra bien qu’un jour les hommes d’affaires de ce pays, avec l’appui politique de notre diplomatie, puissent envisager de se projeter sur le marché caribéen.

Ce weekend, Radio France Internationale annonçait que l’Algérie avait atteint l’autosuffisance céréalière. Et que ce pays se préparait dans les prochains mois à être exportateur de blé dur et tendre.

Ces résultats sont le produit de politiques publiques conséquentes qui pourraient inspirer ce gouvernement et les groupes qui se préparent à le succéder.

On attend d’entrer dans le vif de la campagne électorale pour sonder les intentions de tous ceux qui veulent « servir » ce pays. On annonce une foule de candidats, parmi les plus atypiques.

On attend surtout des débats de fond qui devront l’emporter, d’un côté, sur le besoin « quasi-infantile et narcissique des uns d’être aimés et de séduire », et sur celui, de « la répétition compulsive des expériences d’opposition » de certains autres.

Quoiqu’il en soit, des chantiers pharaoniques attendent nos élites politique et économique. Mais gare à la tour de Babel !

*Éducateur, éditorialiste

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

5 août

Haïti – Élections : Le CEP change les règles
HAITI LIBRE – 04/08/2010 11:32:07

Haïti - Élections : Le CEP change les règles

Suite à une résolution prise en assemblée du CEP, mardi 3 août 2010, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a décidé d’agréer les candidats qui auront reçu décharge de leur gestion publique, par la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, dans le cas ou les deux chambres du parlement n’auraient pas délivré ce certificat. Une disposition contraire à la constitution du 29 mars 1987 qui prévoit en son article 233 :

Article 233:

« En vue d’exercer un contrôle sérieux et permanent des dépenses publiques, il est élu au scrutin secret, au début de chaque Session Ordinaire, une Commission Parlementaire de quinze (15) Membres dont neuf (9) Députés et six (6) Sénateurs chargés de rapporter sur la gestion des Ministres pour permettre aux deux (2) Assemblées de leur donner décharge.

Cette Commission peut s’adjoindre des spécialistes pour l’aider dans son contrôle »

Les conseillers électoraux font valoir que cette commission ne peut être formée puisque la chambre basse n’existe plus, ayant bouclé ses sessions en mai 2010, suite à une disposition extra constitutionnelle adoptée par ce corps.

Cette décision semble avoir été prise lorsque le CEP a constaté que divers candidats potentiels à la présidence, dont entre autres : les ex Premiers Ministres Jacques Edouard Alexis et Yvon Neptune, ne disposaient pas de ce document pour compléter officiellement leur inscription au CEP et pour empêcher les risques d’un blocage du processus électoral.

Des analystes politiques affirment que le CEP, s’arroge le droit d’interpréter souverainement la constitution en appliquant des procédures illégales et irrégulières pour l’inscription des candidats aux prochaines élections présidentielles, dont le délai d’inscription (sauf prolongation) prend fin le 7 août prochain.

Une décision qui va sans aucun doute alimenter le discours de l’opposition qui y verra la confirmation de la soumission du CEP au Gouvernement, qui œuvre à mettre en place une élection sur mesure pour les candidats du parti au pouvoir.

 

Haïti-Présidentielle : L’organisme électoral passe outre aux prescriptions constitutionnelles de décharge

P-au-P, 04 août 2010 [AlterPresse] — Nouveau coup de tonnerre dans le processus de la présidentielle de novembre 2010, décrié par plusieurs regroupements et partis d’opposition : le conseil électoral provisoire (Cep) décide d’agréer les candidats qui auront reçu décharge de leur gestion publique de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), lors même que les deux chambres du parlement ne leur auraient pas délivré de certificat formel.

C’est la résolution prise en assemblée du Cep le 3 août 2010, indique une note institutionnelle diffusée dans la presse nationale.

En août 2010, il n’existe qu’une seule branche du parlement en Haïti, le sénat, un corps amputé d’un tiers de ses membres dont le mandat est parvenu à terme en janvier de la même année. L’autre branche du parlement, la chambre des députés, a bouclé constitutionnellement ses sessions en janvier 2010, mais pratiquement en mai, suivant une disposition extraconstitutionnelle adoptée par ce corps.

Après rapport de la Cscca, les deux branches du parlement, via un travail préalable d’une commission parlementaire de 15 membres (6 sénateurs et 9 députés), devront constitutionnellement donner avis (favorable ou non) de décharge de gestion publique à tout ministre [qui était comptable de dépenses publiques] la sollicitant, en vue de briguer un poste électif.

“En vue d’exercer un contrôle sérieux et permanent des dépenses publiques, il est élu au scrutin secret, au début de chaque session ordinaire, une commission parlementaire de quinze (15) membres, dont neuf (9) députés et six (6) sénateurs, chargés de rapporter sur la gestion des ministres pour permettre aux deux (2) Assemblées de leur donner décharge. Cette commission peut s’adjoindre des spécialistes pour l’aider dans son contrôle”, stipule l’article 233 de la constitution du 29 mars 1987.

Différents candidats potentiels à la présidence, vraisemblablement le futur candidat du parti présidentiel Inite (Unité), ne disposeraient pas de ce document pour faire acte de candidature officielle auprès du Cep.

Comme pour les résultats de la présidentielle de 2006 – lorsqu’il a invalidé les votes blancs enregistrés – et alors qu’il a avancé des chicanes administratives pour rejeter l’inscription du parti Lafanmi Lavalas pour les prochaines élections, le Conseil électoral provisoire s’est arrogé le droit d’interpréter la Constitution de 1987.

Considérant qu’il n’existe actuellement qu’une seule branche du parlement, l’organisme électoral dispose souverainement, en dehors des prescriptions constitutionnelles, en utilisant des biais illégaux et irréguliers pour les futurs présidentiables, dont le délai d’inscription a été fixé au 7 août 2010, signalent des analystes politiques.

A date, personne ne sait si ce délai va être prolongé, en fonction de la non disponibilité de pièces pour de possibles candidats.

De quoi alimenter, à nouveau, les assertions de soumission au régime au pouvoir et de planification d’un scrutin sur mesure, en novembre 2010, pour les tenants du parti présidentiel.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 4 août 2010 19:31

Présidentielle 2010 : 5 candidats se sont fait inscrire

Six jours après l’ouverture des inscriptions pour les candidats à la présidentielle du 28 novembre, seuls quatre (4) candidats ont procédé au dépôt de leurs pièces ce mercredi .

Il s’agit de Kesner Dalmacy, de Charles henry Baker (Respe), qui se fait inscrire sous réserve, d’Olicier Piereriche(Reconstruire Haïti), Garaudy Laguerre du mouvement WOZO, et du Docteur Gérard Marie Necker Blot de la plateforme 16 Desanm.

Ce qui porte à cinq (5) le nombre total d’inscrits depuis le lancement du processus.

Rappelons que le directeur des opérations électorales du CEP, Louiner Jean Mary, avait lancé une mise en garde aux candidats les exhortant à soumettre rapidement leurs dossiers.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

5 août

  Haiti : Le CEP ouvre la voie aux gestionnaires de deniers publics

MAXIMINI / 04 AOUT 2010

Le CEP ouvre la voie aux gestionnaires de deniers publicsLe Conseil électoral provisoire (CEP) a convenu, mardi, d’ouvrir la voie aux gestionnaires de deniers publics dont ex-ministres et premiers ministres qui peinaient à trouver un certificat de décharge en absence de la commission bicamérale du Parlement pour briguer le poste de président de la République. Les candidats ne disposant pas d’un certificat de décharge de la commission bicamérale pourront solliciter un certificat de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), a informé l’institution chargée d’organiser les présidentielles, législatives et sénatoriales partielles de novembre prochain. La décision des conseillers électoraux, selon certains juristes et analystes politiques, est contraire à la constitution qui prévoit en son article 233 que les hauts fonctionnaires de l’Etat notamment les ministres doivent obtenir décharge d’une commission bicamérale spéciale. Cette commission, a constaté l’institution électorale, ne peut être formée sans la Chambre des députés qui ne fonctionnent pas depuis la fin de la 48eme législature, en mai dernier.Cette disposition ouvre la voie particulièrement à l’ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis désigné par la plateforme présidentielle Inite. L’annonce officielle de son choix est annoncée pour ce mercredi. Deux fois Premier ministre de René Préval, Jacques-Edouard Alexis et tous les autres prétendants ont jusqu’à samedi prochain pour se faire inscrire au CEP.

 

Jean Ronald Joseph, médecin, militant politique et ex-directeur de l’ONA,

tué à Port-au-Prince

Emotion et indignation après le meurtre du numéro deux de la KID ; le principal dirigeant du parti, Evans Paul et Harry Marsan de l’OPL exigent des autorités une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un simple acte de banditisme ou d’un autre type de crime

Radio Kiskeya / mardi 3 août 2010

Le Dr Jean Ronald Joseph, secrétaire général adjoint du parti Konvansyon Inite Demokratik (KID) et directeur général de l’Office national d’assurance-viellesse (ONA) de 2004 à 2006, a été abattu par des individus armés à la suite d’un braquage, mardi après-midi à l’angle de la rue Capois et de Lalue (centre de Port-au-Prince).

Selon les premiers témoignages, les meurtriers auraient ouvert le feu sur le médecin après s’être emparé de sa chaîne et avoir cherché en vain de l’argent dans son portefeuille.

Mortellement touchée d’au moins une balle à la tête, la victime a été transportée d’urgence à l’hôpital de l’Université d’Haïti où son décès devait être constaté quelques instants plus tard.

En état de choc, parents, amis et collègues du Dr Jean Ronald Joseph se sont précipités à l’HUEH où l’indignation le disputait à la désolation.

Atterré par la nouvelle, Evans Paul, leader de la KID, a été l’un des premiers à arriver sur place et à condamner le meurtre. Il affirme ne pas comprendre ce drame survenu brutalement au moment où M. Joseph était très actif dans les milieux politiques. Lundi soir, il a participé à une réunion de l’état-major de la plateforme Alternative dont la KID est membre, 24 heures après avoir pris part à une rencontre de la convention des partis politiques, qui est avec le conseil national des partis politiques le principal forum des formations de l’opposition.

Le disparu était d’ailleurs parmi les signataires d’une résolution de la convention dénonçant l’incapacité du Conseil électoral provisoire à organiser des élections techniquement acceptables et politiquement démocratiques.

Evans Paul juge indispensable que toute la lumière soit faite sur les circonstances dans lesquelles Ronald Joseph a trouvé la mort. Toutes les forces disponibles seront mobilisées en vue de déterminer le caractère du crime et d’en identifier les auteurs, a-t-il prévenu.

Pour sa part, l’ancien Député Harry Marsan, porte-parole de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), également membre de l’Alternative, a qualifié la disparition du dirigeant de la KID de "coup dur" pour le pays et la classe politique en raison de la place importante qu’il tenait dans le paysage politique.

Soulignant que le Dr Joseph était un homme d’une grande gentillesse, compréhensif et convivial, Harry Marsan précise qu’il est parti au moment où le pays avait particulièrement besoin de son aide et de son savoir. Il appelle les autorités à assumer leurs responsabilités afin d’empêcher une nouvelle recrudescence des activités criminelles.

Le commissaire de police la capitale, Michel-Ange Gédéon qui, dans un premier temps, croyait que Ronald Joseph n’avait pas succombé à ses blessures, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ce meurtre.

Dr Joseph, qui avait fait ses études universitaires en Haïti et en Colombie, était considéré comme l’un des meilleurs orthopédistes du pays.

 

Haïti – République Dominicaine : Migration haïtienne, causes et dangers
HAITI LIBRE – 04/08/2010 14:25:48

Haïti - République Dominicaine : Migration haïtienne, causes et dangers

En 1983, la population haïtienne vivant légalement en République Dominicaine était estimé à 27,000 personnes. Jusqu’en 1998, à la veille du passage de l’ouragan Georges, la population haïtienne sur le territoire dominicain restait inférieure à 100,000 personnes. Dans ces années là, sur la rive Ouest de la route internationale qui sert de frontière entre Haïti et la République dominicaine, il n’y avait que quelques douzaines de maisons habité de paysans très pauvres.

Aujourd’hui, la route internationale qui est la partie la plus visible de la frontière dominicano-haïtienne l’occupation du territoire par des paysans haïtien à littéralement explosé favorisant l’entrée de milliers d’émigrés fuyant la pauvreté d’Haïti. La route internationale n’est pas la seule porte d’entrée sur le territoire dominicain, Ouanaminthe, Tilorí, Mirabalais, Malpassé, Anse-à-Pitre, servent de points de passage aux émigrants vers le territoire dominicain.

En 2004, Bridget Wooding et Richard Moseley-Williams, deux chercheurs britanniques ont estimé la population immigrée haïtienne à environ 380.000 personnes. Aujourd’hui, en 2010, de nombreux observateurs s’accordent pour dire que la population haïtienne en République Dominicaine dépasse le million de personnes.

Une proportion des migrants haïtiens restent dans les provinces frontalières, travaillant comme ouvriers au service de propriétaires dominicains, mais la plupart cherchent par tous les moyens à pénétrer plus profondément dans l’est de l’île. Beaucoup d’haïtiens finissent par s’installer dans les grandes villes où ils trouvent un emploi comme travailleurs de la construction, vendeurs de rue, domestiques ou gardiens.

Dans la zone frontalière des réseaux de trafiquants impliquant les autorités civiles et militaires et des dirigeants politiques locaux, tirent profits du trafic des clandestins. Les agriculteurs dominicains, eux-mêmes, dans la zone frontalière facilitent l’immigration de paysans haïtiens afin d ‘obtenir des travailleurs à bon marché. Mais au delà des intérêts des uns et des autres, cette migration massive à aussi des conséquences écologique visible comme à Rio Limpio, Loma de Cabrera, Aceitillo, Los Arroyos et Pedernales qui sont désormaient le théâtre d’un processus continu de la déforestation dû à une forte haïtianisation qui sont devenues des mornes désertifiées à l’image de ce qui se produit en Haïti, conséquences de l’usage incontrôlé des ressources forestières dans le but de produire du charbon de bois qui fait l’objet d’un intense trafic à la frontière. Dans les zones d’agriculture intensive, il est courant que la moitié de la population active se compose de jeunes Haïtiens, comme dans les plantations de café, de manioc, de tabac et de riz.

L’immigration clandestine haïtienne s’est accélérée à partir de 1998 après que des groupes ultra-nationalistes, sous le gouvernement Fernandez, ont commencé a expulser massivement des immigrés illégaux. Devant les protestations des organisations des droits de l’homme, nationales et internationales, et certains membres radicaux du clergé catholique ainsi que la menace que représentaient les campagnes de communication négatives sur le secteur touristique, le gouvernement dominicain à annoncé qu’il n’expulserait plus les haïtiens illégaux, une décision qui a de nouveau contribué à l’augmentation du flux migratoire.

En 2000, le gouvernement d’Hipólito Mejía a lancé un vaste programme d’investissement dans les provinces de la frontière : construction de routes, de dispensaire, d’aqueducs, d’écoles, d’installation de réseaux électriques, qui avaient pour but de favoriser les populations dominicaines pauvres de ces régions. Le gouvernement a ouvert des écoles et des hôpitaux pour les Haïtiens qui en auraient besoin et a décidé de régulariser les immigrants en situations irrégulières. Si ces programmes ont effectivement profité à la population dominicaine elles ont contribué à attirer encore plus de migrants haïtiens.

Entre 2004 et 2010, le nouveau gouvernement de Leonel Fernandez a maintenu cette politique de tolérance. Comme dans le même temps la situation économique et sociale en Haïti se détérioraient la pression migratoire a été en hausse, ce fut la plus grande vague d’immigration haïtienne dans l’histoire de l’île, qui a vu la population haïtienne en République Dominicaine dépasser le millions de personnes.

Des responsables d’organismes de la santé publique ont averti que dans de nombreux hôpitaux, la majorité des femmes qui accouchent proviennent du pays voisin. Les écoles et les universités ont vu également croître la population d’étudiants haïtiens qui vivent, heureusement, en harmonie avec les étudiants dominicains.

Bien que certaines voix nationalistes s’élèvent pour protester continuellement sur la présence haïtienne en République Dominicaine, et même si à plusieurs reprises il y a eu des violences ethniques dans certains villages et villes de l’intérieur du pays, l’économie dominicaine continue d’absorber la main d’œuvre haïtienne dans les travaux les plus ingrats et les moins rémunérateurs. Les économistes affirment que cette main-d’œuvre sous payée contribue à tirer vers le bas les salaires des dominicains et représente un frein à l’augmentation du niveau de vie des dominicains.

D’autres craignent qu’à moyen terme, la République Dominicaine se dirige vers une impasse dans la lutte contre la pauvreté, que le pays est importateur de plus en plus de pauvres et que la base de production et les services sociaux vont croître à la même vitesse que la population immigrée sans apporter d’amélioration aux populations locales.

Les plus radicaux, quant à eux, accusent les autorités de permettre l’haïtianisation croissante du pays et n’hésitent pas à se prévaloir des arguments ultra nationalistes traditionnels datant de la guerre dominico-haïtienne du XIXe siècle.

Au milieu de ce débat et des tensions grandissantes face ce phénomène nouveau, les dominicains ont été surpris par le récent tremblement de terre. Le tremblement de terre a stimulé la migration haïtienne en République dominicaine et le processus se poursuit aujourd’hui plus intense qu’auparavant. Quelles seront les conséquences? De nombreux Dominicains ont une vision pessimiste de l’avenir et croient qu’il est facile à deviner qu’elles seront violentes. SI rien n’est fait, les discours «humaniste» des gouvernants de ces deux pays seront insuffisant pour éviter les situations conflictuelles. Personne aujourd’hui ne semble avoir, au delà des discours, de solution permanente pour juguler ce drame humain.

 

La CODEVI, une solution à la migration illégale
HAITI LIBRE – 04/08/2010 09:30:01

Haïti - République Dominicaine : La CODEVI, une solution à la migration illégale

Fernando Capellan, le président de la Compagnie de Développement Industriel (CODEVI), située dans la zone franche de Juana Mendez en Haïti, a déclaré que l’installation de ce consortium est un amortisseur majeur pour lutter contre la migration haïtienne illégale en République dominicaine.

Capellan a rappelé que l’entreprise génère actuellement 4,700 emplois haïtiens directs mais que ce nombre devrait augmenter jusqu’à 10,000, rappelant les effets positifs visibles de cette activité commerciale qui se traduisent pour des milliers d’haïtiens, hommes et femmes par un emploi alors qu’auparavant ils étaient sans travail. L’impact économique dans la région à considérablement augmenté depuis la venue de la CODEVI. Il a précisé qu’au delà du travail et des salaires, l’entreprise élaborait actuellement des programmes sociaux au profits de ses employés.

Le Président de la CODEVI a mentionné que depuis l’installation de la CODEVI, de nombreux haïtiens d’autres villes se tournaient vers cette région, attirés par le développement socio-économique continu. Il reconnaît combien il est important de continuer à investir en Haïti, tout en soulignant le soutien que la CODEVI apporte au gouvernement haïtien dans la reconstruction économique d’Haïti.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 4 août 2010 05:47

L’Université Henry Christophe sera intégrée à l’UEH

Le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Vernet Henry se réjouit du don d’un campus universitaire par le président dominicain Leonel Fernandez. Il assure que le rectorat de l’UEH aura la gestion de ce campus universitaire construit sur une propriété appartenant à l’UEH.

Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole, M. Vernet a fait valoir que les dirigeants de l’UEH ont été impliqués dans la conception du projet. Il révèle que le nord a été proposé pour accueillir ce campus parce qu’un projet similaire tardait à être mis a exécution.

Interrogé sur la présence d’enseignants dans la région pouvant dispenser convenablement les cours, le recteur a dans ce contexte attiré l’attention sur l’importance d’un appui des autorités. Il signale que la formation de cadres pouvant dispenser des cours est l’une des priorités de son administration. Il se réjouit de la collaboration de plusieurs universités étrangères qui ont offert un appui à l’UEH après le violent séisme du 12 janvier. Ces dernières années l’UEH a utilisé les services de professeurs itinérants qui dispensent des cours dans les villes de province.

Toutefois M. Vernet a plaidé en faveur d’une augmentation du budget du rectorat. Le manque de ressources est à la base du maigre salaire alloué au enseignants fait remarquer M. Vernet. Il révèle que des détenteurs de PHD abandonnent les facultés de l’UEH au bout de deux ans parce que leurs salaires ne dépassent pas 1 500 dollars US.

M. Vernet annonce l’application d’un plan de décentralisation de l’UEH afin de répondre à la forte demande. Des campus seront installés dans le sud et probablement dans le Centre assure t-il.

Dans le département de l’Ouest un campus universitaire sera construit sur le site de Damien. Les facultés de l’UEH détruites par le séisme seront construites dans ce site au nord de la capitale.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE EN HAITI

3 août
RADIO METROPOLE / Lundi, 2 août 2010 06:20

Reprise des activités de la commission mixte haïtiano-dominicaine

Le président haïtien René Préval et son homologue dominicain Leonel Fenandez ont relancé le samedi 31 juillet les travaux de la commission mixte haïtiano-dominicaine. Les deux chefs d’Etats ont soutenu que la commission fonctionnera en tant qu’un forum permanent pour débattre des difficultés communes qui nécessitent des solutions consensuelles.

Dans une déclaration conjointe les deux Etats se sont engagés à œuvrer en vue d’élaborer des projets communs, adopter un calendrier de réunion, convoquer une réunion ministérielle et approuver des politiques sur le fonctionnement des sous commissions. Les deux chefs d’Etat ont également convenu des thèmes des commissions que sont l’agriculture, l’économie, la sécurité, la migration, le tourisme, le commerce, l’éducation, les sports et la santé.

Dans son intervention le président Fernandez a soutenu qu’après le diagnostic des problèmes il sera possible de trouver des consensus et des solutions conjointes. Il a fait valoir que le séisme du 12 janvier a permis de rénover et revitaliser les relations entre les deux pays. " Nous devons accélérer le processus de développement de nos deux peuples et solutionner ce qui représentent des sources de conflits dont la migration", a insisté M. Fernandez.

De son coté, le chef de l’Etat haïtien a estimé que les relations haitiano-dominicaines seraient plus harmonieuses si les travaux de la commission n’avaient pas été interrompus. Le président Préval a également averti que la République Dominicaine et Haïti ouvriront des portes ouvertes pour la compétitivité internationale. Dans le même temps il rappelé que son pays peut recevoir les investissements des entrepreneurs dominicains ce qui permettra de créer des emplois et de réduire la pauvreté.

Pendant la cérémonie de signature de l’accord dans la zone franche de Codevi, le chef de l’Etat haïtien a décoré son homologue dominicain de l’ordre national Pan américain Pétion et Bolivar.

LLM / Radio Métropole Haïti

 

Haïti – République Dominicaine

Pose de la première pierre de l’Université du Nord
HAITI LIBRE – 01/08/2010 12:04:13

Haïti - République Dominicaine : Pose de la première pierre de l’Université du Nord

Hier, le Président Leonel Fernandez et son homologue René Préval, ont participé à la cérémonie d’inauguration des travaux de construction du campus de l’Université du Nord qui sera érigé dans la commune de Limonade. Un projet de 50 millions de dollars entièrement financé par la République Dominicaine et le secteur des affaires dominicain.

Le président de la République Dominicaine a été accueilli très chaleureusement par une foule nombreuse d’haïtiens qui s’était regroupée à proximité du terrain ou le campus sera construit. Parlant de ce campus, le Président Fernandez à déclaré que ce campus était « un geste fraternel et de solidarité de la République dominicaine pour le peuple haïtien » ajoutant qu’il souhaitait que la construction de cette université serve à encourager la communauté internationale à honorer ses engagement envers le gouvernement haïtien.

Le président Fernandez a précisé que ce campus universitaire, pourra accueillir 10,000 étudiants par jour, qu’il sera composé de quatre bâtiments de trois étages, 72 salles de classe, comprenant une bibliothèque, des salles de réunions, des laboratoires, des installations académiques, administratives et récréatives hypermoderne ajoutant que la bibliothèque sera un centre de documentation des plus modernes.

René Préval a remercié le Président Fernández de sa vision et de son engagement qui permettront aux haïtiens vivant dans le nord de son pays d’avoir une Université qui, selon lui sera le cadre du développement des habitants de toute cette région.

Lors de la cérémonie, le maire de Limonade, Jean de la Joix Manguira, a déclaré au Président Fernandez que lors de l’ouverture de l’université une plaque commémorative en reconnaissance de son geste lui sera remise en tant que citoyen d’honneur.

Kelly Bastien, président du Sénat qui était présent à cette inauguration a dit en présence d’ Henry Jena-Vernet. le recteur de l’Université d’État d’Haïti, que ce cadeau du gouvernement dominicain « donne aux jeunes la possibilité d’être formés dans les meilleures conditions »..

Outre la présence des cabinets ministériels des deux gouvernements et de l’épouse du chef de l’Etat, Elisabeth Préval, on notait également celles de Fritz Cinéas l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, d’Henry Jena-Vernet. le recteur de l’Université d’État d’Haïti, de Mario Andrésol, directeur général de la Police Nationale accompagné des membres du haut commandement, ainsi que des représentants militaires des deux pays. Du côté dominicain étaient présent : Melanio Paredes, ministre de l’Éducation, Ligia Amada Melo ministre des sciences et technologies, Temistocles Montas ministre de la plannification économique et du développement et Bautista Rojas Gomez ministre de la santé.

 

«Aba Préval», «Vive Fernández»
HAITI LIBRE  – 01/08/2010 12:38:43

Haïti - République Dominicaine : «Aba Préval», «Vive Fernández»

Alors que le Président Préval se dirigeait en hélicoptère vers le site ou sera construit le nouveau campus universitaire offert par les Dominicains (à 15 km du Cap-Haïtien), simultanément, des organisations populaires hostiles au pouvoir paralysaient la circulation automobile dans les quartiers de Samarie et Sainte-Philomène. On nous a signalé de nombreuses barricades de pneus enflammés, des jets de pierres et de bouteilles, des pare-brises brisé sous des slogans «Aba Préval». Les protestataires reprochaient au chef de l’État de n’avoir rien fait dans pour le Nord durant son second mandat, contrairement aux promesses électorales qui faisaient de la région l’une de ses priorités.

Des délégations d’étudiants, d’organisations populaires et de femmes pro-gouvernementales qui voulaient se rendre sur le site de l’inauguration de la nouvelle université ont été bloquées sur la route de Limonade jusqu’à l’intervention des forces policière du Cap-Haïtien qui ont dispersé les manifestants.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, plusieurs centaines de personnes dansant au rythme de bandes de rara, aux cris de “Vive Fernández”, brandissaient dans la joie, des photos du leader dominicain.

Intervenant alternativement en français et en espagnol, le chef de l’État dominicain a présenté l’ambitieux projet du campus universitaire de l’UEH qui comprendra, des installations académiques, administratives et récréatives hyper moderne. Léonel Fernández s’est ensuite offert un bain de foule alors que son hôte, René Préval, ne soulevait guère d’enthousiasme dans l’assistance.

Jusqu’à présent on ne nous rapporte aucune victime ou arrestation mais les dégâts seraient important.

 

Violentes protestations anti-Préval au Cap, lors d’une inauguration

Présent dans la région pour la relance de la commission mixte haïtiano-dominicaine et la pose de la première pierre du campus de l’UEH, le chef de l’Etat a été à distance la cible d’opposants en colère, au contraire de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, porté au pinacle par des manifestants munis de sa photo

Radio Kiskeya / samedi 31 juillet 2010

Des opposants ont violemment manifesté samedi à l’entrée du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) contre le Président René Préval au moment où celui-ci procédait, non loin de là, en compagnie de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, vivement acclamé, à la cérémonie de pose de la première pierre du premier campus de l’Université d’Etat d’Haïti, un don de la République Dominicaine.

Alors que Préval se dirigeait en hélicoptère vers l’habitation Pister (à 15 km du Cap-Haïtien) où sera érigée la future université à mi-chemin de Limonade et deTrou du Nord, des organisations populaires hostiles au pouvoir paralysaient la circulation automobile dans les quartiers surpeuplés de Samarie et Sainte-Philomène avec des barricades de pneus enflammés, des jets de pierres et de bouteilles. Le quartier de Sainte-Philomène a même été badigeonné de matières fécales.

Les protestataires reprochaient au chef de l’Etat de n’avoir rien réalisé dans le nord durant son second mandat, contrairement aux promesses électorales de 2006 qui faisaient de la région l’une de ses grandes priorités.

Des délégations d’étudiants, d’organisations populaires et de femmes pro-gouvernementales en route pour Limonade ont été bloquées jusqu’à l’intervention de la police du Cap-Haïtien.

Aucune victime ni arrestation n’a été enregistrée lors de ce mouvement de protestation, mais des pare-brises de véhicules ont été cassés.

A la cérémonie de lancement des travaux du campus universitaire baptisé “Henry Christophe du nord” (du nom de l’ancien Roi d’Haïti), plusieurs centaines de personnes dansant au rythme de bandes de rara brandissaient à coeur joie, aux cris de “Vive Fernàndez”, des photos du leader dominicain distribuées à profusion.

Sous des vivats, Leonel Fernàndez s’est même offert un bain de foule là où son hôte, René Préval, soulevait très peu d’enthousiasme dans l’assistance.

Curieusement, malgré la présence d’agents de la Police Nationale, le site de Pister a été quasiment contrôlé par des militaires dominicains présents en nombre imposant et qui décidaient de donner accès ou non, en territoire haïtien, à des journalistes venus couvrir la cérémonie.

Intervenant alternativement en français et en espagnol, le chef de l’Etat dominicain a présenté l’ambitieux projet du campus universitaire de l’UEH qui comprendra, dit-il, des installations académiques, administratives et récréatives hypermodernes. A preuve, l’espace pourra accueillir plus de 10.000 étudiants par jour et sera doté d’une bibliothèque de quatre millions d’ouvrages.

Fernàndez en a profité pour souligner le respect et l’admiration du peuple dominicain pour la “grandeur de l’histoire et de la culture haïtiennes”. Outre les quatre pères fondateurs de la nation (Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henry Christophe et Alexandre Pétion), il a aussi cité, parmi les écrivains et intellectuels les plus vénérés en territoire voisin, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Thomas Madiou et Jean Price Mars.

Avant le nord, la première étape de la rencontre des officiels haïtiens et dominicains s’était déroulée à Ouanaminthe (nord-est) où MM. Préval et Fernàndez ont procédé à la relance des travaux de la commission mixte haïtiano-dominicaine dont c’était la cinquième session après de longues années d’arrêt.

Le Premier ministre Jean-Max Bellerive et le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, ont présidé la première séance de travail de cet organe chargé de traiter les grandes questions bilatérales, dont l’épineux dossier de la migration massive haïtienne vers la République Dominicaine.

Outre la présence des cabinets ministériels des deux gouvernements et de l’épouse du chef de l’Etat, Elisabeth Préval, on notait également celle de l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, du recteur de l’Université d’Etat, Jean Vernet Henry, et du directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, accompagné des membres du haut commandement.

15 organisations de l’île demandent de renforcer les mécanismes opérationnels de solution aux problèmes communs
ALTERPRESSE -  vendredi 30 juillet 2010

Des organisations de la Société Civile haïtienne et dominicaine saluent l’annonce de la réactivation de la Commission Mixte bilatérale

30 juillet 2010

Les organisations de la société civile haïtienne et dominicaine, signataires de la présente déclaration, félicitent les gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine des initiatives prises pour réactiver la Commission Mixte bilatérale.

Aujourd’hui, plus que jamais il est nécessaire pour les deux Etats de promouvoir et de renforcer les mécanismes institutionnels de dialogue, spécialement ceux relatifs au traitement de grands sujets d’intérêts communs, tels : la migration, le commerce, le développement frontalier, la vulnérabilité de l’environnement et la coopération dans le processus de reconstruction d’Haïti.

Malgré les obstacles qui se sont présentés au fil du temps et qui ont rendu difficile l’interaction harmonieuse entre les Etats, le rapprochement entre les deux peuples s’est tout de même poursuivi.

En témoignent le volume d’échanges commerciaux, la quantité appréciable d’accords signés entre les ministères des deux pays et la variété d’espaces d’articulation que les sociétés civiles, haïtienne et dominicaine, se sont forgés.

Voilà pourquoi nous, les organisations signataires de la présente déclaration, exhortons les deux Etats à faire l’effort de convertir la Commission Mixte bilatérale en un mécanisme efficace de discussion des sujets qui concernent les deux nations, avec la capacité opérationnelle pour élaborer et appliquer des solutions aux problèmes communs qui les affectent, comme :

1. La vulnérabilité de l’environnement de l’île.

L’expérience récente du passage des tempêtes tropicales, des inondations, l’usage indiscriminé des ressources naturelles et le tremblement de terre du 12 janvier 2010, nous forcent à définir un plan binational de prévention et de gestion des désastres naturels.

2. Les difficultés dans la gestion du dossier migratoire.

Il est nécessaire, pour les deux Etats, de trouver sur cette question un consensus qui soit basé sur une vision intégrale du sujet et qui prenne en compte les intérêts des deux peuples.

Pour cela, il faut trouver des mécanismes de contrôle du flux migratoire, mettre en place un processus de régularisation des migrants/tes, garantir le respect des protocoles établis pour les rapatriements et appliquer des stratégies pour combattre la traite et le trafic de personnes.

3. La non régulation des échanges commerciaux.

Le moment est venu, pour les deux Etats, de formaliser et de normaliser les relations commerciales entre les deux pays, notamment le fonctionnement des marchés binationaux, comme stratégie de promotion du développement frontalier.

D’un autre côté, pour assurer la viabilité de la commission mixte bilatérale, afin qu’elle ne serve pas seulement comme moyen en plus de distraction médiatique, il est nécessaire de surmonter les obstacles structurels qui ont rendu difficiles les travaux de la commission entre 1996 et 2000, période à laquelle elle a été active.

Pour cela, nous proposons que soit établi, au sein de la commission, un organe permanent (une sorte de secrétariat) qui assure le suivi des processus de négociation et la mise en œuvre des accords signés.

Cette structure devrait aussi avoir la capacité de fournir des informations aux acteurs et actrices externes qui le sollicitent, en appliquant le principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Nous proposons aussi que la Commission dispose d’infrastructures, d’équipements et d’un budget nécessaires à son bon fonctionnement.

Il faut déterminer qui la présidera, pendant combien de temps, comment s’effectuera la rotation de la présidence et où se tiendront les sessions.

D’autres éléments, à prendre en considération pour le bon fonctionnement de la commission mixte, sont les suivants :

4. Donner un caractère inaliénable aux accords signés dans le cadre de la commission.

Cela signifie que les accords, résultant des discussions au sein de la dite Commission, doivent passer par les processus de ratification établis par les Constitutions des deux pays, garantissant ainsi l’engagement des Etats de respecter ces traités.

5. Ouvrir la Commission à la représentation et à la participation de la Société Civile des deux pays, selon un processus démocratique pour la désignation de ces personnes.

Cela signifie que le choix des candidats/tes doit être le résultat d’un consensus interne entre les organisations des sociétés civiles des deux pays et se faire en toute transparence, selon les principes de co-participation et d’équité de genre.

Il est évident, que beaucoup reste à faire dans les relations haïtiano-dominicaines.

Nous devons assumer la responsabilité de sensibiliser les acteurs/actrices, les politiques et les peuples des deux pays sur la nécessité d’aboutir à un échange équilibré, juste, qui soit profitable pour tous et toutes, et respectueux de la diversité culturelle.

Nous, organisations signataires de ce texte, témoins et supporteurs de cette tendance naturelle des deux peuples vers le rapprochement, espérons que la Commission Mixte bilatérale, saura créer le cadre institutionnel approprié, à travers lequel s’épanouira le développement des deux nations sœurs.

Ont signé cette déclaration

Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr),

Service jésuite aux réfugiés et migrants (Sjrm) Haïti et RD,

Progressio Hispaniola,

Open Society Justice Iniciative,

Universidad EM,

Colectiva Mujer y Salud,

Mesa de Políticas Migratorias de Foro Ciudadano,

Centro Padre Juan Montalvo,

Centro Pedro Francisco Bonó,

Centro de Formación Acción Social y Agraria,

Solidaridad Fronteriza,

Observatorio de las Migraciones del Caribe,

Pastoral de Turismo de SPM,

COOHABITAT,

“Por el Grito de los Excluidos”.

Pour authentification,

Colette Lespinasse, Coordonnatrice du Bureau Exécutif du Garr

 

 

L’ESSENTIEL

28 juil

Haïti – Politique : Préval écrit à Castro

HAITI LIBRE – 28/07/2010 05:57:06

Dans une lettre de félicitation envoyée au Général Raúl Castro Ruz et au Commandant en Chef Fidel Castro Ruz, à propos de la célébration du 57 ème anniversaire de l’assaut des quartiers Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, le 26 juillet 1953, le président haïtien René Préval, a réaffirmé son admiration et sa reconnaissance aux leaders valeureux de Cuba de la Révolution qui ont permis « non seulement de transformer la vie de son peuple mais aussi de porter les bénéfices aux peuples frères au moyen d’une vraie solidarité, sans mesquineries ».Le chef d’État haïtien rappelle que quelques heures après le séisme du 12 janvier dernier, qui a coûté la vie à plus de 250 000 personnes, la coopération médicale cubaine, qui était déjà présente en Haïti depuis 1998, s’est vu immédiatement renforcer.René Préval considère « particulièrement heureux l’anniversaire de ce fait déterminant dans une histoire exemplaire, pour les peuples sur la voie de la libération et du développement ».

 

Wyclef Jean attendu en Haïti cette semaine

Le célèbre artiste et potentiel candidat aux présidentielles devrait lever le voile sur ses intentions au moment où son oncle Raymond Joseph, ambassadeur d’Haïti aux USA, s’apprête à se lancer également dans la course

Radio Kiskeya / mardi 27 juillet 2010,

Wyclef Jean, dont les rumeurs sur une éventuelle candidature aux prochaines présidentielles tendent de plus en plus à se confirmer, sera à Port-au-Prince à la fin de cette semaine alors que son oncle, Raymond Joseph, vient de mettre son nom sur la liste des prétendants, rapporte mardi le Christian Science Monitor.

Le rapeur international haïtien aura l’occasion de répondre à des questions sur ses ambitions politiques, une annonce importante pourrait même intervenir, souligne le journal américain.

L’intéressé serait d’ores et déjà en possession de tous les documents administratifs exigés par la loi électorale pour se porter candidat à la plus haute fonction élective du pays.

Se prévalant de sa nationalité haïtienne, Wyclef Jean avait affirmé qu’il s’était rendu aux urnes en 2006 pour voter René Préval redevenu Président pour son second et dernier mandat.

Un an plus tard, le chef de l’Etat devait désigner l’artiste au poste honorifique d’ambassadeur de bonne volonté d’Haïti. Cependant, les deux hommes seraient aujourd’hui en froid au point que la star du hip-hop s’est vu retirer les gardes du corps que la présidence mettait toujours à sa disposition à chacun de ses fréquents séjours à Port-au-Prince.

Faisant état de la popularité de M. Jean parmi les jeunes haïtiens, le Christian Science Monitor s’interroge parallèlement sur ses capacités à devenir un dirigeant politique visionnaire capable de relever les nombreux défis auxquels est confronté un pays ravagé par le tremblement de terre de janvier.

Des citoyens moyens interviewés émettent ouvertement des doutes sur la compréhension de l’homme de la complexité de la société haïtienne. Certains vont même jusqu’à le voir "comme un américain".

Parallèlement à Wyclef Jean qui se profile comme un potentiel aspirant à la présidence, son oncle et ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, ne cache plus ses prétentions politiques. L’ex-directeur de l’hebdomadaire Haïti Observateur a fait savoir au Christian Science Monitor qu’il va annoncer officiellement sa candidature la semaine prochaine.

"Ray" Joseph bénéficierait du soutien de son célèbre neveu dont il a joué un rôle fondamental dans la fulgurante carrière musicale.

Dans un communiqué rendu public mardi soir à Port-au-Prince, le Conseil électoral provisoire, très contesté par une partie de l’opposition, a appelé les prétendants au fauteuil présidentiel à faire le dépôt de leur candidature à partir de ce jeudi. La période d’inscription prendra fin le 7 août prochain.

Les élections présidentielles et législatives sont fixées au 28 novembre.

 

Wyclef Jean à la présidence d’Haïti – Un éventuel cauchemar pour les oncles Sam et Napoléon

Wilson Saintelmy, Montréal  28 juillet 2010 / LE DEVOIR
Wyclef Jean a le potentiel d’être à la génération hip-hop en Haïti ce que Barack Obama est à la génération «Nexus» aux États-Unis.<br />
Photo : Agence France-Presse Gustavo Caballero
 
Wyclef Jean a le potentiel d’être à la génération hip-hop en Haïti ce que Barack Obama est à la génération «Nexus» aux États-Unis.
Selon toute vraisemblance, la pop-star américaine d’origine haïtienne Wyclef Jean s’apprête à déposer sa candidature aux prochaines élections présidentielles en Haïti, fixées au 28 novembre 2010. Si les rumeurs étaient fondées, un tel geste aurait une portée beaucoup plus considérable qu’il n’apparaît à première vue.

Précisons que la recevabilité de la candidature de Wyclef Jean risque d’être le principal obstacle sur son parcours vers la magistrature suprême de l’État haïtien. Cependant, son éventuelle participation aux prochaines joutes présidentielles en Haïti semble avoir été accueillie avec le même scepticisme que celle de Barack Obama à l’investiture démocrate. Erreur. Il ne faut pas sous-estimer une telle initiative.

René Préval est de plus en plus assimilé à l’avatar haïtien de George W. Bush. Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 est à celui-là ce que le 11 septembre 2001 et l’ouragan Katrina furent à celui-ci. De plus, Wyclef Jean a le potentiel d’être à la génération hip-hop en Haïti ce que Barack Obama est à la génération «Nexus» aux États-Unis. D’autant que Port-au-Prince a de plus en plus l’allure du «Bronx des Antilles». Jusque-là, rien pour donner des migraines aux puissances tutrices et à l’élite créole d’Haïti.

Mais lorsque ces dernières et les médias réaliseront que Jean risque d’être davantage l’avatar de Jean-Bertrand Aristide ou d’un Hugo Chavez plutôt que celui du Terminator, ils anticiperont à sa juste mesure l’impact de son éventuelle élection à la présidence d’Haïti. Un tel scénario serait la deuxième humiliation infligée par un «outsider» à l’élite politique haïtienne. Ce serait également un deuxième Waterloo politique, après celui de 1990, pour la communauté internationale concernant la mouvance populiste haïtienne telle qu’incarnée jadis par Jean-Bertrand Aristide.

Comme Aristide

Wyclef Jean est porteur de la même symbolique messianique que ce dernier. Il émerge comme son dauphin potentiel, du moins dans l’imaginaire des déshérités d’Haïti.

Tout comme Aristide, Jean est d’origine modeste, issu de la majorité bossale. Tout comme Aristide en 1990, Wyclef Jean est, en 2010, l’Haïtien le plus populaire à l’étranger en raison de sa célébrité artistique, et en Haïti, davantage pour son activisme social.

Avocats de la cause des pauvres, les deux hommes font désormais partie de la gauche progressiste de la diaspora haïtienne. Les deux auraient fait le saut en politique dans la trentaine avancée. Les deux sont des virtuoses de l’irrationnel; l’un par la théologie de la libération; et l’autre, par celle du hip-hop.

À l’instar d’Aristide, qui demeure un rescapé salésien devenu millionnaire, Jean est un miraculé du Bronx new-yorkais, béatifié dans la nouvelle Canaan et au panthéon mondial du hip-hop. Il apparaît aujourd’hui comme la réincarnation du rêve aristidien d’un lendemain meilleur pour la majorité bossale du pays.

Les deux hommes sont porteurs d’un double messianisme: judéo-chrétien et socio-économique (que l’on retrouve au coeur de la théologie de la libération et celle du hip-hop). Le potentiel révolutionnaire d’une expérimentation politique concrète de cette dernière religion musicale ferait désormais partie du possible à travers une éventuelle élection de Jean à la présidence d’Haïti. Ce fut néanmoins le cas pour la théologie de la libération avec Jean-Bertrand Aristide. Et nous connaissons la suite.

Faillite de l’élite

Peu importe la dynamique future entre la théologie de la libération et le hip-hop en Haïti, Jean-Bertrand Aristide et Wyclef Jean demeurent le produit de la faillite spectaculaire de l’élite créole haïtienne; faillite matérialisée par l’incapacité avérée d’une telle élite à combler le vide de leadership observé notamment dans l’Haïti postséisme.

Wyclef Jean sera, dans l’imaginaire populaire, la rançon politique de la trahison et du comportement fratricide de René Préval envers Jean-Bertrand Aristide, son ex-frère jumeau. Voilà qui fait de Jean le dauphin non désiré du patriarche déchu. Il a le potentiel d’être à Jean-Bertrand Aristide ce que Josué fut à Moise, prophétise déjà la mouvance aristidienne. Pour celle-ci, le double exil infligé à Aristide équivaut à une persécution inquisitive, sinon à un double pèlerinage forcé pour l’ex-président.

Cependant, par-delà l’interprétation caricaturale qu’elle provoquera, une éventuelle candidature de Wyclef Jean à la présidence d’Haïti enverrait un message non équivoque quant à la détermination de la diaspora haïtienne de démanteler l’embargo constitutionnel imposé à cette dernière par la Constitution de 1987.

Double révolution

Si Jean réussissait son pari, nous risquons d’assister à une double révolution en Haïti. Culturelle, la première verrait la langue créole émerger, pour la première fois dans l’histoire du pays, comme langue officielle prédominante avant l’anglais, question d’accommoder l’hypothétique nouveau chef d’État. Ultime forfait à l’oncle Napoléon: exit le français comme instrument bicentenaire de domination de la majorité bossale par la minorité créole.

Politique, la deuxième révolution s’ouvrirait sur deux avenues opposées. L’une risque de conduire Haïti vers un statut factuel de 51e État américain. L’autre l’engagerait sur l’autoroute bolivaro-chévariste, en tant qu’expression du populisme et de la mouvance néoprogressiste latino-américaine.

Plausible, ce dernier scénario serait une catastrophe politique pour l’oncle Sam. Démiurge du hip-hop, Jean n’a pas la carrure conservatrice d’un Schwarzenegger. Son univers mental est buriné par la solidarité organique et la culture revendicative des ghettos du Bronx new-yorkais.

Le hip-hop est aux Afro-Américains ce que la théologie de la libération est à la gauche bolivaro-chévariste. Une éventuelle alliance entre le capital, le populisme, la théologie de la libération et celle du hip-hop en Haïti? Voilà ce que couve l’apparente banalité d’une hypothétique présidence de Wyclef Jean. À suivre.

***

Wilson Saintelmy, Montréal

L’ESSENTIEL

28 juil
Mardi, 27 juillet 2010 05:48

74 formations politiques sont en piste pour les présidentielles

Les autorités électorales se frottent les mains. 19 nouveaux regroupements de partis se sont inscrits dans la perspective des présidentielles. Au nombre de ces formations, le Rassemblement des démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) qui a pris ses distances avec la Plateforme des Patriotes Haïtiens (Plaph), l’Alliance chrétienne citoyenne pour reconstruire Haïti de Pasteur Chavannes Jeune et Haïtiens pour Haïti de Yvon Neptune. L’ancien Premier Ministre d’Aristide aurait pris ses distances d’avec le Parti Fanmi Lavalas.

La formation de Maryse Narcisse n’a pas soumis des documents en vue de sa participation aux présidentielles du 28 novembre.

Au total 74 formations politiques sont en course pour les prochaines présidentielles. 55 d’entre elles ont été récemment autorisées a prendre part aux législatives.

Le porte parole de l’organisme électoral, Richardson Dumel, informe que les documents soumis par les dirigeants des partis et organisations seront analysés par la commission juridique au cours de cette semaine. La liste des partis agréés sera publiée le 30 juillet 2010.

La première semaine d’août sera consacré à l’inscription des candidats a la présidence. Au rythme actuel la barre des 60 candidats pourra être aisément atteint.

M. Dumel, nommé chargé des relations avec les partis politiques, assure que l’organisme électoral veut instituer un dialogue constructif, franc et efficace avec les dirigeants des partis. Le porte parole du CEP indique que cette démarche s’inscrit dans la politique d’ouverture des autorités électorales.

LLM / Radio Métropole Haïti

 

Haiti-Élections : Jacques Édouard Alexis, candidat de l’Unité ?

De notre correspondant en Floride, Patrick Éliancy

Miami (FL), 27 juil. 2010 [AlterPresse] — Jacques Edouard Alexis, ancien premier ministre de la plate-forme Lespwa, se considère déjà, comme le prochain candidat a la présidence du parti Unité, fondé par le président René Préval, selon les propos tenus par l’intéressé en Floride.

Ce n’est qu’une question de temps, déclare Alexis qui s’exprimait dans une réunion politique, à laquelle a eu accès un correspondant d’AlterPresse.

Lors de cette réunion, organisée par la branche Floride du Centre national de recherche et de formation (CENAREF), Alexis a estimé que le pays doit respecter l’échéance constitutionnelle, et offrir la voie à l’élection de nouveaux dirigeants à la tête de l’État.

Critiquant les partis de l’opposition qui réclament le départ de l’actuel Conseil Électoral Provisoire (CEP), l’ancien chef de gouvernement d’Haiti déclare qu’il « n’a aucun problème avec le CEP ».

Jacques Edouard Alexis en a profité pour définir les grandes lignes de sa vision pour le pays, axée sur la refondation de l’État, la modernisation du pays, le développement et la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation de la production nationale, a-t-il affirmé.

La période consacrée à l’inscription des candidats à la présidence est prévue entre le premier et le 7 aout prochain.

19 partis et regroupements politiques se sont inscrits pour la présidentielle du 28 novembre 2010, dont le Bloc 16 décembre de Gérard Blot, l’Alliance Chrétienne pour la Reconstruction d’Haiti de Chavannes Jeune et le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de Mirlande Manigat.

Les futurs partis agréés devront compléter une liste de 55 partis habilités à prendre part à la présidentielle.

 

Quinze tués et 25 blessés dans un accident de la route

swissinfo

Port-au-Prince – Quinze personnes ont été tuées dans un accident de la route intervenu mardi dans le sud d’Haïti, a annoncé le responsable de la circulation des véhicules, le commissaire Prévil Castro. Vingt-cinq autres personnes ont été grièvement blessées.

"Onze personnes sont mortes sur les lieux de l’accident et 4 sont décédées à l’hôpital", a également indiqué cette même source.

Cet accident est le plus meurtrier enregistré en Haïti depuis le séisme qui a ravagé ce pays le 12 janvier faisant plus de 250 000 tués et jetant à la rue 1,5 millions d’Haïtiens.

L’accident entre deux véhicules de transport de marchandises et de passagers a eu lieu dans une région qui a été touchée par le tremblement de terre.

"Le mauvais état des routes serait l’une des principales causes de l’accident", a déclaré la police haïtienne.

 

 

Haïti-Élections : 4 plateformes politiques pour la résistance et contre toute forme de désistement
Manifestations départementales annoncées à partir du 28 juillet 2010

P-au-P, 27 juillet 2010 [AlterPresse] — Appelant la classe politique à résister, à ne pas capituler et à ne pas se laisser captiver par de fausses promesses, 4 plateformes politiques de l’opposition à l’administration du président René Garcia Préval et du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive réitèrent leur détermination à prendre part à des élections crédibles et transparentes, mais non avec le régime actuel ni avec l’organisme électoral dans sa composition présente.

« Participer à des élections, qui seront néfastes pour le pays et pour le peuple haïtien, est une forme de désistement à l’ordre public, à la morale publique », considère Evans Paul, un des dirigeants de la plateforme « Aleternative » et un ancien maire de Port-au-Prince, lors d’une conférence de presse conjointe le mardi 27 juillet 2010 et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Les regroupements et partis politiques membres des plateformes « Alternative, Libération, Rasanble et Union des citoyens haïtiens pour la démocratie, le développement et l’éducation (Ucadde) » affirment avoir signifié au Conseil électoral provisoire (Cep) leur interdiction d’utiliser leurs emblèmes dans les consultations que l’organisme projette de réaliser le 28 novembre 2010.

Les élections législatives et présidentielles, qui devraient se tenir à cette date, ne seront qu’ « une mascarade si elles ont lieu à la date annoncée », parce qu’elles ont pour objectif de « favoriser les candidates et candidats de Inite (Unité) », le parti du président sortant René Préval, déclarent les dirigeants des 4 plateformes de l’opposition.

A compter de ce mercredi 28 juillet 2010, des manifestations seront organisées dans les dix (10) départements géographiques d’Haïti pour réclamer la démission du chef de l’État et des 9 principaux membres du Cep, font savoir les dirigeants des 4 plateformes politiques de l’opposition.

Cette position n’est pas partagée par l’ensemble de l’opposition.

Lundi 26 juillet, la secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), Mirlande Hyppolite Manigat, possible candidate à la présidence, a annoncé le retrait de sa formation politique de la plate-forme des patriotes haïtiens (Plaph), une coalition qu’elle avait créée, il y a un peu plus d’un an, avec quatre autres dirigeants de partis.

La principale dirigeante du Rdnp a fait état de « divergences concernant l’orientation de la plate-forme (Plaph) et la stratégie à utiliser précisément dans cette période électorale ».

De leur côté, tout en évoquant une méfiance par rapport au processus électoral en cours, une partie de candidates et candidats, agréés pour les prochaines législatives, a fait état de leur intention de se rendre aux urnes, question de pouvoir, de l’intérieur, disposer de données susceptibles de leur permettre de se rendre compte et de dénoncer les éventuelles magouilles.

 

Haïti – Reconstruction : Construction d’un village Israélien en Haïti
HAITI LIBRE – 27/07/2010 14:59:39

Haïti - Reconstruction : Construction d’un village Israélien en Haïti

Israël et la République Dominicaine travaillent en coopération pour la reconstruction d’Haïti. Ensemble, les deux Etats vont prendre les plans d’un village israélien pour le construire à l’identique près de Port-au-Prince. Le village comprendra une école, un hôpital, des centres communautaires et des installations sportives.

Ayalon, le ministre israélien a mentionné l’importance des aides israéliennes visant à la réhabilitation d’Haïti, « un processus dans lequel la République Dominicaine joue un rôle important » déclarant qu’« Israël a la capacité de fournir une aide humanitaire et professionnelle à ses amis du monde entier ».

MASHAV, (l’Agence d’Israël pour la coopération internationale au développement) est le bras ouvrier d’Israël. Sous l’égide de cette agence, plus de 5,000 étudiants de la République Dominicaine ont assisté à des cours de formation en Israël, dans les domaines du développement, de l’eau et l’agriculture, et des programmes de réinsertion des détenus. Le tout gracieusement. « Nous estimons qu’aider les populations en danger est notre devoir » a ajouté Le Ministre.

Haïti – Élections : Divergences à la PLAPH, Myrlande Manigat quitte la plateforme
HAITI LIBRE – 27/07/2010 12:53:59

Haïti - Élections : Divergences à la PLAPH, Myrlande Manigat quitte la plateforme

Le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) dirigé par Myrlande Hyppolite Manigat a décidé de se retirer de la Plateforme des Patriotes Haïtiens (PLAPH). Madame Manigat a fait savoir que cette décision fait suite de profondes divergences autour des stratégies à adopter durant cette période électorale particulièrement difficile.

Selon des sources proches, la majorité des membres de la la PLAPH refuseraient de participer à des élections sous la direction du Conseil Électoral Provisoire (CEP) dans sa composition actuelle

Myrlande Manigat ne partageant pas cette position, elle a inscrit le RDNP dimanche au CEP, en vue de participer aux prochaines élections ou cela toute vraisemblance elle devrait être candidate à la présidence sous la bannière de propre parti.

Myrlande Hyppolite Manigat :
Myrlande H. Manigat est l’épouse du fondateur du RDNP, Lesly François Manigat qui fut président d’Haïti entre le 7 février 2008 et le 20 juin 1988. Candidat malheureux au poste de président en 2006, Lesly Manigat était arrivé en 2 ème position avec un peu plus de 12% des voix derrière René Préval (51%)

Myrlande Manigat elle-même candidate au Sénat en 2006 s’est retiré alors qu’elle était au 2 ème tour, suite à des déclarations  jugées intempestives de son mari après la proclamation de la victoire du président Préval. Lesly François Manigat allait se retirer de la scène politique peu après, laissant la présidence du parti à sa femme.

L’ESSENTIEL . . .

27 juil

 

 EJ/Radio Métropole Haïti – Lundi, 26 juillet 2010 12:48

Le RDNP se retire de la PLAH

Le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes RDNP ne fait plus partie de la Plateforme des Patriotes Haïtiens (PLAH). L’annonce a été faite par la Secrétaire générale de cette formation Politique, Myrlande Manigat.

« Je ne veux pas exposer sur la place publique les divergences que nous avons eu dans les détails », a déclaré la responsable du RDNP sur les ondes de Radio Métropole.

Madame Manigat parle de désaccords fondamentaux, pour expliquer son retrait de la Plateforme.

« Nous avons eu des divergences en ce qui concerne l’orientation de la plateforme, et stratégie à utiliser plus précisément dans cette période électorale. Donc le RDNP a préféré de se retirer » indique Myrlande Manigat tout en faisant remarquer que la plateforme affiche une position électoraliste qui est contraire aux objectifs définis au préalable.

« Notre alliance n’était pas une alliance électorale, on envisageait de poursuivre la collaboration au delà des élections pour former une alliance de gouvernement. Des divergences se sont produites », a précisé la responsable du RDNP qui dit ne pas regretter la bonne collaboration qu’elle a eu avec ses anciens amis de la Plateforme.

Dans le même temps, madame Manigat confirme avoir enregistré son parti hier dimanche au CEP afin de prendre part aux prochaines élections.

Elle a fait remarquer que si le RNDP ne s’était pas inscrit, cette formation politique n’aurait pu juridiquement participer aux élections présidentielles.

Madame Manigat, a par contre indiqué, qu’elle conservait des suspicions à l’ encontre de l’organisme électoral, ce qui ne l’a pas empêché de faire inscrire sa formation politique.

La constitutionnaliste a fait savoir par ailleurs, que son organisation reste ouverte à d’autres alliances politiques.

Wyclef Jean candidat à la présidence d’Haïti?

Le 26 juillet 2010 – 16:54  |  Rachel Nadon

Wyclef Jean pourrait se présenter comme candidat au poste de président d’Haïti.

Des sources proches du gouvernement haïtien ont affirmé au quotidien Le Droit ce week-end que le chanteur était à «quelques formalités» de déposer sa candidature.

«Je ne peux pas chanter pour toujours», a confié plus tard le chanteur à CNN.

Le membre fondateur du groupe The Fugees a déclaré au réseau de télévision qu’il avait bien rempli les formulaires nécessaires, mais qu’il était pour l’instant prématuré de parler de «campagne présidentielle». Ainsi, rien n’est certain, mais tout est prêt s’il veut aller de l’avant avec son projet.

Wyclef Jean doit enregistrer sa candidature au plus tard lors de la première semaine du mois d’août. Il a toujours été un franc défenseur d’Haïti et est une des premières célébrités à être venue en aide à la Perle des Antilles après le séisme du 12 janvier.

La fondation du chanteur, Yéle Haïti Foundation, a réagi par le biais d’un communiqué disponible sur son site. «L’engagement de Wyclef dans son pays d’origine et auprès de la jeunesse haïtienne est infini. Il en restera le meilleur supporter peu importe qu’il fasse partie du prochain gouvernement ou non. Pour l’instant, Wyclef Jean n’a pas annoncé son intention de briguer la présidence. Si une décision était prise, les médias seront avertis immédiatement.»

Les élections auront lieu le 28 novembre. Le président sortant, René Préval, termine son troisième mandat sans possibilité de se représenter.

(Sources : CNN, Le Droit, Usmagazine.com)

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

26 juil

 

René Préval pour un « troisième mandat » mais au poste de premier ministre, avec un « président fantoche »

Projet qu’il aurait exposé à des hommes d’affaires, selon son ancien ministre de la justice, Camille Leblanc

Radio Kiskeya / samedi 24 juillet 2010,

L’ancien ministre de la justice sous le premier mandat de René Préval (1996-2001) et président du mouvement sociopolitique « Aimer Haïti », Me Camille Leblanc, a fait état ce samedi, sur les ondes de Radio KISKEYA, d’étonnantes déclarations qu’aurait faites le chef de l’Etat, René Préval, lors d’une rencontre jeudi soir en sa résidence privée avec une trentaine d’hommes d’affaires.

Au nombre des hommes d’affaires présents, Camille Leblanc cite Moscoso, Vorbe, Braun et Bonnefil.

M. Préval aurait clairement laissé entendre à ses invités qu’il entendait « partir pour un 3ème mandat » en devenant prochainement premier ministre, grâce à 80% des sièges au Parlement que remporteraient les candidats de la plateforme politique présidentielle INITE (UNITE), « avec le concours du Conseil Electoral Provisoire (CEP) ». [Selon la Constitution haïtienne, le premier ministre est issu du parti majoritaire au Parlement].

Dans le cadre de la même entreprise, René Préval aurait fait savoir à ses invités qu’« il faudra barrer la route à des candidats populaires », estimant toutefois nécessaire la participation de Mirlande Manigat (RDNP) et de Charles Henri Baker (RESPECT) pour « donner de la crédibilité au scrutin dont le taux de participation serait satisfaisant pour la communauté internationale s’il se situe autour de 4 ou 5% ».

Toujours selon Me Leblanc, le chef de l’Etat aurait exprimé l’intention de « choisir » lui-même une personnalité sans envergure pour l’élection présidentielle laquelle ne se tiendrait pas forcément le 28 novembre, comme il est officiellement prévu. Il aurait également projeté de rester en poste jusqu’en mai 2011, le temps que la nouvelle législature procède à l’amendement de la Constitution.

Interrogé sur l’attitude des invités de M. Préval face à un tel exposé, Me Leblanc précise qu’il n’a été suivi d’une quelconque objection. Certains d’entre eux ont dissimulé leur étonnement, ajoute-t-il. D’autres ont mordu à l’hameçon tendu par M. Préval quand, en conclusion de son exposé, il a demandé aux uns et aux autres ce qu’il pouvait faire en leur faveur dans des domaines les concernant. Plus d’uns ont alors approché le chef de l’Etat pour solliciter toutes sortes d’actions particulières des pouvoirs publics, indique l’ancien ministre de la justice.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.