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ACTUALITES

13 sept
Haïti – Reconstruction : Un hôtel de 33 millions de dollars
HAITI LIBRE – 13/09/2010 11:18:24

Haïti - Reconstruction : Un hôtel de 33 millions de dollars
L’entrepreneur argentin Rolando Gonzalez-Bunster, président et CEO de Basic Energy Ltd., ainsi que de nombreuses autres entreprises diversifiées, avec le groupe WIN basé sur Haïti, une des plus grandes entreprises du pays, ont annoncé aujourd’hui un accord pour construire un hôtel de 240 chambres avec des facilitées de conférence à côté de l’aéroport international Toussaint L’Ouverture à Port-au-Prince.

Le début des travaux est prévu vers la fin 2010, et la construction s’étalera sur 18 mois, il s’agira du premier hôtel d’aéroport en Haïti. Ce projet d’un montant de $33 millions sera réalisé sur un terrain de 5,3 acres (2,14 hectares), et sera totalement autonome (centrale électrique sur le site, traitement de l’eau, égouts et installations connexes.

L’hôtel de sept étages est conçu par OBM International, une société qui offre depuis plus de 70 ans des services de designs et de consultation. OBM possède une vaste expérience dans l’industrie hôtelière. L’hôtel sera construit pour répondre ou dépasser toutes les normes sismiques internationales, il comportera des installations de conférences d’une capacité de 400 personnes, des aires de repos, restaurants, bars, salle de gym, piscine, SPA et autres salons dans un aménagement tropical luxuriant et tiendra compte des développements futurs (bureaux et commerces).

« C’est un projet très important à plusieurs niveaux » a déclaré Mme. Youri Mevs de WIN Group « Non seulement il fournira les facilitées nécessaires en matière d’hôtellerie et de conférences, mais il sera générateur de plusieurs centaines d’emplois locaux pendant la construction qui fourniront des revenus pour soutenir de nombreuses familles ».

À propos de Rolando Gonzalez-Bunster
Rolando Gonzalez-Bunster est président et CEO de Basic Energy Ltd, une entreprise d’énergie électrique internationale. M. Gonzalez-Bunster est engagé dans l’agrobusiness diversifié et est actuellement directeur dans plusieurs projets en Argentine, au Paraguay et en République Dominicaine. Il est un associé de la compagnie AquaCube, un fabricant écossais de système de traitement d’eau portatif et d’usines de purification. Gonzalez-Bunster est un des administrateurs du William J. Clinton Foundation et un membre de l’initiative globale de Clinton.

À propos de WIN Group
Basé en Haïti, tenu par la famille Mevs, WIN Group est l’un des plus importants conglomérats des Caraïbes avec des participations dans diverses industries telles que l’entreposage et le stockage, les opérations portuaires et la fabrication d’éthanol. Le groupe WIN exploite entre autre SHODECOSA, le plus grand parc privé industriel et commercial d’Haïti, le terminal Varreux, le plus grand terminal privé d’expédition de fret, et WINECO, la plus grande installation de stockage en vrac liquide.

 
 
HAITI LIBRE – Lundi, 13 septembre 2010 10:44

Préval et Chavannes Jeune discutent du processus électoral

Le chef de l’Etat haïtien René Préval poursuit sa série de rencontre avec les candidats à la présidence. Pour la première fois depuis fin décembre 2009, le président Préval s’est entretenu avec le pasteur Chavannes Jeune. Le refus de pasteur Jeune d’intégrer la plateforme Unité avait scellé le divorce entre les deux hommes.

A l’occasion de ces retrouvailles, le pasteur Jeune a pu faire valoir ses arguments en ce qui a la nécessité de changer les membres de l’organisme électoral. Le chef de file de l’Alliance Chrétienne et Citoyenne pour la Reconstruction d’Haïti (ACCRAH), a assuré q’une modification du CEP n’entraînera pas un report des élections mais permettra de rétablir la confiance entre les acteurs et les conseillers électoraux.

Il préconise un replâtrage du conseil d’administration du CEP par le renvoi de 4 a 5 conseillers. Le président Préval et le pasteur Jeune sont en désaccord sur la crédibilité des conseillers électoraux mais conviennent de la nécessité de poursuivre le processus électoral.

Le chef de l’Etat a souhaité que les candidats ne s’entre-déchirent pas lors de la campagne électorale. De plus, le président Préval aurait promis de réaliser un spot afin de sensibiliser les potentiels électeurs sur l’importance des joutes.

Le président Préval souhaite que la campagne électorale se déroule dans une ambiance de convivialité et de respect entre les candidats. Il envisage également de distribuer des documents relatifs a la modernisation de certaines entreprises dont APN et Téléco.

Toutefois le groupe des candidats voulant éviter un tête à tête avec le chef de l’Etat est passé à 3. Eric Charles (Penh) et Josette Bijou (indépendant) ont décliné l’invitation qui leur a été adressée par SMS.

Ces deux personnalités ainsi que Jean Henry Céant ont estimé qu’il vaudrait mieux que le président Préval organise une rencontre en commun avec tous les candidats. De plus, il font valoir qu’une rencontre autour des grands dossiers de l’Etat aurait plus de signification entre un président élu et un chef d’Etat en fonction.

 
 
Haïti – Politique : Henry Rudolph Boulos accuse le gouvernement
HAITI LIBRE – 13/09/2010 10:05:19

Haïti - Politique : Henry Rudolph Boulos accuse le gouvernement
Lors d’une activité organisée par le Parti Alternatif pour le développement du Nord-Est en vue des prochaines élections, le Sénateur de l’opposition Henry Rudolph Boulos, de retour de l’étranger, a déclaré que c’est « l’incapacité manifeste du gouvernement et le manque de confiance dans les autorités actuelles » qui est responsable du manque de fonds promis par la communauté internationale pour la reconstruction.

Il appelle les organismes internationaux à intégrer les dirigeants locaux pour la reconstruire du pays, précisant que « les dirigeants communautaires et sociaux d’Haïti connaissent les difficultés rencontrées par des milliers d’Haïtiens qui ont perdu le peu qu’ils avaient avant le séisme et qui sont aujourd’hui sans travail » insistant sur la nécessité « de promouvoir des projets qui créent des emplois ».

 
 
 
 
RADIO METROPOLE / Lundi, 13 septembre 2010 09:54

La reconstruction de la capitale est l’une des priorités du président Préval

Le chef de l’Etat haïtien René Préval promet de reconstruire d’importants immeubles en vue de reloger les sinistrés du violent séisme du 12 janvier.

Dans une interview à Xavier Lambrechts (TV5MONDE), Bruno Daroux (RFI) et Jean-Michel Caroit (Le Monde) le président Préval a annoncé que les haïtiens lanceront avec les moyens disponibles la reconstruction de la capitale. La Banque de la République d’Haïti (BRH) annonce des investissements de l’ordre de 200 millions de dollars dans divers projets. Les principaux édifices de l’administration publique haïtienne seront reconstruits au centre ville de Port-au-Prince.

Le décret déclarant d’utilité publique, le principal quartier commercial de Port-au-Prince a été publié le week end écoulé dans le journal officiel Le Moniteur.

Le président Préval fait remarquer que l’Etat n’envisage pas de s’approprier de toutes les propriétés déclarées d’utilité publique. Le gouvernement déterminera les critères que les propriétaires devront respecter dans le cadre d’une reconstruction, insiste t-il.

La première phase du projet de reconstruction de la capitale a débuté au cours de ces dernières semaines.

Il faut construire en hauteur suivant des normes parasismiques a martelé M. Préval qui prévoit pas de déplacer les sinistrés en dehors de la capitale. Rappelant que les sinistrés refusent de se rendre dans des camps d’hébergement loin de la capitale, le président Préval a précisé qu’il encourage le déblaiement des sites afin de favoriser le retour des personnes dans leurs quartiers.

Le gouvernement prévoit de réaliser un premier projet de 3 300 appartements, pouvant accueillir plus de 15 000 déplacés de la région métropolitaine. Le coût du projet est estimé à 100 millions de dollars.

 
 
Haïti – Insécurité : Assassinat de Manouchka Louis Brice
HAITI LIBRE – 13/09/2010 08:31:31

Haïti - Insécurité : Assassinat de Manouchka Louis Brice
Frantz Lerebours, porte-parole de la Police Nationale Haïtienne (PNH) à annoncé que Manouchka Louis Brice, la femme du directeur départemental de l’Ouest de la police nationale (DDO), le commissaire divisionnaire Ralph Stanley Brice, avait été assassiné, sur la route de Frères, par des individus non identifiés, vendredi soir alors qu’elle regagnait son domicile au volant de sa voiture. Gravement blessée la victime a été transporté d’urgence à l’hôpital ou elle a succombé à ses blessures.

Le Porte-parole de la PNH, a déclaré que les enquêteurs de la police scientifique ont procédé jusqu’à tard dans la nuit à des relevés d’indices en vue de conduire l’enquête et de retrouver les meurtriers.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à condamné avec fermeté cet assassinat, déplorant une autre victime de l’insécurité, alors que les actes criminelles ne cessent d’augmenter. La population pour sa part, déplore l’insuffisance de présence policière pour garantir leur sécurité.

 
 

22 étudiants haïtiens accueillis à l’UAG

par J-M.E. et C.E. franceantilles.fr 13.09.2010

Les étudiants haïtiens qui viennent d’intégrer l’UAG auront dix mois pour valider leurs diplômes niveau master. Mais l’université avoue que le bouclage financier sera difficile…

Pas de pays libre et serein sans cadre supérieur. Haïti aura bien besoin de ces 22 jeunes, qui viennent tout juste d’arriver en Martinique pour suivre les cours à l’Université Antilles-Guyane, alors que leur propre système universitaire est à terre.

Samedi matin, ils ont été reçus par le président Pascal Saffache et l’équipe dirigeante de l’UAG.

Après le séisme du 12 janvier dernier, le président de la République française s’était engagé à accueillir des étudiants et une convention a été passée avec l’université haïtienne.

Les 237 étudiants ont été sélectionnés sur leur dossier et sur critères sociaux et ont été répartis dans les différentes universités françaises. L’UAG est la plus engagée, puisque la plupart des facultés accueillent entre un et quatre étudiants, alors que l’UAG ouvre ses portes à 50 d’entre eux, dont 22 qui ont été dirigés vers la Martinique.

Tous ont un niveau master et parmi eux, 5 femmes.

Malgré tous les efforts fournis, toutes les difficultés financières n’ont pas été surmontées pour leur assurer une année tranquille.
" Chaque étudiant coûte environ 800 euros par moi", confie Corinne Mencé-Caster, doyenne de la faculté des Lettres. "Et, concernant le deuxième semestre, nous avons des promesses mais pas d’argent."

Les étudiants sont logés dans un foyer de jeunes travailleurs, mais le transport et les deux repas quotidiens restent problématiques.
Une association a été mise en place au sein de l’UAG pour la bonne conduite de ce projet, baptisée Océan (Objectif Caraïbe EtudiANts). Et elle recherche encore activement des financements…

 
FRANCE 24 – 13/09/2010 / HAÏTI

L’aide de Monsanto aux Haïtiens : un "cadeau empoisonné"

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Photos : Thalles Gomes-Haiti Kreyol.

En juin dernier, la multinationale Monsanto a fait acheminer 478 tonnes de semences de maïs hybride et de légumes potagers sur l’île d’Haïti. Objectif : venir en aide aux paysans sinistrés par le séisme de janvier 2010. Depuis, les associations paysannes se mobilisent contre ce qu’elles considèrent comme un "cadeau empoisonné".

Monsanto est le poids lourd de l’industrie agronomique mondiale. Entreprise de produits chimiques agricoles à l’origine, elle s’est depuis spécialisée dans les biotechnologies végétales et est considérée aujourd’hui comme leader sur le marché des semences génétiquement modifiées.

En juin dernier, plusieurs milliers de paysans haïtiens ont manifesté contre le don de Monsanto, accusant l’entreprise d’exporter une agriculture "toxique" sur l’île. L’entreprise a immédiatement publié un communiqué expliquant qu’il ne s’agissait pas de semences génétiquement modifiées mais de "semences hybrides", c’est-à-dire un croisement entre deux variétés végétales qui présenterait plusieurs avantages (meilleur goût, croissance accélérée). La compagnie a par ailleurs affirmé que la récolte serait d’une quantité supérieure à celles provenant de semences ordinaires.

Ce don avait été décidé en janvier, lors du dernier Forum de Davos, par Hugh Grant et Jerry Steiner, président et vice-président de Monsanto. En mai 2010, 60 tonnes de semences ont été acheminées , le reste sera distribué dans les 12 mois à venir. Au total, prés de 10 000 paysans devraient en bénéficier.

En réalité, les semences ne sont pas offertes mais revendues à bas prix (3kg = 1 dollar) par le Projet américain d’aide au développement "Winner" qui utilise les bénéfices pour acheter des pesticides et des herbicides revendues eux aussi à bas prix, et former les paysans.

Contributeurs

"C’est la souveraineté alimentaire du pays qui est en jeu"

Chavannes Jean-Baptiste est porte-parole de Mouvement paysans papaye.(MPP)

Le MPP ainsi que quatre autres associations paysannes a organisé sa première grande manifestation le 4 juin dernier. Nous avons marché 7 km de Papaye  jusqu’à la place principale d’Hinche (à 128 km de Port-au-Prince), une petite ville du plateau central. Nous étions près de 20 000 personnes à nous être mobilisées contre l’agriculture toxique et les produits chimiques de Monsanto. Nous savons que ces produits vont à l’encontre de la biodiversité et rendent les sols infertiles. C’est un cadeau empoisonné !

"Les semences hybrides ne fonctionnent que pour une récolte"

Le ministre haïtien de l’Agriculture, Joanas Gué, a affirmé que la donation ne contenait pas de semences génétiquement modifiées, mais seulement du maïs dit "hybride". Mais c’est tout aussi grave pour notre agriculture. Monsanto a beau dire le contraire, les semences hybrides ne fonctionnent que pour une récolte, ce qui signifie que les paysans vont devoir racheter d’autres semences la saison prochaine, ainsi que les pesticides et les herbicides qui vont avec.

"Un agriculteur s’est même brûlé la peau car il n’était pas protégé avec des produits chimiques" 

Par ailleurs, les responsables du projet Winner n’ont apporté aucune explication sur les nouvelles techniques qu’ils importent. Ils se sont contentés de distribuer les graines et les paysans, aveuglés par la promesse de meilleurs rendements pour la prochaine récolte, ont accepté. Mais ils ignorent que la saison suivante les rendements diminueront sérieusement. Sans compter qu’ils ne bénéficient d’aucune formation technique. Ils utilisent les produits chimiques sans précaution, un agriculteur s’est même brûlé la peau car il n’était pas protégé.

Avec notre association, nous essayons d’organiser, de former et d’informer le milieu paysan. Nous voulons que les agriculteurs sachent qu’ils peuvent vivre en cultivant des semences locales et par la même, garder leur indépendance vis-à-vis des multinationales.

"Il faut que le gouvernement définisse une politique de développement agricole"

Haïti est un petit pays qui vit de l’agriculture et ce qui est en jeu c’est la souveraineté alimentaire du pays [Droit international selon lequel les États peuvent définir les politiques agricoles les plus adaptées à leur population]. Pour nous protéger, il faut que le gouvernement définisse une politique de développement agricole. Aujourd’hui, environ 4 % à 5 % du budget national est alloué au ministère de l’Agriculture mais en réalité la plupart de ces fonds sont consacrés aux coûts de fonctionnement (salaires des fonctionnaires).

Pour l’instant, les paysans sont livrés à eux-mêmes, sans assistance technique, sans système d’irrigation etc. Depuis le séisme, le gouvernement est encore plus contrôlé par les institutions internationales qu’avant. Mais peut-être aussi que des membres du gouvernement reçoivent des pots-de-vin dans cette coopération avec Monsanto, sinon pourquoi ferment-t-ils les yeux ?" 

La manifestation du 4 juin contre Monsanto

 
La course à la présidentielle la plus chère de l’histoire d’Haïti
HAITI LIBRE – 12/09/2010 12:51:03

Haïti - Élections : La course à la présidentielle la plus chère de l’histoire d’Haïti
Les experts estiment entre 3 et 6 millions de dollars américains les sommes nécessaires [par candidat] pour mener leurs campagnes électorales, un défit qui sera difficile à surmonter pour de nombreux candidats. Les analystes politiques quant à eux, estiment que les budgets pourraient atteindre entre 10 et 20 millions de dollars pour les meilleurs candidats. La course à la présidentielle dans cette perspective, pourrait être la plus couteuse de l’histoire d’Haïti pour les candidats.

Haïti était déjà chère avant le séisme mais alors que la campagne va démarrer tous les prix ont explosé, la demande dépassant l’offre. Selon des experts, les élections présidentielles et législatives pourraient très bien devenir un moteur de relance économique, soulignant que les campagnes des candidats vont générer des dizaines de milliers d’emplois.

« Leslie Voltaire, qui envisage pour sa part d’embaucher 10.000 observateurs (à 20 dollars américain par personne et par jour). Il envisage aussi la location d’un hélicoptère (750 dollars de l’heure) pour se déplacer dans les zones difficiles d’accès. Il estime qu’il lui faudra entre 6 et 8 millions de dollars pour financer sa campagne. Il vient de passer 3 jours en Floride pour tenter de lever des fonds dans la diaspora « c’est coûts sont scandaleux [...] heureusement qu’il y a des gens prêts à les subventionner ».

Un budget de campagne pour une visibilité minimale comprenant billboards, publicité dans les journaux locaux (1,000 dollars américains la page couleur, 450 dollars en noir et blanc), diffusions de spots audio de 30 secondes (entre 60 et 100 dollars par diffusion), T-shirts (29 à 35 dollars la douzaine) et posters, représentent déjà un montant d‘1 millions de dollars, hors frais de production, de véhicules, de carburants, de nourriture etc… [pour mémoire lors de la campagne de 2006, René préval avait fait distribuer près de 1,5 millions de T-shirts]

« Les véhicules sont difficiles à trouver en Haïti [essentiellement à cause de la pression excercée par les besoins des humanitaires] les locations, lorsqu’elles sont disponibles, sont passés de 150 dollars américains à 250 dollars par jour » a fait savoir le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur national pour INITE ajoutant qu’il est plus avantageux d’acheter les véhicules pour la campagne que de les louer. Encore faut-il pouvoir le faire lorsque l’on sait qu’un petit véhicule Ford qui se vendait 30,000 dollars américain avant le séisme est introuvable aujourd’hui à moins de 40,000 dollars!

Mais le transport n’est pas le seul coût important, rappelle le Sénateur. Il faut aussi inclure les coûts de la fourniture d’électricité et de la nourriture lors des rassemblements de campagne, « Le peuple a faim, vous ne pouvez pas aujourd’hui, simplement les inviter à venir à une réunion et de ne pas les nourrir [...] cela est extrêmement cher ».

Lambert refuse de parler du coût de la campagne d’INITE mais assure que le financement se fera à partir de fonds provenant du secteur privé. Précisant, que lui et d’autres sénateurs, seront attentifs à ce que les fonds des ministères ne soient pas utilisés pour financer des candidats, déplorant cette pratique courante.

Steven Benoit, un ancien député, doute « avec l’absence d’un parlement fonctionnel, il sera difficile de surveiller les dépenses illégales » s’inquiétant des récentes décisions de M. Préval de prélever 100 millions de dollars du fonds PetroCaribe pour les routes et qui pourraient finir dans le financement de ses candidats. « Je suis convaincu que cet argent sera utilisé dans les élections pour acheter des votes ». Il est connu que des agences gouvernementales, dans le passé, ont été utilisées comme « boîtes noires » et ont payé des dépenses de campagne, une pratique interdite et illégale, mais rarement signalées. Étant donné le nombre d’anciens fonctionnaires du gouvernement parmi les candidats on ne sait pas si quelqu’un va recevoir des fonds publics autres que ce que le gouvernement prévoit officiellement.

Le financement des campagnes soulèvent inévitablement une autre préoccupation, l’utilisation des bénéfices de trafic de drogue, des rançons d’enlèvements et d’autres argent mal acquis dans le but de soutenir des candidats,d’acheter des voix ou de financer des désordres sociaux. « Le rôle du crime organisé est un grand sujet de préoccupation, nous craignons que des trafiquants profitent de la campagne pour essayer d’avoir une influence sur des politiciens » a déclaré Mark Schneider, un expert en Haïti a de la « Washington International Crisis Group». En Haïti, les experts internationaux rappellent que les organes électoraux n’ont pas la capacité de contrôler efficacement le financement des campagnes.

Il est à craindre, malheureusement, qu’au delà des qualités des candidats, ce soit le ou la candidate qui disposera du plus de moyens financier qui aura la plus grande chance de l’emporter.

 
 

ACTUALITES

12 sept
Haïti – i-Votes : Résultats deuxième semaine
HAITI LIBRE – 12/09/2010 09:04:19

Haïti - i-Votes : Résultats deuxième semaine
Beaucoup de changements dans le classement depuis les résultats de la première semaine, le trio de tête reste inchangé mais le classement change. L’industriel Charles Henry Baker (né le 3 juin 1955) candidat sous la bannière « Respè » (Regwoupman sitwayen pou espwa) passe cette semaine en tête et gagne 2 positions, Le chanteur Michel Joseph Martelly (né le 12 février 1961) candidat sous la bannière « Repons peyizan » perd une position et se retrouve en seconde place, la professeure Mirlande Hyppolite Manigat (née le 3 novembre 1940) candidate sous la bannière « Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes» (RDNP) perd elle aussi une position et prend la troisième place du classement.

Notons que la semaine passée l’écart entre la première et la troisième place était de 10.41%, cette semaine cet écart n’est plus que de 4,42 % et l’écart séparant chaque candidat de tête tournent autour de seulement 2%. D’une façon général les candidats commencent à mobiliser leurs militants et partisans sur le net et la lutte s’annonce chaude. La plus grande progression a été enregistré par le notaire Jean Henry Céant (né le 27 septembre 1956) candidat sous la bannière « Renmen Ayiti » qui gagne 5 positions.

Notez que 6,54% des internautes ont utilisé le vote blanc, soit pour manifester leurs désaccords sur ces élections soit qu’aucun des candidats ne leur convient. Rien n’est joué, il reste 10 semaines et l’avenir pourrait réserver bien des surprises. Mobilisez-vous et i-Votez pour le candidat de votre choix. Rendez-vous pour les prochains résultats dimanche 19 septembre

Rappelons que le bureau de i-Vote d’HaitiLibre.com vous permet de i-voter pour le candidat de votre choix. Les i-Votes enregistrent la tendance des internautes, il ne s’agit nullement d’un vote officiel. Ils permettent de mesurer, la popularité d’un candidat ou de son parti, sa capacité de mobilisation et la pertinence du candidat, de ses engagements et de son programme. Vous ne pouvez i-voter qu’une fois par 24 heures pour le candidat de votre choix (mais rien ne vous empêche de voter une fois chaque jour pour votre candidat ou pour un autre si vous changez d’allégeance).

Les résultats de cette deuxième semaine (5 au 11 septembre 2010) mesurent essentiellement la popularité du candidat et sa capacité de mobilisation puisque les candidats, en fonction du calendrier électoral, ne pourront commencer à s’exprimer publiquement dans les médias qu’à compter du 15 octobre et jusqu’au 26 novembre. Il vous faudra donc attendre les premières déclarations des candidats, pour en savoir un peu plus, espérons le, sur leurs engagements et leurs programmes et vous faire une opinion sur la pertinence de de ces candidats.

Nous procédons chaque dimanche à la publication des résultats des i-Votes sur le site HaitiLibre.com. Les i-Votes sont cumulatif du 28 août au 21 novembre 2010 inclusivement, date de publication de nos derniers résultats (une semaine avant l’échéance électorale du 28 novembre 2010).

 
Le défi de la rentrée scolaire pour 2010-2011
Environ 190 jours de classe pour la nouvelle année académique post-séisme

par Ronald Colbert

P-au-P, 11 sept. 2010 [AlterPresse] — Entre octobre 2010 et juin 2011, les élèves des niveaux préscolaire, fondamental et secondaire, passeront environ 190 jours en classe, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Plus de 8 mois après, le contexte post-séisme est encore marqué par des traumatismes ainsi que par l’attente d’une amélioration des structures d’accueil appelées à être transformées en espaces permanents et efficaces (qualité de l’enseignement et massification) pour l’avenir national.

Les différentes épreuves officielles d’État (6e et 9 e années fondamentales, baccalauréat première et deuxième parties) se tiendront entre fin juin et mi-juillet 2011, suivant la planification faite par le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) en Haïti.

Contrairement à 2009-2010 (qui a été initiée dans l’austérité chez la plupart des parents), en raison, notamment, des conséquences du séisme du 12 janvier 2010, les écoles seront ouvertes à partir du lundi 4 octobre 2010 (au lieu de septembre) sur l’ensemble du territoire national.

Quoi qu’il en soit, preuve des difficultés administratives de coordination avec le secteur, certains établissements scolaires privés ont déjà commencé à fonctionner à Port-au-Prince en ce début du mois de septembre 2010.

Les résultats des examens officiels d’État pour les départements géographiques de l’Ouest, du Sud-Est et des Nippes (une partie du Sud-Ouest) – directement affectés dans le tremblement de terre – seront disponibles d’ici la mi-septembre 2010. Ceux des 7 autres départements géographiques, indirectement touchés, ont été déjà publiés.

Avant la rentrée officielle scolaire 2010-2011, le Menfp compte organiser (durant la deuxième quinzaine de septembre 2010) une session extraordinaire pour les candidates et candidats qui n’auront pas réussi aux examens de la session ordinaire de juillet dernier. Il n’y aura pas de reprise, ce mois-ci, pour les élèves qui auront échoué en 9 e année fondamentale.

80 % de l’offre en éducation étant aux mains du secteur privé, le niveau de frais scolaires annuels, réclamé des parents, est à nouveau questionné. Une association de parents exige des autorités la promulgation de la loi sur les frais scolaires, votée au Parlement dans l’objectif de diminuer les charges annuelles consenties par les familles en Haïti.

Dans la perspective de la rentrée prochaine du 4 octobre, le Menfp a réuni, dans un atelier les 8 et 9 septembre, plusieurs représentants de bailleurs et d’organisations non gouvernementales (Ong), intéressés à la question de l’éducation en Haïti, en vue d’étudier les possibilités d’accompagnement global (élèves, parents, établissements scolaires) pour la nouvelle année académique, dont les besoins financiers et matériels sont estimés institutionnellement à 500 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui].

Pour 2010-2011, les prix des manuels scolaires seront subventionnés par l’État à 70%, les élèves des écoles publiques recevront en début d’année des manuels qu’ils rendront en juin 2011, des bourses seront accordées à des élèves d’établissements non publics et le programme de cantine scolaire (allocation journalière d’un repas chaud et équilibré) aux élèves du cycle fondamental sera maintenu.

Insistant sur la priorité donnée à l’éducation par les parents en Haïti, la représentante du fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef-Haïti), la belge Françoise Gruloos-Ackermans, convie les autres partenaires du Menfp à rejoindre l’Unicef dans un mouvement baptisé : « Mete men pou tout timoun ale lekol ! » (Collaborons pour la scolarisation de tous les enfants).

Le Menfp n’est pas encore parvenu à rendre totalement effectif le processus de scolarisation (universelle) de tous les enfants en Haïti (3 millions d’enfants scolarisés contre 500,000 non scolarisés actuellement), malgré des engagements réitérés et les prescriptions (y relatives) de la Constitution nationale du 29 mars 1987.

Les chiffres officiels font état de 38 000 élèves, 1 400 enseignants et 150 membres du personnel du ministère tués, 4 200 écoles détruites dans le séisme du 12 janvier qui a gravement endommagé le système éducatif haïtien et porté divers établissements scolaires à aménager des hangars pour accueillir les écolières et écoliers, dans les zones touchées, à partir d’avril 2010 pour le reste de l’année académique écoulée.

 
Haïti – Élections : Quoiqu’ils déclarent, les 19 candidats sont dans la course
HAITI LIBRE – 11/09/2010 10:17:32

Haïti - Élections : Quoiqu’ils déclarent, les 19 candidats sont dans la course
Malgré les annonce dans les médias, les menaces de boycott ou d’actions légale pour tenter de bloquer le processus électorale, Pierre Louis Opont, directeur général du Conseil Électoral Provisoire (CEP) à déclaré qu’aucun document écrit de la part d’un quelconque parti politique n’est parvenu jusqu’ici à l’institution qu’il dirige pour annoncer le désistement d’un candidat. Même s’ils ont boycotté la présidentielle, les dirigeants de l’opposition n’ont pas officiellement renoncé aux législatives « Tous les candidats agréés sont tous dans la course électorale, quelque soit les déclaration parues dans les médias » a t-il précisé se référant à l’article 104 de la loi électoral qui stipule :

Article 104 :
« Tout candidat ou cartel peut renoncer à sa candidature par un acte authentique adressé au BED et BEC concernés jusqu’à la clôture du dépôt des candidatures ».

Par ailleurs, le directeur des opérations électorales a informé que les 19 candidats à la présidence ont soumis leur photo et l’emblème de leur formation politique et que les maquettes des bulletins seront bientôt acheminées aux entreprises pour impression une fois faites les dernières vérifications d’usages.

Parallèlement, le CEP poursuit l’application de son calendrier électoral, à partir du 12 et jusqu’au 23 septembre l’institution électorale procédera, dans tous les départements géographiques du pays, au tirage au sort des membres des Bureaux de vote dont les noms sont proposés par les partis politiques agréés [et en leurs présences].

 
 
Haïti – Reconstruction : Mission conduite par Lionel Jospin dimanche en Haïti
HAITI LIBRE – 11/09/2010 09:15:43

Haïti - Reconstruction : Mission conduite par Lionel Jospin dimanche en Haïti
Une mission conduite par l’ex-premier ministre français et responsable socialiste Lionel Jospin est attendu demain à Port-au-Prince. Cette mission s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti » mis en œuvre par le Club de Madrid, une organisation indépendante dédiée au renforcement du leadership et des valeurs démocratiques dans le monde entier en s’appuyant sur l’expérience et les ressources de ses membres, plus de 70 anciens chefs d’État et financé par la Commission Européenne.

La mission entend apporter son assistance aux dirigeants haïtiens pour une meilleure réflexion sur leur rôle dans la reconstruction, le rétablissement du pays et la reprise du processus sur la réforme institutionnelle interrompu par le séisme dévastateur feront l’essentiel du projet de cette deuxième mission.

La mission prévoit rencontrer le président René Préval, le Premier ministre, Jean Max Bellerive, les membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et certains des candidats à l’élection présidentielle de novembre prochain pour une réflexion sur les processus et les moyens pour garantir sur le fond et dans la forme des élections libres, justes et démocratiques.

La mission espère également rencontrer pendant son séjour, le chef de la mission conjointe électorale de l’Organisation des États américains (OEA) et Colin Granderson de la CARICOM ainsi que des dirigeants de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah).

 
 
La République Dominicaine va renforcer ses contrôles
HAITI LIBRE – 11/09/2010 08:47:27

Haïti - Immigration : La République Dominicaine va renforcer ses contrôles
L’Eximbank de Corée (Export-Import Bank) a formalisé jeudi une aide financière de 32 millions de dollars à la République dominicaine pour la modernisation des systèmes de contrôle de l’immigration opérant dans le pays.

Cet accord a été signé par Temistocles Montas, le Ministre de l’économie, dominicaine et Kim Soo, le Directeur du Fonds de coopération d’Eximbank, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au Palais national.

« Grâce à la fourniture d’équipements, la construction d’infrastructures et la formation du personnel, ce programme va permettre de moderniser l’ensemble du système d’arrivée et de départ dans les ports et aéroports, ainsi que dans tous les postes de contrôle installés le long de la frontière dominico-haïtienne » à fait savoir le Ministre. Précisant que cela « permettra d’améliorer et de moderniser les contrôles de flux migratoires y compris le point névralgique que représente la frontière avec Haïti ».

Pour sa part, M. Kim Soo a déclaré qu’Eximbank de Corée était fier « de contribuer dans une affaire d’une telle importance pour la sécurité du pays [République Dominicaine] ». La mission coréenne a également rencontré le directeur général de l’Immigration, le Vice Amiral Sigfrido Pared Perez.

 
 
Recrutement de 30,000 personnes pour les prochaines élections
HAITI LIBRE – 11/09/2010 08:13:03

Haïti - Élections : Recrutement de 30,000 personnes pour les prochaines élections
Pierre-Louis Opont, le directeur général du Conseil Électoral Provisoire (CEP) a annoncé aujourd’hui que le CEP se prépare au recrutement de 30,000 personnes pour les bureaux de vote des élections présidentielles et législatives du 28 Novembre.

Pierre-Louis Opont a précisé que le processus de recrutement se déroulera du 12 au 23 Septembre 2010 et que les personnes seront tirée au sort [loterie public] à partir des noms proposés par les partis politiques agréés. « Dans toutes les régions, nous avons des délégations du CEP pour réaliser cette opération qui se fera en présence de tous les partis politiques impliqués dans l’élection » a-t-il tenu à préciser dans un soucis de transparence.

Il a également fait savoir que dans les prochains jours arrivera le matériel électoral, et que le CEP poursuit sa campagne de sensibilisation auprès des électeurs.

 
 
La pensée de Frantz Fanon mise en avant dans le contexte haitien

P-au-P, 11 sept. 2010 [AlterPresse] — La Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) a bouclé, ce 11 septembre à Port-au-Prince, un atelier de réflexion de 3 jours autour du thème « L’actualité de la pensée de Frantz Fanon en Haiti ».

Cet atelier de réflexion s’inscrit dans la perspective d’inviter les jeunes Haïtiens, particulièrement les universitaires, à prendre conscience du nouvel état de colonisé que connait actuellement le pays en rendant visible les nouvelles formes de colonisation, déclare le professeur Camille Chalmers, coordonnateur de la Papda.

Psychiatre et essayiste martiniquais du 20e siècle, Frantz Fanon, est un penseur engagé, qui a analysé les conséquences psychologiques de la colonisation sur le colonisé et sur le colonisateur.

Pour Camille Chalmers, « la présence de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haiti (Minustah), sur le sol national, l’intervention des puissances impérialistes dans la gestion de la crise (née du séisme du 12 janvier), sont carrément la trace d’une nouvelle colonisation ».

« Il ne faut pas être prisonnier de l’histoire, il faut la comprendre pour avancer tout en rendant visible le colonisé et les formes de colonisation », avance-t-il.

Il soutient que le discours de la communauté internationale évoquant un État haïtien en faillite et incapable de gérer la situation de crise du pays, n’est qu’un « prétexte pour établir de nouvelles formes de colonisation ».

L’atelier a été animé par Sonia Dayan-Herzburn, professeure de sciences sociales à l’université Paris 7, Mireille Fanon-Mendès, fille de Frantz Fanon, présidente de la fondation Frantz Fanon, en France et Demba Dembele , économiste et président du forum des Alternatives au Sénégal.

La Papda compte reprendre cette activité chaque année en vue d’inviter les haïtiens à s’engager dans une militance pour vaincre toutes nouvelles formes de colonisation.

ACTUALITES

10 sept

Haïti – Reconstruction : Publication de l’arrêté d’expropriation du centre ville de P.A.P
HAITI LIBRE – 10/09/2010 08:48:44

Haïti - Reconstruction : Publication de l’arrêté d’expropriation du centre ville de P.A.P

Le 28 août dernier, Ronald Beaudin, le Ministre des finances avait annoncé que l’arrêté déclarant d’utilité publique la zone commerciale du centre de Port-au-Prince serait publié dans les prochains jours dans le cadre de la procédure d’expropriation. Ceci est maintenant fait, l’arrêté d’expropriation a été publié ce 2 septembre 2010 concerne le centre ville de Port-au-Prince dont le quadrilatère est délimité au Nord par la rue des Césars jusqu’au port, au Sud par la rue Saint-Honoré, à l’Est par la rue Capois et à l’Ouest par la mer et la baie.

Arrêté déclarant d’utilité publique la zone commerciale du centre de Port-auPrince :

RENÉ PRÉVAL PRÉSIDENT
Vu les articles 35.1, 36, 36.5, 52.1, 136, 159, 234 et 253 à 258 de la Constitution ;
Vu la Loi du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers ;
Vu la Loi du 29 mai 1963 adaptant celle du 22 juillet 1937 et établissant des règles spéciales relatives à l’habitation et à l’aménagement des Villes et Campagnes en vue de développer l’urbanisme ;
Vu la Loi du 3 septembre 1979 sur la déclaration d’Utilité Publique et les servitudes ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 accordant à l’État le droit de pénétrer provisoirement sur les propriétés en vue de faciliter l’exécution de certains travaux urgents d’intérêt général ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’Utilité Publique ;
Vu la Loi du 10 février 1998 déclarant d’Utilité Publique la zone d’extension Nord de Port-au-Prince ;
Vu le Décret 12 octobre 2005 sur la Gestion de l’Environnement ;
Considérant la nécessité d’un nouvel aménagement du centre-ville de Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010 ;
Considérant la nécessité de réorganiser spatialement la région métropolitaine de Port-au-Prince ;
Considérant que l’État a pour obligation de relocaliser les Institution Publiques ;
Considérant la nécessité pour l’État de disposer de terrains suffisants pour réaliser cette relocalisation et ce nouvel aménagement ; qu’il y a lieu de déclarer d’Utilité Publique certaines surfaces localisées au centre-ville de Port-au-Prince ;
Sur le rapport des Ministres de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l’Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l’Environnement, du Tourisme ; et après délibération en Conseil des Ministres

ARRÊTÉ

Article 1.- Est déclaré d’Utilité Publique, à Port-au-Prince, la surface délimitée au Nord par la rue des Césars, au Sud par la rue St Honoré, à l’Est par la rue Capois et à l’Ouest par le rivage de la mer.
Les terrains retenus dans le cadre de cet Arrêté serviront à l’aménagement du nouveau centre-ville de Port-au-Prince et à la relocalisation des Institutions Publiques.

Article 2.- Dès la publication du présent Arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l’étendue de l’aire définie en son article 1er.

Article 3.- Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet, objet du présent Arrêté, l’expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d’occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l’État ou occupés indûment se fera conformément aux dispositions des Lois du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’Utilité Publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers.

Article 4.- La commission d’expertise prévue par les dispositions de la Loi du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’Utilité Publique sera immédiatement activée à l’effet de recueillir les informations et évaluation nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.

Article 5.- Dans un délai de quinze (15) jours, à compter de la date de la publication du présent Arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l’aire susmentionnée déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l’Avenue Christophe, leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d’occupation.

Article 6.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l’Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l’Environnement, du Tourisme ; chacun en ce qui le concerne.

Donné au Palais National à Port-au-Prince, le 2 septembre 2010, An 207e de l’Indépendance

Par
Le Président René PRÉVAL
Le Premier ministre Jean-Max BELLERIVE
Le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIMÉ
Le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS
Le Ministre de l’Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Le Ministre des Tavaux Publics Transports et Communications Jacques GABRIEL
Le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max BELLERIVE
Le Ministre de la Culture et de la Communication Marie Laurence JOCELYN LASSEGUE
Le Ministre de l’Environnement Jean Marie Claude GERMAIN
Le Ministre du Tourisme Patrick DELATOUR
Le Ministre du Commerce et de l’Industrie Josseline COLIMON FETHIERE

 

Haïti – Économie : Incertitudes sur le prochain budget 2010-2011
HAITI LIBRE -  10/09/2010 09:53:46

Haïti - Économie : Incertitudes sur le prochain budget 2010-2011

Nenel Cassy, le président de la Commission Finance du Sénat, estime que l’absence de la chambre des députés va compliquer le respect de la procédure d’analyse du projet de budget pour l’exercice fiscal 2010-2011 qui doit débuter le 1er octobre prochain. Rappelant que la chambre basse est dysfonctionnelle depuis le mois de mai et que l’étude du projet de loi du budget nécessite la présence des deux chambres, ce qui risque de compliquer le respect de la procédure.

Il rappelle que la loi d’urgence ne donne pas au gouvernement le droit de monter seul le budget soulignant que, la seule chose que puisse faire le gouvernement c’est de modifier certaines rubriques de l’actuel budget en procédant notamment à des réaffectations. Indiquant que jusqu’à présent le gouvernement n’a soumis aucun projet de budget au Sénat.
 
Pour sa part, l’économiste Eddy Labossière, président de l’Association Haïtienne des Economistes (AHE), estime que ce n’est pas l’absence de la chambre basse qui empêchera le gouvernement de soumettre au parlement le projet de budget. Soulignant « en temps normal, quand les deux chambres du parlement fonctionnent, le gouvernement ne réussit jamais à soumettre à temps son projet de budget [...] pour le prochain exercice nous n’aurons pas de budget légal et constitutionnel » affirme l‘économiste qui croit que « c’est le budget de l’exercice en cours qui va être renouvelé » ajoutant que « le gouvernement pourra même s’arroger le droit de le revoir à la hausse et l’appliquer sans qu’il ait l’aval du parlement [...] c’est dans la logique des mauvaises pratiques des dirigeants haïtiens ».

 

Lionel Jospin en mission dans la capitale haïtienne pour le Club de Madrid

 P-au-P, 10 sept. 2010 [AlterPresse]—L’ancien premier ministre français Lionel Jospin est attendu à Port-au-Prince ce dimanche 12 septembre, apprend AlterPresse d’un communiqué du Club de Madrid, un forum d’anciens chefs d’État et de gouvernement.

L’ancien responsable socialiste sera à la tête d’une mission venue poursuivre les efforts de l’organisation en vue d’appuyer le rétablissement institutionnel en Haïti, explique le communiqué.

La mission s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti » mis en œuvre par le Club de Madrid et financé par la Commission Européenne.

Selon le communiqué, il s’agit d’assister les dirigeants haïtiens et la structure institutionnelle d’Haïti pour une meilleure réflexion sur leur rôle dans la reconstruction et le rétablissement du pays.

De même, « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti » veut contribuer à la reprise du processus de réforme institutionnelle interrompu par le séisme dévastateur, ajoute le communiqué.

Le projet a été lancé lors d’une précédente mission conduite, en Juillet 2010, en Haïti, sous la direction de l’ancien président du Chili, Ricardo Lagos.

Cette mission se concentrera sur le processus devant déboucher sur les élections du 28 novembre 2010, précise le communiqué.

Pendant la mission, la délégation du Club de Madrid rencontrera le président René Préval et le premier ministre Jean Max Bellerive, ainsi que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et certains candidats à la présidence.

La délégation du Club de Madrid rencontrera aussi le chef de la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA‐CARICOM, Colin Granderson, le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, le représentant du secrétaire général de l’OEA, Ricardo Seitenfus, et d’autres représentants de la communauté internationale.

Le but de ces rencontres est de mener une réflexion sur le déroulement du processus et les moyens par lesquels celui‐ci peut être garant, dans le fond et dans la forme, d’élections libres et justes.

Le projet, qui durera jusqu’en 2011, comprend l’assistance au renforcement de la capacité des partis politiques pour les rendre aptes à jouer un rôle collectif et essentiel dans le développement de politiques publiques et de débats politiques.

Il inclut également l’aide à la reprise du processus de réforme constitutionnelle dans le but d’améliorer, à long terme, la capacité du gouvernement haïtien et de la communauté internationale à collaborer pour l’application des accords de soutien auxquels ils ont souscrit.

Le Club de Madrid se définit comme une organisation indépendante dédiée au renforcement du leadership et des valeurs démocratiques dans le monde entier en s’appuyant sur l’expérience et les ressources de ses membres, plus de 70 anciens chefs d’État et de gouvernement de 50 pays qui donnent de leur temps, de leur expérience et de leurs connaissances.

 

Haïti – Insécurité : 241 individus arrêtés en 56 jours
HAITI LIBRE – 10/09/2010 09:27:28

Haïti - Insécurité : 241 individus arrêtés en 56 jours

Jean François Vézina, le porte-parole de la police des Nations unies en Haïti (UNPOL), a déclaré hier que 28 opérations, ont été menées durant les mois de juillet et août en étroite collaboration avec la Police Nationale Haïtienne (PNH).

Ces opérations qui ont impliqué un total de 1,750 policiers des casque bleus et 1,050 militaires ont permis d’appréhender 241 personnes dont dix ex-prisonniers évadés activement recherchés ainsi que la saisie de plusieurs armes à feu.

M. Vézina a rappelé, que ces actions ont été rendues possibles grâce aux dispositions prises par les casques bleus et les policiers haïtiens d’augmenter leurs patrouilles dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et à Pétion ville.

 

Le ministère de l’éducation nationale tente de mobiliser ses partenaires en vue de la rentrée scolaire 

 P-au-P, 09 sept. 2010 [AlterPresse] — Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) entreprend une série d’activités en vue de la mobilisation de ses partenaires pour préparer la rentrée scolaire de 2010, apprend AlterPresse.

Un atelier national de travail a ainsi été organisé les 8 et 9 septembre à Montrouis (Nord) avec la participation de plusieurs représentants de bailleurs et d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) intéressés à la question de l’éducation en Haiti.

Le ministère voulait « être sur de l’apport de chaque partenaire international pour la rentrée scolaire de cette année », indique à AlterPresse Miloody Vincent, chargé de communication du Menfp.

Selon lui, le ministère veut étudier les possibilités d’accompagner des élèves, des parents et des écoles pour la rentrée, prévue le 04 octobre 2010.

L’amélioration des structures d’accueil et l’établissement de structures permanentes pour permettre aux enfants de bien commencer l’année devaient être abordés au cours de l’atelier qui s’est déroulé à Montrouis.

Cette année encore le Menfp compte subventionner les prix des manuels scolaires à 70 %, doter les élèves des écoles publiques de manuels, qu’ils rendront à la fin de l’année, et continuer avec le programme de cantine scolaire.

La représentante de l’Unicef en Haiti, Françoise Gouloos-Ackermans, qui a pris part à la rencontre, invite les autres partenaires du ministère, à rejoindre l’Unicef dans un mouvement baptisé : « Mete men pou tout timoun ale lekol ! » (Collaborons pour la scolarisation de tous les enfants).

« L’éducation des enfants constitue l’une des principales priorités pour les parents haïtiens », souligne-t-elle. Elle relève également « la soif d’apprendre » des petits Haitiens.

Le séisme du 12 janvier a gravement endommagé le système éducatif haïtien. Les chiffres officiels font état de 38 000 élèves, 1 400 enseignants et 150 membres du personnel du ministère tués, 4 200 écoles détruites.

Bien avant le tremblement de terre du 12 janvier, 80% des écoles étaient des écoles privées et sur chaque 2 personnes une n’allait pas à l’école.

 

Haïti – Reconstruction : Michel Forst livre ses recommandations
HAITI LIBRE – 10/09/2010 12:20:05

Haïti - Reconstruction : Michel Forst livre ses recommandations

Michel Forst, l’expert indépendant sur la situation de droits humains en visite officielle en Haïti, depuis le 3 septembre a pour objectif d’évaluer l’évolution de la situation sur place depuis sa dernière mission. Pour M. Forst, il s’agira aussi de faire le suivi des recommandations établies dans son dernier rapport.

De nombreux endroits ont aussi reçu la visite de l’Expert. Parmi ceux-ci : le pénitencier national, (où il juge précaires les conditions de vie des détenus) la prison de Jacmel et des camps de déplacés comme Corail Cesse-Lesse, la Place de la Fierté à Cite Soleil et de nombreux camps informels. L’occasion pour M. Forst de faire observer le caractère dangereux de ces derniers et d’inviter le Gouvernement à « prendre la décision de les fermer ».

« C’est à partir de la question des droits humains qu’il faut réfléchir à la manière dont le plan de reconstruction va être mis en oeuvre [...] nous sommes loin d’avoir résolu la crise humanitaire », a déclaré l’expert, qui s’inquiète des « besoins de protection des groupes vulnérables dans les camps de déplacés, surtout pour les personnes handicapées, les femmes, les enfants et les personnes âgées, dont certains vivent dans des conditions très précaires dans des camps qui se dégradent […] et qui sont, malgré les efforts déployés, insuffisamment préparés pour la saison des cyclones ». Il dit croire « que la finalité du processus de reconstruction est de permettre aux haïtiens d’avoir accès à des droits dont ils ont été trop longtemps privés ». Il demande au gouvernement d’imposer un moratoire sur les expulsions forcées et se dit inquiet qu’en dépit des efforts déployés par les forces de l’ordre, l’étendue des violences faites aux femmes reste préoccupante.

En matière d’état de droit, M. Frost « regrette le peu d’évolution structurelle dans le domaine de la justice malgré des efforts ça et là du ministère de la justice » en particulier l’absence de nomination des cinq membres de la Cour de Cassation et de son président. M. Forst, qui doit être reçu par le président haïtien René Préval, compte lui demander à nouveau de combler le vide constaté à la tête de la Cour de cassation, sans président et amputée de cinq juges depuis plusieurs années en dépit des appels réitérés au chef de l’Etat « la nomination de ces magistrats constitue la clé qui permet de déverrouiller l’ensemble des réformes de la justice en Haïti » assurant « Je vais demander au président de faire ces nominations ».

Dans le domaine pénitentiaire, M.Forst relève une tentation à remplir les prisons qui n’est « pas une réponse adéquate pour traiter la question de la détention préventive en Haïti ».

Néanmoins, l’expert apprécie, en dépit de grandes difficultés, que certaines juridictions, notamment celle de Jacmel, démontrent des signes encourageants dans le fonctionnement des tribunaux, de la police et des prisons, et se félicite de l’esprit de coopération entre les institutions concernées.

L’Expert indépendant se réjouit par ailleurs que le rapport de la Commission Indépendante d’Enquête sur les événements du 19 janvier à la Prison des Cayes ait été remis au Premier Ministre, et attend avec impatience sa publication, ainsi que le procès et le jugement qui suivra, pour établir les responsabilités de chacun. Tout en dénonçant la surpopulation des centres de détention où des détenus sont « entassés dans des conditions inhumaines [...] Il faut que le système pénitentiaire en Haïti soit conforme aux exigences du droit international » a-t-il recommandé aux autorités.

Concernant le dossier électoral, M. Forst affirme qu’il est encore trop tôt pour dire si ces élections seront crédibles. Cependant, il se réjouit qu’une mission d’observateurs de l’OEA/CARICOM soit dans le pays en vue de s’assurer du bon déroulement du scrutin.

 

Droits humains : "très peu de progrès" en Haïti depuis le séisme, selon l’expert indépendant de l’ONU

Pour son énième mission d’évaluation, Michel Forst formule des critiques contre le chef de l’Etat, les dysfonctionnements du système judiciaire et les conditions infra-humaines des sinistrés du séisme ; il appelle aussi à des élections libres et transparentes

Radio Kiskeya / jeudi 9 septembre 2010

L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, a estimé jeudi que très peu de progrès ont été réalisés en matière de respect des droits de la personne depuis le séisme du 12 janvier tout en renouvelant sa confiance aux autorités haïtiennes et à la CIRH dans le cadre du processus de reconstruction.

Arrivé à Port-au-Prince pour un séjour d’une semaine consacrée à l’évaluation de l’Etat de droit, de l’impact de la crise humanitaire sur la situation des droits humains et la nécessité de confier à la justice un rôle central dans la reconstruction, Michel Forst a une fois de plus déploré, lors d’une conférence de presse, le refus persistant du Président René Préval de nommer un président à la Cour de cassation.

Evoquant dans la foulée la situation du système carcéral, l’expert indépendant a dénoncé des conditions d’incarcération exécrables constatées notamment au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, où les détenus font face au quotidien à la promiscuité et à l’insalubrité dans des cellules surpeuplées.

Parallèlement, le phénomène de la détention préventive prolongée n’a guère reculé. Au moins, 1.400 personnes qui, dans leur majorité n’ont pas encore été jugées, sont aujourd’hui détenues au Pénitencier National.

Dans la même veine, Forst salue l’enquête de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) sur la tuerie enregistrée peu après le séisme à la prison civile des Cayes (196 km au sud de la capitale). Mais, les auteurs du carnage doivent être punis conformémenet à la loi, a fait remarquer l’expert onusien.

M. Forst, qui a visité les campements de réfugiés, note que la situation des sinistrés n’a connu aucune amélioration huit mois après le séisme. Ne cachant pas ses inquiétudes face à cette situation, il exhorte les autorités à fermer progressivement, au profit d’abris transitionnels plus vivables, les camps d’hébergement par ailleurs théâtre d’agressions sexuelles à répétition contre les femmes et les filles.

S’agissant de la reconstruction, l’expert français de l’ONU affirme qu’il continue à faire confiance au gouvernement Préval/Bellerive et à la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), même s’il reconnaît que le processus, perçu comme très peu inclusif, est confronté à de sérieux problèmes d’engagements financiers de la communauté internationale.

Enfin, concernant les élections présidentielles et législatives du 28 novembre, Michel Forst souhaite qu’elles soient libres, honnêtes et démocratiques et soient capables de susciter une participation significative de l’électorat.

 

Haïti – Insécurité : Un soldat de la Paix pris pour cible
HAITI LIBRE – 09/09/2010 18:55:47

Haïti - Insécurité : Un soldat de la Paix pris pour cible

Jeudi matin, un soldat de la Paix en civil originaire du Yemen et une femme haïtienne ont été la cible de voleurs alors qu’ils sortaient de la Sogebank à Pétion-ville.

Jean-François Vézina, Porte-parole de la police de l’ONU a déclaré que 3 hommes armés en moto ont tiré sur le soldat et la femme qui sortaient de la banque et se sont enfuit en emportant une somme d’argent d’un montant indéterminé. Conduit à l’hôpital, d’urgence, l’état de santé des 2 victimes est stable.

Cette agression s’ajoute à plusieurs vols à main armée de banques et de bureaux de changes de ces dernières semaines

 

Haïti – France : Dons de 10 véhicules utilitaires et de bourses d’études
HAITI LIBRE – 10/09/2010 08:08:42

Haïti - France : Dons de 10 véhicules utilitaires et de bourses d’études

La Fondation Renault, représentée par sa Directrice, Mme Claire Martin, et par le Directeur Général de Renault Venezuela, M. Philippe Cornet, a remis le 9 septembre dix utilitaires Renault Master neufs (construits au Brésil) à trois opérateurs humanitaires haïtiens, au cours d’une cérémonie organisée dans l’enceinte du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, en présence du Ministre Evans Lescouflair, comme de l’ambassadeur de France en Haïti, M. Didier Le Bret.

La Croix Rouge Haïtienne, principale bénéficiaire de cette opération, a ainsi reçu sept véhicules. Trois de ces Renault Master sont des ambulances, dans un pays où celles-ci font cruellement défaut ; les quatre autres serviront dans un premier temps à des actions de promotion de l’hygiène et de préparation aux risques de catastrophes et permettront, à terme, de mettre en place des activités génératrices de revenus, type taxis collectifs, pour des bénéficiaires secondaires.

Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique qui a reçu deux minibus compte quant à lui en faire profiter les jeunes dans le cadre des missions de solidarité qu’effectueront les volontaires haïtien du Service Civique.

Le dixième véhicule a été remis à la Fondation Espoir pour les Enfants d’Haïti œuvrant pour les enfants au travers de trois écoles, un orphelinat et un hôpital. Il permettra d’assurer le transport de ces enfants, notamment des handicapés, entre les écoles et le centre de soin. Conquis par l’énergie déployée par la Directrice, Mme Gladys Thomas, l’importateur de Renault en Haïti, Abeillauto S.A., a convaincu la Fondation Renault de soutenir cette structure dynamique.

La Fondation Renault organisera des formations pour l’entretien des véhicules. Elle remettra par ailleurs le 10 septembre, en partenariat avec la Fondation Elle, dix bourses d’études qui permettront à de jeunes haïtiennes méritantes de poursuivre leurs études en France.

 

Que deviennent les aides culturelles françaises à Haïti ?

Thierry Leclère / TELERAMA / 10-09-10

LE MONDE BOUGE – Que sont devenues les promesses d’aides culturelles de la France à destination d’Haïti, le “seul peuple de peintres”, comme disait André Malraux ? Huit mois après le séisme, le bilan avancé par le ministère de la Culture est décevant, malgré les efforts de Culturesfrance. Sur le terrain, des ONG très réactives, comme Bibliothèques sans frontières, entrent heureusement dans une phase concrète de réalisation.

L’actualité est impitoyable : les inondations au Pakistan succèdent aux glissements de terrain en Chine qui eux-mêmes font passer au second plan le tremblement de terre du 12 janvier en Haïti, etc. Logique et, en même temps, effrayant. Raison de plus pour regarder un peu en arrière : les Haïtiens ont besoin de toits, d’écoles et d’équipements de santé, mais aussi de loisirs et de culture. Huit mois après le séisme, les promesses de l’Etat français ont encore bien du mal à se traduire en actes malgré l’énergie du jeune ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, qui facilite nombre d’opérations en cours, qu’elles soient publiques ou privées. Voici ce que l’on a pu recenser pour l’instant.

Ministère de la Culture
Le voyage de trois jours de Frédéric Mitterrand, en juin, a confirmé un programme d’aides, mais bien en deçà de ce qu’on pouvait attendre de la France (l’ancienne puissance coloniale chante tellemenet l’ode à la culture haïtienne et à ce vivier d’écrivains qui produisent le plus souvent dans notre langue).

A titre d’exemple, la réhabilitation du cinéma-théâtre Le Triomphe, désaffecté depuis longtemps, coûterait de 7 à 9 millions d’euros. Mais l’Etat français, qui annonce glorieusement ce projet (lire le discours du ministre, le 22 avril), n’en assurera probablement, restrictions budgétaires obligent, qu’une petite partie du financement. Le ministère préfère communiquer sur la restauration – certes symbolique, mais somme toute modeste – du tableau Le Serment des ancêtres, grande fresque abîmée lors de l’effondrement du palais présidentiel (le tableau, peint en 1922 par le Français Guillaume Guillon Lethière, représente la rencontre entre le général noir Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint Louverture, et le chef des mulâtres, Alexandre Pétion. Une alliance qui mènera à l’indépendance d’Haïti, en 1804).

Culturesfrance
L’association dépendant des ministères des Affaires étrangères et de la Culture, chargée de promouvoir la culture française dans le monde, avait lancé, dès 2007, le programme
Caraïbes en créations et soutenait déjà un certain nombres d’artistes haïtiens. Elle a ouvert, depuis le séisme, une douzaine de résidences d’artistes pour accueillir pendant quelques mois des créateurs en France. L’association promet notamment 30 000 € pour transformer l’ancien espace abîmé de l’Institut français à Port-au-Prince en lieu de travail pour les artistes.

Culturesfrance lance aussi à partir d’octobre le programme « 100 titres pour Haïti ». Il prévoit la reconstitution de catalogues de littérature haïtienne, avec l’édition, sur 3 ans, de 100 titres de référence de la littérature haïtienne (fiction et non fiction) et leur diffusion « à prix adapté » au marché local.

BNF
La Bibliothèque nationale de France va faire un don de 5 000 ouvrages de référence d’ici la fin de l’année et de 30 000 autres livres à terme pour la Bibliothèque nationale d’Haïti et des bibliothèques universitaires.

ONG
Du côté des organisations non gouvernementales, les initiatives sont nombreuses, parfois désordonnées et manquant de relais efficaces sur place. Parfois sérieuses, comme celle de
Bibliothèques sans frontières, qui travaille sur le terrain depuis 2008. L’association présidée par le chercheur au CNRS Patrick Weil a lancé cet été un ambitieux programme : des ateliers de lecture et la mise en service de bibliobus dans les camps de déplacés. A plus long terme, Bibliothèques sans frontières compte aider à la création d’une bibliothèque municipale centrale à Port-au-Prince.
A destination des étudiants, l’ONG envisage aussi d’ouvrir un campus numérique, permettant l’accès à des cours en ligne.

« Les projets qui marchent le mieux sont en général initiés par des structures qui étaient déjà présentes avant le séisme et qui ont donc – c’est le point essentiel – de bons relais sur place », remarque la réalisatrice de documentaire Anne Lescot, qui fait un gros travail de recension des initiatives au sein du Réseau culture Haïti, un outil précieux.

Enfin, dernière initiative en date, à Paris : la vente aux enchères de 700 œuvres contemporaines (Hervé Télémaque, Gérard Fromager, Hervé Di Rosa, la photographe Françoise Huguier…) au profit d’artistes haïtiens. Cette vente aura lieu le 23 septembre à l’hôtel Salomon de Rothschild (Paris 8e). Vous pouvez voir les œuvres dès ce week-end ; elles sont exposées (jusqu’au 22 septembre) au 182, rue Saint-Honoré (Paris 1er) dans des locaux du ministère de la Culture.

 

RECONSTRUCTION D’HAITI

21 août

 

Reconstruction d’Haïti: coordination et cohérence essentielles

Yves Therrien
Le Soleil

Dominique Rossetti est chef de la coopération à... (Le Soleil, Yves Therrien) 

Dominique Rossetti est chef de la coopération à l’ambassade du Canada en Haïti.

(Port-au-Prince) La reconstruction d’Haïti est sur la bonne voie, croit fermement le directeur de la coopération à l’ambassade du Canada, Dominique Rossetti.

Sans vouloir commenter telle initiative privée ou tel projet d’un organisme en particulier, il soutient que la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), qui tenait une séance de travail en début de semaine à Port-au-Prince, représente une opportunité de cohérence, même si certaines voix trouvent que les réalisations tardent à venir. Reste à savoir si Haïti saisira l’occasion.

Sans cet effort de coordination, selon lui, le danger de duplication est grand. Dans certains cas, la bonne volonté de faire du bien peut même produire plus de mal en allant à l’encontre d’autres efforts concertés.

Au Québec, par exemple, Luck Mervil veut faire bâtir des centaines de maisons à partir d’une organisation qu’il a mise sur pied. Il n’est pas le seul à avoir des projets, car, s’il y avait 350 ONG enregistrées en Haïti avant le séisme du 12 janvier dernier, il y en aurait plus de 5000 sur le terrain à l’heure actuelle selon des estimations conservatrices. Le problème est de savoir qui fait quoi et comment, car elles ne sont pas enregistrées et elles interviennent selon leur bon vouloir.

«Tous ceux qui ont des projets devraient passer par la commission avec ses mécanismes d’étude et d’approbation de projets, explique M. Rossetti. Il faut qu’il y ait de la cohésion. C’est ce qu’ont voulu les grands bailleurs de fonds.»

Il rappelle que le Canada est présent dans la coopération en Haïti depuis 40 ans. «L’implication des Canadiens et des Québécois a toujours été évidente, précise-t-il. Et on ne compte plus les nombreuses interventions canadiennes avec les ONG dans les mécanismes traditionnels.»

Crises et cyclones

Toutefois, depuis les années 2000, la situation a été plus complexe à cause des crises politiques et du climat d’insécurité dans le pays. Les quatre cyclones de 2008 ont amené le Canada à classer Haïti comme «État fragile et en crise», ce qui nécessitait d’abord un appui humanitaire pour assurer la survie des gens. «Quand nous répondons à des besoins d’urgence, explique-t-il, nous ne pouvons pas nous engager dans du développement à moyen et long terme. Il faut d’abord gérer la crise.»

Et cet état de crise s’est poursuivi, voire amplifié, avec le tremblement de terre du début de l’année. En plus des 555 millions $ que le Canada a engagés pour la période 2006-2011, le gouvernement canadien a ajouté 400 millions $ pour les deux prochaines années.

Reconnaissant que certains aspects de l’aide humanitaire peuvent avoir des effets pervers, notamment pour l’achat des biens de première nécessité dans le marché local, M. Rossetti rappelle la complexité de l’approvisionnement pour l’aide d’urgence lorsqu’il faut compter sur des produits de qualité, en quantité suffisante pouvant être stockés sans problème de dépérissement.

En plus, la monnaie locale, la gourde, au lieu de subir une dévaluation à la suite la crise, a connu une surévaluation, ce qui compliquait la situation pour les achats locaux. Agronome économiste de formation, M. Rossetti note l’importance d’analyser le problème dans sa globalité en soulignant que certains intellectuels haïtiens ont pu tenir des propos réducteurs avec des expressions lapidaires pour décrire une situation plus complexe qu’elle ne paraissait de prime abord.

Toutefois, il souligne qu’un programme est à l’étude pour l’achat de denrées locales. De même, il note la volonté de l’État haïtien de mettre en place un plan d’éducation nationale dans un pays qui compte un fort pourcentage d’analphabètes et où l’éducation dans une proportion de 80 % ne dépend pas du domaine public. Pour lui, il s’agit d’un signe de cohérence en lien direct avec les efforts que l’aide internationale met en place avec la CIRH.

ACTUALITES

21 août

19 candidats retenus pour les présidentielles de novembre

Eviction de Wyclef Jean pour cause de résidence ; le célèbre rappeur fait partie des 15 aspirants que le CEP a décidé d’écarter de la course

Radio Kiskeya / vendredi 20 août 2010

La candidature aux présidentielles haïtiennes de la star internationale du hip-hop, Wyclef Jean, 40 ans, a été rejetée par le Conseil électoral provisoire (CEP), selon la liste définitive des compétiteurs habilités à participer aux élections rendue publique vendredi soir et sur laquelle figurent 19 des 34 prétendants qui s’étaient fait inscrire.

Voici la liste complète des candidats agréés et autorisés à faire campagne en vue des présidentielles du 28 novembre :

1.- Axan Abellard, Konbit Nasyonal pou Devlopman Ayiti (KNDA)

2.- Jacques-Edouard Alexis, Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), ancien Premier ministre de René Préval (1998-2001 et 2006-2008)

3.- Jean Hector Anacacis, Mouvement pour le Développement de la Jeunesse Haïtienne (MODEJHA), Sénateur de l’ouest

4.- Charles Henry Baker, Respè

5.- Josette Bijoux, Indépendante, ancienne ministre de la santé publique (2004-2006)

6.- Gérard Blot, Plateforme 16 Décembre

7.- Jean Henry Céant, Renmen Ayiti

8.- Jude Célestin, INITE, ex-directeur général du Centre national des équipements (CNE)

9.- Eric Charles, Parti de l’Evolution Nationale Haïtienne (PENH), ancien directeur de la douane de Port-au-Prince

10.- Yves Cristalin, Oganizasyon Lavni, ministre des affaires sociales encore en fonction

11.- Mirlande Hyppolite Manigat, Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), ancienne Sénatrice

12.- Garaudy Laguerre, Wozo

13.- Michel Martelly alias "Sweet Micky", Repons Peyizan

14.- Yvon Neptune, Ayisyen pou Ayiti, ex-Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide (2003-2004)

15.- Wilson Jeudy, Force 2010, actuel maire de Delmas (banlieue nord-est de Port-au-Prince)

16.- Pasteur Chavannes Jeune, ACCRHA

17.- Leslie Voltaire, Ansanm Nou Fò, ex-ministre des haïtiens vivant à l’étranger et de l’éducation nationale

18.- Léon Jeune, Konbit Liberasyon Ekonomik (KLE), ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique

19.- Génard Joseph, Groupement Solidarité

Exclu de la compétition pour n’avoir pas résidé cinq années consécutivement en Haïti, comme l’exige la constitution, Jeannel Wyclef Jean, qui tentait de se présenter à la magistrature suprême sous la bannière du parti "Viv Ansanm" (Vivre Ensemble), se trouve en tête des quinze candidats évincés parmi lesquels on compte également l’oncle du chanteur, Raymond Alcide Joseph, ex-ambassadeur d’Haïti à Washington, la mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), Claire Lydie Parent, Dr Kesler Dalmacy, un médecin très connu dans la communauté haïtienne de New York, Lavarice Gaudin, activiste Lavalas de la Floride, et l’homme d’affaires Charles Voight.

Toutes les décisions de l’institution électorale sont sans appel et ne peuvent par conséquent faire l’objet d’aucun recours, selon la législation en vigueur. spp/Radio Kiskeya

 

 

DERNIERE HEURE

21 août
RADIO METROPOLE / Vendredi, 20 août 2010 23:03

Wyclef Jean exclu de la course à la présidence

La candidature de Wyclef Jean a été rejetée par les autorités électorales haïtiennes qui ont communiqué tard ce soir les noms des personnalités habilités à concourir au scrutin du 28 novembre.

Le porte parole du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Richardson Dumesle, qui a donné lecture du communiqué, a soutenu que l’exclusion de Wyclef est le résultat d’une décision du tribunal électoral. Le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) a donc jugé recevable la contestation relative à la résidence de M. Jean. Le contestataire avait fait valoir que la star du Hip hop n’a pas résidé en Haïti au cours de ces 5 dernières années.

L’exclusion du pdg de Yélé Haïti avait été annoncée par un conseiller électoral à l’agence Reuters 48 heures avant la publication de la liste.

Outre Wyclef Jean, 14 autres candidats ont été également exclus de la course électorale. A l’exception du maire de Pétion ville, Lydie Parent, et de l’ambassadeur Raymond Joseph, les autres personnalités sont relativement méconnus du grand public.

LLM / Radio Métropole Haïti

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

14 août

RADIO METROPOLE / Vendredi, 13 août 2010 07:20

 

Une nouvelle faille est découverte en Haïti par des sismologues

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Des experts affirment avoir découvert une nouvelle faille qui pourrait avoir été à l’origine du violent séisme du 12 janvier. Cette faille inconnue jusqu’ici est longue de 30 kilomètres a indiqué le sismologue français Eric Calais de l’Université de Perdue (Texas). Dénommée provisoirement faille de Léogane par les experts, cette faille contrairement à la faille Enriquillo, s’intègre dans la croûte terrestre à un angle de 60 degrés.

Dans un interview au journal Science News, M. Calais a soutenu que les calculs réalisés et les images collectées après le séisme du 12 janvier ne permettaient pas de prouver que la faille Enriquillo était responsable de la catastrophe. Les images spatiales permettaient de constater que l’aire nord de la faille Enriquillo avait été brutalement soulevée, explique M. Calais.

Les experts dépêchés à Léogane avaient rapporté que des coraux étaient morts puisque le littoral avait été soulevé de 60 centimètres. Au cours du séisme du 12 janvier des segments en profondeur de la faille de Léogane ont glissé les unes sur les autres à une distance de 5 mètres. En dépit de ce glissement enregistré a environ 20 kilomètres de profondeur il n’y eu aucune rupture du sol à la surface.

Cette faille peut faire partie d’un réseau de faille que nous ne connaissons pas, insiste M. Calais. La faille n’a pu être détectée en raison de l’absence de sismomètre en Haïti et du nombre réduit de ces instruments en République Dominicaine.

 

RADIO METROPOLE  / Vendredi, 13 août 2010 10:00

 

Claude Prepti affirme que les menaces sismiques restent identiques

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Le géologue Claude Prepti relativise les informations relatives à la découverte d’une nouvelle faille géologique sur le territoire haïtien. Il soutient que l’hypothèse de la nouvelle faille de Léogane doit être vérifiée par des études à long terme.

Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole M. Prepti mis en garde contre toute panique après la diffusion de ces informations. Le faille de Léogane ferait partie d’un réseau de faille inconnu en Haïti expliquent des experts. Haïti est très faillé martèle M. Prepti rappelant que les envergures des autres failles sont inconnues.

Cette nouvelle information augmente les incertitudes en ce qui a trait à l’histoire des séismes en Haïti. L’ingénieur Prepti indique que des études néotectoniques doivent être réalisées afin d’identifier les failles responsables des violents séismes de 1842, 1770 et 1751.

Interrogé sur les implications de ces nouvelles découvertes M. Prepti a fait remarquer que les menaces sismiques actuelles sont identiques à celles d’avant le 12 janvier 2010. Il y a une méconnaissance de la sismicité en Haïti avance le technicien du Bureau des Mines et de l’énergie (BME).

M. Prepti exhorte les autorités et les citoyens à tirer les leçons de la catastrophe du 12 janvier. Une cartographie du sol haïtien est indispensable avant l’exécution des projets de reconstruction, insiste t-il.

4 à 5 répliques sont enregistrées quotidiennement à Léogane et Grand Goave par les sismomètres installés dans les différentes régions du pays.

 

Haïti, chronique d’une désillusion

Contributeur Pierre Salignon – YOUPHIL.COM – 12/08/2010

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Photo: Todd Huffman/ FlickR.

Sept mois après le séisme qui l’a mise à terre, la capitale haïtienne offre encore un spectacle déroutant et tragique. La vie a repris son cours mais les traces de la tragédie sont partout présentes.

Dès la sortie de la zone de l’aéroport, les camps de toile sont partout, dressés le long des routes et des avenues qui mènent à la capitale ou qui permettent d’en sortir. Des tentes de formes et de couleurs multiples accueillent des sinistrés exclusivement dépendants de l’aide humanitaire internationale. On y devine des latrines et des abris sur lesquels les logos d’ONG sont visibles.

Parfois, un camion citerne acheminant de l’eau et un réservoir temporaire. Des bâches en plastiques bleues recouvrent également d’autres baraques de fortune. Les zones grouillent de monde. La précarité est totale.

Dès les premiers feux d’orientation franchis, la circulation est extrêmement dense. Les embouteillages fréquents. Le ciel est lourd en ce mois de juillet. Il fait très chaud et les orages sont fréquents, brefs et violents, souvent en fin de journée. Ils inondent systématiquement les routes au bas de la ville, drainant des collines des vagues de détritus immondes.

Châteaux de cartes

En empruntant les avenues principales, on prend conscience de la tragédie du 12 janvier dernier. Des immeubles massifs aux bâtiments d’entreprise en passant par les petits commerces, il ne reste quasiment rien. Ils se sont écroulés comme des châteaux de cartes. Le regard est tout de suite attiré par les édifices encore debout, parfois intacts. Parce qu’ils sont peu nombreux.

Parfois, une masse informe de plaques de bétons apparaît. Le désarroi est total. Sans doute s’agit-il d’un ancien lycée… ou d’un hôpital de plusieurs étages. Ils ont, en tout cas, disparu.

Des drapeaux de diverses nationalités sont quelques fois attachés à des fers tordus. Comme pour représenter le souvenir d’habitants, de patients ou de personnels qui n’ont pu être dégagés des décombres. A moins que ce ne soit des équipes de recherche étrangères ayant laissé le signe de leur tentative de sauver des personnes ensevelies.

"Fuck UN"

A un carrefour, des voitures des Nations Unies sont garées. Des soldats de la MINUSTAH portant casques bleus, gilets par balle et fusils mitrailleurs regardent les voitures passer. Tout est calme. Seule la route qui remonte dans les collines est bloquée par des gravats.

Un homme sort d’une ruelle, un sceau en plastique rempli de cailloux à la main. Il le déverse au sommet d’un tas de terre qui occupe quasiment tout le chemin. Des voitures font demi-tour. D’autres passent comme elles le peuvent. L’homme repart sans un regard vers ce qu’il reste d’une maison de 3 étages.

Plus loin, un autre habitant tape avec un marteau sur une dalle instable. Il semble vouloir la réduire en miette. Peu importe le temps que cela prendra. Ici, le déblaiement se fait à la force des bras.

La ville est très animée alors que le soir arrive. Des vendeurs de rue proposent des boissons fraîches, des cartes téléphoniques, parfois d’autres objets. D’autres lavent les vitres des véhicules dés qu’ils se retrouvent dans un "blocus" (comprendre embouteillages). Sur les murs de certains bâtiments apparaissent des slogans plus politiques: "Aba préval, volé", "bonjour JC Duvalier", "Fuck UN"…

Des femmes et des hommes se lavent dans la rue. Nus.

Devant le palais présidentiel détruit, sur le Champ de Mars, à même l’avenue, on découvre un véritable camp de tentes et d’abris de fortune. Originaires de Fort National, un des quartiers les plus ravagés par le séisme, les sinistrés sont devenus le symbole de l’incapacité du pouvoir à aider sa population, installés là depuis des mois. Des femmes et des hommes se lavent dans la rue. Ils sont nus.

Les images diffusées par les médias internationaux il y a plus de 4 mois montrant un bulldozer en action commençant à détruire le palais présidentiel sont bien loin. Seul le bulldozer a disparu. Le palais écroulé n’a, lui, pas bougé. Aucun travaux en cours. Les sinistrés sont toujours là. Seul le ministère du planning est presque intact. C’est l’un des rares encore debout.

La reconstruction ne semble ici qu’une illusion malgré toutes les promesses internationales faites à New York en mars dernier par les bailleurs internationaux. Ils ont alors évoqué une aide de 5 milliards de dollars sur 3 ans. Alors que la reconstruction est en panne, les frustrations s’expriment ouvertement dans la presse locale, accusant les ONG de prendre la place de l’Etat, et critiquant le président Préval et son gouvernement pour son incompétence. Elles s’expriment aussi dans les quartiers populaires, au Champ de Mars, à Saint-Michel, Solino, ou à Cité Soleil…

"Ici, on est toujours dans des logiques de survie. Tous les jours. Et demain, on ne sait pas, souligne un rescapé installé dans une tente de fortune. L’assistance étrangère nous permet de faire face, tant bien que mal. Mais on ne peut pas continuer à vivre comme ça. Ce n’est pas une vie! Il poursuit: "Je suis en colère. Les belles promesses de reconstruction que l’on nous a faites, où sont-elles? Notre Etat est à terre mais il l’était avant la catastrophe! Croyez-vous que le président Préval et ses ministres ont changé? Pourquoi feraient-ils maintenant ce qu’ils n’ont jamais fait avant la catastrophe? Pourquoi s’occuperaient-ils de nous?".

Les élections nationales qui doivent se tenir grâce à l’aide des Nations Unies en novembre prochain sont-elles signe d’espoir? Une opportunité pour envisager l’avenir autrement comme on l’entend souvent ? A Port-au-Prince, personne n’y croit.

 

Six mois après le séisme, comment évaluer la situation ?

Quel avenir immédiat pour Haïti?

par Marc Maesschalck, philosophe, Coauteur d’une étude sur la transition démocratique en Haïti (1).

L’HUMANITE.FR

Avec bonheur, six mois après la catastrophe qui a dévasté une partie du territoire haïtien et tué plus de 250 000 personnes, les médias internationaux reviennent sur la situation du pays sinistré. Grâce à cet effort méritoire d’information, lecteurs et auditeurs peuvent prendre la mesure de l’immense élan de solidarité qui a suivi la catastrophe et en connaître les effets pour la population concernée. Avec la distance, on se rend mieux compte aujourd’hui de l’incroyable résistance du peuple haïtien qui continue à lutter chaque jour dans la dignité au milieu des champs de ruines et de tentes. L’action humanitaire commence à produire ses effets et a témoigné de la volonté internationale d’apporter son soutien à cette population en détresse.

Quelques nuages sont toutefois à noter dans le ciel quasi idyllique de l’image d’une population reconnaissante accueillant l’aide des nations compatissantes… L’argent promis tarde à être décaissé par les États qui se sont engagés à soutenir la reconstruction, à peine 1,5 % alloué par rapport aux milliards de dollars annoncés. Le gouvernement haïtien ne joue toujours pas un rôle positif de coordination et d’orientation des aides : cahiers des charges inexistants, retard dans l’affectation des terres de l’État à la reconstruction, absence de plan sanitaire. Tout semble donc encore faire défaut au niveau de l’autorité haïtienne. Quant à l’action humanitaire, elle s’est aussi mise en place dans une certaine cacophonie, avec des jeux de concurrence et de surenchère, la volonté de plaire aux donateurs, d’adopter des schémas d’urgence préconçus avec un personnel mal informé des particularités du terrain haïtien et se comportant trop souvent comme en territoire conquis. Le mécontentement s’est donc accumulé aussi ces derniers mois face à une action internationale désordonnée et peu efficace. On parle maintenant de trois ans d’attente pour une véritable reconstruction, les déblaiements accusent une lenteur effrayante, les camps de tentes sont devenus des lieux de trafic et d’insécurité nouveaux.

Mais comment évaluer le risque représenté par ces quelques nuages sur le ciel idyllique que l’on persiste néanmoins à dépeindre ? Il est urgent pour avancer d’identifier aussi quelques illusions, voire quelques contrevérités, qui favorisent plus le maintien du chaos que la sortie de crise. Ces illusions tiennent dans un schéma d’action relativement simple : la réalité haïtienne est compliquée, les donateurs ne s’entendent pas sur la stratégie à adopter ; il faut mettre un terme aux tergiversations et privilégier l’aide directe à une des populations les plus pauvres du globe. De ce schéma général, qui semble relever du pur bon sens, ont découlé trois grandes illusions qui hypothèquent l’action actuellement menée en Haïti.

Première illusion : « Mettons entre parenthèses le problème politique et attaquons-nous directement aux problèmes concrets de survie des Haïtiens ! »

Commentaire : Pour beaucoup d’acteurs internationaux, la catastrophe sismique a pris les apparences d’une « aubaine » à saisir, d’une opportunité diraient les économistes : celle de mettre entre parenthèses l’imbroglio de la transition politique qui mine le pays depuis vingt-cinq ans, pour créer une sorte d’union sacrée face au deuil national. Ce sursaut collectif devait permettre d’aller enfin à l’essentiel : assurer les bases matérielles d’existence de la population plutôt que de tergiverser. En apparence simple et efficace, une telle position se révèle pourtant à l’usage n’être qu’un fantasme de technocrate de l’aide d’urgence. Primo, l’absence de cohésion politique est le premier facteur de désorganisation de l’aide et du retardement des décaissements internationaux par défaut d’interlocuteurs fiables. Secundo, l’agenda politique a tôt fait de reprendre la main. Tout d’abord, factuellement, le mandat présidentiel est à échéance et le pays va devoir se rendre aux urnes. Mais ensuite plus fondamentalement, pourquoi entretenir l’illusion que ce pays pourrait s’en sortir par une simple opération magique de mise sous tutelle humanitaire. L’ONU n’est arrivé à rien dans le pays depuis quinze ans. À peine est-elle parvenue à sécuriser sa propre mission d’intervention, sans réduire significativement le nombre d’armes lourdes en circulation dans le pays. Par ailleurs, quel pays ami serait candidat à prendre la responsabilité d’une mise sous tutelle ? Avec quelle légitimité ? Haïti n’est pas en guerre, le pays est doté d’institutions démocratiques validées par la communauté internationale et qui travaillent. C’est cette même communauté internationale qui a favorisé le retour au pouvoir de René Préval après le départ forcé du président Aristide en 2004. L’agenda politique s’est très vite immiscé dans la gestion de l’après-séisme. Les autorités en place ont tenté d’utiliser la catastrophe de deux manières : soit pour précipiter les élections et prendre l’opposition de court ; soit pour justifier une prolongation de mandat et retarder la joute électorale. Aujourd’hui, c’est l’ONU elle-même qui a fini par devoir forcer la main pour que des dates d’élections soient fixées en cohérence avec la Constitution, soit le 28 novembre 2010 pour la présidentielle. L’ONU a ainsi réalisé, malgré elle, l’unanimité contre son « ingérence » et lancé le jeu des grandes manœuvres préélectorales. Le président a refondé son propre parti pour évincer des successeurs possibles et favoriser la candidature de proches sous son contrôle. Dans ce contexte, la surenchère nationaliste est devenue un exercice incontournable : l’ingérence humanitaire est dénoncée, le contrôle haïtien sur les fonds octroyés et sur le plan de reconstruction est exigé. Pouvait-on réellement imaginer faire l’économie de la question politique si essentielle à la vie d’un peuple ?

Deuxième illusion : « Utilisons la gestion de l’après-catastrophe pour lancer un plan ambitieux qui vise à tout reconstruire pour les Haïtiens. Profitons de la table rase pour repartir à neuf ! »

Commentaire : Le séisme a offert l’occasion d’unir les bailleurs de fonds autour d’un plan de reconstruction qu’ils n’arrivaient pas à mettre en place malgré une réunion similaire tenue en 2005 après le départ d’Aristide. Mais quelle confusion autour du terme « reconstruction » ! Quelle distance énorme entre d’un côté le processus complexe – social, économique, politique – de reconstruction d’un pays détruit par trente ans de dictature, puis par vingt ans de régimes de transition corrompus et inféodés au trafic de la drogue et, d’un autre côté, le processus technique, matériel, limité, consistant à rebâtir une portion de territoire sinistrée par un séisme. La distance qui pourrait séparer grosso modo l’après-apartheid en Afrique du Sud et l’après-ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans ! Comment croire que le processus technique pourrait devenir le moteur du processus démocratique quand on a devant soi une présence internationale enlisée de longue date, un gouvernement hautement corrompu et une classe de techniciens de l’aide internationale coupée des conditions de vie de la population et artificiellement enrichie par l’aide extérieure ? Cette illusion a conduit à minimiser les effets néfastes inévitables d’une impulsion internationale désordonnée : explosion des coûts des logements encore accessibles et entrave au relogement des sinistrés, entretien d’un marché parallèle en pleine inflation, trafic marginal de l’aide, spéculation sur les bénéfices possibles d’un accès prioritaire à de nouveaux logements, possibilité de détournement de l’aide par le truchement de monopoles d’achat de certains biens (par exemple, les tentes), etc. La nécessité d’intervenir au plus vite dans des conditions d’action mal évaluées a favorisé les réseaux de corruption déjà en place.

Troisième illusion : « Ciblons l’aide directe aux victimes, sur le modèle de l’urgence, pour donner à la population les moyens de s’en sortir en déployant ses capacités naturelles de solidarité. »

Commentaire : Face à l’ampleur du désastre sans précédent dans l’histoire des séismes, l’accès aux victimes ne semblait pas poser problème tant la masse de population dans le besoin était importante. Il suffisait d’apporter les moyens pour activer et renforcer les capacités de survie et de cohésion sociale de cette population. Aucun doute possible sur l’identification des victimes. Pourtant, en Haïti, la spoliation des victimes, voire l’imposture, est devenue monnaie courante depuis la fondation du Fonds d’aide aux victimes du coup d’État en 1995. À cette époque, quantité d’organisations fantoches sont nées dans l’unique but d’accéder à ce fonds. Ces difficultés se sont reproduites par la suite, notamment lors des cyclones en 2004 et en 2008. Le statut de victime n’est pas protégé ! Que penser des logements de fortune qui sont venus se dresser à l’entour de terrains sur la route du Nord que l’on destinait à des déplacés du centre-ville et qui ont saturé les emplacements avant même le déplacement des concernés ? Que penser des occupants de tentes qui font le va-et-vient entre leur habitation (toujours en bon état) et le camp d’où ils ramènent pour l’entreposer l’aide alimentaire ? Que penser à l’inverse des ces familles relogées pêle-mêle par solidarité de proches et qui se tiennent à l’écart des camps et des distributions de vivre pour simple raison de sécurité ? Que dire de l’augmentation du nombre de prétendus sans-abris six mois après la catastrophe, alors qu’à l’inverse l’effort d’accueil fourni par les provinces est sous-estimé constamment ? Que dire d’un État qui traite avec moins d’égard les victimes sans abri que les fraudeurs et les voleurs de terres qui cherchent à monnayer au prix fort un dédommagement avec de faux papiers ? Pour éviter tous ces pièges, seules des organisations présentes de longue date sur le terrain, avec des relais sérieux et un projet social concret, peuvent guider vers les besoins réels et légitimes.

Dans un tel contexte, la vigilance est plus que jamais de mise, tandis que la naïveté et la bonne volonté ajoutent au chaos. Après six mois, quel bilan tirer ?

1– Il est impossible de mettre entre parenthèses l’histoire politique d’un pays. Il faut aider les Haïtiens à mettre en place un pouvoir non corrompu, capable d’assumer son rôle d’interlocuteur face à la communauté internationale et de porte-parole de la population. Dans cette optique, il faut privilégier les partis qui ont une histoire durable de participation à la vie parlementaire et chercher avec eux des solutions. 2– Pas de reconstruction sans déblaiement. Il faut arrêter de s’illusionner sur la reconstruction qui ne sera efficace qu’en fonction du point précédent (l’agenda politique). Ce qui est urgent c’est de déblayer avec des moyens efficaces, arrêter de se moquer des Haïtiens en leur payant un salaire de misère pour retirer quelques kilos de gravats, ne pas être complice des déplacements de population et de la spéculation immobilière qui tentent le pouvoir en place. Arrêter de confondre Haïti avec un pays détruit par la guerre.

3–  Exiger une coordination réelle de l’action des ONG de manière, d’une part, à rendre évaluable leur intervention en fonction d’un plan d’ensemble et, d’autre part, à leur permettre de rejoindre les acteurs réellement dans le besoin, avec l’aide de partenaires haïtiens, seuls à mêmes de procéder efficacement à une telle approche du terrain. Aujourd’hui plus que jamais, Haïti a besoin de clairvoyance, de raison politique et d’efficacité pour honorer réellement l’incroyable résistance de sa population.

Le scénario à éviter absolument pour les six mois à venir est celui d’une campagne électorale coupée du citoyen et focalisée sur le partage de l’argent promis par l’étranger, une campagne coupée des grandes questions vitales oblitérées par la gestion de l’après-catastrophe, à savoir : la réforme agraire, la décentralisation, la déforestation, la sauvegarde des derniers bassins versants, la politique de santé et le système scolaire. Il est difficile d’imaginer une relance économique et une diminution du taux de chômage sans d’abord privilégier une sauvegarde physique du pays et de la société. Alors qu’Haïti se battait avant le séisme contre sa disparition écologique et sociale, la gestion de l’après-catastrophe tend à reléguer ce combat à l’arrière-plan et à créer l’illusion que la reconstruction pourrait être la base de solution de tous les problèmes. Pourtant, cette illusion ne fait que fixer l’attention sur un problème particulier d’abord lié à la sururbanisation désastreuse de la capitale, une capitale qui finit une fois de plus par occulter ce qu’en Haïti on a coutume d’appeler le « pays en dehors » et qui est pourtant la réalité majoritaire du pays.

 (1) Marc Maesschalck a également collaboré à plusieurs rapports sur la situation des Droits humains en Haïti.

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