mardi 10 janvier 2012

10 jan

Haïti-Nicaragua:le président Martelly au Nicaragua pour l’investiture d’Ortega

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Martelly préconise la justice sociale et une cohabitation harmonieuse des pouvoirs

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Haïti – Politique : Discours du Président Martelly devant l’Assemblée Nationale

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Haïti – Politique : Premières réactions politiques aux discours Martelly-Conille

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Garry Conille satisfait du bilan de ses trois mois à la tête de la primature

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Haïti-parlement : Une commission sénatoriale pour enquêter sur la nationalité

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Haïti-Amendement de la Constitution : Levée de boucliers au Plateau Central contre une éventuelle publication du texte corrigé

 

Haïti-Séisme-2 ans : Un nouveau programme de relogement lancé

 

Haïti – Politique : Michaëlle Jean en Haïti pour 7 jours

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Les 500 plus grands importateurs d’Haïti

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"Les ONG maintiennent Haïti dans le sous-développement"

 

Visuel interactif – Haïti deux ans après

 

Michel Martelly serait haïtien, américain et italien, selon Moïse Jean-Charles

 

Haïti ou un second regard sur la République des ONG

 

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Le mariage Gates et Monsanto : attention, danger pour le planète

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lundi 9 janvier 2012

9 jan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haïti – Protection civile : Le gouvernement projette un renforcement des capacités institutionnelles

 

Haïti-Coopération : Conille voudrait réorienter l’aide par une reconduction du mandat de la Cirh

 

Amendement constitutionnel en Haïti : La publication ou non du texte corrigé, une prérogative de la présidence, selon Conille

 

Haïti – Politique : Sorel Jacinthe et Steven Benoît veulent la publication rapide de la Constitution

 

Haïti – Social : Le Brésil facilite l’intégration de milliers d’Haïtiens dans son économie

 

Quatre mythes sur Haïti déboulonnés

 

Haïti – Politique : La CPPH recommande de ne pas publier le texte de la Constitution amendée

 

Haïti/Politique : Et si les allégations étaient fondées…

 

Haïti/ Politique : Moïse Jean Charles accuse Martelly, Youri Latortue réagit

 

Haïti – Économie : Les parlementaires attendent toujours le dépôt du budget de l’État…

vendredi 6 janvier 2012

6 jan

Y a-t-il des étrangers au sein du gouvernement ?

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Les ministres du Tourisme, Stéphanie B. Villedrouin, et des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, assurent être de nationalité haïtienne

 

L’hyperactif Laurent Lamothe

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CEP: Après les interdictions de départ, la résidence surveillée

Haïti – Éducation : Inauguration prochaine de l’Université Roi Henri Christophe

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Haïti – Humanitaire : Donation de 12 bateaux, 4 véhicules… du gouvernement américain aux autorités haïtiennes

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Haïti-Coopération : La France souhaite une visite de Martelly dans les meilleurs délais

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jeudi 05 janvier 2012

5 jan

Haïti – Politique : Haïti assume la Présidence du Conseil Permanent de l’OEA

Haïti – Politique : Ribel Pierre sous surveillance, Gaillot Dorsinvil introuvable…

Haïti - Politique : Ribel Pierre sous surveillance, Gaillot Dorsinvil introuvable...


L’Ile d’Haïti touchée par un nouveau tremblement de terre

Haïti – Culture : Le Carnaval National, aura lieu cette année aux Cayes

Haïti – Sécurité : L’armée va faire gagner de l’argent à l’État haïtien !

Haïti-Environnement : Nouvelles secousses à une semaine du deuxième anniversaire du séisme de janvier 2010

Haïti-Politique : Martelly aurait-il une nationalité étrangère ?

Des dizaines d’étudiants « heureux » rendent visitent à Duvalier

Haïti/CEP-Corruption : L’ULCC dit n’avoir reçu aucune dénonciation formelle

Haïti/ CEP-Mesures conservatoires : Laurette Croyance espère être libérée le plus rapidement possible

Haïti/Amendement : La non-publication du texte amendé fait des gorges chaudes

Haïti – Politique : L’ex-Colonel Rébu critique le discours du Président Martelly

Haïti – Social : La Place Boyer enfin libre de ses occupants

Haïti – Politique : Arnel Bélizaire exclus de son parti «Veye yo»

Gaillot Dorsinvil et Ribel Pierre qualifient les poursuites d’illégales

Haïti – Justice : Me Jean Renel Sénatus, nouveau Commissaire du Gouvernement

Haïti/Justice : Me. Osner Févry durcit le ton contre Me. Michel Pierre Brunache

Haïti – Social : Arrivée massive d’Haïtien au Brésil

Haïti – Justice : L’ex-Commissaire du Gouvernement donne sa version des faits

Michel Martelly annonce un ensemble de projets pour l’année 2012

Haiti/Justice: Des mesures adoptées par le ministère de la Justice

Haïti – Éducation : L’Université de Limonade suscite la convoitise du secteur privé…

Haïti-Politique : La présidence propose de redéfinir l’être haïtien et de revenir à l’agriculture

Haïti – Politique : Fête de l’indépendance, félicitations et vœux des États-Unis

Haïti – Sociale : Martelly a commémoré avec honneur et fierté les 208 ans de l’indépendance

Haïti – Politique : Discours de Martelly pour le 208e anniversaire de l’indépendance d’Haïti

Haïti – Justice : Le nouveau Commissaire du Gouvernement démissionne

Haïti – Politique : Signature du décret de la loi sur la copropriété

Haïti – Justice : Le Commissaire du Gouvernement défend les droits de Gaillot Dorsinvil

samedi 31 décembre 2011

31 déc

Le Président Martelly prudent devant l’amendement de la Constitution
31/12/2011 07:56:35

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S’exprimant sur l’amendement de la Constitution, le Président Michel Martelly à fait savoir qu’il recevait des signaux contradictoires sur la question et qu’il allait constituer une équipe afin de ne pas prendre de décisions irréfléchies. Il affirme qu’en aucun cas il ne prendra une décision, qui engage le devenir de la Nation, dans la précipitation et qu’il entendait garder l’esprit calme et serein.

«…Pour les amendements, il y a une autre équipe qui va être constituée, parce que j’ai reçu des signaux mixtes. Par exemple il y a Me Gérard Gourgue, qui est actuellement au Canada qui m’a envoyé des messages importants, il m’a dit de ne pas avancer, pas avancer, pas avancer.. j’ai également le professeur Georges Michel qui nous dit la même chose, mais nous avons aussi d’autres personnes qui nous conseillent d’avancer.

Vous voyez, nous-même, nous ne voulons pas foncer tête baissée, il faut que nous sachions où nous allons, c’est un pays que nous gérons, ce n’est pas des folies que nous faisons, donc on est précautionneux, on réfléchi et on avance [...] aujourd’hui nous ne pouvons pas foncer tête baissée, il faut que les décisions soient mûrement réfléchies, parce que nous savons que tout ce que nous faisons, nous en sommes responsable. Nous allons prendre des décisions importantes pour le devenir d’une Nation, il faut que nous prenions le temps pour murir ces décisions pour ne pas les regretter après… »

Questionné pour savoir si le document de l’amendement corrigé et signé par les Présidents des deux Chambres était entre ses mains, le Président Martelly a répondu « Quel document ? [...] rien qui a été signé par l’Assemblée Nationale n’est entre mes mains et lorsque nous le recevrons, nous ne plongerons pas, comme je vous l’ai dit, nous garderons toujours la tête froide, l’esprit calme et serein… »

Rappelons que Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, avait confirmé que le texte de la Constitution amendée, corrigée et ratifiée avait été remis au bureau de la Présidence lundi, mais il est vrai qu’entre la remise au bureau de la Présidence et les mains du Président, il y a une nuance politique et stratégique.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4583-haiti-politique-la-constitution-amendee-remise-au-bureau-de-la-presidence.html

TB/ HaïtiLibre

 

Gaillot Dorsainvil descendu d’un avion en instance de départ ce vendredi matin

vendredi 30 décembre 2011 à 10:14

Par Succès Estinvil

clip_image006[6]L’ancien président du conseil électoral provisoire est en train d’être auditionné à l’Aéroport Toussaint Louverture.

Alors qu’il était déjà à bord d’un avion en partance pour la Floride, Gaillot Dorsainvil a été interdit ce matin de laisser le pays  par les services de l’immigration,.

La  décision aurait été prise sur requête du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me. Lionel Constant Bourguoin, avons-nous appris auprès d’une source digne de confiance.

Notons que le président limogé a été l’objet d’un mandat d’arrêt émis par Me. Auguste Harricidas, ex-chef du Parquet de Port-au-Prince.

Interrogé par Vision 2000, le ministre de la Justice Michel Brunache dit ne pas savoir jusqu’ici pourquoi la police n’a pas exécuté le mandat émis par le parquet de Port-au-Prince contre le président du Conseil électoral provisoire.

Soulignons que le Bureau de Communication de la Présidence informe que,  par arrêté en date du jeudi 29 décembre 2011, l’arrêté du 16 octobre 2009 nommant les Membres du  Conseil Électoral Provisoire est et demeure rapporté.

Par conséquent, les anciens Membres du Conseil Électoral Provisoire sont invités à remettre à  la Direction Générale de l’institution électorale tous les biens de l’État qui sont encore en leur possession.

 

Salutations officielles au Président Martelly à l’occasion des fêtes de fin d’année
30/12/2011 08:30:23

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Michel Martelly, le Président de la République, accompagné de la Première Dame, Sophia Martelly et du Premier Ministre Garry Conille, a reçu officiellement, en début de soirée de ce jeudi 29 décembre 2011, les salutations et les vœux traditionnels de fin d’année des grands commis de l’État et des représentants du Corps Diplomatique et Consulaire.

Cette cérémonie de communion et de convivialité nationales, déroulée au Palais National, en présence, entre autres, des hauts cadres de l’Exécutif, des parlementaires, des représentants du pouvoir judiciaire et du Nonce Apostolique, a été l’occasion pour le Chef de l’État de souhaiter une fructueuse année 2012 pour Haïti et pour l’ensemble des peuples de la terre.

Le Président Martelly a passé des instructions claires aux membres du Gouvernement pour que cette nouvelle année soit meilleure à partir des actions concrètes qui seront posées. Après seulement 7 mois de présidence, les preuves de la ferme volonté et des efforts du Chef de l’État de favoriser l’établissement d’un climat d’ouverture, de tolérance et de solidarité entre ses concitoyens sont incontestables.

Le Nonce Apostolique est parmi ceux qui reconnaissent le dynamisme et le dévouement du Président de la République dont il salue la vision du changement. Monseigneur Bernardito Ausa a notamment fait référence aux quatre « E » (Éducation, Environnement, Emploi, État de droit).

Le Représentant du Pape Benoit XVI en Haïti renouvelle l’engagement des pays amis de continuer à accompagner l’État haïtien dans cette lutte vers le progrès véritable et le changement.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Fêtes de fin d’année : Garry conille s’adresse à la nation

vendredi 30 décembre 2011 à 16:03

clip_image012[6]Dans son message à l’occasion des fêtes de fin d’année, le chef du gouvernement haïtien, Garry Conille, a reconnu que l’année 2011 a été très difficile pour le pays frappé par des crises diverses.

Mais, affirme-t-il, l’avènement du gouvernement Martelly/Conille nourrit l’espoir de grands changements pour le peuple haïtien.

Le Premier ministre indique avoir, en cette période, une pensée particulière pour les couches démunies confrontées aux angoisses quotidiennes de la vie.

Insistant sur la vision du président de la République, le docteur Garry Conille promet que le gouvernement, avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers, va tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés et améliorer les conditions de vie de la population haïtienne.

 

117 migrants haïtiens interceptés au large de French Cay
31/12/2011 08:49:00

clip_image014[6]La police Royal de des îles Turques et Caïques a intercepté une embarcation haïtienne ce mercredi vers 15h30 à environ sept miles au Nord-Est de French Cay. Un total de 117 personnes étaient à bord, quelque 90 hommes, 21 femmes et six enfants de sexe féminin.

Le bateau a été escorté à South Dock Port, Providenciales, et est arrivé à 19h30 heures. Après une recherche sur le bateau par la police, il a été mis en fourrière par les agents d’immigration et a été retiré de l’eau.

En accord avec le Plan d’urgence national des îles Turques et Caïques ils ont tous été ramenés à terre par la Royal Turks and Caicos Islands Police (RTCIP) sur d’autres navires et remis aux agents de l’immigration pour détention, traitement et rapatriement, via le centre de détention de Five Cays, à Providenciales.

Cette opération est soutenue par le personnel du ministère de la Santé et le ministère du Développement social ainsi que la Croix-Rouge, en collaboration avec les autorités haïtiennes. 5 hommes nécessitent un traitement médical, et sont au Centre médical Cheshire Hall. Les 6 enfants sont sous les soins du Développement social.

La police est le bureau de l’immigration ont interrogé les migrants ce jeudi matin et les fonctionnaires de l’immigration pensent commencer le rapatriement des ressortissants haïtiens dès aujourd’hui jeudi 29 décembre, en ​​commençant par les enfants. Le rapatriement vers Haïti sera fait en collaboration avec les autorités haïtiennes afin de s’assurer que des dispositions appropriées sont prises pour accueillir et réinstaller les candidats à l’émigration, en particulier les enfants et les migrants vulnérables.

Dimanche un bateau transportant 244 migrants haïtiens a été appréhendé à l’Ouest du Ship Channel Cay, Exuma. Samedi, 45 haïtiens se sont noyés à une centaine de mètres de Punta de Maisi, extrême est de Cuba alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes cubaines. Vendredi la garde Côtière Américaine a rapatrié un groupe de 112 migrants haïtiens, 87 hommes, 19 femmes et 6 enfants au Cap Haïtien, ils avaient été intercepté à l’ouest de Great Inagua, Bahamas.

HL/ HaïtiLibre

 

Suppression des visas pour Haïti pour certains pays
30/12/2011 09:23:48

clip_image016[6]Hier jeudi, Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes en compagnie de Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre du Tourisme, a annoncé qu’à compter du 10 janvier 2012, «… il a été décidé, dans le cadre de l’encouragement des investissements étrangers vers Haïti et de la promotion du tourisme, la suppression de l’obligation pour tous les ressortissants dominicains, panaméens et colombiens, d’avoir un visa pour rentrer en Haïti. Cependant, il faut que ces ressortissants aient sur leur passeport valide, un visa Schengen [visa européen] ou un visa américain ou un visa canadien valide. Cette décision a été prise avec le Ministère du Tourisme [...] avec le Ministère de l’Intérieur. Cette mesure va permettre aux investisseurs d’avoir une étape en moins pour venir voir ce que le pays peut leur offrir et va nous permettre également, d’accroitre le tourisme [...] »

De son côté, la Ministre du tourisme à déclaré «… effectivement à compter du 10 janvier, comme le Chancelier vient de le dire, nous aurons l’opportunité de recevoir plus de touristes dominicains. Je dois vous dire qu’au niveau de l’Association Touristique d’Haïti dont j’étais membre avant de rentrer au gouvernement, nous avions déjà entamer des démarches sur ce sujet, nous avions reçu des responsables d’agences de voyages dominicaines qui étaient très intéressées à faire des forfaits touristiques avec Haïti, plus particulièrement avec la zone Nord du pays [...]

Lorsque nous avons parlé avec ces responsables, ils nous ont dit qu’il y a une classe moyenne dominicaine, qui est très intéressé à venir en Haïti et que si elle n’avait plus l’étape du visa, ces personnes pourraient venir plus rapidement. Mais pas seulement ça, n’oublions pas qu’un visa, coûte à peu près 80-100 dollars et lorsque vous multipliez ce montant pour une famille de 4-5 personnes, cela fait près de 500 dollars en plus, sur le montant du forfait touristique qui est déjà assez élevé, d’autant que ces agences nous ont déjà dit, qu’en Haïti, nous nous sommes plus cher qu’en la République Dominicaine…»

PI/ HaïtiLibre

 

Le président Martelly signe l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété

vendredi 30 décembre 2011 à 16:11

clip_image018[6]Le Président de la République, Michel Joseph Martelly a procédé, le vendredi 30 décembre 2011 à la signature de l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété.

Cet arrêté, qui vient renforcer le secteur de la construction en implémentant son cadre juridique, est aussi une manifestation de la vision qu’a le Chef de l’État de la modernisation des structures et infrastructures urbaines

.La loi sur la copropriété ouvre des horizons nouveaux aux investisseurs qui peuvent désormais avoir une approche plus pragmatique, plus grandiose et plus moderne de leurs projets immobiliers.

« La construction en hauteur constitue aujourd’hui une option très intéressante pour viabiliser l’investissement immobilier dans la capitale haïtienne. Les entrepreneurs locaux et étrangers n’attendent d’ailleurs que l’harmonisation des lois existantes sur la copropriété pour se lancer dans le développement de projets immobiliers. Dans ce dessein, je m’assurerai, tous les jours, que ce virage vers la copropriété soit conduit, de manière sereine et rationnelle, pour ne pas retomber dans les errements du passé. » a souligné le Chef de l’État.

L’application de la loi sur la copropriété offrira une réponse adéquate à la carence de logements, permettra à un plus grand nombre de citoyens d’accéder au statut de propriétaire et dynamisera le secteur de la construction.

 

Rencontre sur la copropriété, signature ce vendredi d’un arrêté
30/12/2011 06:45:04

clip_image020[6]Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a organisé, ce mercredi 28 Décembre 2011, une séance de travail avec des membres du secteur des affaires autour de l’importance de l’Arrêté relatif à la copropriété en faveur des investissements dans le cadre de la diplomatie d’affaires.

Le Secrétaire Exécutif du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Économique et l’Investissement, M. Karl Jean-Louis, a profité de l’occasion pour rappeler les avantages de cet Arrêté qui, selon lui, va révolutionner le marché de l’immobilier en Haïti et permettre aux investisseurs internationaux de pouvoir s’implanter dans le pays, et, du même coup, assurer un développement rapide sur la base de la création d’emplois et de richesses.

Le Ministre Lamothe a insisté, de son coté, sur la possibilité désormais pour le Ministère des Affaires Étrangères d’ouvrir le marché haïtien de l’immobilier à une plus grande compétitivité en obtenant des partenaires internationaux prêts à promouvoir la croissance économique par la diplomatie d’affaires.

Le Président de la Chambre d’Agriculture, d’Agro-Industrie et d’Agriculture Biologique, M. Grégory Mevs, a pour sa part fait valoir l’opportunité de créer des espaces de production assez étendus en faveur des investisseurs internationaux désireux d’implanter des usines agricoles de concert avec le secteur privé haïtien. Ceci permettra un développement plus rapide en vue de l’autosuffisance alimentaire, selon M. Grégory Mevs.

Monsieur Jerry Tardieu de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest a aussi expliqué l’importance de cette nouvelle législation, qui peut offrir aux classes moyennes un accès plus rapide à des logements et à un meilleur prix.

Monsieur Marc Antoine Accra de l’Association des Industriels Haïtiens (ADIH) estime que cette législation sur la copropriété pourra faire baisser la pression sur le foncier en Haïti et également permettre aux développeurs de financer la modernisation des grandes villes d’Haïti comme partout ailleurs.

Me Andy René, avocat de profession et membre du Secrétariat exécutif du Conseil Consultatif Présidentiel a précisé que l’objectif de la rencontre qui était de discuter de la loi sur la copropriété en Haïti, a permis de comparer avec les premiers efforts légaux établis depuis 1984, et de comprendre les amendements et corrections pour qu’elle soit appliquée effectivement et efficacement.

Selon le Ministre Lamothe, depuis 200 ans, Haïti a eu très peu de constructions en copropriété. Les lois existantes ne sont plus adaptées par rapport à la mondialisation et aux Accords internationaux. L’idée de cette rencontre du Ministère des Affaires Étrangères a été de développer le dialogue sur la question avec le secteur privé et de trouver une base de concertation sur la promulgation de l’Arrêté d’application qui viendra compléter la loi de 1984 et permette à la nouvelle législation sur la copropriété d’être effective.

Le Chancelier Lamothe croit qu’il faut passer de la parole aux actes. Selon lui, le Ministère des Affaires Étrangères va continuer en 2012 à inviter les pays amis à déléguer des investisseurs dans le pays. Haïti doit aussi faire le premier pas : enlever les obstacles qui freinent la modernisation future d’Haïti.

Ce vendredi aura lieu au Palais National la cérémonie de signature de l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4587-haiti-economie-la-loi-sur-la-copropriete-haitienne-en-discussion.html

HL/ HaïtiLibre

 

Une secrétaire d’état et 3 directeurs généraux installés ce jeudi

30/12/2011 10:51:36

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Pierre Raymond Dumas, le Ministre de la Culture et de la Communication a procédé, ce jeudi 29 décembre, à plusieurs installations de responsables, dont la nouvelle Secrétaire d’État au Patrimoine, Madame Elsa Baussan Noël qui a déclaré «… au niveau de la création de la Secrétairerie d’État au Patrimoine c’était tout simplement l’idée du Gouvernement, de pouvoir lier le patrimoine historique, culturelle de ce pays à la promotion du tourisme [...] je vais essayer pendant mon mandat de faire la liaison entre le secteur touristique et le secteur culturelle du pays [...] avoir plus de touristes. On va créer un Conseil qui va gérer les parcs historiques pour pouvoir les rentabiliser afin qu’ils puissent subsister par eux-même et obtenir plus d’argent au niveau de l’ISPAN et les différentes entités qui s’occupent de la restauration des monuments historiques un secteur créateur d’emplois…»

Le Ministre de la culture a également installé un nouveau Directeur à l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) Il s’agit de l’ingénieur architecte, Henri Robert Jolibois. Le nouveau venu affirme qu’il sera à l’écoute de tous ceux qui peuvent l’aider à bien accomplir sa tâche.

Pierre Raymond Dumas a aussi nommée Michèle Frich comme Directrice du Musée du Panthéon National (MUPANAH). Cette dernière, a saluée le travail effectué par ses deux prédécesseurs, notamment le Directeur sortant, monsieur Robert Paret. Elle a promis d’œuvrer au bon fonctionnement du MUPANAH ainsi qu’à la création de musées dans plusieurs régions du pays.

Enfin, le peintre Philippe Daudart, a été installé par le Ministre, à la tête de l’École Nationale des Arts (ENARTS).

S/ HaïtiLibre

 

Rencontre entre le Chef de l’État avec les représentants du secteur de la pêche

vendredi 30 décembre 2011 à 15:45

Le Président de la République, Michel Joseph Martelly, a rencontré, le jeudi 29 décembre 2011, au Club Indigo, des représentants du secteur de la pêche pour s’enquérir personnellement de leur fonctionnement. Le Chef de l’État en a profité pour recueillir les doléances et recommandations des participants de manière à apporter son appui au renforcement de ce secteur.

« A l’écoute des espérances des pêcheurs, de leurs attentes, de leurs incontournables expériences, de leurs pratiques, de leurs connaissances du milieu, je viens m’abreuver à la source. Je viens apprendre d’eux, car ma mission est avant tout de servir »,  a souligné le Chef de l’État qui invite les  pêcheurs à créer une structure afin de gérer les problèmes inhérents au secteur tout en leur promettant son total support. Le président Martelly s’engage à travailler à la transformation de la pêche en une véritable industrie qui pourra à l’avenir mobiliser des investissements étrangers.

Dans leur prise de parole, quelques responsables d’organisations de pêcheurs disent reconnaitre la volonté du Chef de l’État de donner un nouveau souffle à ce secteur et en ont  étalé les besoins et disponibilités de la filière.

Cette rencontre tenue à l’initiative du président Martelly vise la participation de tous les secteurs dans la réforme et la restructuration de leurs activités respectives en vue de garantir le développement économique du pays.

 

Premier rapport préliminaire sur la composante militaire de la force publique
30/12/2011 12:26:29

clip_image024[6]La Commission d’État sur « l’organisation de la composante militaire de la force publique », a remis au Président Michel Martelly un premier rapport préliminaire, sur le travail effectué depuis sa constitution, confirmée par un arrêté présidentiel, datée du 2 décembre dernier et publié le mardi 6 décembre 2011.

L’historien Georges Michel, membre de la Commission a précisé que ce rapport fait état des différentes étapes à franchir en vue de la mise sur pied de la nouvelle force militaire haïtienne et qu’il revient au Chef de l’Etat, dans le discours qu’il prononcera le 1er janvier prochain, à l’occasion de la célébration du 208e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, de fournir tous les détails à la population.

La Commission va maintenant rencontrer les différents acteurs de la société entre autres : les églises, le parlement, le secteur des affaires et même des diplomates dans le cadre de la deuxième phase de sa mission. Les discussions, une fois résumée, seront envoyées au Chef de l’Etat dans un deuxième rapport préliminaire. Une fois le rapport final remis [en mai 2012], il reviendra au Président Martelly de tenir sa promesse de reconstituer l’armée d’Haïti.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4423-haiti-securite-commission-d-etat-d-organisation-de-la-composante-militaire-de-la-force-publique.html
http://www.haitilibre.com/article-4435-haiti-securite-martelly-s-exprime-sur-la-nouvelle-force-publique.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Emplois : En attendant de voir le « e » de « emploi » ?

vendredi 30 décembre 2011

P-au-P, 30 déc. 2011 [AlterPresse] — Les administrations haïtiennes d’aujourd’hui et d’hier comptent beaucoup sur la sous-traitance pour résorber un chômage chronique qui touche en terme réel environ 70% de la population du pays, selon des observations concordantes d’économistes.

Cette tendance s’est confirmée aussi bien avec le président René Préval qu’avec son successeur en mai 2011, Michel Martelly, tandis que la masse des chômeurs dans les villes pèse d’un certain poids dans la balance politique, comme on l’a vu lors des dernières élections présidentielles et législatives.

« Compter les œufs dans le ventre de la poule » [1]

L’installation controversée d’un nouveau parc industriel à Caracol, dans le nord du pays, devrait, selon les prévisions, occuper une bonne partie de la force de travail haïtienne en attente d’emplois.

Pour Martelly, la construction de ce parc industriel est un « modèle d’investissement » qui peut contribuer à la création de milliers d’emplois.

Sauf que, l’expérience n’est pas nouvelle. Dans un passé récent, les prévisions se sont fracassées sur la dure réalité de la concurrence en terme de conditions offertes pour attirer ces entreprises volatiles et peu intégrées à l’économie locale.

Les usines de sous-traitance, avec environ 50 000 emplois jusqu’à la fin de cette année, n’ont atteint qu’à moitié les objectifs évoqués par l’ancien président Préval, qui avait lancé le chiffre de 100.000 emplois dans ce secteur pour 2011.

Il est vrai que de 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillaient en 2010 dans les usines du Parc industriel en périphérie de la capitale. 10.000 nouveaux emplois seraient donc créés en 2011 dans la sous-traitance.

Parvenu à la magistrature suprême de l’État, Martelly – qui entend faire de l’emploi l’un des principaux axes de son quinquénat – a promis la création de 500.000 "djob" en 36 mois. C’était à la fin du mois de novembre, à l’ouverture du 2e forum sur « les investissements en Haïti », tenu à Port-au-Prince. Outre la sous-traitance, le chef de l’État a alors insisté sur les infrastructures routières, l’agriculture et le tourisme.

Le chef du gouvernement, Garry Conille, est, quant à lui, allé jusqu’à promettre 1.630 000 emplois en trois ans, après avoir évoqué la création de 2,5 millions de postes de travail au bout de 4 ans.

Chômage et promesses d’emplois

Simple valse de chiffres ou des engagements fermes appuyés sur des calculs rationnels ? Les comportements ou les stratégies mises en œuvre portent à réfléchir sur les possibilités de matérialisation des prévisions avancées.

En fin d’année, l’initiative de l’administration Martelly de consacrer plus de 10.000.000 de dollars (tirés du trésor public ?) à des activités festives, à des opérations de distributions de cadeaux ou d’enveloppes alimentent la controverse.

Si des voix s’élèvent pour mettre en doute la durabilité de l’impact de ce genre d’initiative, on ne doute pas des retombées politiques de la démarche, qui, dans un contexte de chômage et de misère, bénéficie à coup sûr d’un niveau de réceptivité. [sfd-gp apr 30/12/2011 21:50]

[1] traduction littérale d’un proverbe créole

 

Haiti : Pour que 2012 déclenche la modernisation du pays

vendredi 30 décembre 2011

Par Leslie Péan

Les élections visant à renouveler le tiers du Sénat en 2012 risquent de placer Haïti dans une zone de turbulences et de compromettre le climat de détente nécessaire à la reconstruction des infrastructures et à la refondation de l’État haïtien. Les actifs nationaux ont déjà été si fortement dépréciés et dévalorisés au cours des 50 dernières années qu’ils imposent maintenant un appel à la raison. Les réflexions qui suivent ont pour seul but d’essayer de maintenir la marge de rêve qu’Haïti ne cessera de symboliser dans la conscience universelle. Puissent-elles contribuer à arrêter les larmes qui obstruent la vision des acteurs.

Un temps de complexité

Les protagonistes d’aujourd’hui ont beaucoup à apprendre des luttes d’hier pour pouvoir mieux gérer les inévitables conflits naissant des alliances de classes avant qu’elles ne dégénèrent en des luttes intestines déstabilisatrices aboutissant à la défaite de tous.

Les conditions qui ont conduit à l’indépendance d’Haïti ont pesé lourdement sur l’organisation du nouvel État. L’historiographie haïtienne a surtout retenu la guerre de l’indépendance contre la France qui voulait réimposer l’esclavage avec Bonaparte. Ce qui semble échapper à la réflexion et à l’analyse, c’est la vitesse du processus de cette guerre (1802-1803), l’impréparation des protagonistes haïtiens à la gestion du nouvel État et la complexité de la gestion de l’alliance de classes qui a permis la victoire sur les troupes françaises.

En effet, après la guerre du Sud de 1799, Toussaint Louverture et ses lieutenants ne s’attendaient pas à la signature de la paix d’Amiens du 1er octobre 1801 et au retour des dirigeants des anciens libres avec à leur tête Alexandre Pétion en février 1802. La capture de Toussaint Louverture en juin 1802 va tout changer. Les aïeux ont vite compris qu’il ne leur restait, en dehors de l’indispensable union entre anciens et nouveaux libres, aucune alternative susceptible d’empêcher le rétablissement de l’esclavage. Aiguillonnés par les masses de cultivateurs regroupés autour de Lamour Dérance, Petit Noël Prieur, Cacapoule, Sans-Souci, Jasmin, Macaya, Sylla, Jacques Tellier, Hyacinthe, Vamalheureux, Romaine La Prophétesse, Mavougou, les aïeux nous ont donné l’indépendance, tout en essayant de sauvegarder leur pouvoir de commandement menacé par ces chefs de bande qui ne pactisèrent jamais avec les troupes coloniales françaises.

Pour affronter les troupes de Leclerc, il fallait s’accorder sur une stratégie d’alliances avec un commandement unique. Pour surmonter la déconvenue provoquée par la perte de Toussaint Louverture, les généraux anciens libres Clerveaux, Pétion, Bazelais, Geffrard se concertent et évaluent leurs atouts. Tout en reconnaissant les limites de Dessalines, ils décident d’un commun accord avec Christophe d’offrir le commandement de l’armée indigène à ce dernier. Les anciens libres (Christophe inclus) sont le cerveau de la lutte pour l’indépendance. Mais ils ne peuvent pas y arriver seuls. Ils ont besoin du bras armé des 450 000 nouveaux libres, anciens esclaves, pour vaincre les Français, mais aussi pour organiser le nouvel État. Ce n’est pas trop de rappeler que des 36 signataires de l’Acte de l’Indépendance dans la ville des Gonaïves, le ler janvier l804, 24 étaient des mulâtres ou gens de couleur, 11, des Noirs et le dernier un Blanc.

Toute la complexité de la situation haïtienne, de ces temps originels jusqu’à nos jours, réside dans l’incapacité des uns et des autres de rentabiliser leur participation dans cette entreprise qui a créé Haïti. Avec Dessalines, les nouveaux libres majoritaires dans la population en général ont revendiqué l’accès à la propriété dans un combat qui a fini par ruiner la ressource principale de la terre à la base de la richesse de la colonie de Saint- Domingue. Le refus de taxation du capital terrien est manifeste tant les propriétaires terriens (anciens et nouveaux libres) se donnent d’avantages fiscaux au détriment de l’État. Quant aux anciens libres signataires majoritairement de l’acte de l’indépendance de 1804, ils ont versé dans la contrebande avec les marchands étrangers, américains surtout, contrôlant le commerce extérieur. Cette alliance génératrice de malheurs a non seulement abouti à l’assassinat de Dessalines le 17 octobre 1806, mais a surtout jeté les bases de l’État marron, c’est-à-dire d’un État ne disposant pas de l’impôt et des ressources fiscales nécessaires pour assurer son propre fonctionnement. Si la déclaration de Dessalines « Et les pauvres Noirs dont les pères sont en Afrique, ils n’auront donc rien » à contribué à jeter une chape d’inquiétude sur les anciens libres, ses actions vont compliquer une situation déjà explosive en ne laissant aucune possibilité d’une détente significative.

De Vastey et « Le système colonial dévoilé »

Loin de résoudre les épineux problèmes du despotisme, le parricide de Dessalines, qui fait encore l’objet de versions divergentes, ouvre un nouveau cycle de malheurs. Le nouvel État est ébranlé par un remède pire que le mal, car les meurtriers ont depuis retourné l’arme du crime contre eux-mêmes. Pour avoir une idée de la complexité de la malfaisance qui assaille Haïti dès son origine, il suffit de se rappeler que le parricide a été avalisé par le fils et le gendre de l’empereur, L. Dessalines et Cincinnatus Leconte père, tous deux signataires de la Constitution du 27 décembre 1806.

Dans les décennies suivantes, les démons de cette malfaisance associés aux agioteurs confisqueront les finances publiques au détriment de l’intérêt général. Les mécanismes de coordination et de gestion du pouvoir ont brisé l’approche en unisson qui a permis 1804. La « solidarité stratégique » des élites était rompue. Les reproches de pouvoir absolu adressés à Dessalines par ses assassins ne sauraient être rejetés du revers de la main. De tout temps et en tout lieu, l’absolutisme a engendré la conspiration comme seul moyen d’éliminer le tyran. La concentration en une seule et même personne des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire n’est pas l’esprit du temps qui a vu les révolutions américaine de 1776 et française de 1789 instaurer la république et envoyer un roi à l’échafaud. Les pratiques politiques qui se greffent sur ces actions d’arrière-garde sont en contradiction flagrante avec la modernité dans ce qu’elle charrie de plus noble. Les luttes pour le pouvoir entre anciens et nouveaux libres donnent lieu à des alliances qui cassent les clivages de couleurs savamment entretenus par le racisme colonial. Les mulâtres Prévost, Prézeau, Hugonin, Dupuy, De Vastey rejoignent Christophe dans le Nord et l’Artibonite, tandis que les Noirs, Guillaume Manigat, Faustin Soulouque, Linstant de Pradines et d’autres sont avec Pétion dans l’Ouest et le Sud. Il importe de remarquer que l’avancée fondamentale pour une politique d’intégration sociale est mise en avant par De Vastey qui ne s’arrête pas de penser les blocages au développement d’Haïti. S’identifiant à l’Afrique, De Vastey met le doigt dans la plaie en s’attaquant à la culture coloniale incrustée dans nos têtes. Pour lui, cette culture coloniale est le plus grand mal qui nous terrasse et elle entrave toute émancipation. Tout en observant le devoir de réserve qui lui est imposé par ses responsabilités politiques, De Vastey met en avant la connaissance et réfléchit à la condition haïtienne dans un environnement dominé par le racisme blanc anti-noir. Son ouvrage « Le système colonial dévoilé » publié en 1814 représente la première manifestation de la négritude, à ne pas confondre avec le noirisme mystificateur des aigris et autres abrutis de la scène politique. Et encore moins avec le mulâtrisme imbécile des dégénérés.

Un peu d’infidélité pour rester fidèle

Il importe d’évoquer la psychologie des profondeurs pour tenter de comprendre le refus de déterminer pourquoi Haïti a pris l’option la plus mauvaise à partir de 1804. Pourquoi l’alliance de classes qui a donné l’indépendance s’est transformée en une lutte de classes destructrice des choses et des hommes ? Pourquoi la réponse des aïeux n’a pas été viable ? Pourquoi Haïti n’a jamais pu retrouver la compétitivité de Saint-Domingue qui produisait une richesse supérieure à celle de ces treize colonies devenues les États Unis d’Amérique ? La réflexion sur ces questions aujourd’hui en décembre 2011 doit aider à comprendre pourquoi et comment Haïti est devenue le paria de la communauté internationale. La prescience des gouvernants d’aujourd’hui se nourrit-elle de l’expérience de Toussaint Louverture avec les Américains, de Dessalines et Pétion avec les Latino-Américains, de Christophe avec les Anglais ?

La combativité des aïeux est indéniable et leur faire un peu d’infidélité en critiquant leurs pratiques ne peut qu’aider à assurer notre fidélité à leur projet d’indépendance. Avaient-ils bien compris leur place dans le monde ? Mais surtout avaient-ils compris leur place chez eux parmi les va-nu-pieds avec qui ils avaient gagné la guerre de l’indépendance ? La politique d’exclusion des masses de cultivateurs et des paysans des centres de décision de l’État aura des conséquences graves. Elle installera la méfiance au cœur de l’État en empêchant toute remise en forme de l’économie ravagée par une décennie de soulèvements commencée avec la révolte générale des esclaves de 1791 pour aboutir à la guerre de l’indépendance.

Si notre société n’arrive pas à trouver un consensus, c’est parce que la confiance n’existe pas. C’est aussi la cause de notre insolvabilité financière. La vérité brutale est que le blocus de la communauté internationale sur Haïti a engendré, au niveau du pouvoir politique, une forme perverse de protectionnisme dont les conséquences négatives ont pris la forme d’une spirale descendante que les occupations à répétition du XXe siècle n’ont pu arrêter. La légitimité des élites dirigeant l’État se heurte non seulement au refus des cultivateurs de payer l’impôt, mais aussi aux clans des propriétaires terriens qui refusent de contribuer à combler le déficit structurel des finances publiques. Face aux soulèvements et jacqueries des cultivateurs depuis le gouvernement de Dessalines, les expédients fiscaux des emprunts auprès des négociants seront mis à profit pour tenter de trouver une solution à la crise budgétaire de l’État. Au fait, les aïeux aux prises avec le colonialisme en transformation dans la colonialité n’ont pas compris que la meilleure solution pour négocier avec les puissances extérieures était de se souder aux masses populaires et aux cultivateurs au lieu de rechercher l’amitié de leurs anciens maîtres. Ils ont surestimé leurs chances de succès face au système colonial qui prend mille et un détours avant de revenir à lui-même pour se déployer. Dans la bonne tradition de la politique de la Restauration, qui voulait faire d’Haïti « une province de la France rapportant beaucoup mais ne coûtant rien » [1]. Le recours aux anciens maîtres est ainsi devenu le protectionnisme politique qui assure le maintien des privilèges des élites des anciens libres ou leur ouverture aux élites des nouveaux libres. Ce n’est donc pas de la déveine si, dans les deux cas, les échecs ont été chaque fois aux grands rendez-vous de notre histoire

Prévenir un nouveau désastre

Pour que 2012 déclenche la modernisation du pays, il importe de se remémorer l’expérience de nos aïeux en comprenant bien ce qui l’a fait dérailler. Si l’environnement international marqué par la crainte d’un retour des Français a pesé lourd dans le comportement des élites, ces dernières au lieu de se jeter dans le « deux jours à vivre » auraient pu faire un autre choix en se soudant aux masses de va-nu-pieds pour préparer leur riposte à ce retour des colons qui les hantait. C’est dans cet esprit que Boyer consentira à indemniser la France en 1825 et à acheter en quelque sorte notre indépendance. En préférant chercher leur légitimité chez leurs anciens maîtres, les élites haïtiennes de toutes les couleurs ont créé une situation permanente de désenchantement en instituant l’autoritarisme et la dictature, qui perdurent depuis lors. La politique d’exclusion de la majorité de la population et l’encouragement de l’ignorance ont contribué à continuer la colonialité sous le couvert de cette modernité qu’a symbolisée 1804. La profondeur historique oblige de reconnaître ces contraintes au changement, en intégrant, une fois pour toutes, tous les Haïtiens dans la conduite des affaires nationales.

Il importe de tout faire pour prévenir un nouveau désastre en Haïti. Depuis 1986, le mouvement démocratique connaît des accélérations, des coups de freins, des ruptures et des précipitations. Des mouvements politiques de fortune naissent et disparaissent, s’effondrent avec des Père Lebrun avant de se reconstituer plus loin. Mais par delà les rebondissements qui font frôler la catastrophe, les ambitions politiques de tous les secteurs de la population sont légitimes. Toutefois, au vu des enjeux de la refondation, n’est-ce pas le moment de faire l’économie des luttes de pouvoir. Et de privilégier l’économie par rapport aux luttes de pouvoir ? Pour trouver une sortie équitable à un pays enfoncé dans l’ignorance en évitant les écueils de la culture du pouvoir colonial et de ses relais que sont l’élitisme et le mépris. Un ordre fondamentalement injuste auquel les masses haïtiennes affichent une résistance depuis 1804 et qu’il ne s’agit pas de réformer mais plutôt de renverser.

[1] Benoit Joachim, « Commerce et Décolonisation : l’expérience franco-haïtienne au XIXe siècle », Annales, volume 27, numéro 6, Paris, France, 1972, p. 1499.

 

Des détenus devraient bénéficier de la grâce présidentielle
29/12/2011 09:29:18

clip_image026[6]Me. Michel Pierre Brunache, le Ministre de la Justice et de la Sécurité publique rappelle qu’en fin d’année généralement, le Chef de l’État gracie toujours certains condamnés et que le Président Michel Martelly entendait cette année, respecter cette tradition.

«… généralement en fin d’année, le Président gracie toujours certains condamnés qui sont soit en fin de peine, soit pour bonne conduite pendant leur incarcération. Cette année encore, le Président de la République veut respecter cette tradition.

Nous nous sommes attelé à la tâche et nous avons demandé aux 18 juridictions du pays, de nous envoyer une liste avec des dossiers et le Président choisira parmi cette liste, lesquels seront les heureux bénéficiaires de la grâce présidentielle [...]

…le critère est simple et concerne le plus souvent des condamnés pour des délits correctionnels ou des condamnés, même en matière de crime, en fin de peine [...] le nombre de prisonniers à gracier est laissé à la discrétion du Président.

Je suis en train d’accumuler pour l’instant les listes qui me sont envoyées. Il y a une Commission au niveau du Ministère qui travaille dessus, ensuite on va acheminer la liste à la Présidence, mais c’est à la discrétion du Président de la République ou de son équipe, de faire connaitre exactement le nombre de détenus concernés [...]

…dans chaque juridiction, le doyens et les Commissaires du Gouvernement travaillent de concert pour présélectionner ceux qui pourraient bénéficier éventuellement de la grâce présidentielle [...] on a 18 juridictions, si on en prend 10 par juridiction, ça fait déjà 180 et si on ajoute la zone métropolitaine, les juridictions de Port-au-Prince, de Croix-des-Bouquets et de Petit-Goâve, on peut facilement arriver à une liste de présélectionnés de près de 200 détenus, mais il appartiendra au Président de la République de décider, si c’est seulement 10 personnes ou 20 qui vont obtenir cette grâce… »

S/ HaïtiLibre

 

La Constitution amendée remise au bureau de la Présidence
28/12/2011 08:47:56

clip_image028[6]Le Président du Sénat, Rodolphe Joazile a confirmé que le texte de la Constitution amendée, corrigée et ratifiée avait été remis au bureau de la Présidence lundi.

«… nous avons acheminé le texte au bureau de la Présidence hier [lundi], la version corrigée de l’amendement constitutionnel [...] nous avons travaillé avec des experts sur la question, nous avons visionné toutes les cassettes et nous pensons que le document que nous avons envoyé au Président de la République reflète exactement ce qui a été voté à l’Assemblé Nationale [...]

… lorsque nous avons visionné les cassettes, nous l’avons fait devant témoins, nous avons d’abord l’Initiative de la Société Civile qui depuis le commencement a toujours accompagné le Sénat dans ses démarches, [...] nous avons le Réseau National des Droits Humains (RNDDH) qui ont fait un travail dans ce sens pour nous, nous profitons de l’occasion pour remercier les personnes du RNDDH tout comme nous remercions ceux de la Société Civile qui nous ont aidé à faire ce travail, nous avons même corrigé les points virgules [...] nous attendons maintenant que le Président prenne les dispositions nécessaires [...] »

Toutefois, à l’approche de la publication de la Constitution, les juristes restent divisés. Me Aviol Fleurant, considère qu’il s’agit d’une bonne décision qui permettra au pays d’avancer, que la nouvelle Constitution va permettre la mise sur pied de la cour constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de l’Etat de droit, ainsi que le Conseil Électoral Permanent dont la procédure de création est dorénavant allégée. Les 9 membres de cette structure seront maintenant désignés par l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.

Me Camille Leblanc soutient que c’est le Président Préval et non le Président Martelly qui aurait dû faire publier le texte. Ce qu’il avait été fait, reconnait le juriste, qui rappelle toutefois, que le président Martelly avait rapporté ce texte publié dans le journal officiel « Le Moniteur » car il n’était pas conforme à celui qui avait été voté au parlement. Il assimile « ces accrocs », à une tentative de coup-d’Etat perpétré contre la Constitution pointant du doigt l’ex Président Préval avec la complicité de quelques parlementaires. Pour lui, la publication par le président Martelly de la version corrigée de la Constitution amendée, n’est qu’une « grossière plaisanterie » orchestrée par des autorités qui n’ont pas peur d’être ridiculisées, dénonçant au passage le G16, qu’il qualifie de « la bande à Lambert » qui cherchent à s’accaparer les prochaines élections avec la complicité du Président Martelly.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4575-haiti-politique-publication-imminente-de-la-constitution-amendee-et-corrigee.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution amendée :

L’ex-Colonel Himmler Rébu dénonce un complot contre la Nation
28/12/2011 10:34:05

clip_image030[6]Dans une entrevue, le Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), l’ex-Colonel Himmler Rébu dénonce vivement les modifications constitutionnelles dans lesquelles il voit, un véritable complot, organisé par l’ancien gouvernement, contre la Nation haïtienne, contre l’économie et contre la stabilité politique d’Haïti.

«… je crois que c’est le devoir de tout citoyen, de dénoncer ce complot contre la Nation, parce qu’après les tribulations que nous avons connues ces dernières années, nous avions cru que l’arrivée du Président Michel Martelly aurait été une occasion pour les haïtiennes et les haïtiens de se mettre ensemble pour pouvoir enfin prendre les mesures pour développer le pays. Mais, ces modifications constitutionnelles, telles que je l’ai est lu, [...] c’est un complot extrêmement grave contre la totalité de la Nation haïtienne, contre l’économie et contre la stabilité politique.

Vous imaginez, nous avons choisi un système démocratique où la population sort élire ses membres à tout les niveaux, autant au niveau de la Chambre basse, qu’au niveau du Sénat, de la présidence et des collectivisées territoriales. Voilà qu’on lit dans la Constitution, dont personne n’est au courant parce que c’est finalement hier que j’ai pu lire ces énormités, il est dit dans cette Constitution, que s’il arrive quelque chose au Président de la République, c’est le Premier Ministre qui devient Président automatiquement pour le reste du temps du mandat.

[...] là, nous retournons au système des grands électeurs, maintenant, c’est la Chambre des députés, c’est le Sénat de la République qui choisissent finalement, qui ratifient le Premier Ministre et qui décident qui va être Président de la République !

Je crois que c’est une chose extrêmement grave, d’autant plus que nous sommes censé rentrer dans une année électorale qui va demander beaucoup de sérénité. C’est extrêmement grave que le Président Martelly devienne le dindon de la farce et qu’il soit pris dans un piège à con [...] Au delà de cette anomalie, il y en a plusieurs autres, comme le système qui doit mettre en place le Conseil Électoral sans la participation populaire !

Donc il y a un grand Manitou, qui a décidé que le système démocratique haïtien, doit être un système de grands électeurs, ce sont de grands personnages qui, calfeutrés dans leurs salons ou dans leurs bureaux, décident qui doit diriger le pays. C’est une tentative d’élimination de la volonté populaire et je crois que toute la classe politique doit se mobiliser pour ouvrir les yeux au Président…

[...] Je crois que nous sommes face à la préparation d’un grand désordre. Mon devoir de citoyen, c’est d’avertir tout le monde, que tout le monde se calme [...] d’ailleurs il n’y a pas de texte à revoir parce que je ne vois pas comment le Président Martelly, qui n’est pas du tout concerné par la question de l’amendement constitutionnel devrait être celui qui le publiera, c’est le devoir du Président Préval.

Donc je crois qu’on est en train de monter un mauvais chantier politique à l’orée de l’année 2012, ce qui est un très mauvais présage pour la République…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4583-haiti-politique-la-constitution-amendee-remise-au-bureau-de-la-presidence.html

http://www.haitilibre.com/article-4575-haiti-politique-publication-imminente-de-la-constitution-amendee-et-corrigee.html

PI/ HaïtiLibre

 

244 migrants haïtiens illégaux appréhendés
28/12/2011 12:11:48

clip_image032[6]Un bateau transportant 244 migrants haïtiens a été appréhendé à l’Ouest du Ship Channel Cay, Exuma, ce dimanche, selon le Directeur de l’Immigration Jack Thompson.

Origin Deleveaux, Sous-lieutenant de la « Royal Bahamas Defence Force » (RBDF) a déclaré que le bateau en bois, de 60 pieds a été aperçu au cours d’une patrouille de surveillance dans les Exumas. L’embarcation a été immédiatement interceptée.

Les 187 hommes, 54 femmes et trois enfants ont été transportés à la base HMBS Coral Harbour avant d’être remis au ministère de l’Immigration. « Nous les avons observé, il y a certains signes physiques que nous recherchons, mais ils doivent être testés » a déclaré le Sous-lieutenant Deleveaux concernant les risques de choléra. « [...] Il y avait une ou deux personnes qui étaient déshydratées mais ils étaient globalement en bonne santé. »

Le Directeur de l’Immigration a déclaré que les 244 migrants ont été transportés tôt lundi matin au Centre de détention de Carmichael Road. « Une équipe médicale de six personnes les a examiné et aucun cas de choléra n’a été trouvé. »

Deleveaux a expliqué qu’il y a un nombre élevé de migrants clandestins haïtiens, particulièrement pendant le mois de Décembre, « ce qui est cohérent avec les années précédentes [...] les statistiques de la Force de défense révèlent une augmentation du nombre de migrants haïtiens illégaux qui débarquent ou qui tentent de venir illégalement depuis 2009. »

Un total de 718 migrants haïtiens ont été appréhendés au cours de l’année 2009, comparativement à 1,258 en 2010. Cette année, 1,093 migrants haïtiens ont déjà été appréhendés, sans tenir compte de ceux de dimanche.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4327-haiti-social-rapatriement-de-172-migrants-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-4191-haiti-social-100-haitiens-a-la-derive.html
http://www.haitilibre.com/article-3584-haiti-social-les-bahamas-ont-rapatrie-152-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-3298-haiti-social-les-bahamas-continueront-a-rapatrier-les-haitiens-illegaux.html

S/ HaïtiLibre

 

Laurent Lamothe présente le bilan de ses 2 premiers mois
26/12/2011 06:58:02

clip_image034[6]Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, a organisé jeudi dernier une rencontre avec tous les employés de son Ministère pour célébrer les fêtes de fin d’année et présenter un bilan d’actions des deux premiers mois de son administration.

Le Ministre Lamothe a précisé, en cette occasion, qu’Haïti a besoin de solidarité pour continuer à avancer, au cours de la nouvelle année, vers la concrétisation de nouvelles actions déterminantes à travers la diplomatie d’affaires et le développement. Il a rappelé que la dignité de la nation est la priorité au niveau des relations extérieures telles que définies par le Président de la République, Michel Martelly.

Le Ministre Lamothe s’est montré particulièrement satisfait du bilan des résultats déjà obtenus à la tête de la Chancellerie après seulement deux mois :

 

  • Une aide importante de la Thaïlande pour l’achat de bus afin de transporter des élèves bénéficiant du programme de gratuité scolaire ;
  • Une aide de l’Inde pour la construction d’un village moderne dénommé Gandhi Village à Morne à Cabrit ;
  • Une aide du Japon à l’intention des agriculteurs défavorisés estimée à 4.500,000 de dollars;
  • Une aide de l’Uruguay de l’ordre de 3.477,000 dollars pour renforcer des programmes d’éducation et de santé ;
  • Une aide de Taiwan pour un programme de réhabilitation routière estimée à 9 millions de dollars ;
  • Une aide pour un programme de modernisation aéroportuaire ;
  • Une aide pour des échanges universitaires au niveau de la CARICOM ;
  • La réalisation d’un Forum sur l’investissement à l’hôtel Karibe Convention Center à Port-au-Prince avec la participation de plus de 500 investisseurs internationaux et la perspective de 500,000 emplois ;
  • La nomination de cinq nouveaux Consuls honoraires à l’étranger ;
  • Une assistance technique de la République de Cuba au profit du CNE, du SMCRS et de la compagnie de bus scolaire Dignité ;
  • Renforcement de la coopération avec le Venezuela ;
  • Assistance technique de l’Equateur au niveau des programmes de logement sociaux ;
  • Préparation de la première visite en Haïti de la Présidente du Brésil, Mme Dilma Rousseff, le 1er Février prochain pour l’inauguration d’une nouvelle centrale électrique dans l’Artibonite ;
  • Plaidoyer pour l’acceptation d’engager les Haïtiens de la Diaspora au sein de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) ;
  • Négociation pour l’acceptation des Haïtiens sans visa dans les pays membres de la CARICOM ;
  • Un nouveau local pour le Ministère des Affaires Etrangères à partir de janvier 2012 et de nombreuses autres réalisations.


Rappelant que les cadres et employés du Ministère ont de grandes responsabilités vis-à-vis du pays, le Ministre Lamothe a profité de cette petite cérémonie, empreinte de convivialité, pour leur offrir des cadeaux de Noël ainsi que des bourses d’étude à leurs enfants au niveau de l’école fondamentale. Il a aussi évoqué la possibilité de nomination à des postes diplomatiques à l’étranger au profit de certains cadres de l’institution.

Chaudement applaudi par l’assistance qui a visiblement exprimé sa grande satisfaction, le Ministre Lamothe a souhaité enfin un joyeux noël au Corps diplomatique haïtien, aux employés et cadres du Ministère, et au peuple haïtien qui supporte la Diplomatie d’affaires prônée par le Président Martelly.

HL/ HaïtiLibre

 

38 haïtiens noyés, 87 survivants, 112 rapatriés
26/12/2011 06:27:52

clip_image036[6]Ce samedi, la Défense civile cubaine a annoncé que les restes d’une embarcation avait été repérée par les gardes-côtes cubains à une centaine de mètres de Punta de Maisi, située à l’extrême est de Cuba.

Ce naufrage a entrainé la disparition d’au moins 38 migrants haïtiens, 21 hommes et 17 femmes. Les efforts de recherche et de sauvetage des forces cubaines ont permis jusqu’à présent permis de secourir 87 personnes, 80 hommes et 7 femmes, dont 4 enfants et reçoivent actuellement des soins au camp international d’immigrants de Punta Maisi.

La Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivent les opérations de recherche et de sauvetage dans l’espoir de retrouver d’autres survivants au naufrage.

Vendredi les membres d’équipage du bateau de la garde Côtière Américaine « Resolute » ont rapatrié un groupe de 112 migrants haïtiens, 87 hommes, 19 femmes et 6 enfants au Cap Haïtien, ils avaient été intercepté à l’ouest de Great Inagua, Bahamas.

« La Garde côtière déconseille fortement prendre la mer pour tenter d’entrer illégalement aux États-Unis » a indiqué le Capitaine Brendan McPherson du 7e district de la Garde côtière « Prendre la mer avec un navire excessivement surchargé, avec peu ou pas de matériels de sécurité met inutilement les vies humaines en danger. La Garde côtière continuera à secourir les migrants haïtiens de leur péril en mer et le fera toujours d’une manière professionnelle qui préserve la dignité de tous les peuples » a t-il ajouté.

HL/ HaïtiLibre

dimanche 25 décembre 2011

25 déc

L’année Martelly: «j’ai beaucoup appris»

25/12/2011 07:36:00 Auteur(e) La Redaction

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«La performance de ses ministres et conseillers, la publication de la version amendée de la Constitution, l’affaire Bélizaire, sa difficile relation avec le Parlement » figurent parmi les points abordés par le président Michel Martelly dans une longue interview accordée au Nouvelliste, qui renoue avec une tradition d’avoir une personnalité de premier plan en tête à tête pour informer nos lecteurs à la fin de l’année pour notre édition spéciale à l’occasion de la Noël. Vrai homme de l’année 2011, Michel Martelly a accordé deux heures et demie au journal dans l’intimité de sa résidence pour parler de tout.

Les relations entre l’exécutif et le Parlement n’ont pas été au beau fixe au cours des premiers mois du mandat de Michel Martelly. On se rappelle encore les tracasseries de l’exécutif pour faire ratifier un Premier ministre. L’affaire Bélizaire a été la dernière goutte d’eau qui a fait renverser le vase. Qu’en pense le président ? « Je dirais que ces histoires étaient des incidents », a déduit le successeur de René Préval. « Pour moi, le Parlement n’a jamais été un obstacle. Il a été peut-être un encombrement par moment. Avec le Parlement, il y a eu des incidents de parcours, pas de mauvaise foi », a ajouté Martelly comme pour calmer le jeu.
Le chef de l’exécutif a reconnu qu’il a été certaines fois induit en erreur par ses conseillers. « Peut-être des erreurs de parcours dues à des conseils de certains de mes conseillers qui ont mal vu ou mal lu », a confessé Michel Martelly. Contrairement à ce qu’on dit dans les coulisses, Michel Martelly dit n’avoir aucune prétention de contrôler le Parlement. « Le Parlement a son travail à faire », a-t-il précisé en reconnaissant que les trois grands pouvoirs de l’Etat sont complémentaires. Il dit toutefois avoir maintenant une meilleure lecture de ce qu’est le Parlement haïtien.
Le président Martelly a même trouvé un allié au Parlement. Il s’agit du sénateur Joseph Lambert, l’un de ses adversaires politiques d’hier. Il le cite en exemple. A l’époque de la campagne, on se voyait comme deux camps adverses, deux bêtes féroces, l’une en face de l’autre. Je dois vous dire qu’il a été le premier de tous ceux qui étaient en face de moi à s’ouvrir », s’est réjoui Joseph Martelly. « Je me suis ouvert à lui également. Nous avions eu des petits débats très chauds, (pete koken, nou te ènmi). Grâce à sa sagesse – car j’ai été plus excité que lui – il s’est rassis à la table et nous discutons aujourd’hui en toute sérénité. »
Quoique le sénateur soit le chef de file de la plateforme Inite, le président Martelly ne voit aucun inconvénient pour travailler de concert avec lui en vue d’atteindre les objectifs fixés lors de sa campagne électorale. « Nous avons tous deux la volonté de travailler pour la population », a souligné le président Martelly, qui avoue que Joseph Lambert lui donne parfois de bons conseils. « Je suis ses conseils », a affirmé le président de la République. L’essentiel, a-t-il ajouté, on s’est fixé les mêmes objectifs de réussir un mandat de cinq ans.
Des ministres et conseillers qui se distinguent
Comme un professeur attentif, le président Michel Martelly identifie déjà les ministres ou d’autres personnalités qui se sont distingués dans l’accomplissement de leurs tâches. « Je pourrais parler du ministère des Affaires étrangères avec ce jeune Laurent Lamothe que je connais bien d’ailleurs, a-t-il dit. On a la ministre du Tourisme qui est non seulement dotée d’un dynamisme hors pair mais aussi d’une grande élégance. Elle est gentille, performante. On a l’équipe de l’Agriculture qui nous envoie de bons signaux. J’ai également une belle équipe aux Travaux publics. Au service de la circulation également, le jeune Will Dimanche, qui est à la tête de ce service, fait beaucoup d’efforts. » Voilà, d’après Michel Martelly, des secteurs clés où il y a des compétences qui peuvent changer la donne.
Thierry Mayard-Paul est aussi de la liste. « Mon ministre de l’Intérieur, que l’on dit l’homme de confiance de Michel Martelly, est le grand frère de mon meilleur ami, a-t-il précisé. On est devenu comme des membres d’une seule famille. Ce ministre est également doté d’une détermination sans pareille. Il écoute tellement, il veut réussir, en plus de sa loyauté et son dynamisme. » Pour compléter la liste, le président Martelly a félicité la détermination affichée par deux autres ministres du gouvernement. Il s’agit de ceux de la Santé et de l’Environnement. « Notre ministre de la Santé est très intéressante, le ministre de l’Environnement également », a-t-il fait remarquer.
Le président Martelly s’est gardé de pointer du doigt les membres du gouvernement ou les conseillers qui ne se montrent pas encore à la hauteur de leurs tâches ou de ses attentes. « Je peux dire qu’à 75% nous avons une équipe qui travaille bien», s’est-il contenté de répondre quand on lui a demandé s’il est satisfait de ses conseillers. Nous avons certaines lacunes, certaines faiblesses, c’est normal. Mais, est-ce que le temps ne va pas tout corriger ? C’est normal qu’il y ait des secteurs, des conseillers qui sont plus performants que d’autres. En gros, je peux vous dire que je suis très satisfait de la façon dont on avance. Même avec les erreurs, on grandit. Est-ce qu’il y aura des changements ? Certainement.
Qu’en est-il du Premier ministre Garry Conille ?
« Mon Premier ministre nous a rejoints six mois après l’élection, mais nous avons travaillé avec lui à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), a indiqué Martelly. « Quand il est entré dans l’équipe, il a identifié nos priorités et s’est mis au travail. Je lui ai demandé de ne pas faire de la politique, de rester purement technique. Le Premier ministre est donc le chef d’orchestre que j’ai été pendant les six premiers mois; aujourd’hui, il s’assure que tout avance. On se complémente. Il y a déjà cette complicité entre nous : je fais la politique, et lui, il reste dans la partie technique. »
Pour l’instant, Michel Martelly estime que les relations sont au point entre lui et Garry Conille. « C’est lui le chef du gouvernement, a précisé le président Martelly. Dans certaines situations, je lui laisse le soin de prendre les décisions. Avant, il m’appelle. C’est intéressant notre façon de fonctionner. Ajoutant : « Quand je parle et lui demande de prendre la parole, il me dit : « président, vous avez tout dit », et c’est réciproque. Cependant, le PM a son caractère. D’ailleurs, je n’avais pas besoin de quelqu’un de soumis, mais d’une personne qui peut donner son opinion. Haïti est sur la bonne voie. L’équipe Martelly/Conille avance dans la bonne direction. »
Le président Martelly en a profité pour couper cours aux rumeurs faisant croire que le Premier ministre Conille lui aurait à plusieurs reprises présenté sa démission. « Depuis le premier jour que je l’ai désigné Premier ministre, il ne m’a jamais dit qu’il veut partir; pas une fois », a déclaré Michel Martelly. « Parfois, il est peut-être impatient. S’il ne comprend pas, il préfère se taire. Je le mets à l’aise en lui disant que l’on ne peut pas résoudre un problème en se taisant. Je ne sais pas s’il est mal à l’aise avec d’autres personnes. Il ne saurait être mal à l’aise car il est le chef du gouvernement. »
Le dossier Bélizaire a-t-il refroidi les relations entre Conille et Martelly ?
Le Premier ministre Garry Conile avait publiquement manifesté son désaccord sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire. « Le Premier ministre n’a jamais été pour l’arrestation du député Bélizaire », a avoué le président de la République. Le président en a profité pour se défendre dans ce dossier qui a occasionné la démission de l’ex-ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis. « Je le dis, on peut penser que je me défends, je n’avais rien à voir avec cette arrestation, a encore déclaré Martelly. Le jour de l’arrestation, je partais pour me faire opérer aux Etats-Unis. Il y avait beaucoup de députés à l’aéroport, il était question que le député ne rentre pas au pays ce jour-là, afin de trouver une solution. C’est pour vous dire que je n’ai jamais demandé l’arrestation du député. »
Le président Martelly dit avoir demandé de ne pas conduire le parlementaire en prison si on devrait l’arrêter. « Je n’ai jamais demandé à personne de l’arrêter, au contraire, le jour de son arrestation je suis intervenu pour demander, si on procède à son arrestation, de ne pas le conduire en prison, mais par devant le commissaire du gouvernement, a-t-il indiqué sans révéler l’identité de la personne à qui il avait parlé. Je ne veux pas dire mes ordres, mais mes suggestions n’ont pas été suivies. On m’avait demandé de ne pas interférer dans les dossiers de la justice. Ce que je ne fais pas, et que je n’ai pas l’intention de faire. »
A quand la publication du texte amendé de la Constitution ?
Contrairement à ce qu’on pensait, le dossier d’amendement de la Constitution de 1987 n’est pas jeté aux oubliettes. « Je ne parle pas de cela, mais les décisions sont prises, a confié le président, donnant la garantie que le texte a été revu. Ajoutant : « Il y a un seul des conseillers qui voit mal la publication des amendements. Au cours des discussions sur ce sujet, il avance toujours des arguments convaincants en demandant par exemple qui va signer? »

Quelle que soit la décision adoptée dans ce dossier, le président Martelly sait qu’il va avoir des mécontents. Voilà pourquoi il prône un compromis politique avec les différents acteurs politiques pour voir comment mieux avancer. « L’idée est de prendre la bonne direction pour Haïti, a-t-il dit. A ce niveau-là j’avance. J’ai comme l’impression qu’on va publier les amendements, puisque la dernière décision me revient. Je sais qu’il y a des divergences d’opinions, mais moi je penche vers la publication, ce qui va nous amener à un autre débat, à d’autres débats comme à chaque fois qu’une décision est prise. »
Martelly veut connaître la vérité sur les élections
Sur la question de M. Dorsainvil ou du CEP en tant que tel, je peux poser cette question : qui est responsable des dégâts causés les 7 et 8 décembre de l’année dernière ? », s’est interrogé le président Martelly, qui a esquivé une question sur la publication définitive des résultats des élections pour certaines circonscriptions. « Je ne dis pas que c’est M. Dorsainvil, mais s’il y a un CEP qui a fraudé, on doit investiguer pour comprendre de quoi il s’agit, parce que la justice doit commencer à régner dans le pays. »
Pour Michel Martelly, la population avait investi les rues parce qu’elle voulait dire qu’on lui avait volé son vote. « Si on lui a volé ses voix et qu’il y a eu tant de dégâts, il faut chercher à savoir de quoi il s’agissait exactement », a indiqué le président de la République. Il s’est par ailleurs prononcé sur la nécessité d’organiser des élections coûtant jusqu’à 30 millions de dollars alors qu’il existe des appareils pouvant permettre d’organiser des joutes à deux millions de dollars et avec moins de fraudes.
Le président Martelly se défend, d’autre part, d’être pour quelque chose dans le mandat d’arrêt émis par la justice contre Gaillot Dorsainvil « Si M. Dorsainvil a des problèmes- c’est ce que j’entends – je n’ai pas le pouvoir d’émettre un mandat contre lui ou contre personne, explique Martelly. Aujourd’hui, il y a tout simplement un Etat qui protège les intérêts de la nation, et ce n’est pas seulement contre le CEP que l’Etat agit. » Même le président de la République, a-t-il poursuivi, peut être mis en accusation s’il commet quelque chose de grave.
Que fait l’exécutif des "taxes" sur les transferts et les appels téléphoniques ?
Le président Michel Martelly est au courant que tout le monde n’est pas content de la manière dont il a décidé de prélever de l’argent sur les transferts d’argent et les appels internationaux pour envoyer les enfants à l’école. « C’est vrai qu’auparavant tout le monde disait que Martelly allait voler de l’argent sur les transferts et les appels, mais ma principale ambition était d’envoyer les enfants à l’école », a informé le président du 14 mai. Pour le moment, a-t-il confirmé, l’argent est là. L’exécutif a dû utiliser d’autres ressources financières pour son programme d’éducation gratuite.
Michel Martelly, qui rappelle avoir passé ses six premiers mois à la tête du pays sans gouvernement, est reconnaissant envers les personnes dans le secteur privé ayant supporté son projet. Il promet d’utiliser les fonds disponibles pour construire de nouvelles écoles et former des professeurs. « Si nous pouvons identifier d’autres moyens pour collecter de l’argent, nous le ferons, a-t-il laissé entendre. « J’avais dit que j’ai de l’argent disponible pour mettre l’armée sur pied. Le jour où notre équipe sera prête pour la mettre sur pied, nous trouverons l’argent. » Il est temps, a-t-il ajouté, que les Haïtiens cessent de penser que c’est seulement en mendiant que l’on trouvera l’argent. On peut créer des opportunités, des sources de revenus. « Sait-on combien de personnes sont en train de s’enrichir dans le pays sans payer un sous à l’Etat haïtien ? », s’est interrogé Michel Martelly en se gardant de dire s’il va soumettre la proposition de loi au Parlement.
Le secteur privé, un partenaire incontournable de l’Etat
Attirer des investissements étrangers dans le pays reste l’un des premiers objectifs de l’administration Martelly/Conille. L’exécutif, a-t-il admis, doit travailler de concert avec le secteur privé haïtien pour atteindre un tel objectif. « On peut avoir péché en écartant le secteur privé de certains événements, a dit le président Martelly. De toute façon, on doit s’unir à notre secteur privé, l’on doit ouvrir la porte aux investisseurs étrangers, établir ce partenariat pour développer Haïti. Nous ne négligeons pas le secteur privé. »
D’après le président de la République, le secteur privé sera le principal bénéficiaire des investissements étrangers qui seront faits dans le pays. « Quand on parle de création d’emplois, du développement de l’économie, qui en bénéficiera ? C’est ce même secteur privé qui pense qu’il est délaissé. Ce n’est pas l’Etat qui doit tout faire », a-t-il expliqué.
Quand Martelly prend la défense de Clinton
« J’ai décoré l’ancien président américain, je l’ai fait sans honte », a répondu le président à ceux qui critiquaient sa décision. L’idée, d’après Martelly, ce n’est pas de blâmer toujours les autres. « C’est le leadership haïtien qui devrait changer. M. Clinton a toujours reconnu avoir fait du tort à Haïti quand il était président, mais il montre toujours qu’il veut se racheter. Je crois qu’il fait un bon travail », s’est réjoui Michel Martelly, ajoutant que Bill Clinton – comme Denis O’Brien, le P.D.G. de la Digicel – est une grande voix défendant la cause haïtienne.
« La CIRH, dont Bill Clinton est le coprésident, a trouvé trois milliards de dollars on dit que l’argent est mal dépensé pourquoi ne pas dire de préférence que M. Clinton nous a permis de trouver 3 milliards et que nous les avons mal dépensés ? C’est ma façon de voir la situation », a soutenu Michel Martelly.
L’UEH dans l’agenda du président Martelly
L’Université d’Etat d’Haïti (UEH) est souvent traitée en parent pauvre par les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays au cours des dernières décennies. Michel Martelly semble vouloir sortir du lot. « Nous avons demandé au conseil de l’Université de nous présenter ses projets, a fait savoir le président Martelly, rappelant que la plupart des problèmes de l’université sont dus à une question de budget.
Le président de la République se donne une nouvelle mission. « Je pense que de la même façon que nous avons trouvé 50 millions de dollars de l’Espagne pour appuyer les PME, notre prochain objectif de travail est de voir comment trouver un fonds pour les étudiants, pour que nous puissions leur accorder des prêts, comme les systèmes de crédit à l’étranger », a promis Michel Martelly. Une première rencontre a eu lieu récemment entre le président Martelly et le rectorat de l’UEH. A rappeler qu’au sein du gouvernement, il y a un ancien vice-recteur de l’UEH, Wilson Laleau, occupant le fauteuil du Commerce et de l’Industrie.
A côté des fonds que le président voudrait mettre à la disposition des étudiants, il entend mettre sur pied un programme qui permettra aux étudiants finissants de faire une sorte d’internat en intégrant la fonction publique. « L’étudiant qui n’a pas payé ses études aura l’occasion de rendre service à l’Etat, de rembourser à l’Etat ses prêts. Cela aidera à valoriser la compétence dans la fonction publique », a-t-il indiqué.
A quand une visite du président Martelly chez les principaux amis d’Haïti ?
« Pour la France, l’on devrait y aller, cela fait quelques mois. Nous étions en Espagne à cette époque, la visite pour la France a été annulée. Récemment, nous devions nous y rendre; l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, nous a dit que le Quai d’Orsay était prêt à nous recevoir, mais le président Sarkozy ne pouvait pas encore donner une date précise », a expliqué le président Martelly. Finalement, a-t-il dit, la visite pourra se faire en mars prochain.
Pour le président Obama, les deux hommes s’étaient rencontrés aux Nations unies. En ce qui concerne le Canada, le président y était avant son accession au pouvoir. Pour le Brésil, c’est sa présidente qui compte visiter Haïti. Elle est attendue en Haïti le 1er février prochain. « On travaille déjà sur l’agenda », a précisé le président Michel Martelly.
Qu’a appris le président en sept mois ?
« J’ai beaucoup appris, a lâché Martelly. Depuis ma campagne électorale, j’ai appris la gestion du temps. A chaque fois qu’on a dû renvoyer les élections, ou bien attendre une décision de l’OEA ou de M. Préval, il y avait déjà cette gestion du temps. » « En plus des expériences que j’ai acquises sur le terrain, aujourd’hui je me sens très à l’aise dans le rôle que je joue, surtout que je n’ai pas la prétention d’être un grand savant, l’homme le plus fort du monde », a encore déclaré le président sur un ton amusant tout en avouant qu’il apprend tous les jours dans différents domaines.
Le président a encore appris autres choses pendant les sept premiers mois passés au pouvoir. « Je suis surpris de voir des gens, qui pour des intérêts mesquins, ne priorisent pas Haïti. Cela m’étonne », a laissé entendre Michel Martelly.

Propos receuillis par Frantz Duval.Texte de Jean Pharès Jérôme et de Valéry Daudier

Source: Le Nouvelliste

Au moins 38 migrants haïtiens morts dans un naufrage au large de Cuba

publié le 25/12/2011 à 07:53, mis à jour à 07:53

Au moins 38 migrants haïtiens morts dans un naufrage au large de Cuba

afp.com/Adalberto Roque

LA HAVANE – Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine.

L’embarcation "à demi-immergée" a été repérée à une centaine de mètres de la côte de Punta de Maisi (extrême est de Cuba) par les garde-côtes qui ont repêché "38 cadavres –21 hommes et 17 femmes–", a indiqué la DC dans un communiqué lu dans le journal télévisé de la nuit.

87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d’immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.

La Défense civile, qui n’a pas précisé le type d’embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d’autres éventuels survivants.

Les naufrages d’embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens –mais aussi cubains– vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.

En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.

Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays –le plus pauvre d’Amérique– des Etats-Unis dans des embarcations précaires.

Par

Le ministre Daniel Supplice victime d’un braquage en R. Dominicaine

Haïti - Insécurité : Daniel Supplice, victime de bandits en République Dominicaine

Déplorant l’incident au cours duquel le ministre des haïtiens vivant à l’étranger et sa famille ont été mis en joue sur une route et soulagés de leurs objets personnels par de présumés policiers, le ministère des affaires étrangères prévient, après avoir alerté les autorités dominicaines, que ce grave incident pourrait affecter la « bonne santé » des relations bilatérales

Publié le samedi 24 décembre 2011

Quatre hommes armés portant l’uniforme de la police dominicaine ont braqué et dévalisé le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, et des membres de sa famille, lors d’un grave incident qui s’est produit jeudi soir en territoire voisin, a annoncé samedi la chancellerie haïtienne.

Evoquant dans un communiqué « une situation qui détient le potentiel de nuire aux bonnes relations entre les deux pays », le ministère des affaires étrangères précise que les victimes ont été interceptées à bord de leur véhicule sur l’autoroute Duarte menant à Santiago de los Caballeros (155 km au nord de Santo Domingo).

Sous la menace des pistolets 45 des agresseurs, elles ont été conduites dans une ruelle pour être dépouillées de tout ce qui était en leur possession (argent, bijoux et téléphones cellulaires).

Le ministre Supplice et sa famille en sont sortis physiquement indemnes.

Le communiqué souligne qu’une fois au courant de la situation de son collègue, le chancelier Laurent Lamothe a eu un entretien avec son homologue dominicain, Carlos Morales Troncoso. Ce dernier a aussitôt alerté les services d’immigration et l’état-major des forces armées en vue de les porter à sécuriser les grands axes routiers et à rechercher activement les auteurs du hold-up.

On ignorait si les forces de l’ordre ont pu retracer les bandits et procéder à leur arrestation.

« Le gouvernement haïtien déplore la perpétration continue de ce genre d’incidents sur les routes nationales menant vers Haïti », conclut la chancellerie en faisant remarquer que le dernier cas en date concernait une « haute personnalité politique ».

Malgré un développement croissant de son industrie touristique, la République Dominicaine, première destination de la Caraïbe, fait face à une insécurité criminelle chronique.

Outre l’attaque ayant visé Daniel Supplice, au cours de la semaine, un commerçant haïtien a été assassiné par des dominicains.

Ces derniers mois, de nombreux haïtiens qui allaient passer leurs vacances ou faire des achats de l’autre côté de la frontière ont été victimes de braquages que des individus armés habillés en militaires ou policiers ont à chaque fois commis. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Politique :

Thierry Mayard-Paul et la vision de décentralisation du Chef de l’État

24/12/2011 12:11:04

Haïti - Politique : Thierry Mayard-Paul et la vision de décentralisation du Chef de l’ÉtatThierry Mayard-Paul, le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale a expliqué que la vision de la décentralisation du Président de la République, repose sur la création d’un développement durable à travers des initiatives locales et une coopération décentralisée. « [...] Dans cette idée, le renforcement de l’efficacité des institutions nationales et internationales chargées de mettre en œuvre des projets de développements ruraux à travers tous les départements d’Haïti est devenu impératif.
L’aboutissement de ces projets va s’effectuer à travers un cadre légal approprié, qui va inclure une gouvernance démocratique avec pour base les principes immuables du droit, l’incitation au paiement des taxes, la réforme agraire et toutes les autres mesures qui consisteront à rassurer les investisseurs sur les conditions mises en place à l’obtention de résultats positifs, au bénéfice de la Nation haïtienne.
Comme vous le savez, ce gouvernement valorise le développement durable et juste. Pour cette administration et pour le Ministère de l’Intérieur particulièrement, on se responsabilise, non-seulement au niveau de l’investissement communautaire mais encore pour la prise en charge de la plus grande ressource que nous avons, qui reste et demeure notre peuple haïtien.
Ce faisant, nous restons guidé par les principes de bonne gouvernance démocratique, la preuve, quand vous regarder les relations entre l’Exécutif, le Sénat et la Chambre des députés, il faut admettre qu’elles sont en nette amélioration et nous tendons vers une symbiose parfaite qui est propice, impérative même, au développement durable.
Nous sommes convaincu, que cette gouvernance démocratique devient une force véritable, uniquement quand les institutions locales et la société civile s’appliquent ensemble à relever les défis auxquels ils font face quotidiennement. Notre détermination dans la consolidation des institutions publiques et la garantie de participation de la société civile, est une étape clé dans l’invitation franche faite au secteur privé des affaires en Haïti.
À ceci, une Société Civile forte, participant à l’ébauche et à l’instauration d’une politique populaire de représentativité des institutions, est une conditions sine qua non à un fonctionnement effectif de la démocratie vers un support à un développement juste et durable. Dans ce contextes, les visions de notre administration sont de deux ordres : la promotion d’une économie rurale pour la facilitation des productions et des opportunité d’emplois et l’amélioration de la qualité de vie de l’intégralité des communes. »

HL/ HaïtiLibre

vendredi 23 décembre 2011

23 déc

Promulgation imminente de la constitution amendée

23/12/2011 01:41:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, a indiqué jeudi avoir pris note de l’engagement du chef de l’Etat, Michel Martelly, à promulguer la version corrigée des amendements constitutionnels, sept mois après leur adoption par la 49e législature en mai dernier.

Le bureau de l’assemblée nationale devait l’acheminer à la Présidence au plus tard ce vendredi.

Le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, avait annoncé mercredi que la parution du texte dans un numéro spécial du journal officiel Le Moniteur n’était plus qu’une question d’heure.

Le Député de Moron/Chambellan (Grand’Anse, sud-ouest) précise que les travaux de correction des erreurs qui s’étaient glissées dans la nouvelle charte fondamentale, promulguée sous l’ancienne administration Préval, ont été confiés à une commission composée de représentants de la Présidence, du Parlement et de la société civile.

Sorel Jacinthe souligne que l’entrée en vigueur des amendements constitutionnels favorisera la mise en place du Conseil électoral permanent dont la première tâche sera l’organisation des prochaines Sénatoriales partielles et élections locales.

Sans être précis, le parlementaire fait état des privilèges qu’aura à bénéficier le Président Martelly en donnant seulement son feu vert à la promulgation du nouveau texte constitutionnel qui revêtira la signature de son prédécesseur, René Préval.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) avait transmis au Parlement l’intégralité des minutes de la séance au cours de laquelle Députés et Sénateurs, réunis en assemblée nationale, avaient opéré d’importantes modifications dans la constitution de 1987 portant notamment sur la reconnaissance de la double nationalité, la formation du CEP permanent et une plus grande représentativité des femmes dans la vie politique.

Le nouveau pouvoir avait longtemps refusé de répondre aux appels de différents secteurs favorables à la promulgation, officiellement en raison de graves erreurs matérielles ou d’actes de falsification délibérés qui avaient dénaturé la version originale des amendements. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Éducation :

264,000 dollars pour l’École Hôtelière Haïtienne

23/12/2011 10:28:59

Haïti - Éducation : 264,000 dollars pour l'École Hôtelière HaïtienneLe Fonds Clinton Bush pour Haïti a annoncé hier une subvention de 264,000 dollars américains à la Fondation Oasis pour faire revivre l’École Hôtelière Haïtienne, détruite le 12 janvier 2010, l’école, une institution relevant du Ministère du Tourisme haïtien, était la seule école de formation complète en hospitalité de ce genre dans le pays.
Grâce à ce financement, l’école peut désormais accueillir de nouveau, les étudiants pour compléter leur formation dans l’industrie hôtelière. Certains de ces diplômés vont vers des carrières à l’Hôtel Oasis, et d’autres, avec l’aide de l’école, vont chercher des emplois dans l’industrie d’hospitalité dans d’autres entreprises à travers Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2653-haiti-reconstruction-l-ona-va-investir-1-5-millions-dans-le-complexe-hotelier-oasis.html
http://www.haitilibre.com/article-2915-haiti-reconstruction-le-fonds-clinton-bush-haiti-investit-2-millions-dans-oasis.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti-insécurité:

Un homme tué par balles en sortant de l’aéroport

Vendredi, 23 Décembre 2011 11:43 HPN Nouvelles - Politique

Un homme arrivant de l’étranger a été tué par balles jeudi après avoir quitté l’aéroport de Port-au-Prince quand sa voiture a été attaquée par des gens armés. D’autres personnes qui se trouvaient dans la voiture ont été blessés.

La police nationale de concert avec la Minustah a lancé depuis le début du mois une opération de sécurité de la région métropolitaine de Port-au-Prince afin de faire chuter le climat d’insécurité qui s’était abattu sur la capitale.

Des arrestations ont été effectuées lors des patrouilles conjointes PNH/Minustah.

Haïti-Duvalier:

L’UEH condamne la présence de Duvalier à l’école de droit des Gonaïves

Vendredi, 23 Décembre 2011 12:01 LJO/HPN Nouvelles - Politique

Le Conseil exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a condamné la participation de l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier à la cérémonie de graduation de la promotion sortante de l’Ecole de droit des Gonaïves dans une lettre rendue publique le 19 décembre écoulé.

“Il est inconcevable qu’une école de droit ait cautionné la participation de ce personnage à une telle cérémonie”, a déclaré, Jean Vernet Henry, recteur de l’UEH et signataire. Le Conseil exécutif dit “condamner avec fermeté la présence de M. Duvalier à la cérémonie comme invité d’honneur”.

Les membres de la direction de cette entité de l’UEH a été aussi convoqués par le Conseil exécutif le 28 janvier prochain autour de cet acte qui a suscité beaucoup de réactions dans la société haïtienne.

“Vous avez choisi d’ignorer que de lourdes charges sont imputées à Monsieur Duvalier qui est inculpé par la justice haïtienne pour ses responsabilités concernant les nombreux crimes, malversations et détournements commis durant son régime” peut on lire dans cette correspondance.

Le conseil exécutif dit considérer cet acte comme “une grave offense à la philosophie, aux valeurs et idéaux gestionnaires de cette école de l’Université d’Etat d’Haïti, gardienne et protectrice des libertés publiques”.

Le 16 décembre dernier, l’ex dictateur a fait office de parrain de la promotion sortante de l’école de droit des Gonaïves, où était parti le soulèvement ayant conduit à son départ pour l’exil en février 1986.

Depuis son retour dans le pays le 16 janvier 2011, plusieurs victimes de son régime ont porté plainte contre lui devant la justice haïtienne.

ljosepholivier@gmail.com

Haiti/Fêtes de fin d’année :

Plusieurs voix s’élèvent contre l’octroi par Thierry Mayard Paul d’un soutien financier aux députés

jeudi 22 décembre 2011 à 23:19

Le président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, s’est déclaré hostile à l’annonce du titulaire du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale d’octroyer un soutien financier à au moins 80 députés de la 49e législature.

« Toute décision de Me. Thierry Mayard Paul  d’accorder une allocation à des députés dans  le cadre des fêtes de fin d’année n’engagera pas la Chambre basse », a informé l’élu de Moron/Chambellan, Grand’Anse d’Haiti.

La question n’a jamais été évoquée dans les différentes rencontres que j’ai eues avec le ministre de l’Intérieur, fait savoir le vice-président de l’Assemblée nationale qui se prononce contre une telle démarche.

Quant à lui, le questeur de la Chambre basse, le député Cholzer Chancy, affirme, lui non plus, n’avoir pas été touché par cette décision du Tierrry Mayard Paul.

« Si le ministre Mayard Paul tient effectivement à faire un geste aux députés, cela doit se faire dans le respect des normes administratives, indique Cholzer Chancy précisant que l’argent devrait être déposé sur le compte bancaire de la chambre basse qui se chargera de le distribuer aux bénéficiaires ».

Rencontre fortuite entre Michel Martelly, Leslie et Mirlande Manigat

Lors d’une brève conversation à l’aéroport de Port-au-Prince avec son prédécesseur et son ancienne rivale, le chef de l’Etat a invité le premier à un entretien formel axé sur la réconciliation nationale et la seconde à soutenir son régime

Publié le jeudi 22 décembre 2011

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Le Président Michel Martelly a finalement eu un entretien, mais tout à fait accidentel, avec son prédécesseur Leslie Manigat et son épouse, Mirlande Hyppolite Manigat, dont l’actuel dirigeant haïtien était sorti vainqueur au second tour des présidentielles à rebondissement de 2010/2011.

Contacté par Radio Kiskeya, l’ancien porte-parole de la campagne de Mme Manigat, Patrice Dumont, a indiqué que le chef de l’Etat et l’ancien couple présidentiel se sont brièvement parlés mardi au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.

Les Manigat étaient en partance pour l’étranger.

M. Dumont ajoute que dans le cadre de son projet de réconciliation nationale, Martelly a sollicité un tête-à-tête avec le professeur Leslie Manigat, le seul des anciens chefs d’Etat qu’il n’avait pas encore rencontré.

Il a aussi émis le voeu de pouvoir compter sur la collaboration de son ex-rivale.

Président d’Haïti de février à juin 1988 avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire du général Henry Namphy, Leslie Manigat, 81 ans, avait été récemment victime d’un accident à domicile.

Plusieurs interventions chircurgicales subies lui ont valu une longue période de convalescence. spp/Radio Kiskeya

Haïti-Éducation :

Soustraire le Campus de Limonade de l’autorité de l’UEH ? Pas question, selon le recteur Vernet Henry

P-au-P, 22 déc. 2011[AlterPresse] — A moins d’un mois de l’inauguration (12 janvier 2012) du campus universitaire Henry Christophe du Nord, un groupe de personnalités a mis en circulation une pétition pour demander un fonctionnement administratif autonome pour cette entité, une démarche critiquée par le rectorat de l’Université d’État d’Haïti (UEH).

« (…) Mettre à profit l’inauguration prochaine du bâtiment universitaire à Limonade pour favoriser le développement d’une université régionale d’excellence dans le Nord d’Haïti, indépendante de l’Université d’Etat d’Haïti, autonome et dotée de ses propres organes de gestion », lit-on dans une version de ce document qui contient 6 propositions et dont copie a été obtenue par AlterPresse.

Abordé à ce sujet, un des signataires, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Fritz Jean, explique que cette proposition est faite dans l’idée d’« une entité autonome qui ne dépend pas du budget de la République ».

Cette démarche est critiquée par l’actuel recteur de l’UEH, Jean Vernet Henry, qui précise que « la mission de dispenser le savoir dans l’enseignement supérieur à travers le pays » revient au prime abord à l’UEH.

Pour le professeur Henry, qui a été contacté par AlterPresse, le problème de l’UEH réside dans un manque de moyen et, selon lui, c’est tout simplement le gouvernement qui doit disposer de plus de moyens pour assurer le fonctionnement de l’Université.

Le campus de Limonade est un don de la République Dominicaine, dont la première pierre a été posée par le président dominicain Leonel Fernandez Reyna, le samedi 31 juillet 2010. Il est construit sur deux terrains totalisant 60 hectares.

Une source de l’UEH, qui souhaite garder l’anonymat, a fait part à AlterPresse de sa vive stupéfaction en apprenant la mise en circulation de la pétition. Elle a tenu à rappeler que « la décision de placer le campus offert par la République Dominicaine a Limonade a été prise par le Conseil Exécutif de l’UEH qui a du en la circonstance en convaincre les présidents René Préval et Leonel Fernandez ».

Selon cette source, le campus est logé sur « une propriété appartenant à l’UEH ».

Pour Fritz Jean, un des signataires de la pétition, il s’agit d’un « cadeau de honte de la part de la République Dominicaine (considérant les relations passées entre les deux pays) ».

Pour « essuyer cette honte », dit-il, il faut appeler des cadres étrangers qui ont l’expérience de gestion universitaire pour gérer cette entité mais « séparément de l’Université d’État d’Haïti ».

Par ailleurs, la pétition prône également la création d’un « groupe de travail en appui au Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur pour animer la nécessaire réforme de l’enseignement supérieur en Haïti afin qu’il cadre mieux avec des exigences d’équité au niveau de l’accès, de qualité et de pertinence scientifique et sociale ».

Des professeurs de l’UEH se montrent sceptiques quant aux « vrais mobiles » que sous-tendraient des démarches pour soustraire le nouveau campus de l’autorité de cette université.

Ils n’écartent pas que des intérêts particuliers pourraient être à la base de l’initiative en cours, pointent du doigt d’éventuels conflits d’intérêt et émettent des réserves quant à la projection des universités privées comme des modèles de bonne gestion.

AlterPresse a appris qu’à l’initiative du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, Jean-Claude François, un atelier de travail serait prévu le 13 janvier 2012 pour discuter de l’avenir du campus universitaire de Limonade.

Cet atelier devrait être placé sous les auspices des présidents Michel Martelly et Leonel Fernandez et devrait aborder les enjeux de cet établissement universitaire, sa structure organisationnelle et sa prise en charge. [rh gp apr 22/12/2011 16 :20]

L’ Université publique du Sud-Est à Jacmel

Après le séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit beaucoup de centres universitaires dans le pays, notamment à Port-au-Prince, il était urgent de créer des universités en région. Jacmel, chef-lieu du département du Sud-Est, est la quatrième ville à être dotée d’une université publique.
L’ouverture officielle, le mardi 20 décembre 2011, de l’Université publique de Jacmel donne l’espoir à des milliers de jeunes qui laissent habituellement leur patelin natal pour se rendre à Port-au-Prince en quête du savoir, loin de leurs parents. Elle va permettre à la jeunesse jacméliene de s’épanouir, de mieux appréhender les réalités de son milieu ambiant. Une façon aussi pour qu’elle reste attachée aux traditions du milieu qui l’a vue naître et grandir. Plus on reste chez soi, plus on se soucie de ses problèmes.
Certains orateurs qui se sont succédé considèrent l’ouverture des portes de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel comme une réponse parfaitement adaptée aux problèmes de l’économie et de la compétitivité. Dans le discours de circonstance, le directeur départemental de l’Education du Sud-Est, le professeur Marc-Elder Charles, devait déclarer : « Le Sud-Est n’est pas un département facile. Mais, pourtant, c’est un département qui a du potentiel, qui a des idées et qui a des ambitions. Et l’ouverture de cette université, c’est une démarche exemplaire. C’est une démarche qui prolonge la dynamique qui va permettre en plus à des centaines de jeunes du département d’intégrer un centre universitaire à la fin de leurs études classiques.
Ce temple du savoir tant attendu par la communauté du Sud-Est est arrivé à un moment où on en a le plus besoin. D’ailleurs, les Jacméliens l’ont exprimé à travers leurs interventions le jour de la cérémonie d’inauguration de l’UPSEJ. Elle débute avec trois facultés : Agronomie, Sciences de l’éducation et Gestion, la première discipline ayant pour responsable le vice-recteur Ricot Scutt, la deuxième le vice-recteur Jacques Abraham et la troisième le vice-recteur Hugues Dextra. Il est vrai que ces trois facultés sont loin d’être suffisantes. Mais vu leur importance stratégique, elles valent la peine d’être créées.
Le recteur de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel, le docteur Jean Elie Gilles, s’adressant à la communauté Sud-Estoise n’a-t-il pas dit : « La jeunesse a besoin d’éducation, et l’éducation supérieure peut l’aider à mieux épouser les tendances internationales qui régissent notre vie nationale. Et, comme vous le savez tous, les vrais changements socioéconomiques et culturels commencent toujours à l’université, via les réflexions universitaires où les colloques, les séminaires, les stages, la recherche, les publications et autres outils de connaissance permettant à la jeunesse de mieux se centrer, de mieux se trouver et de changer d’attitude. »
M. Gilles a consacré une bonne partie de son intervention à citer un texte de Nesmy Manigat relatif au fonctionnement des universités haïtiennes, au nombre d’étudiants évalués à 40 000 inscrits dans une université publique ou privée en 2007, contre 300 000 en République dominicaine et 500 000 inscrits à Cuba à la même époque.
Selon le recteur Gilles, « ce faible taux d’étudiants dans les universités d’Haïti est dû non seulement à la faible couverture des niveaux antérieurs de formation mais aussi au faible pourcentage d’investissement public alloué à l’enseignement supérieur, à l’absence d’une instance nationale de régulation du système (jusqu’à la nomination récente d’un secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur), à la concentration excessive de l’offre de formation supérieure tant publique que privée dans le seul département de l’Ouest, à des programmes de formation non adaptés au marché du travail actuel, au déficit de gouvernance des institutions d’enseignement supérieur publiques… ».
M. Gilles souhaite, plus que jamais, qu’on se pose l’épineuse question de la formation de générations futures et des carrières qui facilitera leur réelle insertion socioprofessionnelle. Donc, l’inauguration de l’UPSEJ a donné lieu à une manifestation au cours de laquelle les autorités de Jacmel ont exprimé leur satisfaction d’avoir enfin leur centre universitaire. Le maire de Jacmel, M. Ronald Andris, a montré l’importance de cette université à Jacmel. Son discours était d’une très grande facture.
Prenant la parole, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, le professeur Jean-Claude François, a mis l’accent sur la mission de l’université. Vint ensuite le tour du sénateur Joseph Lambert du Sud-Est qui a mis tout son poids dans la balance pour la concrétisation du grand rêve des Jacméliens devenu enfin une réalité. Celui-ci, pour reprendre les propos du recteur Jean-Elie Gilles, avait proposé au président René Préval l’idée d’élever la somme des enveloppes budgétaires des universités publiques de 8 à 12 millions de gourdes. Ce qui fut fait. Le sénateur a en quelque sorte contribué à la réalisation de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel.
Pour le ministre de l’Education nationale et de la Formation pProfessionnelle, le professeur Réginald Paul, l’inauguration de l’UPSEJ symbolise la volonté de l’Etat d’ériger les universités publiques en région de manière à répondre à cette demande croissante d’étudiants en quête du savoir :
« Je me réjouis enfin que, grâce à la mobilisation de plusieurs acteurs, nous soyons parvenus à l’ouverture de ce centre universitaire. Deux ans après le séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit la plupart des centres universitaires de Port-au-Prince, il s’était avéré urgent de créer des universités en région appelées à servir la communauté, surtout avec l’exode massif des jeunes vers les autres départements, a-t-il souligné. «C’est un pas important qui vient d’être franchi avec la mise en place de cette quatrième université publique. Mais il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour que ces centres universitaires remplissent convenablement leur rôle, il nous faut notamment construire ces universités sur des espaces adéquats regroupant toutes les entités d’études et répondant aux normes de construction parasismiques mais aussi et surtout adaptées au standard des conditions d’apprentissage universitaires avec des laboratoires, des centres de recherche, des terrains de jeux, etc. pour que l’on parle véritablement de campus universitaire où la vie associative et estudiantine pourra se développer avec un corps professoral dédié uniquement à cette fin.»
Invité par son homologue du Sud-Est, le recteur de l’Université publique du Sud aux Cayes, le Révérend père Yves Voltaire, a salué l’initiative de l’Etat à Jacmel. Il a retracé le parcours de l’UPSAC qui a déjà 12 ans. Selon lui, les universités publiques figurent parmi les meilleures réalisations de l’Etat haïtien. Il a cité Gonaïves, Cap-Haïtien, les Cayes et aujourd’hui Jacmel.
Le recteur Voltaire en a profité pour partager son expérience avec les responsables de l’UPSEJ. Il souhaite que l’Université publique du Sud-Est à Jacmel forme, avec les autres universités publiques du pays et celles à venir, un Harvard de la Caraïbe.
La cérémonie devait se terminer par la remise d’une liste d’ouvrages au recteur de l’UPSEJ, comme don de la Bibliothèque nationale. M. Emmanuel Ménard, le directeur de cette institution, a naturellement pris la parole. Ses propos bien tournés lui ont valu des applaudissements nourris de l’assistance composée du directeur général du ministère de l’Education nationale, M. Pierre Michel Laguerre ; de la directrice de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Florence Pierre-Louis, accompagnée de son assistante, Mme Nadine Henri ; du délégué départemental du Sud-Est ; des hauts cadres du MENFP ; des notables de la ville de Jacmel ; des représentants du gouvernement espagnol et d’autres invités.
Jean-Robert Fleury

Roumer, un Jérémien de conviction

Maxime Roumer n’est pas un nouveau venu au Sénat de la République. Ce neveu du célèbre poète Emile Roumer et membre fondateur de la Coordination résistance Grand’Anse (COREGA) a été élu une première fois sénateur en 1995. Réélu en 2006, ce diable d’homme, baraqué comme un joueur de la NBA, a répété l’exploit aux sénatoriales partielles de 2009. Parcours d’un combattant !

Le sénateur Maxime Roumer

(Photo: James Alexis)

C’est un homme de caractère et de conviction. A 61 ans bien sonnés, Maxime Roumer reste profondément attaché à sa ville natale, Jérémie. Celle-ci ne s’y trompe d’ailleurs pas, qui l’a réélu trois fois. « Maxime Roumer est un digne représentant du département de la Grand’Anse au Parlement, commente le sénateur Jean William Jeanty, son ami de longue date. Son succès est dû à son passé de militant, son engagement dans la lutte contre la dictature et envers la démocratie. »
Issu d’une famille nombreuse – avec 8 oncles, seulement du côté paternel -, le sénateur Roumer est profondément enraciné dans Jérémie. « J’ai grandi au milieu de nombreux oncles, tantes, cousins et cousines, se rappelle-t-il avec un sourire amusé. Je me rappelle encore les conseils salutaires de mon oncle Emile Roumer qui parlait toujours en images. Cela m’a pris du temps pour déchiffrer tout ce qu’il disait ! »
D’autres Jérémiens célèbres comme René Philoctète, Edmond Laforest, Franck Lavaud ainsi que Adrien Sansaric (qui a accompagné Che Guevara au Congo) ont aussi des liens de parenté avec le parlementaire.
Le sexagénaire chenu, qui a étudié jusqu’en rhétorique dans sa ville natale, n’est pas arrivé à la politique par hasard. Même si ses parents n’étaient pas à proprement parler des activistes politiques, il a pris tout jeune le goût des affaires publiques au contact de ses aînés. « J’étais fignoliste dès l’âge de 7 ans », révèle-t-il, ajoutant qu’il n’y avait alors pas de séparation entre les générations à Jérémie. « Mais il y avait des normes à respecter. A l’époque, du point de vue politique, la ville était partagée entre Duvalier, Déjoie et Jumelle. On discutait passionnément de politique, de poésie, de sport, de musique, etc. », se souvient le parlementaire, insistant sur la tradition poétique de Jérémie.
Maxime à Port-au-Prince
Contrairement à beaucoup d’autres adolescents de son âge, Maxime Roumer n’a pas connu la pauvreté. Ses parents avaient de quoi subvenir à ses besoins. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que Maxime se concentre sur ses études. Débarqué en bateau à Port-au-Prince, il s’installe à la ruelle Berne où il a fait la connaissance de beaucoup de jeunes qui allaient plus tard devenir cadres dans l’administration publique, musiciens ou artistes de renom, dont Boulot Valcourt et Ansy Dérose. C’est au contact de ces jeunes talentueux que Maxime découvre la vie mondaine. « C’était un choc pour moi, car je n’étais pas habitué à la débauche », dit-il avare de détails.
Une fois son baccalauréat en poche, il commence des études en économie à la faculté de droit de Port-au-Prince. Après la première année, il s’inscrit à l’INAGHEI et au Centre de formation de statisticiens (CEFORS) devenu depuis le CTPEA. Il fait les trois facultés presque simultanément. « C’étaient presque les mêmes cours, les mêmes professeurs et les mêmes examens, répond le sénateur lorsqu’on lui demande comment il s’y est pris pour réaliser cet exploit. Dans les facultés, on ne donnait pas beaucoup de cours comme c’est le cas aujourd’hui. »
Très jeune, Maxime Roumer intègre l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), où il est rapidement promu responsable de la section des calculs. « J’étais tellement jeune, se souvient-il. Je n’avais aucun sens de la hiérarchie. Je me suis fait un jour réprimander par mon supérieur hiérarchique parce que j’avais passé la journée à aider le gardien à transporter des boîtes. »
Un étudiant engagé
Plein de fougue et désireux d’en connaître toujours plus, le jeune statisticien est choisi lauréat, conjointement avec Pierre Gilles, d’un concours organisé par les autorisés françaises en Haïti pour une bourse d’études accordée par le Quai d’Orsay. Arrivé en France au début des années 70, Maxime Roumer s’inscrit à l’Ecole nationale de statistique. Réalisant qu’il a finalement peu de chose à apprendre en matière de statistique, il demande son transfert à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne , où il décroche une maîtrise en économie.
Pendant son séjour en France, le jeune Jérémien ne reste pas seulement accroché aux livres. Il milite aussi au syndicat des étudiants, occupant même le poste de président de la Fédération des étudiants en résidence universitaire de France (FERUJ). Il ne le savait pas alors, mais c’était une sorte de préparation pour son entrée future sur la scène politique haïtienne. Le retour n’aura cependant lieu qu’en 1987, tout de suite après le départ de Jean-Claude Duvalier du pouvoir. Même s’il n’était pas vraiment un exilé en France, il y est resté 15 ans. « Je ne pouvais pas revenir au pays, faute de passeport, explique-t-il. Je n’avais qu’un papier que me donnait l’ambassade d’Haïti à Paris et disant que j’étais un citoyen haïtien… »
Lorsqu’il regarde derrière lui, le sénateur Roumer se considère chanceux. Chanceux de n’avoir pas assisté aux fameuses « vêpres de Jérémie » en 1964, chanceux d’avoir pu quitter l’impitoyable Port-au-Prince duvaliériste pour la France. « J’aurais pu, dit-il, être emporté par le régime des Duvalier comme ce fut le cas pour beaucoup de jeunes de ma génération. La jeunesse de mon époque était dévastée. Exil, disparitions, arrestations arbitraires, torture… constituaient le quotidien de trop de jeunes de l’époque. La paix du cimetière régnait alors dans ce pays ! »
Le kidnapping en 1973 de l’ambassadeur des Etats-Unis accrédité à Port-au-Prince, Clinton Knox, par deux jeunes Haïtiens, Myrtha Gilbert et Tony Lévêque, a marqué sa jeunesse parisienne. « A l’époque, le fait que ces jeunes aient fait plier le régime duvaliériste et obtenu la libération de 12 prisonniers politiques en échange de celle du diplomate m’apparaissait comme la chose à faire. Avec les enlèvements crapuleux d’aujourd’hui, c’est une autre affaire ! »
Un rêve de changement bafoué
De retour dans son pays, Maxime Roumer s’oriente vers l’enseignement. Il participe à la formation de plusieurs générations d’étudiants à l’ENARTS, à l’INAGHEI et à la faculté des sciences humaines. Loin des caméras, il mène une lutte très active à la Confédération des enseignants haïtiens (CNEH) et entretient ses contacts avec la population jérémienne. Pas étonnant qu’en 1990, il soit au devant de la scène lors des élections qui propulsent Jean-Bertrand Aristide à la tête du pays.
Comme beaucoup d’Haïtiens, Maxime Roumer pensait que ces élections allaient aider à sortir le pays du cycle de la pauvreté. Le coup d’Etat militaire du 30 septembre 1991 met fin brutalement à ce rêve. « La population de la Grand’Anse a résisté pendant un mois aux putschistes, mais a dû s’incliner devant la force brute », constate-t-il avec tristesse. C’est dans ce contexte que la Coordination résistance Grand’Anse (COREGA), dont il est l’un des membres fondateurs, prend naissance. Au retour d’exil du président déchu en 1994, la COREGA rejoint la plateforme politique Tab la. L’accord de Paris, qui prévoyait la privatisation des entreprises publiques, constitue alors la première pomme de discorde entre la COREGA et les autres partis politiques membres de la plateforme ainsi qu’avec le gouvernement Aristide.
Elu deuxième sénateur de la Grand’Anse lors des élections législatives de 1995, Maxime Roumer se range du côté du bloc antinéolibéral à la Chambre des députés. C’est peut-être la plus grande bataille que le parlementaire a mené au Grand Corps. « L’histoire donne aujourd’hui raison à ce bloc de députés qui défendaient une noble cause », juge le sénateur trouvant qu’il est dommage que les antinéolibéraux de la 46e législature se fassent aujourd’hui les défenseurs de l’actuelle politique néolibérale.
Après son premier mandat de sénateur, Maxime Roumer se lance à nouveau en 2000 dans la mêlée électorale, devant l’insistance de la coordination de la COREGA qui est plus un mouvement de paysans qu’un parti politique. « J’ai été à nouveau désigné pour représenter la COREGA dans les législatives de 2000 », soupire-t-il, ressassant une pénible défaite électorale qu’il juge toujours injuste. « J’ai remporté les élections de 2000, mais on m’a volé la victoire », affirme-t-il ajoutant que les législatives de 2000 ont été décalées de plusieurs semaines dans le département et que la région était alors à feu et à sang.
De Tab la à Lespwa
En mai 2006, Maxime Roumer prête à nouveau serment comme troisième sénateur de la Grand’Anse sous la bannière de la plateforme Lespwa. La COREGA, l’organisation de base qu’il représente, figure à côté de PLB et de Konbit Sidès parmi les membres fondateurs de la plateforme ayant remporté la présidentielle de 2006 et une majorité des sièges au Parlement. Maxime Roumer n’a pas de bons souvenirs de cette nouvelle expérience. « La 48e législature et le Sénat issu des élections de 2006 sont les plus corrompus de l’histoire du Parlement haïtien », déclare, sans concession, le sénateur.
On se rappelle encore les scandales en cascade qui ont marqué cette législature. Maxime Roumer veut se démarquer de ses collègues qui n’ont pas fait honneur à l’institution parlementaire. « Je mets quiconque en défi de citer un scandale auquel mon nom est associé pendant mes mandats de sénateur », lâche Maxime Roumer, élu sénateur en 2009 pour une 3e fois sous la bannière de la plateforme Lespwa.
Le divorce consommé
La platefome Lespwa n’existe plus. Elle a été, en 2009, changé en plateforme Inite. Maxime Roumer, qui d’habitude tourne sa langue sept fois dans sa bouche avant de se prononcer sur certaines questions, est furieux. Il dénonce haut et fort la façon dont le président René Préval procède pour mettre en place Inite. « En récupérant les membres des autres partis politiques, on les a affaiblis davantage », dénonce aujourd’hui encore Maxime Roumer, qui se présente comme l’instigateur du vote à la 46e législature de la Convention sur les violences faites aux femmes. .
Le parlementaire n’a cependant aucun regret d’avoir voté en faveur du président René Préval en 2006. « Il avait au moins évité au pays de sombrer dans une guerre », affirme-t-il, faisant état de la corruption qui gangrénait l’administration de René Préval au cours de son second mandat. Père d’un garçon et d’une fille, Maxime Roumer reproche aussi au président René Préval la mise à l’écart des militants qui l’avaient reconduit au pouvoir.
Un Jérémien de conviction
Se présentant comme un homme de conviction et de caractère, Maxime Roumer se réjouit du fait que son nom ne figure pas sur la liste des parlementaires qui participent trop souvent à des réunions au palais national. « J’ai été une seule fois, sur l’insistance de certains amis, au palais national pour discuter avec l’ex-président René Préval de la nomination de Michèle D. Pierre-Louis au poste de Premier ministre », souligne celui qui a doté le département de la Grand’Anse d’une université.
Aujourd’hui, Maxime Roumer ne se considère ni comme opposant ni comme proche de l’administration Martelly/Conille. « Ma position par rapport à l’actuel gouvernement dépendra de son bilan », indique le parlementaire, estimant que les nouvelles autorités gèrent une situation extrêmement difficile avec des institutions publiques incapables de jouer pleinement leur rôle.
L’Université nouvelle Grand’Anse (UNOGA) et la COREGA sont deux structures chères au sénateur Maxime Roumer. Pour être membre de la COREGA, il faut faire le serment de fidélité. Toute forme de trahison pour quelque raison que ce soit, admettent ceux qui prononcent le serment, ne doit pas rester impunie. A ce jour, Maxime Roumer dit relever une liste de 133 cas de trahison. « Tous ceux qui ne respectent pas le serment qu’ils ont prêté l’ont payé cher », révèle le parlementaire. Maxime Roumer, qui affirme n’être ni religieux ni mystique, se croit être protégé parce qu’il respecte toujours ses engagements. A 61 ans, il se croit trop vieux pour se laisser détourner des règles d’or qui l’ont guidé toute sa vie.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com

 

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