lundi 18 juillet 2011

18 juil

Martelly poursuit les négociations visant la ratification de M. Gousse

imageLe président haïtien, Michel Martelly, n’entend pas baisser les bras dans le cadre des négociations visant la ratification du choix du Premier Ministre désigné, Bernard Gousse. Alors que les négociations semblent être dans l’impasse avec les dernières déclarations du sénateur Moise Jean Charles assurant que Gousse ne passera pas, le président Martelly affirme le contraire.
Le locataire du Palais National révèle avoir fait dans progrès dans les négociations avec les législateurs. Il assure que les chances de ratification de M. Gousse sont aujourd’hui de 50% au grand corps.
Fort des premiers résultats positifs le président Martelly convie les sénateurs pétitionnaires à ratifier le Premier Ministre pour que le gouvernement puisse s’attaquer aux besoins urgents de la population. En tournée dans le Sud-est le week end écoulé le président Martelly a dénoncé le comportement de certains sénateurs qui ne se soucient guère de la misère de la population. Les citoyens vulnérables croupissent dans la misère sous les tentes mais le président et les sénateurs perçoivent régulièrement leurs émoluments, s’indigne M. Martelly.
Au cours de cette rencontre le sénateur Edwin Zeny a révélé que le salaire d’un sénateur est de 10 000 dollars US. A cette rondelette somme il faut ajouter plusieurs milliers de gourdes de crédit sur leur téléphone, des frais en carburant et d’autres privilèges accordés mensuellement aux élus. Il a également fustigé le comportement de ses pairs dont certains veulent barrer la route au chef d’Etat.
Par ailleurs, le secteur privé haïtien veut s’impliquer dans les négociations politiques visant la ratification du Premier Ministre. Certains hommes d’affaires se sont entretenus avec des leaders de la majorité parlementaires le week end écoulé.
Le Premier Ministre désigné doit soumettre son dossier au bureau du sénat ce jeudi 21 juillet 2011.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Allemagne :

Guido Westerwelle a rencontré le Président Martelly

18/07/2011 09:47:06

Haïti - Allemagne : Guido Westerwelle a rencontré le Président MartellyGuido Westerwelle, le Ministre fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne a conclus sa tournée [États-Unis, Colombie, Mexique] par une visite de travail en Haïti ce dimanche. Le Président Michel Martelly, a reçu au Palais National, la délégation d’Allemagne dirigée par Guido Westerwelle qui était accompagné entre autres : de Jens Peter Voss, l’Ambassadeur d’Allemagne en Haïti.
La coopération bilatérale a été le thème principal de cette réunion, qui a durée environ 30 minutes.
De nombreux points portant sur la promotion des investissements allemands en Haïti et l’orientation de la coopération ont été abordés. « Il doit y avoir des progrès visibles en matière de reconstruction [...] et des conditions stables pour augmenter les investissements étrangers » a déclaré le Ministre allemand en réponse à une demande de Martelly à ce sujet. Guido Westerwelle a exhorté les partis politiques haïtiens à unir leurs forces avec le pouvoir afin d’accélérer la reconstruction. Des propos qui traduisent les préoccupations de la Communauté Internationale devant la situation politique de blocage qui dure depuis 2 mois et qui empêche la mise en place d’un nouveau Gouvernement.
Le Président Martelly a souligné l’importance de l’éducation en général et sur le projet de scolarisation généralisée et obligatoire, en particulier. Il a aussi insisté sur la priorité à accorder au développement du secteur énergétique et la promotion d’énergies alternatives dans le cadre de cette coopération bilatérale. Le développement touristique en Haïti, a également été abordé. Le Chef de l’État souhaite le soutien de l’Allemagne pour mener à bien ses objectifs.
La coopération au niveau sportif a été aussi l’un des thèmes discuté par le chef de l’État qui a rappelé l’importance d’activités saines pour les jeunes haïtiens dont les talents pourraient être mieux exploités. Activités qui contribuent également à la baisse du taux de délinquance.
Les intervenants se sont dit satisfait de cette courte rencontre.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3392-haiti-reconstruction-visite-officielle-de-guido-westerwelle.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Michel Martelly et son épouse à Kenscoff

18/07/2011 11:36:50

Haïti - Reconstruction : Michel Martelly et son épouse à KenscoffLe Président Michel Martelly et son épouse Sophia Martelly, ont rencontré samedi une association paysanne à Lefèbvre [section communale de Kenscoff], en vue de dialoguer avec les habitants autour des problèmes essentiels auxquels ils font face et des projets en cours de réalisation dans cette localité.
Accompagné du Sénateur Steven Benoit, des Députés des circonscriptions de Kenscoff, André Gustave et de Plaisance du Sud, Luberne Paul, le Chef de l’État a promis à l’Association « Afè Nèg Coumbite » de les soutenir en créant dans la commune, et à travers le pays, des banques de crédits agricoles. Leur rappelant qu’ils sont l’âme d’Haïti, le Président a promis de travailler aussi à l’alimentation électrique de la zone, l’ouverture d’écoles publiques dans la commune et la création d’infrastructures routières pouvant relier les diverses sections communales.
Réitérant ses promesses d’une éducation gratuite et obligatoire et d’un État capable de répondre aux attentes des citoyens, le Président Martelly s’est engagé à appuyer toutes les initiatives paysannes en faveur du développement, comme ce fut le cas à Léogâne pour le lancement du « Selil pwodiksyon agrikol (SEPA) ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3267-haiti-agriculture-le-president-martelly-aux-cotes-de-paysans.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le président Michel Martelly lance la semaine de la reconstruction lundi

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:12

MartellypresseLe Président Martelly Michel Martelly sera présent ce lundi à la Banque de la République d’Haïti, BRH, pour lancer la Semaine de la Reconstruction. A l’occasion, le chef de l’Etat présentera les plans de construction de l’institution dans le cadre de la reconstruction du centre commercial de Port-au-Prince.

Le Président Martelly profitera pour inaugurer toute une série d’activités dans la région métropolitaine pour mobiliser les Haïtiens à s’engager davantage dans la reconstruction du pays, indique le bureau de communication de la présidence.

Selon Hérold Israël, responsable de cette structure, le chef de l’Etat veut montrer que la reconstruction est une affaire nationale. « Il mettra l’accent sur le partenariat entre les secteurs public et privé et invitera les institutions internationales à s’aligner sur la vision et les priorités du pays », a-t-il précisé.

Dans le cadre de la Semaine de la Reconstruction, le Président Michel Martelly lancera mardi un programme de crédit au logement cofinancé par la Banque Nationale de Crédit et la Banque Populaire Haïtienne à hauteur de  4 milliards de gourdes. Mercredi, il visitera une exposition internationale de modèles de maisons présentées par 60 firmes haïtiennes et étrangères. Le Président participera vendredi à une réunion du conseil d’administration de la CIRH. M. Martelly compte attirer davantage l’attention sur la reconstruction d’Haïti.

La semaine de la reconstruction est lancée dans un contexte de transition politique difficile. Installée depuis 2 mois comme 56e président d’Haïti, le Président Michel Martelly n’arrive toujours pas à former son gouvernement. Le Président dont le premier choix, celui de Daniel Gérard Rouzier, est déjà rejeté par le parlement, risque de se voir contraindre de désigner une nouvelle personnalité avec l’impasse créée par la nomination de Me Bernard Gousse.

 

Haïti – Politique :

Le salaire d’un Sénateur est de 10,000 US par mois !

18/07/2011 08:33:34

Haïti - Politique : Le salaire d’un Sénateur est de 10,000 US par mois !Le Sénateur de la République, Edwin Zenny [Sud-Est] élu sous la bannière de la plateforme INITE a dénoncé jeudi dernier, lors d’une intervention faite sur la Congo Plage de Jacmel dans le cadre d’une activité culturelle,  ses collègues du Sénat qui y font leur beurre sans se soucier de la situation misérable  des haïtiens dans le pays.
Le Sénateur Edwin Zenny, a profité du passage du Président Joseph Michel Martelly dans la Métropole du Sud-Est pour donner des détails à plusieurs dizaines de milliers de citoyens suspendus à ses lèvres. Il a indiqué que le salaire mensuel d’un Sénateur est de dix mille dollars américains environ, sans compter plusieurs milliers de gourdes de crédit sur leur téléphone, des frais en carburant et d’autres privilèges…
Le Sénateur Zenny a indiqué que ces parlementaires pour la plupart, défendent uniquement leurs intérêts mesquins en niant ceux du peuple. Ils s’érigent en obstacles sur le chemin politique du Président Martelly et de son équipe parce qu’ils ont peur de la réussite de ce dernier.
En réaction aux déclarations de Zenny, Wencesclas Lambert, le deuxième Sénateur du Sud-Est, qualifie le Sénateur Zenny de messager du Président Martelly. Il déplore le fait, que ce dernier ne connaît pas véritablement sa mission comme législateur.
Le Sénateur Lambert  dit ne pas être surpris de la réaction d’Edwin Zenny et remet en question les compétences du Sénateur Zenny. « Qui est Edo Zenny ? Moi je suis médecin et politologue » a déclaré Wenceslas d’une voix ferme et arrogante aux micros des journalistes. 
Le Sénateur Wencesclas Lambert, dit recevoir les propos de son collègue vis-à-vis des Sénateurs, comme une déclaration de guerre et qu’il est prêt à faire cette guerre. Interrogé par les journalistes sur l’origine de ce conflit, le Sénateur Wencesclas Lambert a répondu qu’Edwin Zenny veut que tous les parlementaires inclinent la tête devant le Président Martelly a déploré le parlementaire.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3387-haiti-politique-martelly-passe-a-l-offensive.html
HL/ Claudy Bélizaire

 

Haïti: Azor est parti pour l’éternité

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:20

lenord-fortune-azor1Le leader de l’orchestre Racine Mapou, Lénor Fortuné dit Azor a rendu l’âme samedi dans un hôtel à Port-au-Prince. Le chanteur et tambourineur, très connu mais aussi très apprécié dans le milieu culturel haïtien et international s’est éteint alors qu’il revenait à peine d’animer les festivités commémoratives de la Mont-Carmel à Saut-d’Eau (département du Centre).

Azor, 46 ans, est considéré comme l’un des plus grands tambourineurs d’Haïti. Il a joué, notamment au « SS One », au Scorpio avant d’intégrer Racine Canga de Wawa vers la fin des années 80. Au milieu des années 90, il a fondé son propre groupe, Racine Mapou avec lequel il a remporté de grands succès à l’étranger, notamment en Asie.

Les circonstances entourant la mort d’Azor restent inconnues bien que le chanteur a connu des difficultés de santé au cours de son existence. Un musicien du groupe a confié à l’agence HPN que le maestro vomissait de sang avant de succomber.

Certains lient le décès d’Azor à l’accident survenu vendredi à Saut d’Eau où 4 personnes ont trouvé la mort suite à une chute de pierres.

Dimanche, sur la Télévision Nationale d’Haïti, la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a salué la mémoire du disparu. Madame Lassègue a parlé d’une énorme perte pour le pays.

Elle a profité pour annoncer différentes activités en vue de rendre un vibrant hommage à Lénor Fortuné dont les doigts d’or n’ont pas manqué de faire vibrer Haïtiens et Haïtiennes au cours des 30 dernières années.

 

Déguerpissement des familles installées au Stade Sylvio Cator

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:04

stadesylviocator18072011Les familles établies au Stade Sylvio Cator suite au passage du tremblement de terre de janvier 2010 commencent à plier bagages. Elles sont plus de 400 à être concernées par ces mesures de déguerpissement prises par les autorités municipales de concert avec la présidence. Elles avaient jusqu’au 15 juillet pour vider les lieux contre une maigre allocation de 10 mille gourdes, soit 250 dollars américains.

Les sinistrés, qui ne voulaient s’opposer aux mesures des autorités et se disaient comprendre la nécessité de libérer l’espace de manière à ce qu’il puisse recevoir des matches officiels dans le cadre des compétions de la FIFA, conditionnaient leur départ à l’octroi d’un autre endroit où déposer leurs valises. Conditions que la mairie et la présidence semblent satisfaire.

Mais, les déplacés n’ont aucun contrôle sur les conditions dans lesquelles ils vont s’installer sur le site de l’ancien hôtel Simbi, banlieue sud de la capitale. Leurs futurs voisins ont d’ailleurs déjà contesté leur arrivée craignant d’être exposés à des actions malhonnêtes.

« Nous sommes contre l’insertion de personnes déplacées que nous ne connaissons pas et dont nous ne partageons aucune habitude. Ici, nous vivons tranquillement, sans aucun cas d’agression, ni de vols ni de viols. Comment permettre l’implantation d’abris sur ce terrain vide, que nous utilisons quotidiennement pour des parties de football », ont déclaré vendredi des occupants de l’espace communément appelé Caroussel, visiblement mécontents. Ces derniers ont même improvisé une manifestation pour exprimer leur refus.

C’est la mairie de Port-au-Prince qui gère le dossier de déménagement des déplacés du Stade. Elle dispose à cette fin d’une enveloppe de 6 millions de gourdes, a indiqué un conseiller à la présidence.

Des travaux de rénovation du stade ont démarré le 5 mars 2011 pour prendre fin avant le 4 Aout, date à laquelle le Tempête de Saint-Marc doit accueillir une équipe mexicaine dans le cadre du Championnat des Clubs Champions et Vice-champion de la Concacaf.

 

Première visite en Haïti du ministre allemand des Affaires étrangères

Le Nouvelliste  / 17 juillet 2011

Le ministre des Affaires étrangères allemande, Guido Westerwelle, est arrivé dimanche pour une visite de quelques heures à Port-au-Prince, ravagée en 2010 par un violent séisme, a annoncé l’ambassade d’Allemagne en Haïti.
Le ministre allemand, qui visite pour la première fois Haïti, doit être reçu par le nouveau président Michel Martelly pour une « séance de travail » au palais présidentiel en ruine depuis le séisme.
M. Westerwelle devrait également rencontrer le représentant en Haïti du secrétaire général de l’ONU, le diplomate chilien Mariano Fernandez, chef de la Mission de stabilisation en Haïti (Minustah).
Au cours de son bref séjour, le ministre allemand se rendra dans la petite ville de Léogane, épicentre du séisme de janvier 2010, situé à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale.
Il doit y inaugurer un projet de clinique pour les victimes du séisme porté par l’ONG allemande Johanniter International et financé par le gouvernement allemand.

 

Une pierre tue quatres pèlerins a Saut d Eau

17/07/2011 04:09:00 Auteur(e) La Redaction

Quatre pèlerins, dont un adolescent de 15 ans, sont décédés accidentellement à la suite de la chute d’une grosse pierre, vendredi lors de la traditionnelle fête de Notre-Dame du Mont-Carmel ou Vierge Miracle à Saut-d’Eau (Centre).

Ces décès ont provoqué une vive émotion parmi les nombreuses personnes venues d’autres régions du pays ou de l’étranger qui se baignaient dans la célèbre cascade lorsque le drame s’est produit. spp/Radio Kiskeya

 

Mandats d’amener contre Gaillot Dorsinvil et deux autres conseillers électoraux

17/07/2011 04:06:00 Auteur(e) La Redaction

image

Une décision sans précédent du parquet de Port-au-Prince qui, depuis plusieurs semaines, cherche en vain à interroger le président du CEP ainsi que ses collègues Leonel Raphaël et Ribel Pierre dans le cadre de l’enquête visant à établir s’ils avaient ou non monnayé les résultats des dernières élections au parfum de scandale ; deux autres conseillers, Jacques Belzin et Anténor Guerrier, momentanément indisponibles pour raisons de santé

Le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, a confirmé samedi avoir délivré des mandats d’amener contre trois conseillers électoraux, parmi eux le président Gaillot Dorsinvil, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les graves accusations de fraudes électorales dont fait l’objet le Conseil électoral provisoire.

Outre M. Dorsinvil, le pasteur Leonel Raphaël et Ribel Pierre, respectivement secrétaire général et membre du CEP, sont aussi activement recherchés.

Le commissaire Jean-François a indiqué avoir passé des instructions à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin que les trois responsables soient appréhendés n’importe où en raison de leur refus systématique de répondre aux invitations du parquet.

Jeudi, les trois hommes ne s’y étaient pas présentés tandis que leurs collègues Jacques Belzin et Anténor Guerrier avaient invoqué des problèmes de santé et produit des certificats médicaux pour justifier leur absence.

A la tête d’un organisme largement discrédité et pratiquement dysfonctionnel, les intéressés n’avaient pas encore réagi samedi aux derniers développements de ce dossier.

Selon le magistrat, du point de vue constitutionnel le parquet est compétent pour poursuivre les membres d’une institution électorale provisoire. Seuls les membres du CEP permanent, estime Sonel Jean-François, échappent à la justice ordinaire et sont passibles de la haute cour de justice s’ils sont accusés de crimes de haute trahison.

Déjà dans le collimateur de l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, Gaillot Dorsinvil et ses pairs sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin de candidats (victorieux ou malheureux) aux dernières législatives dont les résultats plusieurs fois corrigés avaient été le point culminant d’un processus électoral marqué de bout en bout par des scandales. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Humanitaire :

La Croix Rouge passe le relai à la DINEPA

17/07/2011 09:48:48

Haïti - Humanitaire : La Croix Rouge passe le relai à la DINEPALa Croix-Rouge a annoncé cette semaine, qu’elle fera la transition de ses efforts d’approvisionnement en eau à la Direction nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), l’autorité gouvernementale. La Croix-Rouge haïtienne, soutenue par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) et la Croix-Rouge américaine, a finalisé un accord jeudi dernier, avec la DINEPA, pour passer le relai de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau, aux autorités haïtiennes.
Dans le cadre de cet accord, de plusieurs millions de dollars, la Croix-Rouge va fournir une assistance technique, un soutien matériel et financier pour augmenter la capacité de la DINEPA à fournir des services d’eau et d’assainissement améliorés à la population, principalement à Port-au-Prince.
« La Croix-Rouge a distribuée près de 2 millions de litres d’eau potable chaque jour pendant la phase d’urgence en Haïti », a déclaré Omar Robinson, le coordonnateur de l’eau et l’assainissement pour la FICR. « Mais pour soutenir la reprise économique haïtienne, il est vital que nous faisons la transition de ces services aux autorités et nous nous sommes engagés à travailler étroitement avec la DINEPA au cours des prochains mois pour aider à renforcer leurs capacités. »
Actuellement, à Port-au-Prince, la Croix-Rouge (CR) fait la livraison de camions d’eau potable à 54 camps pour environ 100,000 bénéficiaires. Au pic de ses opérations, la CR a fournis de l’eau potable chaque jour à plus de 300,000 personnes, distribué près 2 million de litres d’eau potables chaque jour et fourni des installations sanitaires tels que des latrines, a plus de 400,000 personnes.
« La Croix- Rouge Américaine est fière de pouvoir aider au développement des services en eau des fournisseurs locaux afin de continuer a aider la population haïtienne de façon efficace, spécialement pendant la transition des camps vers les quartiers ou elle habitait avant le séisme de janvier 2010 » a déclaré Ricardo Caivano, Chef de la délégation de la Croix Rouge Américaine en Haiti.
La Croix- Rouge fournira 15 camions d’eaux et 3 camions de vidange et supporteront la DINEPA à travers d’aides finançières et des formations. Ceci inclura le support de nouveaux kiosques d’eau dans les quartiers dans les zones qui ne sont pas approvisionnés en eau par des canalisations. Les kiosques seront administrés par les membres de la communauté selon le contrat établi avec la DINEPA sous la supervision du Centre des opérations Technique pour la région métropolitaine de Port-au-Prince (CTE RMPP)
« Le processus de transition des services d’eaux se fera graduellement sur quatre à six mois et nous travaillons activement avec les communautés pour qu’elles donnent leurs réactions et qu’elles répondent au changement. Nous travaillons également sur une série d’initiatives qui nous permettrons de faire la transition du support non seulement aux autorités mais aussi aux communautés, aux comités d’eaux et aux vendeurs privés » a conclus Omar Robinson.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Martelly passe à l’offensive

16/07/2011 09:15:36

Haïti - Politique : Martelly passe à l’offensiveEn tournée de deux jours dans le Sud-Est, le Président Martelly est passé à l’offensive contre les parlementaires qui contestent son Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse. Le Chef de l’État a exhorté les élus du Groupe des 16 et les parlementaires sympathisants qui s’opposent à la ratification de son Premier Ministre, d’en finir avec leurs manœuvres, les invitant à ratifier son choix et à travailler avec Bernard Gousse.
À Jacmel, le Sénateur Edwin Zenny [dissident d’INITE], qui accompagnait le Chef de l’État, s’en est pris vivement à ses collègues, qu’il accuse de gaspiller l’argent de l’Etat et de vouloir conditionner la ratification du Premier Ministre à des négociations fondées sur des intérêts personnels
Allant dans le même sens, le Président Martelly, haussant le ton, a rappelé au Sénateurs et Députés que c’est lui qui assure leur paye tous les mois «… Même s’il n’y a pas de gouvernement, je suis payé, les parlementaires sont payé, M. Gousse ne touche pas mais tous les parlementaires touchent, [...] la population qui attend le travail, le développement, les projets eux ne touchent pas, bien au contraire [...] »
Faisant le point sur le processus de ratification, le Président Martelly s’est montré d’un optimisme prudent, affirmant sentir une amélioration de la tendance en faveur de son Premier Ministre « J’ai désigné monsieur Gousse pour qu’il passe, ça c’est une étape. Je peux dire qu’elle est difficile, mais je peux également dire que suite au travail qui est fait, je sens une amélioration de la tendance. Dans un premier temps [...] lorsque que Mr Gousse est apparu, le pourcentage était de 80 % contre lui, aujourd’hui ce pourcentage est de 50%. Nous travaillons, nous continuons les consultations, nous avons une Commission qui travaille, nous continuons à rencontrer les différents parlementaires, nous les rassurons. Ce n’est pas un problème de gens fâchés l’un contre l’autre qu’il y a, c’est un problème de manque de confiance. Il faut mettre les personnes en confiance pour qu’ils acceptent, fassent consensus, pour qu’ils se ressaisissent, pour qu’ils se disent : bon le Président a fait beaucoup d’efforts pour avoir notre confiance, travaillons avec lui… »
Vendredi les Sénateurs Francky Exius et Evallière Beauplan, tout deux membres du Groupe des 16 ont réagit de nouveau à des rumeurs de dissolution du Parlement… rumeurs dont-ils attribuent l’origine à des proches conseillers du Président. Ils mettent en garde le Chef de l’État contre les conséquences et le chaos qui pourraient découler d’une telle tentative qu’ils jugent inconstitutionnelle. « Si le Président Martelly essaie aujourd’hui de dissoudre le Parlement, il entraînerait sa propre chute 24 heures plus tard » a averti le Sénateur Beauplan qui est de retour au sein du parti Lavalas dont il s’était éloigné…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3383-haiti-politique-youri-latortue-reclame-une-commission-impartiale.html
http://www.haitilibre.com/article-3381-haiti-politique-bernard-gousse-encore-un-report.html
http://www.haitilibre.com/article-3373-haiti-politique-offensive-anti-gousse-sur-tous-les-fronts.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
HL/ HaïtiLibre

 

Aristide, soupconné de faire le jeu politique

16/07/2011 12:56:00 Auteur(e) La Redaction

image

Depuis son retour en Haïti, la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, l’ex-président Jean-Bertrand Aristide est plongé dans un silence que cachent les grands murs de sa résidence à Tabarre, mais voici qu’on le soupçonne aujourd’hui de faire le jeu politique. Qu’en est-il ? HPN analyse.

Depuis le 18 mars dâte de son retour triomphal, Jean-Bertrand Aristide n’a fait qu’une seule déclaration: un long discours dans le style metaphorique qu’on lui connait après 7 années d’exil en Afrique et depuis….silence.

A l’aéroport où il est officiellement accueilli, M. Aristide a laissé entendre qu’il revenait au pays pour se consacrer à l’éducation. « Rien que de l’éducation », avait-il presque juré.

S’il faut le croire sur parole, depuis ce come-back spectaculaire, l’ancien homme fort d’Haïti n’a rien révélé de ses projets d’éducation. Il a systématiquement refusé toutes les demandes d’interviews sollicitée par les journalistes, laissant planer le plus grand mystère sur ses activités.

Il a volontairement laissé la part belle aux rumeurs les plus exagérées. Comme par exemple: Aristide s’est brouillé avec Myldrède son épouse et que cette dernière s’est réfugiée avec ses filles en République voisine.

Mais rien de rien. En tout cas, l’ancien curé de Saint Jean Bosco laisse courir les « zins », et continue de jouir de la chaleur de ses proches, de ses fidèles.

Dernièrement, un auditeur apprend à l’opinion que « Jean-Bertrand Aristide ne fait qu’écrire depuis son retour ». Son exercice favorite.

S’il écrit ses mémoires ou son projet d’éducation, l’ancien président à qui on a enlevé ses principaux agents de sécurité, comme s’en plaignaient ses partisans, continue de recevoir dans sa résidence à Tabarre pas loin de l’aéroport de la capitale.

C’est le sénateur Steven Benoit qui vend la mèche. « Beaucoup de parlementaires députés et sénateurs, ses collègues, visitent régulièrement l’ancien président », qui pèserait donc de tout son poids dans la balance politique.

Comme quoi pour faire approuver un Premier ministre aujourd’hui, « il faut parler à Aristide », conseille Steven Benoit.

Au Parlement si le parti de l’ex-président ne compte pas d’élus sous son label, indirectement Lavalas s’appuierait sur de nombreux adeptes et affiliés ce qui fait de Titid un incontournable de la politique haïtienne.

Depuis 25 ans ou plus, Aristide perd et gagne. Il est débouté en 1991 et réhabilité en 1994. Exilé en 2004, il revient en 2011. Dans l’ombre et dans la lumière il domine. S’il a perdu beaucoup de ses partisans, électeurs de Michel Martelly, il reste très aimé et respecté dans les quartiers populaires de la capitale, ses anciens fiefs.

Même dans le silence, et c’est sans doute là qu’il est le plus fort, Aristide communique. Le silence est d’or. Il le sait.

Mais récemment, c’est au nom du parti Lavalas, dont il est encore le coordonateur à vie, que son porte-parole, à l’ombre de ses portraits, a ouvertement critiqué le nouveau président Michel Martelly et ses premières semaines de pouvoir

Ce 15 juillet ramène l’anniversaire de Jean-Bertrand Aristide et c’est sa Fondation qui parle en son nom.

Des activités genre cliniques mobiles sont organisées à Port-au-Prince par des équipes médicales du parti Lavalas ou de la Fondation Aristide pour la démocratie. Il reste en contact avec la base… En Haïti sait-on jamais ?

On apprend que bientôt il passera la direction du parti à d’autres, promet-on dans le milieu Lavalas. Qui sera le digne héritier ?

HPN

 

Haïti – Sécurité :

Les États-Unis ont rapatrié cette semaine 36 haïtiens «indésirables»

16/07/2011 13:26:50

Haïti - Sécurité : Les États-Unis ont rapatrié cette semaine 36 haïtiens «indésirables»Conformément à la priorité d’éloignement des étrangers qui constituent une menace pour la sécurité publique, les autorités d’immigration américaine ont rapatrié cette semaine en Haïti, dans un avion du Gouvernement, 36 haïtiens précédemment condamnés pour des crimes divers aux États-Unis et ayant fini de purger leur peine.
Après avoir été enregistré par les autorités du Service de l’Immigration et celui de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à l’Aéroport International Toussaint Louverture, le groupe a été divisé en deux.
Un premier groupe de 15 personnes a été remit en liberté immédiatement en raison des peines légères purgées sur le sol américains et de leur état de santé.
Le second groupe, de 21 citoyens haïtiens, a subit un court interrogatoire, en relation avec la gravité de leur cas et aux conséquences que cela pourrait avoir sur la sécurité publique en Haïti.
Ces personnes devraient être remise à leur famille dans les plus brefs délais, nous informe Florence Élie de l’Office de la Protection du citoyen et de la Citoyenneté.
La Commission interaméricaine des droits de l’homme et d’éminents évêques catholiques protestent vigoureusement, depuis la reprise de ces expulsions par les États-Unis en janvier 2011. Ces acteurs de la vie nationale, soulignent la crise et l’insécurité en Haïti et qualifient ces expulsions d’irresponsables et d’inhumaines. Ils demandent au Gouvernement américain l’arrêt immédiat de ces pratiques.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2751-haiti-justice-les-etats-unis-renvoient-en-haiti-19-ex-condamnes.html
http://www.haitilibre.com/article-2171-haiti-usa-26-ex-detenus-et-un-innocent-ont-ete-rapatries-hier-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2063-haiti-usa-reprise-des-deportations-des-condamnes-haitiens.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le Forum économique à la rescousse de Gousse

Le Nouvelliste / 15 juillet 2011

Deux mois après l’investiture de Michel Martelly, le pays n’est toujours pas doté d’un gouvernement. Une situation préjudiciable aux investissements. Pour tenter d’aider à résoudre la crise en favorisant un dialogue constructif entre l’exécutif et le Parlement, le Forum économique du secteur privé des affaires a rencontré mercredi le coordonnateur de la plateforme politique INITE, le sénateur Joseph Lambert. D’autres rencontres avec d’autres acteurs sont prévues.

Haïti: Le pays souffre énormément du bras de fer entre le palais national et le Parlement. Le Forum économique du secteur privé des affaires (FESPA) est inquiet et préoccupé par ce conflit. De façon informelle, les responsables du forum ont rencontré mercredi le leader de INITE qui dirige le bloc majoritaire au Parlement pour lui faire part de leurs inquiétudes et tenter du même coup de faire avancer les négociations. « Cette situation retarde beaucoup de choses qui devaient se faire pour le bien du pays », a déclaré au Nouvelliste un des membres du Forum économique du secteur privé des affaires, sous le couvert de l’anonymat.
« Cette situation de conflit entre l’exécutif et le Parlement tend à décourager les investisseurs. La stabilité politique est le premier critère pour les investisseurs. Ils n’aiment pas les incertitudes et le doute », a-t-il souligné à l’attention des autorités.
« Cette rencontre rentre dans le cadre d’une démarche citoyenne pour un dénouement à la crise en essayant de rapprocher les acteurs par le dialogue », a-t-il précisé. « Il y a pas mal de choses concrètes qui ne peuvent être réalisées dans cette situation d’incertitude qui a déjà un impact considérable sur l’économie du pays », s’est-il désolé, tout en soulignant que la politique détermine l’économie.
« Le budget national 2010-2011 n’aura pas servi à grand-chose finalement. Il s’achève au cours du mois de septembre et il n’y a toujours pas de gouvernement. Des projets importants pour le pays traînent et risquent d’être abandonnés », s’est plaint ce membre du Forum économique, alors que les négociations n’avancent pas réellement entre l’exécutif et le Parlement. Chaque parti campe sur sa position.

Loin de là l’idée d’affaiblir un parti politique ou un bloc au Parlement avec ces rencontres. Le FESPA, selon notre source, veut seulement trouver un terrain d’entente entre les protagonistes pour le bien du pays. « Nous avons rencontré le sénateur Lambert parce que c’est lui le leader. Pour nous autres, en le rencontrant nous parlons au parti qu’il dirige », a dit ce membre du Forum économique, soulignant que d’autres rencontres sont prévues.
De son côté, sans faire de promesse, le sénateur Joseph Lambert, le leader du groupe des 16 sénateurs anti-Gousse, qui se garde de faire des déclarations à la presse ces derniers jours, a fait savoir aux membres du Forum économique qu’il transmettra leurs appréhensions au reste de son équipe.
Par ailleurs, le sénateur Steven Benoît, un proche du président Martelly, a estimé que le chef de l’Etat devrait étendre le dialogue et les négociations. Selon le parlementaire de l’Alternative, il est important pour un dénouement de la crise que les anciens présidents René Préval, chef de l’INITE, et Jean-Bertrand Aristide, leader charismatique de Fanmi Lavalas, soient directement impliqués dans les négociations.
Selon le sénateur de l’Ouest, les blocs politiques au Parlement à tendance Lavalas se renforcent de plus en plus et des parlementaires de ces blocs font de fréquentes visites à la résidence de Jean-Bertrand Aristide. « Fanmi Lavalas a une force ici au Parlement; il y a le bloc « Ansanm Nou Fò » regroupant Veye yo et LAVNI (17 sièges au total) qui a été constitué au niveau de la Chambre des députés et qui n’existait pas il y a une semaine. Lavalas est une force incontournable », a-t-il fulminé.
Entre-temps, le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse persiste et signe dans sa position. Bernard Gousse est une affaire classée, et le président Martelly doit recommencer le processus afin de désigner un autre Premier ministre.
Pour la troisième fois consécutive, le Premier ministre désigné a reporté la date du dépôt de ses pièces au Sénat. Programmé pour mardi dernier, le dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été reporté à jeudi sur la demande de l’exécutif qui cherche à convaincre les parlementaires hostiles à Bernard Gousse et à gagner du temps. L’ancien ministre de la Justice a été lui-même au Sénat jeudi pour solliciter un autre report à la huitaine.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Une célébration sous le signe de la solidarité

Le Nouvelliste / 15 juillet 2011

De la Marseillaise à la Dessalinienne, le cadre ressuscité de l’hôtel Montana (situé dans les hauteurs de Pétion-Ville) a été le siège – dans la soirée du jeudi 14 juillet 2011 – de la célébration de la fête nationale de la France en Haïti. C’était l’occasion pour Didier Le Bret, l’ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince depuis 2009, de se féliciter du rôle joué par la République française sur le territoire haïtien, au lendemain du violent tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Didier Le Bret, l’ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince, dans son allocution de circonstance le 14 juillet 2011

Jean-Max Bellerive, Premier ministre sortant, dans son intervention

Vue partielle de l’assistance composée de nombreuses autorités haïtiennes, de citoyens français, des ambassadeurs et des membres de la société civile

« La vie reprend en Haïti. Comment le nier ? Ici même, souvenez-vous, l’enchevêtrement de bêton, le chaos, la désolation absolue. Ceux qui n’étaient pas là le 12 janvier ne réalisent sans doute pas le chemin parcouru», a rappelé le numéro un de la diplomatie française en Haïti, Didier Le Bret, dans son allocution de circonstance le 14 juillet 2011, à l’occasion du 222e anniversaire de « la prise de la Bastille » ou de la Révolution française – fête nationale française, instituée pour commémorer également le jour de la Fédération.
Le 14 juillet, pour les Français, c’est bien sûr d’abord et avant tout, avec la prise de la Bastille, l’aboutissement d’un rêve et d’un idéal, portés par le Siècle des Lumières : l’abolition de la monarchie, la fin de l’ancien régime, l’avènement de la République. « C’est aussi le défilé militaire sur les Champs Elysées, les bals populaires et les feux d’artifice. C’est également, on l’oublie parfois, la fête de la Fédération, qui consacre un an après la révolution l’unité retrouvée de la France », soutient le diplomate, en présence de citoyens français, des ambassadeurs, des membres de la société civile et de nombreuses personnalités haïtiennes, dont Pradel Henriquez, Emmelie Prophète, Lionel Trouillot, Youri Latortue, Pascal Monnin, Mario Benjamin, Jocelerme Privert, Renald Clérismé, pour ne citer que ceux-là.
« Le Montana n’est plus, certes, du moins tel que nous l’avons connu. Mais le nouvel hôtel qui nous accueille aujourd’hui a fait peau neuve. Il est un témoignage de la force extraordinaire qui habite ce pays. Quoi qu’on en dise, la reconstruction est en marche », se réjouit l’ambassadeur français, qui soutient que le principal actif de ce pays est sa jeunesse. Il rapporte qu’au sein de cette dernière, « beaucoup ont retroussé leurs manches et travaillé. Les entreprises françaises qui s’implantent en Haïti me disent toutes la même chose : les jeunes Haïtiens apprennent vite ; bien encadrés, ils sont très performants ».
Un tour d’histoire
« La France a une longue histoire en Haïti, souligne M. Le Bret, qui rappelle que le président Nicolas Sarkozy fut le premier chef d’Etat français à fouler le sol haïtien. Il estime que la présence française n’a pas laissé que de bons souvenirs. Les blessures de la colonisation, mais aussi les conditions de la séparation, ont laissé des traces qui sont encore vives. « Mais au-delà des blessures héritées du passé, il y a, je crois, aujourd’hui entre nos deux pays, une compréhension mutuelle, une même vision, une même volonté de cheminer ensemble dans le respect et le dialogue», se félicite M. Le Bret.
En guise de plaidoyer, l’ambassadeur français reconnait que : « Trop longtemps démissionnaire, maintenu artificiellement en situation de dépendance vis-à-vis de l’aide internationale, l’Etat haïtien doit se reconstruire ». Il précise : « Qu’il s’agisse de la sécurité du pays, de l’aménagement du territoire, des investissements, de la fiscalité ou encore des services de base, notre aide ne devrait tendre que vers un seul but : conforter l’Etat, lui donner enfin les moyens d’une grande ambition nationale ».
L’action de son pays sur la scène internationale n’a pas échappé au diplomate qui a rappelé le rôle joué par la France sur la scène internationale, notamment en Haïti. Dans son allocution d’une quinzaine de minutes, l’ambassadeur français n’a pas manqué de parler de développement. Un secteur qu’il connaît beaucoup, car il constitue son cheval de bataille depuis son entrée en fonction en 2009. M. Le Bret a livré ses impressions et son regard sur la reconstruction d’Haïti. D’après lui, la clé du développement d’Haïti « est avant tout entre les mains des Haïtiens eux-mêmes, qu’ils soient responsables politiques, chefs d’entreprise, commerçants, agriculteurs, fonctionnaires ou simples citoyens.
S’exprimant sur la crise politique actuelle, M. Le Bret a déclaré empêcher à un président élu de constituer son gouvernement pour faire les réformes promises, c’est prendre le risque de fouler aux pieds les fondements même de la démocratie. Préserver l’unité nationale, à travers la formation d’un gouvernement porteur du changement, mais tenant compte des fragiles équilibres du pays, c’est également la responsabilité première du chef de l’Etat ».
En outre, M. Lebret a critiqué la politique de l’Etat haïtien trop longtemps tributaire de l’aide internationale en rappelant que les partenaires étrangers n’ont pour mission que d’appuyer l’Etat, lui donnant enfin les moyens d’une grande ambition nationale.
Bellerive représente Martelly
Le Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive, qui prenait part à cette soirée, en remplacement du chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, lequel se retrouvait dans le département du Sud-Est, s’est réjoui du bon développement des relations entre les deux pays. M. Bellerive a affirmé que la France est l’un des rares partenaires d’Haïti sur le plan du développement. « La seule et unique façon de développer durablement le pays est d’attirer les investissements privés en Haïti par le biais des investisseurs nationaux et internationaux afin de projeter une autre image d’Haïti sur la scène internationale.
« Cette célébration est l’occasion pour le peuple haïtien de marquer solennellement son amitié et sa solidarité envers le peuple français. C’est un privilège pour moi, au nom du peuple haïtien, de vous prier de bien vouloir transmettre au président Nicolas Sarkozy les souhaits de santé vigoureuse, de prospérité et de bonheur que formule le président de la République, Michel Joseph Martelly, à son endroit et au peuple français tout entier», ont été les souhaits formulés par M. Bellerive.
« Le temps des au revoir »
Christophe Quentel, un collaborateur immédiat du chancelier Alain Sauval, conseiller de coopération et d’action culturelle, part également cet été, après quatre années au service de la coopération entre la France et Haïti. Parmi les membres du personnel de l’ambassade de France, dont la mission arrive à terme, qui partiront, figure aussi un consul. L’ambassadeur Le Bret n’a pas manqué d’exprimer ses remerciements à l’endroit de ces derniers.
Les deux heureux de cette fête nationale de la France, Mario Andrésol, chef de la police haïtienne, et Moumouni Komi sont les deux gagnants du tirage à bénéficier chacun d’un billet aller-retour au pays de Nicolas Sarkozy. Cette soirée a été réalisée grâce à la contribution de certaines entreprises françaises implantées en Haïti telles que DSA Technologies, Suez Environnement, Techni Group, Atlas Construction et Total.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
Dominique Domerçant
succes33@yahoo.fr

vendredi 15 juillet 2011

15 juil

Gaillot Dorsinvil et trois de ses collègues ne se sont pas présentés à l’audition

15/07/2011 10:54:00 Auteur(e) La Redaction

image

Cinq des conseillers électoraux, dont le président Gaillot Dorsinvil, n’ont pas répondu jeudi à l’invitation du commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les fraudes ayant entaché les dernières élections.

Refusant de s’exprimer au micro des journalistes, le chef du parquet, en poste depuis deux semaines, a promis d’intervenir sur l’objet de l’invitation et le refus de comparaître des intéressés lors d’un point de presse dont la date n’a pas été précisée.

Seul le conseiller Ribel Pierre s’est fait représenter par son avocat, Franck Wisney Jean-François, qui s’insurge contre l’accusation d’association de malfaiteurs portée contre son client dans le but, estime-t-il, de ternir son image.

Arguant que le parquet n’a aucune compétence légale pour auditionner ou poursuivre les membres du Conseil électoral provisoire, Me Jean-François affirme néanmoins que Ribel Pierre veut se montrer coopératif et rester à la disposition du parquet.

Dans la foulée, il a reproché au commissaire du gouvernement de maintenir les mesures d’interdiction de départ dont sont frappés plusieurs conseillers électoraux y compris son client en dépit des recommandations contraires du rapport final de l’enquête sénatoriale sur les présumées fraudes électorales.

Il y a quelques semaines, le prédécesseur de Sonel Jean-François, Harrycidas Auguste avait déjà tenté sans succès d’interroger les membres de l’institution électorale, parmi eux le président Gaillot Dorsinvil, objet de graves accusations selon lesquelles l’attribution de divers sièges au Parlement aurait été monnayée.

Sans convaincre, ceux qui gardent encore leurs fonctions au sein du CEP pratiquement dysfonctionnel assimilent ces accusations à une campagne calomnieuse, mais peinent à justifier la conduite désastreuse du processus électoral ayant débouché sur des crises en cascade et l’ingérence sans bornes de la communauté internationale dans la validation des résultats définitifs. spp/Radio Kiskeya

 

Gousse vs Privert : quand la vérité devient historique et politique

15/07/2011 10:49:00 Auteur(e) La Redaction

imageConsensus ou compromis ne peut se faire en dehors de la vérité. C’est la principale revendication du mouvement anti- Gousse orchestré par le groupe des 16 sénateurs qui s’identifient à la mouvance Lavalas. Depuis plus d’une semaine, l’équipe au pouvoir multiplie les opérations de charme et les explications pour essayer de faire oublier, à ces élus, leurs douloureux passés et relancer le pays définitivement sur de nouvelles bases. Les sénateurs n’en démordent pas ; « Gousse pap pase », persistent-ils. Les contestataires estiment qu’ils ne pourraient oublier les fâcheux événements survenus entre 2004 et 2006 même lorsque celui qui les avaient commandités se refuse à reconnaitre ses fautes, faisant ainsi allusion à Me Gousse, alors ministre de la Justice.
Revenant sur ce mouvement de contestation orchestré par les parlementaires, Bernard Gousse a fourni des précisions sur un cas particulier qui aujourd’hui encore retient l’actualité : le cas de Jocelerme Privert, titulaire du ministère de l’Intérieur sous le règne de Jean Bertrand Aristide. « Personne n’a besoin d’avoir peur. Je n’ai pas dans mon programme à traquer quiconque pour son appartenance politique », rassurait M. Gousse à l’émission le point de Télé Métropole du lundi 11 juillet 2011. « Le président Martelly n’a pas dans ses priorités de faire la chasse aux sorcières non plus », a-t-il précisé. « Je ne sais pas vraiment pourquoi les sénateurs ne veulent pas de moi », déclarait Gousse, faisant référence aux accusations du groupe des 16 sénateurs. « Il faut qu’ils prennent en compte les conditions de fonctionnement du gouvernement de transition », a-t-il poursuivi. Ce fut l’opération Bagdad quand des menaces de mort et de kidnapping furent proférées à l’endroit de tous, y compris des policiers. « Nous nous souvenons, rappelle-t-il, du fameux épisode du bus d’écolier enlevé en décembre 2005. Un an avant, en septembre 2004 plus d’une dizaine de policiers furent assassinés. Si les responsables de l’époque étaient restés passifs jusqu’à aujourd’hui, nous serions dans la même galère. Ce fut une opération terroriste contre la population. A cette époque, la géographie de Port-au-Prince fut réduite au Champ de Mars et la zone de Bourdon. Chaque zone avait un chef autoproclamé: Ravix Rémysainte, Grenn Sonnen, Dread Wilmé et autres. J’avais à faire ce boulot pour rétablir la paix et je l’ai fait », lança-t-il, arguant qu’il ne faisait qu’appliquer la loi.
L’arrestation de Jocelerme Privert représente, à date, la plus grande pomme de discorde entre les deux camps. Cette arrestation constitue un élément de blocage dans le processus de ratification de Bernard Gousse pour la primature. « Je n’ai pas arrêté M. Privert et je n’ai pas été chez lui non plus », a soutenu le Premier ministre désigné pour essayer de contourner les critiques avant d’expliquer sa version des faits. « J’étais au bureau lorsque j’ai reçu un jour l’appel d’un responsable d’ambassade en Haïti qui m’a informé que M. Privert, qui se trouvait dans cette ambassade, avait peur pour sa vie et voulait se rendre aux autorités. On a pris rendez-vous à l’aéroport. Entre-temps, j’ai appris qu’il y avait un mandat émis contre lui par un juge d’instruction de St-Marc. Nous avons été le chercher et lui avons présenté le mandat. L’ayant lu, il a nié les chefs d’accusation ».
« Cependant, poursuit Me Gousse, si nous l’avons relâché et laissé retourner dans la nature, sa sécurité ne serait pas assurée. Je lui ai donc dit que le seul endroit où je pourrais assurer sa sécurité, c’était au Pénitencier national. Les individus qui se trouvaient alors dans le véhicule de l’ambassade lui ont demandé s’il était sûr que c’était là qu’il voulait se rendre. M. Privert a répondu, qu’il n’avait pas le choix ». « Toutefois, précise Bernard Gousse, en aucun cas, nous ne pouvions violer les droits de M. Privert, puisqu’il était dans une voiture diplomatique. S’il ne voulait pas descendre, nous n’aurions pas pu lui forcer la main ». « Arrivé au Pénitencier, j’ai dit donc aux agents de l’Apena que c’est un ex-ministre et qu’il était interdit de lui faire des entraves physiques comme menotte et/ou autres. M. Privert est alors entré tout seul au pénitencier. Cette histoire selon laquelle j’ai arrêté M. Privert, est archifaux », conclut Bernard Gousse.
Le film des événements selon Privert…
M. Gousse informe avoir appelé Jocelerme Privert sur les possibilités de travailler avec lui pour le bien de la nation. Dans une interview accordée au Matin, le sénateur des Nippes, qui dit vouloir éviter toute polémique à ce sujet, rapporte qu’un accord a été trouvé avec M. Gousse sur la version des faits qui devait être rapportée dans la presse. Cependant, sous pression des journalistes, M. Gousse aurait, selon le sénateur Privert, violé cet accord et dit des choses qui sont très loin de la vérité. Alors le sénateur Privert a voulu refaire le film des événements pour les lecteurs du Matin. Voilà sa version des faits.
« Le 5 avril, j’étais chez moi. Mon chauffeur était sorti pour faire les courses habituelles. Aux environs de 4 heures, j’ai réalisé qu’il a pris plus de temps que prévu. Je l’ai appelé. Mais il ne pouvait répondre. Lorsqu’il a finalement répondu j’ai compris qu’il était arrêté et qu’il était torturé. J’ai commencé à faire des recherches. Aux environs de 10 h, suivant les informations recueillies, j’ai compris que j’étais menacé. Alors j’ai laissé ma maison et je me suis réfugié chez des amis dans le voisinage. Effectivement, aux environs de 10h30, un commando lourdement armé s’est introduit chez moi. Ils ont mis à sac la maison et ont torturé ma famille, y compris ma mère qui était sur les lieux.
« Au moment où ce scénario se déroulait chez moi, j’ai appelé diverses personnalités proches comme Me Calixte Délatour, Camille Leblanc, Pierre Espérance du NCHR et Lionel Etienne qui fut alors président de la Chambre franco-haïtienne d’industrie et de commerce, lequel entretenait des relations privilégiées avec l’ambassade de France. M. Etienne a appelé les responsables de l’ambassade et m’a communiqué le numéro de quelqu’un à l’ambassade qui devait attendre mon appel. J’ai dit à cette personne que j’étais en sécurité, mais que je craignais pour la vie de mes proches. J’ai pris rendez-vous avec lui pour le rencontrer devant la résidence de l’ambassade à Bourdon. Ils étaient deux à m’attendre. Je leur ai fait un compte rendu des événements qui se déroulaient. Ils ont appelé le chef de la police de l’époque, Léon Charles, lequel a juré qu’il n’était au courant d’une quelconque perquisition domiciliaire chez M. Privert.
« Alors que j’embarquais dans une voiture de l’ambassade avec les deux diplomates, ils ont appelé le ministre de la Justice, Me Bernard Gousse, pour avoir d’amples informations. Ensuite, ils m’ont demandé si cela me poserait un problème de rencontrer M. Gousse. J’ai accepté, d’autant que la situation était critique à mon domicile. Me Gousse nous a donné rendez-vous à l’Aéroport international. Pourquoi l’aéroport, me demandais-je? Probablement pour accréditer la thèse que Jocelerme Privert essayait de s’échapper et que nous l’avons finalement appréhendé. Je me suis tout de même rendu au point de rendez-vous. M. Gousse a pris deux heures pour nous rejoindre. Il est venu aux environs de 1h du matin, accompagné de M. Léon Charles qui, quelques heures auparavant, déclarait qu’il n’était pas au courant des événements qui se déroulaient.
« Je tenais personnellement à vous rencontrer pour vous garantir que vos droits comme ancien ministre seront respectés, j’ai un mandat d’arrêt contre vous délivré par un juge d’instruction de St- Marc dans le cadre du massacre de la Scierie », m’a déclaré M. Gousse à son arrivée. Vous avez été dénoncé par Amanus Mayette, poursuivait-il. Je lui ai dit que je n’avais rien à voir avec tout cela, car je ne m’étais jamais rendu à St-Marc. Ensuite, il m’a informé que les hommes en cagoule, qui s’étaient introduits chez moi, étaient de la police. Je lui ai dit : alors je suis en état d’arrestation. Me Gousse m’a répondu « oui. Ce serait bien mieux pour votre sécurité ». Nous étions alors tous les deux dans la voiture de l’ambassade.
« Arrivés devant le Pénitencier national, les diplomates m’ont demandé si je voulais y aller. Je leur ai demandé si j’avais un autre choix, vu que je n’irai pas en exil. Aucune réponse. A ce moment là, Me Gousse et Léon Charles m’ont accompagné à l’intérieur du Pénitencier national et m’ont choisi une cellule. Effectivement, il a dit aux agents de l’APENA : « Pas de menotte, c’est un ancien ministre ». Ensuite, le Premier ministre désigné m’a dit : « M. Privert, si vous me communiquez le nom de votre avocat, je l’appellerai pour vous assister dès demain matin ». Mes portables étant toujours en ma possession, j’ai alors appelé Mes Délatour et Camille Leblanc pour leur informer que j’étais au Pénitencier.
J’ai vu mon premier juge le 21 mai 2005, c’est-à-dire après 13 mois. Après avoir vu le juge, j’ai encore passé 13 mois en prison. Suivant les principes de la sécurité juridique, vous ne pouvez priver un citoyen de la juridiction que la loi lui a tracée. Pour les actes dont on m’accusait, j’étais passible de la Haute Cour de justice, mais Me Gousse comme juriste m’a fait comparaitre devant un tribunal ordinaire. Pour le mandat qui a été émis, M. Gousse a fait savoir qu’il a été émis bien avant son entrée en fonction. J’ai gardé une copie du mandat qui est daté du 25 mars 2004 ». (Copie remise au Matin).
Quant aux accusations sur le fait qu’il n’ait pas porté plainte devant les tribunaux, Privert a rappelé la partisannerie de l’appareil judiciaire d’alors. Toutefois, a-t-il ajouté, et preuves à l’appui, il a alerté nombre d’organismes internationaux de défense de droits humains et toutes les ambassades accréditées en Haïti. Dans une déclaration à Andrew Young, ambassadeur des Etats Unis à l’Onu, Gérard Latortue, Premier ministre de la transition, a déclaré que la justice pratiquée par son gouvernement est une justice revancharde et que certains membres de son gouvernement se cachent derrière le drap de la justice pour régler leurs affaires personnelles. Privert dénonce ces actes de répression politique que la communauté internationale également avait dénoncés. En effet, l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti d’alors, James B. Folley, avait déclaré : « La détention préventive prolongée et injustifiée de certains citoyens dont M. Neptune, en prétextant un prétendu massacre qui aurait eu lieu à St- Marc, est une grave violation des droits de l’homme. Ceux qui s’opposent à leur libération et s’amusent à les maintenir en détention doivent savoir qu’ils ne seront pas les bienvenus aux Etats Unis ».
La vérité affranchira. Les deux protagonistes ont livré leur version des faits. Aujourd’hui, il revient, comme le soutiennent d’autres parlementaires, de dégager un pacte de gouvernabilité. Ces contentieux dépassent-ils les intérêts de la nation. Bernard Honorat Gousse est-il l’homme de la situation ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre rapidement afin de relancer le pays et alléger la souffrance de la population, notamment de cette fraction qui vit sous des tentes dans des conditions infrahumaines.

Lionel Edouard Le Matin

 

Gousse joue sur le temps:

Dépot des pièces reporté à la huitaine

Le Premier ministre désigné, Bernard H. Gousse, s’est présenté jeudi, comme prévu, au Sénat de la République. En lieu et place de ses pièces, Me Gousse a remis une lettre au bureau du Sénat pour demander le report du dépôt de ses pièces à jeudi prochain. Le suspense perdure !

Bernard H. Gousse lors de sa rencontre avec le sénateur Rodolphe Joazile

Bernard Gousse n’a pipé mot au parterre de journalistes rassemblés au Sénat de la République en laissant le bureau du sénateur Rodolphe Joazile. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d’un quart d’heure. Le report du dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été l’objet de la rencontre. Une lettre demandant le report du dépôt de son dossier à la huitaine a été remise par Bernard Gousse au président du Sénat, Rodolphe Joazile. « M. Gousse a dit qu’il a besoin de quelques jours supplémentaires pour constituer son dossier », a expliqué Rodolphe Joazile.
Programmé pour mardi dernier, le dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été reporté à jeudi sur la demande de l’éxécutif qui cherche à convaincre les parlementaires hostiles à Bernard Gousse de ratifier son choix. La mission paraît plus difficile que ne le pensait le président Michel Martelly. Aucun des 16 sénateurs ayant signé la pétition rejetant le choix de Bernard Gousse comme Premier ministre n’a fait défection. « Le dossier de Bernard Gousse est classé, a répété mercredi, le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, après la brève visite du président Martelly au Parlement. Le président devrait relancer le processus en vue de la désignation d’un nouveau Premier ministre. »
Plusieurs rencontres, selon les informations disponibles, ont eu lieu en début de semaine entre l’éxécutif et des parlementaires, dont le sénateur Kély C. Bastien et Wanceslcass Lambert. Si le sénateur Kély C. Bastien a reconnu avoir affectivement rencontré le président Michel Martelly, il nie toutefois être passé dans le camp des pro-Gousse. Le sénateur Evallière Beauplan, un autre signataire de la pétition, reste lui aussi ferme sur sa décision. Il dit ne pas voir comment un sénateur ayant signé la pétition va revenir sur sa décision.
Habitué à des revirements spectaculaires des parlementaires, comme ce fut le cas lors du vote de la loi sur le salaire minimum à la 48e législature, le Premier ministre Bernard Gousse veut espérer quand même. La demande de report du dépôt de ses pièces est interprétée par certains parlementaires comme une stratégie pour gagner du temps dans les négociations avec les parlementaires hostiles à son choix. Surtout que l’impatience affichée dans certains secteurs du pays pour la mise en place d’un gouvernement légitime joue en sa faveur.
Parallèlement à la pétition des sénateurs du Groupe des parlementaires du renouveau (GPR) conduit par le sénateur Joseph Lambert, cinq parlementaires – Youri Latortue, Edwin (Edo) Zenny, Willy Jean-Baptiste, Francisco Delacruz et Michel Clérié – ont invité le bureau du Sénat à remanier la commission sénatoriale spéciale chargée d’étudier les pièces de Bernard Gousse. « Cinq des neuf membres de la commission ont signé la pétition rejetant le choix de Bernard Gousse », a dénoncé le sénateur Youri Latortue. Pourtant, a-t-il expliqué, les membres de la commission devraient faire montre d’un devoir de réserve. Dans ces conditions, il estime que le rapport de la commission ne pourra pas être impartial. La demande des cinq sénateurs devrait être examinée à la plus prochaine séance du Sénat de la République.
Entre-temps, certaines informations font croire que l’éxécutif commence à entreprendre des démarches pour trouver un autre candidat à la Primature, au cas où le choix de Bernard Gousse serait rejeté. Un important homme d’affaires et un ancien ministre seraient sur la liste des candidats pressentis.
Le sénateur de l’Ouest, Steven Benoît, estime que le pays se trouve dans un carrefour difficile, marqué par un climat de confusion. Pour sortir le pays de l’impasse, il conseille au président Martelly de rencontrer l’ancien président René Préval, le sénateur Joseph Lambert et les responsables de Fanmi Lavalas, des personnalités politiques influentes qui pourraient lui prodiguer des conseils.
Jean Pharès Jérôme / Le Nouvelliste / 14-07-11

 

Haïti – Parlement :

Rien n’a changé après la visite du président Michel Martelly

Jeudi, 14 Juillet 2011 18:25

kellycbastien100909Le sénateur Kelly C. Bastien a déclaré mercredi que la visite du président Michel Martelly ne change rien dans la position des 16 sénateurs qui ont signé une pétition pour rejeter la candidature de Me Bernard Gousse comme premier ministre.

Le Palais Législatif était la dernière étape d’une tournée du président de la République mercredi dans la capitale haïtienne. M. Martelly a parlé d’une visite de courtoisie qui visait, a-t-il dit, le raffermissement des rapports entre les deux pouvoirs.

Le sénateur Kelly C. Bastien a estimé qu’une simple visite ne pouvait rien changer à la position du groupe des 16 sénateurs dont il est membre. « Nous avons signé un pacte, nous sommes tenus de le respecter », a insisté l’élu du département du Nord. Son collègue Moise Jean-Charles a tenu la même position en confirmant la position des signataires de la pétition du 8 Juillet.

Selon M. Jean-Charles, la question Bernard Gousse appartient au passé. Moise Jean-Charles a révélé que les consultations qui s’intensifient depuis le retour samedi du président Michel Martelly d’une visite en Europe portent sur le choix d’une autre personnalité pour diriger le gouvernement Martelly comme l’ont exigé ses pairs.

 

Haïti – Politique :

Offensive anti-Gousse sur tous les fronts

14/07/2011 09:49:11

Haïti - Politique : Offensive anti-Gousse sur tous les frontsLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, devrait déposer ce jeudi matin, les pièces de son dossier de candidature, après le rendez-vous reporté de mardi dernier. La tension est à son maximum. Pour l’opposition, tous les moyens sont bons pour bloquer cette candidature, y compris la désinformation, sans ce soucier du risque de provoquer une crise majeure en Haïti, aux conséquences incertaines.
Comme se fut le cas, avec Daniel Gérard Rouzier, les contestataires à Bernard Gousse, tentent de distiller le doute sur la probité ou la « couleur » du candidat à la Primature.
Une firme d’avocats d’Haïti vient de demander à l’Assemblée législative d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur des allégations, à l’effet que Bernard Gousse, aurait commis des crimes alors qu’il était ministre de la Justice…
Le groupe des 16 n’a pas hésité, par la voix du Sénateur Moïse Jean Charles (INITE/GRP) d’affirmer que le Gouvernement américain ne souhaitait pas la ratification du Premier Ministre désigné et que les États-Unis se réjouissait de la résolution prise par le Groupe des 16. Des déclarations qui ont fait réagir vivement l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten « Je n’ai eu aucune conversation avec un membre du groupe des 16 sénateurs » a déclaré vivement l’Ambassadeur qui a démenti les rumeurs faisant état de l’existence d’un contentieux entre son pays et le Premier Ministre désigné. Rappelant vigoureusement que les acteurs politiques ne sont pas autorisés à faire des déclarations au nom de la représentation diplomatique américaine.
Pour sa part, le Sénateur Jean Charles n’a pas hésité à utiliser des arguments fondés sur la couleur de la peau du candidat, alléguant que les choix successifs de deux personnes issues de l’élite « au teint clair », démontrent d’après lui, l’intention du Chef de l’État de rétablir des traditions anciennes…
Malgré cette situation « explosive », Me Bernard Gousse a rencontré hier matin, plusieurs parlementaires, dont certains appartiennent au groupe des 16 opposés à sa candidature, dans le but d’éviter l’affrontement et de trouver une solution à la situation, pendant qu’il en est encore temps et d’éviter la crise.
De son côté, le Président Martelly a fait une visite surprise au Parlement hier après-midi. Plusieurs Sénateurs et Députés étaient présents au moment de cette visite. Michel Martelly a rencontré séparément les bureaux des deux chambres et a personnellement salué tous les parlementaires présents. Au moment des salutations, le Sénateur Moïse Jean Charles, très hostile au Chef de l’État et chef de file de l’opposition au Sénat contre le Premier Ministre désigné, a accepté « une accolade fraternelle de Michel Martelly »…
« …ma visite n’a pas pour but de forcer une personne ou de se courber devant une personne, jamais! Ce n’est pas le caractère du Président, c’est une question d’ouverture, de démontrer que je peux m’assoir et parler, même avec ceux qui n’aime pas Martelly [...] Le fait qu’ils se sont exposé dans la presse, [Le Groupe des 16], ils peuvent ne pas vouloir se désolidarisé maintenant, mais il y a eu beaucoup de négociations. J’en profite pour leur dire que s’il sentent au fond de leur cœur qu’ils ont envi de se désolidariser pour laisser le changement passer, pour que la population trouve un souffle, de ne pas être gêné, de ne pas avoir honte, je suis allé au Parlement aujourd’hui sans honte [...] j’en profite aussi pour leur dire que s’ils sentent qu’il y a un moyen de laisser de coté les problèmes, les soupçons et toute la haine qu’ils ont dans leur cœur contre notre candidat [...] de le faire [...] c’est une opportunité pour leur dire, de ne pas laisser la lettre qui a été signée, les mettre dans une position de non-retour qui fait souffrir la population… »
Une visite perçue par plusieurs, comme une tentative du Chef de l’État d’intervenir dans le dossier de son Premier Ministre désigné et d’influencer le vote, bien que le Président Martelly a justifié sa présence comme une visite de courtoisie…
Pour Evans Paul, cette visite s’inscrit dans le cadre d’une politique de charme, à la veille du dépôt des pièces du Premier Ministre désigné. Rappelant qu’en 1991, Jean Bertrand Aristide avait recouru à la même stratégie alors qu’il rencontrait des difficultés à faire ratifier son Premier Ministre, René Préval…
Une visite qui n’a pas empêché le Sénateur Jean-Charles de réitérer la fidélité de ses collègues du Groupe des 16, au rejet de la candidature à la Primature de l’ancien Ministre de la justice. « Le dossier Gousse est fermé [...] Tous ceux qui disent que Gousse a une chance sont des menteurs, il n’y a pas 18 sénateurs pour voter pour lui comme le prétend Martelly. »
Kelly C. Bastien, l’ancien Président du Sénat, maintien fermement sa position « Une simple visite ne peut rien changer à la position des 16 sénateurs », « Nous avons signé un pacte, nous sommes tenus de le respecter… »
Le Sénateur de l’Artibonite, Willy Jean-Baptiste, membre de la Commission sénatoriale de ratification, a déploré que 5 des membres de la Commission Sénatoriale, se soient déjà prononcés contre le Premier Ministre désigné. « Cela peut, influencer leur objectivité et leur capacité d’analyse…»
Tous ne sont pas contre le Premier Ministre désigné, ainsi le Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) se prononce en faveur de ce choix et rejette dans un communiqué, toutes les accusations de violations des droits de l’homme portées contre Bernard Gousse par certains parlementaires. Selon Pierre Espérance, M. Gousse « est un homme honnête, intègre, pouvant être désigné Premier ministre » il admet que des choses peuvent être reprochées au Gouvernement de transition, comme des arrestations de parlementaires Lavalas au local de radio Caraïbes. Mais Bernard Gousse en était-il directement responsable ? M. Espérance appelle au respect des valeurs et ne pas donner l’impression que ce sont uniquement les gens malhonnêtes qui peuvent faire de la politique en Haïti…
Joseph Jasmin, le Ministre démissionnaire chargé des relations avec le Parlement, estime que l’hostilité des 16 Sénateurs contre Bernard Gousse relève d’une « guerre psychologique », souhaitant que le processus de ratification suive son cours normal…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3360-haiti-flash-politique-depot-du-dossier-de-bernard-gousse-reporte-de-48-heures.html
http://www.haitilibre.com/article-3358-haiti-politique-depot-aujourd-hui-du-dossier-de-bernard-gousse.html
http://www.haitilibre.com/article-3367-haiti-politique-le-senateur-william-jeanty-deplore-la-situation.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3344-haiti-politique-reponse-du-president-martelly-aux-senateurs-contestataires.html
HL/ HaïtiLibre

 

Première visite du président Martelly au Parlement

La visite surprise du chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, aux parlementaires est considérée comme une visite de courtoisie par un grand nombre d’élus. Le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges, assure que le président Martelly avait a maintes reprises manifesté le désir de rendre visite aux législateurs.
Une visite brève mais empreinte de cordialité. Le président Martelly a salué chaque parlementaire individuellement dans une ambiance joviale.
Le sénateur Youri Latortue (AAA) accueille cette visite comme un message du chef de l’Etat sur la nécessité d’une bonne collaboration entre les élus. Il note que la visite a été brève moins de 10 minutes pour les deux chambres. Le chef de file de AAA rappelle que le président René Préval avait également au début de son mandat en mai 2006 effectué une visite de courtoisie aux parlementaires.
Interrogé sur le sens de cette visite, le sénateur Kelly Bastien (Inité) refuse de la considérer comme faisant partie d’une campagne de charme dans le cadre du processus de ratification du Premier Ministre. Il signale qu’en mois de 5 minutes le président Martelly ne saurait convaincre les sénateurs pétitionnaires.
A l’issue de la rencontre avec les parlementaires le président Martelly a regagné le Palais National à pied. Ce qui est devenu une particularité du président Martelly. Une grande foule s’était massée devant le Parlement et a accompagné le président non sans lancer des slogans hostiles aux parlementaires.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Sophia Martelly, rencontre les femmes Députées

14/07/2011 11:52:55

Haïti - Politique : Sophia Martelly, rencontre les femmes DéputéesMme Sophia Martelly, la Première Dame d’Haïti, a rencontré hier mercredi : Ogline Pierre (Camp-Perrin/Maniche), Marie Denise Bernadeau (Thomonde), Labbée Rufine (la Vallée de Jacmel) et Etienne Marie Jossie (Milot/Plaine du Nord) un groupe de quatre femmes députées de la 49 ème Législature.
Ces élues ont fait part à la Première Dame, de certaines difficultés auxquelles font face leur circonscription respective et ont sollicité son appui en vue de trouver des solutions adéquates. La députée Marie Jossie de la circonscription de Milot/Plaine du Nord, a souligné la nécessité du principe de quota de 30 % de représentation des femmes dans les structures étatiques.
La Première Dame a promis d’effectuer une visite de solidarité dans leur circonscription.
HL/ HaïtiLibre

 

Les relations entre les deux branches de l’exécutif sont harmonieuses

Jean Max Bellerive préfère s’identifier comme Premier Ministre sortant au lieu de démissionnaire. Loin d’être passif dans l’attente de l’entrée en fonction d’un nouveau chef de gouvernement, M. Bellerive participe régulièrement à des séances de travail avec le chef d’Etat.
Le président Martelly affirme que ses rencontres sont quotidiennes et visent à améliorer les conditions de vies des haïtiens en dépit de l’absence d’un gouvernement. Martelly se réjouit de la disponibilité du Premier Ministre Bellerive et assure que l’exécutif doit aller de l’avant avec ou sans ratification du Premier Ministre designé.
Au cours des dernières séances de travail le dossier des engrais et semences pour les agriculteurs et la réhabilitation du gymnasium Vincent ont été au centre des discussions.
Jean Max Bellerive a promis d’accompagner le président Martelly afin d’éviter tout blocage durant la période de transition politique. Il assure que l’administration publique et les membres du gouvernement doivent aider à la matérialisation des promesses du chef d’Etat.
Le Premier Ministre est d’autant plus préoccupé que ce trimestre est celui de la saison cyclonique et des préparatifs pour la rentrée des classes.
Le chef d’Etat haïtien espère que le Premier Ministre et le ministre de la justice pourront identifier des ressources disponibles afin de lancer les projets prioritaires notamment dans le domaine de l’éducation.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Sorel Jacinthe rencontre le Chef de la Minsutah

14/07/2011 11:39:27

Haïti - Politique : Sorel Jacinthe rencontre le Chef de la Minsutah Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, a été reçu, hier à la Chambre des Députés par Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre des Députés, dans le cadre d’une visite de courtoisie.
Les deux hommes ont évoqué la situation politique dans laquelle se trouve le pays et le retard pris dans la formation du Gouvernement, ainsi que dans le processus de ratification du Premier ministre désigné, deux sujets qui ont fait l’objet d’une préoccupation partagée.
« Il n’est pas trop tard, mais il importe désormais de passer ce cap », a déclaré le Président de la Chambre basse, à l’issue de la rencontre. Pour dénouer la crise, Sorel Jacinthe préconise le dialogue. « Il faut s’asseoir autour d’une table [...] cela à trop duré et c’est le pays et le Parlement qui en souffrent ».
De son côté le Chef de la Minustah a souhaité « l’installation du Gouvernement afin que ce dernier puisse commencer à travailler », tout en précisant [afin d'éviter probablement les rumeurs sur cette rencontre], que « c’est à l’Exécutif et au Parlement qu’ils revient de s’entendre sur la question de la ratification du Premier Ministre… »
Les différentes modalités d’appui de la Minustah au Parlement, qui consiste notamment à travailler avec les institutions haïtiennes pour l’instauration d’une démocratie plus forte ont été également à l’ordre du jour de cette première rencontre.
HL/ HaïtiLibre / Minustah

 

Haïti – Humanitaire :

La France achète plus de 1,000 tonnes de riz haïtien

14/07/2011 10:25:16

Haïti - Humanitaire : La France achète plus de 1,000 tonnes de riz haïtienLa France a débloqué, 1,3 million d’euros afin d’acheter 1,085 tonnes métriques de riz aux agriculteurs haïtiens destinés à être distribués aux populations haïtiennes via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Cette somme vient s’ajouter aux 2 M€ déjà décaissés en janvier 2011 dans le même but.
En Haïti, près de trois millions de personnes dépendent chaque jour des programmes d’aide alimentaire pour se nourrir. Mais, paradoxalement, cet appui, composé essentiellement de surplus agricoles importés depuis les pays du Nord, est un instrument à double tranchant : s’il est indispensable à la survie de presque 30% des habitants de ce pays, il prive aussi les paysans haïtiens d’une grande partie de leur clientèle. Ces agriculteurs locaux font face à une aide alimentaire généreusement offerte par les pays du Nord et les importations commerciales à très bas prix (subventionnées par les pays producteurs et peu taxées par Haïti) réalisées par les gros commerçants. Ils sont incapables de s’aligner sur ces tarifs et ces paysans abandonnent leurs exploitations pour venir grossir les rangs de la population dépendante de l’aide alimentaire.
C’est pour briser ce « cercle vicieux » que la France consacre depuis 2005, une part croissante de ses crédits d’aide alimentaire en Haïti à l’achat de productions locales. Plutôt que de dépenser la totalité de ces moyens pour l’importation de céréales venues de son propre territoire, la coopération française en utilise une partie pour aider des associations paysannes à augmenter leur production, qu’elle leur rachète ensuite à un prix étudié pour permettre à ces agriculteurs de vivre de leur travail et de préparer les prochaines récoltes, mais assez bas pour ne pas entraîner une augmentation des prix de ces biens alimentaires sur les marchés locaux. Pour ce faire, la France aide ces agriculteurs à s’organiser en coopératives et en chambres consulaires, ce qui leur permet de mieux négocier avec les intermédiaires du marché et de réaliser des investissements communs (programmes d’irrigation, construction d’entrepôts et de glacis de séchage, achats de moulins motorisés, etc.).
Fin janvier, la France avait déjà débloqué 2 millions d’euros pour ce même programme. Fin Juin, elle a décidé de compléter ce premier budget par une dotation supplémentaire de 1,3 million d’euros pour l’achat d’environ 1,085 tonnes de riz haïtien, directement au PAM, couvrant ainsi 6 % de ses besoins annuels (soit 20,000 tonnes de céréales).
Dans un soucis de transparence, la France détaille l’utilisation de ce don de la façon suivante :

887,537 euros pour l’achat de 1,085 tonnes métriques de riz produit localement;

365,008 euros pour couvrir les coûts associés du PAM pour la distribution de ce stock dans ses divers programmes (transport, frais logistiques, etc.);

15,455 euros pour l’achat de 50,000 sacs pour le conditionnement des produits (fournis aux agriculteurs);

32 000 euros de provision pour la variation du taux de change/prix (le don de la France est en euros, alors que les achats de font en gourdes…).

Le riz acheté grâce à cette aide française, sera distribués via :

Le programme de nutrition des enfants de 6 mois à 5 ans et des femmes enceintes et allaitantes, piloté par le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), la Banque Mondiale et l’UNICEF. 550,000 enfants de 6 mois à 5 ans, les femmes enceintes et les mères allaitantes en bénéficient à travers des centres de santé ;

Le Programme National des Cantines Scolaires (PNCS), qui fournit un repas chaud quotidien à 1,5 millions d’enfants.

Les Centres de Traitement du Choléra (CTC) répartis sur le territoire national.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

L’Ambassade américaine en Haïti s’intéresse à la filière café

14/07/2011 13:45:16

Haïti - Économie : L’Ambassade américaine en Haïti s’intéresse à la filière caféLe personnel de la section Économique de l’Ambassade américaine en Haïti a visité récemment la Coopérative des Planteurs de Café de l’Arrondissement de Belle-Anse (COOPCAB) située à Thiotte [Sud-Est].
Les représentants de l’Ambassade ont visité à la Coopérative, une zone de séchage, de triage, assisté a des opérations de décortication et d’emballage. Dans une pépinière de 250,000 plans de café, ils ont assisté à une démonstration de technique d’élagage et dans une plantation à des opérations de compostage.
La COOPCAB se prépare à la saison récolte de 2011, qui débute en septembre. Au cours de cette saison, la COOPCAB souhaite acheter, traiter et expédier des centaines de milliers de livres de grains de café verts et séchés, vers les Etats-Unis, le Japon et l’Europe.
La COOPCAB moud et grille en « petite quantité » trois variétés de café pour la vente et la consommation locale et étrangère, notamment les cafés « Forêt des Pins Bleus (1), Café Marre Blanche (2), et Kafé Gwo Chwal (3) ». La section Économique et Commerciale de l’Ambassade américaine a entamé des discussions avec divers intervenants du secteur public et privé qui pourraient être intéressées à apporter un soutien financier, à la COOPCAB en effectuant des achats ou en réalisant des investissements dans la coopérative.
En savoir plus :
(1) Café Forêt des Pins Bleus :
Le café Forêt des Pins Bleus vient de la meilleure région de production de café d’Haïti appelée Thiotte (là où se situe aussi le siège social de COOPCAB), dans le Sud-Est du pays. Le café est cultivé à une altitude de 1,300 à 1,350 mètres. L’infusion est caractérisée par un arôme et une fragrance superbes, une acidité balancée, un corps rond et un très bon arrière-goût. Tous les grains sont séchés au soleil ce qui explique leur couleur bleutée. Le Café de la Forêt des Pins Bleus, est considéré par les connaisseurs italiens, comme le meilleur café pour l’expresso.
(2) Café Marre Blanche :
Ce café provient de la région qui porte le même nom dans les montagnes du Sud-est d’Haïti. Il est cultivé à une altitude de 1,400 mètres et possède un arôme fort avec des saveurs citronnées et un arrière-goût herbeux. Les grains verts de Marre Blanche ont été les meilleurs vendeurs, sur le marché japonais en 2009. L’infusion présente un arôme superbe et une forte fragrance, ainsi qu’une bonne acidité et un corps rond.  Le Café Marre Blanche, sans sucre ajouté en raison de sa douceur sucrée naturelle, est apprécié des connaisseurs.
(3) Kafé Gwo Chwal :
Gwo Chwal (créole pour « Gros Cheval ») provient de la région du même nom, dans le Département de l’Ouest d’Haïti. Comme les autres cafés de COOPCAB, ce café est séché au soleil. Kafe Gwo Chwal pousse à une altitude de 1,500 à 1,600 mètres. C’est probablement le meilleur café gourmet d’Haïti. La dégustation de Gwo Chwal fût un délice pour la communauté internationale en raison de sa fragrance superbe, de son arôme complexe et de son arrière-goût citronné. Ce café a une bonne acidité et un corps rond.
HL/ HaïtiLibre / COOPCAB

 

Jocelerme Privert n’approuve pas les explications fournies par Me Bernard Gousse

Mercredi, 13 Juillet 2011 17:28

privertGousseLe sénateur Jocelerme Privert se demande si la prison est l’endroit le plus approprié pour protéger un citoyen. Il s’est posé la question mardi en réaction à l’explication fournie la veille par le premier ministre désigné Bernard Gousse qui est accusé de persécution politique à l’endroit de dirigeants et militants lavalas durant son passage à la tête du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique entre 2004 et 2006. Bernard Gousse qui tente de se défendre depuis quelques jours, aurait expliqué lundi que Jocelerme Privert avait été arrêté et placé en détention pour le protéger.

« Je maintiens la position que j’ai toujours eue sur mon arrestation. Je l’avais dit pendant mon arrestation, au cours de mon arrestation et après ma libération. Je maintiens toutes les déclarations que j’ai toujours faites sur mon arrestation. Et tout le monde savait dans quelles conditions j’avais été arrêté », a déclaré le sénateur de la République qui a qualifié une fois encore son arrestation d’illégale, d’injuste et d’arbitraire.

Arrêté le 5 Avril 2004 à Port-au-Prince, au niveau de l’Aéroport de Port-au-Prince, selon Me Bernard Gousse, chez-lui à Port-au-Prince, selon l’ancien détenu, Jocelerme Privert, ancien ministre de l’intérieur d’Aristide, a passé 26 mois au Pénitencier National.

Lundi, Me Bernard Gousse a confié à Radio Vision 2000 qu’il n’avait pas grand-chose à voir dans cette arrestation. Il a dit aussi que c’est M. Privert lui-même qui l’avait appelé à la rescousse.

« M. Privert sait bien ce qui s’est passé, c’est lui qui nous avait demandé de lui sauver la vie », a-t-il souligné. Contrairement à ce qu’on raconte, M. Privert n’a pas été arrêté à son domicile, mais près de l’aéroport international. J’étais présent afin de garantir que rien n’arrive à l’ancien ministre qui se trouvait alors à bord d’une voiture diplomatique », a expliqué plus loin Me Gousse.

Si le premier ministre désigné qu’est Bernard Gousse se dit prêt à transcender et travailler avec le sénateur Privert, l’élu des Nippes n’entend entretenir aucune polémique sur la question. Il invite à faire la différence entre le citoyen Jocelerme Privert et le sénateur de la République.

« …la position que je vais adopter au parlement doit être conforme aux aspirations de la population des Nippes qui place sa confiance en moi », a averti M. Privert qui a aussi dirigé la Direction Générale des Impôts.

 

Kenneth Merten dément l’existence de contentieux avec le Premier Ministre désigné

imageL’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten, a démenti les rumeurs faisant état d’un contentieux entre son pays et le Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Des parlementaires de l’Inité avaient indiqué que le gouvernement américain ne souhaite pas la ratification de M. Gousse en raison d’un incident durant le gouvernement de transition.
Le diplomate américain s’inscrit en faux contre cette déclaration et rappelle que les acteurs politiques ne sont pas autorisés à faire des déclarations au nom de la représentation diplomatique américaine. Ce qui dérange c’est quand des personnes font des déclarations pour caractériser notre position, insiste M. Merten.
. Il n’a pas voulu faire de commentaires sur un incident entre M. Gousse et un diplomate américain en 2004 mettant l’accent sur la nécessité de concentrer nos efforts sur l’avenir et les besoins de la population. Ceci appartient à l’histoire nous voulons aider le président Martelly et le Parlement à améliorer les conditions de vie de la population, insiste t-il.
En ce qui a trait au processus de ratification du Premier Ministre, le diplomate américain se dit impatient de voir les résultats des négociations entre le président Martelly et les parlementaires.
Tout en rappelant qu’il ne peut intervenir dans le processus de désignation d’un Premier Ministre haïtien, le diplomate a insisté sur l’impossibilité pour des parlementaires haitiens d’intervenir au nom de l’ambassade.  » Je n’ai eu aucune conversation avec un membre du groupe des 16 sénateurs, a martelé M. Merten. L’ambassadeur américain a réagi notamment aux déclarations du sénateur Moise Jean Charles (Inité) qui avait assuré que les Etats-Unis se réjouissent de la formation de la majorité pétitionnaire en raison d’un contentieux entre M. Gousse. Ces parlementaires rapportent que M. Gousse alors ministre de la justice s’était opposé avec véhémence à une requête des autorités américaines.
En début de semaine, le Premier Ministre désigné avait lui même assuré qu’il n’a aucun contentieux avec les Etats-Unis puisqu’il a effectué depuis 2004 plusieurs séjours sur le territoire américain.
LLM / radio Métropole Haïti / 13-07-11

 

Anacacis Jean Hector prône une entente entre l’exécutif et la majorité parlementaire

imageLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, n’a pas fait le dépôt de ses pièces au sénat hier. La soumission du dossier a été reportée au jeudi 14 juillet sur requête du chef d’Etat.
Réagissant à ce report de nombreux sénateurs ont fait valoir qu’il s’agit d’un effort du président Martelly en vue de dégager une majorité au grand corps. Le président de la commission spéciale Jean William Jeanty révèle que le motif du report n’a pas été précisé dans la correspondance du chef d’Etat au président du sénat. Il considère que des raisons techniques ou stratégiques peuvent motiver ce report.
De son coté le sénateur Anacacis Jean Hector est plus catégorique. Il assure que le report prouve que le président Martelly a compris le message lancé par les 16 sénateurs. M. Jean Hector croit que le Premier Ministre désigné peut passer l’étape de la ratification si les négociations se poursuivent. M. Gousse peut passer puisqu’on connaît les contentieux. En politique, il n’y a pas de position arrêtée. On peut toujours changer de position en discutant explique t-il.
Alors qu’on donnait le vice président du sénat comme prochain membres de la majorité pétitionnaire, M. Jean Hector a mis l’accent sur les possibilités d’entente entre l’exécutif et la majorité parlementaire. Il a même rappelé que le juriste Bernard Gousse avait donné des consultations au président René Préval durant son mandat. Ce rappel permettra sans doute de rapprocher les deux parties.
M. Gousse avait en début de semaine adressé des propos élogieux à l’ endroit du président Préval.
Même s’il soutient qu’il n’a jamais rencontré le président Martelly, l’ex candidat à la présidence peut jouer le rôle de négociateur dans ce bras de fer entre l’exécutif et la majorité parlementaire.
Il estime que même le sénateur Jocelerme Privert, qui avait été emprisonné entre 2004- 2006, peut envisager un vote différent. Le sénateur Privert a dit qu’il va consulter ses mandants et votera selon leurs directives a révélé le vice président du sénat.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

3 millions de dollars pour le logement à Léogâne

13/07/2011 09:48:50

Haïti - Reconstruction : 3 millions de dollars pour le logement à LéogâneLa Fondation Pan Américaine de Développement (PADF), organisme de coopération de l’Organisation des États américains (OEA), a reçu hier un don de trois millions de dollars provenant du Fonds Clinton-Bush et de la Fondation Caterpillar pour un programme de réparations de logements dans la ville de Léogâne.
Ces fonds serviront à financer un programme de réparations de 800 logements multifamiliaux à Léogâne, permettant à près de 7,000 Haïtiens de retrouver des logements sûrs. En outre, la PADF embauchera et formera, conjointement avec le Ministère des Travaux Publics Transports et Communications (MTPTC), 214 ingénieurs, maçons et ouvriers pour les travaux de réparations. Le but est d’enseigner les bonnes pratiques de construction et de prévention des risques naturels et certifier la sécurité et la durabilité des structures.


Au cours d’une cérémonie au siège de l’OEA à Washington, DC, José Miguel Insulza, le Secrétaire Général de l’institution a déclaré que « cette collaboration avec le Ministère des Travaux publics en Haïti est un excellent exemple de la façon dont l’OEA et la PADF renforcent la capacité du gouvernement pour l’aider à répondre aux besoins immédiats de milliers de personnes sans abri. » Il a remercié la Fondation Caterpillar pour sa « coopération continue avec la PADF » et le Fonds Clinton – Bush pour son « Soutien et le travail qu’ils fait en Haïti. »


L’Ambassadeur Duly Brutus, le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’OEA, a remercié les donateurs et a déclaré que « la contribution accordée à la PADF est la preuve que, malgré la crise économique, beaucoup d’Américains sont encore sensibles à l’idée de prouver spécifiquement sa solidarité avec Haïti. »


TB/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

L’UNASUR a dépensé près de 70 millions pour Haïti

13/07/2011 14:02:19

Haïti - Reconstruction : L’UNASUR a dépensé près de 70 millions pour HaïtiLes pays Sud-américains ont dépensé 66,2 millions de dollars dans les programmes d’aide en Haïti sur les 100 millions de dollars promis a fait savoir l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR). Cette institution qui est basée à Quito [capitale de l’Équateur], comprend l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Équateur, la Guyane, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.
De ce montant, les gouvernements ont versé 60 millions de dollars directement à Haïti ou par le biais d’organisations multilatérales comme la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Le reste a été acheminé par le Secrétariat de l’UNASUR, qui maintient des projets de sécurité alimentaire (1), de logement (2) et d’aide juridique (3), selon Rodolfo Mattarollo, représentant spécial de l’UNASUR pour Haïti.
Maria Emma Mejia, Secrétaire Général de l’UNASUR, a déclaré qu’elle va proposer prochainement aux pays membres, les perspectives de coopération future avec Haïti et qu’elle est actuellement dans l’attente, d’indications sur le nouveau Gouvernement haïtien.
(1) L’UNASUR gère en Haïti, le projet « Pro Huerta » qui fournit la technologie et assure la formation aux agriculteurs, pour améliorer le régime alimentaire de 15,000 familles, avec un investissement de 3 millions de dollars.
(2) Le projet « Un toit pour mon pays », mené en collaboration avec la fondation chilienne du même nom, qui vise à construire 854 maisons, une clinique et une école, à un coût de 1,8 millions de dollars.
(3) Le dernier programme mis en place [1,4 millions de dollars], fournit une assistance juridique aux prisonniers Haïtiens sans ressources financières.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2287-haiti-argentine-l-auto-suffisance-alimentaire-bientot-une-realite-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-1103-haiti-agriculture-des-experts-argentins-forment-des-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-1252-haiti-reconstruction-10-000-maisons-le-miracle-du-volontariat.html
http://www.haitilibre.com/article-2291-haiti-reconstruction-l-equateur-a-deja-investi-12-millions-de-dollars.html
http://www.haitilibre.com/article-2223-haiti-justice-l-unasur-recommande-un-renforcement-de-la-justice-face-a-duvalier.html
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Évacuation vendredi des déplacés du camp Sylvio Cator

13/07/2011 12:08:40

Haïti - Social : Évacuation vendredi des déplacés du camp Sylvio CatorCe vendredi 15 juillet 2011 est la date retenue par le Conseil municipal de Port-au-Prince pour procéder à l’évacuation des déplacés du camp, qui occupent l’espace autour du Stade Sylvio Cator.
Au terme d’une série rencontres, le Maire Muscadin Jean-Yves Jason a signifié aux déplacés l’abandon définitif de leurs abris pour un nouveau site, situé au Boulevard Harry Truman (Bicentenaire) non loin des locaux de l’Électricité d’Haïti. « Le maire Jason nous a dit : vous devez de gré ou de force laisser l’espace vendredi prochain pour les suites nécessaires », ont rapporté des déplacés sur place.
De son côté, Charles Delson, le Porte-parole du comité du camp, a indiqué que les déplacés sont prêts à évacuer les lieux moyennant « des mesures d’accompagnement, permettent aux personnes déplacées de vivre en toute dignité [...] Nous avons le droit à être relocalisé dans un environnement sain et non dans un espace susceptible d’aggraver notre situation. »
Alors que la mairie estime à 40, le nombre de familles hébergées autour du stade, le chiffre communiqué par le Comité du Camp dépasse 500 familles. « Nous avons effectué notre recensement pendant la nuit et nous avons compté 514 familles », affirme le Comité.
Les déplacés craignent qu’une fois évacué, ils soient abandonnés « Nous sommes très préoccupés par l’évacuation annoncée par la Mairie de Port-au-Prince, qui entend agir à bien des égards comme la Mairie de Delmas en mai dernier ou les personnes expulsées ont été abandonnées a leur sort et n’ont rien reçu jusqu’à date » s’est plainte une jeune mère vivant près du stade « Est-ce qu’en 48 heures, les autorités vont pouvoir nous installer au Bicentenaire où elles n’ont encore rien aménagé pour nous accueillir ? [...] Est-ce que durant cette saison des pluies, nous mettre au Bicentenaire près des marécages et de la mer, va nous protéger davantage ? ». Telles sont les interrogations exprimées par les déplacés qui disent avoir reçu la veille, la visite express du Président Michel Martelly qui leur aurait assurés de son support.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-24-haiti-humanitaire-evacuations-des-camps-responsabilite-du-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-3130-haiti-social-les-expulses-des-camps-de-delmas-reclament-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-3026-haiti-social-operation-musclee-de-destruction-d-un-camps-de-deplaces-a-delmas.html
http://www.haitilibre.com/article-3032-haiti-social-des-membres-du-congres-revoltes-par-les-violentes-expulsions-de-deplaces.html
http://www.haitilibre.com/article-3037-haiti-social-martelly-n-a-rien-a-voir-avec-les-destructions-de-camps-a-delmas.html
HL/ HaïtiLibre / GAAR

 

Haïti – Environnement :

Le reboisement du Parc National «La Visite» se poursuit

13/07/2011 14:30:13

Haïti - Environnement : Le reboisement du Parc National «La Visite» se poursuitLa Fondation Seguin estime que son programme de reboisement du Parc National « La Visite » où 300,000 plantules doivent être mises en terre, est en bonne voie de réalisation. Gesner Champagne, Président de la Fondation Seguin a rassuré que ce projet est en bonne voie de réalisation. Il a fait remarquer que l’étape la plus difficile a déjà été franchie.
120,000 plantules ont déjà été mises en terre a fait savoir Richard Cantave, le Responsable des Relations Publiques de la Fondation. M. Cantave croit que l’objectif de 150,000 sera atteint à la fin de la saison. Cependant il souligne que les ressources humaines ont diminué considérablement du fait que les écoles sont en vacances.
Par ailleurs, Junior Cantave, Chef comptable de la Fondation, nous a confié que ce projet a coûté beaucoup plus d’argent que prévu. Près de 400,000 dollars américains ont déjà été dépensés à ce stade du projet. Les parcelles à reboiser ont dû être clôturées [10 km linéaires de clôtures métalliques] pour rendre le travail plus viable. D’un autre côté, il précise qu’environ 15 mille emplois ont été créés grâce à cette grande campagne de reboisement.
Cette initiative de la Fondation Seguin, débuté au mois d’avril dernier, a prévu la mise en terre de 300,000 arbres en mémoire aux 300,000 victimes du 12 janvier 2010. Environ 50 élèves provenant d’écoles de certains quartiers populaires de la Capitale, secondés par d’autres élèves de « la Cour Seguin » âgés entre 13 et 19 ans, ont participé à la concrétisation de cette initiative.
Cependant Richard Cantave déplore la stagnation des services de l’Etat, qui rend « un peu figé » les actes que voudraient accomplir les responsables de la Fondation, assoiffés de voir Haïti redevenir verte.
Le Parc National « La Visite », l’une des Aires protégées les plus importantes du pays, a été créé en 1983 dans le but de protéger la flore et prévenir la déforestation.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3072-haiti-environnement-la-protection-de-l-environnement-est-l-affaire-de-chaque-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-340-haiti-environnement-la-survie-d-haiti-depend-d-une-reforestration-massive.html
http://www.haitilibre.com/article-2975-haiti-environnement-lancement-du-projet-de-reforestration-transfrontiere.html
http://www.haitilibre.com/article-2690-haiti-environnement-projet-de-parc-lineaire-entre-dajabon-et-ouanaminthe.html
HL/ HaïtiLibre

mercredi 13 juillet 2011

13 juil

Arrestation de Jocelerme Privert, retour aux circonstances

13/07/2011 10:55:00 Auteur(e) La Redaction

image

(AHP) – Le senateur Jocelerme Privert a redit mardi quer c’est le ministre Bernard Gousse qui est venu en personne l’arrêter dans la nuit du 5 au 6 mars pour aller le jeter dans une cellule du pénitencier national.
M. Privert  a fait savoir en outre  que le ministre n’avait aucun mandat en sa possession, car celui  dont il affirmait disposer  portait la date du 25 mars 2004 et M. Privert affirme en avoir pris connaissance que 6 mois après son arrestation.
Me Gousse prétendait que le mandat en question avait été décerné sous la présidence d’Aristive pourtant forcé au départ le 29 fevrier 2004.
Le senateur s’est demandé aussi comment un mandat émis par un juge de paix de Saint-Mac, s’est-il retrouvé à 2 heures du matin entre les mains d’un ministre de la justice. C’est à croire que la constitution et la loi n’existent pas pour M. Gousse, a lancé Jocelerme Privert, ajoutant que « son comportement a clairement prouvé qu’il avait un compte personnel à regler avec moi, dans le cadre de la campagne de répression et de persecution alors en cours ».

Dans des interventions à la radio, le premier ministre designé a indiqué que Jocelerme Privert, contrairement à ce qui se dit,  n’a pas été arrêté chez lui, mais dans la zone de l’Aéropotrt intenational de Port-au-Prince. Mais le senateur rétorque: le jour de mon arrestation, mon chauffeur Dalzin Fabien a été kidnappé et torturé par un groupe d’hommes pour le forcer à les conduire chez moi, affirme le senateur, ajoutant: de fait, à 10 heures du soir des escadrons de la mort cagoulés se  sont introduits chez moi par effraction, ont pillé ma maison et torturé les membres de ma famille dont ma mère qui avait 94 ans.

Il indiqué alors avoir dû quitter la zone pour ne pas se retrouver « victime dans le cadre d’un echange de tirs », comme c’était la formule à la mode pour tenter de  justifier les actes de répression..
« Je me suis  refugié chez un ami et c’est de là qu’on a appelé des responsables de  l’ambassade de France qui à leur tour ont appelé le ministre Gousse qui arrivera 2 heures plus tard, après  leur avoir donné  rendez-vous près de l’aéroport pour tenter de faire croire que je cherchais à me sauver ».
Me Gousse allait lui signifier qu’il etait en etat d’arresattion. Et comme il lui demandait, vu l’heure indigne, s’il etait indispensable qu’il procède à son arrestation à 2 heures du matin, le ministre d’alors de la justice lui a repondu que c’était mieux pour sa securité, rapporte le sénateur Privert  qui conclue que pour Me Bernard Gousse, la sécurité et le respect des droits d’un citoyen ne peut être garanti que derrière les barreaux d’une cellule de prison.
Il rappelle que c’est après 26 mois  de prison dont 13 sans avoir éte déféré devant la justice, qu’un juge des Gonaïves allait reconnaitre que son arestation etait illégale.
Il a dit ne pas comprendre  qu’un expert en droit, un éminent juriste  qui parle d’état de droit ignore que l’un des principes cardinaux de l’Etat de droit  c’est la securité juridique.
Le senateur des Nippes a souligné que le recit qu’il fait est consigné dans un document de 20 pags qui a été remis aux missions diplomatique, aux organisations internationales et  au Conseil de sécurité lors d’une réunion en Haïti.
Rappelant que sa prise de position est publique, il se demande pourquoi c’est seulement aujourd’hui que Me Bernard Gousse reagit sur le dossier.
Jocelerme Privert a confirmé par ailleurs que le premier ministre désigné l’a appelé au télephone la semaine dernière pour le feliciter de sa pondération dans le cadre du tollé ayant suivi sa désignation au poste de premier ministre par le président Michel Martelly.
Comme Me Gousse revient sur la question de mon arrestation avec une version non conforme à la realité, affirmant entre autrse que c’est moi qui avais sollicité mon arrestation pour une question de protection, il est nécessaire que je retablisse les faits », a souligné le sénateur .
Il a fait savoir qu’il reste attaché au document signé avec 15 autres sénateurs qui s’opposent au choix de Me Bernard Gousse comme premier ministre.

 

Gousse rejette les accusations de violation de droits de l’homme

13/07/2011 11:16:00 Auteur(e) La Redaction

cliquez pour agrandirFace aux critiques du groupe majoritaire au Sénat, qui rejette à l’avance le choix de Me Bernard Gousse comme Premier ministre désigné par le chef de l’Etat, l’ancien ministre de la Justice invite ses détracteurs à se rappeler le contexte sociopolitique -marqué par l’Opération Bagdad- au cours duquel il était ministre de la Justice. Me Gousse indique que ce n’était pas une question d’anti-Lavalas, mais plutôt il luttait contre ceux qui enfreignaient la loi.

A entendre le groupe majoritaire au Sénat, la page de Me Bernard Gousse est comme tournée, bien avant le dépôt de ses pièces. Ces parlementaires issus de la plateforme Inite – pour la plupart membres de Lavalas – traitent Me Gousse de « violateur de droits humains » quand il était ministre de la Justice sous le régime de facto (2004-2006), après la chute de Jean-Bertrand Aristide.
Les sénateurs qui s’apprêtent à donner un vote de sanction au Premier ministre désigné indiquent, pour la plupart, qu’ils étaient victimes de près ou de loin de l’ancien ministre de la Justice pour avoir été membre du Parti Lavalas. Ce parti était alors aux commandes avant la chute de son leader Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, à la suite d’une révolte populaire et d’une insurrection armée dans plusieurs régions du pays.
En fait, pour celui qui est désigné pour prendre les rênes du gouvernement de Michel Martelly, il fallait appliquer la loi et combattre les gangs armés qui kidnappaient, violaient et torturaient incessamment des membres de la population à travers une opération meurtrière appelée « Opération Bagdad ». Plusieurs policiers ont été décapités au cours de cette opération qui avait été menée par des gangs armés issus de plusieurs quartiers populeux, notamment de Bel-Air, Cité-Soleil, Solino, Martissant, pour ne citer que ceux-là.
« Nous étions obligés d’agir de façon qu’on n’entende plus parler de Grenn Sonnen à Delmas, de Dread Wilmé à Cité-Soleil, de Ravix… qui ont commis des crimes atroces. Ce n’était pas une question d’anti-Lavalas. Si c’était le cas, j’aurais révoqué tous les pro-Lavalas au ministère de la Justice », a déclaré Me Gousse. Il était nécessaire de restaurer l’autorité de l’Etat, car, dit-il, les autorités seraient critiquées par la population si elles étaient restées passives face aux fauteurs de troubles.

« On avait même dit que la 14e promotion de la police était composée de « chimères » (nom des activistes pro-Aristide). Si c’était le cas, j’aurais révoqué en bloc cette promotion de police. Donc, c’est une façon de dire que ce n’est pas vrai. Je n’avais pas appliqué la loi contre un groupe de personnes en particulier. Des membres et des proches de ma famille, qui ont enfreint la loi, ont également trouvé leur arrestation », a ajouté l’avocat et professeur de droit, estimant qu’il n’y a pas une raison d’avoir peur de lui.
Malgré les menaces des parlementaires majoritaires au Sénat, Me Bernard Gousse se montre déterminé à conquérir la Primature. Un lourd tribut cependant pour l’homme connu pour sa rigueur, qui aura à convaincre les plus irréductibles à voter en sa faveur. Attendu ce mardi 12 juillet au Parlement pour le dépôt de ses pièces, le Premier ministre désigné devrait, en fait, déposer ses pièces le jeudi 14 juillet 2011. Le chef de l’Etat a en effet écrit au président du Sénat de ce report, sans toutefois préciser les motifs.
Par ailleurs, malgré l’agressivité du groupe majoritaire, Me Bernard Gousse a quelques défenseurs au Sénat, mais jusque-là insuffisants. Ces parlementaires dénoncent le caractère illégal de la démarche employée par le groupe de 16 sénateurs et estiment que ces derniers sont en train de violer également le droit de Gousse, le fait de le condamner bien avant de l’avoir jugé. Les pro-Gousse invitent leurs collègues adversaires à prioriser la politique générale du Premier ministre désigné au lieu des conflits personnels. C’est le cas des sénateurs Andris Riché, Francisco De La Cruz, Hyppolite Mélius…
« Dans ce pays, nous avons besoin d’un minimum de respect pour des personnes qui font des efforts, des personnes qui sont allées à l’école, des personnes qui aimeraient que cette société marche dans une certaine droiture. Je ne crois pas que des intellectuels, comme des Sénateurs, puissent prendre des positions comme ça, sans donner une chance à la personne ou encore l’écouter », a déclaré le sénateur de la Grand’Anse, Andris Riché, favorable à la ratification de Me Gousse; une façon, dit-il, pour débloquer le pays.

Valéry DAUDIER / vdaudier@lenouvelliste.com / Source: Le Nouvelliste

 

L’après Gousse

13/07/2011 10:24:00 Auteur(e) La Redaction

image

Alors que le Premier ministre désigné n’a même pas encore fait le dépôt de ses pièces au parlement, les négociations devant aboutir à la nomination de son successeur seraient déjà entamées. Le président de la République, Joseph Michel Martelly, a déjà rencontré plusieurs diplomates et des représentants de la communauté internationale, jusque-là hésitante sur la ratification du Premier ministre. Les noms de plusieurs personnalités sont évoquées au cours de ces rencontres.
Le nom de l’’ex-ministre des finances sous le dernier gouvernement de transition a été cité plusieurs fois pendant ces rencontres. Contacté à ce sujet, Henry Bazin se dit prêt à servir son pays et en est entièrement disponible. Cependant, le camp du président serait ne pas être très favorable à un tel choix.
Par ailleurs, de sources proches du palais national, nous avons appris que le président Michel Martelly a demandé, hier lundi en début de soirée et sur un ton ironique, à l’un des frères Mayard Paul (Grégory, son conseiller juridique et Thierry, son chef de cabinet)de se préparer en conséquence. Une option qui pourrait ne pas être payante pour le chef de l’Etat vu l’aversion de certains parlementaires du bloc majoritaire sur certaines personnalités se trouvant dans l’entourage du président.
Cependant, le regroupement des parlementaires du renouveau (GPR), bloc majoritaire au sénat et à la chambre des députés, se renforce de plus en plus. Des parlementaires qui ont rejoint ce bloc sur le dossier du premier ministre désigné décident d’y intégrer formellement. Nenel Cassy (PLB/Nippes), Evalière Beauplan (Pont/Nord’Ouest)et d’autres députés optent pour devenir membres du bloc majoritaire au parlement.

Joseph Chanoine Charles / Source: Le Matin

 

Fracture politique au Sénat :

Jean Hector Anacacis se positionne et entrevoit une possible ratification de Bernard Gousse

13/07/2011 05:06:00 Auteur(e) La Redaction

image

Le Premier ministre désigné, Bernard Gousse, dont le dépôt des pièces au Sénat était initialement prévu ce mardi, a sollicité un délai de 48 heures supplémentaires pour pouvoir le faire jeudi.

Selon le président de la commission spéciale de ratification, Jean William Jeanty, dans une correspondance adressée au bureau de la Chambre haute, l’aspirant successeur de Jean-Max Bellerive a expliqué qu’il avait reporté la date de remise des documents sans avancer une justification.

Réitérant la volonté des commissaires de bien analyser le dossier de Me Gousse, le Sénateur Jeanty estime que le candidat cherche probablement à se donner du temps afin d’engager des négociations avec les forces politiques présentes au Sénat.

Plusieurs positions divergentes se sont une fois de plus exprimées mardi au sein de l’assemblée sur un processus de ratification particulièrement heurté et sorti du circuit traditionnel depuis la déclaration fracassante des 16 Sénateurs selon laquelle le dossier de Bernard Gousse était irrecevable.

Très proche du groupe majoritaire GPR et de sa principale composante INITE, le vice-président du Sénat, Jean Hector Anacacis, a créé la surprise en se prononçant pratiquement pour la ratification du Premier ministre désigné qui, soutient-il, pourrait obtenir la bénédiction du Grand Corps.

Le chef de l’Etat et son candidat doivent pour cela s’employer à négocier avec les élus la constitution d’une majorité parlementaire, suggère Anacacis tout en se défendant d’entretenir des relations directes avec Michel Martelly.

A l’opposé, le premier Sénateur des Nippes (sud-ouest), Jocelerme Privert, n’entend point revenir sur sa décision de faire barrage à Gousse et reste par conséquent solidaire de la pétition mise en circulation. L’ancien ministre de l’intérieur du régime Lavalas en veut aujourd’hui encore à l’ex-ministre de la justice qu’il continue d’accuser de l’avoir personnellement et illégalement arrêté en 2004, peu après la chute de Jean-Bertrand Aristide.

Pour sa part, le Sénateur Youri Latortue exige du Président Martelly et des présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, des explications sur le déroulement des négociations ayant abouti à la nomination de Me Gousse et aux complications subséquentes.

Favorable à la ratification de ce choix, le parlementaire juge salutaire le rétablissement de la vérité au moment où la Présidence et le Parlement se rejettent mutuellement la responsabilité de l’impasse politique actuelle. spp/Radio Kiskeya

 

Cinq conseillers électoraux convoqués au Parquet

13/07/2011 05:11:00 Auteur(e) La Redaction

image

Cinq membres du Conseil électoral provisoire ont été convoqués au Parquet de Port-au-Prince le jeudi 14 juillet prochain, à l’invitation du nouveau commissaire du gouvernement Sonel Jean-François, a appris HPN.

Dans une lettre envoyée au CEP, le nouveau commissaire du gouvernement Sonel Jean-François a convoqué au Parquet de Port-au-Prince 5 membres du Conseil électoral provisoire dont son président, Gaillot Dorsainvil.

Ribel Pierre, Jacques Belzin, Anténor Guerrier, Leonel Raphaël sont les autres membres du Conseil électoral invités à se rendre au tribunal le 14 juillet dans le cadre de l’enquête sur des cas de corruption et des fraudes électorale dénoncées lors des dernières élections.

Corruption de fonctionnaires, concussion et association de malfaiteurs, sont les chefs d’accusation mentionnés dans la lettre d’invitation.

Plusieurs des conseillers convoqués ne sont pas actuellement en Haïti.

 

Visite officielle

Gérald Tremblay rencontre le nouveau président d’Haïti

Agence QMI – 12/07/2011 19h15

Visite officielle - Gérald Tremblay rencontre le nouveau président d’Haïti

De gauche à droite : Frantz Benjamin, conseiller associé aux communautés d’origines diverses à la Ville de Montréal, Jean-Louis Testud, vice-président de Cités Unies France, Michel Martelly, président d’Haiti, Gérald Tremblay, maire de Montréal, Éric Forest, maire de Rimouski et président de l’Union des municipalités du Québec, Muscadin Jean-Yves Jason, maire de Port-au-Prince.  Courtoisie.

MONTRÉAL – Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a rencontré mardi le nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, dans le cadre de sa visite sur l’île.

Les deux hommes ont notamment discuté du rôle clé des autorités locales et de la décentralisation dans la reconstruction d’Haïti.

M. Tremblay a par ailleurs présenté les activités de coopération réalisées au cours des derniers mois grâce au soutien logistique et opérationnel de la Ville de Montréal, dont le bureau d’appui à la mairie de Port-au-Prince, et le projet d’éclairage de la paroisse Saint-Jude-St-Simon. Ces deux projets avaient été inaugurés lundi.

«La communauté haïtienne de Montréal constitue la plus grande diaspora au Canada. Elle occupe une place très spéciale pour notre administration et a aussi un rôle à jouer dans la reconstruction d’Haïti. Montréal continuera ainsi d’accompagner sa ville amie, Port-au-Prince, dans le renforcement de sa capacité institutionnelle et administrative», a déclaré Gérald Tremblay.

Le président Martelly l’a pour sa part assuré de son entière collaboration dans les projets de coopération entrepris par Montréal et ses partenaires, dans la capitale et les autres villes haïtiennes.

 

Martelly reprend les négociations en main

Comme il l’avait annoncé à son retour d’Espagne, le chef de l’Etat part à la recherche d’une majorité au Parlement. Michel Martelly a déjà discuté cette semaine avec les sénateurs Kely C. Bastien et Wencesclass Lambert, tous deux membres du groupe des 16 parlementaires anti-Gousse. Parallèlement, le sénateur Jean-Hector Anacacis calme le jeu au Sénat et tente de faire baisser la tension. Le Premier ministre désigné Bernard Gousse fera le dépôt de ses documents au Grand Corps le jeudi 14 juillet.

Le vice-président du Sénat, sur qui le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse comptait pour renforcer leur rang, calme le jeu et fait baisser la tension au Sénat. Selon le sénateur Jean-Hector Anacacis, Bernard Gousse a toutes les chances de passer la première étape au niveau du Grand Corps. Toutefois, s’est-il empressé de souligner, le Premier ministre désigné et le président Martelly doivent poursuive les négociations. « Moi je dis que M. Gousse peut passer. Pourquoi ? Parce qu’on connaît les contentieux. En politique, il n’y a pas de position arrêtée. On peut toujours changer de position en discutant. Si M. Martelly l’accompagne, je pense qu’il peut passer l’étape… », a expliqué le parlementaire.
Coup dur pour le groupe anti-Gousse. Sa pétition est assimilée à une fuite en avant et qualifiée d’action politique par le sénateur Anacacis. « C’est le jeu démocratique, et c’est bon… », a-t-il dit, tout en soulignant qu’il n’a jamais rencontré le président Martelly. Selon lui, M. Martelly, qui se targue d’avoir 18 sénateurs prêts à voter en faveur de Me Bernard Gousse, et le groupe des 16 parlementaires anti-Gousse font de la politique, rien de plus.
Stratégiquement et pour gagner du temps, le Premier ministre désigné a écrit au président du Sénat, lui demandant de reporter la date du dépôt de ses pièces au jeudi 14 juillet, qui marquera les 60 jours de Michel Martelly au pouvoir.
Selon le président de la commission sénatoriale qui doit étudier les dossiers de M. Gousse, le sénateur Jean William Jeanty, il ne dispose pas de détails sur les motifs de ce report. « On peut estimer que cela est dû à des raisons techniques ou à une stratégie politique visant à gagner du temps…Ce n’est pas la fin du monde », a-t-il tenté d’expliquer.
Parallèlement, le chef de l’Etat a repris les négociations en main. Dans le cadre des discussions pour dégager une majorité au Parlement, M. Martelly a rencontré cette semaine les sénateurs Kely C. Bastien et Wencesclass Lambert, tous deux membres du groupe des 16 parlementaires anti-Gousse.
Par ailleurs, il faut souligner qu’aucun des 16 sénateurs anti-Gousse n’a fait défection jusqu’à aujourd’hui. Ils campent sur leur position et entendent se renforcer pour aller jusqu’au bout afin de faire échec au Premier ministre désigné.
Pour le sénateur Jocelerme Privert, il a lui-même pris une position de conviction et il ne changera pas. L’ancien prisonnier sous le gouvernement de transition, devenu sénateur aujourd’hui, n’oubliera jamais les 26 mois qu’il a passés sous les verrous alors que Bernard Gousse était à l’époque ministre de la justice.
Cependant, il semblerait que le président Martelly peut compter sur les élus de la plateforme Alternative – la deuxième force politique au Parlement- pour la ratification de Bernard Gousse. Le sénateur Andris Riché, membre de l’Alternative a qualifié d’indécente la décision, du groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. « Je crois que dans ce pays nous avons besoin d’un minimum de respect pour des gens formés et qui veulent voir la société avancer dans une certaine droiture », a-t-il martelé.
Selon lui, si effectivement il y a une volonté de la part de M. Martelly de monter un gouvernement, Gousse passera l’étape au Sénat. Le parlementaire conditionne son vote à la simple conformité des pièces de M. Gousse aux prescrits Constitutionnels. Même position pour le sénateur Francisco Delacruz, également membre de l’Alternative.
Pour sa part, le sénateur de l’Artibonite, Youry Latortue, conditionne son vote à la vérité sur le mécanisme mis en place par le président Martelly pour arriver au choix de Bernard Gousse. Contrairement à ce qu’a dit le chef de l’Etat sur les prétendues négociations autour d’une liste de 10 noms « premier ministrables », le président de la Chambre des députés, Saurel Jacinth, a déclaré qu’il n’y a jamais eu de négociations, mais plutôt une sélection de la part de M. Martelly et de son équipe.
Le sénateur Youri Latortue exige que la vérité soit faite sur ce dossier avant d’orienter son vote. Il estime que des hommes d’Etat ne doivent pas baser leur argumentation sur le mensonge.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com

 

L’après Gousse se négocie déjà

12/07/2011

 Alors que le Premier ministre désigné n’a même pas encore fait le dépôt de ses pièces au parlement, les négociations devant aboutir à la nomination de son successeur seraient déjà entamées. Le président de la République, Joseph Michel Martelly, a déjà rencontré plusieurs diplomates et des représentants de la communauté internationale, jusque-là hésitante sur la ratification du Premier ministre. Les noms de plusieurs personnalités sont évoquées au cours de ces rencontres.
Le nom de l’’ex-ministre des finances sous le dernier gouvernement de transition a été cité plusieurs fois pendant ces rencontres. Contacté à ce sujet, Henry Bazin se dit prêt à servir son pays et en est entièrement disponible. Cependant, le camp du président serait ne pas être très favorable à un tel choix.
Par ailleurs, de sources proches du palais national, nous avons appris que le président Michel Martelly a demandé, hier lundi en début de soirée et sur un ton ironique, à l’un des frères Mayard Paul (Grégory, son conseiller juridique et Thierry, son chef de cabinet)de se préparer en conséquence. Une option qui pourrait ne pas être payante pour le chef de l’Etat vu l’aversion de certains parlementaires du bloc majoritaire sur certaines personnalités se trouvant dans l’entourage du président.
Cependant, le regroupement des parlementaires du renouveau (GPR), bloc majoritaire au sénat et à la chambre des députés, se renforce de plus en plus. Des parlementaires qui ont rejoint ce bloc sur le dossier du premier ministre désigné décident d’y intégrer formellement. Nenel Cassy (PLB/Nippes), Evalière Beauplan (Pont/Nord’Ouest)et d’autres députés optent pour devenir membres du bloc majoritaire au parlement.

Joseph Chanoine Charles / le Matin

 

Haïti – Reconstruction :

L’État doit faire preuve de leadership pour relocaliser 630,000 personnes

12/07/2011 16:15:24

Haïti - Reconstruction : L’État doit faire preuve de leadership pour relocaliser 630,000 personnes18 mois après le séisme de janvier 2010, l’organisation internationale Oxfam rappelle qu’il est urgent que l’Etat fasse preuve de leadership pour relocaliser les 630,000 personnes qui vivent dans des camps sous des tentes ou des bâches.
Le Gouvernement haïtien, avec le support de la communauté internationale, doit mettre en place une stratégie pour assister ceux qui vivent dans les camps en les relocalisant ou en leur fournissant de l’aide pour retourner dans leurs maisons.
« Relocaliser plus de 600,000 personnes ne se fera pas du jour au lendemain. Toutefois, le prochain Gouvernement doit prendre des décisions fermes en ce qui a trait à l’allocation des terres pour les gens qui n’ont aucun endroit pour s’installer. Par ailleurs, la création d’emplois pour permettre aux gens de recommencer à payer leurs loyers, une solution légale à l’épineuse question foncière et l’enlèvement des décombres sont, entre autres, actions qui peuvent aider les gens à quitter les camps », a fait savoir Roland Van Hauwermeiren, Directeur d’Oxfam Haïti.
Selon un rapport publié récemment, plus de 100,000 personnes déplacées sont sous la menace d’éviction forcées dans les camps installés dans des espaces ouverts qui sont pour la plupart des terrains privés. Aujourd’hui, certains propriétaires veulent récupérer leurs terres. Tout en reconnaissant les droits des propriétaires, Oxfam rappelle que « Le gouvernement haïtien doit protéger les droits des personnes déplacées qui font face aujourd’hui à un nouveau traumatisme, celui d’être expulsées de force de l’endroit qu’ils occupent depuis 18 mois », a expliqué Van Hauwermeiren. « Nous sommes d’accord sur le fait que les camps ne peuvent pas être une solution durable, mais les gens ne peuvent pas être évincés sans aucune alternative. »
Le Président Martelly a annoncé un projet visant à fermer 6 camps de déplacés où sont logés environ 25,000 personnes. « Nous félicitons les progrès accomplis en ce sens, cependant nous voulons que cette démarche soit inscrite dans une stratégie globale pour relocaliser les 630,000 sinistrés », a insisté le Directeur national d’Oxfam.
Du côté de l’équipe Présidentiel on dit comprendre la position d’Oxfam, tout en expliquant qu’une équipe est en train de finaliser un plan complet dont le projet pilote permettra au habitants des camps de retourner dans leur quartier d’origine, avec de meilleurs services. Dans les efforts de relogement, rappelons qu’un projet distinct [dévoilé le 15 juin dernier, par le Président Martelly] doit permettre la construction de 400 maisons en 100 jours dans la localité de Zoranje.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3175-haiti-reconstruction-400-maisons-construites-en-100-jours.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti: L’exécutif et le Parlement sont condamnés à collaborer

(Historicité des luttes politiques pour le poste de Premier ministre et réponse successive du Parlement haïtien aux prétendants à ce poste)

Par Watson Denis, Ph.D. / Le Nouvelliste  / 12-07-11

Les Haïtiens, riches et pauvres, ceux de la ville comme ceux des zones rurales, sont condamnés à vivre ensemble. De même, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont condamnés à collaborer, à dialoguer, à travailler ensemble, à tous les instants, pour le grand mouvement de rénovation nationale. En ce sens, le dialogue politique entre les différents pouvoirs de l’Etat est un principe cardinal de la démocratie, de l’Etat de droit et du régime républicain.
Je reviens à cette importante question du dialogue politique après le choix de M. Pierre Daniel-Gérard Rouzier au poste de Premier ministre et le rejet de ce choix par la Chambre des députés. A la suite de ce vote défavorable pour la présidence et l’intéressé, des commentaires font état d’un dialogue de sourd qui aurait existé entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Cet épisode nous incite à penser qu’en régime démocratique rien de grand ne peut se réaliser sans le dialogue fructueux entre les trois pouvoirs de l’Etat, surtout entre l’exécutif et le Parlement.
1. Théorie du droit parlementaire.-
Depuis Montesquieu qui a publié son fameux texte sur l’Etat moderne, intitulé : «L’esprit des Lois», on sait que l’Etat démocratique est fondé sur la base de trois pouvoirs institutionnalisés, qui sont : le pouvoir exécutif (la composante politique et administrative de l’Etat qui gère la cité dans tous ses aspects) le pouvoir législatif (qui contrôle le gouvernement, fait les lois et ratifie les accords internationaux en conformité avec les principes définis par la Constitution en vigueur dans un pays donné); et le pouvoir judiciaire (qui veille à l’application des lois et au bon fonctionnement de l’Etat de droit, et, le cas échéant, sévit et ordonne de sévir contre les réfractaires selon les normes, les règles et les appareils répressifs disponibles).
De nos jours, il y a deux formes de gouvernement démocratique: le régime présidentialiste appliqué notamment aux Etats-Unis d’Amérique (USA) et le régime parlementaire, en vigueur en Angleterre. Aussi certains pays, comme Haïti, font un mixage entre ces deux régimes. C’est donc le système semi-parlementaire. Pour le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, je mettrai l’accent sur le régime parlementaire appliqué en Angleterre et le régime semi-parlementaire en vigueur en Haïti.
Dans un régime parlementaire classique, le gouvernement est l’émanation du parti ou du regroupement politique ayant la majorité d’élus à la Chambre des communes ou des représentants. Une fois que cette majorité est constatée, le chef de l’Etat, suivant la Constitution parlementaire en vigueur dans ce pays, choisit le Premier ministre au sein du parti ou du regroupement majoritaire et ce dernier est habilité de former le gouvernement. Cette pratique ou ce principe politique est l’essence même du régime parlementaire de Westminster, appliqué au Royaume-Uni depuis des lustres et répandu un peu partout dans les pays du Commonwealth et même au sein des Etats n’ayant pas subi l’influence politique directe de la couronne britannique.
Le système politique anglo-saxon est donc basé sur le régime parlementaire. Le gouvernement est issu directement du Parlement. Un parlementaire (de la Chambre des Communes) peut être membre du cabinet ministériel, à titre de ministre ou de secrétaire d’Etat. D’ailleurs, le Premier ministre est toujours un membre du Parlement, qui assiste et participe aux séances de la Chambre des Communes et qui gère en même temps les affaires de l’Etat en tant que chef de gouvernement. De même, on peut rencontrer des ministres qui sont des lords ou des sénateurs de la République- le cas est applicable selon le pays. Ainsi, il n’est pas inutile de rappeler que le gouvernement, en régime Parlementaire anglo-saxon ou encore suivant le système de Westminster, est l’émanation du Parlement.
Récemment, on a eu un cas intéressant au Royaume-Uni. A la suite des élections législatives du mois de mai 2010, aucun des deux partis politiques majoritaires au Parlement n’a eu une majorité politique confortable pour pouvoir former à lui seul le gouvernement. Toutefois le Parti conservateur (Tory Party) de David Cameron a eu le plus grand nombre d’élus à la Chambre des communes. Pour pouvoir former le gouvernement, ce parti s’allia rapidement au Parti des libéraux-démocrates de Nick Clegg, la troisième force politique représentée au Parlement. Ainsi, ils ont constitué une majorité de 363 députés sur 649 que compte le Parlement du royaume contre le Parti travailliste de Gordon Brown qui était au pouvoir depuis l’ère épique du charismatique leader Tony Blair. De cette coalition (chose rare en Angleterre depuis 1945) est sortie une majorité confortable et fonctionnelle pouvant gérer les affaires du gouvernement britannique pendant un certain nombre d’années. Le gouvernement issu de cette coalition est formé de David Cameron comme Premier ministre et de Nick Clegg come vice-Premier ministre et le reste du cabinet ministériel comporte des conservateurs et des libéraux démocrates.
C’est dire qu’en régime parlementaire, ce qui compte avant tout c’est la majorité au sein de la Chambre des communes habilitant le chef du parti majoritaire à former le gouvernement. Ce type de gouvernement a une double légitimité : la légitimité politique octroyée par le chef de l’Etat, gardien par excellence des institutions, et la légitimité populaire, émanée des votes des électeurs et des électrices.
Il va de soi qu’il y a connexion entre régime parlementaire et régime semi-parlementaire. En d’autres termes, ce qui se fait dans un régime parlementaire dans sa globalité se fait à demi dans un régime semi-parlementaire. Au fond, dans les deux régimes, il doit y avoir la présence des représentants des partis politiques (majoritaires ou ayant le plus grand d’élus) du Parlement au sein du gouvernement.
En Haïti, Etat bâtard de la modernité démocratique, la Constitution de 1987 a instauré un régime semi-parlementaire. C’est dire dans tous les cas de figure, les partis politiques (majoritaires), représentés au Parlement, assise politique de l’Etat en équilibre, ont leur mot à dire, de façon directe ou indirecte, dans la formation d’un gouvernement, pour ne pas dire qu’ils doivent être représentés au gouvernement.
Si dans le régime parlementaire pur le gouvernement est l’émanation du Parlement, dans le régime semi-parlementaire (haïtien) le gouvernement doit être le reflet du Parlement, des deux Chambres. C’est en vertu de ce principe que la Constitution fait injonction ou obligation au Chef de l’Etat de consulter au moins les présidents des deux Chambres avant la formation du gouvernement. En effet, l’article 137 de la loi mère stipule ce qui suit :
«Le Président de la République choisit un Premier ministre parmi les membres du parti ayant la majorité au Parlement. A défaut de cette majorité, le président de la République choisit son Premier ministre en consultation avec le président du Sénat et celui de la Chambre des députés. Dans les deux (2) cas le choix doit être ratifié par le Parlement».
En français, le verbe «consulter» a la vertu de pouvoir être interprété dans un sens conceptuel le plus large possible. En effet, il peut signifier, par exemple : échanger des informations sur une question donnée, émettre des avis techniques et politiques sur une question en discussion, se mettre d’accord sur quelque chose, négocier le poste de Premier ministre et, par extension, discuter de la composition du cabinet ministériel, si on reste dans la problématique de l’article 137.
En régime semi-parlementaire donc, comme en régime parlementaire, il n’y a pas de formation de gouvernement sans la participation du Parlement. Pour y arriver, le pouvoir exécutif et le Parlement doivent se mettre ensemble et négocier les postes à pourvoir. C’est une question de fond, une question de droit constitutionnel, ou plus précisément de la théorie du droit parlementaire. En ce sens, les leçons du passé doivent nous servir de boussole pour pouvoir en tirer le meilleur bénéfice.
2) Les leçons du passé.
Je reprends ici, à vol d’oiseau, deux épisodes ayant entouré le choix du Premier ministre en Haïti durant la longue période de transition politique et leurs conséquences dans la vie de la nation.
a) En février 1991, le jeune et charismatique président Jean-Bertrand Aristide, âgé à peine de 37 ans, élu à 67% des voix sur une population électorale tournant autour de 3 millions d’électeurs et d’électrices, assuré de sa légitimité politique et de l’adhésion populaire à sa personne, une fois élu avait tourné le dos au FNCD (Front national pour la concertation et la démocratie) qu’il avait d’ailleurs considéré comme un chapeau légal, et, de ce fait, a choisi son Premier ministre. Le FNCD, la plateforme politique comptant le plus grand nombre de parlementaires au Parlement, proche du Président, paralysé par la popularité grandissante de celui-ci, lui avait laissé faire. Les membres du FNCD ont tout bonnement voté en faveur du Premier ministre désigné, acquiescé à son programme de gouvernement. Ayant le vote favorable du Parlement, le président de la République et le nouveau chef de gouvernement ont formé le gouvernement, mais au fond le FNCD était mécontent, frustré même, n’ayant pas pu jouer son rôle comme le veut la Constitution. Le FNCD s’est laissé faire sachant qu’il pouvait au bout du chemin avoir raison du pouvoir exécutif. Au bout de quelques mois, le Parlement dans l’exercice de son droit constitutionnel a convoqué le Premier ministre. Pensant qu’un vote de censure était imminent contre celui-ci, le régime Lavalas a mis en place une stratégie de défense. Après atermoiements et tergiversations, le Premier ministre a répondu à la convocation, accompagné du président, qui a apporté des fleurs pour les Parlementaires, tandis que le peuple souverain a été appelé à sévir dans les rues, manifestant son appui inébranlable au régime. Ce fut une journée tourmentée, faite de violence, de menaces, d’attaques aux vies et aux biens. Pris de peur, ou observant un repli politique, les parlementaires n’avaient pas infligé le vote de censure au Premier ministre convoqué. Dès ce jour, le divorce était consommé entre les démocrates et les progressistes du FNCD et les démocrates et les progressistes du régime Lavalas.
Quelque temps après, à la suite d’une série d’événements politiques tout aussi mouvementés, vint le coup d’Etat sanglant du 30 septembre 1991 contre le Président Aristide et le régime Lavalas. Très peu de démocrates au Parlement ont défendu le principe du vote populaire et massif du 16 décembre 1990. Certains d’entre eux allaient jusqu’à prendre langue avec le régime militaire qui avaient présenté le coup d’Etat comme une «correction démocratique». La frustration était grande dans le camp des démocrates haïtiens de la première période de transition politique 1987- 1991.
La suite est l’histoire connue de tous. Un embargo a été décrété contre le régime miliaire ayant exécuté le coup d’Etat. Mais en fait ce fut un embargo contre Haïti, contre l’économie haïtienne, un embargo qui a annihilé les capacités de production et d’échanges du pays pendant trois longues années. Enfin de compte, ce fut une intervention militaire de l’armée américaine qui a ramené le président Aristide en Haïti. Quelque temps après, une force multinationale de l’ONU a pris le relais.
Voilà donc une décision politique, celle d’écarter le Parlement dans la formation d’un gouvernement à laquelle il avait légitimement le droit de participer selon la Constitution, qui a abouti à une cascade d’événements malheureux pour le pays, tels un coup d’état sanglant, un embargo long de trois ans qui a contribué à paupériser les classes moyennes et à fragiliser encore plus les structures de production du pays, une intervention étrangère d’une grande puissance qui a passé le maillet quelque temps plus tard à l’ONU. Cette série d’événements non maitrisés par les acteurs haïtiens ont favorisé le cycle des interventions de l’ONU en Haïti, cycle qui continue jusqu’à aujourd’hui.
b) A l’opposé de ce que je viens de décrire, une décision politique prise par le président René Préval allait créer une situation de gouvernance politique dans le pays. En effet, en mai 2006 quand celui-ci a repris le pouvoir, il avait formé un gouvernement avec les principaux partis politiques représentés au Parlement. En conséquence, de 2006 à 2008, il a pu diriger le pays pratiquement sans opposition. Il a commencé à avoir des problèmes de gouvernance quand il a voulu diriger le pays sans les partis politiques représentés au Parlement.
De ce fait, on peut conclure à deux choses. La première, il est recommandé au président de la République, selon la Constitution en vigueur, de tenir compte du Parlement, mieux, de la composition du corps législatif, au moment de former le gouvernement. La deuxième chose, politiquement parlant, il est plus payant de faire participer les représentants des partis politiques représentés au Parlement que de former le gouvernement tout seul. Les conséquences peuvent être désastreuses comme dans les cas qu’on vient de rappeler.
En dernière analyse, il s’ensuit que, si un président n’a pas une majorité au Parlement, il ne peut pas faire passer facilement un candidat au poste de Premier ministre. A toutes fins utiles, je tenterai de retracer ici, dans un ordre chronologique, l’historique du poste de Premier ministre dans la vie politique en Haïti et le rôle joué par le Parlement, soit pour le ratifier ou ne pas le ratifier.
3) Historicité des luttes politiques pour le poste de Premier ministre et réponse circonstancielle du Parlement aux différents prétendants
Jusqu’ici la ratification ou non d’un Premier ministre est toujours l’objet d’un rapport de force conjoncturel, soit en faveur du président de la République, soit en faveur du Parlement. Au gré de la mémoire, et en quelques brèves annotations, je ferai revivre le succès et l’insuccès de certains candidats au poste de chef de gouvernement. Dans ce raccourci historique, je prendrai en compte les présidents légitimes (issus d’élections) ayant présenté des candidats au poste de Premier ministre et la réponse circonstancielle du Parlement, et ce, durant l’application de la Constitution de 1987 ayant instauré le poste de Premier ministre:
1) En février 1888, le président Leslie F. Maigat réussit à faire passer, sans grande difficulté, son Premier ministre désigné, Martial Célestin, par un Parlement qui était à la dévotion des militaires du CNG (Conseil national de Gouvernement). Après la tuerie des votants à la ruelle Vaillant et l’annulation des élections du 28 novembre 1987 qui s’ensuivit et l’organisation de nouvelles élections présidentielles et législatives controversées du 17 janvier 1888, les parlementaires issus de ces élections ne pouvaient pas trop faire valoir leur légitimité politique.
2) En février 1991, le président Jean-Bertrand Aristide a fait passer le Premier ministre René G. Préval dans un contexte politique où les membres du FNCD ont été paralysés par la peur et la popularité grandissante du chef de l’Etat.
3) En exil, dans le cadre des Accords de Governor’s Islands à New York, qui devait préparer son retour physique au pouvoir, le président Aristide proposa, en 1993, l’homme d’affaires Robert Malval au Parlement contrôlé en partie par les militaires. Malval réussit à passer l’examen musclé des parlementaires au milieu d’une agitation politique à nulle autre pareille. La situation politique ambiante était si volatile et dangereuse qu’il a choisi de transformer sa résidence privée en siège du gouvernement.
4) A son retour d’exil, en novembre 1994, dans une conjoncture de réconciliation nationale, le président Aristide fit passer l’homme d’affaires Smarck Michel au Parlement.
5) Quelque trois mois avant de passer le pouvoir à un successeur, à la suite des nouvelles élections législatives organisées à la fin de l’année 1995 favorables en grande partie à l’OPL (Organisation politique Lavalas), le président Aristide choisit un autre Premier ministre en la personne de madame Claudette Werleigh qui passa sans grande difficulté son examen au Parlement.
6) En février 1996, sous la présidence de René Préval, le Premier ministre Rony Smarth de l’OPL a eu l’approbation du Parlement grâce à la majorité de l’OPL dans les deux Chambres.
7) A la suite de la démission de Rosny Smarth fin 1998, le président Préval a désigné successivement l’économiste Erick Pierre, un fonctionnaire de haut rang de la BID (Banque interaméricaine de développement), et l’économiste, homme de théâtre et recteur élu de l’Université d’Etat d’Haïti, M. Hervé J. Denis (à deux reprises), au poste de Premier ministre: mais tous les deux ont été successivement rejetés par le Parlement. Le président Préval n’avait pas de majorité au Parlement. Entre-temps, le schisme entre l’OPL de Gerard Pierre-Charles et Lafanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide était consommé.
8) Finalement, la présidence fait une alliance avec l’Espace de concertation, représenté au Parlement, au détriment de l’OPL, et ainsi il est parvenu à faire passer, prequ’en fin de mandat, Jacques-Edouard Alexis comme Premier ministre.
9) Entre 2001 et 2003, le président Jean-Bertrand Aristide pouvait faire passer sans coup férir ses deux candidats Jean-Marie Chérestal et Yvon Neptune au poste de Premier ministre parce que le Parlement était dévoué corps et âme au chef du Parti Lavalas. Fait insolite en régime démocratique, le Parlement était contrôlé (officiellement) presque à 100% par le Parti Lavalas et les municipalités étaient administrées à plus 95% par les Lavalassiens.
10) Après la période de transition (mars 2004-mai 2006), René Préval revint à la présidence avec un regroupement composite nommé LESPWA. Ce regroupement posséda quelques représentants au Parlement, mais à eux seuls ils ne pouvaient pas faire ratifier un Premier ministre. Fort de l’expérience de sa première présidence, et aussi pour calmer le jeu politique dans le pays, le président négocia avec les forces politiques et promit de former un gouvernement de coalition. Les partis politiques représentés au Parlement ayant mordu à l’hameçon, laissèrent passer le candidat Jacques-Edouard Alexis et un gouvernement pluriel a été effectivement formé. Cette expérience heureuse devait durer deux ans, soit de mai 2006 à juin 2008. Elle a pris fin dans le contexte de ce qu’on a appelé injustement «les émeutes de la faim».
11) Après la chute d’Alexis, le président Préval a désigné tour à tour l’économiste Erick Pierre (une deuxième fois) et son bon ami Robert Manuel au poste de Premier ministre, mais les deux ont connu la déroute Parlementaire. Disons que Préval n’avait pas encore une majorité au Parlement. A ce moment-là un grand nombre de parlementaires du regroupement LESPWA et d’autres députés d’autres partis politiques minoritaires se sont coalisés et ont formé le CPP (Concertation des parlementaires progressistes), sous la houlette non visible de l’ancien Premier ministre Alexis. Sortant sa tête de l’eau, Préval a dû négocier avec son frère ennemi Jacques-Edouard Alexis avant de faire passer sa candidate, Mme. Michèle D. Pierre-Louis, au Parlement au milieu de 2008.
12) Avec le temps, LESPWA est devenu un regroupement politique dirigé par Préval et Alexis. Dès lors, il n’y avait aucun problème pour faire passer le ministre de la Planification et de la Coopération externe, M. Jean-Max Bellerive, comme Premier ministre, en novembre 2009.
13) Aujourd’hui, le Parti INITE de Préval, comme chef de parti (si on le voit selon la tradition de nébuleuse de Lavalas) et Joseph Lambert comme coordonnateur national, est le regroupement politique qui a le plus grand nombre de députés et de sénateurs au Parlement. De ce fait, l’INITE est incontournable dans toute formation de gouvernement et dans le maintien de ce gouvernement au pouvoir- tout au moins jusqu’à nouvel ordre.
L’INITE étend ses tentacules sur d’autres fronts. A la Chambre des députés, ce parti se joint à d’autres députés d’autres partis et organisations politiques et a formé le GPR (Groupe parlementaire pour le renouveau), se transformant ainsi en une force incontournable sur l’échiquier politique. En régime parlementaire classique, le GRP pouvait s’allier avec l’Alternative, constituer une majorité, et dès lors il serait habilité à former le nouveau gouvernement. Ce faisant, la présidence se retrouverait sans Premier ministre, sans gouvernement, sans représentant ; tout au plus il pourrait compter sur quelques ministres au sein du gouvernement, mais le régime semi-parlementaire actuellement en vigueur en Haïti ne permet pas d’agir de la sorte. Dans le régime constitutionnel haïtien, la présidence a l’initiative politique dans le cadre de la formation d’un gouvernement.
De ce qui précède, il appert d’une part qu’il y a toujours des conflits récurrents entre l’exécutif et le Parlement en ce qui a trait au choix d’un Premier ministre et à la formation du gouvernement. D’autre part, on a vu que si un président de la République n’a pas une majorité au Parlement, il n’y a aucune garantie que son candidat sera ratifié. Le dossier d’un candidat au poste de Premier ministre subit deux types d’examen au Parlement haïtien: l’un technique et l’autre politique. Les deux niveaux sont importants, mais en fait le dossier est plus politique que technique parce que le Parlement est essentiellement une institution politique. Quand le président n’a pas de majorité, les parlementaires s’organisent pour lui donner cette majorité gouvernementale fonctionnelle dans un cadre négocié de partage de responsabilités. Il revient au chef de l’Etat, avec tact et diplomatie, de construire cette majorité. Ceci est logique, en régime Parlementaire et même en régime semi-parlementaire, le Premier ministre doit évoluer au milieu d’une majorité avec laquelle il se sent confortable. C’est pourquoi quand cette majorité lui est retirée, de fait il tombe, il perd le pouvoir. C’est le jeu de la pendule.
Faut-il rappeler, selon le régime constitutionnel haïtien actuellement en vigueur, que le président ne peut pas changer à sa guise ou révoquer par décret un Premier ministre, même si c’est son Premier ministre. La révocation du Premier ministre est une prérogative du Parlement, par un vote de non-confiance de l’une ou l’autre des deux Chambres. Tout ceci pour dire que le sort de tout Premier ministre est lié au Parlement. En ce sens, le Premier ministre devrait être plus proche du Parlement qui l’a ratifié que du Président de la République qui l’a pourtant choisi.
Finalement, la chronologie décrite plus haut montre une chose: tout Parlement est jaloux de ses prérogatives constitutionnelles. Dans ce cas, il est impérieux que la présidence négocie avec les parlementaires, les partis majoritaires, les chefs de file au Parlement, ceux de la majorité comme ceux de la minorité pour la ratification de son candidat au poste de Premier ministre ainsi que pour le vote de son programme de gouvernement.
Là encore, il y a un problème d’une autre nature. Le mieux serait que la présidence négocie directement avec les partis politiques représentés au Parlement. Cependant, la pratique de ces dernières années, surtout après la formation de CPP, a été la négociation directe avec les groupes parlementaires. Il est possible qu’avec la nouvelle législature les moeurs politiques changent petit à petit et que les partis politiques arrivent à jouer un rôle institutionnel au sein du Parlement. En ce sens, il est à espérer que les élus du peuple dégagent avec une nouvelle vision politique, celle d’un sentiment d’appartenance aux partis politiques. Ce qui contribuera à la consolidation des partis politiques dans le pays. Il est un fait, il n’y a pas de démocratie véritable sans l’institutionnalisation des partis politiques.
4) L’enjeu de la conjoncture.-
Le choix d’un Premier ministre, la ratification de ce choix par le Parlement et l’approbation de son programme de gouvernement exigent le dialogue entre l’exécutif et le Parlement. Cependant, certaines fois, comme il a été démontré plus haut, on n’a pas toujours voulu faire ce dialogue nécessaire, par refus d’accorder des postes ministériels à ceux d’en face. A bien analyser, il est plus facile de concéder 2 ou 3 postes ministériels à un parti politique de l’opposition que de se voir pris plus tard dans le pétrin.
Aujourd’hui, on est dans une conjoncture particulière où il faut former un nouveau gouvernement sous une nouvelle présidence, et il y a des enjeux de toutes sortes. Au fond, ce qui semble faire retarder le processus, c’est un manque de consensus entre les acteurs impliqués dans les négociations. Il est dit que certains secteurs de pouvoir sont peu enclins à octroyer des postes ministériels à l’INITE et/ou au GPR. En fait, en quoi l’octroi de quelques postes au cabinet ministériel peut t-il tuer la République ou empêcher la mise en oeuvre d’un plan de société qui serait axé sur le changement prôné par le président. Il est connu qu’un ministre qui participe au sein d’un gouvernement de coalition exécute le plan de ce gouvernement. Il fait parti d’un ensemble, il ne peut pas à lui seul boycotter le travail de cet ensemble, s’il y a un bon chef d’orchestre qui ordonne, fait la coordination et demande des comptes suivant le programme arrêté et convenu par tous. D’ailleurs, qui dit que les ministres de l’opposition veulent nécessairement saper le travail d’un gouvernement ? Ils peuvent être aussi de très bons hommes d’Etat, des patriotes qui travaillent pour leur pays. Personne n’a le monopole du patriotisme, il n’y a pas une aune capable de mesurer le degré de patriotisme d’un compatriote. Il faut que les politiciens d’un gouvernement et ceux de l’opposition apprennent à travailler ensemble – sur des questions fondamentales intéressant la nation et l’Etat – dans l’intérêt de la collectivité nationale.
Quelles que soient les appréhensions qu’on peut avoir sur un élu ou sur un groupe d’élus, il est un fait que les résultats proclamés à la suite des élections mouvementées de novembre 2010 et celles de mars 2011 sont acceptés par la communauté nationale et reconnus comme étant valables par l’opinion publique internationale. Dorénavant, on ne peut faire ombrage au corps législatif, surtout au parti ou regroupement politique majoritaire, pour ne pas lui reconnaître une participation effective dans la formation du cabinet ministériel sur la base d’une soi-disant inadéquation entre la volonté du peuple en ce moment et le vote qu’il avait exprimé à un certain moment de la durée. Tous les élus sont appelés à collaborer et travailler au bénéfice du peuple et de la nation.
En régime démocratique, le gouvernement tient sa légitimité politique de sa représentativité émanant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif et, de ce fait, il peut agir au nom de l’Etat et gérer la cité au nom de tous. De même, le gouvernement tire sa légitimité populaire de l’adhésion que les lecteurs et les électrices ont donné au programme et aux propositions présentées lors des élections. De ce fait, une fois élu, tout individu est légitime. En régime de démocratie représentative, le peuple délègue sa souveraineté à des représentants à qui il confie le droit d’agir en son nom.
Haïti n’a pas inventé la démocratie en tant que telle, on est en train de faire l’apprentissage de la démocratie. Par contre, Haïti a inventé la liberté, la liberté individuelle, qui fait partie de la démocratie et de la gamme universelle des droits de l’homme.
Au cours de son histoire, Haïti a fait des pas considérables dans la voie de la démocratie. Ce fut le cas au cours du mouvement des cinq glorieuses en janvier 1946. Ce fut encore le cas le 7 février 1986. Depuis lors, Haïti est entrée dans une longue période de transition politique. La transition démocratique est loin de se consolider, car les acteurs politiques n’ont pas suffisamment fait usage du dialogue qui vivifie la démocratie. Pour que la démocratie s’installe de manière pérenne et irréversible, il faut que les acteurs, hommes et femmes, laissent jouer les institutions. En démocratie, les institutions comptent plus que les acteurs, bien que ce soient des hommes et des femmes qui donnent vie aux institutions.
Entre Haïtiens et Haïtiennes, on doit commencer à se parler, non pas par signes, mais directement, dans un langage ouvert et franc. Le dialogue est important entre nous tous. Le dialogue est la meilleure voie pouvant conduire au changement, à la démocratie et à l’Etat de droit. Commençons par faire l’expérience du dialogue dans la formation du gouvernement. Il est admis, comme partout ailleurs, que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont condamnés à collaborer dans les grands projets de rénovation nationale, à cohabiter, à vivre ensemble et à adopter de nouvelles lois pour asseoir définitivement la refondation de l’Etat.
Watson Denis, Ph.D.
watsondenis@yahoo.com
Professeur d’Histoire et des Relations internationales à l’Université.
27-28 juin 2011

mardi 12 juillet 2011

12 juil

Haïti – FLASH Politique :

Dépôt du dossier de Bernard Gousse, reporté de 48 heures

12/07/2011 13:08:09

Haïti - FLASH Politique : Dépôt du dossier de Bernard Gousse, reporté de 48 heuresLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse ne déposera pas son dossier de candidature, ce mardi, [tel qu’initialement prévu] auprès de la Commission spéciale, chargée de l’examen de la conformité des pièces requises par les prescrits de la Constitution.
Le Président Martelly aurait demandé, dans un courrier envoyé à Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, que la remise du dossier de candidature de son Premier Ministre désigné, soit reportée de préférence à jeudi, sans toutefois expliquer les raisons justifiant sa demande.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3358-haiti-politique-depot-aujourd-hui-du-dossier-de-bernard-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Gregory Mayard Paul estime que les 16 sénateurs œuvrent en fonction de leurs ressentiments personnels

imageLe chef de cabinet du président haïtien, Gregory Mayard Paul, exhorte les parlementaires à privilégier les intérêts supérieurs de la nation et non leurs ressentiments personnels.
Le juriste réagissait à la pétition de 16 sénateurs réclamant le retrait de la candidature de Bernard Gousse. Ces élus formant la majorité au sénat sont notamment des membres du parti Inité.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, Gregory Mayard Paul a révélé que le chef d’Etat n’avait pas communiqué une liste officielle de 10 personnalités aux parlementaires. Les noms de ces personnalités ont été dictés par le président Martelly lors d’une rencontre avec les présidents des deux chambres insiste t-il. M. Mayard Paul confirme que trois noms avaient été retenus par les parlementaires. Il s’étonne du comportement des élus qui avaient pris part aux négociations avec la commission de liaison.
Le juriste attire l’attention sur la démarche  » très démocratique » du chef de l’Etat qui selon les prescrits de la constitution doit designer son Premier Ministre. Interrogé sur la réaction de l’exécutif, M. Mayard Paul a mis l’accent sur la nécessité pour que le processus de ratification se poursuive. La loi trace la route à suivre, on ne peut rejeter un choix sans avoir analyser son dossier, déclare le chef de cabinet du président de la république. Il estime que la pétition des sénateurs prouve une certaine prédisposition à rejeter sur des critères personnels le choix de M. Gousse.
Mettant en garde contre une violation de la constitution, M. Mayard Paul invite les parlementaires à se ressaisir.
Plusieurs parlementaires signataires de la pétition dénoncent des violations des droits humains dans le cadre de la lutte des forces de l’ordre contre auteurs d’actes de violence dans le cadre de l’opération Bagdad.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Saurel Jacinthe dément les déclarations de Martelly

12/07/2011

De retour de son voyage en Espagne, le président Martelly avait annoncé que la liste des dix premiers ministrables avait été réduite par les parlementaires et par les membres de la commission mise en place pour négocier en son absence. Mais le président de la chambre des députés, Saurel Jacinthe, a fait savoir que les parlementaires ont en effet fait savoir à Martelly qui de la liste aurait un vote défavorable, mais c’est le président et son équipe qui ont réduit la liste en fin de compte. WPC/LM

 

Haïti – Politique :

Antonio Patriota a rencontré le Président Michel Martelly

12/07/2011 14:16:58

Haïti - Politique : Antonio Patriota a rencontré le Président Michel MartellyLors de sa seconde visite en Haïti, Antonio Patriota, le Ministre brésilien des Affaires étrangères, a rencontré hier lundi, le Président Michel Martelly, pour s’entretenir de la coopération bilatérale, Brésil-Haïti. Les deux hommes ont passé en revue l’aide brésilienne, dans le cadre du processus de reconstruction du pays, la coopération technique et l’assistance humanitaire.
La coopération Brésil-Haïti s’est particulièrement renforcée depuis 2004 dans plusieurs domaines. Dans le secteur de la santé, cela s’est traduit par la construction d’hôpitaux. Dans les infrastructures, le Brésil finance l’étape initiale du projet du barrage de l’Artibonite, « un sujet qui a été abordé avec M. Martelly », a souligné Antonio Patriota, lors d’une conférence de presse avant son départ. Le Brésil est également présent en Haïti dans le domaine de l’agriculture, à travers une société brésilienne de recherche [EMBRAPA], qui pilote des projets agricoles à Kenscoff et à Fond-des-Nègres. Le sport n’a pas été oublié, puisque depuis avril 2011, onze jeunes joueurs haïtiens, de 11 à 14 ans, s’entraînent, dans le cadre d’un programme de 6 mois, dans l’un des grands clubs de football au Brésil [l'Olé Football Club].
Après cette réunion le Ministre brésilien des Affaires étrangères a rencontré Mariano Fernández Amunátegui, le nouveau Chef civil de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que le Commandant brésilien de la Force militaire de la Mission. Avec un effectif de 2,192 hommes, le Brésil est le plus grand contributeur de troupes de la Minustah, avec deux bataillons d’infanterie et une compagnie de génie.
Le ministre brésilien a souligné que lors du prochain renouvellement du mandat la Mission onusienne, en octobre prochain, une « réduction des effectifs pourrait être envisagée avec le maintien de la compagnie de génie ». Il a cependant tenu à préciser, qu’aucune décision ne sera prise, avant la conclusion du rapport du Groupe consultatif spécial sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) sur la question.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3347-haiti-reconstruction-visite-officielle-du-ministre-bresilien-des-affaires-etrangeres.html
S/ HaïtiLibre / Minustah

 

La Mairie de Port-au-Prince veut imiter la mairie de Delmas

12/07/2011

Les responsables de la Maire de Port-au-Prince projettent de déplacer tous ceux qui sont sous les tentes à la place Toussaint Louverture, c’est ce qu’à affirmer un responsable de cette institution sous couvert de l’anonymat. ”Une estimation nous a permis de comprendre que 75% des gens vivant sous les tentes ont une maison où se loger”. Ce qui a motivé les responsables de la Mairie à adopter cette décision, pour le moins, impopulaire.
Le maire, Jean Yves Jason Muscadin, a renchérit pour dire qu’”après la tornade du vendredi 24 Septembre 2010, les gens du champ de mars avaient, presque tous, vidé les lieux”. Le premier citoyen de la Capitale associe cette action au fait que la plupart de ceux qui sont sous les tentes sont des propriétaires ou cohabitent avec un ami ou une famille. De toute façon, ils ne sont pas totalement dans la rue comme ils veulent le faire croire.
Yvesguins Jean Philipe, responsable du comité de la place Toussaint Louverture, dit ignorer une telle démarche parce que personne ne les a contactés à ce sujet. Toutefois, ces ”sans abris” affirment n’avoir aucun problème à se déplacer dans la mesure où les autorités leur trouvent un endroit où se reloger. Par conséquent, ils disent attendent de pied ferme que les gens de la Maire viennent exercer leur pouvoir et les déplacer de force.
D’un autre coté, ils affirment ne pas vouloir se déplacer sous une tente pour se reloger dans les mêmes conditions.
Dégager les places publiques et les infrastructures sportives des tentes est un impératif. Cependant, cela doit se faire dans le dialogue afin d’éviter toute friction.

James Dufresne
gerdjineclaire@yahoo.fr

 

La problématique de la diaspora haïtienne : un double jeu

12/07/2011 10:33:00 Auteur(e) La Redaction

image

En dépit de l’amendement constitutionnel voté en mai dernier (voté mais mal publié), la diaspora haïtienne ne peut encore jouir de ses droits civils et politiques dans son pays d’origine. Le professeur Kerlens Tilus dénonce le double jeu des autorités haïtiennes.

« Le principe biblique stipulant qu’il faut donner pour recevoir ne s’applique pas à la diaspora haïtienne en ce sens que cette dernière fournit une contribution substantielle à l’économie haïtienne sans bénéficier de la possibilité de jouir de leurs droits civils et politiques. Si la double nationalité est une trahison, combien de traitres compteraient alors les pays développés que l’Haïtien a tendance à prendre comme modèle ?
« L’histoire retient que la première vague d’émigration haïtienne a commencé après l’arrivée au pouvoir de François Duvalier, en 1957, et s’est poursuivie jusqu’au départ du pouvoir de son fils, Jean-Claude, en 1986. Cette vague de réfugiés politiques était constituée de  personnalités issues des classes aisées et  des intellectuels qui s’opposaient au régime dictatorial.
« La seconde vague, économique celle-là, se poursuit depuis le début des années 1990. Aujourd’hui la diaspora haïtienne compte environ  quatre millions d’Haïtiens disséminés à travers le monde dont le 3/4 de l’intelligentsia haïtienne, selon les statistiques. Si la population Haïtienne compte environ 8.7 millions d’habitants moins les 370.000 compatriotes qui ont péri lors du tremblement de terre et les victimes du choléra, la diaspora représente environ le tiers de la population Haïtienne et c’est à juste titre qu’elle est couramment surnommée 11ème département du pays.
« Les dernières statistiques montrent que la diaspora haïtienne, a elle seule, supporte le pays entier a hauteur de U$ 2 milliards de dollars l’an soit environ 28 % de son PIB. Toutefois l’apport de la diaspora ne se limite pas à l’envoi de transfert en espèce ou en nature vers la famille restée au pays. La diaspora, regroupée en différentes associations régionales, apporte une assistance technique de manière ponctuelle aux différentes communes et participe même à la décentralisation du pays. De ce point de vue la diaspora est considérée comme une force motrice de l’économie nationale. Elle doit avoir, en conséquence, un rôle prépondérant dans le développement d’Haïti. Ce rôle sera défini par le gouvernement haïtien qui doit envoyer des signaux clairs quant à sa volonté manifeste de travailler conjointement avec la diaspora de manière à éradiquer la pauvreté abjecte qui révolte la conscience humaine.
« A cet effet, le gouvernement devra établir  des stratégies de développement, définir des cadres légaux permettant aux émigrés Haïtiens, dépouillés de tous leurs droits civils et politiques pour avoir obtenu une nationalité étrangère, de ne pas se sentir lésés du fait de porter le brassard de la diaspora. Il est indéniable que la diaspora haïtienne n’est pas encore parvenue au stade de maturation pour se considérer comme un facteur primordial dans la renaissance de la nouvelle Haïti. Cependant la responsabilisation de la diaspora haïtienne face aux affaires de la République d’Haïti passe inexorablement par l’envoi de ces signaux  qui vont dissiper la méfiance des Haïtiens de l’intérieur par rapport aux émigrés Haïtiens.
« La problématique de la reconnaissance des droits civils et politiques des émigrés haïtiens est une question majeure qui mérite une attention soutenue des activistes de la diaspora et du gouvernement haïtien. Il m’a fallu la publication de deux articles sur le sujet pour enfin tester le terrain et arriver à comprendre les enjeux d’une telle question.
« Le fait de créer le Ministère des haïtiens vivant a l’étranger (MHAVE) laissait présager que l’Etat haïtien allait prendre le dossier en main, et travailler de manière que les Haïtiens naturalisés puissent jouir de leurs droits civils et politiques même en dehors du pays. Pourtant le problème reste entier. Rien n’est fait pour améliorer la situation de cette catégorie d’Haïtiens. Ce n’est pas certain que l’on peut résoudre cette situation sans un dialogue national entre les Haïtiens de l’intérieur et ceux de la diaspora. Il y a tellement d’animosité entre les haïtiens de l’intérieur vis-à-vis des naturalisés de la diaspora que des fois nous nous demandons si nous sommes vraiment frères. S’il nous arrive de laisser Haïti pour nous installer en terre étrangère, c’est certainement par souci de trouver un mieux être, de pourvoir aux besoins de nos familles, d’offrir un meilleur avenir à nos enfants. D’un autre côté, une fois établi aux pays d’accueil, la nécessité d’épouser une autre nationalité pour bénéficier de certains avantages s’impose à nous.
Lors des campagnes électorales, les candidats les plus en vue effectuent divers voyages dans la diaspora pour recueillir des fonds et trouver le support des Haïtiens de l’extérieur. Des discours  à grand renfort de promesses ont été prononces en vue de faire tomber ces barrières. D’une naïveté hors pair elle a toujours répondu à leurs besoins tandis qu’elle aurait pu conditionner son support à l’obtention intégrale de la reconnaissance de ses droits civils et politiques et de tous les privilèges liés à ce statut.
Malgré des promesses répétées de nos dirigeants, les gouvernements haïtiens appliquent une politique de deux poids deux mesures. Ils plaident pour la participation de la diaspora, acceptent volontiers sa contribution à l’économie nationale, mais ils refusent de lui octroyer la jouissance de ses droits civils et politiques. La diaspora haïtienne en a marre d’être traitée en parent pauvre, car elle a tant de choses à offrir à ce pays. Voila pourquoi elle est déterminée à se lancer dans la bataille pour la reconnaissance de ses droits en tant que force vitale, capable d’éradiquer le sous-développement qui ronge le pays.
Un tour de la question permet rapidement de constater que le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger arrive difficilement à remplir sa tache. Serait-ce les moyens de sa politique qui sont maigres ou serait-ce un problème de stratégie? Toutefois la formule employée actuellement ne convient pas. Il faut non seulement approcher les parlementaires individuellement mais faire du lobby auprès du gouvernement pour qu’il puisse mettre en place une commission chargée d’évaluer les différentes positions et soumettre un projet de loi au parlement.
Il y a lieu de questionner aujourd’hui le pourquoi de cette animosité vis-à-vis des Haïtiens de l’extérieur. Il est admis que culturellement l’Haïtien se méfie de l’étranger, donc du Blanc. Mais, dans le cas des compatriotes Haïtiens, le danger est vraiment négligeable. D’ailleurs le pays accueille une force étrangère de maintien de la paix depuis tantôt sept (7) ans. Alors pourquoi cette ostracisassions vis a vis des émigrés Haïtiens ayant une nationalité étrangère?
Le monde vit à l’ère de la globalisation et du Networking. Il n’est plus question de faire cavalier seul. Haïti doit s’ouvrir à la diaspora dans un souci de rentrer dans la globalisation. Haïti ne peut plus fonctionner en vase clos. Elle doit désormais avoir des ambitions internationales. Elle doit penser global pour enfin agir au niveau local. Il est vrai que le travail n’est pas aussi simple que l’on pourrait penser, mais si l’on commence dès aujourd’hui avec les véritables acteurs en mettant les bouchées doubles, on peut rattraper le train de la mondialisation. Il est temps de mettre un terme à ce jeu qui nous met constamment à couteaux tirés et de mettre Haïti au devant de la scène afin de travailler pour le bonheur de la mère patrie.
Certains pensent à l’expérience négative du pays avec certains Haïtiens de la diaspora sous le gouvernement d’Aristide-Préval (1991) voire celui de Boniface Alexandre avec Gérard Latortue (2004). Il faut signaler qu’on avait affaire à des individus peu convenables fonctionnant dans un système ou la dérive était généralisée. Du moment qu’on met les balises qui permettent à la justice d’interpeller tout citoyen accusé de fraudes et de malversations et que l’Etat haïtien est en mesure d’exiger l’extradition de tout citoyen naturalisé qui aurait commis des exactions en Haïti, on aura du coup envoyé des signaux clairs aux gens mal intentionnés et les décourager dans leur tentative de commettre des fraudes.
Il faut établir un Etat de droit en Haïti ou toute personne qui déroge à la loi est poursuivie et traduit devant la justice. La diaspora avec son savoir-faire, son expérience peut aider à l’instauration de cet Etat de droit ou l’Haïtien se sentira fier de vivre et de travailler pour le bien être de la patrie commune. Vouloir dit-on c’est pouvoir. Il suffit de mettre en place la machine et toutes les pièces tomberont à leur place. Nous ne cesserons de le répéter, le développement d’Haïti ne peut se faire sans l’inclusion de la diaspora haïtienne à tous les niveaux de la vie nationale.

Kerlens Tilus / HPN

 

Haïti-Duvalier :

L’ancien tyran doit être jugé dans son pays, selon le Rnddh et la Fidh

P-au-P, 12 juil. 2011[AlterPresse] — Le Réseau National de Défense des Droits Humains (Rnddh) et la Fédération Internationale des ligues de Droits de l’Homme (Fidh) plaident pour un jugement de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier sur le sol haïtien.

Un rapport acheminé par ces organisations à AlterPresse, précise que « le juge haïtien peut appliquer directement le droit international pour poursuivre les crimes contre l’humanité, en s’appuyant sur le statut du Tribunal de Nuremberg, sur les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies confirmant les principes de Nuremberg et sur le soutien constant apporté par Haïti à l’incrimination du crime contre l’humanité ».

Selon le Rnddh et la Fidh, « le crime conte l’humanité était (déjà) incriminé par le droit international en vigueur entre 1971 et 1986. » Une période qui correspond exactement à l’administration de l’ancien président à vie.

Ils préconisent aussi, l’adoption d’une loi renvoyant au droit international pour la définition de l’infraction, au cas où la justice haïtienne se serait déclarée incapable de trancher sur cette affaire.

Quant à la notion de prescription que brandissent les avocats de Jean Claude Duvalier, les défenseurs réaffirment que les crimes contre l’humanité sont « imprescriptibles ».

La prescription est une conception juridique disant que, passé un temps, une démarche en justice pénale ou civile est jugée refusable.

Récemment, le Haut-commissariat de l’ONU a également formulé le souhait que le processus de justice en faveur des victimes de Duvalier soit mené par des institutions haïtiennes.

« C’est à travers les institutions nationales que des solutions à ces problèmes peuvent survenir », a déclaré la Haut-commissaire adjoint, Kyung-Wha Kang, au cours d’une visite effectuée la semaine écoulée dans le pays. [rh gp apr 12/07/2011 11:20]

 

Haïti – Politique :

Dépôt aujourd’hui du dossier de Bernard Gousse…

12/07/2011 10:55:46

Haïti - Politique : Dépôt aujourd’hui du dossier de Bernard Gousse...Bernard Gousse, le Premier Ministre désigné, devrait déposer son dossier de candidature ce mardi au bureau du Sénat pour être examiné par une commission formée les Sénateurs : Lucas François Sainvil, Nènel Cassy, Yvon Buissereth, Wencesclass Lambert, Edwin Zenny, Francisco Dalacruz, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Jean William Jeanty (Président de la Commission) et Jean Willy Jean-Baptiste).
Rodolphe Joazile, le Président du Sénat confirme avoir bien reçu la correspondance des 16 Sénateurs hostiles à la candidature du Premier Ministre désigné, soulignant que cette déclaration politique qui n’engage que les Sénateurs concernés, n’a aucune portée légale et ne peut en aucun cas suspendre le processus de ratification en cours.
Il rappelle aux Sénateurs que le bureau du Sénat, dans la perspective de remplir ses obligations légales, « ne peut soumettre les parlementaires à aucune décision anticipée ». La seule possibilité offerte maintenant à Bernard Gousse est de tenter une ultime négociation avec les forces politiques au Sénat pour tenter de convaincre certains Sénateurs de changer d’avis.
Si la position du groupe majoritaire et de ses alliés demeure inchangée, les chances de ratification du Premier Ministre désigné sont nulles. Selon Pierre Robert Auguste, Coordonnateur de la Génération du Changement Global (GCG), le pays pourrait faire face à une grave crise si l’Exécutif et le Parlement, poursuivent sur la voie de l’intransigeance.
Grégory Mayard Paul, le Conseiller spécial du Président espère toujours que les Parlementaires vont se reprendre et rappelle que «…le Président, avant de désigner Bernard Gousse a fait des consultations, son équipe mise en place, a fait des réunions, des consultations pour pouvoir s’assurer que M. Bernard Gousse sera bel et bien ratifié. Aujourd’hui, nous sommes en face d’une certaine lettre… ou d’une certaine je ne sais plus quoi… qu’on prétend être une pétition, qui aurait été signé par 16 parlementaires. [...] Ceci laisse planer une certaine prédisposition à rejeter [le Premier Ministre désigné], sur des critères personnels, sans penser au pays, sans penser à la Constitution, sans penser à l’intérêt commun. J’espère quand même, je veux croire, je souhaite, que les parlementaires vont se reprendre et qu’ils verront que ceci ne peut pas ce faire de cette manière, car il ne faut pas fouler aux pieds les textes constitutionnels… »
Chez les Sénateurs chacun semble bien décidé à rester sur leurs positions. Des voix s’élèvent pour condamner la résolution politique des parlementaires avant l’examen du dossier, comme le professeur Sauveur Pierre Etienne qui insiste sur le caractère illégal de la démarche. Si certains Sénateurs, comme entre autres : Jean-Baptiste Bien-Aimé, Moïse Jean-Charles, Evallière Beauplan prônent l’intransigeance et le rejet du Premier Ministre désigné, d’autres comme les Sénateurs Francisco Delacruz, Andris Riché et Edwin Zenny croient toujours dans la ratification possible de Bernard Gousse.
Pour sa part, le Sénateur Andris Riché (ALTENATIV), favorable au Premier Ministre désigné, espère que le Chef de l’État va défendre fermement son choix «…je crois que dans ce pays, nous avons besoin d’un minimum de respect pour des personnes qui font des efforts, des personnes qui sont allées à l’école, des personnes qui aimeraient que cette société marche dans une certaine droiture. Je ne crois pas que des intellectuels, comme les Sénateurs, peuvent prendre des positions comme ça, sans donner une chance à la personne, ou encore l’écouter.
D’ailleurs, le dépôt des pièces ça veut dire quoi ? Quelqu’un vient déposer ses pièces et si ces pièces sont conformes, il doit être ratifier. De plus, il est nécessaire d’attendre la présentation de la Politique Générale. La démarche pour moi doit continuer et j’espère que M. Martelly ne va pas prendre la même position qu’il avait prit avec M. Rouzier et qu’il va prendre une position pour que Gousse soit défendu. Le pays a besoin d’un Gouvernement et ceci le plus rapidement possible, j’encourage les Sénateurs a avancer, ce qui sera bon à la fois pour l’insitution dans laquelle nous évoluons, pour eux et pour le pays… »
Sauf qu’il ne faut pas oublier, qu’il suffit de quelques allégations même non fondées, pour justifier un vote de rejet, comme ce fut le cas, avec la candidature précédente de Daniel Gérard Rouzier…
Le Sénateur Evallière Beauplan (PONT) et plusieurs de ses collègues demeurent intransigeant «…il y a 16 sénateur qui ont dit qu’il n’aime pas ce profil [...] nous n’allons donner un vote sur quelque chose qui fait perdre du temps, pour pouvoir gagner du temps nous avons dit publiquement quelle vote nous allons donner, donc si le Président ne veut pas perdre de temps, il va changer et envoyer un autre profil [...] peu importe la nature des pièces de Bernard Gousse, je ne voterai pas en sa faveur. Je voterai suivant ma conviction » affirme le Sénateur Beauplan.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3344-haiti-politique-reponse-du-president-martelly-aux-senateurs-contestataires.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3322-haiti-politique-rien-n-est-joue-pour-le-premier-ministre-designe-bernard-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Envisager l’avenir du pays sans la présence de l’ONU ?

12/07/2011 09:04:11

Haïti - Reconstruction : Envisager l'avenir du pays sans la présence de l’ONU ?Edmond Mulet a récemment retrouvé son ancien poste de Sous-Secrétaire Général des Nations Unies aux opérations de maintien de la Paix, après avoir été pendant plus d’une année en Haïti en tant que Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission des Nations Unies dans ce pays (Minustah), laissant la place, à la tête de la Mission, au diplomate chilien Mariano Fernández Amunátegui (66 ans).
Une entrevue accordée au Centre d’Actualités de l’ONU (CAO), nous permet de mieux connaître Edmond Mulet, [souvent décrié, à tort ou à raison] et sa vision de notre pays dans l’éventualité du départ de l’ONU.
CAO : Que faisiez-vous avant de rejoindre les Nations Unies?
Edmond Mulet : « À mon âge (61 ans), vous pouvez imaginer que j’ai fait beaucoup de choses dans ma vie. J’ai commencé à travailler à l’âge de 10 ans pour un quotidien au Guatemala. Je travaillais comme relecteur, comme journaliste, puis j’ai eu une rubrique. Ensuite, j’ai étudié le droit et je suis devenu avocat. J’ai été très impliqué dans la lutte contre les dictatures militaires au Guatemala, et j’ai été en prison à deux reprises. J’ai dû quitter le Guatemala – mon pays d’origine – à cause de menaces. J’ai participé à des élections, sachant que je perdrais, ou sachant que les résultats ne seraient pas les vrais. J’ai perdu quelques élections, j’en ai gagné d’autres. Un jour, j’ai gagné une élection et le jour suivant il y a eu un coup d’état et ils ont tout annulé.
Finalement, en 1985, j’ai été élu au Congrès guatémaltèque et j’ai été réélu en 1990. En 1992, je suis devenu le président de l’Assemblée nationale du Guatemala. Un an plus tard, j’ai été nommé ambassadeur aux États-Unis. Je suis retourné au Guatemala trois ans plus tard, et je suis devenu secrétaire général de mon parti politique. J’ai travaillé dans le domaine juridique, j’avais mon propre bureau d’expert juridique. J’ai été nommé ambassadeur auprès de l’Union européenne à Bruxelles, où je suis resté pendant cinq ans et demi. Et puis j’ai été recruté pour venir à l’ONU. »
CAO : Pouvez-vous envisager qu’un jour il n’y aura pas de présence de l’ONU en Haïti?
Edmond Mulet : « Cela dépend de la capacité des Haïtiens eux-mêmes et des institutions haïtiennes à absorber tout ce que nous faisons pour construire ces institutions. Nous avons construit les capacités de la police nationale haïtienne, l’objectif étant d’atteindre 14,000 à 15,000 policiers. Actuellement, nous sommes à près de 10,000 et je dois dire que la Police nationale haïtienne est probablement l’institution la mieux considérée par les Haïtiens. Elle est très bien structurée, très disciplinée. Le problème qu’ils ont en Haïti, c’est qu’ils n’ont pas les ressources, pas même de quoi payer les salaires de la police nationale.
Le départ de la Minustah, dépendra beaucoup de leur propre capacité à assumer leurs responsabilités et à développer leurs capacités. Tout finalement est lié à la situation économique. S’ils ont des investissements nationaux et internationaux, des créations d’emplois, des activités économiques et si l’Etat est en mesure de percevoir les impôts afin de payer les services de l’Etat, alors je pense qu’il y a une voie de sortie.
Beaucoup de gens demandent : “ Qu’est-ce qu’une Mission de Paix fait en Haïti? Il n’y a pas de conflit interne, il n’y a aucun mouvement de guérilla, il n’y a pas de guerre civile, il n’y a pas de conflit avec un pays voisin, il n’y a aucun problème de frontière avec quelqu’un d’autre, il n’y a pas de conflit ethnique, il n’y a pas de conflits religieux, il n’y a pas de conflit pour les ressources naturelles comme dans d’autres endroits dans le monde comme le Congo par exemple. Haïti n’a ni pétrole, ni diamants, ni rien d’autre, donc que fait une mission de Paix dans un endroit comme Haïti? »
Le Conseil de sécurité n’a pas d’autre outil pour faire face à une situation d’État en faillite. Nous sommes là comme épine dorsale du pays, créant de l’espace et des opportunités pour d’autres acteurs dans le domaine du développement, sur le plan économique et social, pour qu’ils construisent ces capacités pour l’avenir.
Notre proposition actuelle est de créer pour Haïti, un pacte entre la société civile, le secteur privé, le Gouvernement haïtien et la communauté internationale avec des objectifs très clairs, des responsabilités et des obligations et un mécanisme de suivi. L’objectif est de voir si les Haïtiens font ce que nous attendons d’eux, assument des responsabilités. De notre côté, nous fournissons l’aide, l’assistance, et l’argent promis.
Mais nous devons faire tout ceci autour du concept de la primauté du droit. Et l’État de droit, ce n’est pas seulement la police, les tribunaux, les prisons. En Haïti, il y a aussi la question du registre d’État civil, du cadastre, des tribunaux qui fonctionnent. Il s’agit de mettre en place les conditions et les garanties permettant aux investisseurs de créer des activités économiques et de rompre ce cercle vicieux de l’aide et des dons et des subventions. Je pense que nous devons les aider à être auto-suffisants.
Nous effectuerons une évaluation en juin-juillet de la situation politico-sécuritaire en Haïti. Nous ramènerons les effectifs des composantes militaires et de police de la Minustah, aux niveaux que nous avions avant le séisme. Et puis nous allons voir comment tout se passe. »

HL/ HaïtiLibre / CAO

 

Haïti – Reconstruction :

Réflexions de Mgr Pierre-André Dumas

12/07/2011 12:41:44

Haïti - Reconstruction : Réflexions de Mgr Pierre-André DumasLe Secours Catholique participe depuis 18 mois à effacer les traces du séisme de janvier 2010, cela prendra encore de longues années avant d’y parvenir, mais de solides projets sont d’ores et déjà mis en œuvre. Dans une entrevue, Mgr Pierre-André Dumas, évêque du diocèse de l’Anse-à-veau et de Miragoâne et Président de Caritas Haïti, revient sur cet événement et ses conséquences, dont nous vous proposons de partager les points essentiels.
«…La reconstruction se fait lentement car il faut écouter, accompagner, prendre du temps pour savoir ce dont les gens ont besoin [...] Il faut travailler ensemble pour donner aux Haïtiens la possibilité d’être protagonistes de la reconstruction et acteurs de leur développement. Il ne faut pas le faire à leur place. Il faut aider le peuple à se relever, à reconstruire ensemble et à être solidaires.
Il y a eu deux grandes phases après le séisme. D’abord l’urgence : en association avec toutes les Caritas il a fallu répondre aux premiers besoins. [...] L’intervention d’urgence a servi à limiter le nombre de victimes, à tenir l’autre en vie. L’urgence nous rattrape toujours mais il faut penser en termes de développement et de réhabilitation pour reconstruire le pays. Cela prend du temps car il faut écouter, accompagner, guider pour ne pas faire les mêmes erreurs. Il faut faire en sorte que les gens ne soient pas seulement en position de recevoir. Il faut un engagement de la population dans la durée pour les aider à se tenir debout.
Aujourd’hui l’éducation est un de nos chantiers prioritaires car de nombreuses écoles ont été détruites [...] Il faut continuer à pousser pour que le programme du Gouvernement en faveur de la gratuité de l’école se mette en place tel que cela est prévu dans la Constitution haïtienne. Au niveau de l’éducation, un autre besoin important est celui de former les maîtres afin d’améliorer la qualité de l’éducation qui est donnée.
Caritas Haïti a aussi mis l’accent sur la santé avec la crise du choléra [...] C’est toute une éducation qu’il faut faire, il faut motiver les gens, les sensibiliser pour leur apprendre à traiter l’eau.
[...] Caritas Haïti a aussi développé un volet d’économie sociale et solidaire car au niveau de l’économie rurale, il y a un problème de décapitalisation des paysans. Il faut faire grandir l’économie locale de manière à ce que les Haïtiens puissent se prendre en charge et ne soient pas seulement en position de recevoir. Au niveau agricole, il faut aider les paysans à augmenter la production agricole locale. Cette intervention comporte également un volet écologique à cause du déboisement.
Caritas Haïti accompagne la population haïtienne dans le relogement. Avant le séisme, en Haïti le signe de richesse était le béton. Il faut maintenant aider le peuple à prendre conscience qu’il est important de bien faire les choses. Il faut investir dans la durée, faire en sorte de ne pas répéter les mêmes erreurs que dans le passé.
[...] Le pays commence lentement à se redresser. On commence à voir les premiers résultats de l’aide. Il faut continuer à insuffler des petits signes d’espoir au peuple haïtien. Il faut redonner de l’espérance [...] Le séisme a été un cri, une grande souffrance suite à laquelle les Haïtiens ont réagi en faisant montre d’une grande solidarité. Aller vers l’autre, c’est sortir de soi : il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. On a retrouvé le sens d’expressions traditionnelles telles que « ce qui est cuit est de tous » ou encore « les voisins sont la famille ». Le séisme a permis le retour à une solidarité simple et plus spontanée.
Il faut apprendre de la leçon d’Haïti [...] Le défi est de vivre ensemble une nouvelle solidarité à travers les réalités de la vie de tous les jours. Haïti doit être soutenu pour relever ce défi de voir et faire autrement. On a besoin de l’expertise étrangère, mais il faut anticiper cette solidarité pour qu’elle soit pro active et non pas réactive. Il faut encourager une solidarité effective, en articulant mieux les choses, en respectant les cultures locales, les traditions.
Haïti a connu beaucoup d’antagonismes et de polarisations. Aujourd’hui le peuple a besoin de Paix et de réconciliation nationale. Il faut chercher à construire des relations positives entre les gens au regard de l’histoire difficile du pays. Il faut un dialogue national pour dépasser les schémas traditionnels et sortir des veilles tensions [...] Noirs, blancs, mulâtres se sont combattus ; les élites et les campagnes se sont opposées [...] les Haïtiens se sont construits sur des différences et n’ont pas été capables de faire un pays. Il faut maintenant construire des ponts pour que la coopération soit une coopération libérée des suspicions, des préjugés et ainsi être de vrais frères. Toussaint Louverture disait : « Unissez-vous à nous dans le combat de la fraternité » [...] Tous les hommes sont des frères et on ne peut pas se dire frères en se traitant n’importe comment.
[...] L’Église a un rôle de vigilance, de dénonciation de la vie politique. Là où il y a des vulnérabilités il faut être présent, être une grande famille fraternelle, créer des liens. [...] Cette nouvelle coopération doit aider à se prendre en main, à s’autonomiser, a construire ensemble le futur. La coopération doit être un échange et Haïti doit être maîtresse de fraternité. Il faut réfléchir avec la population haïtienne pour aller de l’avant et qu’elle se sente partie prenante. Il faut chercher à dépasser la mentalité de résignation et aider à se remettre debout afin que les Haïtiens puissent transformer leur réalité.
La philosophie de tout le réseau Caritas est d’aider les gens à se prendre en main [...] Aujourd’hui, il faut rester sur les signes d’espérance qui naissent et retrouver le chemin du partage : laisser les blessures du passé dans le passé sans les renier et rechercher les intérêts supérieurs de la Nation.
Les peuples ont des trésors intérieurs pour vivre la vie de façon positive. Ainsi, la crise haïtienne peut permettre au reste du monde d’avoir de nouvelles références, d’autres critères. Le peuple haïtien est un peuple qui chante et qui danse malgré la souffrance. Il montre comment en ayant peu, on peut donner un sens à la vie. Ce peuple pousse un cri pour vivre autrement et nous appelle à retrouver notre humanité commune pour que la charité devienne réelle. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2400-haiti-religion-mgr-pierre-andre-dumas-et-la-situation-politique.html
http://www.haitilibre.com/article-2724-haiti-religions-mgr-pierre-andre-dumas-appelle-a-la-tolerance.html
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
HL/ HaïtiLibre / propos recueilli par Émilie Randrianarison

 

Haïti-Population :

Les générations de la pauvreté

Interview

P-au-P, 11 juillet 2011 [AlterPresse] — Si les défis en matière de population ne sont pas pris en compte, Haïti se dirige vers un phénomène d’hérédité de la pauvreté, prévient Dieutès Démosthène, président de l’Association Nationale des Spécialistes en Population et Développement (ANASPOD).

Le président de l’ANASPOD signale que la population continue d’augmenter alors que « la situation économique et sociale se dégrade ». Le taux de croissance annuel de la population est de 2,5%, une « augmentation exponentielle », juge t-il.

Cette année la population d’Haïti a atteint 10 millions 85 mille 214 individus. Elle atteindra 16 millions en 2032. Or il n’existe aucune institution étatique qui travaille spécifiquement sur la question de la population en Haïti, déplore Dieutès Démosthène.

Selon lui, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) « n’est pas la meilleure institution pour tabler sur les questions de population » qui exigent une certaine transversalité, recoupant les phénomènes de migration, de naissance, de morbidité et de mortalité entre autres.

La célébration de la journée mondiale de la population (11 juillet) est ainsi l’occasion de faire un plaidoyer pour une institution indépendante travaillant autour de l’évolution de la population en Haïti.

Le thème de la journée « 7 milliards dans le monde, plus de 10 millions en Haïti, défis communs » est également une façon de lier les défis du pays aux grands défis mondiaux en matière de démographie, explique Démosthène.

55% de la population du pays est considéré comme très pauvre et 74% des pauvres vivent en milieu rural. Le pays qui a vu 120% de son PIB s’effondrer lors du séisme du 12 janvier 2010, tarde à se relever.

« Fondamentalement, la pauvreté en Haïti découle d’un processus historique de construction du pouvoir politique et de l’organisation économique centré sur les intérêts d’une minorité », indiquait en 2007 le DSNCRP, sorte de « grand frère » du plan de reconstruction actuel.

Pour sa part, ce plan reconnait que les effets du séisme l’an dernier ont été amplifiés par le fait que la zone touchée représente notamment la plus peuplée du pays. Mais, alors que le phénomène de migration interne s’est accru avec le séisme, l’aménagement du territoire demeure au stade des bonnes intentions.

« Maintenant vous vous retrouvez avec un pays où la zone métropolitaine absorbe – d’après les dernières estimations – près de 30% de la population totale. Donc c’est un pays avec une grosse tête et un corps frêle. Le reste du pays s’appauvrit. Il n’y a plus d’activité dans les milieux ruraux », souligne Démosthène.

En même temps, 634 mille personnes vivent dans des sites d’hébergement. Elles étaient plus d’un million au lendemain du séisme et les reloger demeure jusqu’ici l’un des plus grands échecs des responsables haïtiens et humanitaires. [kft gp apr 11/07/2011 18:00]

 

Haïti – Patrimoine :

Révision de la loi haïtienne sur la protection du patrimoine bâti

11/07/2011 14:44:47

Haïti - Patrimoine : Révision de la loi haïtienne sur la protection du patrimoine bâtiLa réunion qui se tient au Siège de l’UNESCO, [7 Place de Fontenoy. Salle VI] à compter d’aujourd’hui jusqu’au mardi 12 juillet 2011, rassemblera une équipe d’experts juridiques pour lancer le processus de révision de la loi, dans le cadre des projets entrepris par l’UNESCO et ses partenaires, pour atteindre l’objectif de faire de la culture un élément essentiel pour la reconstruction d’Haïti.
L’activité a été fixée comme priorité, par le Gouvernement haïtien et est organisée avec le soutien financier du Fonds de dépôt espagnol pour le patrimoine mondial, et concerne les deux projets suivant :
Projet 1 : Renforcement institutionnel :
Module 1 : Vers une révision du cadre de politique culturelle en Haïti
Préparer un cadre pour la politique culturelle globale, couvrant tous les domaines du secteur culturel et qui prend en compte l’implication d’un large éventail d’intervenants (universitaires, professionnels, artistes, designers, étudiants, etc…)
Module 2 : Renforcement des capacités institutionnelles
Renforcer les capacités institutionnelles pour la mise en oeuvre des conventions internationales ratifiées par Haïti dans le domaine de la culture, en particulier, la Convention de 1972 sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Module 3 : Révision des politiques du patrimoine bâti
Procurer à Haïti un cadre juridique et des textes législatifs modernes pour la protection et le développement du patrimoine culturel bâti, conformément aux conventions de l’UNESCO dans le domaine de la culture.
Module 4 : Elaboration d’un plan national pour le secteur des musées
Appuyer le Ministère de la culture et de la communication d’Haïti dans ses efforts pour protéger, conserver et documenter ses biens culturels mobiliers et lutter contre le trafic illicite à travers le développement d’un plan national pour les musées et par la mise en place de mesures juridiques de protection pour le secteur.
Projet 3 : Jacmel : Restaurer la mémoire, encourager la créativité :
Module 1 : Revitaliser le centre historique de Jacmel
Valoriser et sauvegarder le patrimoine du centre historique de la ville de Jacmel, à travers la stabilisation des structures les plus endommagées du patrimoine, des interventions d’urgence et le renforcement des capacités des techniciens locaux et nationaux.
Module 2 : Rétablir la confiance: l’artisanat pour le développement
Contribuer à la réduction de la pauvreté et promouvoir la génération de revenus et la création d’emplois en développant des entreprises artisanales en faveur des groupes sociaux défavorisés.
Module 3 : Encourager la créativité à travers les arts
Offrir aux jeunes de la région de Jacmel la possibilité de développer leurs talents artistiques et participer à la vie culturelle. Fournir à la ville de Jacmel une école moderne et bien conçue dans le domaine de l’art et de la culture qui contribuera au potentiel touristique de la région et servira de modèle à d’autres régions d’Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2756-haiti-unesco-importance-de-la-culture-comme-moteur-de-la-reconstruction.html
S/ HaïtiLibre

lundi 11 juillet 2011

11 juil

Haïti – Cuba :

115 nouveaux médecins haïtiens diplômés

11/07/2011 09:15:55

Haïti - Cuba : 115 nouveaux médecins haïtiens diplômésAvec la graduation de 115 nouveaux médecins haïtiens, la semaine dernière, le nombre total de médecins haïtiens, diplômés de l’Université des Sciences médicales de Santiago [Cuba] s’élève maintenant à 731. Le Dr. Rosa Delia Castellanos Decónger, Recteur de l’institution, a rappelé que les premiers médecins haïtiens ont été diplômés en 2005 dans le cadre du programme initié en 1999, pour répondre à l’engagement de Fidel Castro de former 1,000 médecins haïtiens en dix ans.
Actuellement 291 étudiants haïtiens poursuivent des études à Cuba dont une centaine suivent une spécialité notamment en pédiatrie, en chirurgie, gynécologie et cardiologie.
L’Université des Sciences médicales de Santiago de Cuba a été la première école de médecine issue de la Révolution de 1962. Depuis sa création, 2,492 spécialistes de la santé, provenant de 76 pays ont été diplômé de cette Université.

BF/ HaïtiLibre

 

Bernard Gousse se prépare à déposer son dossier au Parlement

Le Premier Ministre désigné Bernard Gousse se déposera demain mardi 23 juillet 2011 son dossier au bureau du sénat dans le cadre du processus de ratification. L’ex ministre de la justice confirme qu’il est résolu à poursuivre le processus constitutionnel en dépit de l’hostilité de 16 sénateurs pour la plupart proche de la mouvance lavalas.
L’annonce de M. Gousse intervient alors que le chef de l’Etat avait réitéré son appui à son Premier Ministre désigné. Interrogé sur ses chances de succès, M. Gousse se dit confiant sur la poursuite du processus de ratification. Il lance un appel au dialogue aux sénateurs ayant signé la pétition mettant l’accent sur la nécessité pour les différents secteurs de la vie nationale de trouver une entente pour favoriser le développement économique et l’amélioration des conditions de vies de la population. Je ne suis pas l’ennemi de ces élus a martelé M. Gousse faisant référence aux sénateurs de l’Inité et alliés se disant victime du gouvernement de transition.
Entre temps le Premier Ministre désigné a démenti les allégations relatives aux circonstances entourant l’arrestation de l’ex ministre de l’intérieur, Jocelerme Privert. Il révèle que M. Privert avait été incarcéré en raison d’un mandat émis par un juge d’instruction de Saint Marc dans le cadre du massacre de la scierie. J’étais présent afin de m’assurer qu’il n’arrive rien à M. Privert, explique le Premier Ministre désigné.
Ayant rejoint l’équipe du président Martelly au cours du mois de mai 2011, Bernard Gousse dément avoir proféré des injures à l’endroit des parlementaires. Il rappelle qu’il n’avait pas réagi dans les medias après le rejet de la candidature de M. Rouzier.
En prônant le dialogue avec les parlementaires, M. Gousse se dit prêt à élaborer un pacte de gouvernabilité avec les acteurs politiques. Cependant le Premier Ministre désigné admet que la situation est délicate. Il propose une réconciliation entre les différents partis politiques sur le modèle sud-africain.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

Les services postaux s’améliorent

11/07/2011 09:57:25

Haïti - Reconstruction : Les services postaux s’améliorentUn an après l’ouverture du nouveau Centre de traitement du courrier à Port-au-Prince, la poste se relève peu à peu. Quelque 87 employés travaillent au Centre postal, lieu de collecte et de desserte pour tous les envois arrivants et sortants du pays. L’installation, de 600 mètres carrés, a été offerte par l’Union Postale Universelle (UPU) et ses pays-membres « Nous sommes fiers d’avoir ce Centre, qui nous aide à fournir les services à la population. Nous nous organisons graduellement », à fait savoir Edvard Despeignes, son Directeur Général « Nous recevons plus de courrier que nous en expédions, et les volumes augmentent d’environ 4% par mois. »
Les employés continuent de relever de grands défis, mais leurs conditions de travail commencent néanmoins à s’améliorer. Plus tôt cette année, les postiers ont finalement été payés grâce à un prêt du Gouvernement. La poste haïtienne n’avait pas pu verser les salaires pendant plus de six mois. D’autres employés travaillant en province n’avaient pas été payés depuis plus d’un an… « Le prêt nous a permis de régler les arriérés et les cotisations au régime de pension. Les employés sur le point de prendre leur retraite, pourront ainsi obtenir leur pension », a expliqué Edvard Despeignes. « Cela a été une source de motivation pour le personnel. »
Le Centre de traitement du courrier, sera bientôt équipé d’un système de climatisation, l’Union postale des Amériques, de l’Espagne et du Portugal financera ce projet.
Entre temps, l’UPU et la poste haïtienne mènent différents projets financés par le Fonds pour l’Amélioration de la Qualité de Service (FAQS) grâce à des dons des pays-membres. La Corée du Sud, a ainsi financé l’achat de deux véhicules en 2010 [100,000 dollars]. Haïti a aussi recours à ses propres ressources FAQS pour acheter de l’équipement, dont des ordinateurs, des machines à affranchir et d’autres fournitures. L’UPU collabore avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’achat d’équipements et de véhicules.
Loretta Charlemagne, Coordinatrice régionale de l’UPU, pour la région des Caraïbes, est attendue ce lundi 11 juillet 2011 à Port-au-Prince, pour une mission d’une semaine. Elle assurera durant son séjour, le suivi des projets entrepris jusqu’à présent, visitera le Centre de traitement postal et s’entretiendra avec les responsables du PNUD afin d’identifier les éventuelles ressources à utiliser pour développer le réseau postal national. Enfin, elle aidera à formuler un nouveau projet FAQS, qui sera financé grâce aux 51,000 dollars offerts par l’Iran et le Rwanda.
L’Office national des postes d’Haïti emploie près de 500 employés.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-517-haiti-service-public-ouverture-de-la-nouvelle-poste-centrale.html
S/ HaïtiLibre

 

Le président Martelly ramène des promesses d’investissements

10/07/2011 01:43:00 Auteur(e) La Redaction

image

Le président haïtien Michel Martelly est retourné samedi à Port-au-Prince avec la satisfaction d’un voyage réussi en Espagne où « Haïti a été bien reçu à travers son président », a-t-il déclaré lors d’un point de presse à l’aéroport.

« J’ai senti et vu l’affection et la chaleur pour Haïti dans les yeux et dans les engagements du roi d’Espagne pour Haïti », a témoigné M. Martelly.

« Le fait que le Roi d’Espagne ait reçu un président haïtien, une première dans notre Histoire, est le signe que le monde veut marcher avec nous », a ajouté M. Martelly.

Le chef de l’Etat qui a dû écourter sa tournée européenne en raison de la situation politique dans le pays, a dressé un bilan positif de son voyage en Espagne.

Il a notamment annoncé une aide de 50 millions d’euros de l’Espagne via la BID pour accorder des crédits aux petites entreprises et des fonds pour soutenir la formation des professeurs pour la prochaine rentrée scolaire.

Selon le président Martelly qui a rencontré des hommes d’affaires espagnols, « des investisseurs sont intéressés à venir en Haïti ».

« Il y a des opportunités en Haïti dans le secteur du tourisme et de l’énergie pour créer des emplois », a rappelé M. Martelly.

Le président également a annoncé la création d’un groupe comprenant l’ancien président américain Bill Clinton, l’ex-Premier ministre de la Jamaïque Percival Patterson, l’ex-premier ministre espagnol, Jose Maria Aznar,et Denis O’brien, PDG de la Digicel, chargé de faire la promotion d’Haïti à l’étranger.

HPN

 

lundi 11 juillet 2011

11 juil

Le vide politique entrave la reconstruction d’Haïti

Le président Martelly n'est pas assez bien représenté dans les deux chambres du Parlement pour imposer un Premier ministre.

Le président Martelly n’est pas assez bien représenté dans les deux chambres du Parlement pour imposer un Premier ministre.

Getty Images/Allison Shelley

Par Nicolas Ropert

Haïti n’a toujours pas de gouvernement. Après le rejet d’un premier candidat au poste de Premier ministre par le Parlement, un deuxième nom a été proposé par Michel Martelly. Mais Bernard Gousse a peu de chance d’avoir le poste, son président n’ayant pas la majorité dans les deux chambres. Avec cette nouvelle crise politique, Haïti a encore un peu plus de mal à mobiliser pour reconstruire le pays dévasté par le séisme de janvier 2010.

Ce week-end, la PAFA, la plateforme des associations franco-haïtiennes, organisait une journée portes ouvertes dans le nord de Paris. Au centre des débats : la reconstruction du pays, un an et demi après le séisme. 

Il en a été question, de cette crise politique au cours de cette journée. Où en est-on des 7 milliards d’euros promis par la communauté internationale ? Qui gère cette crise ? Que fait l’Etat ? Voilà les interrogations qu’ont les associations franco-haïtiennes engagées dans des projets sur l’île.

Lorfils Réjouis est le vice-président de la PAFA. Il est également président de l’association Arche, une organisation active en Haïti par choix mais aussi par devoir : « Nous intervenons parce que l’Etat haïtien est défaillant. Il n’y a pas de vision globale. C’est cela qui explique la présence de nombreuses ONG et associations pour prendre en main la reconstruction du pays ».

Plusieurs milliers d’associations toujours sur place

Des grandes agences de développement américaines ou européennes jusqu’aux plus petites associations qui travaillent sur un seul projet, la confusion semble parfois régner sur l’île. « Même s’il y a des tentatives de coordination, il y a manque flagrant d’organisation », regrette Virginie Rachmuhl, responsable du programme urbain du GRET, l’une des plus grandes ONG de développement française. « Les ONG internationales et les agences de développement ne sont pas toujours coordonnées avec les autorités locales. Parfois même, des projets se nuisent ou s’annulent les uns les autres. » Virginie Rachmuhl souligne surtout qu’il n’y a pas « une ligne politique commune ».

Même si la précipitation n’est pas forcément la meilleure des solutions, il faut agir pour les 300 000 Haïtiens qui vivent encore sous des tentes. L’épidémie de choléra qui a touché l’île ces derniers mois en faisant plus de 5 000 morts a montré que la situation ne pouvait rester en l’état. Lorfils Réjouis, le vice-président de la PAFA, estime que « le message que l’on envoie à la communauté internationale est un message négatif. Puisque rien n’est en place, pourquoi viendrait-on vous aider ? Il faut envoyer un signal fort à l’ensemble des décideurs internationaux. Les Haïtiens doivent enterrer la hache de guerre entre eux pour que le président élu puisse former son gouvernement ».

Des conséquences sur des donations pour Haïti ?

Aujourd’hui, seulement 1,4 milliards d’euros d’aide sur les 7 milliards promis ont été débloqués. Les Haïtiens en veulent aux pays riches qui ne tiennent pas leurs promesses mais savent qu’ils ont aussi une part de responsabilité. Roger Joseph est un franco-haïtien, lui aussi actif dans une association partie prenante à la reconstruction. « Ce vide politique complique la situation en Haïti. Le président ne peut pas mettre en place sa politique sans gouvernement. Il peut gouverner par décret mais cela n’est pas suffisant. Haïti a besoin d’un président fort parce qu’il faut rétablir l’autorité de l’Etat ».

Ce n’est jamais chose facile. L’histoire récente en Haïti est faite de coups d’Etat et d’élections contestées. Michel Martelly devra donc rapidement trouver un compromis avec la majorité du bloc Inité qui contrôle les deux chambres. Sinon, les Haïtiens perdront tous les espoirs qu’ils avaient placés dans le chanteur devenu président.

DECES DE JACQUELINE SCOTT LEMOINE

Lucien meurt à nouveau

Publié le 11/07/2011 | 07H44 GMT par Madior FALL

Jacqueline-Scott Lemoine est morte dans son sommeil, terrassée par le temps et la maladie. Lucien le compagnon-mari, parti un an et demi avant, meurt à nouveau. La poétesse, solide pont entre la Diaspora et la terre patrie qui s’en est allée dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 juillet, l’artiste qui tire sa révérence et quitte ainsi la scène  à 89 ans « tue » à nouveau ainsi Lucien et endeuille la Culture.

Le sax de Bira Guèye et la voix de Mada Thiam se meurent encore et le Festival des Arts nègres de 1966 témoin du discours mémorable d’André Malraux (… Entre vos mains périssables, se joue le destin de tout un continent…), de la présence de Aimé Césaire, Jean Price-Mars, Duke Ellington, Joséphine Baker, Langston Hughes, de perdre encore un acteur de premier plan de cet événement international. L’appartement à l’immeuble Yorro Lam sis à l’avenue Pompidou  où l’Etat du Sénégal avait relogé le couple Lemoine a perdu en effet dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 juillet, sa dernière locataire. Jacqueline-Scott Lemoine s’est assoupie doucettement pour l’éternité. Dans son sommeil, elle est partie rejoindre dans la félicité son ami, mari, compagnon et complice des jours sans et des jours fastes, Lucien Lemoine, le poète. L’ancien professeur de dicton au Centre des études des sciences et techniques de l’information (Cesti), diseur des vers de Verlaine sur les planches, producteur pendant 12 ans l’émission : « La voix des poètes » à la Radio télévision du Sénégal (Rts).

Née en 1923 à Port-au-Prince en Haïti ; Jacqueline Lemoine est comédienne de théâtre, de cinéma et de télévision. Elle a joué dans plusieurs pièces, notamment dans La fête à Harlem, écrite et mise en scène par Melvin van Peebles, Les gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain, mis en scène par Hervé Denis, La tragédie du roi Christophe de Césaire, mis en scène par Jean-Marie Serreau, Les Nègres de Jean Genet, mis en scène par Roger Blain, et dans les films Le Decaméron noir (Piero Vivarelli) et dans Amok (Souheil Ben Barka). Avec la danseuse et chorégraphe des sables fins de Toubab Dialaw, Germaine Acogny, elle a créé Afrique corps mémorable, un spectacle de danse et de poésie.

Grand-mère et maman Jacqueline qui tire sa révérence à l’âge de 89 ans a joué dans de nombreuses pièces au Sénégal sur les planches de Sorano, jusqu’ici théâtre national qui se meurt, concurrencé qu’il est par le Grand théâtre chinois de Wade qui attend encore ses heures de gloire. La poétesse d’Haïti adoptée depuis son arrivée  à Dakar en février 1966 avec celui qui a été son ami et époux Lucien Lemoine dans les valises de Jean Marie Serreau. Metteur en scène français au Quartier Latin, ami de Jean Paul Sartre, Jean Marie Serraut invité du poète président Senghor, à son Festival des Arts nègres, a usé du talent du couple Lemoine  et de celui de l’éternel Douta Seck, pour inscrire dans l’éternité la pièce du poète martiniquais de la négritude, compagnon de Senghor, Aimé Césaire, « la Tragédie du Roi Christophe », une pièce qui refuse de vieillir.  Le Sénégal où Jacqueline-Scott vit depuis 1966 avec son mari, le comédien, pleure une hôtesse qui a travaillé à hisser sa culture, son savoir, savoir faire sur toutes les planches du monde. Elle a également été régisseur général de la programmation et de l’organisation des spectacles au Théâtre national Daniel Sorano de Dakar.

Jacqueline Lemoine qui nous quitte a été rédactrice de la revue Entracte et a encadré avec Lucien Lemoine un atelier de recherche et de pratiques théâtrales à la faculté de Lettres de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), une Troupe qu’elle dénomma Issa Niang du nom de la comédienne sénégalaise, épouse du défunt Pape Seck Dagana du Number One

Celle qui avait quitté la belle Haïti où François Duvalier, surnommé « Papa Doc », régnait à l’époque dans la corruption et l’utilisation de milices privées, les fameux tontons macoutes. Celui qui avait exigé de son Parlement l’autorisation de gouverner par décrets, écartant les officiers qui ne lui étaient pas fidèles, interdit les partis d’opposition et menait une politique de répression, n’offrait plus à Jacqueline, à Lucien à leurs autres compagnons, Gerald Chenet, écrivain, sculpteur, Maurice Le Roi poète dramaturge, Roger D’orsinville, Jean Brière ancien directeur des Arts, le Docteur Le Comte chirurgien dentiste et tant d’autres,  un espace d’épanouissement. Avec l’aide du chef de la police Clément Barbot, « Papa Doc » avait organisé en effet, la milice des Volontaires de la Sécurité Nationale, plus connue sous le nom des Tontons macoutes, groupe paramilitaire de 5000 à 10 000 membres, inspiré des chemises noires de l’Italie fasciste, vit de l’extorsion et du crime organisé. C’est cette situation de terreur qu’ont fuit Lucien et Jacqueline et les premiers haïtiens qui foulèrent notre sol.

En 1966, le Festival mondial des Arts nègres, organisé à l’initiative de la revue Présence Africaine et de la Société Africaine de Culture par Léopold Sédar Senghor, a constitué un événement sans précédent dans l’histoire culturelle du continent africain. Il permit à Lucien qui se meurt à nouveau avec la disparition de celle à qui il avait demandé de garder la maison, l’épanouissement de la voix d’Haïti à Dakar. Pour Cheikh Ngaïdo Bâ, président des cinéastes, qui a réalisé pendant quatre ans à l’Orts de 1973 à 1977, la Voix des poètes, qui tous les dimanches déjeunait à la rue Amadou Assane Ndoye ancienne rue Thières, angle Jean Jaures, avec le couple pour préparer l’émission, « c’est une grande perte. Ce couple a participé à ma formation intellectuelle et culturelle ».  Et il raconte une anecdote : «  un dimanche, j’arrive pour préparer l’émission, la vendeuse de lait qui n’avait pas vu Lucien depuis quelque temps, me dit où est ton père. Elle pensait que Jacqueline et Lucien étaient mes parents ». Au ministre de la Culture, aux comédiens et aux artistes sénégalais, haïtiens, de la Diaspora, au directeur général de Sorano, Babacar Touré et l’ensemble du personnel du groupe Sud Communication, présentent leurs condoléances attristées.

Haïti – Politique :

Réponse du Président Martelly aux Sénateurs contestataires

10/07/2011 09:19:54

Haïti - Politique : Réponse du Président Martelly aux Sénateurs contestataires

À son retour d’Espagne, samedi, le Président Michel Martelly, dans le bras de fer qui l’oppose au Parlement, dont une partie rejette la candidature du Premier Ministre désigné, le Chef de l’État a réitéré sa ferme volonté d’avoir Me Gousse comme Chef de son Gouvernement.

« Il y a beaucoup de personnes qui attendent un Gouvernement [...] il n’y a personne qui est plus pressé que moi [...] J’ai eu la largesse d’esprit de soumettre une liste dix noms [...] je n’ai fait aucune pression pour qu’un nom soit privilégié [...] les commissions ont retiré 7 noms de cette liste, cela veut dire que n’importe lequel des trois noms restant, peut être bon [...] Il est vrai qu’il y a eu quelques réticences, suite à mon choix, il y des personnes qui ne comprennent pas. J’ai demandé de me donner la chance de choisir la personne avec qui j’aurai rapidement un État de droit, avec qui, rapidement je vais impulser un mouvement d’ordre et de Paix dans le pays et finalement débloquer la situation du pays. »

Au sujet de la résolution prise publiquement, par 16 Sénateurs, de rejeter par anticipation le Premier Ministre désigné Me Bernard Gousse, le Président Martelly a trouvé cette démarche « peu élégante [...] il y avait des moyens pour discuter, ils pouvaient m’appeler s’il y avait quelque chose [...] Je vous confirme que M. Gousse reste et demeure mon choix et qu’il se présentera à la chambre mardi [...] Je ne peux même pas imaginer la possibilité que Monsieur Gousse ne passe pas [...]

Jusqu’à présent je ne sais pas si c’est un jeu ou de la politique, mais d’après mon équipe, nous avons près de 18 Sénateurs qui sont prêt à ratifier M. Gousse [...]C’est lorsqu’ils vont lever le bras, devant le peuple, devant la Nation que nous saurons vraiment, mais pour le moment, d’après les négociations, d’après les consultations, nous avons près de 18 sénateurs qui sont favorable. [...] Je vais continué de rencontrer les parlementaires [...] nous attendrons que les chambres ou l’Assemblée décident, et à partir de ce moment là, nous pourrons dire comment nous allons avancer… »

Il n’en reste pas moins vrai, qu’il est impossible dans un Sénat composé de 30 Sénateurs d’avoir 16 voix contre et 18 voix pour à moins que certains Sénateurs, qui se sont déclaré publiquement contre le choix de Me Bernard Gousse, jouent un double jeu…

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

Visite officielle du Ministre brésilien des Affaires Étrangères

10/07/2011 11:54:41

Haïti - Reconstruction : Visite officielle du Ministre brésilien des Affaires Étrangères

Antonio Patriota, le Ministre brésilien des Affaires étrangères se rendra ce lundi 11 juillet 2011 en Haïti, pour une visite officielle. Il rencontrera successivement le Président Michel Martelly et Mariano Fernández Amunátegui, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).

Au cours de ces réunions, le Ministre Patriota devrait aborder « les thèmes principaux de l’agenda bilatéral, incluant l’aide brésilienne dans le processus de reconstruction, la coopération technique et l’assistance humanitaire en Haïti » précise la note de presse.

Le chancelier brésilien, évaluera également « les performances du Brésil, [qui dirige la composante militaire depuis 2004] dans le cadre de la Minustah. »

HL / HaïtiLibre

L’UMQ et le maire Tremblay en mission en Haïti

La Presse Canadienne / Publié: 10 juillet 2011 14:10

Accord municipal Haïti-Canada - Gérald Tremblay en Haïti 

MONTRÉAL – Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le président de l’Union des municipalités du Québec et maire de Rimouski, Érik Forest, participent à une mission en Haïti qui vise à donner un coup de pouce aux municipalités qui peinent à se relever du séisme de janvier 2010.

Avec la contribution financière de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’UMQ et Montréal ont reçu le mandat d’aider la région des Palmes et la ville de Port-au-Prince à remettre sur les rails leurs infrastructures municipales.

MM. Forest et Tremblay, qui sont arrivés en Haïti au cours de la fin de semaine, rencontreront au cours de leur mission de quelques jours plusieurs maires et associations locales.

Selon M. Forest, les municipalités québécoises peuvent partager leur grande expertise de la gestion financière et des ressources humaines. Elles peuvent également mettre à contribution leur connaissance dans la gestion délicate des titres de propriété qui demeure problématique dans le pays des Antilles.

Par ailleurs, au lendemain du tremblement, les villes de la province ont amassé près de 75 000 $.

Par le biais du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), cet argent a notamment permis de mettre sur pied de plusieurs projets en Haïti, dont la construction d’un marché à Léogâne.

Les deux maires québécois s’assureront aussi que ces projets sont bien en selle et qu’ils progressent rondement.

Ils seront accompagnés du président de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), Berry Vrbanovic, de représentants du programme de coopération municipale Haïti-Canada (PCM) en plus d’homologues hollandais et français.

Haïti – Politique :

Edwin Zenny dénonce la vague de nominations de l’ex-Président Préval

10/07/2011 09:52:50

clip_image001Dans une déclaration faite dans la Presse Jacmelienne, le Sénateur Edwin Zenny (INITE – Sud-Est), a annoncé que l’équipe du Président Michel Martelly allait se pencher rapidement sur le dossier des nominations qui ont été effectuées à la fin du mandat de l’ex-Président René Préval et de son gouvernement.

Le Sénateur Edwin Zenny a déclaré qu’il est inconcevable de tolérer cette vague de nominations dans plusieurs secteurs, notamment la justice, l’éducation et la santé. Il qualifie ces nominations « de coup politique » visant à déstabiliser le Gouvernement de Martelly « Ce n’est pas possible qu’à la fin du règne de René Préval, que son Gouvernement prenne plaisir à nommer plusieurs personnes de l’administration publique, afin de continuer avec les mêmes pratiques de l’ancien système de gouvernance, alors qu’à quelques jours du départ de l’équipe Préval/Bellerive, il a annoncé des licenciements. »

Le Sénateur a indiqué, que toutes les personnes qualifiées de l’administration publique, qui ont été révoquées dans la région, seront bientôt reconduites à leur poste.

HL/ Claudy Bélizaire

Cinquante millions d’euros de l’Espagne au commerce et aux PME en Haïti

Constitution d’une équipe de dignitaires internationaux pour promouvoir l’image d’Haïti et attirer des investissements

Publié le dimanche 10 juillet 2011

Le président Michel Joseph Martelly informe que le gouvernement de José Luiz Rodriguez Zapatero, 3ème plus grand bailleur du pays depuis le séisme du 12 janvier 2010, a décidé de constituer, via la Banque Interaméricaine de Développement (BID), un fond de 50 millions d’euros destiné à financer le petit commerce, les petites et moyennes entreprises en Haïti.

Madrid projette également d’ouvrir en Haïti une école de formation de maitres, en vue du relèvement du niveau de l’enseignement dans le pays.

Commentant cette dernière promesse du gouvernement espagnol, Martelly a de nouveau annoncé l’école gratuite, dès septembre prochain, pour 100.000 enfants.

Il a fourni des détails sur les rencontres et discussions qu’il a eues avec les autorités espagnoles, dont le roi Juan Carlos et les responsables des puissants clubs de football Real Madrid et Barcelone FC.

M. Martelly indique avoir clairement précisé à ses différents interlocuteurs qu’il s’opposait à l’assistanat envers Haïti et à l’octroi systématique de dons. Il affirme avoir plutôt préconisé les investissements directs étrangers, et notamment espagnols.

Il a annoncé la visite prochaine en Haïti de la reine Sofia d’Espagne qui avait visité le pays une première fois en janvier 2009.

Michel Joseph Martelly a par ailleurs annoncé la constitution d’une équipe de dignitaires internationaux chargés de promouvoir l’image du pays et attirer des investissements. Selon le chef de l’Etat, en attendant la nomination de personnalités haïtiennes au sein de ladite équipe, l’équipe est pour le moment composée de l’ancien président américain Bill Clinton, de l’ancien président du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar, de l’ex-premier ministre jamaïcain Perceval J. Patterson et du PDG pour Haïti de la firme de téléphonie mobile DIGICEL.

A noter que deux de ces personnalités (Clinton et Patterson) font déjà partie de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti.

Contemplant les perspectives de la coopération avec l’étranger, M. Martelly a de nouveau déploré que plus de 4 milliards de dollars de l’aide promise après le séisme ont été dépensés sans que des résultats concrets aient été enregistrés.

En tout état de cause, il considère que, par rapport aux perspectives de la coopération internationale, la balle est désormais dans le camp des haïtiens. L’avenir du pays dépend des actes qu’ils poseront aujourd’hui, déclare-t-il.

Interrogé sur les raisons et le cout de ses fréquents voyages à l’étranger à bord de jets privés, M. Martelly a référé les journalistes à l’administration de la présidence pour avoir des précisions. Il soutient que, dans certains cas, il est moins couteux pour un groupe d’officiels de voyager en avion privé qu’en première classe à bord des lignes commerciales.

[jmd/Radio Kiskeya]

Haïti – Justice :

Nouveau Centre de recherche pour la magistrature

10/07/2011 11:02:44

Haïti - Justice : Nouveau Centre de recherche pour la magistratureLa Représentante de Ban Ki-Moon, Mme Kyung-Wha Kang, Haut-commissaire Adjoint des Nations unies aux droits de l’homme et Me Kesner Michel Thermesi, le Directeur Général de l’École de la magistrature d’Haïti (Ema), ont procédé cette semaine à l’inauguration du nouveau centre de recherches « Rock Cadet » de l’Ema.
Tout comme d’autres institutions clés du pays, la justice souffre d’un déficit de crédibilité et d’efficacité. Me Thermesi pense que le temps est venu de mieux former les acteurs du système judiciaire « L’implantation de ce centre, va permettre aux futurs magistrats d’être plus performants dans l’exercice de leur fonction. »
« C’est un outil de grande valeur pour les dirigeants et les étudiants de l’Ema, car il leur permettra d’avoir une meilleure connaissance des traités internationaux signés par Haïti » a souligné Mme Kang.
Doté d’ouvrages de références récents, de salles de conférences et d’un laboratoire informatique il permettra aux responsables de faire de la formation continue en vue de la mise à niveau des connaissances des juges qui travaillent dans le système depuis plusieurs années. Ce qui constituera un atout majeur pour les autorités judiciaires, car ce secteur compte peu de cadres suffisamment qualifiés.
Ce centre de recherches, a pu voir le jour, grâce à une coopération entre l’Ema et le Bureau du haut-commissaire des droits de l’homme. Le Canada, les États-Unis, la France, l’Union européenne et plusieurs organismes de l’ONU, ont apporté des contributions financières et ont travaillé à la mise sur pied de cette bibliothèque.
Madame Kang, reconnait les multiples efforts engagés par les autorités haïtiennes en vue d’élever le niveau de la justice et a promis tout son soutien aux responsables haïtiens.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3283-haiti-social-kyung-wha-kang-en-visite-en-haiti-du-2-au-6-juillet.html
TB/ HaïtiLibre

La désignation de Bernard Gousse comme Premier ministre ne fait pas l’unanimité en Haïti

La nomination de Bernard Gousse (G) comme Premier ministre pourrait être rejetée par le Parlement haïtien.

La nomination de Bernard Gousse (G) comme Premier ministre pourrait être rejetée par le Parlement haïtien.

AFP PHOTO/Thony BELIZAIRE/FILES

Par RFI

En Haïti, près de deux mois après l’investiture de Michel Martelly à la présidence, le pays n’a toujours pas de gouvernement car la nomination du Premier ministre pose problème. Le premier nom choisi par le président a été refusé par le Parlement et le second est loin de faire l’unanimité.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Le bras de fer débute entre Michel Martelly et le Parlement. Les sénateurs de la majorité ont fait savoir qu’ils ne veulent pas de Bernard Gousse au poste de Premier ministre mais à son retour d’Espagne samedi soir, Michel Martelly a affirmé avec fermeté sa volonté d’avoir ce juriste, ancien ministre de la Justice, comme chef de son gouvernement.

« Jusqu’à présent, je ne sais pas si c’est du jeu ou de la politique, nous avons déjà 18 sénateurs qui sont prêts pour ratifier Monsieur Gousse. Dès ce soir, nous allons faire des négociations, des mobilisations, une sensibilisation pour que Monsieur Bernard Gousse soit ratifier et pour que la situation du pays puisse se débloquer. Je ne peux même pas imaginer la possibilité que Monsieur Gousse ne passe pas. Mais je vais vous dire une chose : des Haïtiens pensent que chaque fois qu’on me coupe l’herbe sous le pied je m’affaiblis. Je vous annonce une chose, et cela pour le monde entier, j’aurais plus vite fait de démissionner que de m’affaiblir. Et je ne démissionnerai pas, je suis là pour cinq ans ».

Michel Martelly a promis beaucoup durant sa campagne, il veut donc avancer vite. Mais il ne peut passer outre les négociations traditionnelles, et souvent longues avec le Parlement. La candidature de Bernard Gousse va être examinée au Sénat à partir de mardi. L’équipe présidentielle va devoir user de diplomatie auprès des sénateurs pour éviter un nouveau refus.

Haïti – Politique :

Rejet du Premier Ministre désigné par anticipation !

09/07/2011 09:12:20

Haïti - Politique : Rejet du Premier Ministre désigné par anticipation !Me Bernard Gousse, nouveau Premier Ministre désigné mercredi dernier par le Chef de l’État, en dépit des opinions défavorables de la majorité des parlementaires, fait face à une fronde des Sénateurs. Le Président Martelly qui n’est pas parvenu à convaincre les parlementaires de voter pour son nouveau candidat a tenu à préciser que des négociations ont bien eu lieu mais que « négociation ne signifie ni marchandage ni compromission ».
Dans une correspondance remise hier à Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, 16 Sénateurs, dans un geste politique sans précédent, ont rejeté le candidat à la Primature du Chef de l’État, avant même le dépôt des pièces, prévues mardi prochain.
Les Sénateurs expliquent cette décision par leur volonté d’éviter la répétition de ce qui était arrivé en 2004, à un groupe de 3 sénateurs dont Rudy Hériveau et Louis Gerald Gilles, après le départ forcé du Président Jean Bertrand Aristide.
Les 16 Sénateurs affirment avoir pris en compte dans leur décision des « déclarations de diplomates étrangers, d’analystes politiques, de militants des droits humain, de chefs de parti politique sur l’implication directe de Bernard Gousse dans des cas d’arrestations arbitraires et illégales, d’assassinats et de répression politique. » De plus, ils estiment que Me Bernard Gousse ne respecte ni la loi ni la constitution, et n’a aucun respect pour les parlementaires, faisant référence à des déclarations récentes du candidat sur les ondes d’une radio de la capitale.
« Lorsque nous pensons au proverbe qui dit "la ki di nen pran kou je kouri dlo", la seule façon pour que nous évitions aux parlementaires de la 49ème ce qui c’est passé en 2004 [...] aux militants Lavalas des quartiers populaires après le coup d’état contre Jean Bertrand Aristide, nous Sénateurs de la 49ème qui avons signé cette note, prenons l’engagement devant la Nation et le monde entier, de voter contre le choix de Bernard Gousse comme Premier Ministre. »
Le texte de ces Sénateurs, sonne le glas politique de la ratification de Me Bernard Gousse.
Le Sénateur Joazile a confirmé avoir reçu la correspondance de ses collègues, qu’il qualifie de « cas d’espèce », et compte l’acheminer au Chef de l’État et en informer Me Gousse, qui devra décider de poursuivre ou non ses démarches.
Le rejet, avant même le dépôt du dossier du candidat désigné à la Primature, constitue un deuxième échec annoncé, pour le Président Michel Martelly. Une démonstration de force qui confirme la détérioration croissante des relations entre l’Exécutif et le Parlement.
Des rumeurs laissent entendre, depuis quelques jours dans la capitale, que le Chef de l’État aurait l’intention de dissoudre le Parlement où tout au moins, de brandir la menace de cette dissolution… Himmler Rébu, le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), à fait savoir en réponse à ces rumeurs, que le Chef de l’État emprunterait un très mauvais chemin en agissant ainsi « Une telle mesure ne pourrait que se retourner contre lui » à affirmé M. Rébu.
Version originale en créole de la lettre des Sénateurs :
SENA REPIBLIK LA
Pozisyon nou menm senate nan karant neviem nan,
Le nou konsidere pozisyon sitwayen yo eksprime sou bena gous ke prezidan mateli chwazi pou vin premye minis,
Le nou konsidere deklarasyon diplomat etranje, analis politik, militan dwa moun, chef pati politik sou enplikasyon direk bena gous nan arestasyon abitre e ilegal, represyon, asasina ak pesekisyon politik,
Le nou konsidere menas ki peze sou tet palmante nan deklarasyon prezidan mateli fe e nan appel robo kap fet a pati de telefon digicel,
Le nou songe deklarasyon ke bena gous fe nan radyo metwopol ki montre a kle li pa gen okenn respe pou palmante,
Le nou songe aksyon malonet ki pa respekte lalwa ke li te fe sou twa palmante nan radyo karaib le li te minis jistis,
Le nou konnen ke bena gous se yon moun ki pa respekte ni lalwa, ni la konstitisyon,
Le nou songe pwoveb la ki di nen pran kou je kouri dlo, sel fason pou’ n evite sak te pase senate rudy herivo elatriye nan radio karaib pa rive sou palmante karant neviem nan ak lot militan lavalas nan katye popile apre koudeta 2004 kont jan betran aristid, nou menm senate nan karant neviem nan ki siyen not sa nou pran angajman devan nasyon an ak le mond antye pou nou vote kont chwa bena gouss kom premye minis.
NON PRENON DEPATMAN SIYATI
1 EXIUS Pierre Francky Sud
2 SAINVIL François Lucas Nord-Ouest
3 PRIVERT Jocelerme Nippes
4 LEBON Fritz Carlos Sud
5 LAMBERT Joseph Sud ‘Est
6 LAMBERT Wencesclass Sud ‘Est
7 JOHN Joseph Joël L’Ouest
8 BUISSERETH Yvon Sud
9 DESRAS Simon Dieuseul Centre
10 BEAUPLAN Evallière Nord-Ouest
11 BASTIEN Kelly C. Nord
12 CASSY Nenel Nippes
13 PIERRE LOUIS Derex Lucien Nord- Est
14 BIEN-AIME Jean-Baptiste Nord- Est
15 MOISE Jean-Charles Nord
16 WESNER Polycarpe Nord
Fèt nan Sena Repiblik la, jou ki te Vendredi 8 Jiyè 2011.
Pou otantifikasyon :
Joseph LAMBERT, Senatè

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3336-haiti-politique-depot-du-dossier-du-premier-ministre-reporte-dans-un-climat-d-hostilite.html
http://www.haitilibre.com/article-3322-haiti-politique-rien-n-est-joue-pour-le-premier-ministre-designe-bernard-gousse.html
http://www.haitilibre.com/article-3317-haiti-politique-bernard-gousse-bientot-premier-ministre-designe-source-maj-11h15.html
http://www.haitilibre.com/article-3282-haiti-politique-la-saga-du-premier-ministre-continue.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Élections :

Élections Sénatoriales partielles à l’automne

09/07/2011 12:07:17

Haïti - Élections : Élections Sénatoriales partielles à l’automneLe mandat de 10 Sénateurs de la Chambre haute [Sénat] arrive à échéance en novembre 2011. Le Conseil Électoral Provisoire (CEP), dont le niveau de crédibilité est proche de zéro, présidé par Gaillot Dorsinvil objet d’allégations de fraudes et de corruptions, est en train d’élaborer une nouvelle proposition de loi électorale en vue de la réalisation du scrutin de cet automne, pour élire ou réélire, un tiers des Sénateurs. Selon les prescrits de la Constitution, les nouveaux élus entreront en fonction le deuxième lundi de janvier 2012.
D’après, Pierre Thibault Junior, le Responsable de la communication du CEP, le Conseil travaille sans chômer « avec des partenaires [juristes]sur la proposition d’une nouvelle loi électorale qui sera présentée au Parlement [...] On est à une phase très avancée, près d’une dizaine de personnes travaillent là-dessus [...] » 
« Le plan est déjà défini » et le CEP rencontrera le Chef de l’État dès que possible, pour lui présenter le projet, a fait savoir le responsable de la communication de l’organisme électoral.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3258-haiti-politique-dorsinvil-affirme-etre-une-personne-de-parole.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Politique :

La Diaspora appelle au dépassement politique

09/07/2011 10:10:45

Haïti - Politique : La Diaspora appelle au dépassement politiqueDans une note de presse, le Regroupement des Organisations et Associations de Haïtiens Vivants à l’Étranger (ROAHVE) se dit préoccupé par la situation politique qui prévaut en Haïti depuis l’ascension au pouvoir du Président Michel joseph Martelly. Un processus démocratique qui bat de l’aile et cherche sa voie dans le tumulte des intérêts de clans et des combats d’arrière garde, rappelant que pendant ce temps « les femmes, les jeunes, les enfants et les paysans qui constituent la plus grande majorité de la population sont en attente de l’amélioration de leur quotidien. »
Le regroupement appuie la désignation de Me Bernard Gousse, comme prochain Premier Ministre du Gouvernement, restant convaincu que c’est « un homme d’expérience, de rigueur, de courage en mesure de relever les défis de gouvernance et de stabilité en Haïti. »
Le ROAHVE croit encore, dans le dépassement des acteurs politiques haïtiens pour trouver une solution, qu’il estime être une opportunité patriotique au profit de l’intérêt commun.
Le regroupement met en garde les Parlementaires contre les dérives sectaires et les règlements de compte futiles « nous exhortons les élus du peuple à prendre en considération les 10 millions d’haïtiens qui croupissent dans la misère et qui n’ont pas accès au service de base. Les paysans qui sont encore à la merci de la nature pour subvenir à leurs besoins. Aux milliers de famille sous les tentes qui voient arriver l’ouverture des classes sans avoir les moyens pour y faire face » Le regroupement lance un appel solennel aux mandataires du peuple, pour qu’ils donnent un vote de confiance a Me Bernard Gousse « sans renier leur conviction, mais au contraire pour faciliter la dynamique de la démocratie dans sa compréhension classique qui est le jeu du compromis, ultime recours à toute crise politique. »
Pour le regroupement :
Gérard MATHIEU, Coordinateur Internationale
Claude Joseph, Association des Jeunes Cadres Haïtiens de La Diaspora
Pierrot Exama,
Jusnold Marcellus, Haitian American for Haiti
Davidson Audain, Real State Association
Mario Luma, Collectif pour la Dignité des Haïtiens de l’Etranger
Marc Enigue, Ligue des Entrepreneurs et Investisseurs Haïtiens
Raymond Desulme, Associations Décision-Jeune de Paris
Shiler Lazare, FEUH-France
Jude Mary Cherizier Generation Medecins Hatiens a l’Etranger
Rachelle Simon, Association des Femmes professionnelles de Miami
Frantz Bellange, POwerEx de Floride

HL/ HaïtiLibre

Haïti-Insécurité :

La police affirme « reprendre la main »

samedi 9 juillet 2011

P-au-P, 9 juil. 2011 [AlterPresse] — La Police Nationale d’Haiti (PNH), déclare avoir le contrôle de la situation marquée par une remontée de l’insécurité qui frappe en particulier la capitale haitienne depuis plusieurs semaines.

Le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours, tente de « rassurer la population » en affirmant, lors d’une conférence de presse le 8 juillet, que « la police a reprend la main ».

« Il y a un ensemble de dispositions que la direction départementale de l’ouest a adoptées », indique-t-il, en précisant que le centre commercial de la capitale est « complètement fermé par la Police ».

Une présence policière renforcée est observée au centre de la capitale où les commerçants et acheteurs se plaignent quotidiennement de nombreux actes de banditisme.

D’un autre coté, Lerebours assure que l’enquête sur l’assassinat du président du conseil d’administration de la banque nationale de crédit (BNC), Guiteau Toussaint, le 12 juin dernier, « avance sérieusement ».

Aujourd’hui, les enquêteurs travaillent sur les meilleures pistes. Aucune nouvelle arrestation n’a eu lieu.

La police se dit déterminée à faire aboutir l’enquête et « trouver l’auteur intellectuel » du crime et « toutes les personnes impliquées », selon Frantz Lerebours.

Quant au meurtre de l’ingénieur Yves Dorval, la police judiciaire est chargée de l’enquête et une seule piste est considérée jusque-là.

Sur un plan plus général, le porte-parole de l’institution policière informe que le nombre d’affaires traitées par la PNH, pour les mois de mai et de juin, ont montré une amélioration de la situation.

La police continue de faire appel à la collaboration de la population pour l’établissement d’un climat de paix. [rh gp apr 09/7/2011 10:00]

L’édito


INITE annonce-t-elle les hostilités ?

En adoptant vendredi une résolution pour rejeter d’avance le dossier du Premier ministre désigné Bernard Gousse avant même l’analyse des pièces de l’intéressé par la commission spéciale y afférente, les sénateurs de INITE, regroupés au sein du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), ont pris une décision sans précédent dans l’histoire législative haïtienne depuis l’adoption de la Constitution de 1987. Aucune des deux Assemblées législatives n’avait pris auparavant une telle initiative sur la désignation des dix-neuf Premiers ministres soumis au Parlement. Ces seize sénateurs de INITE, qui ont adhéré à cette résolution au quartier général du parti, ont voulu exprimer par cet acte la suprématie de ce regroupement politique au sein des deux Assemblées législatives.
La résolution du regroupement INITE ne peut en aucun cas stopper la procédure régulière relative à l’analyse du dossier de Bernard Gousse par la commission spéciale présidée par le sénateur Jean William Jeanty. Le Premier ministre désigné doit acheminer son dossier à la commission spéciale, et c’est l’Assemblée des sénateurs, en séance plénière, qui devra consacrer cette décision par vote majoritaire. Si la décision des sénateurs de INITE se confirme, le gouvernement Bellerive restera encore pendant quelque temps jusqu’à la ratification du choix d’un nouveau Premier ministre par le Parlement et l’approbation de sa déclaration de politique générale.
Sur le plan de la gouvernance, cette décision sera lourde de conséquences. Aucun accord, contrat ou convention ne peut être négocié par ce gouvernement démissionnaire, et les promesses électorales du président de la République resteront encore lettre morte, car le budget de l’exercice 2011- 2012 qui devra refléter les priorités du chef de l’État ne peut être déposé au Parlement que par un gouvernement qui aura l’aval des deux Chambres. Le président pourrait se trouver dans la pénible situation de ne pas avoir un nouveau budget à l’ouverture de l’année fiscale le premier octobre prochain si les deux parties durcissent leur position sur le dossier du Premier ministre. La Chambre des députés sera en vacances le deuxième 2e lundi de septembre qui marque la fin de la deuxième session annuelle du Parlement.
Si le Premier ministre désigné Bernard Gousse doit connaître le même sort que son prédécesseur, il y aura peu de chance que le président Michel Martelly choisisse un nouveau Premier ministre sans tarder. Après le rejet de Daniel Gérard Rouzier par la Chambre des députés, la plupart des observateurs avaient conseillé au chef de l’Etat de trouver une entente avec le parti majoritaire au Parlement avant de choisir un nouveau Premier ministre. Le fonctionnement du régime mi-parlementaire, mi-présidentiel avait été évoqué pour convaincre Michel Martelly de choisir la voie de la négociation. La commission spéciale créée par le président de la République dans le cadre de ce dossier n’a, semble-t-il, pas produit les effets escomptés, puisque les deux parties ne s’étaient jamais mises d’accord sur les solutions appropriées au blocage du Premier ministre. Les interventions dans les médias du coordonnateur de INITE, Joseph Lambert, prouvent qu’aucun accord n’avait été trouvé dans les différentes négociations initiées avec le nouveau pouvoir.
Si effectivement Gousse va échouer, combien de temps Michel Martelly va-t-il prendre avant de choisir un troisième Premier ministre pour le plaisir des parlementaires de INITE ?

Lemoine Bonneau / bonneau@lenouvelliste.com

Succès pour Martelly en Espagne

Audience avec Juan Carlos Roi d’Espagne, séance de travail avec le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, participation à un forum économique dédié à Haïti, petit tour au stade Santiago Bernabeu qui loge le Real Madrid, et, tournant majeur dans les manières haïtiennes, un appel clair et direct aux investisseurs espagnols pour qu’ils viennent en Haïti. C’est un fait, la visite de Michel Martelly en Espagne est un succès. Quelques heures avant le retour du président, qui revient à la case crise avec la résolution prise ce vendredi par seize sénateurs qui rejettent à l’avance son deuxième Premier ministre désigné – Bernard Gousse -, retour sur les moments forts de la visite au pays qui nous envoya Christophe Colomb en 1492.

La délégation haïtienne avec le roi d’Espagne, Juan Carlos. De gauche à droite : Daniel Supplice, le président Martelly, le roi Juan Carlos, un responsable espagnol et l’ambassadeur d’Haïti en Espagne Yolette Azor Charles

Le président Martelly à un forum économique dédié à Haïti

Une audience a été accordée au président haïtien Michel Martelly à Madrid par le roi d’Espagne, don Juan Carlos de Borbón, informe le 8 juillet un communiqué du bureau de presse de la présidence.
Au cours de cette rencontre, S. M. le Roi a annoncé au Président Martelly que S. M. la Reine d’Espagne, doña Sofía, se rendra en Haïti en septembre prochain.
Le Président Martelly a bouclé jeudi sa première visite de travail en Espagne, selon la note de son service de presse.
Durant deux jours, il a partagé des expériences et participé à des réunions professionnelles au cours desquelles il a transmis la gratitude du peuple haïtien à toute l’Espagne pour les aides reçues, notamment après le tremblement de terre de 2010.
Michel Martelly a également rencontré le Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, qui a assuré le peuple haïtien de son appui et a souligné la qualité des relations entre les deux pays.
C’est dans ce même esprit que se sont exprimées Trinidad Jiménez, la ministre des Affaires étrangères et de la coopération, au cours d’un déjeuner privé à Madrid, et la secrétaire d’État à la Coopération internationale, Soraya Rodríguez.
Le Président haïtien a également rencontré le chef de l’opposition, le président du Partido Popular, Mariano Rajoy, ainsi que d’autres dirigeants aux échelons européen et régional.
Le programme de ces deux journées comportait aussi une visite à l’AECID, l’Agence espagnole de coopération pour le développement dont Michel Martelly a signé le Livre d’honneur, et au Secrétariat général ibéro-américain, ainsi qu’une rencontre avec des étudiants haïtiens en Espagne.
Le Président de la République s’est aussi entretenu avec le président du Real Madrid, Florentino Pérez, qu’il a remercié pour toutes les actions bénéfiques réalisées en faveur d’Haïti.
Le Président a enfin invité les entreprises espagnoles à investir dans son pays.
M. Martelly a remercié le Real Madrid pour son soutien à Haïti après le tremblement de terre de l’année dernière. Il a visité la salle du conseil où sont exposés les trophées du club Madrilène.
"Je suis impressionné de voir ce stade que je regarde à la télévision depuis des années, être ici en ce moment me donne la chair de poule. Le Real Madrid est impliqué en Haïti dans le domaine de l’éducation bien avant le séisme. Et après le tremblement de terre, ils ont aussi fourni une aide humanitaire. Je tiens à remercier le peuple de Madrid et le peuple du Real Madrid, le peuple haïtien leur apprécie beaucoup et ne les oubliera jamais", a déclaré M. Martelly.
Le chef de l’état a reçu un maillot dédicacé et une réplique du stade de Bernabeu par Perez au cours de cette visite. Il en a profité pour jouer durant quelques minutes au football sur le terrain de Bernabeu.
D’autre part, un fonds de 50 millions de dollars sera bientôt créé par le gouvernement espagnol pour renforcer les petites et moyennes entreprises d’Haïti, a annoncé jeudi le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, au cours de la visite en Espagne du président Martelly .
« Octroyer des crédits à des conditions favorables », tel est l’objectif de ce fonds de 50 millions de dollars promis par l’Espagne à Haïti, lors d’une visite du Chef d’Etat haïtien dans l’ancienne puissance colonisatrice.
L’Espagne occupe la troisième place en termes de contribution de coopération bilatérale avec Haïti et la première au niveau européen. Elle veut rester l’un des principaux donateurs pour Haïti, a assuré le Premier ministre espagnol Zapatero.
L’aide espagnole va être axée sur le tourisme, l’éducation (formation des enseignants) et l’agriculture, a précisé M. Zapatero qui a annoncé une aide de 346 millions d’euros pour la période 2010-2013.
F.D  avec HPN

Bernard Gousse condamné avant d’être jugé

Inédit. Spectaculaire. Historique. Jamais dans l’histoire de la démocratie en Haïti un Premier ministre désigné n’a fait couler autant d’encre.Seize sénateurs du Groupe des parlementaires du renouveau (GPR) et alliés ont adopté, vendredi, une résolution pour demander au président Martelly de faire choix d’un autre chef de gouvernement. Le président du Sénat, Rodolphe Joazil, est chargé de l’acheminer au chef de l’Etat dans le plus bref délai.

« Il n’a même pas besoin de venir perdre son temps au Sénat mardi prochain », a martelé le coordonnateur de la plateforme politique INITE de qui est issu le GPR.« Dans le souci de gagner du temps, les seize sénateurs ont demandé au président Martelly de désigner un autre Premier ministre, a indiqué le sénateur Joseph Lambert. Le vote est déjà fait et il est éminemment politique. Pour nous autres les seize sénateurs, le dossier de Me Bernard Gousse est un dossier classé. Quelles que soient les conditions, s’il ne se ravise pas et se présente au Sénat, il aura un vote défavorable. »
« Nous déclarons, a-t-il poursuivi, que sa candidature est irrecevable et est considérée comme une page tournée. » Selon le sénateur Lambert, l’opinion publique nationale et internationale est en désaccord avec ce choix de Martelly. « Il est un véritable violateur de droits humains et n’a pas les qualités pour devenir Premier ministre… J’avais dit au président Martelly qu’il a l’autorité de désigner la personne de son choix. Cependant, par sagesse et pour gagner du temps, je lui ai proposé d’envoyer quelqu’un d’autre. Il a décidé de faire ce que bon lui semble. »
Pour le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, très acide à l’endroit de Bernard Gousse, le Premier ministre désigné est politiquement mort. « Lorsqu’une personne meurt, on ne peut que l’inhumer. Au cours des années 2004 et 2005, M. Gousse symbolisait la terreur… », a déclaré le parlementaire.
De son côté, le président du Sénat a estimé que cette situation est un cas d’espèce, puisque cela n’est jamais arrivé auparavant dans le cadre de la ratification d’un Premier ministre. « Avant même que M. Gousse vienne faire le dépôt de ses pièces, je l’informerai de la situation. Il jugera lui-même de faire le dépôt ou s’il ira à la recherche de la majorité… Je ne dispose d’aucun élément légal pour lui dire de ne pas venir les déposer. Cela dépendra de lui », a expliqué le sénateur Rodolphe Joazil.
Alors que ce vendredi 8 juillet les sénateurs du GPR étaient en train de prendre leur résolution, Me Bernard Gousse, intervenant sur les ondes de Radio Scoop FM leur a tendu la main et leur a demandé d’oublier le passé pour aller de l’avant dans l’intérêt, a-t-il dit, de la population.
Comme pour jeter formellement son offre, le sénateur Joseph Lambert est intervenu lui-même sur cette station de radio- tandis que M. Gousse était encore au micro- pour annoncer à ce dernier que son sort était déjà scellé au Sénat. « Les chances de passer l’étape au Sénat sont presque nulles…C’est un vote défavorable qui l’attend », a-t-il fulminé.
« Le groupe GPR est souverain dans ses décisions. Nous prenons acte. Nous allons nous réunir avec le président Martelly et son équipe pour savoir la conduite à adopter », a répondu Me Bernard Gousse aux déclarations de Joseph Lambert.
Il est reproché à Me Bernard Gousse son implication présumée dans des arrestations arbitraires et illégales, des persécutions politiques, des assassinats, entre autres, lorsqu’il était ministre de la Justice et de la Sécurité publique sous le gouvernement de transition.
Même le sénateur du Sud-Est qui, jusque-là appuyait le choix de Martelly, semble baisser les bras après la signature de cette résolution au sein du GPR. « S’il est vrai que ces sénateurs ont signé, je laisserai tomber », a-t-il dit à la presse. Edwin Zenny a demandé au président Martelly de désigner quelqu’un d’autre dans un bref délai.
Voici la liste des sénateurs du GPR et alliés qui ont signé la résolution du vendredi 8 juillet: Joseph Lambert, John Joseph Joël, Kely C. Bastien, Jean-Lucien Derex Pierre-Louis, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Moïse Jean-Charles, Wencesclass Lambert, Pierre Francky Exius, Ivon Buisreth, Fritz Carlos Lebon, Evallière Beauplan, Francois Lucas Sainvil, Jocelerme Privert, Nenel Cassy, Desra Simon Dieuseul, Wesner Polycarpe
Selon le sénateur Lambert, son collègue au Sénat Jean-Hector Anacacis, qui n’était pas à Port-au-Prince au moment de la signature de la résolution, est favorable à leur position. Il est aussi dit que d’autres sénateurs, anciens de Lavalas, seraient favorables à cette résolutiion sinon dans sa forme mais dans le fond.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com

Fête Nationale des Etats-Unis


Propos de l’ambassadeur des Etats-Unis en Haiti

Monsieur Kenneth Merten,
A l’occasion de la célébration
de la fête de l’Indépendance des Etats-Unis
8 Juillet 2011
Port-au-Prince, Haiti

Mesdames et Messieurs,
Bonsoir, et merci d’être venus aujourd’hui ce huit juillet pour célébrer notre fête nationale du 4 juillet, jour de naissance de la nation américaine. Le 4 juillet 1776, le Congrès Continental adopta la Déclaration de l’Indépendance. Bien qu’avec du recul, l’indépendance américaine semblait prédestinée, les 56 hommes qui ont signé ce document ont posé cet acte à un moment de grande incertitude, puisque la rébellion contre la Couronne Britannique n’avait qu’à peine un an.
Mais, ils sont allés de l’avant, risquant leur vie, leur gagne-pain, et leurs biens en déclarant publiquement leur indépendance de la Grande Bretagne, l’un des pays les plus puissants du monde, et de sa Royauté.
Et depuis, ce jour a été un jour de festivités pour tous les Américains, la célébration de l’été. Les feux d’artifices, les parades, les concerts, et les lectures publiques de la déclaration ont marqué les premières commémorations qui ont eu lieu en dépit de la guerre de la révolution qui faisait rage. C’était également une raison pour célébrer. En 1778, George Washington a marqué le jour en distribuant des rations doubles de rhum à tous les soldats. Alors qu’ils se trouvaient sur les lieux le 4 juillet 1804, les explorateurs Lewis et Clark ont commémoré la fête de l’Indépendance pour la première fois dans l’Ouest de la Rivière du Mississipi.
Il continua avec la tradition et commanda du whisky supplémentaire pour tous leurs hommes. Les activités de loisirs ont varié depuis, et pour les Américains, le 4 juillet est synonyme de réunions de famille, de barbecues et de feux d’artifice.
Et c’est ce que j’ai voulu pour toute l’équipe de l’ambassade qui a si durement travaillé durant l’année écoulée: Célébrer le 4 juillet comme il faut, nous détendre avec des amis et la famille. C’est pourquoi nous faisons cette célébration aujourd’hui 8 juillet. Je crois que ce serait mieux que de commander du rhum Barbancourt pour tout le monde.
Les Américains qui travaillent ici à l’ambassade en Haïti viennent de tous les coins de notre pays, ils sont de milieux socioculturels et de formations divers, et travaillent pour différentes agences du gouvernement. Parmi eux, il y a des médecins, des officiers militaires, des diplomates et des experts en développement.
Mais nous avons au moins deux choses en commun. La première est que nous sommes des patriotes. Nous aimons les Etats-Unis et nous sommes très fiers de servir notre pays en travaillant pour notre gouvernement.
La deuxième que nous partageons, c’est un engagement envers Haiti. Nous vivons et respirons tous pour Haïti, et nous passons chaque jour à travailler avec vous pour aider votre pays à atteindre son plein potentiel. Que ce soit en supportant les classes de cadets de l’Académie de la Police Nationale d’Haiti, en travaillant avec les agriculteurs pour augmenter la production nationale, en réunissant des athlètes américains et haïtiens, ou en établissant des liens entre les hommes d’affaires qui souhaitent investir en Haïti, nos efforts sont coordonnés et dirigés vers cette Haiti meilleure que chacun de nous peut voir. Nous savons que le chemin est long, mais nous pouvons y arriver.
Depuis notre petite cérémonie de l’année dernière, beaucoup de choses se sont passées. Je suis fier du partenariat que nous, Américains – pas seulement ceux de l’Ambassade, mais également ceux travaillant dans le secteur privé et avec les ONGs – avons démontré à nos hôtes haïtiens au cours de l’année écoulée. Nous vous avons aidé à entamer le processus de reconstruction dans les zones affectées par le tremblement de terre, combattre l’épidémie de choléra, et préparer et gérer la saison cyclonique. L’une des choses dont je suis le plus fier c’est notre partenariat avec des Haïtiens qui désiraient l’organisation d’élections justes. On s’est tenu aux côtés de ces Haïtiens qui voulaient que leur voix soit entendue et que leur vote soit respecté. Nous continuons à accompagner le Président Martelly et le parlement haïtien pour qu’Haïti puisse se développer et prospérer. Nous voulons que Haïti, notre voisin et partenaire, connaisse le succès.
Je veux faire remarquer que nous avons des représentants d’entreprises et d’ONGs américaines ici derrière moi. Ils sont ici pour vous montrer ce que nous faisons pour représenter l’Amérique et aider Haïti à devenir plus prospère. J’espère que vous avez visité et apprécié l’exposition qui présent le travail que nous les américains réalisons en Haiti.
Mwen ta renmen di nou tout mèsi pou prezans nou. Ou se patnè ak zanmi nou. Ke Bondye beni nou. Ke Bondye beni Ayiti. Ke Bondye beni Lèzetazini Damerik !

Haïti: La Banque mondiale partenaire majeur de la reconstruction

Avec ses 17 projets mis en oeuvre et 11 millions de dollars décaissés en moyenne par mois, la Banque mondiale se targue d’être un partenaire important d’Haïti et encore plus après l’approbation de 500 millions de dollars en faveur d’Haïti pour les trois prochaines années. L’envoyé spécial de l’institution, Alexandre Abrantes, en poste dans le pays depuis plus d’un an, fait la part des choses en invitant les Haïtiens à considérer le chemin déjà parcouru, notamment après le séisme du 12 janvier.

Alexandre V. Abrantes, l’envoyé spécial de la Banque mondiale en Haïti

« Il y a une formule mathématique appliquée dans l’allocation des fonds à chaque pays. Cela dépend de la performance, de la population, des indicateurs économiques…du pays en question », a répondu l’envoyé spécial de la Banque mondiale en Haïti, Alexandre V. Abrantes, à une question du Nouvelliste, relative à la récente plaidoirie du président Michel Martelly en faveur de l’accès d’Haïti à des fonds beaucoup plus importants. Cependant l’institution, selon son représentant, a consenti des efforts exceptionnels pour accorder une allocation de pays en crise dans le cas d’Haïti : 500 millions de dollars américains pour les trois prochaines années, suite à la demande formulée par le président Martelly.
Alexandre Abrantes comprend vite que l’approbation de ces fonds confère à la Banque mondiale une lourde responsabilité dans l’appui au gouvernement pour l’exécution de ses projets. Aussi, les responsables de la banque ont-ils pensé à renforcer son staff en Haïti. Estimé à près d’une dizaine d’employés avant le séisme, le personnel de la BM en Haïti tombe pratiquement à plat au lendemain du séisme. Elle est en train de remonter la pente. « Nous sommes une vingtaine dans la représentation, bientôt une trentaine. Nous avons des spécialistes dans tous les secteurs : le secteur privé, les infrastructures. Le secteur économique est dirigé par un spécialiste senior haïtien.
Fier de siéger en Haïti, le Portugais qui a roulé sa bosse dans divers pays de l’Amérique latine et de l’Afrique de l’Ouest livre mot après mot sa vision du développement. « La Banque mondiale s’intéresse à la relance du secteur agricole, à soutenir l’éducation. Un des projets en passe d’être financé doit aider le gouvernement à mettre en place une structure pour aider les enfants à avoir accès à l’éducation là où il n’y a ni écoles publiques ni privées. Nous allons débuter avec des initiatives communautaires comme on l’a fait en Colombie et en Amérique centrale », a confié M. Abrantes, conscient des difficultés de faire fonctionner une école à la campagne avec le personnel nécessaire.
La création d’emplois est aussi une priorité pour la Banque mondiale. « Nous voulons renforcer les pôles de développement dans le Nord, le Centre et l’Artibonite », informe le numéro un de la BM en Haïti. Le haut cadre de la Banque mondiale croit que son institution doit se concentrer sur les projets en cours particulièrement sur celui relatif au logement à Delmas et à Carrefour-Feuilles présenté comme emblématique dans les initiatives de l’institution en Haïti.
Si le projet se porte bien à Delmas, en revanche, à Carrefour-Feuilles, c’est différent, selon les appréciations de la Banque mondiale. « A Delmas, nous n’avons que le Camp Acra et celui du Pétion-Ville Club, géré par Sean Penn. Par contre, à Carrefour-Feuilles les gens sont éparpillés dans des camps divers », indique le responsable de la BM. Il affirme qu’il s’efforce de faire mieux. C’est-à-dire à ne pas reconstruire dans les zones inondables où les glissements de terrain sont fréquents. Les responsables exigent aussi des techniques antisismiques dans les constructions. « Et sur ce point, tous les bailleurs se sont accordés sur la même stratégie », rassure Alexandre Abrantes. Il faut faire mieux qu’avant.
Mais en Haïti les décaissements, pour l’homme de la rue comme pour le gouvernement, sont un sujet qui alimente tous les débats. Dans toutes les conversations, surtout en période d’installation d’un nouveau président. A ce sujet, Alexandre Abrantes rappelle que pas moins de 11 millions de dollars américains au profit d’Haïti sont décaissés chaque mois. « Est-ce peu ou beaucoup ? S’est-il demandé? "Comparé à ce que fait la Banque mondiale en Amérique latine, c’est beaucoup", dit-il. Et pour corroborer de la bonne santé de la coopération, le fonctionnaire met en relief les 17 projets de la Banque actuellement mis en oeuvre dans le pays. "Seize se portent bien, un seul accusé de retard, c’est un très bon ratio"
A la question de savoir si les fameuses conditionnalités de la BM ne gênent pas l’Etat haïtien, Abrantes réplique immédiatement : « Je ne sais pas si c’est la réalité. Cependant dans tous les pays, il y a une proportion des projets qui ne marchent pas à 100 %. Nous nous sommes rendus compte que bon nombre de projets rendaient le travail de la banque difficile », a souligné le Portugais, numéro un de la BM dans le pays. « C’est pourquoi nous avons développé un plan stratégique : au lieu de faire tout, nous complétons les travaux d’autres bailleurs. Ou tout simplement nous finançons ce que les autres ne font pas », ajoute-t-il.
« Pourquoi la Banque mondiale irait investir dans les routes quand l’Union européenne et la Banque interaméricaine de développement (BID) s’en occupent. Y aurait-il de la valeur ajoutée? Nous préférons les niches. Nous investissons dans des secteurs négligés par les autres bailleurs », dit-il en signalant que la période d’urgence due au séisme est terminée.
Dans les infrastructures routières, s’il y a un besoin, c’est dans l’entretien. On peut faire un projet complémentaire par rapport à ce que font les autres bailleurs. Par exemple la BID a engagé au niveau de l’éducation 100 millions de dollars dans la construction de bâtiments d’écoles publiques. « Il faut faire moins de projets mais plus grand suivant une stratégie déterminée », insiste Abrantes.
« A propos de la lenteur de la reconstruction dénoncée par plusieurs secteurs, Abrantes appelle à la patience et souligne qu’aux Etats-Unis d’Amérique, pour reloger les déplacés de Katrina, cela a pris du temps. Cinq ans après, des gens n’avaient pas d’abris. En Indonésie, ça a pris deux années avant que les gens commencent à quitter les camps, et quatre ans pour les déplacer définitivement. Pourtant, ces deux pays ont de loin plus de ressources qu’Haïti », nuance le représentant de la Banque mondiale en Haïti.
Pour lui, les efforts qui ont été consentis méritent d’être appréciés en dépit du fait que les camps comptent encore plus de 600 000 personnes. Il existe, dit-il, de moins en moins de déblais dans les rues. « Les Haïtiens sont très entreprenants, ils ont saisi l’opportunité offerte pour gagner de l’argent à partir des matériaux de récupération », constate-t-il.
Le fonctionnaire de la Banque mondiale n’est pas insensible aux passations des marchés. Il précise que la Commission nationale des marchés publics (CNMP) fait partie intégrante d’un accord avec le gouvernement pour le décaissement des fonds à l’appui budgétaire. « Nous avons assuré le suivi pour que cette commission ait un rôle de plus en plus important dans son domaine. Finalement, il y a plus de transparence dans le processus de passation de marché. Et cela va s’accentuer avec la fin de la période d’urgence qui permettait des raccourcis avec les normes de passation de marché public.
Dieudonné Joachim

vendredi 8 juillet 2011 (2)

8 juil

Haïti – Politique :

Un décret renforce le pouvoir de signature du Président Martelly

08/07/2011 08:42:58

Haïti - Politique : Un décret renforce le pouvoir de signature du Président MartellyConsidérant qu’il est urgent de mettre en place des mesures afin d’éviter toute paralysie des services publics et de libérer le Président des lenteurs administratives, le Gouvernement démissionnaire a décidé, en conseil des Ministres, d’autoriser le Président Martelly à signer SEUL tous les documents qui ne nécessitent pas l’approbation du Parlement et ce, jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Par la résolution # 1 d’un décret daté du 6 juillet 2011, le Premier ministre Jean-Max Bellerive n’aura donc plus obligation de contresigner les décisions du Chef de l’État.
Décret :
CONSEIL DES MINISTRES
Vu les Articles 136, 154, 159 et 166 de la Constitution ;
Vu le Décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration Centrale de l’Etat ;
Vu la Loi du 16 avril 2010 modifiant la Loi du 9 septembre 2008 relative à l’état d’urgence ;
Vu l’Arrêté du 2 juin 2004 établissant l’organisation et le fonctionnement du Conseil des Ministres;
Vu la Prestation de Serment du Président de la République le 14 mai 2011;
Vu la démission du Gouvernement;
Considérant qu’il est nécessaire d’adopter et de mettre en œuvre sans délai des politiques publiques au bénéfice de la population ;
Considérant qu’il importe, à cet effet, de favoriser l’adoption célère des actes pris en Conseil des Ministres en vue de permettre à l’exécutif d’apporter les réponses appropriées à la situation ;
Considérant qu’il est urgent de mettre en place des mesures de manière à éviter toute paralysie des services publics;
Considérant qu’il y a lieu alors de permettre au Président de la République de prendre, à sa seule signature, tout acte individuel pris en Conseil des Ministres non assujetti à la sanction du Parlement, et ce jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau Gouvernement ;
Le Conseil des Ministres a adopté la Résolution suivante :
RÉSOLUTION # 1 DU 6 JUILLET 2011
Le Président de la République est habilité à prendre, à sa seule signature, tout acte individuel pris en Conseil des Ministres non-assujetti à la sanction du Parlement, et ce jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau Gouvernement.
Donnée à la Primature, à Port-au-Prince le 6 juillet 2011, An 208ème de l’Indépendance.
Par le Premier Ministre,
Président du Conseil des Ministres du 6 juillet 2011,
Par délégation du Président de la République

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Haïti est un pays d’opportunités

08/07/2011 11:52:23

Haïti - Économie : Haïti est un pays d’opportunitésLe Président Michel Martelly, vient de terminer sa première visite de travail en Espagne. Durant deux jours, il a partagé des expériences et participé à des réunions professionnelles au cours desquelles il a transmis la gratitude du peuple haïtien à toute l’Espagne pour les aides reçues, notamment après le séisme de janvier 2010.
Sa Majesté le Roi d’Espagne, don Juan Carlos de Borbón, a accordé une audience au Président haïtien. Au cours de cette rencontre, fort chaleureuse, le Roi a informé le Président Martelly que la Reine d’Espagne, Doña Sofía, se rendra en Haïti en septembre prochain.
Michel Martelly a également rencontré le Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, qui a assuré le peuple haïtien de son appui et a souligné la qualité des relations entre les deux pays. Au cours de son intervention, le Président espagnol a également manifesté « le plus haut soutien, notre proximité et notre estime envers le peuple haïtien ».
C’est dans ce même esprit que se sont exprimées Trinidad Jiménez, la ministre des Affaires étrangères et de la coopération, au cours d’un déjeuner privé à Madrid et la secrétaire d’État à la Coopération internationale, Soraya Rodríguez, qui a fait une présentation émouvante du Président Martelly au cours de la conférence organisée par « Nueva Economía Fórum. »
C’est au cours du « Nueva Economía Fórum » que Le Président Michel Martelly a prononcé son discours le plus saisissant, interrompu à plusieurs reprises par de nombreux applaudissements de l’auditoire. Il a longuement parlé des besoins d’Haïti, entre autres; dans l’éducation, le tourisme, l’énergie, les ports, les aéroports, la distribution de l’eau, l’assainissement… ajoutant que « les faiblesses peuvent être transformées en opportunités. » Le Président Martelly a expliqué que tous ces projets, ont besoin de la confiance des investisseurs espagnols et du reste de l’Europe « J’ouvre les portes d’Haïti à l’Europe via l’Espagne [...] » insistant sur la création et la mise en place en Haïti d’un environnement propice à l’ensemble des investissements dont le pays a besoin, en mettant l’accent sur la sécurité physique et juridique des investisseurs.
Le Président haïtien a également rencontré le chef de l’opposition, le président du Partido Popular, Mariano Rajoy, ainsi que d’autres dirigeants aux échelons européens et régionaux.
Le programme de ces deux journées comportait aussi une visite à l’AECID, l’Agence espagnole de coopération pour le développement dont Michel Martelly a signé le Livre d’honneur, et au Secrétariat général ibéro-américain, ainsi qu’une rencontre avec des étudiants haïtiens en Espagne.
Le Président de la République s’est aussi entretenu avec le président du Real Madrid, Florentino Pérez, qu’il a remercié pour toutes les actions bénéfiques réalisées en faveur d’Haïti. De son côté, Florentino Pérez a offert au Président haïtien un maillot de l’équipe imprimé TET KALÉ.
Le Chef de l’État a terminé sa visite par de nombreux entretiens avec les principaux médias, au cours desquels il a marqué son « engagement vis-à-vis du peuple haïtien » et souligné que l’Espagne était le troisième pays donateur du monde pour Haïti. Le Président a invité les entreprises espagnoles à investir dans son pays dans ces termes : « Nous allons faire d’Haïti un pays ouvert aux investissements, il faut saisir cette occasion. »
Il a insisté sur l’importance du changement que lui-même et les Haïtiens sont en train d’initier dans le pays, « un changement visant à améliorer l’éducation, à réduire le chômage et à développer les infrastructures, attendu qu’Haïti est un pays d’opportunités. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3328-haiti-economie-visite-de-martelly-en-espagne-un-fonds-de-50-millions-de-dollars.html
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti: la commune de Pétion-ville s’est réveillée sous les flammes

Vendredi, 08 Juillet 2011 15:35

La commune de Pétion-ville s’est réveillée sous les flammes ce vendredi 8 Juillet 2011. Les tréteaux et marchandises qui se trouvaient au niveau de l’ancien marché ont été incendiés au grand désarroi des petits marchands.

Ces derniers montrent du doigt les autorités municipales qui auraient fait passer des tracteurs au cours de la nuit pour les forcer à quitter l’espace. En colère, ces femmes et hommes se sont mis à manifester pour exprimer leur mécontentement.

Des mesures de déguerpissement sont en application à Pétion-ville depuis lundi. La mairesse Claire Lydie a fait injonction aux  marchands de quitter l’ancien marché, mais aussi les trottoirs pour se rendre au Marché La Coupe, sur la Route de Frères. Cette mesure a suscité la grogne de plusieurs dizaines d’entre eux qui avaient déjà gagné les rues.

La mairesse Claire Lydie Parent n’entendait pas broncher. Elle se disait ferme sur sa décision de déguerpir les petits marchands des trottoirs. Claire Lydie Parent insistait sur la nécessité de libérer l’espace public.

 

Haïti – Économie :

Le projet «Kay pam» passe de 30 millions a 500 millions de gourdes

08/07/2011 10:16:09

Haïti - Économie : Le projet «Kay pam» passe de 30 millions a 500 millions de gourdesLe projet « Kay pam », un important programme de prêt hypothécaire pour l’achat de logements sociaux, qui devait être lancé par la Banque Nationale de Crédit (BNC) le mardi 14 juin dernier avait été reporté, suite à l’assassinat du Président du Conseil d’Administration de la BNC, Guiteau Toussaint [le 12 juin].
Le projet « Kay pam » va finalement être lancé officiellement, le vendredi 22 juillet, a annoncé samedi dernier le Président Michel Martelly. Ce vaste programme de prêt hypothécaire vise à aider certaines personnes de la classe moyenne, à acheter des maisons décentes.
Initialement doté d’un montant de 30 millions de gourdes, le Chef de l’État a fait savoir que les fonds disponibles pour ce programme, ont été portés à 500 millions de gourdes dès le lancement.
S/ HaïtiLibre

 

Bernard Honorat Gousse : le condamné…

08/07/2011

Le président de la République propose, tente même d’imposer. Il revient maintenant au Parlement de disposer. Bernard Honorat Gousse est l’élu. Celui qui doit faire atterrir le changement promis par M. Martelly. Ce choix est, une nouvelle fois, interprété comme un défi lancé par le chef de l’Etat aux parlementaires. C’est une plaisanterie de très mauvais goût, commente-t-on dans les couloirs du Palais législatif. Cette polémique « à la Sweet-Micky », qui intervient à un moment où le pays a le plus besoin de l’unité de ses fils et de ses filles, énerve. Cette friction inutile enfonce un peu plus le pays dans le bourbier dans lequel il patauge. En tout cas, dès le départ, il est difficile de trouver une voix qui s’élève au Parlement, notamment au Sénat, pour défendre le choix de l’ex-ministre de la Justice du Gouvernement de transition comme Premier ministre désigné.
Le chef de l’Etat place le Parlement devant un fait accompli. Cette manière de procéder rappelle étrangement René Préval quand il devait choisir Michelle Duvivier Pierre-Louis comme Première ministre. Avec un sourire presque moqueur, le président Martelly a informé la population, avant son départ pour l’Espagne, du choix de Bernard Gousse comme Premier ministre désigné. Malgré le soutien ouvert des parlementaires à Jean-Max Bellerive, Martelly s’affirme. En passant, il en a profité pour lancer des flèches au Premier ministre démissionnaire – le même Jean-Max Bellerive qui figurait sur sa liste de Premier ministrable – en mettant en question le bilan de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH ». Commission dont Bellerive est le co-président. « Je suis un président qui croit en la démocratie, mais je ne laisserai pas la corruption entraver le changement. Je souhaiterais que tout le monde comprenne qu’après le séisme, plus de 4 milliards de dollars ont été dépensés en Haïti », a déclaré le président, arguant qu’aujourd’hui, il est difficile de démontrer ce que cet argent a réalisé. Par cette déclaration le président désavoue le Parlement et insinue, dit-on, que M. Bellerive n’est pas l’homme de la situation.
La résistance s’organise…
Le président n’entend pas renoncer à ses droits constitutionnels. Les parlementaires non plus. Toutefois, le président ne doit pas oublier qu’il est dans un dialogue entre élus, ni oublier ses priorités qui sont d’améliorer les conditions de vie d’une population en mal de changement depuis plus de vingt ans. S’il est vrai que négociation ne veut pas dire compromission, les deux camps doivent cependant comprendre que le temps est venu pour le pays de se relancer. Pour ce faire, les intérêts de la nation doivent être élevés au-dessus des intérêts individuels. Le dialogue de sourds qui s’installe depuis près de deux mois entre ces deux branches du pouvoir ne sert pas les intérêts du peuple haïtien. Toutefois, la crise est encore évitable.
Rodolphe Joazil temporise. «Le président de la république a fait de nombreuses consultations, s’il a choisi Me Gousse, c’est parce qu’il a des garanties de la part de la majorité dans les deux Chambres », a-t-il déclaré. Le président du grand corps n’arrive pas cependant à cacher son étonnement et sa déception face à la décision du président de la République de choisir Bernard Gousse comme Premier ministre désigné. En effet, Joazil dit avoir exprimé , à l’adresse du chef de l’Etat, les réserves de certains sénateurs sur le choix de Me Gousse et les difficultés qui pourraient accompagner la ratification des trois noms restants de la liste de 10 initialement soumise par M. Martelly et sur laquelle portaient les discussions. En tout cas, cette fois-ci, ce sera le Sénat qui aura à dire le premier mot. Un dénouement rapide est promis par Joazil à ce feuilleton qui a assez duré.
Le duel continue donc au plus haut sommet de l’Etat. Les alliés, notamment dans le camp des contestataires de Me Gousse, se dévoilent. Dera Dieuseul Simon est du nombre. Le sénateur du Centre explique que, malgré les tractations et négociations entre les parlementaires et le président, la décision était déjà prise vu que la lettre qui informe le Parlement du choix de Me Gousse est datée du 29 juin, date à laquelle les négociations étaient encore en cours. « C’est la primauté de l’arrogance sur l’élégance », estime Simon. « Nous avons des dirigeants qui jouent avec le pays », poursuit-il, estimant que « le président Martelly tue le temps et, du même coup, tue la République ». Le choix est controversé, toutefois ce choix ne divisera pas le Sénat, promet Simon.
Amateurisme, provocation politique, le choix de Bernard Gousse soulève la controverse. Jean Baptiste Bien-Aimé, une des présumées victimes des excès de Bernard Gousse du temps où celui-ci fut le gardien des sceaux de la République, fustige le comportement du chef de l’Etat et prédit le rejet en bloc de ce choix. « M. Martelly n’a pas la volonté de mettre en place un nouveau gouvernement », estime-t-il. D’un autre côté, le sénateur Bien-Aimé dépeint Bernard Gousse comme une personnalité conflictuelle. Le président aurait dû choisir, soutient le représentant du Nord’Est, quelqu’un que tout le monde serait prêt à accepter. M. Gousse serait, de l’avis de l’élu, un fusible utilisé par Michel Martelly avant de proposer le nom du Premier ministre qu’il veut vraiment. Tout comme le sénateur Simon, Jean Baptiste Bien-Aimé estime que le locataire du Palais national s’est joué des parlementaires et des 9 personnalités dont les noms figuraient sur la liste des 10. Michel Martelly avait déjà choisi. Il faisait semblant de négocier, conclut Bien-Aimé.
« Je voulais accompagner M. Martelly », soutient, pour sa part, le sénateur du Nord-Ouest, Evalière Beauplan, et membre du groupe minoritaire. « Quand le président entre dans une logique de provocation parce que ses promesses de campagne ne peuvent atterrir et qu’il se sert de nous comme bouc émissaire », c’est inacceptable , explique le sénateur d’un ton rageur. Le président ne veut pas encore avoir un Premier ministre. Toutefois, avance Beauplan, il ne doit pas laisser le temps jouer contre lui. Viendra un temps, poursuit le sénateur Beauplan, où les parlementaires seront en face du président, si, finalement, ce dernier ne répond pas à ce que nous attendons. La question de la décharge est déjà, selon Beauplan, un des éléments sur lesquels le Sénat peut s’appuyer pour rejeter le choix de Bernard Gousse.
Wensceslas Lambert voit également rouge pour Gousse. Les contentieux politiques avec les « lavalassiens » sont indélébiles, souligne le sénateur du Sud’Est. Le président est un entêté, il a choisi M. Gousse, alors l’échec viendra et l’échec se fera sentir, annonce le cadet des frères Lambert. « Le pays n’a pas de temps à perdre. Le président doit comprendre qu’il ne peut choisir de Premier ministre sans l’aval du Parlement. Encore une fois, un Premier ministre désigné va se casser les dents au Parlement » avertit Lambert, affirmant que « Gousse ne passera pas ».
Franky Exius, sénateur du Sud, montre l’ampleur de la tâche qui attend Me Gousse pour convaincre les parlementaires. Plus de 17 sénateurs seraient déjà prêts à voter contre Bernard Gousse, selon Exius. Du nombre figurent : Evalière Beauplan, Bien-Aimé Jean Baptiste, Dera Simon Dieuseul, Carlos Lebon, Franky Exius, Rodolphe Joazil, Moïse Jean-Charles, Yvon Buissereth, Jocelerme Privert, Wensceslas Lambert, Joseph Lambert, John Joël Joseph et Kelly C. Bastien. Au regard de l’hostilité du Sénat, Franky Exius croit que le choix de Me Gousse est une ultime manœuvre de diversion du président de la République avant de proposer le nom du Premier ministre qu’il veut vraiment et qui serait Thierry Mayard Paul.

Lionel Edouard

 

Les sénateurs proches de la mouvance lavalas opposés à Gousse

La quasi-totalité des parlementaires proches de la mouvance lavalas affichent leur opposition au Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Au sénat les anciens militants de lavalas sont surtout des membres de l’Inité, Moise Jean Charles, Jocelerme Privert, John Joël Joseph, Nenel Cassy etc. Certains d’entre eux ont été élus sous la bannière d’autres formations politiques, Yvon Buissereth (Lavalas), Dera Simon Dieuseul ( Lavni) et Evalière Beauplan (Pont).
Au sénat déjà contrôlé par l’Inité, le Premier Ministre désigné aura fort à faire pour convaincre la majorité.
Le sénateur Beauplan qui se considère comme un allié du chef de l’Etat affirme haut et fort qu’il votera contre M. Gousse. Le sénateur élu dans le Nord-ouest et nombre de ses collègues reprochent à l’ex ministre de la justice d’avoir assassiné de nombreux militants lavalas dans les quartiers populeux en 2004.
M. Gousse, ministre de la justice et de la sécurité publique avait été confronté a une guerrilla urbaine dénommé « opération Bagdad ».
D’autres élus proche du mouvement GNB font valoir que l’opération Bagdad avait couté la vie à plusieurs milliers de paisibles citoyens. Le sénateur Beauplan assure qu’il ne veut pas s’opposer à un ex GNB entend réclamer justice pour de nombreux militants lavalas incarcérés ou assassinés sous le gouvernement de transition.
Sous la présidence de René Préval les rancœurs de la période la plus sombre de l’histoire récente d’Haïti ( 2004- 2005) avaient été jeté aux oubliettes. Tandis que le sénateur Beauplan avait rejoint l’opposition sous le gouvernement de Préval, d’autres anti lavalas avaient pu rejoindre le parti Inité. Ces animosités refont surface et pourraient dessiner une nouvelle carte politique.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Alternative en faveur de la ratification de Bernard Gousse

08/07/2011 18:31:00 Auteur(e) La Redaction

imageAlterPresse] — Des acteurs de la vie politique haïtienne apprécient diversement la désignation de l’avocat et ex ministre de la justice Bernard H. Gousse comme prochain premier ministre.

La plateforme Alternative, ancienne opposition à l’administration de l’ex président René Préval, approuve le choix fait par le président Michel Martelly et prône l’établissement d’un pacte de gouvernabilité.

« Gousse nous disons qu’il est bon », déclare à AlterPresse, Serge Gilles, membre du directoire de l’Alternative.

« Nous avons demandé a nos parlementaires de voter » en faveur de la ratification de Gousse, confie-t-il.

Toutefois, il souligne que la ratification du premier ministre désigné ne représente pas la solution des problèmes du pays.

« S’il est ratifié tant mieux, mais cela ne va pas résoudre la crise ; c’est le pacte de gouvernabilité qu’il faut établir », préconise Gilles.

Selon lui, cet accord devrait permettre aux divers secteurs de s’entendre sur des perspectives d’avenir et de trouver des réponses aux besoins fondamentaux de la population.

De leur coté, les membres de la direction du parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean Bertrand Aristide , disent se garder « d’opiner sur la désignation de quiconque comme premier ministre, puisque le parti a été exclu du processus électoral ».

« Nous n’avons pas de position sur les différentes désignations de premier ministre », précise à AlterPresse Ansyto Félix, responsable de la commission de mobilisation du parti.

Toutefois, Fanmi Lavalas déplore des « pressions du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif » pour parvenir à imposer un premier ministre, selon Félix qui critique le comportement du chef de l’État qui và « à l’encontre de la démocratie ».

Le bloc majoritaire au parlement, composé essentiellement des élus issus du parti Inite, ne cachent pas leur intention de voter contre la ratification de Gousse, jugée inacceptable.

Le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur du parti INITE, déclare que « pour lui c’est un choix qui est déjà rejeté » et « le président Martelly doit adopter les dispositions constitutionnelles pour désigner un autre premier ministre ».

« Le vote sera éminemment politique », avertit-il.

Bernard Gousse est la deuxième personnalité désignée premier ministre par Michel Martelly. Le choix de l’homme d’affaires Gérard Daniel Rouzier a été rejeté par la chambre des députés le mardi 21 juin dernier. [rh gp apr 08/07/2011 08 :00]

 

Haïti – Santé :

Sophia Martelly et le renforcement du système de santé haïtien

08/07/2011 15:15:41

Haïti - Santé : Sophia Martelly et le renforcement du système de santé haïtienLa Première Dame de la République d’Haïti, Madame Sophia Martelly a pris part à une importante séance de travail hier jeudi 7 juillet, au Karibe Convention Center autour du thème « Renforcement du système de santé haïtien pour un meilleur impact. »
Conduite sous le leadership du Bureau de la Première Dame, cette initiative a réuni les membres de l’équipe santé du Président et ceux de l’Ambassadeur Eric Goosby de OGAC qui supervise le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan For AIDS Relief).
Dans ses propos d’ouverture, la Première Dame de la République d’Haïti a fait ressortir que : «… le constat des besoins en santé de la population haïtienne, en plus des nouveaux défis démographiques et épidémiologiques, constitue la raison qui amène a cet exercice de réflexions stratégiques. » En effet, 40% de la population n’a toujours pas accès à des services de santé.
Cette séance de travail a aussi permis de faire ressortir les données épidémiologiques de base,  les données financières et le diagnostic de la situation sanitaire du pays.
La réforme du CCM (Country Coordinating Mechanism -  mécanisme de Coordination pour une meilleure gestion des ressources provenant du Fonds Mondial pour le VIH/SIDA, Tuberculose et Malaria)  a aussi été adressée et la demande a été faite pour que la Première Dame en prenne le leadership.
L’Ambassadeur Goosby a mis l’emphase sur les dispositions du Gouvernement Américain à accompagner la nouvelle administration dont il a salué l’engagement. Il a souligné que les statistiques ne devraient pas effrayer, mais, au contraire, servir de stimuli dans la planification de la réponse aux besoins.
La Première Dame est sortie renforcée dans sa conviction, quant à la nécessité de dégager dans l’immédiat, des stratégies et des pistes d’actions autour des axes fondamentaux pour le renforcement du système de santé en Haïti.

HL/ HaïtiLibre

 

République dominicaine :

71 morts de choléra depuis novembre 2010

SAINT-DOMINGUE – Soixante et onze personnes sont mortes du choléra en République dominicaine, un pays touristique voisin d’Haïti où la maladie a fait plus de 4.500 décès, selon un bilan publié vendredi par le ministère dominicain de la Santé.
Les autorités ont prévu de renforcer les mesures de surveillance sanitaire en raison des fortes pluies qui risquent d’augmenter le nombre de cas de cette maladie en partie liée à de l’eau contaminée.
On enquête sur 174 morts suspectes en raison du choléra, dont le nombre confirmé se monte à 71, a dit le ministère dans un communiqué.
Neuf personnes sont mortes en une semaine.
Le nombre de cas de contaminations s’élève à 1.610.
Selon le ministère, la majorité des décès est dû à un manque de soins, raison pour laquelle il a appelé la population à se rendre immédiatement dans un centre de santé en cas de symptômes.
La surveillance sera accrue en ces temps de saison des pluies, a-t-il ajouté.
La maladie est arrivée en République dominicaine en novembre 2010 en provenance d’Haïti. Une récente enquête de l’ONU incrimine une souche d’Asie du Sud dans cette épidémie, tout en se gardant d’accuser un camp de Casques bleus népalais d’être la source de la contamination.
Les pays d’Amérique latine sont très prudents depuis l’épidémie de choléra qui a éclaté en 1991 au Pérou et s’est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu’en 2005, faisant 10.000 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.
(©AFP / 08 juillet 2011 23h00)

 

Haïti – Sécurité :

La PNH et la Minustah révisent le plan de sécurité nationale

08/07/2011 15:29:33

Haïti - Sécurité : La PNH et la Minustah révisent le plan de sécurité nationaleHier jeudi, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), Barbara Mertz, la Porte-parole adjointe de la force des Nations Unies a confirmé que les forces de sécurité haïtiennes conjointement avec celles de la Minustah, étaient en train de de revoir le plan de sécurité national. On a ainsi appris que la population va constater dans les prochaines semaines une augmentation substantielle de la visibilité des forces de sécurité PNH, UNPOL et Casques bleus dans les différents quartiers de la capitale.
« Les plans de sécurité sont constamment revus à la lumière des changements observés dans le comportement des gangs. Pour des raisons stratégiques et opérationnelles, il est difficile de donner des détails sur les changements apportés aux plans de sécurité, mais il est important de signaler que ces derniers sont revus régulièrement par la Police Nationale d’Haïti (PNH), conjointement avec nos forces » a précisé Raymond Lamarre, Porte-parole de la police des Nations Unies « La Minustah déplore le fait que des citoyens vaquant paisiblement à leurs occupations quotidiennes ont une fois de plus été pris pour cible ces derniers jours par des bandits armés non encore identifiés par les autorités policières. La composante UNPOL et la force militaire de la Minustah continueront d’apporter leur plein soutien à la PNH pour combattre le crime dans les zones sensibles de la capitale et du reste du territoire » rappelant qu’entre le 24 et le 30 juin 2011 : la Police des Nations Unies a accompagné la PNH dans 3,128 patrouilles à Port-au-Prince. De ce nombre, 1,293 patrouilles ont été effectuées à l’intérieur des camps où la police onusienne et la Police nationale veille 7 jours par semaine et ce, 24 heures par jour. Les forces de l’ordre ont procédé à 203 arrestations [179 hommes, 13 femmes, et 11 mineurs]. Par ailleurs, trois évadés de prison ont été interpellés et 5 armes à feu ont également été saisies.

HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Justice :

Une vingtaine d’étudiants magistrats se préparent à intégrer le système judiciaire

P-au-P., 8 juil. 2011 [AlterPresse] — Vingt étudiants magistrats entament en aout prochain la dernière phase de leur formation pour pouvoir intégrer le système judiciaire haïtien.

Ces étudiants, qui ont suivi un programme de formation de dix mois en France, sont revenus le 30 juin dernier à Port-au-Prince.

L’objectif général de l’année de formation passée en France visait l’acquisition des capacités judiciaires fondamentales du métier de magistrat et des techniques spécialisées attachées aux différentes fonctions.

Les boursiers (3 femmes et 17 hommes), âgés de 25 à 44 ans, qui étaient avocats, policiers et licenciés en droit, ont suivi un enseignement théorique pendant cinq mois, en intégrant les groupes de direction d’études de l’école (2 auditeurs par groupe), suivi d’un stage de cinq mois au sein des juridictions françaises.

Par ailleurs six formateurs haïtiens ont, pour leur part, bénéficié en France de différentes séquences de formation de formateur et d’ingénierie pédagogique pendant deux mois.

790 000 euros et 100 000 dollars américains ont été respectivement déboursés pour ce programme par le ministère français des affaires étrangères et européennes (MAEE) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). [rc gp apr 08/07/2011 11 :00]

 

Le CEP travaille à une nouvelle législation électorale et la réalisation de sénatoriales partielles

08/07/2011 18:29:00 Auteur(e) La Redaction

image

Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) est en train d’élaborer une nouvelle proposition de loi électorale et a déjà établi un nouveau plan pour la réalisation d’élections en vue du renouvellement d’un tiers du sénat.

« Le Conseil travaille avec des partenaires sur la proposition d’une nouvelle loi électorale qui sera présentée au parlement », a déclaré à AlterPresse, Pierre Thibault Junior, responsable de communication à l’institution électorale.

« On est à une phase très avancée et près d’une dizaine de personnes œuvrent là-dessus », précise Thibault.

Le responsable indique que le CEP, qui a été confronté à des difficultés ces derniers jours à cause de l’indisponibilité de plusieurs de ses membres, ne chôme pas. L’organisme étudie « un plan pour la réalisation des élections du tiers du sénat » à l’automne prochain indique-t-il.

Il s’agira de renouveler 10 des 30 membres de la chambre haute, dont le mandat arrive à terme en novembre 2011.

« Le plan a déjà été défini », ajoute Pierre Thibault, qui explique que le CEP entend rencontrer le chef de l’État, Michel Martelly, pour lui faire part du projet.

Les nouveaux élus devront entrer en fonction le 2e lundi du mois de janvier (2012), selon les directives constitutionnelles.

Les dernières élections présidentielles et législatives organisées par l’actuel CEP ont été controversées et l’institution électorale est sévèrement critiquée.

Absent durant plusieurs semaines, le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, est récemment revenu à son poste. Un des 9 membres a démissionné, un autre est décédé et plusieurs autres sont indisponibles. [rh gp apr 8/7/2011 10 :20]

 

Le président Martelly toujours face aux attentes des ménages vulnérables

Le président Martelly, au cours de sa campagne électorale, avait fait pas mal de promesses à ses électeurs, notamment la création d’emplois, la relocalisation des sinistrés et l’accès à l’éducation pour tous. Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas d’ajourner la concrétisation de ces promesses et de détériorer davantage la vie des ménages haïtiens ?

07/07/2011

Le président de la République, Joseph Michel Martelly

Le lundi 4 avril 2011, le Conseil électoral provisoire a proclamé les résultats de la présidentielle qui avait mis face à face le chanteur Michel Joseph Martelly et Mme Mirlande Hyppolite Manigat. À l’issue de ce résultat Michel Martelly est sorti vainqueur avec un score de près de 67.0% des voix. Une frange importante de la population haïtienne, en liesse, a regagné les rues de la capitale haïtienne en vue de manifester sa joie consécutivement à cette victoire. Près de deux mois après, la population, dans sa grande majorité, attend toujours de voir les premiers signes du changement promis.
« Aujourd’hui, je me sens heureux du fait que le vote populaire a été respecté et que M. Martelly a été élu président de la République malgré tout ce qu’on raconte à propos de lui», a déclaré un citoyen à Carrefour Fleuriaut. Quant à Benjamin, âgé de 28 ans, cette victoire marque un vote de sanction de la classe politique traditionnelle qui n’a rien fait pour sortir la population haïtienne du cercle vicieux de la pauvreté. Ainsi souhaite-t-il que l’équipe du nouveau président se démarque totalement de l’ancienne forme de gouvernance basée sur la corruption et le mensonge et aménage un climat propice a l’amélioration des conditions de vie de la population.
D’un air plutôt réservé, M. Jocelyn, père de 4 enfants et habitant d’un camp d’hébergement situé non loin de carrefour Marassa, espère que « Martelly ne sera pas le nouveau Préval ». Jocelyn souhaite voir la concrétisation des promesses faites par M. Martelly à la population, notamment celle ayant rapport à l’éducation de tous les enfants en âge d’aller à l’école. « L’un des plus grands défis qu’il devra relever est celui de la relocalisation des victimes du 12 janvier », estime Jocelyn. « Le gouvernement de M. Préval n’a rien fait pour nous doter d’un abri permanent et M. Martelly nous a promis qu’il nous sortira de ce trou à rat et j’ai confiance en lui et c’est pour cette raison que je lui ai donnée ma voix et je sais qu’il ne me décevra pas comme cela a été le cas avec M. Préval », a poursuivi Jocelyn.
Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas de compromettre la concrétisation de telles promesses et détériorer davantage le sort d’un pourcentage considérable de la population ? Qu’en est-il de la faisabilité de telles promesses ? En outre, il convient de rappeler que M. Martelly a hérité d’un pouvoir dans un contexte on ne peut plus critique, caractérisé par une économie en berne et l’accentuation de la misère du peuple haïtien.
À rappeler qu’avant l’accession de M. Martelly au pouvoir, les recettes fiscales, au terme d’une année 2010 marquée par un terrible tremblement de terre, ont été les plus mauvaises depuis ces 15 dernières années. En effet, selon l’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), en volume, le Produit intérieur brut a contracté de 5%. Un triste record vu que l’économie haïtienne n’a jamais enregistré de tels chiffres sombres depuis l’embargo de 1993. De plus, au terme de cette même année, le commerce en gros de certains biens de consommation, les articles et appareils d’équipement domestiques et le commerce en détail ont connu une tendance à la baisse.
S’il est encore tôt pour se questionner sur la réalisation des promesses faites par le président Martelly lors de sa campagne électorale, il est opportun cependant de se demander si le Législatif et l’Exécutif finiront par s’entendre pour offrir au peuple des opportunités d’améliorer ses conditions de vie. Dans ce bras de fer qui se dessine entre ces deux pouvoirs , les grands perdants seront toujours les plus vulnérables dont le pouvoir d’achat a chuté de plus de la moitié depuis 1980.

Pierre Ricardo Placide / ppricardo1983@yahoo.fr

 

La haut commissaire de l’ONU presse les autorités de mettre l’accent sur les droits humains

La Haut commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Kyung-wha Kang, qui a bouclé en début de semaine une visite d’évaluation en Haïti, a estimé qu’il fallait mettre l’accent sur les droits de l’homme dans le contexte du développement et de la reconstruction du pays après le séisme de janvier 2010.  » Cela signifie utiliser les normes des droits de l’homme pour évaluer les plans de reconstruction et de veiller à la non-discrimination, à la transparence et à la participation des bénéficiaires lors de la prise de décisions concernant la reconstruction. Et cela signifie aborder les droits de tous les Haïtiens, particulièrement les plus vulnérables, lors de la conception des projets de reconstruction « , a martelé Mme Kang lors d’une conférence de presse.
Durant 3 jours Mme Kang a pu s’entretenir avec des personnalités haïtiennes dont le Président haïtien Michel Martelly, le représentant du secrétaire général de l’ONU, Mariano Fernandez, le Président de la Chambre basse, la Protectrice du citoyen, les défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile.
Elle a salué l’engagement du Président Martelly à la réalisation des droits fondamentaux du peuple haïtien, y compris les droits économiques et sociaux, tels que le logement, l’éducation et la santé. « Un leadership fort et soutenu du Président sur les droits de l’homme est essentiel pour traiter les lacunes systémiques de l’état de droit et apporter de solides progrès en matière de développement économique et d’efforts de reconstruction », a-t-elle insisté.
Selon la Haut commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme,  » la réalisation des droits économiques et sociaux est essentielle à la stabilité à long terme en Haïti ». Elle s’est réjouie de la volonté des autorités haïtiennes de travailler avec la communauté internationale pour permettre le retour durable des habitants de six camps et la reconstruction de leurs maisons, ainsi que la fourniture de services améliorés dans leurs quartiers d’origine. Cependant Mme Kang fait remarquer que l’initiative devait « faire partie d’un plan plus large visant à accroître l’accès à un logement adéquat dans les camps ainsi que dans les quartiers pauvres. »

LLM / radio Métropole Haïti

 

Martelly invite les investisseurs espagnols dans son pays

Le chef d’Etat haïtien Michel Martelly a invité hier jeudi les entrepreneurs espagnols à investir dans des secteurs tels le tourisme, la reconstruction ou l’énergie. « Nous allons faire d’Haïti un pays ouvert aux investissements, il faut profiter de cette opportunité », a martelé le président Martelly au cours d’une conférence de presse quelques heures après une rencontre avec le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero.
D’autres secteurs tels les ports, aéroports, la distribution d’eau etc… sont également prioritaires selon M. Martelly qui donne l’assurance d’un climat sécuritaire.
M. Zapatero a également mis l’accent sur la nécessité pour que des espagnols investissent dans le secteur touristique. « Il y a déjà eu une tentative (en ce sens), nous allons réessayer, il y a une opportunité », a-t-il estimé.
Dans le même temps M. José Luis Rodríguez Zapatero, a annoncé que son gouvernement va créer un fonds de 50 millions de dollars pour aider les institutions financières d’Haïti à prêter aux petites et moyennes entreprises. Selon M. Zapatero, l’objectif de ce fonds est que les banques haïtiennes puissent octroyer des crédits à « des conditions très favorables. »
M. Zapatero a également assuré que l’Espagne est déterminée à rester un des principaux donateurs pour Haïti.
L’Espagne, actuellement troisième contributeur en termes de coopération bilatérale, a promis à Haïti une aide de 346 millions d’euros pour la période 2010-2013.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Bernard Gousse, le choix d’un risque mesuré

C’est confirmé! Bernard Honorat Gousse est officiellement le Premier ministre désigné. Son choix vient seize jours après la débâcle du premier Premier ministre désigné du président Martelly, Pierre Daniel Gérard Rouzier, à la Chambre des députés. Cependant la lettre du président, adressée à ce sujet au Parlement, date du 29 juin, soit une semaine avant de parvenir à destination. Les négociations et tractations pour le choix du Premier ministre semblent avoir été une simple formalité. Et la bataille s’annonce rude entre les Pouvoirs exécutif et législatif qui tirent chacun sur la corde.

07/07/2011

Jamais dans l’histoire politique récente de ce pays, un tel choix n’a suscité autant de controverses. La désignation de Bernard Gousse provoque en effet une grande levée de boucliers. Des pro-lavalas et autres secteurs de la vie nationale croient que le choix du président Martelly frise la provocation. Le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), bloc majoritaire au Parlement emmené par un grand nombre d’élus de Inite pour la plupart pro-lavalas, a déjà fixé sa position. Le GPR votera contre Me Bernard Gousse.
Le choix du Premier ministre désigné parait problématique sur tous les fronts. Rares sont les voix qui s’élèvent pour appuyer la candidature de l’ex-ministre de la Justice du dernier gouvernement de transition. Malgré tout, le président Joseph Michel Martelly ne se laisse pas impressionner. Et l’horizon s’obscurcit. Une tempête politique s’annonce-t-elle?
Le choix de la déconvenue
Si Daniel Gérard Rouzier a, ces jours-ci, fait le point sur la situation ayant conduit à sa défaite, deux semaines avant, au Parlement, le nom de Bernard Gousse semble plutôt rouvrir des plaies. Les tombeurs de M. Rouzier, malgré la publication, par ce dernier, de documents prouvant sa probité envers le fisc, sont encore plus confortables et annoncent déjà la couleur. La cité de l’Exposition au Bicentenaire sera, probablement, chauffée au cours de cette semaine.
Pire. Le choix de l’expert en droit familial a été déjà arrêté en dépit des négociations enclenchées par les protagonistes. La lettre de M. Martelly, adressée aux présidents des deux Chambres et informant officiellement du choix de Me Bernard H. Gousse comme Premier ministre, a été écrite depuis le mercredi 29 juin, soit avant même le départ du président Martelly pour le 32e sommet de la Caricom à St Kits et Nevis. Le député Faustin Poly (Miragoâne/Fond-des-nègres/Inite), vice-président du groupe majoritaire, est monté au créneau. Le choix de Me Gousse semble en tout l’agacer. Le militant lavalas va jusqu’à traiter Bernard Gousse de « néo-naziste ». Des accusations jugées pour le moins graves par d’autres parlementaires dont les points de vue sont encore mitigés. Faustin Poly et Joseph Joël John (sénateur de l’Ouest/Inite) traitent M. Gousse de « boucher d’Haïti » en référence au lynchage de nombreux partisans de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, au Fort national et à Martissant, en 2004.
L’ex-ministre de la Justice est également accusé d’avoir participé à des arrestations illégales et des actes répréhensibles en 2004. Des députés pro-lavalas reprochent à Me Gousse d’avoir eu l’habitude de se déguiser en femme pour traquer de fervents partisans de Jean Bertrand Aristide. En outre, Bernard Gousse aurait laissé le ministère sous la pression de certains parlementaires américains (Black Caucus) selon qui il aurait cautionné des cas flagrants de violation de droits humains.
Le changement dans la continuité
D’autres paramètres sont également pris en considération dans la contestation du choix de Bernard Gousse. Le passage de ce dernier à la tête du ministère de la Justice semble mettre de multiples épées de Damoclès sur sa tête. Pour le chef de la majorité à la Chambre, Jean Tholbert Alexis, le choix de Bernard Gousse s’inscrit dans le cadre d’une continuité, qui ne dit pas son nom, que le président Martelly a dit vouloir toujours esquiver.
Bernard Gousse, qui a participé, à un niveau ou à un autre, à la gouvernance de ces derniers vingt-cinq ans, est présenté aujourd’hui, par celui qui prétend être l’apôtre du changement, comme un homme intègre, compétent, rectiligne et prêt à travailler pour le bien-être du pays. Au juriste de 52 ans, qui a des liens de parenté avec les Duvalier, a été, semble-t-il, la fonction d’un fusible qui ne durera que l’espace d’un cillement, si l’on en croit le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur national de Inite.
Le président Martelly semble avoir bien mesuré son choix avant de le rendre public. Malgré toute l’aversion que suscite son dévolu porté sur Bernard Gousse, le président de la République ne compte pas transiger. Une liste de personnalités serait également déjà disponible au cas où Bernard Gousse est broyé par les parlementaires. Où va la République dans cette ambiance de feu ?
Les sénateurs ont déjà formé une commission spéciale pour étudier le dossier du nouveau Premier ministre désigné. Entre- temps, dix-sept sénateurs, GPR/Inite et alliés attendent M. Gousse de pied ferme pour lui donner un vote dont le verdict, à entendre les différentes déclarations, n’est plus qu’un secret de polichinelle. La bataille Michel Martelly et le bloc GPR n’a pas encore de vainqueur, mais le vaincu est connu : le peuple haïtien.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.