jeudi 17 novembre 2011

17 nov

Haïti-Cuba:

Martelly rencontre les frères Castro

Jeudi, 17 Novembre 2011 10:25 HPN

Le président haïtien en visite officielle à Cuba a rencontré mercredi les frères Fidel et Raoul Castro, une rencontre qualifiée de « historique » par le bureau de communication du chef de l’Etat qui retourne à Port-au-Prince ce jeudi.

Le président Martelly a rencontré le Leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro pendant environ trois heures, lit-on dans le communiqué.
« Les deux hommes ont eu un entretien très fructueux sur divers thèmes d’intérêt général », indique le communiqué sans donner de détails sur les thèmes de discussion entre messieurs Castro et Martelly.
Après la rencontre avec Fidel Castro, le président Martelly a été reçu par son homologue Cubain, Raul Castro.
« Les deux Présidents ont discuté de la coopération entre Cuba et Haïti et des moyens de renforcement des liens existant entre les deux pays ».
Mercredi en milieu de journée, le Vice-ministre du Conseil d’Etat Cubain, au cours d’une séance de travail avec la délégation haïtienne, a renouvelé l’engagement de Cuba envers Haïti.  M. Esteban LAZO a fait savoir que son pays est disposé à accompagner Haïti dans les domaines de coopération définis par les autorités de Port-au-Prince.
« Nous ne prétendons pas vous commander, mais vous aider. Nous ne vous aidons pas avec ce que nous avons de trop, mais nous partageons avec vous ce que nous avons », a-t-il déclaré.
La visite du Président Michel Joseph MARTELLY à la tête de cette importante délégation traduit l’intérêt d’Haïti dans la coopération avec Cuba.
Les engagements pris par les autorités de la Havane dans divers domaines devraient commencer à se matérialiser bientôt.

 

Renforcement de la coopération avec Cuba, les détails

17/11/2011 10:39:23

Haïti - Politique : Renforcement de la coopération avec Cuba, les détailsMichel Martelly, le Président de la République, a rencontré, ce mercredi 16 novembre, le Leader de la Révolution cubaine, Fidèle Castro. Pendant environ trois heures, le Président Martelly et M. Castro ont eu un entretien très fructueux sur divers thèmes d’intérêt général.
Peu de temps après, le Chef de l’Etat a été reçu par son homologue Cubain, Raul Castro. Les deux Présidents ont discuté de la coopération entre Cuba et Haïti et des moyens de renforcement des liens existant entre les deux pays.
http://www.haitilibre.com/article-4268-haiti-politique-michel-Martelly-a-rencontre-raul-Castro.html
En milieu de journée, le Vice-ministre du Conseil d’Etat Cubain, au cours d’une séance de travail avec la délégation haïtienne, a renouvelé l’engagement de Cuba envers Haïti. M. Esteban Lazo a fait savoir que son pays est disposé à accompagner Haïti dans les domaines de coopération définis par les autorités de Port-au-Prince. « Nous ne prétendons pas vous commander, mais vous aider. Nous ne vous aidons pas avec ce que nous avons de trop, mais nous partageons avec vous ce que nous avons » a-t-il déclaré.
La délégation haïtienne, présidée par Michel Martelly, en visite officielle à Cuba depuis Mardi, a fait de nouvelles avancées dans la coopération haïtiano-cubaine.
Santé
Les autorités des deux pays, au terme d’une séance de travail ce Mercredi 16 Novembre, se sont entendues sur la construction de 7 hôpitaux communautaires et 5 centres de santé.
Éducation
Dans le domaine de l’éducation, des engagements ont été pris également. Outre les étudiants haïtiens qui vont continuer à étudier la médecine à Cuba, les coopérants cubains sur place à Port-au-Prince, vont poursuivre avec le programme « Wi mwen Kapab », visant à alphabétiser des milliers d’haïtiens.
Sports
Les coopérations tripartites « Haïti-Cuba-Venezuela » et « Haïti-Venezuela-Brésil » devront faciliter la construction de centres sportifs dans le pays et l’assistance de techniciens cubains pour relever le niveau de certaines disciplines sportives comme le volley-ball, le basket-ball et le tennis.
Assistance technique
La Havane fournira aussi à Port-au-Prince une assistance technique pour mieux administrer le parc des engins lourds du CNE, du SMCRS et de la Compagnie Dignité.
Agriculture et Pêche
Dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, les cubains sont aussi disposés à accompagner le peuple haïtien. Une vingtaine de vétérinaires cubains débarqueront sous peu en Haïti pour apporter leur soutien au secteur.
Environnement
L’environnement a aussi retenu l’attention des cubains qui entendent aider Haïti dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4261-haiti-politique-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4258-haiti-securite-atterrissage-d-urgence-a-cuba-19-fonctionnaires-haitiens-a-bord-maj-16h52.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito

Quelles seront les retombées de la visite de Cuba ?

En prenant l’initiative de condamner, mardi, l’embargo des Etats-Unis contre Cuba, le président Michel Joseph Martelly s’affirme comme président d’un pays souverain. Le chef de l’Etat, qui effectue sa première visite officielle à Cuba, a pris la défense du peuple cubain pour que soit levé le blocus américain contre le pays de Jose Marti. Aucun des deux chefs d’Etat haïtiens avant lui, Jean-Bertrand Aristide et René Préval, qui avaient développé d’excellents rapports avec la Havane, n’avait cru nécessaire de dénoncer aussi publiquement les Etats-Unis dans le cadre de ce dossier.
Dans les grands rendez-vous internationaux, régionaux ou sous-régionaux, les autorités cubaines ne cessent de chercher l’appui des pays amis pour dénoncer l’embargo américain contre l’île castriste. Rares sont les pays qui acceptent de marcher dans cette voie. Cette décision de Michel Martelly vient à point nommé, car Raul Castro a besoin de plus en plus d’alliés pour le conforter dans sa lutte. En dépit de la libéralisation du marché du logement, rentrée en vigueur le 10 novembre en cours, qui permet aux acheteurs et vendeurs de biens immobiliers de fixer librement les prix, Cuba reste très attaché au socialisme démocratique. Ces initiatives des autorités cubaines, les unes plus rapprochées que les autres à l’économie de marché, permettent à l’Oncle Sam d’espérer, dans un avenir proche, un éventuel effondrement du régime castriste.
Dans un sens comme dans l’autre, l’action de Martelly ne provoquera aucune réaction du côté de la Maison-Blanche, comme ce fut le cas après le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba le 6 février 1996 par le président Jean-Bertrand Aristide. En 2004, lors de la grave crise politique qui a valu à Haïti une nouvelle occupation étrangère, les Américains avaient appuyé en armes et munitions les insurgés conduits par Guy Philippe. Jean-Bertrand Aristide a été contraint de prendre le chemin de l’exil. Pendant le second mandat de René Préval, la coopération haïtiano-cubaine s’est intensifiée et les relations cordiales entre Haïti et le Venezuela ont retenu l’attention. Avec beaucoup d’élégance, la Maison-Blanche n’a jamais exprimé le moindre signe de mécontentement par rapport à ce gouvernement qui était très dépendant des Etats-Unis. Un communiqué de presse de l’ambassade américaine, le 7 décembre 2010, désapprouvant les résultats partiels publiés par le Conseil électoral provisoire, a provoqué la mise à l’écart du dauphin de René Préval, le candidat à la présidence, Jude Célestin.
Les retombées de la décision de Martelly de condamner l’embargo américain contre Cuba ne seront pas connues dans les jours ni dans les mois qui suivent. Au moment opportun, l’Oncle Sam donnera peut-être à l’actuelle administration haïtienne la monnaie de sa pièce.
Michel Martelly avait-il discuté de l’objet de sa visite à Cuba avec le ministre des Affaires étrangères et ses conseillers en relations internationales ?
Quelle est l’opportunité d’une telle initiative si l’on doit tenir compte de la coopération haïtiano-américaine dans le contexte de la reconstruction du pays, de l’investissement éventuel des hommes d’affaires américains, etc.
Lemoine Bonneau
lbonneau@lenouvelliste.com

 

Affaire Bélizaire :

Le texte de la motion de censure contre Josué Pierre Louis et Michel Brunache, fin prêt

mercredi 16 novembre 2011 à 19:06

imageLe texte de la motion de censure contre le ministre de la Justice, Josué Pierre Louis, et du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, est fin prêt.

C’est ce qu’a fait savoir, ce mercredi, Steven Benoit, un des membres de la commission chargé de réviser  l’acte d’interpellation.

Le premier sénateur de l’Ouest n’écarte pas, par ailleurs, l’éventualité que la liste des interpellés soit étendue à d’autres membres du pouvoir exécutif si la commission spéciale  chargée d’élucider les circonstances de l’arrestation du député Arnel Bélizaire en faisait la recommandation.

Entre temps, le président du Sénat de la République  a confirmé que la séance d’interpellation sera reprise  le 22 novembre prochain.

 

Séance d’interpellation ce mardi 22 ?

17/11/2011 12:09:43

Haïti - Politique : Séance d'interpellation ce mardi 22 ?Hier mercredi, le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a confirmé que la séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, se tiendra ce mardi 22 novembre. Si toutefois le bureau de l’Assemblée reçoit le rapport aujourd’hui jeudi, comme prévu, rapport préparé par une commission qui a eu à auditionner diverses personnalités, une vingtaine en tout, en vue de faire lumière sur l’arrestation, le 27 octobre du député Arnel Bélizaire.
« La séance pourrait être reprise le 22 novembre, si la commission remet au bureau le rapport de son travail d’ici jeudi » a déclaré le sénateur Joazile.
M. Joazile indique également que « tous les regards convergent vers l’interpellation » et que les sénateurs vont trancher dans un sens ou dans l’autre, mais ne fuiront pas leurs responsabilités, indiquant par la même occasion les regards devraient plutôt se pencher sur des sujets autrement plus important tel que l’éducation, la CIRH ou encore l’exercice 2011-2012…
Mardi le Président du Sénat avait accordé un report de la séance d’interpellation car le rapport n’était pas prêt, le sénateur des Nippes Jean William Jeanty, président de ladite commission avait déclaré « …nous estimons que si nous continuions d’avancer au même rythme d’ici jeudi, vendredi nous auront fini la rédaction du rapport et nous allons présenter le rapport à l’Assemblée »
Arnel Bélizaire est actuellement aux États-Unis dans le cadre d’une mission, il doit revenir en Haïti ce mardi. Normalement la séance de mardi prochain, si elle a bien lieu, devrait aboutir sur un vote de confiance ou une motion de censure.
À ce sujet le sénateur Steven Benoît a informé hier que le texte de la motion de censure contre le ministre de la Justice, Josué Pierre Louis, et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, est prêt, rappelons que le sénateur Benoît préside une commission composée de 3 membres (les Sénateurs : Wencesclass Lambert, Jocelerme Privert et Steven Benoît) qui a précédée à une révision de l’exposé des motifs de l’interpellation du Ministre de la justice et de la sécurité publique et du Secrétaire d’État aux affaires étrangères.
Tandis que le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard-Paul a confirmé qu’il a bien écrit au député Arnel Bélizaire pour lui demander de dire la vérité concernant son dossier.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4260-haiti-affaire-belizaire-ce-n-est-pas-une-crise-martelly-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4255-haiti-affaire-belizaire-report-de-la-seance-d-interpellation.html
http://www.haitilibre.com/article-4212-haiti-affaire-belizaire-la-commission-presidentielle-rendra-son-rapport-vendredi-prochain.html
http://www.haitilibre.com/article-4206-haiti-politique-les-deputes-n-ont-pas-aime-l-episode-de-samedi-de-la-saga-belizaire.html
HL/ HaïtiLibre

 

Commission d’enquête spéciale

Ni aveu, ni démission

Aucun des ministres et secrétaires d’État incriminés dans la brève incarcération du député Arnel Bélizaire n’a plaidé coupable devant la commission d’enquête spéciale du Sénat, qui a bouclé, mardi, sa série d’auditions. Le sort des interpellés sera fixé à la reprise, le 22 novembre 2011, de la séance d’interpellation suspendue au Sénat.

Le ministre Laurent Lamothe

Le député Arnel Bélizaire

Le ministre Josué Pierre-Louis

La séance d’interpellation du ministre et du secrétaire d’État incriminés dans l’arrestation suivie d’une brève incarcération du député Arnel Bélizaire sera reprise le 22 novembre 2011, a confirmé, mercredi, Jean Rodolphe Joazile, président du Sénat. La commission d’enquête spéciale diligentée par l’Assemblée pour fixer les responsabilités dans l’affaire Bélizaire a bouclé, la veille, sa série d’auditions. Le chef du gouvernement, Garry Conille, et plusieurs de ses ministres et secrétaires d’État ont témoigné devant les sénateurs-enquêteurs qui peaufinent leur rapport.
Aucun des ministres et secrétaires d’État interrogé n’est passé aux aveux. A l’instar du président Michel Martelly, en conflit ouvert avec le député Bélizaire, ils nient toute implication dans l’arrestation du parlementaire, plongé dans le silence depuis sa libération. Arnel Bélizaire a toutefois déposé, à titre de victime, devant la commission spéciale présidée par le sénateur Jean William Jeanty. Le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, qui était en mission à Asuncion lors de l’arrestation du député de la circonscription Delmas/Tabarre, a naturellement clamé son innocence. Le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, et celui des Affaires étrangères, Michel Brunache, expliquent, pour leur part, qu’ils n’étaient pas encore en fonction au moment des faits. La plus redoutable des personnes interrogées par la commission serait Félix Léger, le commissaire du gouvernement mis en disponibilité depuis que les parlementaires ont montré leurs muscles.
Émergeant comme accusé dans l’arrestation d’Arnel Bélizaire, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, a été également entendu par la commission d’enquête diligentée par le Sénat. Rien n’a filtré de cette audition. Le ministre, qui, selon le chef de la police, avait ordonné le transfert du député au pénitencier national, affrontera dans cinq jours les sénateurs interpellateurs dont certains ne jurent que par son renvoi.
« La motion de censure du ministre et du secrétaire d’Etat est prête », s’exclame le sénateur Steven Benoît, membre d’une commission qui a eu la responsabilité de modifier un premier document jugé trop accablant ! D’autres noms de ministres et de secrétaires d’Etat, a dit le premier sénateur de l’Ouest, pourront être ajoutés dans le document de motion de censure, selon les recommandations de la commission d’enquête spéciale. « Le style a été modifié, mais nous gardons le même contenu du texte », a révélé le sénateur Benoît.
L’affaire Bélizaire éclipse la CIRH…
Une fois l’affaire Bélizaire réglée, les sénateurs devront revenir sur de grands dossiers en souffrance comme l’avenir de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) en fin de mandat. Il n’y a pas de raison pour que tous les regards soient fixés sur la séance d’interpellation, a jugé le président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, interrogé, la veille, par la commission d’enquête spéciale à titre de témoin de l’arrestation, le 27 octobre dernier, du député Arnel Bélizaire sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture. « C’est dans le vécu du Parlement, l’interpellation d’un ministre, soutient le président du Grand Corps. Une séance d’interpellation accouche un vote de censure ou de confiance, dépendamment de la conscience de chaque parlementaire. » Le Parlement, estime le président du Sénat, doit aller au-delà, en se penchant sur les dossiers d’éducation, de la CIRH et du budget de la République qui restent pendants. Un canal, dit-il, est ouvert avec la Primature – siège du gouvernement – pour discuter du menu législatif.
Les élections pour le renouvellement de dix sièges au Sénat, figurent entre autres, parmi les grands dossiers de la vie politique haïtienne. Michel Martelly, à l’émission « Prezidan an ap koute w » (Le président vous écoute), promet de revenir après la commémoration de la Bataille de Vertières, ce 18 novembre, sur le Conseil électoral provisoire (CEP), dysfonctionnel depuis plusieurs mois. Certains des conseillers électoraux seraient en cavale suite à des mandats décernés par le parquet de Port-au-Prince.
« Le dialogue doit être permanent »
Le président de l’Assemblée nationale – quand les deux chambres se réunissent -, appuie par ailleurs, la quête de dialogue entre les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif prôné par le chef de l’Etat, Michel Martelly, qui nie toute responsabilité dans la brève incarcération du député Arnel Bélizaire. « Le dialogue ne doit pas être conjoncturel, mais permanent », a estimé le sénateur Joazile, qui a fait allusion à la détérioration des relations déjà entre l’exécutif et le parlement depuis l’affaire Bélizaire. Le dialogue est amorcé, dit-il, avec le président de la République, celui de la Cour de cassation et lui-même à titre de président de l’Assemblée nationale. Les trois dirigeants se sont rencontrés deux fois déjà, a fait savoir le sénateur du Nord-Est. D’autres rencontres, dit-il, sont en perspective entre les présidents des trois pouvoirs de l’Etat pour instaurer un climat de paix dans le pays.
Avant de s’envoler vers Cuba à la tête d’une importante délégation, le président Martelly, qui a considéré l’arrestation du député Bélizaire comme une erreur, s’en est remis aux trois pouvoirs pour tenter de mettre un terme à la crise. Cette arrestation, dit-il, est révélatrice du dysfonctionnement des appareils de l’État.
Claude Gilles

 

Première journée du deuxième Forum des affaires Québec-Haïti

jeudi 17 novembre 2011

P-au-P, 17 nov. 2011 [AlterPresse] — Le deuxième Forum des affaires Québec-Haïti débute ce 17 novembre à Montréal, et accueille des officiels haïtiens et canadiens, selon des informations communiquées par les organisateurs à AlterPresse.

La rencontre dure deux jours et a pour but d’accorder les « différents participants autour des voies et des moyens pour renforcer les structures d’accueil pour les investissements québécois et canadiens en Haïti », informe un communiqué d’Incas Productions.

La délégation haïtienne est composée, entre autres, du ministre du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau, de la titulaire du Tourisme, Stéphanie Villedrouin.

Le forum prévoit d’accueillir vendredi Lyne Beauchamp, vice-première ministre du Québec, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Elle est aussi présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel et députée de Bourassa- Sauvé.

Le forum sera également l’occasion de mettre l’accent sur la nécessité de créer des « liens privilégiés entre les entreprises québécoises, canadiennes et le Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l’investissement (Ccpi) », assure Incas Productions.

Karl Jean-Louis, directeur exécutif du Ccpi, structure mise sur pied par le président haïtien Michel Martelly, se trouve aussi au Canada pour prendre part au forum.

La reconstruction, l’éducation, l’agriculture et les nouvelles Technologies de l’information et des communications (Tic’s) sont les principaux thèmes qui seront au centre des échanges dans le cadre de cette activité.

Le forum est une initiative de Incas Productions Inc. en partenariat avec le Consulat Général d’Haïti à Montréal et la Chambre de Commerce Haïtiano-Canadienne (CCIHC). [gp apr 17/11/ 2011 12:00]

 

Uder Antoine, nouveau secrétaire général à la Primature

« Celui qui veut travailler trouve les moyens. Celui qui ne veut pas travailler trouve des excuses. Nous avons de grandes tâches devant nous. Trouvons donc les moyens pour les mener à bien », a dit le chef du gouvernement, le Dr Garry Conille, en installant Uder Antoine, le nouveau secrétaire général à la Primature.

Le nouveau Secrétaire général à la Primature, Uder Antoine

Le Premier ministre, le Dr Garry Conille, dans ses propos de circonstance

Le Sénateur Youri Latortue, le Secrétaire général et le Premier ministre sablent du champagne à la Primature

Bonne humeur ambiante à la Primature : le nouveau Secrétaire général, Uder Antoine et le Premier ministre, le Dr Garry Conille

L’assistance à la salle de conférence de la Primature

« Nous accordons à Uder Antoine notre confiance en le nommant à la prestigieuse fonction de secrétaire général de la Primature. Des enjeux importants ont motivé ce choix. Sa longue carrière et sa riche expérience dans diverses structures administratives », a déclaré solennellement le Premier ministre, le Dr Garry Connille, en installant, le mardi 15 novembre, Uder Antoine au poste qu’occupait Francis Gracia.
Après avoir mûrement réfléchi, a dit le Dr Conille, dans la salle de conférence de la Primature, il a porté son choix sur un ancien cadre du Management Science Health (MSH), une organisation internationale oeuvrant dans le domaine de la Santé. Ce gestionnaire était chef de mission adjoint du projet santé pour le développement et la stabilité d’Haïti (SDSH).
« Le choix porté sur votre personne constitue la preuve que vous avez su vous distinguer par les efforts que vous avez inlassablement déployés tout au long de votre carrière professionnelle », a dit le chef du gouvernement.
Définition de tâches
« Monsieur le secrétaire général, vous aurez à faire un diagnostic précis sur la situation qui prévaut à la Primature au niveau organisationnel, en relever les points forts et les points faibles de manière à fixer les objectifs qui vont guider vos actions. Vous serez également appelé à rendre nécessaire la coordination permanente et soutenue avec l’ensemble des services, afin que ces actions s’inscrivent dans un cadre de complémentarité et d’efficacité avec les divers départements et services relevant de votre autorité », a précisé le Premier ministre.
Devant la petite assistance qui prenait part à la cérémonie d’investiture, le Dr Conille a souligné encore une fois le rôle que l’ancien cadre du MSH est appelé à jouer : « Outre les fonctions de conseiller juridique auprès du Premier ministre et des autres organes relevant de la Primature, vous avez notamment pour mission d’assurer la continuité de l’action administrative au sein du bureau du Premier ministre, de coordonner et superviser les activités de tous les services relevant de votre tutelle, à savoir les structures centrales rattachées à la Primature. A ce titre, vous assurez conjointement avec mon directeur de cabinet la liaison avec les départements ministériels et le secrétariat général de la présidence, notamment. Vous avez aussi la tâche de veiller à la mise en forme définitive des textes législatifs et réglementaires avant de les transmettre à la signature des autorités. »
De grandes responsabilités pèsent sur les épaules du nouveau cadre de la Primature. Selon la desription des tâches et le décret créant l’administration centrale de l’Etat, Uder a rang de ministre. Le chef du gouvernement se dit convaincu que le nouveau titulaire du poste est nanti des capacités nécessaires pour relever les nombreux défis.
Un poste : de lourdes responsabilités
« Pour la confiance que vous avez placée en moi, je vous assure que ma collaboration sera totale et je m’efforcerai de garantir un suivi quotidien des tâches qui me seront confiées. Je dois reconnaître que ce poste que je qualifie de prestigieux charrie en soi de lourdes responsabilités dans la mesure où la Primature coordonne toutes les activités sectorielles du gouvernement leur suivi et leur exécution », a déclaré Uder Antoine qui déclare d’emblée qu’il se sent fin prêt « pour commencer dès aujourd’hui à abattre cette besogne immense puisqu’il s’agit de mettre en oeuvre la vision du président Martelly. »
Uder a fait le serment solennel de s’acquitter de ses devoirs avec autant de compétence, d’honnêteté et de dynamisme. « J’aimerais souligner à votre attention, Monsieur le Premier ministre, que le professionnalisme qui m’a caractérisé tout au long de ma carrière dans le privé sera mis à profit aujourd’hui dans l’exécution des politiques publiques. La discipline, la stricte observance des lois de l’administration publique seront la boussole qui orientera mes actions dans le cadre des relations saines de travail que je me propose de développer avec vous. La franche collaboration dans ce bureau restera le fondement de notre réussite. »
Le nouveau secrétaire annonce que la discipline, l’attachement au travail et le sens des responsabilités seront au rendez-vous dans les pratiques quotidiennes des fonctionnaires.
« Mesdames, messieurs les collaborateurs, je suis conscient que je ne réussirai pas dans ma noble tâche sans votre soutien inconditionnel. Je suis un homme de dialogue. Pour avoir travaillé dans le circuit international, je connais les vertus de la parole, le pouvoir des mots, la noblesse de l’écoute et la grandeur de prendre une décision », a dit Uder.
Homme d’équipe, cet ancien directeur des opérations de MSH en Haïti rassure: « S’il y a un principe qui m’a toujours guidé durant toute ma carrière professionnelle, c’est un sens poussé du travail accompli, le sens des résultats obtenus. » Aussi a-t-il garanti qu’il va « prioriser une gestion axée sur des résultats concrets, palpables et objectivement vérifiables ».
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

 

Sophia Martelly rend visite à Aristide

17/11/2011 09:57:22

Haïti - Social : Sophia Martelly rend visite à AristideCe lundi 14 novembre, Sophia Martelly, la Première dame de la République d’Haïti a rendu visite à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide et sa femme Mildred Trouillot-Aristide. Selon nos informations, il s’agirait d’une simple visite de courtoisie. Rappelons que dans le cadre de la réconciliation nationale, le Président Michel Martelly, avait rencontré dans la matinée du 12 octobre, l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide en sa résidence de Tabarre.
Au cours de cette rencontre le Président Martelly avait déclaré « Il m’a reçu comme un de ses proches [...] Nous sommes tous des Haïtiens sur cette terre, c’est le signal que nous devons envoyer. » Tandis qu’Aristide avait déclaré « Aujourd’hui nous devons nous entendre, parler, dialoguer pour faire d’Haïti un beau pays…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4011-haiti-politique-rencontre-historique-martelly-aristide.html
HL/ HaïtiLibre

 

Arnel Bélizaire, en mission aux États-Unis

17/11/2011 09:46:08

Haïti - Politique : Arnel Bélizaire, en mission aux États-UnisLe député Arnel Bélizaire qui défraie la chronique, depuis son retour de Paris, et son arrestation jugée illégale et arbitraire par une grande majorité des parlementaires, de la classe politique et de la société civile, est actuellement en mission dans la capitale fédérale américaine, Washington. Le député a quitté le pays mercredi, il reviendra en Haïti le 22 novembre.
Son bureau informe que le député de Delmas-Tabarre (Veye Yo), Arnel Bélzaire fait partie d’une délégation d’élus de la chambre basse qui vont plaider au Congrès américain la cause des victimes du 12 janvier, dans le but de leur procurer des maisons.
« Le rétablissement de l’armée n’est pas une priorité aujourd’hui, pour le Congrès américain l’objectif à atteindre est de faire passer les gens des camps de fortune à des maisons » indique le communiqué.
Lors de cette mission, les membres auront des rencontre avec différentes personnalités politiques américaines dont les Sénateurs démocrates John Kerry, Patrick Leahy et le Sénateur républicain Richard Lugar.
HL/ HaïtiLibre

 

Le calme n’est toujours pas revenu à la Frontière

imageL’ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié Valdez affirme que la situation est toujours tendue au niveau de la zone frontière environ une semaine après les incidents ayant couté la vie à deux Haïtiens et un Dominicain.
Dans une interview accordée à Radio Métropole, le diplomate a indiqué que deux autres citoyens dominicains ont été tués ce mercredi en République voisine.
Ruben Silie Valdez annonce qu’une rencontre doit se tenir dans la soirée de ce mercredi, entre autorités haïtiennes et dominicaines, en vue de résoudre ce problème qui affecte les relations entre les deux pays .
Par ailleurs l’ambassadeur dominicain informe que les autorités de son pays ont diligenté une enquête dans le but de faire la lumière sur cette affaire.
Rappelons que selon le GARR,au moins 4 Haïtiens dont une femme ont été lynchés dans la région frontalière de Descubierta par des ressortissants dominicains en guise de représailles suite à la mort par balle d’un des leurs, le 9 novembre 2011, à Savann Bonm, localité de la commune de Cornillon Grand Bois dans le département de l’Ouest.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Sécurité :

Himmler Rébu réagit aux déclarations du Canada

17/11/2011 08:05:30

Haïti - Sécurité : Himmler Rébu réagit aux déclarations du CanadaHier l’ex-colonel Himmler Rébu, Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) a réagi sur les déclarations de John Babcock, porte-parole de la Ministre d’État canadien des Affaires étrangères, Diane Ablonczy qui dit craindre « que la création d’une seconde force de sécurité réduira considérablement les ressources disponibles pour les autres priorités importantes d’Haïti » précisant également que le Canada n’aiderait pas à payer pour une seconde force de sécurité et qu’il concentrerait son soutien sur la force policière.
Himmler Rébu pense que nous sommes revenus à l’époque coloniale «…on est véritablement à nouveau dans la colonie de St-Domingue, c’est un peu comme quand Leclerc est arrivé avec son expédition, avec la ferme conviction de rétablir l’esclavage, les esclaves devaient admettre le principe qu’ils n’avaient pas suffisamment d’armes, qu’ils n’avaient pas suffisamment de dignité, qu’ils ne pouvaient donc pas défendre un sujet à dimension mondiale. Et c’est justement le contraire qui est arrivé. [...] Je pense que c’est extrêmement présomptueux de la part des étrangers de penser qu’ils sont maîtres de tout, et de tous en Haïti. »
L’ex-colonel dit appuyer la démarche du Chef de l’État mais demande la création d’un conseil national « j’appuie totalement l’approche du Président Martelly mais je demande à ce qu’il y ait un conseil national autour de la question pour que le projet ne soit pas le projet d’un homme ou d’une tranche de la société, mais que ce soit un projet national. »
À l’occasion des commémorations de la bataille de Vertières, ce vendredi 18 novembre, Himmler Rébu souhaite « que le Président publie purement est simplement un arrêté présidentielle rapportant l’arrêté scélérat qui a été prit par le Président Aristide, et deuxièmement qu’il forme une commission multidisciplinaire avec des psychologues, des éthologues, des sociologues, des médecins, des avocats, des militaires de plusieurs tendance technique différentes, pour qu’ils puissent s’assoir et faire le design d’une vraie armée nationale » ajoutant « c’est à ce prix que j’irais dans le sens d’une armée nationale et non les Forces Armées d’Haïti tel que c’est prévu dans la constitution haïtienne… » précisant que cette force « doit être l’affaire de toute la Nation haïtienne, car que la Minsutah le veuille ou non, la Minsutah devra partir, et les forces militaires de la Minustah devront être remplacées par d’autres forces militaires qui ne pourront qu’être que Nationale. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4262-haiti-securite-le-canada-ne-paiera-pas-pour-la-nouvelle-force-de-securite.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito des autres

Haïti: Une diplomatie au plus offrant !

PORT-AU-PRINCE, 10 Novembre – Il est de grosses vérités que la presse peut révéler sans le vouloir.
Ainsi nous lisons dans une dépêche d’une agence locale : ‘Le royaume de Thaïlande marque ses nouvelles relations diplomatiques avec Haïti (…) en signant un chèque de 1 million de dollars aux autorités haïtiennes.’
L’agence peut manquer de diplomatie dans la formulation, mais le communiqué officiel ne dément pas. Oyez : ‘Le ministre des affaires étrangères et des cultes (…) a reçu, au nom du gouvernement, un don de 964.594.25 dollars (…).’
‘Le ministre (…) en a profité pour dire son profond intérêt à établir des relations solides entre Haïti et la Thaïlande.’
De quoi cela a-t-il l’air si ce n’est (comme dans une vulgaire petite annonce) : Relations diplomatiques à vendre ! Paiement en cash.
A un point tel aujourd’hui que cela ne semble déranger ni les bureaux de communication gouvernementaux. Ni la presse locale.
Une telle innocence …
Cela ne date pas d’aujourd’hui. Probablement. Et notre pays n’est pas le seul dans ce cas. Toute la diplomatie du temps du conflit Est-Ouest ou de la Guerre froide ne repose sur rien d’autre. Mais n’est-ce pas exprimé de plus en plus chez nous avec une telle innocence (probablement surtout par des générations arrivées dans le métier de communication depuis que Haïti est l’une des rares nations à vivre autant aux crochets du reste de l’humanité) que notre jeune presse ne fait pas assez la différence.
Autrefois au contraire plus on en attendait quelque chose en retour, plus les relations diplomatiques devaient prendre un air digne. C’était la diplomatie à monocle.
Mais aujourd’hui lorsqu’on parle de valise diplomatique, ce n’est pas que du courrier qu’on y trimballe.
Punta del Este …
Certains feraient remonter le changement depuis la conférence de Punta del Este (Uruguay, 1961) pour exclure le Cuba socialiste de l’Organisation des États Américains (OEA) quand Papa Doc négocia le vote d’Haïti avec Washington pour l’argent qui servit à construire l’aéroport international de Port-au-Prince.
Plus près de nous, l’exemple le plus évident est celui de Taïwan, avec lequel Haïti est l’un des très rares pays à avoir encore des relations diplomatiques de nation à nation.
Même Washington a accepté de reconnaître Pékin comme la seule Chine représentée aux Nations Unies, alors que Haïti s’y refuse. Pourquoi ? Pour l’aide appréciable que nous recevons de Taipei (ou Taïwan).
Des projets plus ‘personnels’ …
Il est vrai que Taïwan ne se fait pas prier. La route des rails a été payée plusieurs fois par le gouvernement taïwanais. La belle avenue de l’aéroport Toussaint Louverture. De nombreux ponts jetés sur des rivières souvent en crue en maints endroits du pays. etc.
Sans compter des projets plus ‘personnels’, au sens où c’est aussi pour appuyer un chef d’État qui s’est montré plus sensible à la cause de Taïwan.
Exemple, le projet de plantation de bambou à Marmelade. Ou l’aide financière pour réaliser l’université de la Fondation Aristide.
Aristide n’a pas hésité à affronter la colère de Pékin en plaidant la cause de Taïwan dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU. La Chine menaça d’utiliser son veto au Conseil de sécurité pour bloquer l’envoi de la mission de paix onusienne.
Aristide et Préval refusèrent aussi bien l’un que l’autre de reconnaître Pékin comme la seule Chine habilitée à avoir une ambassade à Port-au-Prince où aujourd’hui encore la seule Ambassade de Chine reste celle de Taïwan. Même quand la Chine a fini par convaincre presque le monde entier de son bon droit (et de sa puissance économique), mais seul à Haïti qu’elle ne fait pas peur.
Pas sans conséquences …
Cependant cette diplomatie-là, de toute évidence, intéressée n’est évidemment pas sans conséquences – est aussi capable de nous jouer parfois des tours.
Ainsi récemment le vote en faveur de l’adhésion de l’Autorité palestinienne à l’Unesco.
Sauf la France, les grandes nations occidentales ont voté soit contre (c’est le cas des États-Unis et du Canada), soit ont fait abstention.
Haïti, fidèle à sa tradition de se placer aux côtés des peuples opprimés, a voté favorablement.
Outre que le Sénat haïtien a déjà adopté une résolution en faveur de la demande de l’Autorité Palestinienne, actuellement devant le Conseil de sécurité, pour devenir membre à part entière des Nations Unies.
Mais on sait qu’à cela Washington s’oppose résolument, du moins tant que des négociations n’auront pas été conclues avec Israël. Ce qui ne semble pas demain la veille. Or Israël est également un fournisseur d’aide à Haïti. Et de longue date.
Une grande injustice …
On dit que le premier ministre israélien aurait appelé personnellement le président haïtien pour lui faire des reproches.
Voici les autorités haïtiennes bien embarrassées. Et Haïti mise en demeure de trahir son propre vote. En effet la responsabilité en a été rejetée sur la représentation haïtienne à l’UNESCO. La représentante d’Haïti, qui s’est consacrée pendant plus de trente ans à défendre les intérêts d’Haïti auprès de cette institution, a été rappelée injustement puisque personnellement, elle n’a rien à voir au vote de la délégation haïtienne. On ne doit pas confondre la délégation et la représentation. Ce n’est pas le seul exemple où sous la pression de nos bailleurs d’aide, nos autorités peuvent perdre la tête. Et ce ne sera pas non plus le dernier.
De plus en plus donc cette diplomatie-là, diplomatie de l’obole, de la main tendue, une diplomatie au plus offrant ou meilleur enchérisseur a aussi ses conséquences – peut entrainer des conséquences tout à fait inattendues.
En un mot, peut finalement enlever tout sens au vote d’Haïti devant quelque instance que ce soit. Sinon celui du mendiant de service …
Le nouveau chancelier haïtien promet de réformer notre diplomatie. Il lui faudrait commencer par essayer d’arrêter cette course vers la diplomatie pour des peanuts.
Marcus, Port-au-Prince

 

Pour une diplomatie pragmatique et surtout économique

Etant pendant longtemps prisonnière et tributaire des préoccupations géostratégiques de grandes puissances internationales servant de centres périphériques, la diplomatie haïtienne ne se préoccupait guère de ses intérêts particuliers. Pour l’instant, Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant. C’est l’idée-force dégagée par le chancelier Laurent Lamothe, qui entend donner un nouvel élan à la diplomatie haïtienne, lors d’une conférence organisée vendredi dernier à l’Institut national de Gestion et des hautes études Internationales (INAGHEI).

Le ministre des Affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe

Le secrétaire général de l’INAGHEI, Henri Robert Sterlin

Le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, n’y va pas par quatre chemins. En vue de se rapprocher des universitaires, le chancelier haïtien a donné vendredi dernier une conférence à l’Institut national de Gestion et des hautes études Internationales (INAGHEI) sur le thème : « Diplomatie et souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires». S’adressant à une centaine d’étudiants, de professeurs, de chercheurs et spécialistes en relations internationales, le titulaire du MAEC a choisi de rencontrer les universitaires en vue d’exposer les grandes lignes stratégiques de sa politique pour susciter l’intérêt de la communauté universitaire autour de ce que devrait être la diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction du pays. Ayant tenté de déblayer à son compte les décombres qui ont empêché et empêchent encore la diplomatie haïtienne de s’émanciper, il s’est livré à une approche cognitive, épurée, critique et rapide des données relatives à ce domaine, dont il a pris une mesure objective, dans une perspective pragmatique et rigoureuse.
La diplomatie d’affaires: un outil à développer
Dans son intervention, le ministre du MAEC affirme que la question autour de la diplomatie et de la souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires, est un sujet d’une extrême importance. Comme nouveau chancelier, il confie que la nouvelle vision politique de la diplomatie haïtienne se veut une diplomatie d’affaires. Ce concept de diplomatie d’affaires, selon lui, n’est pas nouveau dans les relations internationales.
« La diplomatie d’affaires, c’est le passage d’une diplomatie de représentation ou de simple protocole à une diplomatie de « business » dont la vocation pratique est d’attirer un flux d’investissements étrangers. Des pays comme le Mexique, les Philippines, le Singapour, le Brésil et la Chine ont déjà opérationnalisé ce concept dans leur politique de développement économique. Cependant, en Haïti, c’est la première fois, au risque de me tromper, que le concept de diplomatie d’affaires, énoncé par le chef de l’Etat au cours de sa campagne, fait sa rentrée dans le discours politique avec tant d’emphase et d’insistance, comme axe stratégique de relations internationales », soutient-il.
Abordant la question de la souveraineté politique et l’ingérence diplomatique, le titulaire du MAEC tient à souligner que la République d’Haïti, sans toujours avoir les moyens économiques de ses politiques, sans stratégie politique bien pensée, ne peut sortir de la logique d’ingérence de la politique internationale. « Le constat du misérabilisme du pays sur le plan institutionnel est flagrant. L’Etat a de la difficulté à répondre à ses principales responsabilités constitutionnelles, celles de garantir la vie et le progrès de ses citoyens », dit M. Lamothe, se référant aux propos de André Corten sociologue à l’Université de Montréal, qui définissait déjà Haïti, bien avant le tremblement de terre comme un « Etat faible ». Aujourd’hui, Haïti est un pays « effondré ». « Nous devons sortir de cet effondrement. La question fondamentale est comment s’en sortir ? Les propositions de sortie sont nombreuses. Les solutions proposées viennent en fonction de nos théories économiques et de nos positionnements politiques. »
A en croire le chancelier, la nouvelle diplomatie haïtienne tiendra amplement compte de notre dépendance économiques. Car il faut s’en sortir. Haïti, pour négocier aujourd’hui son autonomie politique, ne peut le faire sans un pouvoir économique. La diplomatie et l’économie sont deux éléments qui s’interpénètrent dans les relations internationales d’aujourd’hui. La souveraineté économique est essentielle à la souveraineté politique.
« Haïti est l’un des pays les plus proches des Etats-Unis, premier partenaire commercial et de destination de l’émigration haïtienne, après la République Dominicaine. De plus, Haïti ne peut survivre sans les transferts monétaires, commerciaux et les denrées provenant des Etats-Unis et de la République voisine. Les conditions de dépendance de notre pays est le résultat en partie d’une politique systématique caractérisée par l’économie d’enclave, le dumping économique écrasant la production nationale », renchérit-il.
La formation : une priorité dans la diplomatie étrangère
D’un autre côté, le ministre Lamothe poursuit que la chancellerie haïtienne entend montrer à la diplomatie étrangère que la formation et l’entrepreneuriat sont leur priorité: « Pour prendre en main le destin du pays et participer à la mondialisation de la culture et du marché, nous devons préparer des jeunes dont la formation est susceptible de les aider à participer aux échanges et aux transferts des compétences dans la promotion de l’innovation économique et de la recherche. C’est à cette seule condition que nous pouvons promouvoir la croissance et combattre parallèlement la pauvreté endémique qui nous assaille. Il s’agit là d’employer notre diplomatie d’affaires à travailler non seulement pour la croissance économique, mais également à instituer une logique de bonne gouvernance, afin d’assurer la participation d’Haïti aux forums internationaux. »
D’après M. Lamothe, même si le MAEC n’a pas un droit de regard sur le fonctionnement de l’université, il collabore plutôt avec le rectorat et le ministère de l’Education nationale au niveau de la certification des diplômes pour les étudiants qui doivent poursuivre leurs études à l’étranger. « Je profite donc pour m’adresser aux autorités académiques qu’il faut à tout prix arriver à la régulation des diplômes au niveau de l’enseignement supérieur, car il s’agit de la protection des années d’études réalisées par nos étudiants, souvent dans des conditions difficiles. Je me permets, en ce sens, de lancer un appel aux autorités académiques et d’offrir la collaboration de mon ministère pour aider et faciliter nos étudiants. Nous allons renforcer la compétence et le leadership des employés présentant des qualités qui répondent aux nouvelles stratégies de la diplomatie haïtienne. »
Dans l’idée de réguler l’imbroglio administratif et fournir à la chancellerie un outil efficace de développement et d’instrumentalisation de politique d’action, le ministre Lamothe propose l’établissement d’un Département de formation continue, appelé Institut de la Bonne Gouvernance. Celle-ci aurait pour objectif de contribuer à la formation continue du personnel à tous les niveaux ; de renforcer le développement des liens avec les pays de la CARICOM et d’Afrique ; d’ouvrir d’autres relations diplomatiques ; d’instruire les possibles investisseurs partenaires sur les avantages à investir en Haïti ; de servir de canal entre les institutions gouvernementales et les institutions étatiques internationales ; d’élaborer des documents de travail et des textes de position pour maintenir la visibilité d’Haïti au niveau des forums internationaux ; de mener une diplomatie axée sur le respect et la protection des droits de l’homme ; de consolider les relations traditionnelles d’Haïti avec les partenaires traditionnels au niveau de la coopération internationale et développer d’autres qui sont utiles au développement socioéconomique du pays ; de trouver des ouvertures sur le plan des affaires pour favoriser l’investissement des capitaux étrangers et stabiliser le démarrage du développement économique.
Dans la même veine, le ministre Lamothe croit que le gouvernement ne pourra pas se contenter d’une diplomatie seulement de la théorie des relations internationales, du protocole ou du dialogue passif. Il estime que les règles d’éthique de relations internationales doivent être respectées pour un développement harmonieux des rapports.
« Notre diplomatie va devoir innover dans la recherche d’opportunités économiques. Nous devons changer l’image que nous projetons dans la coopération internationale axée, depuis des lustres, sur l’assistanat par une autre image qui est celle de notre capacité à investir dans l’humain et à assumer notre destin. Nous croyons que la souveraineté politique et l’extraction de l’effet d’ingérence est dans la production et l’accumulation. »
En effet, la chancellerie entend moderniser la diplomatie haïtienne dans l’inclusion d’une nouvelle génération de jeunes leaders, capables d’investir de nouvelles énergies intellectuelles et culturelles adaptées à la nouveauté des exigences d’ouvertures de transferts technologiques et de mobilité du monde international.
« L’image de la diplomatie d’affaires que doit projeter le MAEC doit venir d’Haïti. Ainsi avons-nous conçu un plan de restructuration interne de l’administration en fonction des ressources humaines du pays. Il importe que les nouveaux cadres appelés à opérationnaliser cette diplomatie viennent pour la plupart des universités haïtiennes. Le travail à accomplir pour atteindre les objectifs de la diplomatie d’affaires comme stratégie politique de relations internationales ne peut pas être l’oeuvre que du gouvernement; c’est aussi la vôtre comme communauté universitaire. Mon ardent désir est de vous engager dans cette voie de la nouvelle stratégie de la diplomatie d’affaires énoncée au cours de cette rencontre au niveau de la planification et de l’animation de vos programmes d’études », indique-t-il.
En outre, le secrétaire général de l’INAGHEI, Henri Robert Sterlin, a, de son côté, dit apprécier cette initiative du ministre des Affaires étrangères et des Cultes de rencontrer les étudiants au sein même de l’université dans le cadre de sa politique de changer l’image de la diplomatie haïtienne par une diplomatie d’affaires. « La présence du chancelier est très appréciée par le département des sciences politiques déjà ouvert à des partenariats avec la chancellerie. L’INAGHEI souhaite que le MAEC donnera suite à ce partenariat. Déjà nous avons une liste de 7 à 9 étudiants pour leur intégration au sein du MAEC et des institutions étrangères », conclut M. Sterlin
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
mcincir@lenouvelliste.com

 

La bataille d’Anacacis

Si le Parlement abroge les articles 120,121 et 122 du chapitre 4 du « Code du travail » sur le travail de nuit et son tarif, une fois et demie plus cher que le « shift » de jour, le nombre d’emplois peut augmenter de plus 30 %, selon Georges Sassine, président de l’ADIH. Cette proposition d’amendement, oubliée depuis 2009 dans les tiroirs du Sénat, est d’un vieux communiste aujourd’hui adepte « d’un capitalisme à visage humain » : Jean-Hector Anacassis .

Le sénateur Jean Hector Anacacis

L’économiste Camille Charlmers

L’industriel Georges Sassine

Des employés dans une usine

Des employés dans une usine

Economiste, indécrottable militant communiste, le sénateur Jean Hector Anacasis, pragmatique, se pose en « conciliateur » des intérêts du capital et de la force de travail. Son objectif? Proposer et amender des lois, codes et autres dispositions freinant la création d’emplois en Haïti où le chômage touche plus de 50 % de la population active.
L’ex-protégé de feu René Théodore souhaite abroger les articles 120,121 et 122 du chapitre 4 du « Code du travail » sur le travail de nuit et son tarif, une fois et demie plus cher que le « shift » de jour. Le sénateur Anacasis, dans une proposition d’amendement moisissant au fond des tiroirs du Sénat de la république depuis 2009, proposait au patronat de payer le même salaire à celui qui travaille le jour ou la nuit.
Cependant, pour l’industrie de la sous-traitance textile, il table sur une majoration de 10 %, avec des mesures d’accompagnement, contrairement au 50 % prévus actuellement. Le transport des ouvriers travaillant la nuit sur une base volontaire et un repas chaud sont également prévus, ajoute Jean Hector Anacasis, décidé à faire le lobbying auprès de ses pairs en vue d’obtenir le vote de cette proposition.
« Ce n’est pas une question de capital politique. Il importe de lever les obstacles afin de donner du travail à des gens qui croupissent dans la misère dans nos bidonvilles, comme Cité-Soleil, Solino…», selon Anacasis, critique à l’égard de « l’Etat » qui a laissé les investisseurs et leurs entreprises à la merci des voyous lors des troubles politiques des dernières décennies. « Garantir les intérêts du capital et éviter l’exploitation de l’homme par l’homme motive mon action », explique le sénateur de l’Ouest, qui croit aussi « qu’il faut aussi baisser le coût de l’électricité ».
Georges Sassine souscrit
Georges Sassine souscrit. L’industriel, président de l’ADIH, estime que l’amendement de ces articles du « Code du travail » est susceptible d’augmenter de plus de 30 % le nombre de personnes employées actuellement dans l’industrie en Haïti sans avoir à investir un sou de plus.
Les articles du chapitre 4 pénalisent les entrepreneurs dont la capacité de production est réduite à cause du temps limité d’exploitation des machines dans leurs usines, souligne Georges Sassine, également concerné par le prix élevé du kilowattheure, 34 centimes en Haïti tandis qu’il est, dans un pays compétiteur comme le Honduras, à 9 centimes us.
Georges Sassine, favorable à une baisse du tarif actuel, croit qu’il faut mettre de l’ordre dans l’administration de l’ED’H, combattre le vol de courant en Haïti où les prévisions de croissance économique de 8 % sur les 5 prochaines années nécessiteraient un accroissement annuel de 1000 mégawatts l’an de la disponibilité énergétique, selon le René Jean-Jumeau, secrétaire d’Etat à l’Energie.
Si l’ex-colonel Himmler Rébu du GREH partage les plaidoyers du sénateur Jean Hector Anacassis et de l’industriel Georges Sassine et croit qu’il faut d’abord militer en faveur de la création d’emplois et faire après la bataille pour le respect des droits des travailleurs, de son côté, l’économiste altermondialiste Camille Charlmers critique, rejette la proposition d’amendement. « Nous ne sommes pas d’accord avec cette proposition », explique-t-il.
« L’introduction du travail de nuit pourrait permettre d’employer plus de personnes. Cependant, il faut être vigilant par rapport aux conditions de travail », indique l’altermondialiste, acide à l’égard des patrons de CODEVI et de SONAPI. « Il est inacceptable d’employer plus de personnes qui travaillent dans des conditions de quasi-esclavage et de surexploitation, comme cela se fait aujourd’hui dans les zones franches à Port-au-Prince », dénonce Camille Charlmers, qui croit nécessaire d’avoir des emplois durables, capables de connecter les secteurs porteurs de l’économie.
Acide, Charlmers s’en prend à la sous-traitance textile et aux promesses de création d’emplois loin d’atteindre les seuils annoncés. Le secteur est parvenu à créer entre 11 000 et 12 000 emplois, contrairement aux 120 000 annoncés, note l’économiste.
« Le pessimisme de M. Charlmers est légendaire et ses accusations sans fondements », rétorque un industriel s’exprimant sous le
couvert de l’anonymat afin, dit-il, d’éviter des « polémiques stériles ». « Les chiffres sont là pour attester des efforts faits dans le secteur », ajoute-t-il.
Dans le cadre d’un accord de l’ADIH avec la BID, 4 immeubles de 40 000 pieds carrés sont en construction à la SONAPI, confie Georges Sassine. Et à Caracol, la BID a investi 100 millions de dollars, l’Etat haïtien 252 millions, les Etats-Unis 120 millions et SAE-A, une entreprise coréenne, 80 millions dans la construction d’un parc industriel qui favorisera la création de 30 000 emplois directs dans le nord du pays, sans compter les emplois indirects, argumente Georges Sassine.
Le plaidoyer pour fixer un salaire uniforme ou presque pour les trois « shift » en vue de générer plus d’emplois est aussi important que celui visant à favoriser le crédit aux PME. Un secteur pourvoyeur de plus de 90 % des emplois dans le secteur privé à prédominance informelle, note un journaliste économique, qui déplore le peu d’ambition affiché par des hommes d’affaires peu enclins a faire un lobbying agressif auprès des parlementaires en faveur du vote de lois susceptibles de booster l’économie. « Bon nombre d’hommes d’affaires sont confortables comme ça. C’est dommage », soutient-il en saluant cependant l’initiative du sénateur Anacasis, un vieux communiste qui tient un discours digne « d’un capitalisme à visage humain ».
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

mercredi 16 novembre 2011

16 nov

Martelly à Cuba

16/11/2011 07:20:52

Haïti - Politique : Martelly à CubaLe Président Martelly à la tête d’une délégation de 29 membres est arrivé hier mardi à La Havana, l’objectif de cette visite officielle de trois jours est de renforcer les liens de coopération traditionnelle entre Haïti et Cuba tout en dégageant de nouvelles pistes de coopération. http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
« Je considère que c’est un honneur de visiter pour la première fois un peuple frère et de remercier votre gouvernement pour tant de solidarité » a déclaré le président d’Haïti quelques minutes après son arrivée à La Havane. À l’aéroport international José Martí, le chef de l’Etat a été accueilli par le vice-ministre des Affaires étrangères, Rogelio Sierra. Dans des déclarations à la presse nationale et étrangère, le président haïtien a souligné la coopération médicale cubaine en Haïti.
« Nous sommes très heureux de l’assistance médicale et professionnels en provenance de Cuba. La ministre de la Santé [Florence Duperval Guillaume] s’est également rendu à la Havane et nous aurons l’occasion de travailler sur les projets à venir » a déclaré Michel Martelly.
Le Chef de l’État a également annoncé que des projets seront examinés en vue d’une collaboration Sud-Sud «…lors de ce voyage seront examinés des projets de coopération avec les pays de la région, comme la CARICOM, pour identifier certains domaines de collaboration et promouvoir la coopération Sud-Sud. »
Avant de partir de Port-au-Prince le Président Martelly a déclaré «…l’idée est de rencontrer les homologues cubains pour travailler sur le renforcement de la coopération bilatérale, et du même coup discuter de la possibilité de relations tripartites, et dans ce menu nous avons l’approfondissement de la coopération avec Cuba dans les domaines suivants, la santé, l’agriculture, la pêche c’est très important pour nous, nous travaillons déjà pour mettre sur pied d’ici la fin du mois un séminaire sur la pêche et les métiers de la mer [...] , l’environnement, l’éducation, des techniques de construction, de culture, de tourisme et de protocole…»
À propos de l’embargo contre Cuba le Président d’Haïti a qualifié « d’injuste le blocage économique, commercial et financier contre Cuba », dernièrement le sénat haïtien a voté une résolution demandant la levée inconditionnelle du blocage économique, commercial et financier appliqué par les États-Unis depuis plus de 50 ans, contre Cuba.
http://www.haitilibre.com/article-4189-haiti-politique-le-senat-vote-a-l-unanimite-une-resolution-pour-la-levee-du-blocus-de-cuba.html
Le Président Martelly doit lors de sa visite avoir une rencontre avec le Président cubain Raúl Castro. Il est également prévu des séances de travail qui seront présidées par les Chefs d’État haïtien et cubain, des rencontres avec des ministres…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4258-haiti-securite-atterrissage-d-urgence-a-cuba-19-fonctionnaires-haitiens-a-bord-maj-16h52.html
HL/ HaïtiLibre

 

Martelly et Lamothe ont rencontré 17 ambassadeurs

16/11/2011 11:48:21

Haïti - Politique : Martelly et Lamothe ont rencontré 17 ambassadeursMichel Martelly, le Président de la République, est arrivé à la Havane (Cuba), ce mardi 15 novembre. Le Chef de l’État préside une importante délégation composée entre autres des ministres des Affaires Étrangères, de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports et du Plan ; du président de la Commission des Affaires Étrangères du Sénat et de celui de la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre des députés.
La délégation haïtienne a été accueillie à sa descente d’avion par l’Ambassadeur haïtien accrédité à Cuba, M. Jean Généus et le vice-ministre cubain des relations extérieures Rogelo Sierra.
Séance de travail avec l’ambassadeur norvégien
Dans l’après midi, les ministres Laurent Lamothe, Hébert Docteur, Florence Duperval Guillaume et Ronald Toussaint ont eu une séance de travail avec l’ambassadeur norvégien accrédité en Haïti avec résidence à la Havane, M. John Petter Opdahl. Les discussions ont tourné notamment autour de la création de sources alternatives d’énergie, de manière à freiner le phénomène de la déforestation.
Rencontre avec 17 ambassadeurs
Dans la soirée, le Président Martelly et le Chancelier Lamothe, assistés du sénateur Wencesclas Lambert et du député Alteste Toussaint ont eu une fructueuse réunion de travail avec 17 ambassadeurs accrédités en Haïti, avec résidence à la Havane. Cette rencontre était l’occasion pour le ministre des Affaires Étrangères d’exposer la vision du Président Martelly aux diplomates. M. Lamothe a demandé aux ambassadeurs d’inciter les investisseurs de leurs pays à s’installer en Haïti, rappelant que le pays est ouvert aux investisseurs étrangers.

La visite de la délégation haïtienne à Cuba s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays et l’exploration de nouvelles pistes de coopération.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4261-haiti-politique-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4258-haiti-securite-atterrissage-d-urgence-a-cuba-19-fonctionnaires-haitiens-a-bord-maj-16h52.html
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

10 millions d’Euros pour la reconstruction de Ministères

15/11/2011 13:37:13

Haïti - Reconstruction : 10 millions d'Euros pour la reconstruction de MinistèresHier le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, a annoncé en présence de Benoist Bazin, Chef de section Infrastructure, de la Délégation de l’Union européenne en Haïti et de Price Pady, ordonnateur National des Fonds européen de développement, d’un don de 10 millions d’euros pour Haïti, destiné à la reconstruction de ministères endommagés ou détruit le 12 janvier 2010.
« Je remercie l’Union Européenne d’être avec nous aujourd’hui, et l’ordonnateur National pour cette visite visant à aider l’État haïtien dans la reconstruction de nos ministères » a déclaré le Chancelier « nous avons eu une très bonne rencontre aujourd’hui, avec le chargé d’affaire de l’Union Européenne, dans le cadre de la reconstruction du Ministère des Affaires Étrangères, du Ministère des TPTC et du bureau de l’ordonnateur. C’est un projet évalué à environ 10 millions d’Euros, dont 3 millions à peu près, pour le Ministère des Affaires Étrangères.
Nous allons rapidement lancer l’appel d’offre en vue de commencer la reconstruction [...] parce qu’il est temps de donner à l’État, les moyens de bien travailler, car nous sommes dans une situation assez difficile dans nos locaux. Nous remercions encore une fois le Chargé d’affaire de travailler étroitement avec nous et nous apprécions la coopération et la collaboration de l’Union Européenne dans son assistance à Haïti. »
HL/ HaïtiLibre

 

Rodolphe Joazil ne fait pas partie de la délégation haïtienne devant se rendre à Cuba

mardi 15 novembre 2011 à 15:51

images (14)Le président du Sénat de la République, Rodolphe Joazil, ne  pourra pas accompagner le chef de l’Etat à Cuba ce mardi.

L’information a été confirmée par l’intéressé lui-même, indiquant avoir reçu une correspondance de la présidence l’invitant à faire partie de la délégation haïtienne appelée à effectuer le voyage.

Le représentant du département du Nord-Est au Parlement justifie son indisponibilité par le fait qu’il doit se mettre à la disposition de la commission sénatoriale  chargée d’enquêter sur les circonstances entourant l’arrestation, le 27 octobre dernier,  du député en fonction, Arnel Bélizaire.

Le président de l’Assemblée nationale dit, par ailleurs, respecter le refus du député  Sorel Jacinthe  de s’envoler  pour Cuba en compagnie de Michel Martelly.

 

Atterrissage d’urgence à Cuba, 19 fonctionnaires haïtiens à bord

15/11/2011 14:43:06

Haïti - Sécurité : Atterrissage d'urgence à Cuba, 19 fonctionnaires haïtiens à bord (MAJ 16h52)Le Président d’Haïti, Michel Martelly informe qu’un avion transportant 19 fonctionnaires du gouvernement d’Haïti (selon les dernière informations il y avait à bord le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, René Jean Roosevelt ; de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Réginald Paul ; de l’Agriculture des ressources naturelles et du Développement Rural, Agr. Hébert Docteur ; de l’Environnement Joseph Ronald Toussaint, des fonctionnaires de l’État et des membres de la presse) a fait un atterrissage d’urgence à Cuba. Il signale également que l’avion a atterri en toute sécurité et il n’y avait pas de blessé, cependant il n’a pas spécifié l’état de l’urgence.
Damian Merlo, porte-parole du Président Martelly a déclaré que l’avion turbopropulseur avait des problème au niveau du câblage du système de climatisation, et que l’avion a atterri par mesure de sécurité.
Les fonctionnaires font partie d’une équipe de préparation du voyage du Président Martelly à Cuba du 15 au 17 novembre.
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
Pour sa part le Président de la République, Michel Martelly est attendu à l’aéroport international José Martí de La Havane à 15h00 heure locale.
Martelly vient d’arriver à Cuba dans une brève déclaration aux journalistes il a dit que c’est un « plaisir » et un « honneur » d’être à Cuba, qu’il a qualifié de « pays frère ».
Il s’agit du second incident de ce type en moins d’une semaine. Le dernier incident
http://www.haitilibre.com/article-4239-haiti-politique-le-gouvernement-evite-un-crash.html s’est passé dans les hauteurs de Kenscoff, un hélicoptère transportant le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, M. Thierry Mayard-Paul, Ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la Défense nationale, et M. Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, avait dû atterrir d’urgence dans un champ de cultures à cause des conditions météorologiques qui s’était rapidement détériorées.
Plus d’informations à venir…
HL/ HaïtiLibre

 

Incendie au Marché de la Croix-des-Bouquets

16/11/2011 11:00:45

Haïti - FLASH : Incendie au Marché de la Croix-des-BouquetsDans la soirée du mardi 15 Novembre, au marché de la Croix-des-Bouquets un feu s’est déclaré dans trois balles de tissus (pèpè) et s’est immédiatement propagé dans la section abritant les marchandises de près de deux cents marchands.
L’incendie a également attaqué le bâtiment dans lequel se trouvaient entreposé les marchandises en question. Heureusement il a pu être combattu avec succès par les pompiers, la Protection civile et la Minustah qui sont venus porter secours, aide et assistance aux victimes. Grace à ces efforts conjugués, l’incendie a pu être circonscrit dans un périmètre restreint, occasionnant donc un minimum de dégâts.
Cette opération a pu être réalisée grâce à l’intervention immédiate du Ministère de l’Intérieur en la personne de son titulaire lequel, averti par le Député de la Croix des Bouquets, a réagi sur le champ afin d’assurer la mobilisation des pompiers, de la Police et des autres forces d’intervention qui se sont dépêchées sur place. Passé minuit, le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry Mayard-Paul, se trouvait toujours sur les lieux avec son équipe ministérielle et ses Secrétaires d’Etat, où il s’assurait du bon déroulement des opérations.
Le Ministère de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre à la matérialisation de la vision du Président de la République à créer le développement soutenable par des initiatives apportant à la population l’aide et l’assistance civique auxquelles elle a légitimement droit.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

INITE à la recherche d’un nouveau Ministre de la culture

16/11/2011 15:11:58

Haïti - Politique : INITE à la recherche d'un nouveau Ministre de la culturePlus tôt cette semaine le sénateur du Nord, Kély Bastien a annoncé que les funérailles de M. Choiseul Henriquez, Ministre de la Culture et de la Communication (MCC), décédé le vendredi 11 novembre à l’Hôpital Civique d’Ottawa (Canada), à la suite d’une hémorragie cérébrale consécutive à des problèmes de diabète et d’hypertension, seront chantées ce samedi 19 novembre 2011 à Ottawa.
Une délégation de parlementaires d’INITE assistera à la cérémonie, rappelons que M. Henriquez a était l’un des trois parlementaires, représentants du G16. Le sénateur Bastien estime que le pays a perdu une « ressource » ayant de nombreuses années d’expérience dans le domaine de la communication, il estime également pour sa part qu’en vertu d’une entente avec le Président Michel Martelly, le choix d’un nouveau ministre pour le MCC reste et demeure à INITE, ajoutant que selon une procédure interne plusieurs dossiers de candidatures seront analysées, puis un nouveau ministre sera désigné. « INITE aura le privilège de désigner un nouveau ministre de la Culture et de la Communication pour succéder à Choiseul Henriquez » indique le sénateur.
Tandis que Lucien Jura, le Porte parole de la présidence avait déclaré  » il va falloir que le Gouvernement, les responsables de la Présidence [...] envisagent une autre personnalité compétente, crédible, honnête et animé aussi, de la volonté d’accompagner la nouvelle équipe gouvernementale dans la vision du changement, telle qu’exprimé par le Président de la République [...]« 
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4249-haiti-politique-le-gouvernement-va-devoir-chercher-un-nouveau-ministre-de-la-culture.html
http://www.haitilibre.com/article-4242-haiti-politique-le-gouvernement-attriste-de-la-disparition-du-ministre-de-la-culture.html
http://www.haitilibre.com/article-4238-haiti-social-choiseul-henriquez-le-nouveau-ministre-de-la-culture-nous-a-quitte.html
HL/ HaïtiLibre

 

Affaire Bélizaire:

Le député Sorel Jacinthe exige la démission

mardi 15 novembre 2011 à 16:44

images (69)Le président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, continue  d’appeler à la démission de Me.  Josué Pierre- Louis.

« Le ministre de la Justice ne doit pas continuer à mentir à  la nation » martèle t-il.

Il dit attendre la réaction du président, Michel Martelly, en ce sens.

Sinon sans aucune hésitation, la chambre basse octroiera un vote de non-confiance aux autorités gouvernementales impliquées dans l’arrestation du député Arnel Bélizaire, menace Sorel jacinthe.

 

Affaire Bélizaire:

Kelly Bastien monte au créneau

mardi 15 novembre 2011 à 16:06

images (80)«  La Commission sénatoriale chargée d’investiguer sur l’Affaire Bélizaire doit aussi auditionner les employés qui ont dit avoir été molestés par  le ministre de l’intérieur et de la Défense nationale, Thierry Mayard, le lendemain de l’arrestation du représentant de Delmas/Tabarre, » de l’avis du troisième sénateur du département du Nord(Nord d’Haïti) Kelly Bastien.

L’ancien président de l’Assemblée nationale dit également relever une certaine confusion dans le rapport présenté par le numéro un  du MICTDN où ces employés nient avoir été brutalisés et leurs déclarations préalables.

Le sénateur Bastien, s’est, par ailleurs montré très critique à la décision  du sénat de reporter la séance d’interpellation du ministre de la Justice et du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères prévue pour ce mardi au 22 novembre prochain.

 

Martelly dénonce des  » mains manipulatrices » dans l’affaire Bellizaire

Alors que trois commissions d’enquête s’activent en vue de faire la lumière sur l’affaire Bellizaire, le chef d’Etat haïtien a fourni un nouvel indice dans cette affaire.
M. Martelly indique que des  » mains manipulatrice » pourraient être à l’ origine de l’arrestation du député de Delmas –Tabarre, Arnel Bellizaire. Sans fournir plus de détails le président Martelly constate que cette affaire, qui a débuté par une altercation avec le parlementaire, mobilise tous les acteurs depuis 3 semaines.
C’est l’affaire qui prévaut actuellement en Haïti, affirme M. Martelly admettant qu’il s’agit d’une vraie crise. Cependant le président Martelly exhorte les acteurs politiques à utiliser cette crise comme une opportunité en vue de créer l’harmonie entre les pouvoirs de l’Etat.
Nouvelle conséquence de cette affaire, les présidents des deux chambres, le sénateur Roudolph Joazile et le député Sorel Jacinthe, ont décliné l’offre du chef d’Etat de faire partie de la délégation officielle en visite à Cuba.
Le président Martelly déplore ces absences et espère que le dialogue permettra de rétablir la confiance entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il révèle que des séances de travail autour de ce sujet ont été organisées avec le président du Sénat et le président de la Cour de Cassation, Arnel Alexis. Martelly estime qu’il s’agit d’un bon pas dans la bonne direction espérant l’implication des plusieurs parlementaires dans les prochaines rencontres.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Affaire Bélizaire :

Ce n’est pas une crise Martelly-Bélizaire

16/11/2011 06:59:12

Haïti - Affaire Bélizaire : Ce n'est pas une crise Martelly-BélizaireLors d’une conférence de presse avant de quitter le pays pour Cuba le Président de la République, Michel Martelly a fait quelques déclarations relatives à l’affaire Bélizaire, rappelons que le Député Arnel Bélizaire avait été arrêté à l’aéroport alors qu’il revenait d’une mission à Paris, une arrestation jugée illégale et arbitraire par une grande majorité des parlementaires, de la classe politique et de la société civile. http://www.haitilibre.com/article-4119-haiti-flash-arnel-belizaire-a-ete-arrete-a-l-aeroport.html
«…nous savons qu’au niveau des chambres, il y a des débats qui ont lieu sur la situation qui prévaut actuellement en Haïti, que beaucoup de monde considère comme une crise, que nous pouvons considérer comme une crise, que le Président de la République continue de la considéré comme une opportunité qui est ouverte, aux trois pouvoirs de trouver un moyen de mettre nos têtes ensemble pour gouverner le pays, pendant les cinq prochaines années, ou bien les quatre ans qui reste… [...] »
«…ce qui ce passe c’est une crise entre le député Bélizaire et le Président Martelly ? Non. Est-ce qu’il y a eu des discussions entre le Président et les députés ? Oui. Est-ce que le Président a demandé à quelqu’un d’intervenir dans l’arrestation du député ? Non. Ce qui arrive là n’est pas une crise Martelly-Bélizaire c’est tout simplement une révélation qui nous montre qu’il y a un dysfonctionnement dans les appareils de l’État, parce-que l’arrestation c’est judiciaire, la victime c’est le législatif et dans la tête de beaucoup de monde l’accusé c’est l’Exécutif [...] la solution c’est de faire s’asseoir les trois pouvoirs ensemble pour résoudre le problème…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4255-haiti-affaire-belizaire-report-de-la-seance-d-interpellation.html
http://www.haitilibre.com/article-4212-haiti-affaire-belizaire-la-commission-presidentielle-rendra-son-rapport-vendredi-prochain.html
http://www.haitilibre.com/article-4209-haiti-affaire-belizaire-premieres-auditions-de-la-commission-senatoriale-prevues-aujourd-hui.html
http://www.haitilibre.com/article-4206-haiti-politique-les-deputes-n-ont-pas-aime-l-episode-de-samedi-de-la-saga-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4187-haiti-affaire-belizaire-2e-report-en-3-jours-et-deux-nouvelles-commissions.html
http://www.haitilibre.com/article-4177-haiti-affaire-belizaire-joseph-lambert-propos-moderes-de-sage.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le Canada ne paiera pas pour la nouvelle force de sécurité

16/11/2011 10:52:47

Haïti - Sécurité : Le Canada ne paiera pas pour la nouvelle force de sécuritéHier John Babcock, porte-parole de la Ministre d’État canadien des Affaires étrangères, Diane Ablonczy, a déclaré dans un email envoyé à l’agence AP que la décision d’Haïti de créer une seconde force de sécurité est un droit souverain, mais que sa formation « semble prématuré » à cause des conditions de vie difficiles auxquelles font toujours face de nombreux Haïtiens après le 12 janvier 2010.
« Le Canada craint que la création d’une seconde force de sécurité réduira considérablement les ressources disponibles pour les autres priorités importantes d’Haïti », dont celle de renforcer la Police Nationale d’Haïti (PNH), écrit Babcock.
John Babcock a également précisé que le Canada n’aiderait pas à payer pour une seconde force de sécurité, faisant écho du sentiment de plusieurs diplomates qui ont dit au Président Martelly lors d’une réunion
http://www.haitilibre.com/article-4110-haiti-securite-martelly-s-entretient-avec-des-diplomates-sur-la-securite-nationale.html qu’ils ne financeront pas la force.
Le Canada, comme les États-Unis, a déclaré qu’il concentrerait son soutien sur la force policière au lieu d’une seconde force de sécurité. La PNH a seulement 8,000 officiers dans un pays de 10 millions d’habitants, et le Canada a longtemps été impliqué à différents niveaux avec cette institution.
Pour sa part, Garry Conille, le Premier Ministre d’Haïti a déclaré qu’il était au courant des préoccupations soulevées par le Canada, mais que le gouvernement avait toujours l’intention de restaurer l’armée, parce que la force existe toujours dans la constitution du pays.
À Cuba le Président Martelly a déclaré aux journalistes que le thème militaire est « très important », mais « ce n’est pas la priorité numéro un », tout en indiquant l’intérêt d’Haïti à renforcer la police et à « travailler sur le plan pour remettre en place les forces armées. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4203-haiti-securite-le-president-martelly-parle-de-recruter-des-milliers-de-jeunes-policiers.html
http://www.haitilibre.com/article-4184-haiti-flash-dementi-de-la-presidence-sur-la-remobilisation-des-fad-h.html
PI/ HaïtiLibre

 

Heureuses retrouvailles entre Michel Martelly et René Préval

Hier adepte de la « rupture », le chef de l’Etat prône aujourd’hui la « continuité » en poursuivant sa série de rencontres avec les anciens dirigeants politiques dont l’objectif avoué est la réconciliation nationale

Publié le mardi 15 novembre 2011

Le Président Michel Martelly accompagné de son épouse, Sophia, a passé lundi trois heures en compagnie de son prédécesseur, René Préval et de sa femme, Elisabeth, dans la résidence de l’ancien dirigeant puis au Palais National, une initiative placée sous le label de la réconciliation nationale.

L’unité nationale et la continuité sont nécessaires a, entre autres, fait valoir le chef de l’Etat qui s’exprimait dans une ambiance totalement décontractée à l’issue d’un entretien avec le couple Préval tenu à l’abri des caméras.

« Il faut se servir de l’expérience des anciens dirigeants qui connaissent les problèmes et ont des solutions », a déclaré Martelly en insistant sur la nécessité d’un rapprochement avec l’ex-dirigeant même s’ils ne sont pas tous deux issus du même parti.

Promoteur depuis un certain de la réconciliation nationale, l’actuel occupant du fauteuil présidentiel a souligné qu’Haïti n’avait jamais compté autant d’anciens chefs d’Etat vivant chez eux.

Avec Préval, la conversation a porté sur des thèmes d’intérêt commun tels les infrastructures routières, l’énergie électrique et l’éducation.

Celui qui a été au timon des affaires pendant deux quinquennats (1996-2001 et 2006-2011) a indiqué qu’il reste à la disposition de son successeur afin de lui « faire part de ses expériences et prodiguer des conseils pour faire avancer le pays ».

A la fin de la visite à la résidence privée de l’ex-mandataire située à Laboule (banlieue est de Port-au-Prince), Martelly au volant, son hôte et leurs deux épouses ont mis le cap sur le Palais présidentiel. Arrivés sur les lieux, ils ont fait le tour du bâtiment et du personnel sur fond d’intenses échanges amicaux et de blagues en présence notamment du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, et de son frère Grégory, conseiller du Président.

Au cours de cette rencontre, la première entre les deux hommes depuis l’accession au pouvoir en mai dernier de l’ancien chanteur de Compas surnommé « Sweet Micky », René Préval a même été invité à redécouvrir son ancien bureau décoré totalement à l’haïtienne à l’initiative du nouveau maître des lieux.

« on s’est promis de se concerter, chaque fois qu’il y a un problème on va se rencontrer », a conclu le Président Martelly en suggérant qu’il pourrait aussi faire appel à l’épouse de l’intéressé, Elisabeth Débrosse Préval, ex-veuve de l’ancien ministre et gouverneur de la Banque centrale, Lesly Delatour.

Le chef de l’Etat, qui bouclait lundi les six premiers mois de son mandat, avait avant M. Préval rendu visite aux anciens Présidents Jean-Bertrand Aristide (1991-1996 puis 2001-2004), Jean-Claude Duvalier (1971-1986), Prosper Avril (1988-1990) et Henry Namphy (1986-1988). Ce dernier l’a rencontré en République Dominicaine où il s’est réfugié depuis sa chute, il y a plus de vingt ans.

Ertha Pascal Trouillot (1990-1991) ayant déjà eu l’occasion de s’entretenir avec Michel Martelly, le seul qui manque désormais à l’appel est le professeur Leslie Manigat (février-juin 1988).

Celui-ci reste encore convalescent et se remet lentement de plusieurs interventions chirurgicales -donc momentanément dans l’incapacité d’avoir des rencontres publiques- a récemment fait savoir son épouse, Mirlande Hyppolite Manigat, rivale malheureuse du Président aux dernières élections. spp/Radio Kiskeya

 

mardi 15 novembre 2011

15 nov

Visite de Michel Martelly à Cuba

15/11/2011 09:04:38

Haïti - Politique : Visite de Michel Martelly à CubaDu 15 au 17 novembre, le Président de la République, Michel Martelly sera en visite à Cuba, il sera accompagné entre autres du Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, du Ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Réginald Paul, du Ministre de l’Agriculture des ressources naturelles et du Développement Rural, l’Agr. Hébert Docteur, du Ministre de l’Environnement, Joseph Ronald Toussaint, du Président du Sénat, le sénateur Jean Rodolphe Joazile (1), du Président de la Chambre des Députés, le Député Sorel Jacinthe (1) ainsi que du Président de la Commission Affaires Etrangères du Sénat, Wencesclass Lambert et du député Altes Toussaint.
L’objectif de cette visite officielle de trois jours est de renforcer les liens de coopération traditionnelle entre Haïti et Cuba tout en dégageant de nouvelles pistes de coopération. Le Président Martelly doit lors de sa visite avoir une rencontre avec le Président cubain Raúl Castro. Il est également prévu des séances de travail qui seront présidées par les Chefs d’État haïtien et cubain.
L’arrivée du président Martelly à l’aéroport international José Martí de La Havane est prévue pour 15h00 heure locale.
Localement les cubains sont, depuis plus de 12 ans, largement impliqués au niveau de la santé, et dernièrement dans la lutte contre le choléra, ils sont également impliqués dans le développement d’une campagne d’alphabétisation qui a atteint plus de 165,000 citoyens haïtien. Sans oublier que de nombreux haïtiens sont formés à la médecine sur l’île voisine de Cuba. Dernièrement le sénat haïtien a voté une résolution demandant la levée inconditionnelle du blocage économique, commercial et financier appliqué par les États-Unis depuis plus de 50 ans, contre Cuba.
(1) Aux dernières nouvelles, Sorel Jacinthe a publiquement décliné l’invitation du chef de l’État, réclamant que lumière soit faite sur l’affaire Bélizaire avant toute collaboration avec le pouvoir exécutif, réclamant également le renvoi de tous ceux qui sont impliqués dans l’arrestation du député, pour sa part Jean Rodolphe Joazile, a indiqué vouloir rencontrer ses collègues avant de décider.
HL/ HaïtiLibre

 

Le président de la chambre refuse de voyager avec le président Martelly

15/11/2011 13:45:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la chambre des députés Saurel Jacinthe a décliné l’invitation du président de la République Michel Martelly de l’accompagner en mission diplomatique à Cuba lors d’un voyage prévu du 15 au 17 novembre, a appris Haiti Press Network.

M. Jacinthe aurait conditionné sa bonne collaboration avec l’exécutif à la mise à pied de toutes les personnes impliquées dans l’arrestation du député Arnel Bélizaire.

Le président du bureau de la chambre des députés estime que voyager avec le président de la République constituerait un acte de trahison envers ses collègues députés.

Il réclame la révocation des responsables de l’arrestation du parlementaire et exige que la lumière soit faite sur le dossier du député Bélizaire avant toute collaboration avec le pouvoir exécutif.

Le ministre de la justice Josué Pierre Louis a été  particulièrement cité par M. Jacinthe comme les responsables de l’évènement du  28 octobre dernier à l’aéroport international Toussaint Louverture.

Le président du Sénat Rodolphe Joasile également invité à effectuer le voyage avec le chef de l’Etat, n’a pas encore répondu à l’invitation.

Il souhaite se réunir d’abord avec ses collègues du Sénat avant de faire connaitre sa position.

HPN

 

Affaire Bélizaire :

Report de la séance d’interpellation ?

15/11/2011 10:14:56

Haïti - Affaire Bélizaire : Report de la séance d'interpellation ?La commission d’enquête sur l’affaire d’Arnel Bélizaire au niveau du sénat, composée de 5 membres (les Sénateurs : John Joël Joseph, Jean William Jeanty, Andrys Riché, Dieuseul Deras Simon et François Anick Joseph), chargée d’identifier les responsables et de tenter de déterminer les responsabilités de chacun dans l’arrestation du Député Bélizaire, a demandé un report au mardi 22 novembre pour la suite de la séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre Louis et du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache. Rappelons que la séance d’interpellation a déjà été reportée deux fois en moins d’un mois.
Pour sa part le sénateur des Nippes Jean William Jeanty a déclaré « le rapport ne sera pas prêt à temps » ajoutant « Nous n’avons aucun intérêt à organiser une séance de manière précipitée » jugeant inconcevable et anormal que la reprise de la séance d’interpellation préalablement fixée au 15 novembre ait lieu sans le rapport de la commission dont il est le président, toutefois il croit que le travail de la commission avance à grand pas mais qu’elle a prit du retard à cause de la retraire gouvernementale, et que cette dernière fournira aux sénateurs un rapport sérieux, qui sera en mesure d’aider les sénateurs à prendre de meilleurs décisions et également de voir qui sont les responsables.
Le sénateur Jeanty indique également que le mandat de la commission va au-delà de la date du 15 novembre. « Nous avons formellement écrit au Président du Sénat pour lui demander un report [...] nous estimons que si nous continuions d’avancer au même rythme d’ici jeudi, vendredi nous auront fini la rédaction du rapport et nous allons présenter le rapport à l’Assemblée », a t-il conclut.
Hier la commission a auditionné les ministres des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe ; et de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Thierry Mayard Paul.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4212-haiti-affaire-belizaire-la-commission-presidentielle-rendra-son-rapport-vendredi-prochain.html
http://www.haitilibre.com/article-4209-haiti-affaire-belizaire-premieres-auditions-de-la-commission-senatoriale-prevues-aujourd-hui.html
http://www.haitilibre.com/article-4206-haiti-politique-les-deputes-n-ont-pas-aime-l-episode-de-samedi-de-la-saga-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4187-haiti-affaire-belizaire-2e-report-en-3-jours-et-deux-nouvelles-commissions.html
http://www.haitilibre.com/article-4177-haiti-affaire-belizaire-joseph-lambert-propos-moderes-de-sage.html
HL/ HaïtiLibre

 

Rencontre entre Martelly et Préval

15/11/2011 06:52:22

Haïti - Politique : Rencontre entre Martelly et PrévalAprès les anciens Présidents Prosper Avril, Jean Bertrand Aristide, Jean Claude Duvalier, Boniface Alexandre et l’ancien Général-Président Henry Namphy, le Président Martelly, Michel Martelly a visité hier lundi 14 novembre 2011, l’ex-chef d’État Haïtien, M. René Préval en sa résidence privée, à Laboule, dans les hauteurs de Pétion-Ville.
Une visite inscrite dans le cadre du processus d’entente nationale prônée par le Chef de l’État, depuis son entrée en fonction : réconcilier la nation haïtienne avec ses fils, servir avec l’expérience des anciens chefs d’État pour arriver à des fins utiles et profitables au peuple haïtien.
Le Président de la République et l’ex-Président Préval ont discuté d’un ensemble de priorités, notamment les infrastructures routières, la solution aux problèmes d’énergie, l’accessibilité, la gratuité et la qualité de l’éducation. Qualifiant de remarquable la démarche du Président Martelly, M. René Préval promet d’être disponible pour le Président de la République en vue d’une fructueuse collaboration dans l’intérêt d’Haïti.

Le Président qui était accompagné de la Première Dame, Mme Sophia Martelly, a invité le couple Préval à se rendre au Palais national. Arrivés sur place, ils ont pu constater les travaux déjà réalisés et en cours et la structure mise en place en vue du fonctionnement de l’institution.
Le Président Martelly continue de croire que le seul moyen de permettre à Haïti d’emprunter la voie du développement durable est de réunir l’ensemble des fils et des filles du pays autour d’un dialogue franc et sincère et de les impliquer directement au changement tant souhaité par le peuple haïtien.
Rencontre avec Henry Namphy :
http://www.haitilibre.com/article-4032-haiti-politique-le-president-Martelly-rencontre-le-general-henry-namphy.html
Recontre avec Boniface Alexandre : http://www.haitilibre.com/article-4029-haiti-politique-le-president-Martelly-a-rencontre-boniface-alexandre.html
Rencontre avec Jean-Claude Duvalier : http://www.haitilibre.com/article-4012-haiti-politique-Martelly-duvalier-une-page-de-l-histoire-d-haiti.html
Rencontre avec Jean-Bertrand Aristide : http://www.haitilibre.com/article-4011-haiti-politique-rencontre-historique-Martelly-aristide.html
Rencontre avec Prosper Avril : http://www.haitilibre.com/article-4001-haiti-politique-le-president-Martelly-rencontre-l-ancien-president-prosper-avril.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3917-haiti-politique-Martelly-prone-le-dialogue-et-la-reconciliation-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-3926-haiti-politique-reponse-polie-de-mirlande-manigat-au-president-michel-Martelly.html
PI/ HaïtiLibre

 

Les chevaliers de la mort se déchaînent

L’assassinat de Me Briel Lagrandeur a provoqué la consternation de ses pairs et jeté une lumière crue sur un « regain d’actes criminels » qui ne fait pas les manchettes de la presse. Sur la liste des admissions de la morgue de l’HUEH, 61 personnes tuées par balle sont recensées entre le 1er et le 31 octobre et 27 du 1er au 14 novembre 2011. Comme Bois-Neuf, à Cité-Soleil, les grandes artères non électrifiées dans le périmètre de l’aéroport international Toussaint Louverture deviennent les terrains de chasse de bandits à la gâchette facile.
« C’est dur ! », jette un avocat retraité, scotché à son poste de radio, bien fixée sur Caraïbes FM. Le visage tordu par la peine, il écoute Me Carlos Hercules retracer à l’émission « Ranmase » le film d’un braquage qui s’est soldé par la mort de Me Briel Lagrandeur, 39 ans, le vendredi 11 novembre 2011. « Le bilan aurait pu être plus lourd », explique Me Carlos Hercules, le verbe moins pétillant que d’habitude.
D’autres avocats revenant d’un voyage d’études à la Guadeloupe étaient dans le véhicule attaqué par des bandits à Delmas 33, non loin du carrefour Gérald Bataille, une « zone chaude » plongée dans le black-out et dépourvue de policiers au moment de l’attaque, ajoute Me Hercules, nouveau bâtonnier de l’Orde des avocats de Port-au-Prince, peiné par la perte d’un « confrère brillant et dévoué », brutalement arraché à l’affection de sa famille et à celle de ses pairs, disciples de St-Yves.
Cette attaque, véritable « buzz médiatique », n’est pas la seule perpétrée contre des gens revenant de l’étranger, identifiés, pris en filature et attaqués dans les parages de l’aéroport international Toussaint Louverture. « Le silence n’est pas la bonne option. C’est insoutenable », confesse, rageuse, une jeune femme dont un parent, Jacky Antoine, 36 ans, résidant à New York, a été suivi depuis l’aéroport et abattu froidement par des individus circulant à moto sur la «Route neuve», une autre « zone chaude » limitrophe de Cité-Soleil, le 24 octobre dernier, lors d’une visite à sa famille. « On aurait dû tirer la sonnette d’alarme », estime-t-elle, rongée par le remords d’une « autocensure imposée ».
Sans que cela ne fasse des vagues dans les médias, des dizaines de personnes tuées par balle dans les communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince transitent par la morgue de l’HUEH. 61 entre le 1er et le 31 octobre et 27 du 1er au 14 novembre, selon les registres d’admission de la morgue de cet hôpital universitaire. « Cela inquiète », lâche un habitué de la morgue, comme tout indicateur pour effectuer une comparaison. Rien n’indique cependant si d’autres victimes, dont l’inspecteur principal Jorel Coffy, mortellement blessé chez lui à Santo 19, l’adolescent enlevé à Frères et retrouvé mort à Meyotte… gonflent ces statistiques funestes dont on a peu parlé sur fond de bras de fer entre l’exécutif et le Parlement et d’agitations médiatiques autour du retour de l’armée d’Haïti.
La PNH n’est pas passive
La police compte des morts dans ses rangs, mais elle est au front et lutte contre les bandits avec les moyens dont elle dispose, rassure le directeur départemental de l’Ouest de la PNH, Michel-Ange Gédéon. Le week-end écoulé, à Carrefour, dans les parages de l’église St-Charles, un bandit a trouvé la mort dans un échange de tirs avec une patrouille et un pistolet de calibre 9 millimètres a été saisi. A Martissant, un autre bandit a été « stoppé » dans les mêmes circonstances après une attaque contre la Brigade d’intervention du commissariat de Port-au-Prince et un revolver 38 a été récupéré. Même chose à la Saline où un bandit a aussi été tué et un pistolet de calibre 9 millimètres confisqué, révèle Michel-Ange Gédéon. « Des dispositions sont prises à l’approche des fêtes de fin d’année pour augmenter la présence policière », informe le gradé qui, se référant à ses statistiques et renseignements, reconnaît la perpétration de plusieurs braquages contre des voyageurs. « On travaille au renforcement de la présence de la PNH dans l’aire de l’aéroport », informe Michel-Ange Gédéon, déplorant aussi que des artères importantes dans le périmètre de l’aéroport, comme Clercine, Maïs Gâté, la route de l’aéroport ne soient pas électrifiées.
« La sécurité est un tout et tous les acteurs doivent jouer leur rôle pour que la police puisse garantir avec succès la protection des vies et des biens », souligne-t-il, confirmant un regain d’activités criminelles à Carrefour La Mort, Drouillard, Bois-Neuf.
L’histoire des cas
Sur le nombre de personnes tuées par balle, il faudrait effectuer une analyse au cas par cas afin de déterminer les circonstances et les mobiles, nuance un policier sous couvert de l’anonymat. « C’est important d’avoir ces informations. Autrement, on risque de provoquer une psychose au sein de la population », ajoute-t-il, soulignant aussi une augmentation non négligeable des lynchages dans la zone métropolitaine.
« Ces lynchages sont symptomatiques d’une justice inefficiente », explique-t-il, insistant sur des cas de bandits appréhendés puis relâchés.
Cependant, un homme d’affaires déplore les « fluctuations des actes criminels ». « C’est plus qu’une impression. C’est depuis longtemps une certitude que l’augmentation ou la baisse des actes criminels ne sont pas dues à la police », avance-t-il, évoquant, outre « les morts par balle médiatisés », des cambriolages récents de plusieurs entreprises à Pétion-Ville.
Sous couvert de l’anonymat, un analyste, très politique dans son approche, dénonce « une atmosphère délétère » pour la sécurité publique ces derniers temps. « C’est bon que le président Martelly ait clairement mis le cap sur le renforcement de la PNH et l’amélioration des conditions de vie des policiers », explique-t-il. Entre-temps, certains égrènent leur chapelet afin de ne pas croiser la route des chevaliers de la mort…
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Reginald Delva annonce des dispositions pour rétablir le climat sécuritaire

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, annonce des dispositions en vue de freiner la recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine.
Plusieurs cas de meurtre et d’enlèvements dont ceux d’un officier de la police, et de l’avocat Briel Lagrandeur, ont été enregistrés au cours de ces dernières semaines.
Faisant remarquer que cette résurgence de l’insécurité est enregistrée à l’approche des fêtes de fin d’année, M. Delva informe que la lutte contre le kidnapping est l’une des priorités des autorités. Au cours des derniers jours M. Delva a eu plusieurs séances de travail avec le chef de la police, Mario Andrésol et le directeur central de la police judiciaire, Godson Orelus.
Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique exhorte les citoyens à aider dans l’identification des lieux de séquestration ce qui permettra à améliorer l’efficacité de la cellule contre enlèvement de la PNH. Tout en promettant une réponse des forces de l’ordre, M. Delva redoute les conséquences de cette recrudescence de la violence sur les haïtiens de la diaspora désireux de passer les fêtes de fin d’année en Haïti.
L’accès aux nouvelles technologies permettra aux enquêteurs de la police d’être plus efficace, insiste M. Delva pour qui le renforcement de la Police est une priorité du gouvernement. Le secrétaire d’Etat entend œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des policiers qui sont  » sous payés, privés de moyens et démobilisés ».
Cet ancien lieutenant des forces armées d’Haïti se propose de trouver créer la loi organique de la secrétairerie d’Etat et de trouver des fonds pour faire face aux défis.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-RD:

Port-au-Prince exige des mesures de protection pour ses ressortissants

Lundi, 14 Novembre 2011 23:20 AF/HPN

Le chancelier haïtien Laurent Lamothe a exigé des autorités dominicaines des mesures de protection des Haïtiens vivant dans la région de Descubierta, suite aux incidents frontaliers qui ont coûté la vie à près de 4 Haïtiens.

Au sujet de ces incidents, M. Lamothe s’est entretenu avec l’Ambassadeur Dominicain en Haïti, M. Ruben Silié Valdez, et a rappelé  » l’urgence d’adopter des dispositions adéquates pour arrêter cette escalade inopportune de crimes à la frontière haïtiano-dominicaine », lit-on dans un communiqué.

La Chancellerie haïtienne a dépêché sur les lieux le responsable du Consulat d’Haïti à Barahona et a requis de l’Ambassadeur haïtien en République Dominicaine un rapport pressant sur les circonstances entourant ces évènements malheureux et ordonné à la Mission de prendre les mesures les plus appropriées pour accompagner les familles des victimes.

Le Ministre des affaires étrangères a signalé dans un communiqué qu’il a reçu des instructions du président Michel Martelly, afin de mettre en œuvre toutes les ressources diplomatiques en vue de résoudre cette situation et d’intervenir systématiquement partout où un Haïtien serait en difficulté ou en danger.

L’OEA préoccupée par la situation a lancé un appel au calme par la voix de son secrétaire général.

Alors que l’enquête sur cet incident se poursuit, Jose Miguel Insulza encourage les autorités des deux pays « à faire preuve de modération et à se livrer à un dialogue constructif pour aborder ce problème ainsi que d’autres questions relevant d’intérêt commun ».

« Nous applaudirions des initiatives émanant des deux Gouvernements et visant à renforcer des relations amicales, et l’OEA est à leur disposition pour apporter un soutien si besoin et si tel est leur souhait ».

Frantz Alcéma (USA)
salutano@yahoo.fr

 

Laleau annonce des réformes incitatives

Le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau, promet, ce lundi, un train de réformes durant son administration afin d’attirer les investissements en général et ceux de l’étranger en particulier. Devant des hommes d’affaires belges, néerlandais, américains et canadiens en visite de prospection en Haïti, le ministre Laleau invite les potentiels investisseurs à profiter des opportunités que représentent nos multiples défis.

« De profondes réformes sont envisagées pour la modernisation du cadre légal des affaires. Beaucoup de nos lois sont pratiquement en désuétude. Des pans entiers de l’économie sont tout simplement ignorés et ne sont pas réglementés. » Ces propos du ministre haïtien du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau, ont été applaudis, ce lundi à Pétion-Ville, par les hommes d’affaires de la région flamande de la Belgique et des Pays-Bas accompagnés d’entrepreneurs canadiens et américains opérant dans ces deux pays.
Wilson Laleau, par ailleurs, a fait savoir que son ministère est en train de constituer un groupe de travail pour la révision du cadre légal des affaires en vue de son alignement sur les standards internationaux et son adaptation aux besoins de modernisation de l’économie haïtienne. Il a aussi confié que le pays fait face à une série de contraintes d’ordre structurel qui sont autant de défis que d’opportunités.
« Ce train de réformes que je vais engager pour attirer les investissements directs étrangers seraient d’une inefficacité absolue sans la constitution d’un corps de représentants commerciaux externes », explique Wilson Laleau, qui conçoit que ceux-ci seront le prolongement de nos institutions de promotion à l’étranger et en particulier du Centre de Facilitation des Investissements. En un mot, dit-il, la porte d’entrée de l’investissement en Haïti
Le titulaire haïtien du Commerce et de l’Industrie cite, entre autres, au nombre des défis et des opportunités : la production d’électricité défaillante et insuffisante par rapport aux besoins du pays ; le réseau routier est en mauvais état et ne couvre pas la totalité du pays ; l’eau, dont le pays ne manque pas, ne parvient pas en qualité et en quantité suffisante à tous les citoyens. « Les moyens de communication ont certes connu un grand essor mais les services internet demandent à être démocratisés, ajoute Wilson Laleau
En collaboration avec le ministre des Affaires étrangères, le ministre Laleau compte installer dans les ambassades et consulats haïtiens des agents bien formés et informés pour orienter, aider et prodiguer des services requis par l’investisseur dans ses choix. Selon lui, ces agents rempliront la tâche d’agents de promotion des produits haïtiens.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie n’est pas allé par quatre chemins pour féliciter les efforts de l’ambassadeur d’Haïti à Bruxelles, Raymond Magloire, qui, selon lui, préfigure avant la lettre le modèle de représentant diplomatique dont le pays a grandement besoin aujourd’hui. « Ce modèle de diplomate qui, sans abandonner les pratiques protocolaires et le formalisme liés à sa fonction, se transforme de nos jours en un véritable démarcheur des atouts et potentialités de son pays… »
En attendant la matérialisation des projets du ministre, le directeur général des Presses nationales, dont l’intervention n’était pas prévue durant la cérémonie d’ouverture, et du journal officiel le Moniteur, Pierre Robert Auguste, promet de faire passer le délai de publication de plusieurs semaines à 72 heures au maximum dès le 1er janvier 2012. M. Auguste, récemment installé comme chef de cette institution de l’Etat, annonce que les dossiers de 90 entreprises en souffrance au sein des Presses nationales seront traités avec célérité et livrés avant la fin de l’année.
Arrivés le dimanche 13 novembre, les potentiels investisseurs resteront dans le pays jusqu’au 16 novembre. Ils sont particulièrement intéressés par la construction de ports, d’aéroports, de bâtiments, le traitement des eaux, la gestion de déchets, l’informatique…
Dieudonné Joachim

 

Retour de retraite, Daniel Supplice fait le point

15/11/2011 12:10:29

Haïti - Politique : Retour de retraite de Daniel SuppliceLe Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger M. Daniel Supplice et son Directeur de Cabinet Me. Serge Fernandez, ont participé à la retraite de travail organisée par le Bureau du Premier ministre, du vendredi 11 au dimanche 13 novembre 2011. Ces séances de travail, auxquelles ont aussi pris part, le cabinet ministériel, les Secrétaires d’Etat et des cadres de la fonction publique, ont permis de présenter les grandes lignes d’orientation du gouvernement.
Le Ministre Supplice, lors de sa présentation, a mis l’accent sur la Mission essentielle du MHAVE, soit celle de faciliter à l’émigré haïtien, l’accès aux services de grande qualité lui permettant de satisfaire à des besoins relevant de la Mère-Patrie. Il a aussi présenté un état des lieux du ministère, somme toute sombre, et a promis de rencontrer les différentes communautés haïtiennes évoluant dans la diaspora, aux fins de dégager les nouvelles orientations du MHAVE.
Daniel Supplice, Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Étranger a précisé « nous avons eu une fructueuse réunion entre mon cabinet particulier et les directeurs de toutes les unités de mon ministère. Nous nous sommes entendus sur un organigramme définitif en vue de rendre plus efficace les actions du MHAVE et avoir une diaspora plus forte et mieux organisée [...] Nous sommes déterminés, chers compatriotes, à faire de ce Ministère une institution de service! »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4233-haiti-politique-haiti-ne-peut-pas-continuer-a-faire-de-la-diplomatie-comme-avant.html
http://www.haitilibre.com/article-4227-haiti-politique-le-gouvernement-en-retraite-pour-48-heures.html
http://www.haitilibre.com/article-4201-haiti-politique-le-premier-ministre-va-presenter-des-engagements-precis-a-la-population.html
HL/ HaïtiLibre

 

Me Thierry Mayard-Paul en visite à Jérémie

14/11/2011 14:52:33

Haïti - Social : Me Thierry Mayard-Paul en visite à JérémieDans le cadre de la matérialisation de la vision du Président de la République de créer du développement durable à travers des initiatives locales et la coopération décentralisée, Me Thierry Mayard-Paul, le Ministre de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale s’est rendu, dimanche dernier à Jérémie [métropole de la Grand’Anse].
Au cours de cette tournée, le Ministre a visité plusieurs quartiers de la ville, notamment les plus défavorisés et s’est entretenu librement avec la population afin de mieux appréhender leurs besoins précis.
Le Ministre de l’intérieur a par ailleurs, rencontré Mgr. Gontran Décoste, l’Evêque de Jérémie. Le prélat a exposé les grandes préoccupations des différentes paroisses et notamment mis l’accent sur la nécessité de moderniser l’agriculture, la pisciculture et de développer le secteur touristique. Une démarche, qui pourrait être génératrice d’emplois, a estimé le Ministre.
HL/ HaïtiLibre

 

Le Député Fritz Gérald Bourjolly contre la libération de Franck Plaisimond

Publié le lundi 14 novembre 2011

Le Député d’Aquin, Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly, accusé d’avoir procédé, la semaine dernière, à l’arrestation de Franck Plaisimond, avec qui il est en conflit politique, a dénoncé lundi les tentatives du délégué du sud, Gabriel Fortuné, visant à faire libérer le prévenu.

Des partisans de M. Plaisimond ont gagné les rues pour exiger qu’il soit libéré.

Le bouillant parlementaire a reconnu avoir lui-même conduit en prison Franck Plaisimond à bord de son propre véhicule qu’il pilotait afin, dit-il, de dépanner la police d’Aquin. spp/Radio Kiskeya

 

L’édito

Pour une nouvelle coopération avec Cuba

Le président de la République effectue aujourd’hui son premier voyage officiel à Cuba. Martelly se rend dans le pays de Fidel Castro en compagnie de cinq ministres du gouvernement Conille ainsi que les présidents des deux Chambres du Parlement haïtien. Cuba développe une coopération Sud-Sud avec Haïti depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec Haïti le 6 février 1996 par le président Jean-Bertrand Aristide. Le but du voyage des autorités haïtiennes est de redéfinir la coopération avec l’Etat cubain qui accueille chaque année des étudiants haïtiens et qui envoie des médecins et du personnel médical en Haïti depuis quatorze ans.
La visite du président Martelly à Cuba survient une semaine après que le Sénat de la République eut adopté une résolution condamnant le blocus des Etats-Unis contre le pays de Fidel Castro. Dans cette résolution adoptée le 3 novembre en cours, les sénateurs estiment que la levée de l’embargo injuste et injustifié aura des retombées positives sur toute la région caribéenne. Pendant les deux mandats de René Préval, Cuba et Venezuela sont deux pays où la coopération Sud-Sud a été la plus visible.
Selon toute vraisemblance, Michel Martelly va devoir mettre le cap sur Venezuela après Cuba. L’octroi du pétrole à Haïti par Hugo Chavez à un taux préférentiel et à crédit, ajouté aux bourses d’études offertes aux Haïtiens par la République Bolivarienne du Venezuela, sans oublier le financement d’usines électriques et d’autres projets d’intérêt vital justifient la vivacité de la coopération haïtiano-vénézuélienne.
Hugo Chavez est le seul et unique leader du sous-continent sud-américain qui a reconnu le rôle joué par nos ancêtres dans la libération des pays de l’Amérique du Sud par Simon Bolivar. L’aide en armes et munitions fournie par Alexandre Pétion à Miranda et Bolivar ont servi de leitmotiv à Chavez pour sensibiliser les pays latino-américains à honorer leur dette morale vis-à-vis d’Haïti. Dans ses nombreux discours à l’occasion des fêtes nationales vénézuéliennes et à l’occasion des forums sous-régionaux, Hugo Chavez n’a jamais raté l’occasion de vénérer Alexandre Pétion et la République d’Haïti.
Redéfinir la coopération haïtiano-vénézuéllienne est une nécessité pour le président Michel Martelly. Notre pays a besoin de repenser sa diplomatie que ce soit avec les pays du Nord qu’avec ceux du Sud.
Lemoine Bonneau
bonneau@lenouvelliste.com

 

Haïti-Taiwan:

Visite à l’ambassade d’Haïti à Taiwan

(VIDEO)

Mardi, 15 Novembre 2011 09:37 FJP/DL/HPN

Logée au complexe du quartier général des affaires étrangères taiwanaises, l’ambassade d’Haïti à Taiwan compte parmi la vingtaine d’édifices qui occupent ce grand bâtiment de plusieurs étages, a pu constater HPN.

Par notre envoyé spécial à Taipei

L’ambassade d’Haïti se trouve au 8ème étage de cet édifice propriété du gouvernement Taïwanais.

Le ministre conseiller chargé d’affaires de l’ambassade d’Haïti à Taiwan, Mario Chouloute, occupe cette fonction depuis 2008. Il est le seul haïtien travaillant dans cette structure.

Meublé en grande partie par des artisans haïtiens, Haïti Press Network vous présente le lieu où est établie la représentation diplomatique d’Haïti à Taiwan dans ce clip vidéo.

Depuis Taipei (Taiwan)
Texte : Fédrick Jean Pierre (
jpfedri@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
Tournage et Montage : Ducarmel Lindor (
ducarmellindor@gmail.com
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Haïti-Taiwan:

Les hommes d’affaires taïwanais sont intéressés à venir investir en Haïti

(+ VIDEO)

Mardi, 15 Novembre 2011 12:20 FJP/DL/HPN

A en croire le chargé d’affaires d’Haïti à Taiwan, les hommes d’affaires taïwanais seraient intéressés à venir investir dans le pays. Ils sont attirés par la main d’œuvre à bon marché dans le pays mais Haïti devra redoubler d’effort pour être compétitif par rapport aux autres pays, a affirmé à HPN le chargé d’affaires d’Haïti à Taiwan.

Par notre envoyé spécial à Taipei

Les avantages offerts par le plan Hope III devront être mieux utilisés en vue d’attirer ces investisseurs taiwanais. Ce plan donne la possibilité d’écouler des produits fabriqués en Haïti aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Amérique.

L’ambassade d’Haïti à Taiwan organise assez souvent des rencontres avec des hommes d’affaires taiwanais en vue de les inciter à saisir les avantages offerts par Haïti.

D’autre part, le pays doit se préparer en conséquence en vue d’accueillir ces investisseurs. La compétition est rude sur ce cas-là, Haïti doit redoubler ses efforts pour être vraiment compétitif, a fait comprendre M. Chouloute, le chargé d’affaires d’Haïti à Taiwan.

Commerce entre les 2 pays

Haïti importe beaucoup de Taiwan, mais les produits sont achetés via des pays plus proche d’Haïti tels que le Panama et les Etats-Unis. D’un autre coté, le marché taiwanais ne compte pas des produits haïtiens à part le fer découpé.

On trouve les fers découpés dans une ville taiwanaise, et il y a même une place dans cette ville qui s’appelle « Haitian corner » où l’on trouve ces produits d’Haïti.

« Dans un avenir pas trop lointain, on compte faire venir des produits comme la bière d’Haïti, le rhum Barbancourt et les produits artisanaux », a indiqué le chargé d’affaires d’Haïti à Taiwan.

 
Depuis Taipei (Taiwan)
Texte : Fédrick Jean Pierre ( jpfedri@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
Tournage et Montage : Ducarmel Lindor (
ducarmellindor@gmail.com
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lundi 14 novembre 2011

14 nov

Le président Martelly en voyage officiel à Cuba

14/11/2011 12:44:00 Auteur(e) La Redaction

image

Le président Michel Martelly doit effectuer ce mardi son premier voyage officiel à l’étranger avec des ministres du gouvernement et des membres du parlement pour se rendre à la Havane (Cuba), a appris Haiti Press Network.

Le président Martelly se rendra pour la première fois à Cuba dans le but de renforcer les relations entre les deux pays et devait se réunir avec le président cubain Raoul Castro.

Haiti Press Network n’a pas pu savoir si le chef de l’Etat haïtien rencontrera également le père de la révolution cubaine Fidel Castro.

Le président devait quitter Port-au-Prince ce mardi pour une visite de deux jours.

Pour ce voyage à Cuba M. Martelly sera accompagné des deux présidents du Parlement: le président du sénat Rodolphe Joasile et le président de la chambre des députés Saurel Jacinte.

Quatre ministres du gouvernement feront également le déplacement, il s’agit des ministres des Affaires étrangères Laurent Lamothe, de l’éducationa nationale Réginald Paul, de l’Agriculture Hébert Docteur et de l’environnement Ronald Toussaint.

Les deux présidents des commissions des affaires étranères du parlement, le sénateur Wenceslas Lambert et le député Alces Toussaint accompagneront aussi la délégation officielle haïtienne.

HPN

 

Le gouvernement Martelly /Conille renseigne sur les dispositions prises suite à de graves incidents à la frontière ayant fait au moins 4 morts du côté haïtien

Publié le dimanche 13 novembre 2011

Port-au-Prince, le 12 novembre 2011.- Le Gouvernement de la République d’Haïti a été informé de la situation qui se développe sur la frontière Haitiano-dominicaine, à hauteur de Cornillon-Grand-Bois, où des compatriotes auraient trouvé la mort. Suite à cette information :

Les activités de la retraite ont été momentanément suspendues en vue de permettre au Gouvernement de se pencher en urgence sur la question et de prendre les mesures propres à protéger la population, à apaiser les esprits et éviter toute escalade de violence dans la zone.

Des instructions immédiates ont été passées à la police nationale en vue de sécuriser les vies et les biens dans la région. Le Commissaire de l’Arrondissement a été dépêché sur les lieux.

La Chancellerie Haïtienne a requis de notre Ambassadeur en République Dominicaine un rapport sur les circonstances entourant ces évènements malheureux et de prendre les mesures pour accompagner les familles des victimes ;

L’Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti a été appelé en urgence par le Chancelier haïtien, Son Excellence Laurent Lamothe, qui a réitéré au nom du Gouvernement l’urgente nécessité que des dispositions soient prises pour assurer la sécurité de nos compatriotes vivant dans zone de La Descubierta et ses environs.

Le Délégué du Département de l’Ouest ainsi que deux (2) hauts cadres du ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale ont été dépêchés sur les lieux.Le Président de la République, Son Excellence, Michel Joseph Martelly, a été informé et suit de près l’évolution de la situation.

Le Gouvernement reste en contact permanent avec les autorités Dominicaines, les élus locaux et la police, afin de s’informer en temps réel de l’application des dispositions édictées et d’arrêter toutes autres mesures jugées opportunes. [Communiqué de la Primature]

 

Un séisme de magnitude 4.3 a secoué Petit Goâve (Haïti)

imageUn séisme de magnitude 4.3 sur l’échelle de Richter a été ressenti tôt ce matin à Petit Goâve, une ville située à 68 km au sud de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
Selon l’institut américain de géophysique USGS, la secousse sismique a été produite à 10 kilomètres de profondeur et elle a été ressentie à 6heures 53 heure haïtienne.
Notre correspondante au niveau de la région a indiqué qu’une autre secousse de faible intensité a été également enregistrée. En outre elle a fait remarquer, que les gens en particulier des écoliers se sont précipités dans les rues craignant un nouveau séisme de même ampleur que celui du 12 janvier .
Aux dernières nouvelles aucune perte en vies humaines n’a été signalée.
L’institut américain de géophysique USGS n’a pas précisé si ce séisme est une réplique du tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Rappelons que le Dr Michael Blanpied coordonateur associé pour les risques de tremblements de terre du service de géologie des Etats-Unis avait révélé que la fréquence des répliques n’augmente pas pour autant la possibilité d’avoir, à court terme, d’autres séismes de fortes magnitude. En revanche elle ne la diminue pas non plus.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti/Drame:

Assassinat spectaculaire d’un jeune garçon de 22 ans

dimanche 13 novembre 2011 à 14:28

Un jeune garçon de 22 ans a été assassiné puis brûlé par des membres de la population, samedi soir, dans la localité de Blanchard, à Duvivier, Cité soleil, ( Entrée Nord de Port-au-Prince).

Les parents d’une adolescente de 13 ans dont la victime était amoureuse, l’ont fait passé pour un voleur. C’est à ce moment là que  les riverains sont passés à l’action. Ils ont tué le jeune homme avant de brûler son cadavre, rapporte le responsable du commissariat de cité  soleil, Rosemond Aristide.

Certains proches de la jeune fille sont actuellement placés en gardes à vue, explique l’inspecteur divisionnaire, Rosemond Aristide joint au téléphone par la rédaction de Vision 2000 ce dimanche.

 

Haïti – Environnement :

Projet binational de réhabilitation du bassin versant du fleuve Artibonite

14/11/2011 10:44:54

Haïti - Environnement : Projet binational de réhabilitation du bassin versant du fleuve ArtiboniteLe Comité directeur binational, mis sur pied par les autorités haïtiennes et dominicaines, dans le cadre du Projet binational de réhabilitation du bassin versant du fleuve Artibonite (PROBINA), a tenu sa première réunion jeudi dernier. Ce comité vise à renforcer le dialogue entre Haïti et la République Dominicaine, particulièrement sur la gestion des bassins versants [souvent conflictuelle].
Le projet PROBINA estimé à 11 millions de dollars est financé par l’ACDI, le PNUD et OXFAM et à pour objectif de renforcer les capacités organisationnelles et institutionnelles des pays concernés, responsables de l’aménagement du bassin versant du fleuve Artibonite; de soutenir les initiatives forestières, agricoles et agro-forestières visant à augmenter les revenus des populations rurales de la zone d’intervention; et de favoriser les occasions de dialogue entre les deux pays, particulièrement sur la gestion des bassins versants.
Joseph Ronald Toussaint, le Ministre haïtien de l’environnement a souligné que « la fourniture des services environnementaux est limité par des menaces persistantes sur les écosystèmes terrestres. Ces menaces se traduisent sous diverses formes dont le déboisement, l’utilisation inappropriée des terres et des pratiques agricoles nuisibles. »

Pour Victor Garcia, vice-Ministre dominicain du ministère de l’environnement, ce projet revêt une importance capitale dans la mesure où le Fleuve Artibonite alimente en eau la zone la plus démunie de la République Dominicaine.
En savoir plus sur le PROBINA :
Initié en 2005, le projet s’articule autour de deux grandes phases. La première phase vise l’établissement d’un diagnostic régional dans chacun des deux pays afin de dégager les grands enjeux socio-environnementaux et d’identifier les composantes majeures sur lesquelles il sera possible d’agir pour atteindre les résultats escomptés du projet. La seconde phase concerne la préparation de plans d’aménagement locaux des zones retenues. Il s’agit de mettre en œuvre différentes interventions en matière de formation des ressources locales et d’aménagement des ressources naturelles sur lesquelles repose le développement des populations territoriales concernées.
HL/ HaïtiLibre

dimanche 13 novembre 2011

13 nov

Le premier ministre et les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères sortent indemnes d’un atterrissage forcé d’hélicoptère

13/11/2011 08:41:57

Haïti - Politique : Le Gouvernement évite un crashAprès une journée de travail réussie avec le Cabinet ministériel en retraite, au Club Indigo, le Premier Ministre, le Dr Garry Conille accompagné de M. Thierry Mayard-Paul, Ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la Défense nationale, et M. Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, ont pris l’hélicoptère, ce samedi 12 Novembre, en direction du Ranch Le Montcel à Bélot, une localité de Kenscoff, pour une réunion avec le Président Michel Martelly.
Après la rencontre, le Premier Ministre et ses Ministres, ainsi que leur staff, ont pris le chemin du retour vers Port-au-Prince à 5h30 P.M. Les conditions météorologiques se sont rapidement détériorées et l’hélicoptère s’est perdu dans épais brouillard, contraignant le pilote à un atterrissage d’urgence. Après avoir évité plusieurs arbres, le pilote à réussi à poser son appareil dans un champ de cultures. Le Premier ministre et les autres passagers sont sains et saufs.
Alors que le Premier ministre sortait de l’appareil après quelques minutes, la population locale s’est empressée autour de la scène de l’incident et manifesté sa joie en reconnaissant les officiels et offert son assistance.
Dans l’attente de l’unité spécialisée de la Police Nationale (CAT Team) pour leur venir en aide, le Premier Ministre et ses Ministres se sont adressés à la population à propos de l’incident et en ont profité pour exprimer leur gratitude « C’est le vrai esprit du peuple haïtien; quand un compatriote est en danger, il lui vient en aide indépendamment de qui il est », a souligné le Premier ministre.
Bien que les évènements de cette soirée auraient pu être dramatiques, le Premier Ministre et ses Ministres n’ont jamais été en danger et ont été secourus par des équipes du CAT team, dans les 15 minutes qui ont suivi l’incident. Les hauts responsables de l’État se sont, ensuite, rendus à Port-au-Prince, où ils ont pu regagner leurs domiciles en toute sécurité.
Le Premier Ministre et ses Ministres sont reconnaissants du support et de la préoccupation exprimés par les citoyens haïtiens.
HL/ HaïtiLibre

 

Décès du ministre de la culture, Choiseul Henriquez

Victime à Ottawa d’une attaque cérébrale après plusieurs semaines d’hospitalisation à Port-au-Prince pour une crise de diabète et d’hypertension, l’ex-journaliste et fonctionnaire de la Présidence passera à l’histoire comme un ministre qui n’a jamais pu entrer en fonction

Publié le samedi 12 novembre 2011

Le nouveau ministre de la culture et de la communication, Choiseul Henriquez, hospitalisé depuis sa nomination, est décédé vendredi soir à Ottawa sans avoir pu prendre ses fonctions, a indiqué samedi à Radio Kiskeya l’un de ses proches, le Sénateur Kély Bastien.

Ancien journaliste et responsable du bureau de communication de la Présidence durant le premier mandat de René Préval (1996-2001), M. Henriquez a succombé à attaque cérébrale.

Il souffrait de diabète et d’hypertension artérielle.

L’autopsie du corps devait être toutefois pratiquée afin de déterminer avec exactitude les causes du décès, selon Kély Bastien, ex-président du Sénat.

Il n’était pas encore en mesure de dire si les funérailles se tiendront en Haïti.

Victime d’une crise avant même l’investiture du gouvernement Martelly/Conille, le 18 octobre dernier, le successeur désigné de Marie-Laurence Jocelyn Lassègue auministère de la culture n’avait quitté l’hopital du Canapé-Vert où il était admis que pour être transféré en urgence vers un autre établissement de santé au Canada.

Le Président Michel Martelly et le Premier ministre Garry Conille avaient facilité som voyage.

Choiseul Henriquez était, avec ses collègues des affaires sociales, Pierre Richel Lafaille, et de l’environnement, Joseph Ronald Toussaint, l’un des trois représentants au sein du nouveau régime du groupe parlementaire dit des seize, majoritaire au Sénat.

Natif des Gonaïves (Artibonite, nord) ayant émigré au Canada depuis quelque temps, le disparu avait débuté sa carrière de journaliste à Radio Port-au-Prince, dans les années 80, avant de devenir par la suite responsable de la 4VEH, au Cap-Haïtien (274 km au nord de la capitale), puis de la Radio Nationale d’Haïti.

Le confrère avait aussi milité au sein du Groupe de réflexion et d’action pour la liberté de la presse (GRALIP) durant la période ayant suivi le sanglant coup d’état militaire qui, en 1991, avait renversé le Président Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya

 

Importante délégation d’affaires de Belgique et de Hollande en Haïti

13/11/2011 09:00:39

Haïti - Reconstruction : Importante délégation d’affaires de Belgique et de Hollande en HaïtiLa Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIH) et le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) accueillent du 13 au 16 novembre 2011 une importante délégation de l’Agence de Promotion du Commerce de la Région Flamande de Belgique et de Hollande, en vue de nouer des liens d’affaires avec des opérateurs locaux.
Cette délégation a pour objectifs :
D’identifier les projets bénéficiant de l’appui de la Commission intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH) et des institutions financières internationales susceptibles d’impliquer les membres du groupe dans leurs réalisations.
D’explorer, à partir de « one and one », les possibilités de relations avec des entreprises locales dans le cadre des projets en question ou de toutes autres opportunités d’affaires identifiées.
Cette mission est composée en grande partie de représentants de 33 sociétés d’ingénierie dans l’infrastructure, Port, Ponts, tunnel, construction en acier, protection contre les inondations, environnement, distribution électrique, énergie, dragage, filtrage et embouteillage d’eau, recyclage de débris, équipements portuaires, manipulation d’engins lourds, industrie alimentaire, industrie textile, Agro-industrie, micro finance…
La CCIH et le CFI invite les opérateurs locaux à rencontrer, dans leurs secteurs respectifs, les membres de cette délégation. Des rencontres « one and one » seront organisées le lundi 14 novembre de 2h30 à 6h00 pm et le mercredi 16 novembre de 2h00 à 5h00 pm.
HL/ HaïtiLibre

 

La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacés

12/11/2011 12:01:34

Haïti - Social : La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacésLe Président Michel Martelly, s’est rendu, ce vendredi 11 novembre, sur la place St-Pierre à Pétion-Ville pour constater les progrès réalisés dans le cadre du projet 16/6, visant la relocalisation dans 16 quartiers, des personnes vivant dans 6 camps de la région métropolitaine. Plus de 500 familles qui occupaient cet espace public, ont été relocalisées, pour la plupart d’entre elles, dans de nouvelles maisons.
« La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacés, elle est redevenue une Place publique » a déclaré le Président
 Martelly.
Le Chef de l’État, qui prenait la parole en présence de la Mairesse de Pétion-Ville, Mme Claire Lydie Parent, de l’Ingénieur Clément Bélizaire, le Directeur du projet 16/6, de Mario Andrésol, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des représentants des organismes internationaux USAID et OIM, a adressé ses remerciements aux différents acteurs ayant contribué à reloger les déplacés de la Place St-Pierre.
«… aujourd’hui c’est un grand jour pour la commune de Pétion ville en particulier, une victoire pour le peuple, une victoire pour la commune de Pétion ville, une victoire pour ceux qui étaient dans le camps de la Place Saint-Pierre. Nous savons tous que les personnes qui sont dans les camps sont une préoccupation, c’est un problème pour nous qui sommes à la tête de l’État et chaque jour, nous réfléchissons pour voir comment nous pouvons avancer plus vite, mais dans de bonnes conditions.

Je dois vous dire aussi, que nous avons déjà commencé l’opération à la Place Boyer, il faut que nous ayons fini de relocaliser ces personnes d’ici la fin du mois de décembre [...] je profite de l’occasion pour rappeler à tous nos amis, bailleurs, donateurs et tous ceux qui ont pris un engagement pour aider Haïti après le séisme de janvier 2010, de respecter leurs engagement pris à New-York l’année dernière [...] merci de les respecter pour nous. Pour le projet 16-6, il nous manque 48 millions de dollars et ça serait très triste de voir un si beau projet s’arrêter parce que nous n’avons pas cet argent…»
La Mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, de son coté, a fait savoir que chaque famille avait reçu la somme de 20,000 gourdes, ce qui leur permettra de se reloger décemment.
Toutefois, « il faut se rappeler que le projet 16/6 ne vise pas à donner de l’argent aux gens mais, il a pour devoir de les accompagner au cours de leurs démarches pour trouver un logement décent » a insisté le Président Martelly, qui a annoncé le début des travaux de réhabilitation de la Place St Pierre à Pétion-Ville.
En savoir plus sur le projet 16/6 :
Ce projet vise à faciliter la reconstruction améliorée de seize quartiers : Barbancourt, Bas Canapé Vert, Bois Patate, Clercine Carrefour, Delmas 60, l’Argentine, Delmas 31 Fond, Fond Delmas 33, Jean Batiste, Mais Gaté, Mapou / Mont Elbo, Morne Hercule, Morne Lazard, Morne et Villa Rosa, Nerette, Panaméricaine Bas, et Panaméricaine Haute. à travers la réhabilitation des logements, l’accès aux services de base priorisés par la communauté et la création d’opportunités génératrices de revenus. En même temps, ce projet vise à faciliter le retour à leur quartier d’origine aux personnes déplacées dans six camps prioritaires qui accueillent actuellement 5,239 familles [environ 30,000 personnes] provenant de ces seize quartiers, répartis à travers les communes de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville.
En conséquence, six camps seront en mesure d’être complètement fermés, et de nombreux autres camps seront réduits en population. Les six camps sont prioritaires visés par ce projet sont : Place Boyer, Place Saint Pierre, la Primature, Place Canapé Vert, Mais Gate, et le Stade Sylvio Cator.
D’un coût total de 78 millions de dollars américains, le « Projet 16 quartiers 6 camps », qui a été approuvé par la CIRH le 16 août 2011, est financé à hauteur de 30 millions par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH).

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3606-haiti-reconstruction-78-millions-pour-le-projet-16-quartiers-6-camps.html
HL/ HaïtiLibre

 

Conflits haïtiano-dominicains: 5 personnes au moins ont trouvé la mort

samedi 12 novembre 2011 à 14:39

images (66)Cinq personnes au moins ont été tuées à Cornillon (Est d’Haïti) par un groupe de dominicains, a rapporté le maire  de cette commune, Alix  Bien-Aimé.Ces individus entendaient se venger de la mort par balle de l’un des leurs.

Les deux victimes avaient eu une altercation au marché binational situé à la frontière entre Haïti et la République dominicaine.

Les agents de l’ordre déployés dans la zone étaient dépassés par les évènements.

 

Affaire Bélizaire :

Audition ce vendredi de l’ancien chef du Parquet

vendredi 11 novembre 2011 à 17:19

La commission sénatoriale d’enquête a auditionné ce vendredi l’ancien chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, le directeur général de l’aéroport Toussaint Louverture et le responsable du salon diplomatique de l’aéroport Gérard Dorsainvil.

L’ex-commissaire a, une fois,  de plus exhorté le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, à dire la vérité, voire présenter des excuses publiques à la nation suite à son altercation avec les employés de la sureté de l’aéroport Toussaint Louverture.

« Je souhaite qu’une issue heureuse soit trouvée au plus vite à cette crise qui ne profite pas au pays », a conclu Me. Gassant.

 

Haïti/Insécurité:

Un jeune avocat tué à son retour de l’étranger

Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Carlos Hercule, annonce deux journées d’arrêt de travail en protestation contre le brutal assassinat de Me Briel Lagrandeur qui revenait à peine d’un séminaire en Guadeloupe, en compagnie de son collègue Samuel Madistin ; ce dernier critique les défaillances stratégiques de la police peu visible dans les rues

Publié le samedi 12 novembre 2011

Me Briel Lagrandeur, un jeune avocat de 39 ans militant au barreau de Port-au-Prince, a été abattu froidement vendredi soir au cours d’un hold-up, quelques minutes seulement après son retour à la capitale où les membres de la corporation étaient en état de choc.

La victime se trouvait en compagnie de collègues avec qui elle venait de participer à un séminaire en Guadeloupe.

Après avoir quitté l’aéroport international Toussaint Louverture, ils ont été mis en joue par deux bandits armés de pistolet pendant que le véhicule qui les transportait était bloqué dans des embouteillages.

Selon le témoignage de Me Samuel Madistin, l’un des rescapés, les criminels ont ouvert le feu à deux reprises, blessant mortellement Briel Lagrandeur alors que les occupants du véhicule, au nombre de trois, n’avaient opposé la moindre résistance.

Ce terrible incident s’est produit vers sept heures du soir dans le quartier de Delmas 33, non loin du très fréquenté carrefour Gérald Bataille (banlieue nord de Port-au-Prince) où, curieusement, aucun policier n’était présent.

De fait, sans assistance sérieuse, la victime devait rapidement succomber à ses blessures.

Réagissant à la disparition brutale de Me Lagrandeur, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, a annoncé que les membres du barreau observeront un arrêt de travail de 48 heures, lundi et mardi, en signe de protestation.

Ne cachant pas son indignation, l’avocat exige des autorités que la lumière soit faite sur cet acte odieux.

Dans son récit de l’incident, Me Hercule précise que les deux assassins ont abattu le jeune praticien en droit après s’être emparés de sa chaîne et de la plupart des effets personnels retrouvés dans la voiture.

Samuel Madistin a été à son tour ciblé. Mais, chanceux, il n’a pas été touché, tout comme le troisième avocat qui conduisait.

A l’approche des fêtes de fin d’année, une nouvelle vague d’insécurité crimnelle frappe Port-au-Prince malgré le démantèlement annoncé de certains gangs et un plan de renforcement des patrouilles policières.

Outre Briel Lagrandeur, un inspecteur de police a été criblé de balles à son domicile et un écolier de 16 ans enlevé puis exécuté. spp/Radio Kiskeya

 

Une Carte d’Identification Nationale pour la diaspora ?

12/11/2011 08:46:29

Haïti - Politique : Une Carte d’Identification Nationale pour la diaspora ?Nous avons appris que Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’Etranger, avait rencontré, mardi 8 novembre 2011, Ronald Covil, le Directeur Général de l’Office national d’identification (ONI), pour discuter de la possibilité de doter les Haïtiens de la diaspora d’une carte d’identification permanente.
Le souci du Gouvernement de répertorier l’ensemble des Haïtiens vivant à l’extérieur du pays et de construire une banque de données susceptibles d’informer sur leurs compétences d’une part, et le désir de voir attribuer un numéro permanent à chacun des fils du pays, comme le « Social security » aux États-Unis d’autre part, ont sans doute motivé cette rencontre.
Ronald Covil, a déclaré qu’il travaillait sur la question depuis quelques temps. Les rencontres antérieures avec le Ministère des Affaires étrangères (MAE) et le MHAVE en attestent.
Cependant, le problème qui se pose, est qui identifier ? Une question qui a fait débat tout au long des discussions. La Constitution amendée, incluant des articles sur la multiple nationalité, n’est pas encore publiée. Les Haïtiens ayant acquis une nationalité étrangère, ne seraient donc pas admissibles, au regard de la Constitution de 1987 actuellement en vigueur.
Il est vrai que les affinités culturelles demeurent. Le créole continue de cimenter les communautés haïtiennes de l’étranger. Nos compatriotes célèbrent les fêtes nationales de haute portée symbolique, un peu partout dans le monde. Toujours faut-il mettre en place les procédures légales, voire les appliquer en vue de permettre aux Haïtiens de la diaspora, naturalisés ou pas, de jouir pleinement de leurs droits civiques et politiques.
Au terme de la rencontre, les deux hauts fonctionnaires de l’État se sont entendus sur la possibilité de doter les membres de la diaspora, de la Carte d’Identification nationale (CIN), en espérant une révision effective de la législation haïtienne.
Le ministre a suggéré de diminuer le nombre de caractères à 13 chiffres. Les 17 actuels sont lourds et difficiles à mémoriser. Une préoccupation que partage M. Ronald Covil.
HL/ HaïtiLibre

 

«Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant»

12/11/2011 10:35:22

Haïti - Politique : «Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant»Laurent Lamothe, Ministre des Affaires Étrangères à donnée vendredi, une conférence à l’Institut National de Gestion et des Hautes Etudes Internationales ( INAGHEI) sur le thème : « Rôle de l’université dans la nouvelle dynamique diplomatique ».
Texte du discours du Ministre des Affaires Étrangères :
«…Monsieur le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti
Monsieur le Vice Recteur à la recherche
Monsieur le Doyen de l’Institut National de Gestion et des Hautes Etudes Internationales
Messieurs les professeurs
Chères étudiantes et chers étudiants
Bonsoir,
Je tiens tout d’abord à remercier le rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti et spécialement le Doyen de l’Institut National d’Administration et de Gestion des Hautes Etudes Internationales de me donner l’opportunité de m’entretenir avec vous dans cette prestigieuse institution qui jadis a formé tant de fonctionnaires pour la diplomatie haïtienne.
Je veux remercier aussi tous les professeurs pour leur mobilisation autour de cette première que nous augurons non moins sans fierté avec la présence du Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes qui a choisi d’exposer les grandes lignes stratégiques de sa politique en vue de susciter l’intérêt de la communauté universitaire autour de ce que devrait être la diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction du pays.
Comment ne pas saluer la présence des étudiantes et étudiants pour l’accueil courtois non seulement dont je suis l’objet mais pour qui j’ai une attention particulière. Votre participation est sans contexte significative et témoigne de votre souci pour le présent et l’avenir de la diplomatie haïtienne.
Chers professeurs et étudiants, n’en déplaise à vous, je voudrais, d’entrée de jeu vous dire que je ne vous ferai pas un exposé académique avec toute la complexité technique d’un spécialiste des questions de relations internationales et d’histoire de la diplomatie haïtienne. Je suis venu humblement dialoguer avec vous initier une démarche de rencontre institutionnelle dont j’estime importante entre l’Université et le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes. Je suis venu ici pour établir de manière symbolique le contact avec l’université et saluer le rôle éminemment important que joue l’INAGHEI dans la formation des cadres de la fonction publique. Il est essentiel de promouvoir la fonction de l’Université dans son rôle traditionnel d’espace de réflexion critique, de production intellectuelle et de transmission du savoir.
Le Ministère des Affaires Etrangères, même s’il n’a pas un droit de regard sur le fonctionnement de l‘Université, mais collabore avec le Rectorat et le Ministère de l’Éducation Nationale au niveau de l’homologation des diplômes pour les étudiants qui doivent continuer leurs études à l’étranger. Je profite pour m’adresser aux autorités académiques, que s’agissant de la régulation des diplômes au niveau de l’Enseignement supérieur, pour la protection des années d’investissement des études faites par nos étudiants souvent dans des conditions difficiles, préoccupe mon administration. Je pense qu’il est important de protéger la qualité de nos diplômes à l’étranger. Il est navrant de constater que certains dossiers de cours et de notes des étudiants sont mal présentés ce qui fait perdre aux étudiants la possibilité d’obtenir dans certains cas, l’équivalence pour des cours déjà suivis. C’est une situation qui cause souvent, et avec raison, beaucoup de frustration. Je me permets en ce sens, de lancer un appel aux autorités académiques et offrir la collaboration de mon Ministère pour aider et faciliter nos étudiants.
Diplomatie et souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires est un sujet d’une extrême importance. Comme nouveau Ministre de cet important ministère, je viens communiquer et partager avec vous ma vision de la nouvelle diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction d’Haïti
La nouvelle vision politique de la diplomatie haïtienne, se veut une diplomatie d’affaires. Ce concept de diplomatie d’affaires n’est pas nouveau dans les relations internationales. Des pays, comme le Mexique, les Philippines, le Singapour, le Brésil et la Chine ont déjà opérationnalisé ce concept dans leur politique de développement économique. Cependant, en Haïti, c’est la première fois, au risque de me tromper, que le concept de diplomatie d’affaires énoncé par le chef de l’Etat au cours de sa campagne, fait sa rentrée dans le discours politique avec tant d’emphase et d’insistance comme axe stratégique de relations internationales. La diplomatie d’affaires, c’est le passage d’une diplomatie de représentation ou de simple protocole, à une diplomatie de business dont la vocation pratique est d’attirer un déversement d’investissement étranger.
Souveraineté politique et ingérence diplomatique quel constat ?
Haïti sans avoir les moyens économiques de ses politiques ne peut sortir de l’ingérence de la politique internationale. Le constat du misérabilisme du pays sur le plan institutionnel est flagrant. L’État a de la difficulté de répondre à ses responsabilités, les propositions de sortie sont nombreuses. Les solutions proposées viennent en fonction de nos théories économiques et de nos positionnements politiques.
Nous devons être réalistes pour comprendre, que c’est le principe de conditionnalité de notre économie sociale et politique, qui définit notre relation avec la communauté internationale. Haïti est le pays le plus proche des Etats-Unis, premier partenaire commercial et de destination de l’émigration Haïtienne à l’étranger après la République Dominicaine. Haïti ne peut survivre sans les transferts monétaires, commerciaux et les denrées provenant des Etats-Unis et de la République voisine. Les conditions de dépendance de notre pays sont le résultat en partie, d’une politique systématique caractérisée par l’économie d’enclave, le dumping économique écrasant la production nationale. C’est dans cette ligne qu’évolue la diplomatie Haïtienne, le reflet de notre dépendance économique. Haïti pour négocier aujourd’hui son autonomie politique, ne peut le faire sans un pouvoir économique. Diplomatie et économie sont deux éléments qui s’interpénètrent dans les relations internationales aujourd’hui. La souveraineté économique est essentielle à la souveraineté politique.
Haïti dans l’état actuel de son économie et l’affaiblissement de ses institutions publiques, ne peut entreprendre aucun grand projet d’infrastructure sans l’aide étrangère. La convergence des facteurs internes et externes a contribué à l’enchâssement de notre dépendance. Combien de fois avons-nous permis l’intervention des étrangers dans nos affaires internes ?
En Haïti, personne ne peut douter que nos turpitudes, nos luttes intestines pour le pouvoir, le désordre institutionnel; les limites de nos capacités d’administrer selon les règles de l’art; la difficulté de définir des politiques publiques appropriées ont ouvert la porte à l’ingérence étrangère dans notre vie de peuple.
L’absence d’une culture d’éthique de citoyenneté responsable a aggravé pour une bonne part notre situation de dépendance, par la création du besoin de l’assistance, de l’arbitrage international. Il y a des amis d’Haïti qui sont trop intéressés à des opportunités que de nous aider à progresser et à accumuler des biens, voire au détriment de nos intérêts nationaux. Dans la diplomatie internationale, les pays n’ont véritablement pas d’amis répétons souvent, ils n’ont que des intérêts malheureusement.
Mesdames et Messieurs,
Ainsi je constate avec tristesse et amertume, que les désastres naturels et politiques qui ont malencontreusement causé des victimes dans le pays, deviennent des sources d’emplois, et, par dessus tout, des opportunités politiques et diplomatiques intéressées au nom de l’humanitaire. Il est regrettable que chaque catastrophe naturelle ou crise politique dans le pays occasionne de nouveaux besoins, et, chemin faisant, de nouveaux partenaires; de nouveaux engagés à la cause haïtienne, et, par voie de conséquence, de nouvelles dépendances. Quelqu’un parle même du marché de l’humanitaire, où, la pauvreté devient l’or, une denrée.
Je sais que l’une des problématiques actuelles qui vous préoccupe, au sein de vos débats à l’université, avec raison, c’est celle relative à la souveraineté nationale au regard de l’ingérence de la politique internationale. C’est l’un des rôles justement de l’Université d’exercer cette fonction critique. Vous vous demandez sans doute à quoi servirait une diplomatie haïtienne d’affaires, si l’ingérence internationale est comme elle apparait avec la présence des organisations Internationales? Cette nouvelle vision ne viendrait-elle pas encore davantage renforcer cette perception ? Vous auriez encore peut être raison de penser ainsi.
À cet égard, le livre d’essai critique du professeur Sauveur Pierre Etienne « Haïti la République des ONG », illustrerait bien l’impact politique des organisations internationales dans le développement socioéconomique d’Haïti. Le livre semble suggérer que nous sommes une Nation sans État. Nous ne sommes plus une république, une Nation souveraine si non, celle des Organisations Internationales. Alors que peut bien vouloir vraiment signifier dans ce contexte la diplomatie haïtienne ? Les ONG n’auraient elles donc pas tendance effectivement à se substituer à l’État ? Je n’ai pas les réponses tout de suite. Mais ce sont des questions que je me pose comme vous, et, que je vous pose aussi, puisque je réfléchis avec vous.
J’ajouterais également cette question à savoir : les ONG ne représenteraient elles pas une forme moderne et pratique de la diplomatie étrangère en Haïti ? Autrement dit, les ONG ne seraient elles pas conséquemment orientées en fonction des intérêts de leur pays respectif ?
Comment pourrait-on appeler cela humanitaire ou diplomatie ?
L’humanitaire et la diplomatie ne sont pas deux concepts exclusifs. Nous croyons que la diplomatie, quant elle est bien gérée et orientée dans le respect des valeurs et des normes éthiques des relations internationales, peut jouer un rôle non moins significatif dans la vie politique d’un peuple. Nous devons réfléchir sur nos limites et nos capacités en matière d’investissement et de création d’emplois. A quoi servirait donc notre diplomatie, si elle ne peut pas contribuer à résoudre nos difficultés socioéconomiques ?
Les entreprises technologiques considérées comme des investissements directs étrangers, sont des symboles de biens culturels vendant le progrès de leur pays de provenance.
Ce questionnement doit nous faire davantage réfléchir, nous universitaires, étudiantes, étudiants et responsables politiques, autour de la manière d’orienter nos réflexions et nos actions. Nous sommes tous conviés chacun dans le domaine qui le concerne, pour sortir notre pays de cette extraversion dépendante et organisée selon l’expression de l’économiste Fred Doura. En ce qui regarde mon administration au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, nous devons repenser notre diplomatie en fonction de nos intérêts nationaux.
Cependant, comment le faire sans s’attaquer à l’aspect fondamental du problème des mécanismes structurels ou institutionnels? Or, pour sortir de cette situation d’extraversion dans laquelle se trouve le pays, il est obligatoire que l’ensemble des politiques publiques, dépendent d’une planification organisée et intégrée à la réalité nationale. Où en sommes-nous ?
A mon humble avis, cette capacité politique organisée et institutionnalisée se fait encore attendre. Elle reste à se manifester dans nos pratiques administratives et institutionnelles. Nous en avons vu pour notre orgueil national au cours de ces décadres avec l’image de notre pauvreté mondialisée; la désarticulation de l’économie haïtienne; l’afflux de l’aide internationale dont a bénéficié Haïti présenté dans les médias internationaux, comme le plus grand spectacle humanitaire du siècle. Le système bancal de certaines de nos organisations sociales et politiques érigées en laboratoires de crise et d’instabilité permanente. La vulnérabilité écologique du pays devenue de plus en plus une menace pour la vie; le processus bloqué de la réforme de l’éducation et de l’Université comme axes de développement qui est en hibernation pour ne citer que ces exemples.
S’agit-il dans cette perspective pour la diplomatie haïtienne de changer de cadran pour devenir une diplomatie d’affaires. Elle se doit d’inventorier et d’implanter de nouvelles stratégies de relations internationales fondées sur la recherche de l’investissement. Elle doit créer tout d’abord de solides rapports avec les secteurs internes de production du pays, qui véhiculent les ilots de croissance économique existant capables d’attirer des investisseurs étrangers et le plein emploi.
La diplomatie haïtienne pendant longtemps est prisonnière et tributaire des préoccupations géostratégiques de grandes puissances internationales servant de centres périphériques. Elle ne se préoccupait guère de ses intérêts particuliers alors qu’entre temps la pauvreté et l’immobilisme handicapaient l’avenir de son développement. Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant. La nouvelle diplomatie doit être pragmatique sinon économique.
Notre administration ne pourra pas seulement se contenter d’une diplomatie de la théorie des relations internationales ou du dialogue passif. Les règles d’éthiques de relations internationales doivent être respectées pour un développement harmonieux des rapports. Mais nous savons aussi, que c’est notre ingénierie en affaires, dans l’investissement dans le cadre de ces rapports, qui nous permettra de relever les défis économiques auxquels nous faisons face comme pays. Notre diplomatie va devoir innover dans la recherche d’opportunités économiques. Nous devons changer l’image que nous projetons dans la coopération internationale axée depuis des lustres sur l’assistanat, par une autre image, qui est celle de notre capacité à investir dans l’humain et à assumer notre destin. Car nous croyons que la souveraineté politique et l’extraction de l’effet d’ingérence est dans la production et l’accumulation.
Mon administration entend indiquer à la diplomatie étrangère, que la formation et l’entreprenariat sont notre priorité. Pour prendre en main notre destin et participer à la mondialisation de la culture et du marché, nous devons avoir des jeunes dont la formation est susceptible de les aider à participer aux échanges et aux transferts des compétences dans la promotion de l’innovation économique et de la recherche. C’est à cette seule condition que nous pouvons promouvoir la croissance et combattre parallèlement la pauvreté endémique qui nous assaille. Il s’agit là d’employer notre diplomatie d’affaires à travailler, non seulement pour la croissance économique, mais également à instituer une logique de bonne gouvernance pour assurer la participation d’Haïti aux forums internationaux.
En effet, l’image de la diplomatie d’affaires que doit projeter le Ministère doit venir d’Haïti. Ainsi avons-nous conçu un plan de restructuration interne de l’administration, en fonction des ressources humaines du pays. Nous allons recruter de nouveaux cadres universitaires selon un schéma de travail structuré, en collaboration avec les Facultés du pays qui sont concernées par notre domaine, pour remplacer les personnes ayant atteint l’âge de la retraite.
Mon administration entend moderniser la diplomatie haïtienne dans l’inclusion d’une nouvelle génération de jeunes leaders capables d’investir de nouvelles énergies intellectuelles et culturelles, adaptées à la nouveauté  des exigences d’ouvertures de transferts technologiques et de mobilité du monde international.
Nous allons renforcer la compétence et le leadership des employés présentant des qualités qui répondent aux nouvelles stratégies de la diplomatie haïtienne.
Pour réguler l’imbroglio administratif et fournir au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, un outil efficace de développement et d’instrumentalisation de politique d’action est proposé; l’établissement d’un Département de formation continue appelé Institut de la Bonne Gouvernance.
L’objectif de l’Institut est de contribuer à la formation continue du personnel à tous les niveaux.  Nous voulons une diplomatie qui ne soit plus passive mais agressive à la fois sur le plan économique, politique, technologique et culturel.
- Renforcer le développement des liens avec les pays de la CARICOM et d’Afrique
- Ouvrir d’autres relations diplomatiques avec la Chine
- Instruire les possibles investisseurs partenaires sur les avantages à investir en Haïti
- Servir de canal entre les institutions gouvernementales et les institutions étatiques internationales
- Élaborer des documents de travail et des textes de position pour maintenir la visibilité d’Haïti au niveau des forums internationaux
- Mener une diplomatie axée sur le respect et la protection des droits de l’homme
- Consolider les relations traditionnelles d’Haïti avec les partenaires traditionnels au niveau de la coopération internationale et développer d’autres qui sont utiles au développement socioéconomique du pays.
-Trouver des ouvertures sur le plan des affaires pour favoriser l’investissement des capitaux étrangers et stabiliser le démarrage du développement économique 
-Avant de terminer, avec mes propos, je voudrais ici convier toute la communauté universitaire les étudiantes et étudiants en particulier à partager leur vision. Le pays vous attend tous à nous engager et à assumer notre appartenance dans le dialogue et le partage des idées novatrices.
Monsieur le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti, Monsieur le doyen de l’Institut National de Gestion d’Administration et des Relations Internationales. Chers étudiants et étudiantes
Pour terminer, je ne saurais en guise d’exhortation ne pas vous citer Fustel de Coulanges disant ce qui suit « Ce qui distingue les nations n’est ni la race ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances qui fait la patrie (…) la patrie, c’est ce qu’on aime ».
Je reste donc profondément optimiste que les choses changeront. Vous et moi nous sommes hérités tous de la patrie.
Je vous remercie »

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Fooball :

Fin du rêve Haïtien à Saint John’s

2/11/2011 09:48:04

Haïti - Fooball : Fin du rêve Haïtien à Saint John’sHaïti n’a pas réussi à franchir le second tour des éliminatoires de la coupe du monde de football. Malgré que les Grenadiers avaient vaincu auparavant les Iles Vierges (4-0 et 6-0), notre équipe n’a pas été en mesure de vaincre celle d’Antigua-et-Barbuda…
Hier à Saint John’s, dans le cadre des éliminatoires de la zone CONCACAF. les Grenadiers ont affrontés Antigua-et-Barbuda au Sticky Wicket Stadium. Second du groupe F, l’équipe haïtienne était obligée de gagner ou au pire, faire un match nul, pour obtenir son ticket pour la coupe du monde 2014 au Brésil.
À la mi-temps, le score était de 0-0, tous les espoirs étaient encore permis.
En seconde mi-temps, à la 55′, Sony Norde est remplacé par Jean-Michel Bourcicaut à cause d’une douleur au tibia. À la 82′ un tir de 20 mètres de Kerry Skepple dans le filet de Johny Placide (1-0), qui a raté son interception, scelle la fin des rêves d’Haïti… À la 84′, l’entraineur Tavares décide enfin [mais trop tard] de faire rentrer l’attaquant Kervens Belfort sur le terrain [le meilleur joueur de notre sélection, laissé sur la banc par Tavares] en remplacement de Pierre Louis Listner, puis à la 87′, Kim Jaggy est remplacé par Wilde Guerrier.
Le Match s’est achevé par une victoire 1-0 en faveur d’Antigua-et-Barbuda devant une foule de 5,000 supporters, lui assurant sa place pour le 3è tour. Haïti est éliminé…
Globalement le jeu des Grenadiers a manqué de rythme sur le terrain. Un manque de tactiques, de maîtrise et de vision du jeu de Tavares [exemple l’absence de Kervens Belfort, entré au jeu à la 84’ seulement !). Nombreux sont-ceux qui explique aujourd’hui cette défaite par l’incompétence d’Edson Tavares, qui veut toujours avoir raison contre tous, qui refuse d’assumer ses responsabilités et qui justifie les échecs de son équipe, par une « contre performance », des explications qui ne trompe plus personne aujourd’hui, après l’élimination, sous sa direction, de l’équipe Nationale de toutes les compétitions internationales.
Il ne reste plus à Haïti, qu’à attendre encore quatre ans pour espérer disputer une finale de coupe du monde [comme en 1974]…

L’équipe Antiguaise a terminé avec une note parfaite de 15 point pour 5 match joués, lors du 3è tour elle affrontera le Guatemala qui a également 15 points mais aussi la Jamaïque et les États-Unis.
Haïti a gagné ses 3 premiers match :
Haïti – Îles Vierges Américaines : 6-0
Curaçao – Haïti : 2-4
Îles Vierges Américaines – Haïti : 0-7
Un match nul
Haïti – Curaçao : 2-2
Un match perdu
Antigua-et-Barbuda – Haïti : 1-0
Prochain match
Le 15 novembre aura lieu le dernier match du second tour, Haïti affrontera à domicile Antigua et Barbuda. À l’occasion de ce match de consolation, les Grenadiers auront l’occasion de prendre une revanche symbolique contre l’équipe Antiguaise.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4004-haiti-football-contre-performance-des-grenadiers-devant-curacao-2-2.html
http://www.haitilibre.com/article-3977-haiti-football-seconde-victoire-ecrasante.html
http://www.haitilibre.com/article-3753-haiti-football-seconde-victoire-pour-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-3725-haiti-football-une-victoire-ecrasante.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti- élections

Lavalas : un concurrent qui fait peur !

La Fanmi Lavalas participera aux prochaines élections. Le parti de Jean-Bertrand Aristide ne pourra plus être exclu par le Conseil électoral provisoire (CEP) en raison de l’absence de son représentant national. Aristide est là. Plus question de mandat consulaire notarié mais non validé, plus question de branches éparses réclamant chacune la paternité de cette « table » qui a marqué nos élections contemporaines.

11/11/2011

La Fanmi Lavalas participera aux prochaines élections. Le parti de Jean-Bertrand Aristide ne pourra plus être exclu par le Conseil électoral provisoire (CEP) en raison de l’absence de son représentant national. Aristide est là. Plus question de mandat consulaire notarié mais non validé, plus question de branches éparses réclamant chacune la paternité de cette « table » qui a marqué nos élections contemporaines. Sauf coup de théâtre, le président Martelly et le CEP qu’il devra former un jour ou l’autre, supporteront – ou constateront tout simplement – la présence de ce parti dont la popularité fait peur aujourd’hui encore.
Le contexte actuel est différent de 2009 ou de 2010. Lavalas jouera sur un terrain ou le parti présidentiel (s’il en existe) ou tout simplement les candidats du pouvoir partiront en quête de cette majorité parlementaire qui fait défaut au Président ; un terrain ou la plateforme Alternative cherchera à confirmer sa force, où peut-être les dignes fils du consortium Lespwa / Inite chercheront à sauver ce qui reste de ce parti portant tristement l’empreinte de René Préval. Les dissidents, les nouveaux alliés, les alliages et alliances contre nature n’étonneront guère à l’approche de ces joutes, puisqu’aujourd’hui le grand défilé des enfants prodigues se fait déjà à Tabarre, à la résidence privée du « leader historique » de la Fanmi lavalas.
Tous en quête de la bénédiction de l’ancien prêtre-président
Les noms de ceux qui représenteront la Fanmi lavalas dans les départements, donc comme candidats au Sénat, ne sont pas officiellement connus. Mais les aspirants sont nombreux pour chaque département et l’un des membres influents du parti, René Civil, nous a donné l’assurance que la Fanmi sera représentée à tous les niveaux aux prochaines joutes. Le parti devra donc faire taire les possibles querelles entre lavalassiens restés fidèles de l’exil jusqu’au retour et ceux qui se sont abrités sous des bannières néolavalassiennes pour contourner « l’exclusion ».
Ainsi, pour le département de l’Ouest, des militants lavalas que nous avons interrogés disent espérer que le leader bénira un « vaillant militant » qui a déjà fait son nom. Il a certes soutenu un candidat lors des dernières présidentielles, mais il est resté l’une des voix puissantes pour les « bases » comme pour les cadres du parti, nous disent ces militants. Ils menacent même de supporter ce militant-candidat sous une bannière indépendante si le dévolu du leader ne se porte pas sur lui.
Dans le Sud-Est aussi, la Fanmi lavalas pourrait faire des surprises. Ce département dominé jadis par les Lambert, applaudira-t-il le retour en force du parti de Jean- Bertrand Aristide, ou se rangera-t-il définitivement du côté de Edwin D. Zenny dont le mot d’ordre ira ipso facto en faveur du candidat du pouvoir ?
Dans le Nord, Nawoon Marcellus voudra trouver avec Lavalas ce que Inite et René Préval lui avaient subtilement refusé. Dans le Nord-Est et le Nord-Ouest, les deux sénateurs sortants, Rodolphe Joazile et Evalière Beauplan, sont d’anciens lavassiens, qui se croiront peut-être en droit de réclamer à nouveau cette bannière. Le sénateur Beauplan, par exemple, a récemment rappelé sa fidélité à l’idéologie et aux combats Lavalas, quand, devenu subitement l’un des ténors du groupe majoritaire au Sénat, il a pris les devants de ce vaste branle-bas des sénateurs qui a abouti au rejet de Me Bernard gousse, alors Premier ministre désigné. Il l’a fait, dit-il, aux noms des lavalassiens qui ont été traqués sous le gouvernement de transition dont Me Gousse était le ministre de la Justice.
Dans la Grand-Anse, deux candidats se sont déjà ouvertement déclarés. Il s’agit du député en fonction Sorel Jacinthe, président de la chambre basse, et Guy Philipe, ex-commandant de l’armée des rebelles qui a contribué au renversement du président Jean-Bertrand Aristide en 2004. S’il est vrai que M. Jacinthe, ancien membre de la Fusion, actuel dirigeant d’Inite, n’est pas de ceux qui convoiteront, même de loin, la bannière Lavalas, il ne sera pas étonnant que Jean-Bertrand Aristide, en choisissant son candidat pour la Grand-Anse, prenne bien le soin de donner une bonne leçon à Guy Philipe. Mais ce dernier est depuis peu, très proche du Palais national et du président Michel Martelly. Simple rappel.
Dans d’autres départements, comme l’Artibonite, ce sera un peu le même cas de figure, où un ancien opposant à Aristide et tenant du pouvoir de transition, Youri Latortue, se lancera à sa propre succession. Il est lui aussi très proche du président Martelly. Le choix de la Fanmi lavalas dans ce département sera donc taillé sur mesure.
René Civil au Sénat pour l’Ouest ?
Après avoir parlé avec ces militants chauffés à blanc et qui promettent énergiquement de se ranger aux côtés d’un des leurs pour les prochaines sénatoriales de l’Ouest, nous en avons parlé avec René Civil. À la question de savoir s’il comptait concourir au Sénat, M. Civil a dit s’en remettre à la volonté des « bases populaires ». « Je sais que beaucoup de voix s’élèvent au sein du parti pour réclamer ma candidature, je peux seulement dire que je suis prêt à répondre à tout appel venant de la grande masse lavalassienne de l’Ouest. »
René Civil n’a cependant pas voulu nous faire part des éventuels candidats du parti pour les autres départements. Il s’est contenté de nous confier que plusieurs noms sont cités pour chaque département mais qu’il reviendra au parti de choisir en fonction de ses propres critères. « La Fanmi lavalas est un parti ouvert à tous ses fils, ils peuvent tous manifester le désir d’obtenir la bannière, mais la compétence sera le premier critère de choix », promet René Civil.
Le militant souhaite aussi la mise en place d’un nouveau Conseil électoral provisoire pour l’organisation de ces joutes. L’actuel Conseil est à son avis décrié et vilipendé, il n’est donc pas digne pour lancer de nouvelles opérations électorales. Il espère cependant que la désignation de nouveaux conseillers électoraux sortira d’une large concertation avec les partis politiques.
Pour ce qui est des collectivités, on rappellera tout simplement que jusqu’aux élections de 2006, plusieurs cartels municipaux étaient directement issus de la Fanmi lavalas. La plupart d’entre eux sont restes fidèles à leur parti et l’un de ces maires-lavalas vient d’être mis a pied et remplacé par l’exécutif, il s’agit de Michel Saint-Croix, de la ville du Cap-Haïtien. Ces collectivités, utilisées pour l’édification du parti présidentiel Inite, échapperont-elles à la présidence de Michel Martelly ?
Il n’est donc pas à douter que l’enjeu des prochaines élections est de taille. Absolument.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

vendredi 11 novembre 2011

11 nov

Le Gouvernement, en retraite pour 48 heures…

11/11/2011 11:11:25

CABINET MINISTERIEL

Le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, avait annoncé lundi, que le Gouvernement entendait dans les prochains jours, tenir une retraite de 2 jours, afin d’établir un agenda précis de ses engagements, qui sera présenté devant la population avant la fin de ce mois. http://www.haitilibre.com/article-4201-haiti-politique-le-premier-ministre-va-presenter-des-engagements-precis-a-la-population.html
Dans un communiqué du service de communication de la Primature, le Premier Ministre a annoncé hier jeudi, que ses ministres et secrétaires d’État « seront tous ensemble ce vendredi et samedi, à Indigo, sur la côte des Arcadins, pour deux journées de travail en quête de solutions relatives aux besoins les plus urgents de la population. »
Un des objectifs de cette retraite, est de renforcer la cohésion gouvernementale et de développer une synergie d’actions « qui faciliteront avec fluidité, la mise en œuvre des différents projets découlant de la vision du Chef de l’État et des promesses faites par le Premier Ministre lors de l’énoncé de sa Politique Générale » précise le communiqué.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Tourisme :

Vibrant plaidoyer de Michaëlle Jean

11/11/2011 07:33:09

Haïti - Tourisme : Vibrant plaidoyer de Michaëlle JeanLa très honorable Michaëlle Jean, Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, a lancé hier un vibrant plaidoyer au colloque international « Patrimoine, tourisme culturel et développement durable en Haïti, enjeux et perspectives d’avenir », qui se tient à Port-au-Prince, du 10 au 13 novembre 2011. 

Le colloque, mobilise plus de 50 conférenciers issus de 10 pays. Il rassemble les partenaires culturels et les experts haïtiens pour la sauvegarde du patrimoine, de nombreuses organisations de la société civile haïtienne, quantité de jeunes, artistes étudiantes et étudiants, tous défenseurs de la force de la culture et d’un patrimoine riche et unique pour le relèvement du pays.


« Le patrimoine haïtien, autant matériel qu’immatériel, l’immense créativité de la population haïtienne, de même que son histoire, sa littérature, son cinéma, son art, son artisanat et sa musique sont des valeurs indiscutables sur lesquelles il nous faut aussi miser pour le développement socio-économique du pays », a souligné Madame Jean, en présence du Président de la République d’Haïti, Son Excellence Michel Joseph Martelly, et de ses ministres du Tourisme, Stéphanie Villedrouin et du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau.
« Haïti n’est pas que misères [...] Le pays a beaucoup à offrir et il faut exploiter cette ressource culturelle et patrimoniale unique, en faire un outil de développement humain et viable avec des retombées économiques et sociales positives pour toute la population. »
Le tourisme est l’un des moteurs économiques importants de la région des Caraïbes. En plus de ses plages magnifiques, de ses paysages pittoresques, de la chaleur de sa population, Haïti a l’avantage, par ses trésors patrimoniaux méconnus, ses sites historiques, son héritage fabuleux, de pouvoir développer un tourisme culturel unique en son genre et très en demande.
« Pensons seulement au potentiel extraordinaire que représente le Parc historique national, classé Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982, et qui regroupe la Citadelle Henri, le palais Sans Souci et quantité d’autres sites, dans le Nord d’Haïti, a mentionné l’Envoyée spéciale. Ces constructions, ces monuments sont chargés d’un symbolisme universel inestimable parce qu’ils sont les premiers à avoir été bâtis par des esclaves dans un combat pour la reconquête de leur liberté et qui sera déterminant pour le reste des Amériques. »
Le Président Martelly défend ce projet bec et ongles. Il veut faire du Parc national historique, de même que de tous les autres sites qui jalonnent le pays du Nord au Sud, d’Est en Ouest, des outils de développement économique puissants, au cœur d’un plan touristique solide, viable, respectueux du territoire et des collectivités locales, et qui mettra à contribution la population, sa créativité, sa vigueur et sa productivité.


L’Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti profite de son passage dans la capitale haïtienne pour poursuivre ses discussions avec le président de la République d’Haïti, le féliciter de la rentrée scolaire d’octobre dernier qui a permis à 140,000 enfants de plus de prendre pour la première fois le chemin de l’école, de la formation d’un nouveau gouvernement et de la nomination d’un président de la Cour de cassation. 

Elle s’est également entretenue avec le Premier Ministre, le Dr Gary Conille, et plusieurs Ministres récemment entrés en fonction dont celui des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe; de l’Éducation et de la Formation professionnelle, Réginald Paul; de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, Jean René Roosevelt; de la Planification et de la Coopération externe, Jude Hervé Day; et le Ministre de la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice.


Par ailleurs, Madame Jean s’est dite très touchée de la réaction positive des Haïtiennes et des Haïtiens à la suite de sa nomination à titre de chancelière de l’Université d’Ottawa.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4199-haiti-education-michaelle-jean-13e-chanceliere-de-l-universite-d-ottawa.html
http://www.haitilibre.com/article-4194-haiti-tourisme-colloque-international-sur-le-tourisme-et-le-patrimoine.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Diplomatie :

Laurent Lamothe parle de coopération avec l’Ambassadeur du Maroc

11/11/2011 12:23:59

Haïti - Diplomatie : Laurent Lamothe parle de coopération avec l’Ambassadeur du MarocLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères, a eu une séance de travail jeudi à la Chancellerie, avec le Dr. Brahim Hussein-Moussa, l’Ambassadeur du Maroc en Haïti. Au cours de cette séance, le Ministre des Affaires Etrangères a exprimé à son homologue marocain les domaines dans lesquels le gouvernement haïtien souhaitait bénéficier de l’appui du Maroc, insistant sur la formation des ressources humaines, qui revêt une importance particulière, pour l’actuel gouvernement haïtien.
Au sortir de cette réunion, le Chancelier Lamothe à déclaré
« nous avons eu, une très bonne séance de travail. Le Maroc est un grand ami d’Haïti et offre plusieurs bourses d’études à nos étudiants pour améliorer nos ressources humaines. Le Maroc est un grand Royaume avec lequel nous voulons entretenir de très bonnes relations, nous avons plusieurs requêtes que nous allons traiter rapidement. Nous sommes très heureux de recevoir ici notre frère et Ambassadeur du Maroc en Haïti et je lui dit, qu’il est toujours invité à venir en Haïti. »
L’Ambassadeur du Maroc s’est dit fier d’être dans ce pays frère et ami historique du Maroc « ma génération, ne pourra jamais oublier l’appui énorme qu’Haïti a offert au Maroc pour son indépendance et son intégralité territoriale, dans les années 50. C’est une très grande fierté personnelle, de me trouver ici dans ce pays frère. J’ai eu un entretien de travail avec monsieur le Ministre Lamothe et avec la faveur de Dieu, nous allons avoir de grandes coopérations entre le Maroc et Haïti…»
HL/ HaïtiLibre

 

Laurent Lamothe parle de la nouvelle diplomatie haïtienne

10/11/2011 13:47:02

Haïti - Politique : Laurent Lamothe parle de la nouvelle diplomatie haïtienneMercredi, le Ministre des Affaires Étrangères Laurent Lamothe a expliqué que la nouvelle diplomatie haïtienne va se consacrer à trois volets.
«… Le premier volet, c’est la coopération, nous voulons que la coopération rejoigne le peuple, nous voulons que le peuple joigne ce qui est donné. Nous voulons que la coopération passe de manière directe, parce qu’aujourd’hui, l’aide passe par des structures qui ne sont pas des structures gouvernementales et nous ne trouvons pas nécessairement, ce que nous cherchons. Le gouvernement a besoins de moyens pour faire construire des écoles, réparer les routes, faire des dispensaires et réduire l’insécurité. Pour avoir les moyens, nous avons besoin que l’assistance que l’on nous donne, se fasse de manière directe ou au moins, qu’une grosse partie vienne nous rejoindre.
Le deuxième volet de la diplomatie haïtienne, c’est de s’assurer que les promesses d’aide se réalisent. Il y a des pays qui ont donné, et d’autres pas encore… Nous sommes en train de monter une base de données, pour voir tous les pays qui n’ont pas encore donnés et nous allons faire des visites dans ces pays, pour les encourager à donner ce qu’ils ont promis de donner.
Le dernier volet c’est d’attirer l’investissement privé, pourquoi ? Parce qu’en Haïti, nous avons un taux de chômage de plus de 60%, nous avons besoin de baisser le taux de chômage. Pour le baisser, nous avons besoin de créer des emplois, [...] nous avons besoin que des compagnies viennent de l’étranger pour s’installer en Haïti et commencent à créer des emplois.
Mardi, nous étions avec le Corps diplomatique, avec la communauté internationale, nous leur avons dit qu’il est important qu’ils viennent, qu’ils invitent leur famille à prendre des vacances en Haïti, qu’ils commencent à donner une autre image, investissent eux-mêmes dans le pays, qu’ils disent à leur amis de venir investir en Haïti et ensuite, nous dirons aux agences de promotion qui sont dans leur pays, aux Chambres de commerce, aux businessmen qu’Haïti est maintenant ouvert aux investissements.
C’est ce message que le Président de la République donne partout où il va « Haiti is open for Business » que moi-même je réplique, chaque fois que je rencontre un Ambassadeur, une mission internationale. Mon rôle est de faire la promotion d’Haïti et d’attirer l’investissement vers Haïti… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4207-haiti-politique-laurent-lamothe-recoit-le-corps-diplomatique-en-sa-residence.html
http://www.haitilibre.com/article-4215-haiti-education-laurent-lamothe-annonce-l-achat-de-nouveaux-autobus-scolaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4198-haiti-education-laurent-lamothe-a-new-york-au-gala-de-happy-hearts-fund.html
http://www.haitilibre.com/article-4178-haiti-politique-laurent-lamothe-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-4140-haiti-politique-laurent-lamothe-a-expose-les-grandes-priorites-d-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4134-haiti-politique-laurent-lamothe-au-paraguay-parle-d-investissements.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti-Insécurité

Un Inspecteur municipal de police abattu à Santo, en Plaine

Une enquête a été ouverte

Publié le jeudi 10 novembre 2011

Des inconnus armés ont abattu d’au moins 4 balles l’Inspecteur municipal de police Joël Coffy,45 ans, en sa résidence à Santo, en Plaine, en s’introduisant par effraction en sa résidence dans la nuit de mercredi à jeudi.

Transportée d’urgence à l’hôpital, la victime a succombé à ses blessures.

Le porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Gary Desrosiers, qui a confirmé l’information, n’était pas en mesure jeudi matin d’apporter des précisions sur les circonstances exactes du meurtre. Il a plutôt indiqué qu’un constat légal du décès a été effectué par le Juge de paix de la juridiction, Oreste Félix, tandis que la police scientifique s’est rendue sur les lieux pour relever des indices dans le cadre de l’ouverture d’une enquête.

L’Inspecteur municipal Joël Coffy était affecté à la Direction Centrale de Police Administrative (DCPA). Précédemment, il était l’un des responsables de la sécurité à la Primature (siège du Gouvernement). Le meurtre perpétré sur sa personne vient allonger la longue liste des cas d’assassinats de policiers enregistrés ces derniers jours, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Ce dernier cas de meurtre survient au moment où la capitale fait face à une nouvelle vague d’actes de banditisme et de meurtres dont celui perpétré sur la personne d’un adolescent de 16 le 6 novembre dernier à Pétion Ville. [jmd/Radio Kiskeya]

 

La commission sénatoriale poursuivra son enquête au delà du 18 novembre

imageLe président de la commission sénatoriale spéciale, Jean William Jeanty, envisage de demander un report de la séance d’interpellation du ministre de la justice prévue le 15 novembre 2011. Le parlementaire justifie cette décision par la nécessité de présenter un rapport avant cette séance en assemblée. Les auditions de plusieurs ministres et secrétaires d’Etat, prévues ce week end, ont été reportées en raison de la retraite gouvernementale sur la cote des arcadiens.
Les ministres devront au cours de deux journées préparer un plan d’action pour les 12 prochains mois sous la direction du Premier Ministre, Gary Conille.
Le sénateur Jeanty annonce que les auditions des membres du gouvernement impliqués dans l’arrestation du député, Arnel Bellizaire, auront lieu au début de la semaine prochaine. A ce rythme les membres de la commission ne pourront présenter le rapport qu’à la fin de la semaine prochaine, explique M. Jeanty assurant que les informations seront utiles pour l’interpellation du ministre Josué Pierre Louis.
Hier les commissaires avaient eu des entretiens avec le directeur général de la Police, Mario Andresol, le chef de la police judiciaire, Godson Orelus et le commissaire du gouvernement, Felix Leger.
Selon le sénateur Jeanty, le chef du Parquet a refusé de collaborer avec les membres de la commission. Il se cache derrière des artifices juridiques pour ne pas répondre aux questions, révèle le sénateur Jeanty concluant que M. Leger aurait des choses à cacher.
Ce vendredi les membres de la commission se rendront a l’aéroport Toussaint Louverture afin d’interroger des personnes victimes lors des évènements du 27 octobre 2011.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

Martelly visite le chantier de l’Université «Roi Henri Christophe»

11/11/2011 09:10:36

Haïti - Reconstruction : Martelly visite le chantier de l’Université «Roi Henri Christophe» Le Président Michel Martelly, s’est rendu dans la matinée du jeudi 10 novembre 2011, dans la commune de Limonade, dans le Nord du pays, pour faire le suivi de la construction de la nouvelle Université « Roi Henri Christophe », un projet entièrement financé par la République Dominicaine et le secteur des affaires dominicain au coût de 50 millions de dollars américain, dont l’ouverture est prévue le 12 janvier 2012.
Cette Université pourra accueillir 10,000 étudiants par jour. Elle sera composé de plusieurs bâtiments de trois étages, 72 salles de classe de 30 étudiants, une bibliothèque [un centre de documentation des plus modernes], des salles de réunions, des laboratoires informatiques, comptables, scientifiques, des installations académiques, administratives, récréatives et sportive.
Le chantier est bien avancé et le Chef de l’État continue d’encourager la participation de tous, notamment de son homologue dominicain, le Président Leonel Fernández, à la finalisation du projet, qui constitue l’une des démarches importantes de l’Etat haïtien en vue de la décentralisation de l’éducation. Les habitants de Limonade, notamment les écoliers, bénéficieront sous peu de l’enseignement supérieur dans leur commune et peuvent déjà se féliciter de la qualité de la formation qui leur sera dispensée.


Le Président Martelly a félicité également l’ambassadeur dominicain, Ruben Silié, ainsi que tous les ingénieurs haïtiens et dominicains qui travaillent sur le chantier et dont le nombre d’employés s’élève à plus d’une centaine. « C’est le fruit d’une bonne collaboration entre les deux peuples et la garantie que les deux pays peuvent faire œuvre commune » a-t-il déclaré à la presse.
S’adressant à la population de Limonade, qui lui a renouvelé sa solidarité, le Chef de l’Etat  a promis son accompagnement dans la distribution d’engrais et dans la résolution des problèmes sociaux et économiques. Il a aussi réitèré son engagement en faveur d’une éducation gratuite, accessible et de qualité.
«… cette université est une belle chose, un beau symbole de ce qui s’appelle la connaissance [...] C’est à travers l’université que nous allons former des jeunes qui auront un métier en main, pour sortir de la misère et du sous-développement… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2110-haiti-education-la-nouvelle-universite-sera-terminee-le-12-janvier-2012.html
http://www.haitilibre.com/article-810-haiti-republique-dominicaine-pose-de-la-premiere-pierre-de-l-universite-henri-christophe-du-nord.html
http://www.haitilibre.com/article-412-haiti-education-une-universite-de-50-millions-de-dollars-au-cap-haitien.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

«La jeunesse représente une force vive en Haïti, dont on ne peut se passer»

11/11/2011 13:40:51

Haïti - Éducation : «La jeunesse représente une force vive en Haïti, dont on ne peut se passer»Mercredi, en marge d’une rencontre au ranch de la Croix-des-Bouquets, avec René Jean Roosevelt, le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Michaëlle Jean, l’Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti a déclaré :
«…Le fonds de l’UNESCO pour la formation des maîtres, existe grâce à une contribution du gouvernement du Canada. L’UNESCO [...] s’est engagé vraiment à soutenir le plan haïtien en matière d’éducation. Ce n’est pas seulement des infrastructures, c’est aussi du contenu, travailler sur les curricula, travailler sur la formation des maîtres parce qu’il faut une éducation de qualité. Donc, c’est dans la stratégie et les politiques de l’État haïtien qu’il faut arriver en renforcement des capacités [...]
… la jeunesse représente une force vive en Haïti dont on ne peut se passer, elle a besoin de se sentir incluse dans toute la stratégie de reconstruction, de refondation de ce pays. Il faut saluer ses initiatives, il faut saluer ses actions, il faut lui donner des espaces d’opportunités, des espaces d’épanouissement il faut vraiment qu’elle se sente un partenaire à part entière.
Tous les ministère se doivent d’être concernés, c’est à dire à la fois la santé, l’éducation, le plan, l’environnement, la sécurité publique, le sports… On doit sentir un brassage des énergies, on doit sentir une synergie et en s’occupant de la jeunesse, on peut faire ça, et créer une espèce de sentiment dynamique et constructif en Haïti…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3762-haiti-education-propos-de-michaelle-jean-a-l-universite-quisqueya.html
http://www.haitilibre.com/article-3734-haiti-education-michaelle-jean-en-visite-a-jacmel.html
http://www.haitilibre.com/article-3722-haiti-education-michaelle-jean-confirme-que-l-unesco-a-des-fonds-pour-l-education-gratuite.html
S/ HaïtiLibre

 

Visite d’affaires belgo-néerlandaise en Haïti

Des hommes d’affaires de la Belgique et des Pays-Bas seront dans nos murs dès le dimanche 13 novembre pour des visites de prospection et d’échanges. La délégation comprendra des représentants d’autres pays, notamment du Canada, qui manifestent un certain intérêt pour Haïti.

 

Robin J. Padberg, consul honoraire des Pays-Bas à Port-au-Prince

(Photo: Archives)

 

 

 

 

Hervé Denis, président de la CCIH

Une délégation de l’Agence de Promotion du Commerce de la région flamande de Belgique et des Pays-Bas séjournera en Haïti du 13 au 16 novembre pour nouer des liens d’affaires avec des opérateurs de chez nous. Les membres de cette délégation de plus d’une dizaine d’hommes d’affaires seront reçus par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIH) et le Centre de facilitation des investissements (CFI). D’autres investisseurs, notamment du Canada, rejoindront la délégation.
Les hommes d’affaires chercheront à identifier les projets qui bénéficient de l’appui de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH)et des institutions financières internationales susceptibles d’impliquer les membres du groupe dans leur réalisation. Les membres de cette délégation belgo-néerlandaise vont aussi explorer les possibilités de relation avec des entreprises locales.
Le consul honoraire des Pays-Bas à Port-au-Prince, Robin J. Padberg, annonce la venue de l’ambassadeur du Royaume dont le siège est à Santo Domingo au cours de cette visite de la délégation. En six mois, c’est la deuxième visite d’hommes d’affaires néerlandais dans le pays. Haïti importe des Pays-Bas essentiellement des produits laitiers et pétroliers. Le Royaume des Pays-Bas comprend une partie européenne et une autre antillaise dont Curaçao, Aruba, St-Martin, les îles Bonaire, de Saba et de Saint-Eustache.
« L’idée de cette visite est aussi celle de donner une assistance aux petites et moyennes entreprises (PME) d’Haïti, surtout à travers un séminaire prévu pour le 15 novembre 2011 à l’hôtel Karibe. Nous profiterons de l’occasion pour faire ressortir les opportunités d’assistance offertes par le Royaume des Pays-Bas et l’Union européenne », fait savoir le consul honoraire des Pays-Bas à Port-au-Prince. Des échanges auront lieu entre les experts haïtiens et les membres de la délégation dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la gestion des eaux et des déchets.
M. Padberg a mis en relief l’expertise des Pays-Bas dans la construction des ports et aéroports. Il souligne la spécialité du Royaume dans la gestion des eaux et des inondations. Après le tremblement de terre, les pays-Bas ont fait don de 150 millions de dollars américains à Haïti. Moins d’une centaine de Néerlandais vivent chez nous et coopèrent dans divers domaines.
Co-organisateur des activités, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti, Hervé Denis, a confié, pour sa part, que l’idée d’organiser une telle visite vient de la mission diplomatique d’Haïti à Bruxelles. C’est aussi, dit-il, le fruit de la collaboration entre les secteurs public et privé. « Nous, du secteur privé, avons beaucoup de missions conjointes avec le secteur public. D’ailleurs, je reviens d’une mission de la Caricom qui négocie des échanges commerciaux avec le Canada. J’ai pris la parole au nom d’Haïti », informe Hervé Denis.
Hervé Denis constate un certain renforcement dans les relations entre l’Etat haïtien et le secteur privé des affaires. « Après un gouvernement installé, je remarque un certain engouement de potentiels investisseurs pour Haïti. La CCIH mobilise ses réseaux de partenaires pour la pleine réussite de cette visite en Haïti », souligne le président de la CCIH, qui se réjouit de l’étroite collaboration entre l’institution qu’il dirige et le CFI.
« Il s’agit de la première mission mixte de prospection d’investissement de ces deux pays fondateurs de l’Union européenne : la Belgique et les Pays-Bas. C’est le résultat des actions et missions de sensibilisation réalisées dans le cadre de l’Association mondiale des agences de promotion (CAIPA) dont le CFI est membre depuis 2008 », souligne le directeur général du CFI, Guy Lamothe.
Pour lui, la diversité des membres de la délégation est une preuve que notre pays a des potentialités et offre des opportunités pour investisseurs et vendeurs étrangers. « Il s’agira, pour nous Haïtiens, de maintenir le cap en renforçant les structures administratives d’accueil, de suivi et d’accompagnement en faveur des entreprises », ajoute le directeur général du CFI.
Dieudonné Joachim

 

La Nationale #2 bloquée à hauteur d’Aquin

jeudi 10 novembre 2011 à 16:53

Une situation de tension régnait dans la commune d’Aquin dans le sud du pays.

Les membres de la population ont gagné les rues pour protester contre l’arrestation d’un nommé Plaisimond Franck.

Les protestataires ont indexé le député Fritz Gérald Bourjolly d’avoir été à l’origine de cette situation.

Ils ont érigé des barricades sur la Nationale # 2 à hauteur de Macéant, selon un responsable de la Police.

 

La Minutah confirme l’existence d’une plainte à son encontre

La porte- parole de la MINUSTAH, Sylvie Van Den Wildenberg confirme qu’une organisation haïtienne de défense des droits de l’Homme a intenté une action en justice contre l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour avoir introduit le choléra en Haïti.
« Il s’agit d’une plainte qui a été adressée à l’encontre de la MINUSTAH et de l’ONU, qui concerne l’épidémie de choléra en Haïti. La plainte a été reçue, je peux le confirmer, officiellement en fin de semaine dernière par la Mission, avec copie au Secrétaire Général de l’ONU à New York qui, de son côté, par la voix de son porte parole a confirmé en début de semaine qu’il avait également accusé réception de ladite plainte », a déclaré la porte- parole de la Minustah, lors de la traditionnelle conférence hebdomadaire de la mission onusienne.
Elle précise que la plainte a été transmise aux instances pertinentes – juridiques – de l’Organisation qui traitent ce type de dossiers.
Rappelons qu’u ne organisation de défense des droits de l’Homme a annoncé mardi avoir intenté une action auprès des Nations unies pour obtenir des indemnités au nom de plus de 5.000 personnes victimes du choléra et de leurs familles en Haïti.
L’action a été engagée par l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, organisation basée à Boston, qui estime que la « maladie, la mort » et les maux dus au choléra dont ont souffert des citoyens d’Haïti sont un « produit des multiples manquements de l’ONU.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Youri Latortue plaide pour la mise en place d’une armée proche de la population

Le président de la commission sénatoriale de sécurité, Youri Latortue, confirme la détermination des autorités haïtiennes dans le processus de constitution d’une nouvelle force de défense. Le sénateur Latortue révèle que le chef d’Etat annoncera la doctrine de la nouvelle force armée le 18 novembre prochain.
L’ex officier des FAD’H informe que le président Martelly veut créer une armée indigène pour remplacer l’armée dissoute en 1994. Plusieurs réunions de travail entre le chef d’Etat, le ministre de la défense et les membres des commissions parlementaires de sécurité ont eu lieu au cours de ces dernières semaines.
Le sénateur Latortue se dit encourager par l’engagement des autorités gouvernementales à constituer une armée proche de la population à l’instar de l’armée indigène démantelé durant l’occupation américaine de 1915.
Il donne l’assurance que la nouvelle armée ne sera pas impliquée dans les taches policieres. « La communauté internationale est préoccupée par le renforcement de la police, explique M. Latortue assurant que l’armée se concentrera sur la défense du territoire. L’armée de type défensive devra protéger les frontières et combattre le trafic de la drogue et le terrorisme.
Selon le plan préparé par les autorités, des recrutements massifs de 3 000 aspirants policiers et de recrues miliaires sont prévus au cours des deux prochaines années.
Interrogé sur la provenance des ressources financières indispensables, le président de la commission sécurité souligne que certaines unités de la Police pourront être transférées à l’armée. Il cite entre autres les gardes cotes et les gardes forestiers dont les allocations son déjà prévues dans le budget.

LLM / radio Metropole Haiti

 

FADH : Michel Martelly ne reçoit pas de pression internationale

imageL’ambassadeur de France en Haïti Didier Le Bret, dément les informations laissant croire que la communauté internationale aurait demandé au président Martelly de ne pas remobiliser les forces armées d’Haïti.
Réagissant aux récentes déclarations du chef de l’état concernant la nouvelle force armée, le diplomate a salué la décision du chef de l’état qui envisage de remobiliser les forces armées d’Haïti dissoute en 1995 par l’ex président Jean Bertrand Aristide.
Toutefois Monsieur Lebret invite le président Martelly à discuter avec tous les secteurs du pays avant de prendre une décision définitive dans cette affaire.
Il a indiqué que le président de la République a déjà eu des discussions avec les membres du corps diplomatique autour de ce dossier, tout en rejetant l’idée que le chef de l’état aurait changé d’avis sous la pression de la communauté internationale.
Rappelons que le président haïtien, Michel Martelly, avait affirmé cette semaine que la formation d’une nouvelle force de défense n’implique pas un démantèlement de la Police mais plutôt un renforcement de cette institution.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

La France préconise la confiance pour la stabilité politique en Haïti

L’ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince, Didier Lebret, lors d’une interview accordée au journal Le Nouvelliste sur la situation politique actuelle du pays, a fait savoir que la France soutient toutes les initiatives qui pourront contribuer au rétablissement de la confiance entre les deux branches du pouvoir. Il croit qu’Haïti n’a pas perdu le bon momentum pour se reconstruire et qu’il appartient aux autorités haïtiennes compétentes de se prononcer sur le renouvellement de la CIRH. Il a annoncé que le projet de la construction de l’HUEH avance bien. M. Lebret appuie, par ailleurs, la stabilité et à la continuité dans la gestion de la chose publique prônées par l’ex-président René Préval.

Le Nouvelliste : La France, à travers vous, a salué la ratification et l’installation d’un nouveau gouvernement. Entre-temps, la situation entre l’éxécutif et le Parlement s’est quelque peu détériorée, après l’arrestation du député Arnel Bélizaire. Comment analysez-vous la conjoncture?
Didier Le Bret : Au lendemain de l’arrestation du député Bélizaire, la France a fait part de son inquiétude et a appelé au respect de l’immunité parlementaire et du principe de la séparation des pouvoirs.
Aujourd’hui, des auditions parlementaires sont en cours. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a été démis de ses fonctions.
Il est désormais essentiel de rétablir la confiance entre les deux branches du pouvoir. La France soutient toutes les initiatives qui pourront y contribuer. Pour éviter une nouvelle crise dommageable au pays, tout doit être fait pour encourager le dialogue. Les institutions haïtiennes peuvent et doivent sortir renforcées de cette épreuve.
LN : Le mandat de la CIRH est arrivé à son terme. Il y a un flou sur son avenir. Que faudrait-il faire de cet instrument de coopération entre la communauté internationale et Haïti?
DLB : Sur la CIRH, il appartient aux autorités haïtiennes compétentes de se prononcer. Au-delà de l’institution créée au lendemain du séisme, l’essentiel est de travailler à une plus étroite coordination entre les bailleurs sous le leadership du gouvernement haïtien. La meilleure option sera celle qui renforcera les institutions nationales.
LN : Sur les ondes de Magik 9 mardi dernier, l’ex-Premier ministre Jean-Max Bellerive a cité des problèmes de montage et d’autres difficultés provoquant un retard dans l’exécution de certains projets cofinancés, comme la reconstruction à hauteur de 52 millions de dollars de l’HUEH. Où en est-on avec l’exécution de ce projet? La France a-t-elle décaissé les 25 millions promis?
DLB : Concernant l’HUEH, les choses avancent bien. Les fonds sont là, la concertation avec la partie haïtienne est permanente. Les travaux vont commencer. Il s’agit d’un projet essentiel pour la carte sanitaire du pays et pour assurer également la formation des cadres de santé dont le pays a tant besoin. Mais au-delà du bâti, il faudra également travailler à améliorer la gouvernance de l’hôpital pour que cet investissement ait un sens.
LN : Haïti a perdu le bon momentum pour se reconstruire. 0n le dit. Vous y croyez?
DLB : Non, le momentum est toujours là. L’énergie du président Martelly est intacte, la confiance des bailleurs également, ainsi que la profonde aspiration des Haïtiens au changement.
LN : L’ex-président René Préval était très sensible à la stabilité et à la continuité dans la gestion de la chose publique. Croyez-vous que ce message a ou devrait avoir un sens pour les partenaires internationaux et partenaires bilatéraux?
DLB : On ne peut rien construire sans continuité. Les défis en Haïti sont innombrables. L’essentiel est de préserver la paix civile, de bâtir la confiance entre les acteurs politiques, de respecter la volonté de changement qui s’est exprimée à travers les urnes, tout en préservant l’unité nationale.
DLB : Merci beaucoup !
Propos recuellis par Roberson Alphonse

 

Haïti – Littérature :

Daniel Supplice rend hommage à l’écrivain de la diaspora, Gary Klang

11/11/2011 11:47:45

Haïti - Littérature : Daniel Supplice rend hommage à l’écrivain de la diaspora, Gary KlangDaniel Supplice, le Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Étranger a exprimé sa joie devant les nombreuses distinctions qui récompenses le travail de nos célèbres écrivains qui évoluent dans la diaspora et a rendu un hommage, tout particulier à l’écrivain-poète Gary Klang.
Mes chers compatriotes,
Gary Klang a été doublement honoré, par la Kabylie (Algérie) [via la troupe la Traversée] d’une part; et par le Premier ministre du Québec, Jean Charest, et le Gouvernement québécois d’autre part.
Je tiens particulièrement à féliciter l’homme à la plume bien ciselée et à partager, en qualité de Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Étranger, cet hommage qui couronne la carrière littéraire de l’auteur de « L’île aux deux visages ». Docteur Klang, je vous assure que les hommages amplement mérités, rejailliront sur Haïti et sur toute la littérature haïtienne.
Grand amoureux des mots et de la langue Française, vous avez porté l’étendard national vers des horizons lointains à travers vos nombreux poèmes dont « Toute terre est prison ». C’est à juste titre que votre œuvre a été récompensée.
Garry, Haïti toute entière partage votre joie et vos émotions. Vous faites honneur au pays qui vous a vu naitre. La patrie est fière de vous.
Daniel Supplice :
Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Etranger

En savoir plus sur Gary Klang :
Gary Klang est né le 28 décembre 1941 à Port-au-Prince, Haïti, il quitte Haïti dans les années 1960, sous la dictature de Duvalier. À Paris, il fait toutes ses études littéraires à la Sorbonne, de la propédeutique au doctorat (avec une thèse sur Proust), en passant par la licence et la maîtrise (son mémoire porte également sur Marcel Proust).
Son œuvre est très variée : poèmes, romans, essais, nouvelles et une pièce de théâtre. Le 14 juillet 2000, l’Union Française le choisit comme parrain de la fête nationale tout en lançant son recueil de poèmes « La Terre est vide comme une étoile ». Depuis 2005, Gary Klang est président des écrivains francophones d’Amérique, section de Montréal. Il est aussi membre de l’Union des écrivains québécois (UNEQ), du conseil d’administration du Pen club Québec, de l’Association des écrivains de langue française (ADELF), du Pen club d’Haïti et membre correspondant de l’Académie européenne des sciences, des arts et des lettres.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4217-haiti-culture-daniel-supplice-accueille-en-haiti-des-personnalites-de-la-diaspora.html
S/ HaïtiLibre

jeudi 10 novembre 2011

10 nov

Arnel Bélizaire et Jocelerme Privert témoins à charge

La commission d’enquête spéciale diligentée par le Sénat a démarré, mercredi, les auditions avec le député Arnel Bélizaire, arrêté le 27 octobre dernier sur ordre du parquet de Port-au-Prince, et le sénateur Jocelerme Privert qui se trouvait à l’aéroport Toussaint Louverture.

images (53)La commission sénatoriale chargée d’identifier les personnes impliquées dans l’arrestation du député Arnel Bélizaire qui revenait d’une mission en France a mené les premières auditions. Le député Arnel Bélizaire et le sénateur Jocelerme Privert sont les premiers témoins interrogés par quatre des cinq membres de ladite commission, le sénateur Dieuseul Simon Desras, étant en voyage à l’étranger.
Des éléments nouveaux ont été apportés par les deux parlementaires interrogés, a indiqué le sénateur Jean William Jeanty, président de la commission, créée au terme d’une longue séance de convocation du Conseil supérieur de la Police nationale (Cspn) au Sénat de la République. Le sénateur Privert, selon les premières auditions, aurait été expulsé du salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture avant l’atterrissage de l’avion qui transportait le député Bélizaire considéré comme évadé de prison par Félix Léger, le chef a.i du parquet, mis en disponibilité par le gouvernement.
Le Premier ministre Garry Conille et plusieurs ministres et secrétaires d’Etat de son gouvernement, informe la commission, seront interrogés, à leur tour, vendredi prochain. Ces derniers figurent sur une liste de dix-neuf personnes ciblées par la commission, qui a défini, la veille, sa méthodologie de travail.
Seul le président de la République, Michel Joseph Martelly, est exempté parmi les autorités suspectées dans l’arrestation jugée arbitraire du député Bélizaire. « Nous n’avons pas ce droit », a précisé le sénateur François Annick Joseph, secrétaire rapporteur de la commission d’enquête spéciale. Le président Martelly, en conflit ouvert avec le député Bélizaire, a clamé son innocence dans le cadre de cette arrestation. « La présidence n’a rien à voir ni de près ni de loin dans cette arrestation », s’est innocenté Martelly.
Témoin clé de l’enquête, le député Bélizaire a boudé, mardi, une convocation du juge instructeur Bernard Saint-Vil qui lui avait décerné un mandat de comparution. Le parlementaire s’est fait représenter par Me Camille Leblanc, son avocat, qui dénonçait le non-respect des procédures. « Le juge d’instruction a reçu le dossier, certes, du commissaire du gouvernement, mais il doit chercher les informations nécessaires et envoyer un document à la Chambre des députés pour solliciter la levée de l’immunité de Bélizaire avant de le poursuivre », soutient l’ex-ministre de la Justice.
« Faux et usage de faux, évasion et association de malfaiteurs » sont les chefs d’accusation retenus contre le député Bélizaire dans le document envoyé au juge Saint-Vil par le commissaire du gouvernement, Félix Léger – lui-même frappé par des mesures conservatoires.
L’arrestation suivie d’une brève incarcération du député de Delmas/Tabarre a poussé la Chambre des députés à adopter une résolution dans laquelle elle dit ne pas reconnaître l’autorité du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, ni celle de celui de l’Intérieur, des Collectivités territoriales, et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, et du chef a.i. du parquet, Félix Léger. Préoccupé lui aussi par l’arrestation d’un député en fonction, le Sénat a interpellé le ministre Pierre-Louis ainsi que le secrétaire d’Etat Michel Brunache. La séance d’interpellation est différée, sur fonds de controverse, au 15 novembre 2011.
Claude Gilles

 

Don de Thaïlande à Haïti

10/11/2011 09:10:00 Auteur(e) La Redaction

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Le royaume de la Thaïlande marque ses nouvelles relations diplomatiques avec Haïti ce mercredi en signant un chèque de 1 million de dollars aux autorités haïtiennes, a annoncé le ministère des affaires étrangères.

La Thaïlande va établir des relations de coopération commerciale avec Haïti indique le ministère des affaires étrangères.

Mardi le ministre Laurent Lamothe a rencontré les ambassadeurs des pays accrédités en Haïti pour renouveller la nouvelle stratégie de la diplomatie haïtien qui veut inciter les investissements dans le pays.

HPN

 

Haïti/Insécurité:

Assassinat ce matin de l’inspecteur Joel Cofy

jeudi 10 novembre 2011 à 10:42

Assassinat ce  mercredi (matin) de l’ancien responsable du service de sécurité de la Primature.

L’inspecteur de police, Joel Cofy,  a été tué très tôt en sa résidence à Santo, Est de Port-au-Prince, par un commando armé.

Il a reçu 4  balles de ses meurtriers, selon le porte parole adjoint de la Police nationale d’Haïti, Garry Desrosiers.

Joel Cofy, 45 ans, a été récemment transféré  à la Direction centrale de la Police administrative.

 

Un adolescent enlevé et tué

10/11/2011

Un adolescent du nom de Mollendo Bazile enlevé à Thomassin 28, le vendredi 4 novembre dernier, a été retrouvé mort dimanche 6 novembre à Meyotte un quartier situé à Petion Ville. Les kidnappeurs avaient réclamé la somme de 50 mille dollars américains en échange de la libération du jeune Mollendo Bazile. WPC/LM

 

Yvon Neptune convoqué au palais de justice

11 ans après l’assassinat du célèbre journaliste haïtien Jean Léopold Dominique et de son gardien Jean-Claude Louissaint, le juge de la cour d’appel de Port-au-Prince, Yvickel D. Dabrésil, a décidé d’auditionner l’ancien Premier ministre Yvon Neptune sur le dossier. Ce dernier doit se présenter au palais de justice le mercredi 16 novembre 2011.
Non. Le dossier n’est pas encore clos, en dépit du fait que 11 années se sont écoulées après l’assassinat, le 3 avril 2000, du journaliste et propriétaire de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique. Le nième juge d’instruction en charge de ce dossier semble vouloir faire avancer les choses. Le juge Yvickel D. Dabrésil convoque, pour le mercredi 16 novembre Yvon Neptune. L’ancien Premier ministre, qui était à l’époque du crime candidat au Sénat et porte-parole de l’organisation politique Fanmi Lavalas, a confié au Nouvelliste qu’il n’a aucune raison de ne pas se rendre à cette convocation.
« Je vais écouter ce que le juge a à me dire et ce qu’il attend de moi sur le dossier Jean L. Dominique, après quoi je parlerai au Nouvelliste », a-t-il dit au journal, joint au téléphone mardi soir. Si un juge d’instruction a décidé d’auditionner un citoyen dans le cadre d’un dossier, c’est la chose la plus normale, a soutenu Yvon Neptune.
Le dossier Jean Léopold Dominique, journaliste, ancien P.D.G. de  »Radio Haïti Inter », assassiné au local de la station le 3 avril 2000 ainsi que le gardien Jean-Claude Louissaint, a été confié à un autre juge de la cour d’appel de Port-au-Prince en février de l’année en cours. C’est le juge Yvickel Dabrésil qui est chargé d’instruire une nouvelle fois l’affaire. Il avait été désigné par ses pairs qui ne sont pas satisfaits du rapport du juge instructeur d’alors, Fritzner Fils-Aimé, du tribunal de première instance de Port-au-Prince. Plusieurs juges, tant au niveau du tribunal de première instance qu’à la cour d’appel de Port-au-Prince, ont déjà travaillé sur ce dossier depuis 11 ans.
Au tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard St-Vil est le seul juge instructeur qui ait rendu une ordonnance renvoyant six accusés devant le tribunal criminel avec assistance de jury pour être jugés. Il y a eu également une ordonnance de non-lieu. Sans compter des inculpés dont un parlementaire dont l’immunité n’a jamais pu être levée.
Robenson Geffrard

 

Yvon Neptune invité au Palais de Justice

09/11/2011 22:14:00 Auteur(e) La Redaction

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L’ancien Premier ministre, Yvon Neptune, est invité par le juge Dabresil au Palais de justice le 16 novembre prochain à 10h 30 am. M. Neptune doit fournir des explications concernant des declations qu’il aurait faites sur la mort de Jean Dominique alors qu’il participait à l’émission “Ranmase” de radio Caraibes le samedi 29 octobre dernier. L’ancien Premier ministre avait confié au cours de cette emission que l’affaire Jean Dominique ne sera jamais résolue, que justice ne sera jamais faite.
Le juge Dabrésil a écrit au directeur de radio Caraibes, Patrick Moussignac pour lui demander l’enregistrement de cette émission difussée sur les ondes de la radio.
WPC/LM

 

Michaëlle Jean entame une nouvelle visite en Haïti

L’ex-Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a entamé ce mercredi une visite de quelques jours en Hait dans le but de rencontrer les membres du nouveau gouvernement fraichement installés.
La représentante de l’Unesco pour Haïti Michael Jean qui salue la mise en place d’un nouveau gouvernement dans le pays compte effectuer une série de visite dans les différents ministères.
Madame Jean a visité ce mardi le ministre des affaires étrangères, et ce mercredi elle s’était rendue au ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique.
Madame Michael Jean souhaite rencontrer a indiqué qu’elle aura également à rencontrer le président Michel Martelly avec qui elle promet de travailler et discuter pour l’avancement du pays .
Par ailleurs la nouvelle chancelière de l’Université d’Ottawa doit participer également à la deuxième édition du festival du Film Québécois qui aura lieu en Haïti du 10 au 13 novembre prochain.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Daniel Supplice accueille en Haïti, des personnalités de la diaspora

10/11/2011 11:23:06

Haïti - Culture : Daniel Supplice accueille en Haïti, des personnalités de la diasporaDaniel Supplice, le Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Etranger, a accueilli mardi à l’aéroport international Toussaint Louverture plusieurs personnalités haïtiennes issues de la diaspora : l’actrice Fabienne Colas, l’écrivain Dany Laferrière, et Michaëlle Jean l’Envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, invités par l’Ambassade du Canada en Haïti.


« Quant il y a des Haïtiens qui font le bonheur d’Haïti à l’étranger et qui rentrent au pays, il faut que nous soyons là pour les accueillir [...] La tendance ancienne voulait qu’on attende beaucoup de la diaspora, mais maintenant nous voulons les servir. Voilà ce qui explique ma présence ici » a déclaré le Ministre Supplice.
Fabienne Colas, fondatrice et organisatrice du Festival du Film Québécois en Haïti (FFQH) [commandité par Western Union] qui vient présenter au cours de cet événement son film « Minuit » a dit ces quelques mots «… Je suis chez moi, je suis contente d’être ici. Il était temps pour moi que je revienne. Je suis très fière de refouler le sol de ma terre natale… »
Michaëlle Jean qui est venu présider le colloque international « Patrimoine, tourisme culturel et développement durable en Haïti : Enjeux et perspectives d’avenir » qui ouvre ce jeudi à l’Hôtel Karibe de Port-au-Prince, a dit « Nous avons un patrimoine extraordinaire. La culture et la créativité sont notre force. Nous devons prendre un momentum. Il faut que nous fassions découvrir au monde entier l’image d’Haïti que nous voulons reconstruire. Ce n’est pas seulement la misère qu’ils doivent voir, mais toutes les merveilles que nous avons dans notre pays [...] »

Dany Laferrière, gagnant du prix Médicis 2009, recevra les hommages du Festival du Film Québécois à travers une rétrospective de deux films adaptés de ses romans: « Vers le Sud » de Laurent Cantet, « Le Goût des jeunes filles » de John Lecuyer; il présentera également « Comment Conquérir l’Amérique en une nuit » un film qu’il a lui même scénarisé et réalisé « Je suis ici avec le sentiment de pouvoir reprendre mes forces. Le Monde entier s’était mis à notre côté après le séisme de janvier 2010. Ce lien qu’on a fait sous le signe du malheur, il faut pouvoir le faire sous le signe du bonheur. Il faut tisser des liens vitaux, en faisant des choses modestement. La culture offre cette possibilité… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4194-haiti-tourisme-colloque-international-sur-le-tourisme-et-le-patrimoine.html
http://www.haitilibre.com/article-4202-haiti-culture-2e-edition-du-festival-du-film-quebecois-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le chef d’Etat est déterminé à reconstituer les forces armées assure Georges Michel

imageL’historien Georges Michel affirme qu’il faudra un peu plus de temps pour former une nouvelle force armée. M. Michel, qui a été membre de plusieurs commissions chargée de préparer la reconstitution des forces armées d’Haïti, indique que le président Martelly veut s’assurer du renforcement de la police avant la remobilisation des forces armées.
En début de semaine le président Martelly avait indiqué qu’il annoncera le 18 novembre un calendrier d’activités en vue de la constitution d’une nouvelle force armée.
Le renforcement de la police est jugé par M. Michel comme un préalable à la constitution d’une nouvelle force. La police constitue la première ligne de défense, explique M. Michel rappelant que la nouvelle armée ne s’impliquera pas dans les taches policières.
Le processus de remise en selle des Forces Armées d’Haïti est enclenché et aboutira de toute façon, insiste M. Michel mettant l’accent sur la nécessité pour qu’une la nouvelle force armée soit indigène et moderne. Les forces armées démobilisées en 1994 fonctionnaient suivant le modèle hérité de l’occupation américaine de 1915-1934 rappelle M. Michel. Faisant remarquer que la constitution d’une nouvelle force armée est une condition indispensable pour le départ de la Minustah.
Les anciens militaires devront être indemnisés et mis a la retraite, explique Georges Michel pour qui des jeunes recrues composeront la nouvelle armée. Il n’est pas possible de revenir avec les militaires impliqués dans la répression et les violations des droits humains, confie M. Michel Il faut être patient dit-il assurant que le président Martelly travaille avec assiduité sur le dossier.
LLM / radio Métropole Haïti

 

La CIRH reste un sésame, selon Bellerive

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La CIRH, victime « d’une médiatisation négative », reste un sésame qui donne accès à des fonds promis par des donateurs devenus perplexes face à l’enlisement du processus de reconstruction depuis un certain temps, selon l’ex-Premier minsitre Jean-Max Bellerive. Qualifiant « d’hypocrites » ceux qui disent que cette structure consacre la mise en veilleuse de la souveraineté nationale, l’ex-bras droit de René Préval, aujourd’hui conseiller du président Michel Joseph Martelly, croit cependant qu’il faut le dialogue « sans donner de surettes » à des parlementaires hostiles à la CIRH. Cinq ans ministre de la Planification et de la Coopération externe et deux ans Premier ministre, Bellerive déplore la faiblesse de l’administration publique, incapable d’offrir à ses cadres des salaires décents afin de les fidéliser.
Jean-Max Bellerive n’y va pas par quatre chemins. A ses yeux, « la CIRH peut et devra donner des résultats par rapport à la nécessité de rassembler des fonds importants à investir dans les domaines prioritaires définis par le gouvernement haïtien et la communauté internationale». Le démantèlement de cette structure ayant permis de doubler l’aide externe au pays depuis le séisme du 12 janvier 2010 nuirait davantage à la « confiance des donateurs », déjà installés dans « une période d’incertitude » consécutive à des problèmes politiques retardant le processus de reconstruction, a alerté l’ex-Premier ministre et ancien coprésident de la CIRH sur les ondes de Magik 9, ce mardi 8 novembre 2011.
L’ancien bras droit de René Préval, aujourd’hui conseiller du président Michel Joseph Martelly, croit aussi qu’il faut dialoguer avec les parlementaires, « sans donner de surettes », en vue de parvenir à un renouvellement d’une année du mandat de la CIRH. « Je ne crois pas qu’il s’agit d’une question de donnant donnant. Mais il faut que tout le monde soit à l’aise », a nuancé Jean-Max Bellerive. « Le renouvellement du mandat de la CIRH, avec ou sans une loi d’urgence, est sur la table. Des parlementaires sont contre une loi d’urgence. C’est déjà une base de discussion », a-t-il enchaîné, avouant son profond respect pour les parlementaires dont certains considèrent pourtant la CIRH comme un instrument qui met en veilleuse la souveraineté d’Haïti.
Le courroux de Bellerive
« Je trouve qu’il y a une hypocrisie de la part de ceux qui parlent de perte de souveraineté. Ils oublient dans quelle situation on était avant la CIRH, sans un forum de discussions et de coordination des projets. Quelqu’un pouvait construire 50 écoles dans le pays et repartir sans se soucier de rien dès que son financement était épuisé», a expliqué Jean-Max Bellerive, qui croit que la coordination est l’une des garanties pour pérenniser les investissements faits dans tous les domaines.
Reconnaissant, dans la foulée, l’incapacité des ministères à « gérer tous les cycles des projets approuvés par la CIRH », Jean-Max Bellerive, cinq ans ministre de la planification et deux ans chef de gouvernement, a fait état de la faiblesse de l’administration publique. L’administration publique n’a pas assez de cadres. Ceux qui se sont expatriés brillent à l’étranger. Et ceux qui ont décroché maîtrise ou doctorat ne travaillent pas dans l’administration publique, a-t-il constaté. « On ne peut offrir 37 000 gourdes par mois à un cadre ayant décroché une maîtrise alors qu’une simple secrétaire d’ONG touche 5 000 dollars», a ajouté Jean-Max Bellerive. L’insécurité financière et parfois l’insécurité de carrière dépeuplent l’administration publique, a-t-il poursuivi, avant de confier que le Premier ministre Garry Connille « est paniqué par cette faiblesse ».
Cependant, obligé de travailler avec les ressources actuelles, Garry Conille, a annoncé Jean-Max Bellerive, a décidé d’associer le secrétariat exécutif de la CIRH à des cadres des différents ministères afin d’assurer un meilleur suivi des projets approuvés.
Jean-Max Bellerive, prompt à reconnaître le retard accusé entre les promesses faites par les donateurs et le décaissement des fonds, a mis en lumière les petites difficultés liées à l’exécution de certains projets cofinancés, comme celui de la reconstruction de l’HUEH, à hauteur de 52 millions de dollars par la États-Unis et la France, qui tarde encore à démarrer. Ce n’est pas aussi simple qu’on le pense. Il y a des problèmes parfois dans le montage des projets du à des rivalités à cause d’une question de visibilité. Il faut faire avec, respecter les susceptibilités des partenaires qui donnent leur argent, a expliqué Jean-Max Bellerive, qui a également annoncé que la CIRH va maintenant proposer des projets pour financement.
« Ce qu’elle ne faisait pas avant », selon l’ex-Premier ministre, qui est revenu sur le problème foncier, l’un des obstacles majeurs à l’exécution de certains projets. Ce problème ne pourra être résolu que par une « décision politique », a analysé Jean-Max Bellerive, acide d’un autre côté face à la presse. « La CIRH a été victime d’une médiatisation négative », a-t-il dit, avant d’indiquer que les critiques du président Michel Joseph Martelly étaient dues en partie à cela. « C’était compréhensible », a ajouté Bellerive.
Le président Martelly, comme bon nombre d’Haïtiens, se demandait ce qui a été fait de concret alors que plus de 3 milliards de dollars ont été décaissés pour le pays, a-t-il poursuivi, soulignant que l’élévation de Bill Clinton au grade de Grand-Croix plaqué or de l’ordre national Honneur et Mérite et la demande d’une prolongation d’une année du mandat de la CIRH prouvent que le président Martelly a changé d’avis sur la question.
Toutefois, Jean-Max Bellerive reconnaît que la multiplicité des petits projets a laissé l’impression que rien de concret n’a été fait, alors qu’un hôpital est en construction à Mirebalais et de celle du parc industriel dans le Nord, qui permettra de créer entre 20 et 30 000 emplois, va bon train…
« On ne peut pas mesurer les actions de la CIRH à l’aune du nombre de personnes vivant encore sous les tentes », a fait remarquer Jean-Max Bellerive. « La CIRH est un instrument positif pour l’investissement et le rétablissement de la confiance des donateurs », a rappelé Bellerive.
Le 31 mars 2010, les donateurs avaient promis 9 milliards de dollars sur 10 ans à Haïti. Cependant, comme Bill Clinton, Jean-Max Bellerive s’est toujours plaint de la lenteur des décaissements.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Haïti: la campagne de vaccination contre le choléra divise les experts

Publié par Associated Press le mercredi 09 novembre 2011 à 20h25.

Haïti: la campagne de vaccination contre le choléra divise les experts

Ramon Espinosa / The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Les deux plus importantes organisations de santé en Haïti préparent une grande offensive contre l’épidémie de choléra qui afflige le pays depuis un an. Des centaines de travailleurs de la santé seront envoyés dans les rues poussiéreuses de la capitale et dans les villages les plus reculés du pays pour administrer un vaccin contre la maladie.

Mais le projet pilote, qui n’a pas encore obtenu la totalité des 870 000 $US nécessaires à sa mise en oeuvre, a déclenché un débat parmi les experts de la santé publique, qui mettent en doute la pertinence d’un programme qui ne vaccinera qu’un pour cent de la population et qui pourrait épuiser les stocks limités de vaccins contre le choléra, mettant potentiellement à risque d’autres régions vulnérables à la maladie.
Les experts se demandent aussi s’il sera possible d’administrer avec succès un vaccin qui doit être donné en deux doses, à deux semaines d’intervalle. Ils estiment qu’il serait plus utile de nettoyer les cours d’eau qui ont permis au choléra de se répandre à travers le pays.
«Tout le monde pense que ça fera du bien», a affirmé Richard Garfield, professeur de santé publique à l’université Columbia, à New York. «Mais il est difficile de dire quel en sera le bénéfice. (…) Il y a d’autres mesures qui pourraient être plus profitables», a-t-il estimé.
L’organisation Partners in Health, de Boston, et le centre Gheskio, une organisation sans but lucratif initialement vouée à la lutte contre le sida, se sont joints à la campagne de vaccination en espérant qu’elle puisse sauver des vies.
Le cofondateur de Partners in Health, le docteur Paul Farmer, est un défenseur de la première heure du vaccin. Professeur à l’université Harvard et émissaire spécial de l’ONU, son opinion a du poids en Haïti, où il travaille à améliorer la santé publique depuis plus de 20 ans. Il pense que la campagne de vaccination devrait être menée coûte que coûte.
«C’est une mauvaise blague de mettre l’accent sur le coût de la campagne», a dit le docteur Farmer dans une entrevue téléphonique. «L’épidémie de choléra en Haïti est la plus grave dans le monde.»
Médecins sans frontières estime que la vaccination de tous les Haïtiens pourrait coûter jusqu’à 40 millions $US. Mais l’organisation humanitaire souligne que l’immunité procurée par le vaccin commence à diminuer au bout de trois ans.
«La campagne de vaccination ne devrait pas se faire au détriment des mesures sanitaires permanentes», a estimé le docteur David Olson, conseiller médical auprès de Médecins sans frontières, dans un communiqué diffusé en octobre.
L’idée d’une campagne de vaccination a fait surface peu après l’apparition de l’épidémie, en octobre 2010. Mais le gouvernement de l’ancien président René Préval ne voulait pas de la campagne si elle ne permettait pas de vacciner l’ensemble des 10 millions de citoyens du pays.
Au début de l’épidémie, le besoin le plus pressant était de freiner le taux de mortalité lié au choléra. Des Haïtiens morts de la maladie étaient abandonnés dans les rues et dans les montagnes, alors que les travailleurs de la santé luttaient pour traiter les survivants dans des centre de traitement improvisés.
Les nouveaux dirigeants d’Haïti, le président Michel Martelly et le premier ministre Gary Conille, sont favorables à la campagne de vaccination.
Mais le représentant de l’Organisation mondiale de la santé en Haïti, Peter Graaff, admet que le programme de vaccination est truffé de complications.
«Le vaccin contre le choléra n’est pas le vaccin le plus simple», a dit M. Graaff dans son bureau de Port-au-Prince.
Il a notamment souligné la nécessité d’administrer une deuxième dose du vaccin et de le garder au frais, tout en rappelant que les stocks sont limités dans le monde.
«Évidemment, ce n’est que l’une des nombreuses mesures de prévention» pour lutter contre le choléra, a-t-il expliqué.
Depuis l’apparition du choléra en Haïti, près de 500 000 personnes ont été infectés et 6500 personnes en sont mortes.

 

Protocole d’accord de 520,000 euros, entre Nantes-Métropole et l’AMAGA

10/11/2011 09:00:48

Haïti - Santé : Protocole d’accord de 520,000 euros, entre Nantes-Métropole et l’AMAGALe Bureau de Communication du Président Martelly nous à informé, qu’hier, mercredi 9 novembre 2011, en présence des représentants du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, la communauté Nantes-Métropole, le Centre hospitalier universitaire de Nantes, l’Hôpital Saint-Antoine de Jérémie et la Mairie des Abricots, au nom de l’Association des Maires de la Grand’Anse (AMAGA), ont procédé à la signature d’une convention, ce mercredi 9 novembre, dans le cadre d’une coopération solidaire entre ces différentes entités.
Cette convention est destinée à apporter un appui technique, financier et administratif à l’Hôpital de Jérémie, notamment à travers la formation du personnel médical et infirmier, la rénovation des locaux de cet établissement sanitaire et un apport en équipements médicaux.
Ce protocole qui mobilise un financement de 512,000 euros, soit 28 millions de gourdes, fait suite à deux accords-cadres signés la veille entre Nantes-Métropole et l’AMAGA visant à aider cette dernière à se structurer, en mettant notamment en place un bureau et à lancer une politique de santé publique en matière d’eau potable et d’assainissement dans toutes les communes de ce département.
En ce sens, un ambitieux programme de construction de latrines et de gestion des eaux des sources est envisagé pour contribuer à réduire, entre autres,  les risques de propagation de la maladie du cholera au sein des populations locales. Cette coopération des collectivités territoriales devrait toucher 80,000 familles.
Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense Nationale tient à encourager les initiatives des communes et également témoigner de la volonté du gouvernement de promouvoir la coopération décentralisée à des fins de développement durable.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Carter va demander aux États-Unis de respecter leurs promesses

10/11/2011 10:06:07

Haïti - Reconstruction : Carter va demander aux États-Unis de respecter leurs promessesMercredi 9 novembre 2011, au cours d’une conférence de presse à Majagual, Sabana Perdida, en République Dominicaine où Habitat pour l’humanité projette de construire un complexe de logements pour les personnes à faible revenu, l’ancien Président Jimmy Carter a déclaré :
«… Il est vrai que le Gouvernement des États-Unis a fait plusieurs grandes promesses pour Haïti qui n’ont pas encore été remplies, et j’ai fait la promesse au Président Martelly, à mon retour aux États-Unis, de demander au gouvernement de se conformer à ses engagements [...] Je vais faire tout mon possible pour les autres chefs d’Etat pour qu’ils respectent leurs promesses, pour la santé, le logement, le transport et tout ce qu’il faut pour Haïti qui est dans l’urgence aujourd’hui. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4208-haiti-reconstruction-martelly-carter-au-village-de-santo-a-leogane.html
http://www.haitilibre.com/article-4192-haiti-reconstruction-l-ex-president-carter-vient-aider-a-construire-des-maisons.html
S/ HaïtiLibre

 

Développement durable en Haïti : faire la différence

La Terre de chez nous entame ce 10 novembre une série de trois articles sur les actions d’UPA Développement international en Haïti. Le premier enjeu : le développement durable de l’agriculture haïtienne grâce à de meilleurs revenus aux agriculteurs et à la structuration d’organisations paysannes.

par Francine Saint-Laurent – Vie Rurale / 10 novembre 2011

http://vimeo.com/31904475

Réussite et espoir. Deux mots prononcés fièrement par plusieurs paysannes et paysans du sud d’Haïti. Leur fierté, ils la doivent d’abord et avant tout à eux-mêmes, mais aussi à la Fondation pour le développement économique et social (FODES-5).

L’éducation de base et la santé représentent depuis sa création en 1998 les secteurs d’intervention de cette organisation non gouvernementale haïtienne. Au fil des années, FODES-5 se rend compte que le développement durable de la zone exige que les familles paysannes aient de meilleurs revenus.

Quelque dix ans plus tard, par l’entremise des agriculteurs québécois impliqués avec collaboration Saint- Jean-sur-Richelieu – Haïti, FODES-5 présente une demande de partenariat à
UPA Développement international (UPA DI).

UPA DI n’arrive pas les mains vides, comptant plus de 80 ans d’histoire au Québec et 20 ans de coopération dans une douzaine de pays. L’organisation se sert pour intervenir d’un programme expérimenté au Sénégal depuis 2004, Les Savoirs des gens de la terre (LSGT), dont les résultats dépassent les espoirs. « Le programme vise à ce que le paysan améliore sa production agricole et augmente ses profits pour mieux faire vivre sa famille », dit François Merisma, coordonnateur des programmes agricoles à FODES-5.

Depuis son arrivée en Haïti, UPA DI a soutenu 87 projets, dont 58 en élevage caprin et 20 en production bovine. Tous sont de véritables succès. Félix Ana, mère de six enfants, en sait

 

Deux présumés chefs de gangs arrêtés par la Police

imageLa police nationale d’Haïti a procédé ce mercredi lors d’une opération,, à l’arrestation d’Arnel Joseph et de Chavannes ainsi connu, deux chefs de gang basés au village de Dieu, a annoncé le responsable du commissariat de Port-au-Prince, l’inspecteur Joseph Dupont.
« Ces deux individus font partie d’un réseau de malfaiteurs qui opère dans le village de Dieu depuis très longtemps et qui est impliqué dans l’assassinat de plusieurs policiers », indique le responsable du commissariat de Port-au-Prince.
Par ailleurs, l’inspecteur a fait savoir que le commissariat avait abattu, lors d’une échange de tirs le vendredi 28 octobre dernier, un individu dénommé Emmanuel, l’un des membres du réseau d’Arnel Joseph.
Selon l’inspecteur Dupont ces malfaiteurs ont avoué avoir assassiné plusieurs policiers dont l’agent Pierre Calixte.
GA/Radio Métropole Haïti

 

Don de 800 tonnes de riz de la République Chine (Taïwan) à Haïti

Poignée de main symbolique entre l’ambassadeur taïwanais Bang-Zyh LIU, et la directrice de Food for the Poor, Kareen DOLCE

L’ambassadeur de la République de Chine (Taïwan) en Haïti, M. Bang-Zyh Liu, et la directrice de l’organisation non gouvernementale Food for the Poor Haïti, Mme Kareen DOLCE, ont conjointement témoigné de l’arrivée, le 9 novembre 2011, d’un don de 800 tonnes de riz (environ 980 000 dollars américains).
Toujours soucieux des conditions de vie difficiles des couches défavorisées de la population haïtienne, surtout après le séisme du 12 janvier 2010, le gouvernement de la République de Chine, représenté par l’ambassadeur Bang-Zyh LIU, a signé un accord de don le 30 mai dernier avec l’organisation Food for the Poor Haïti, représentée par Mme Kareen Dolce, afin de permettre à cette organisation de réaliser ses programmes d’assistance alimentaire.
Cette coopération, existante depuis plusieurs années dans le cadre de l’aide humanitaire, est un effort conjoint du gouvernement taïwanais et de Food for the Poor pour lutter contre la pauvreté. Ce don de riz témoigne une fois de plus de la solidarité fraternelle entre les deux peuples haïtien et taïwanais.

 

4,6 millions de dollars pour la réhabilitation de l’aéroport Toussaint Louverture

Les travaux de réhabilitation de l’aéroport international Toussaint Louverture, sérieusement endommagé par le séisme du 12 janvier 2010, ont démarré, lundi dernier. Le chantier a été visité, le jour même, par le président Michel Joseph Martelly, le chef du gouvernement, Garry Conille, et plusieurs parlementaires.
Les travaux sont menés par la firme haïtienne Panexus pour le compte de l’Etat haïtien qui a décaissé quelque quatre millions six cent mille (4 600 000) dollars haïtiens pour mettre un terme d’ici le 15 décembre prochain au calvaire des voyageurs à l’aéroport international Toussaint Louverture. Les travaux, qui s’étendront à l’ensemble du site de l’aéroport, prendront fin en février 2012, a assuré l’ingénieur Gilbert Hyppolite, un responsable de la firme Panexus interrogé par le président de la République.
Le projet, a expliqué l’ingénieur Hyppolite, s’étend sur plusieurs phases dont la première concerne la mise en fonctionnement des salles de départ et d’arrivée du plus important aéroport du pays. Les nouveaux terminaux doivent être mis en service à partir du 15 décembre. L’autre phase, poursuit-il, consiste à réparer les autres compartiments de l’aéroport suivant des techniques modernes de réhabilitation.
Le Premier ministre Garry Conille s’est pour sa part félicité du démarrage des travaux à l’aéroport international Toussaint Louverture, considéré comme la principale porte d’entrée du pays. Le chef du gouvernement s’est réjoui également de l’expertise locale utilisée pour la réhabilitation de l’aéroport.

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