Archive | mars, 2010

Matière à réflexion: merci Alex pour cet article

31 Mar

Drame haïtien: Les leçons burundaises

Par Chrysostome Harahagazwe / 18 janvier 2010

Pauvre Haïti. D’aucuns parlent de pays maudit. Qu’a fait ce pays pour mériter toutes ces malédictions qui s’abattent sur lui les unes après les autres? Si ce n’est pas un déluge, c’est une crise politique sans fin, une sécheresse sans nom, des ouragans dévastateurs,  des pluies diluviennes,  un tremblement de terre désastreux. La population la plus pauvre et la plus démunie de l’hémisphère Nord. Une nation affligée, depuis  2 siècles qu’elle existe,  de malheurs alors qu’à  la porte à côté,  en République dominicaine,  y règnent l’ordre, la modernité et le progrès. Même les désastres naturels semblent éviter Saint Domingue pour s’acharner sur le frère jumeau. Et pourtant Haïti, cette première république nègre (1804), phare de l’émancipation noire dans le monde et même de l’indépendance de l’Amérique latine,  ne mérite pas ce triste sort. La première leçon saute aux yeux.  La médiocrité du leadership et l’oppression de la population par la classe dirigeante,   conduisent inexorablement à la misère, aux guerres, à la destruction de l’environnement et partant aux catastrophes. Le Burundi s’il ne change pas rapidement de trajectoire risque la haïtisation politique, économique,  sociale et environnementale.

Depuis l’indépendance, le Burundi est à la merci de catastrophes humaines répétitives mais le pays n’a jamais constitué d’équipes de secours professionnelles, permanentes et comptables. A chaque désastre, on improvise les secours dans la désorganisation la plus totale, sans moyens pré-positionnés à travers le pays et prêts à être déployés dans l’immédiat. Le pays est habitué à attendre les interventions qui viennent des ONG internationales mais celles-ci arrivent lorsqu’elles arrivent c’est-à-dire souvent trop tard pour de nombreux blessés, affamés et  sans-abri. 50 ans après l’indépendance, nous avons une armée pléthorique pour tuer mais pas un corps de pompiers ou de secouristes d’élite pour sauver des vies humaines.

Ne pouvant pas compter sur un Etat médiocre, incompétent et criminogène (depuis l’indépendance son rôle majeur est d’opprimer et de tuer sa population), il faut d’urgence interpeller l’Eglise catholique, la société civile  et les ONG locales. Ce sont ces dernières qui doivent prendre leur responsabilité pour préparer dès aujourd’hui les équipes professionnelles de secours: soins d’urgence, hôpitaux de campagne, purification et distribution d’eau, aliments protéinés n’exigeant pas ustensiles ou cuisson. Il faut former tout de suite des milliers de secouristes, de pompiers professionnels et d’élite, de personnels de santé capables d’intervenir dans tout le pays pour sauver les vies humaines.  

Même sans calamité naturelle, des immeubles s’écroulent faute de respect des normes techniques, et il nous faut dans l’immédiat former des secouristes capables d’extraire les gens des décombres. Imaginez-vous le jour (Dieu nous en préserve) où une école s’écroulera sur des enfants. Personne ne saura les en extraire faute de personnels formés ni d’engins spécialisés. Bien plus, le Burundi se trouve dans une zone sismique dangereuse. Nous nous situons dans la fameuse Rift Valley est-africaine qui se détache imperceptiblement du continent.  Il faut dans l’immédiat se préparer à des tremblements de terre. Malheureusement nous construisons à tour de bras sans  que les pouvoirs publics imposent les normes sismiques requises.

Par ailleurs, avec la destruction généralisée de l’environnement, de désastreuses inondations menacent la ville de Bujumbura.  Et rien n’est fait pour  arrêter l’implacable érosion dévastatrice qui risque d’ensabler et d’envaser le lac Tanganyika. Le lac Tchad a disparu à cause de l’ensablement. Le lac Tanganyika pourrait suivre. Nous devons nous préparer pour pouvoir faire face professionnellement aux inondations. Lorsque le bas de la ville sera inondé, toute l’agglomération urbaine n’aura pas d’eau potable. Rien n’est prévu en matière de purification de l’eau hors les installations de la Régideso qui seront certainement inondées avec l’érosion des hauteurs de Bujumbura.  Après les inondations viendront la sécheresse. On ne joue pas impunément avec la destruction de l’environnement. L’Etat burundais vit au jour le jour sans aucune vision, ni responsabilité en matière de protection civile. L’Etat ne sait que rouler en 4 x 4  et vivre au jour le jour sans aucune imagination ou anticipation sur les événements.

Les catastrophes routières sont quotidiennes car les pouvoirs publics se fichent éperdument  de la limitation de la vitesse qui sauverait des milliers de vies humaines. Le système sanitaire va à vau-l’eau pendant que des millions de dollars sont exportés au Kenya, en  Afrique du Sud, en Europe et désormais en Inde pour des soins médicaux spécialisés. Le pharmacien Emmanuel Bamenyekanye (Bruxelles)  se demande sur Internet pourquoi nos dirigeants construisent de grands châteaux individuels sans pourvoir le Burundi d’au moins un centre de réanimation médicale bien équipé. Ce qui signifie que tous les accidents (de roulage, cardiaque, cérébral, etc..) qui nécessitent une prise en charge médicale d’urgence doivent être transférés à Nairobi, Bruxelles ou Paris, donc fatalement avec des séquelles que l’on aurait pu éviter si les premiers soins avaient été dispensés sur place.
Dès qu’il y a une catastrophe humaine au Burundi, les populations se réfugient instinctivement vers l’Eglise catholique. Or cette dernière n’est pas préparée à ça. Elle ne dispose pas de professionnels de secours. Elle improvise alors que les blessés, les assoiffés, les affamés ne peuvent pas attendre et ont besoin de professionnels qui savent ce qu’il faut faire. L’assainissement non plus ne peut pas attendre lorsque des milliers de gens campent à la paroisse. En 1993, des milliers de réfugiés toutes ethnies confondues se sont réfugiés à l’Evêché de Gitega, sans eau  ni nourriture. Le même scenario se répétait dans tout le pays.  Il faut absolument que l’Eglise catholique demande l’aide des ONG catholiques « Caritas International » et « Secours catholique » occidental pour former des équipes de professionnels capables d’intervenir dans les heures qui suivent un drame. Si la constitution d’équipes professionnelles exige de lourds moyens financiers, il faudrait penser à exploiter l’immense générosité des jeunes et les former dans une sorte de service de protection civile exactement comme on forme des réservistes militaires.

A l’occasion du premier anniversaire (15 janvier) de l’amerrissage de l’avion américain dans le Hudson à New York avec sauvetage de tous les 148 passagers, le pharmacien cité plus haut, demandait ce qui arriverait à Bujumbura si un avion amerrissait en catastrophe dans le lac puisque l’aéroport est au bord du lac Tanganyika. La réponse est facile : les passagers périraient car il n’existe aucune organisation de secours sur le lac. Et pourtant si nous étions un pays qui ne vit pas au jour le jour, sans aucune vision ni prévision, nous aurions un corps de secours ou une marine capable d’intervenir sur le lac en cas d’urgence aérienne ou autre.

Le drame actuel qui se joue dans les Caraïbes nous incite à déplorer la haïtisation tous azimuts du Burundi. La médiocrité, l’incompétence, la mal gouvernance, la criminalisation,  la dégradation de l’environnement conduisent inexorablement à  la guerre, aux maladies et autres catastrophes humaines ou naturelles. D’ores et déjà nous sommes considérés comme les Haïtiens de l’East African Community. Dans les Caraïbes l’expression « être habillé comme un Haïtien » signifie être en haillons. Les voyageurs répètent l’éloquente anecdote survenue  dans un bus Kigali-Bujumbura. Le conducteur annonce : « Vous êtes avertis qu’il est strictement interdit de jeter des saletés sur la route, vous allez les jeter une fois au Burundi. ». Par ailleurs, dans l’EAC, nous sommes le seul pays forcé de mendier aux autres membres les quatre millions USD de contribution. Même auprès du Rwanda aussi petit que nous. A l’inverse, notre frère jumeau le Rwanda est considéré comme le prochain Singapour de l’Afrique. Singapour est ce mini Etat asiatique où dans les années 60, le premier Ministre Lee Kuan Yew, frais émoulu des universités britanniques a décidé de développer son pays et en a fait une puissance financière mondiale en moins d’une génération. Le Rwanda  est désormais jugé modèle africain de propreté, de croissance et d’ordre,   de technologies de l’information, d’égalité des genres. Pendant que nous nous passons pour des moutons noirs, sales, désorganisés et incapables même de faire la queue devant les guichets de nos services comme les banques. Les écoles secondaires qui enseignent la science ne savent même pas que la saleté, l’insalubrité, le manque d’hygiène tuent. En conséquence des élèves meurent inutilement par dizaines victimes de maladies parfaitement évitables par la propreté. Sommes-nous les Haïtiens de l’EAC ?

Comme indiqué plus haut, face au Rwanda, si nous ne prenons pas garde nous risquons de devenir comme les frères jumeaux  Haïti et la République dominicaine. D’une part Haïti, le champion toutes catégories de la désolation, de la misère, de la violence, de la destruction de l’environnement, des catastrophes humaines ou naturelles,  et de l’autre la République dominicaine : le modèle de développement au point que les haïtiens sont engagés comme esclaves dans ce pays. Et pourtant les deux pays partagent une même et unique île mais c’est une île comme l’écrivent les observateurs à deux têtes et à deux destins. Ironie du sort même les catastrophes naturelles évitent la République dominicaine pour s’acharner sur Haïti.  

Nous devons coûte que coûte arrêter la haïtisation du Burundi. Nous sommes désormais bien installés dans cette East-African Community tant chantée. C’est un regroupement où seuls les battants, les travailleurs acharnés, les innovateurs,  les adeptes de l’excellence et de l’intelligence survivront. Si nous voulons tirer notre épingle du jeu géostratégique actuel, le  Burundi devra choisir entre l’excellence et la médiocrité à la haïtienne. Hors l’excellence dans tous les domaines : éducation, gouvernance, économie, environnement point de salut ! Le choix est entre nos mains. Changeons le Burundi si non ce sera les catastrophes sur catastrophes pendant encore deux cent ans comme à Haïti. Nous connaissons déjà 50 ans de désastres humains, économiques et sociaux depuis l’indépendance, il nous incombe d’inverser la tendance et devenir la République dominicaine et non le contre-modèle Haïti.

Publicités

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE EN HAITI

31 Mar

Point de vue

Vers un nouvel avenir pour Haïti, par Ban Ki-moon

LEMONDE.FR | 31.03.10 | 07h40  •  Mis à jour le 31.03.10 | 12h36

clip_image001

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le 17 janvier à Port-au-Prince. Reuters/STAFF

clip_image002uché sur une colline, le Club de golf de Pétionville surplombe Port-au-Prince et la mer. Ses parcours jadis bien soignés accueillent ces jours-ci près de 50 000 personnes, parmi les quelque 1,2 million qui ont été déplacées par le tremblement de terre et qui se retrouvent entassées dans des tentes ou des appentis en bâche fournis par l’ONU ou des organismes internationaux de secours.

Lorsque je m’y suis rendu la semaine dernière, le soleil brillait. La vie continuait, semble-t-il : les enfants jouaient, les mères faisaient la lessive en plein air. Plusieurs personnes avaient établi des commerces et des marchés informels pour vendre de la nourriture, du charbon de bois, des fruits, des chaussures, du shampooing… Dans la lueur du soleil, on pourrait aisément y voir un signe d’espoir, la vie au milieu des ruines. Mais quand arrivera la pluie, le terrain juché sur une colline escarpée deviendra boueux, dangereux et source de maladie. Pour ceux qui sont coincés dans le camp, l’espoir semblera loin.

Mercredi, les dirigeants du monde se retrouveront au siège de l’ONU à New York, dans le cadre d’une importante conférence des donateurs – expression on ne peut plus tangible de solidarité avec le Gouvernement et le peuple haïtiens. Le Président René Préval la qualifie de "rendez-vous avec l’histoire", un pacte conclu pour construire ce qu’il appelle "un Haïti nouveau", un Haïti transformé. La mission, c’est d’offrir l’espoir – et d’en faire une réalité.

Depuis des semaines, des experts évaluent les besoins engendrés par la catastrophe du 12 janvier et leur coût. Ensemble, le Président Préval et son gouvernement ont élaboré un plan d’action stratégique national devant orienter le relèvement et le développement du pays. Il s’agit à tous égards d’un document visionnaire.

Alors qu’il visitait la capitale dévastée avec l’Envoyé spécial des Nations Unies, l’ancien Président Bill Clinton, un haut responsable haïtien a montré du doigt le Parlement national et le palais présidentiel en ruines. "Nous ne voulons pas les restaurer", a-t-il dit des sites historiques de style colonial effondrés. Il a parlé de les remplacer par quelque chose de complètement nouveau, quelque chose de moderne qui corresponde mieux aux ambitions que se donne Haïti comme pays en développement autonome animé d’un réel espoir de repartir sur de nouvelles bases et de se forger un avenir prospère.

C’est le défi que nous devons relever à New York – non pas reconstruire mais plutôt "construire mieux", pour créer littéralement un Haïti nouveau. Au titre du plan, une nouvelle commission intérimaire pour la reconstruction en Haïti serait chargée d’affecter près de 4 milliards de dollars d’aide à des projets et programmes précis au cours des 18 mois à venir. Dans les 10 prochaines années, on estime qu’Haïti aura besoin d’environ 11,5 milliards de dollars pour se reconstruire.

De toute évidence, l’aide doit être bien dépensée et bien coordonnée. Elle doit permettre de continuer à fournir des secours d’urgence – alimentation, assainissement et, surtout, logement. Jusqu’ici nous avons fourni à 1 million de personnes (soit environ les trois quarts de la population dans le besoin) des tentes et des bâches et nous en distribuerons encore 300 000 au cours des prochaines semaines. Nous disposons désormais aux alentours de Port-au-Prince de plusieurs sites importants où nous pouvons reloger les personnes qui vivent dans des secteurs menacés par les inondations lorsque la saison des pluies commencera vraiment. En attendant, la mission des Nations Unies prend toutes les mesures nécessaires pour maintenir la sécurité et, en particulier, faire que les femmes et les enfants vivant dans les camps soient à l’abri de la violence sexuelle.

À mesure que nous acheminons de l’aide d’urgence à la reconstruction à plus long terme, il faut admettre que nous ne pouvons pas nous contenter de faire comme d’habitude. Notre ambition aujourd’hui c’est de rebâtir le pays de fond en comble. En collaboration avec la communauté internationale, les dirigeants haïtiens s’engagent à conclure un nouveau contrat social avec le peuple. Autrement dit, il faut un gouvernement entièrement démocratique, doté de politiques économiques et sociales judicieuses pour faire face à l’extrême pauvreté et aux disparités profondes en matière de répartition des richesses. Cela signifie aussi qu’il faut des élections libres et régulières, organisées avec l’aide de l’ONU, de préférence avant la fin de l’année.

Ce nouveau contrat social doit autonomiser les femmes – comme chefs de ménage assurant l’entretien de leur famille, comme entrepreneurs créant des entreprises, comme défenseurs des personnes vulnérables, qui exercent tous leurs droits en tant que responsables dans les institutions démocratiques et les organisations d’action civile en constante évolution. Il doit offrir de nouvelles possibilités de promotion économique, et surtout des emplois. Le programme "travail contre rémunération" de l’ONU devrait être un modèle. En fin de compte, seuls les Haïtiens peuvent reconstruire, ou plutôt mieux construire, Haïti.

Les dirigeants haïtiens savent bien que ce nouveau partenariat exige un attachement à la bonne gouvernance, à la transparence et à la responsabilité mutuelle – entre l’administration et les administrés, entre les secteurs public et privé, entre Haïti et la communauté internationale. Il faut donc trouver de nouvelles formules pour faire face aux problèmes de longue date, notamment l’avenir de la capitale haïtienne surpeuplée. Pour qu’Haïti s’épanouisse, il faut que toutes les régions et les villes du pays bénéficient des infrastructures sociales et du développement économique. C’est pourquoi le plan national haïtien prévoit d’importantes ressources pour le relèvement de l’environnement, pour la réforme foncière et pour de nouveaux investissements dans la pêche et l’agriculture.

Dans les prochains jours, les dirigeants du monde se mettront à la hauteur de la situation en épaulant Haïti dans la solidarité – une solidarité qui sera mesurée dans plusieurs années, longtemps après que le choc initial de la catastrophe sera passé. Je suis convaincu qu’ensemble nous pouvons mettre Haïti sur la voie d’un nouvel avenir, très différent. Le travail consistant à bâtir l’avenir promis commence aujourd’hui dans des lieux comme le camp de Pétionville, dans l’immédiat, en mettant les dizaines de milliers de personnes à l’abri. Mais, à vrai dire, nous devons offrir quelque chose de beaucoup moins concret mais d’infiniment plus durable, à savoir l’espoir. Et pour Haïti, l’espoir naît ce mercredi à New York.

Ban Ki-moon est secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

 

Haïti-USA-Conférence

Haïti aura plus d’aide, si la gestion est bonne, promet Washington

Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, invite le gouvernement Préval/Bellerive à donner la preuve de ses capacités

Radio Kiskeya / mardi 30 mars 2010

Les Etats-Unis ont annoncé mardi que la communauté internationale maintiendra un engagement financier à long terme en faveur de la reconstruction d’Haïti si les autorités du pays démontrent leur capacité à bien gérer l’aide.

"Si Haïti est capable de développer le type de leadership et de direction qui est nécessaire et aussi de profiter des opportunités qui s’offrent au pays, je peux prédire que nous tous serons plus enclins à donner davantage", a déclaré lors d’une conférence de presse à New York, Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton.

Selon une dépêche d’EF, parlant au nom de l’administration Obama, à la veille du rendez-vous de New York, Mme Mills a réitéré la volonté de Washington de coopérer de façon durable avec le gouvernement haïtien, notamment dans le domaine de la santé, de l’agriculture, de la lutte contre la déforestation et du renforcement de l’état de droit.

"L’objectif est que dans 30 ans, lorsqu’une autre catastrophe naturelle se produira ailleurs, Haïti puisse s’asseoir à la table des pays donateurs", a expliqué la haute fonctionnaire.

Elle a, en outre, insisté sur l’importance du maintien de l’assistance humanitaire d’urgence fournie aux sinistrés du séisme parallèlement au lancement des travaux de reconstruction.

"Nous ne pouvons pas atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés si nous n’affrontons pas d’abord les situations d’urgence", a poursuivi Cheryl Mills qui n’a pas voulu préciser si les Etats-Unis seraient prêts à débloquer des fonds pour aider les autorités haïtiennes à faire face à un déficit budgétaire variant entre 250 et 350 millions de dollars pour l’exercice 2009/2010.

"Les Etats-Unis ont des limitations établies concernant la fourniture d’un appui budgétaire direct, pour cette raison nous devons analyser si nous pouvons aider dans la transparence et en utilisant les mécanismes que nous exige le Congrès", a fait savoir la chef de cabinet d’Hillary Clinton.

Elle en a profité pour démentir les rumeurs selon lesquelles des désaccords auraient surgi entre l’administration Obama et le gouvernement Préval/Bellerive sur les mécanismes de transparence proposés pour assurer la supervision de l’utilisation qui sera faite de l’aide internationale à la reconstruction.

Sur un autre front, Cheryl Mills a mis en relief le désengagement progressif des troupes militaires américaines envoyées en Haïti au lendemain du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier. Des 20.000 GI’s déployés sur le territoire national et les côtes au plus fort de la crise humanitaire, il n’en restera que 1.500 à la date du 1er mai prochain, a-t-elle relevé.

Une délégation officielle haïtienne conduite par le Président René Préval et le Premier ministre Jean-Max Bellerive tentera d’obtenir mercredi des bailleurs de fonds un montant de 3,8 milliards de dollars, une première tranche jugée indispensable pour permettre au pays de se relever de la catastrophe.

Baptisée "Vers un nouvel avenir pour Haïti", la conférence des donateurs sera ouverte mercredi au siège de l’ONu à New York par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

Le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive, le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, le directeur général du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn et le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Luis Alberto Moreno, figurent notamment sur la liste des orateurs devant intervenir en présence de représentants de 136 pays.

L’ONU estime à 11,5 milliards de dollars sur dix ans les besoins post-séisme d’Haïti.

 

Conférence des donateurs pour Haïti : Ban appelle à un soutien généreux

clip_image003

CENTRE D’ACTUALITES DE L’ONU / 31 mars 2010 – A l’ouverture de la Conférence des donateurs pour Haïti qui se déroule mercredi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé la communauté internationale à apporter un soutien généreux au plan national stratégique du Président haïtien René Préval destiné à créer un « nouvel Haïti » après le séisme destructeur du 12 janvier.

« Je suis sûr que vous conviendrez qu’il mérite un soutien complet et généreux », a dit M. Ban dans un discours. Ce plan « est concret, précis et par-dessus tout ambitieux. Notre objectif n’est pas de rebâtir. Il s’agit de reconstruire en mieux ».

La Conférence, intitulée "Vers un nouveau futur pour Haïti", réunit également la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, l’Envoyé spécial de l’ONU pour Haïti Bill Clinton et le Président haïtien René Préval, ainsi que des représentants de plus de cent pays. Elle est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Union européenne, la France et l’Espagne, les principaux donateurs pour le pays.

Selon les estimations du gouvernement haïtien, le séisme du 12 janvier a fait plus de 200.000 morts et affecté environ 3 millions de personnes, soit un tiers de la population. Il aurait également fait des dégâts estimé à sept milliards de dollars, soit plus de 120% du produit intérieur brut haïtien en 2009. Le pays était déjà le plus pauvre de l’hémisphère occidental avant la catastrophe.

Le plan du gouvernement haïtien pour le relèvement et la reconstruction du pays a besoin de 3,9 milliards de dollars pour financer des projets spécifiques au cours des 18 prochains mois. Au cours des dix prochaines années, la reconstruction d’Haïti nécessitera un total de 11,5 milliards de dollars, a souligné le Secrétaire général.

« Clairement cette assistance doit être bien investie et bien coordonnée. Parallèlement à la reconstruction, elle doit fournir une aide humanitaire d’urgence : nourriture, assainissement, santé, et de façon urgente, des logements », a-t-il ajouté, rappelant que la saison des pluies approchait rapidement et que des camps de personnes déplacées sont menacés par les risques d’inondations.

M. Ban s’est dit également préoccupé par la sécurité dans certains camps, en particulier pour les femmes et les enfants.

Il a appelé à davantage de soutien à l’Appel humanitaire révisé de 1,4 milliard de dollars, qui n’a été financé qu’à hauteur de 50% pour l’instant.

Selon le Secrétaire général, la reconstruction d’Haïti suppose aussi « un gouvernement pleinement démocratique », « des politiques économiques et sociales de lutte contre l’extrême pauvreté », des « programmes qui permettent aux femmes d’assumer pleinement leurs rôles de chefs de famille, de dirigeantes d’entreprise, de décideuses ».

« Ce nouveau partenariat repose sur les principes de la bonne gouvernance, de la transparence, de la responsabilité mutuelle », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Ali Treki, a exhorté « les représentants des Etats membres, les institutions financières, le secteur privé et les organisations de la société civile à continuer de soutenir les efforts de reconstruction », selon un message transmis par son porte-parole.

 

Haïti : les donateurs se réunissent, l’UE s’engage et le Parlement européen contrôle

PARLEMENT EUROPEEN / Aide humanitaire – 31-03-2010 – 15:21

  • La conférence internationale des donateurs pour Haïti se réunit mercredi 31 mars à New York.
  • 11,5 milliards d’euros seront nécessaires sur trois ans pour reconstruire le pays.
  • L’Union européenne pourrait contribuer à hauteur de 1,2 milliards d’euros.
  • Le Parlement européen souhaite contrôler régulièrement la gestion des fonds européens envoyés sur place.

clip_image005

Des victimes du tremblement de terre prennent part à une distribution de vivres, le 17 mars à Petionville, en Haïti. ©BELGA_AFP PHOTO_Thony BELIZAIRE

« Il est impératif de reconstruire Haïti en ne reproduisant pas les erreurs passées », explique la députée européenne Michèle Striffler, qui se rend à la conférence internationale sur la reconstruction et l’avenir de ce pays ravagé par un puissant séisme il y a deux mois. Les besoins sont immenses et l’Union européenne mettra la main à la poche. Le Parlement européen, quant à lui, souhaite s’assurer que les fonds seront correctement et efficacement distribués.

Ce mercredi 31 mars se réunissent à New York les principaux pays donateurs pour la reconstruction d’Haïti. Ils devraient débattre de la stratégie de développement à mettre en place dans cette île des Caraïbes. La Haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, les commissaires européens au développement Andris Piebalgs et à l’aide humanitaire Kristalina Georgieva seront présents, tout comme la députée européenne Michèle Striffler (Parti populaire européen), rapporteur permanent du Parlement européen sur l’aide humanitaire.

La conférence des donateurs sera présidée par les principaux bailleurs de fonds en faveur d’Haïti, au rang desquels figure l’UE. Elle a déjà débloqué 300 millions d’euros pour secourir les populations touchées, auxquels s’ajoutent 100 millions d’euros d’aides pour rétablir les structures de l’Etat haïtien.

Car les besoins sont énormes. Selon Michèle Striffler, qui se base sur le rapport préliminaire rédigé par le gouvernement haïtien avec l’aide de la communauté internationale, 11,5 milliards de dollars seraient ainsi nécessaires au cours des trois prochaines années. Soit une fois et demi le produit intérieur brut (PIB) de cette île qui comptait déjà, avant le séisme, parmi les pays les plus pauvres du monde.

Qu’attendre d’une telle conférence ?

Selon Michèle Striffler, le Parlement européen attend « que les donateurs s’engagent à débloquer les moyens nécessaires sur la durée » et que « l‘UE (Commission européenne et Etats membres) annonce une aide substantielle, à la hauteur des défis actuels pour la reconstruction d’Haïti ». La Haute représentante Catherine Ashton a d’ores et déjà affirmé, le 30 mars, que « l’UE contribuerait pour plus de 1,2 milliard d’euros au processus de reconstruction et de développement ».

Par ailleurs, Michèle Striffler souligne la nécessite de « ne pas reproduire les erreurs passées ». La reconstruction d’Haïti passe ainsi par « l’éradication de la corruption, une bonne gouvernance et un aménagement différent du territoire ».

Comment s’assurer que l’aide arrive jusqu’aux personnes qui en ont besoin?

Il n’est jamais évident de s’assurer que les fonds envoyés sur place sont utilisés de façon optimale. Le Parlement européen prône pour cela une implication de la société civile et des communautés locales dans un système participatif. « Il est essentiel que le gouvernement haïtien et la population haïtienne jouent pleinement leur rôle de leadership dans le processus de coordination et de mise en œuvre de l’agenda de la reconstruction », demande Michèle Striffler.

« La transparence de la gestion des fonds et une évaluation des besoins qui cible les personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants », est nécessaire, selon la Française. Le Parlement européen devrait contrôler, tous les trois mois, la mise en œuvre de l’aide et la gestion des fonds afin de s’en assurer. Les citoyens européens sont en effet en droit de demander la façon dont leur argent est envoyé et dépensé en Haïti.

 

«La Communauté internationale veut changer sa façon de travailler en Haïti »

«La Communauté internationale veut changer sa façon de travailler en Haïti », déclare Edmond Mulet à quelques heures de l’ouverture de la conférence des Nations Unies.

 

RADIO METROPOLE / 31 MARS 2010 – C’est ce 31 mars que se tient la conférence des donateurs pour Haïti au siège des Nations Unies à New York. Lors de cette importante réunion intitulée « Vers un nouveau futur pour Haïti », c’est le financement à long terme du développement d’Haïti qui sera au centre des interventions. À quelques heures de l’ouverture officielle de cette conférence, M. Edmond Mulet, Représentant de Ban Ki–moon se montre confiant quant aux résultats attendus. Notre envoyée spéciale à New York, Nancy Roc, l’a rencontré dans son bureau des Nations Unies. Voici son reportage exclusif.
Haïti n’en est pas à sa première conférence internationale pour financer son développement. Les nombreuses conférences précédentes ont souvent constitué des « montagnes qui ont accouché d’une souris ». En quoi la conférence du 31 mars, intitulée « Vers un nouveau futur pour Haïti » se distinguera-t-elle des autres ? « Maintenant, ce sera vraiment différent », déclare Edmond Mulet. Pour le Représentant de Ban Ki-moon en Haïti, « il y a désormais un plan à moyen et long terme pour le pays, le monde a été secoué par ce qui est arrivé le 12 janvier et la communauté internationale souhaite changer sa façon de travailler en Haïti », déclare-t-il. M. Mulet se dit confiant qu’à la fin de la conférence du 31 mars, Haïti obtiendra les 3.8 milliard de dollars nécessaires au financement du début de son développement.
Pour le Représentant du Secrétaire général de l’ONU en Haïti, il ne faut pas confondre le PDNA (Post Disaster National Assessment) qui a été largement écrit par des institutions étrangères comme la Banque Mondiale, le PNUD etc. et le Plan pour le Relèvement et le développement National (PARDN), rédigé par les autorités haïtiennes et qualifié de plan «visionnaire » par Ban Ki-moon lors d’un entretien au Washington Post, 48h avant l’ouverture de la conférence du 31 mars. C’est bien ce dernier et non le PDNA qui sera présenté aux Nations Unies, selon M. Mulet. Soixante douze heures avant l’ouverture de cette conférence, M. Ban Ki-moon a déclaré au Washington Post, que le plan des autorités haïtiennes était « visionnaire » et que, à travers ce dernier, le gouvernement haïtien s’engageait « avec la Communauté internationale à conclure un nouveau contrat social avec le peuple haïtien ». Comment le Secrétaire général des Nations Unies peut-il parler de « nouveau contrat social avec le peuple », alors même que de nombreux secteurs sociaux, de la société civile à la classe politique, ont été exclus du Plan pour le Relèvement et le développement National (PARDN) ? À cette question, M. Mulet réplique : « à ce que je sache, le premier ministre a convié la société civile il y a quelques jours à l’hôtel Karibe pour partager la vision du PDNA et du PARDN, et la présence et la participation de la société civile n’était pas impressionnante et il n’y avait pas beaucoup de monde. Les invitations ont été faites mais il n’y a pas eu de réponse; alors, qu’on ne vienne pas réclamer qu’on ne partage pas ses idées avec certains groupes lorsque l’on ne s’est pas présenté ! Il en est de même pour le Parlement, avec qui le premier ministre a passé toute la journée de jeudi et de vendredi pour discuter avec les parlementaires. À ce que je sache, il y a eu des efforts assez importants de la part du gouvernement », a souligné M. Mulet. « L’autre problème, était le manque de temps ». a-t-il rappelé. « En effet, certains disaient qu’on pouvait attendre 3 ou 4 mois alors qu’il fallait préparer un plan immédiatement car nous sommes déjà à deux mois et demi du tremblement de terre », a-t-il précisé. Selon Edmond Mulet, le Plan pour le Relèvement et le développement National (PARDN) est un plan « vivant » qui reste ouvert à des améliorations, des ajouts et des revendications des différents secteurs sociaux, au fur et à mesure que les besoins seront établis et chiffrés pour la reconstruction d’Haïti. « Il faut comprendre qu’on ne pouvait pas s’attarder et que l’urgence, ici, était importante aussi », a-t-il conclu.
Selon de très bonnes sources, nous avons appris ces dernières soixante douze heures que le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon devrait annoncer ce 31 mars, la désignation officielle d’Edmond Mulet comme Chef de la MINUSTAH pour l’année à venir. Ceci devrait être fait officiellement devant l’Assemblée des Nations Unies. Edmond Mulet sera donc chargé, une nouvelle fois, d’accompagner le gouvernement haïtien dans les débuts de la reconstruction d’Haïti aussi bien que dans l’organisation des prochaines élections générales qui, selon les vœux de Ban Ki-moon, devraient se tenir à la fin de l’année au plus tard.
Nancy Roc, New York le 30 mars 2010.

Ce reportage a été rendu possible grâce au patronage de DIGICEL, du Groupe Rébo-Internégoce, du CONATEL et de NO PIN Long distance.

 

SCANDALE: Vente de l’aide alimentaire d’Haïti à la frontière Dominicaine

RADIO METROPOLE / 31 MARS 2010

clip_image007

Les autorités dominicaines ont saisie, la semaine dernière, des quantités importantes de vivres données par la communauté internationale aux victimes du séisme en Haïti, marchandises commercialisées sur le territoire dominicain.
The Border Security Specialist Corps (CESFRONT), unité militaire de surveillance des frontières, a révélé qu’une grande quantité de produits alimentaire ont été saisis dans des marchés à Dajabon, ville dominicaine à la frontière d’Haïti.
L’agence militaire rapporte que, tôt hier matin, elle a également confisqué, dans un commerce à Santiago, 3.300 produits alimentaires en conserve dans un commerce tenu par deux haïtiens et un dominicain, qui ont réussi à s’enfuir.
Le CESFRONT a également récupéré sur les marchés frontalier de nombreuses marchandises comme: du pain, des jus de fruits et des bouteilles d’eau provenant de l’aide internationale et destiné aux victimes du tremblement de terre en Haïti. Ces produits étaient revendu par des haïtiens sans scrupules sur le marché dominicain. Une femme, dont la nationalité n’a pas été révélée, est actuellement détenue par les autorités Dominicaine. Le Cesfront a informé la Minustah en Haïti de cette déplorable situation, afin de mettre un terme à ce trafic.
Toutes les marchandises saisies ont été remises aux services des douanes de la République Dominicaine à Dajabon, qui les a acheminée à des organismes religieux et humanitaires en Haïti afin qu’elles soient distribuées à des familles sans-abri et aux nécessiteux, selon le CESFRONT.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE EN HAITI

31 Mar

Conférence de New York : la position qui sera celle de la diaspora

Sur la base des résolutions de la conférence de la diaspora qui s’est tenue au siège de l’OEA, à Washington

Radio Kiskeya / mardi 30 mars 2010,

FORUM DE LA DIASPORA HAÏTIENNE : CONTRIBUTION À UN PROGRAMME STRATÉGIQUE DE RECONSTRUCTION ET DE DÉVELOPPEMENT POUR HAÏTI 21-23 Mars 2010

RECOMMANDATIONS CONSOLIDÉES :

La Diaspora haïtienne souhaite remercier l’Organisation des États Américains (OEA) d’avoir réuni quelque 400 représentants de la Diaspora haïtienne à son siège à Washington, D.C, du 21 au 23 mars 2010, pour présenter des recommandations au Gouvernement haïtien et aux donateurs avant les discussions qui se tiendront le 31 mars 2010 aux Nations Unies à New York, dans le cadre de sa contribution à l’élaboration d’un programme stratégique de reconstruction et de développement de sa patrie.

Les recommandations qui résultent de deux jours de discussions sont présentées ci-après :

La Diaspora reconnaît et appuie les efforts déployés par le Gouvernement haïtien et le secteur privé pour faire face aux urgences après le tremblement de terre. Elle note avec satisfaction qu’ils ont insisté auprès de la communauté internationale pour que l’aide alimentaire soit achetée de préférence auprès des producteurs locaux et des fournisseurs nationaux pour éviter la contraction de la production nationale.

Elle se réjouit également des efforts entrepris avec l’aide de la communauté internationale pour évaluer l’intégrité structurelle des habitations qui existent et pour mettre en oeuvre les programmes « argent contre travail ».

La Diaspora souhaite exhorter le Gouvernement haïtien à :

R1. Collaborer avec la communauté internationale pour assurer que les systèmes de distribution de nourriture et de fourniture d’abris prennent en compte les facteurs socioculturels et respectent la dignité des personnes (en établissant par exemple des calendriers de distribution et des cuisines communautaires, en écourtant les files d’attente aux points de distribution, en ciblant les personnes vulnérables pour qu’elles bénéficient de conditions spéciales de distribution, dont des livraisons à domicile, en maintenant l’équité régionale grâce à une distribution élargie aux zones qui ont accueilli les populations déplacées, etc.).

R2. Transformer les périodes d’inactivité dans les camps en opportunités d’apprentissage et de formations diverses, dont l’enseignement de l’instruction civique aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Renforcer, dans le même temps, l’infrastructure éducationnelle en dehors de Port-au-Prince notamment pour l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, l’enseignement aux adultes, l’enseignement professionnel et supérieur. Mettre l’accent sur la formation des maîtres dans tout le pays.

R3. Rechercher la coordination des efforts de distribution avec toutes les parties prenantes, y compris les collectivités locales, les agences d’aide internationale, les associations municipales et les groupes communautaires à Haïti et à l’étranger. Augmenter également la transparence et la responsabilité en demandant aux agences d’aide de publier un état détaillé des fonds dépensés à Haïti. BESOINS HUMANITAIRES URGENTS ET DÉPLOIEMENT EFFICACE DE L’AIDE ÉTRANGÈRE

R4. Étant donné que la saison des pluies et des cyclones approche rapidement, rechercher la collaboration des agences d’aide et des organisations haïtiennes locales pour identifier et préparer des zones en dehors de Port-au-Prince qui seraient moins susceptibles aux catastrophes naturelles. Construire des logements temporaires résistant aux secousses sismiques et aux cyclones, comme des logements modulaires et des maisons préfabriquées. Dans la conception de logements et d’abris durables, adopter et faire respecter des codes de construction résistant aux secousses sismiques et aux cyclones.

R5. Accroître l’efficacité de l’aide humanitaire en responsabilisant les bénéficiaires grâce à un élargissement des programmes nourriture et argent contre travail dans les camps, et dans toutes les zones critiques, en se focalisant sur les jeunes et les femmes. Collaborer avec les agences d’aide pour vérifier périodiquement les besoins humanitaires et l’efficacité de la distribution de l’aide dans Port-au-Prince et en dehors de la ville, en demandant l’opinion des bénéficiaires.

R6. Accroître la responsabilité grâce à une plus grande transparence et à une surveillance accrue de tous les financements des travaux de reconstruction (publics ou privés) en créant un bureau de l’Inspecteur général. Ce bureau devra conduire des audits et des investigations pour empêcher la fraude, le gaspillage et les abus, et ses conclusions feront l’objet d’une diffusion publique.

R7. Faire de son mieux pour s’assurer que les sociétés devant travailler à Haïti engagent prioritairement des travailleurs et des entrepreneurs Haïtiens, y compris venant de la Diaspora, afin de réduire la pauvreté, de permettre la formation et la création d’emplois, d’inverser la fuite des cerveaux en élargissant le capital humain qui à son tour, attirera les investissements étrangers.

R8. Reconnaître l’importance de la Diaspora dans l’économie haïtienne et, s’agissant du Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National (Mars 2010), accepter la demande insistante de la Diaspora d’avoir un siège à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti.

R9. Créer un corps de fonctionnaires avec la participation des Haïtiens sur place et de la Diaspora, notamment des femmes, pour aider au processus de construction. Les donateurs sont encouragés à revoir le cadre juridique de leur personnel afin de faciliter le transfert d’employés parlant créole qui seraient détachés à Haïti.

La Diaspora est prête à jouer son rôle dans la promotion de capitaux d’investissement, tels que les capitaux-risque, en faveur d’un investissement social à Haïti ; elle est prête également à offrir ses compétences diversifiées dans les domaines des marchés des capitaux, de la technologie, de l’ingénierie, de l’énergie verte, etc. Les propositions de la Diaspora pour promouvoir un développement durable s’articulent autour de deux axes principaux : (i) une plus grande participation de la Diaspora et (ii) des recommandations sectorielles spécifiques.

La Diaspora prie instamment le Gouvernement haïtien d’ASSURER UN PROCESSUS DE RECONSTRUCTION DYNAMIQUE ET TRANSPARENT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET DE :

R10. Fixer un objectif ambitieux mais concret et quantifiable à court et moyen termes, notamment en termes de croissance du PIB (6 % par an ou davantage) et de réduction de la pauvreté.

R11. Travailler avec les donateurs pour impliquer officiellement la Diaspora dans la mise en oeuvre et le suivi des mesures et recommandations de redressement et de reconstruction. Pour ce faire, créer une plate-forme d’échange de l’information et s’assurer que (i) la Diaspora est tenue informée des possibilités d’activités industrielles ou commerciales et des autres développements et (ii) que dans le même temps, le Gouvernement haïtien sait quelle sont les ressources disponibles au sein de la Diaspora (financières et humaines).

R12. Publier les critères d’éligibilité et de sélection pour les projets financés par les Donateurs et assurer une plus grande participation des petites et moyennes entreprises haïtiennes (PME) et des investisseurs de la Diaspora. Par ailleurs, créer des processus simplifiés/rapides pour la création d’entreprises et les demandes de licences, et un seul guichet où les investisseurs peuvent déposer leurs offres et obtenir une réponse des autorités compétentes sur des calendriers précis.

R13. Reconnaître la double nationalité. La Diaspora sait qu’il n’y a aucun empêchement juridique à ses investissements, mais la double nationalité accroîtrait son sens d’inclusion et ses incitations.

R14. Accroître la responsabilité, la transparence et la surveillance de toutes les ressources financières par le biais de rapports publics détaillés et un système juridique réformé et renforcé.

R15. Disposer d’un inventaire actualisé accessible à tous pour toutes les ONG présentes sur le territoire national, et d’une cartographie de leurs activités et de leurs sources de financement.

R16. Promouvoir une énergie verte (solaire, éolienne, thermo-océanique, géothermique) et/ou produite localement pour parvenir à l’indépendance et à la sécurité énergétiques. Réduire le vol de l’électricité en installant des compteurs sans fils. Fournir des possibilités de formation pour disposer d’une main-d’oeuvre prête à installer et à entretenir des solutions énergétiques alternatives.

R17. Donner la priorité aux projets favorisant la décentralisation, la déconcentration et la participation des femmes.

R18. Renforcer le rôle du Centre de facilitation des investissements (CFI) et instituer des réseaux régionaux autosuffisants, automatisés pour faciliter l’établissement de sociétés et d’investissements directement en dehors de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Élargir la base de données du CFI concernant les partenaires potentiels, par secteur.

R19. Créer un mécanisme pour promouvoir Haïti comme destination touristique, même à court terme, et examiner tous les aspects de la sécurité touristique. Fournir des possibilités de formation pour disposer d’une main-d’oeuvre prête à installer et à entretenir une industrie de l’hospitalité prospère.

R20. Disposer d’un sous-compte pour l’industrie du vêtement, dans le cadre du Fonds de garantie qui est actuellement mis sur pied. Par ailleurs, créer un mécanisme pour faciliter le crédit en faveur des activités productives, notamment dans le secteur agricole.

R21. Accroître la productivité en renforçant la formation professionnelle et en ciblant les activités demandées par le marchée tout en favorisant l’emploi des femmes. Cela impliquerait une évaluation des capacités disponibles et des besoins sectoriels.

R22. Encourager l’innovation en renforçant les droits de la propriété intellectuelle.

R23. Transformer le paysage rural en favorisant l’agriculture locale afin de mieux concurrencer les importations agricoles, en recherchant avec détermination la sécurité alimentaire et la promotion des exportations agro-alimentaires et agro industrielles (y compris l’intégration verticale). De manière plus précise, promouvoir les unités rurales de production intégrée y compris l’aquaculture, l’élevage, l’industrie manufacturière légère, les services, etc.

R24. Identifier les avantages comparatifs de chaque région et investir en conséquence. Assurer le financement adéquat des activités de développement, notamment par l’élargissement de l’assiette de l’impôt. La Diaspora estime qu’il est impératif de reconstruire et de consolider la gouvernance démocratique. Selon elle, la justice sociale, la primauté du droit, le respect des libertés civiles et la protection de la propriété privée sont des éléments clé pour la création d’un environnement propice à la croissance et au développement économiques. Elle encourage donc le Gouvernement haïtien à :

R25. Lutter contre l’impunité et revoir les dispositions en la matière afin de poursuivre, en appliquant toute la rigueur de loi, les fonctionnaires qui auraient abusé de leurs privilèges.

R26. Utiliser les compétences de la Diaspora pour poursuivre le processus de réforme de la Constitution, et notamment des dispositions relatives à l’octroi de la double nationalité aux membres de la Diaspora ; faire en sorte que le pouvoir Exécutif et le Parlement facilitent l’application des lois et des mesures nouvelles pour intégrer la Diaspora haïtienne à la société haïtienne.

R27. Appliquer les dispositions de la Constitution relatives à la décentralisation.

R28. Adopter une décision réaliste concernant le calendrier des élections en prenant en compte les circonstances spéciales dues au tremblement de terre. Collaborer avec les partenaires internationaux et les organisations de la Diaspora pour mettre en place un mécanisme visant à encourager une plus grande participation de la Diaspora en qualité d’observateurs dans toutes les élections à venir.

R29. Poursuivre le transfert des connaissances et des compétences pour contribuer au renforcement des capacités grâce à des mécanismes efficaces tels que (i) des programmes de jumelage/d’échanges avec des cadres de la Diaspora et des communautés en ligne et (ii) des partenariats avec des centres de formation des fonctionnaires.

R30. Établir un système de réforme judiciaire indépendant et accélérer la réforme des procédures et lois pénales d’Haïti y compris le système correctionnel ; augmenter le nombre de juges, procureurs, officiers de police et correctionnels et autres personnels du tribunal.

RENFORCEMENT DE LA GOUVERNANCE

R31. Réformer le système judiciaire du pays, renforcer la capacité de ses ministères, dont le ministère de la Justice et de la sécurité publique, à l’appui des institutions gouvernementales nationales des petites communautés, et développer et former un groupe de cadres intermédiaires qui assureront le leadership au sein de leur organisation. La Diaspora estime que la gestion des catastrophes naturelles devrait être une priorité à long terme de l’État. Si Haïti ne peut pas contrôler la survenue de catastrophes naturelles, il doit gérer la vulnérabilité et les risques qui en découlent. En conséquence, le Gouvernement haïtien devrait :

R32. Renforcer la capacité du pays à réagir aux catastrophes naturelles et à les gérer par la mise en oeuvre d’un plan d’action d’urgence national ; il devrait notamment appliquer des codes de construction stricts.

R33. Renforcer La Direction de la Protection Civile par une formation systématique des fonctionnaires à tous les niveaux dans les zones à risques. Dans le même temps, il faudrait mettre en oeuvre des programmes de préparation aux catastrophes naturelles et des exercices de simulation. Par exemple, mettre en place un système de gestion de l’information de crise sur le web pour partager les informations en temps réel afin d’améliorer les réactions face aux catastrophes.

BIEN-ETRE DES ENFANTS

La Diaspora estime qu’il faut moderniser les lois et les règlements qui régissent l’abandon des enfants, leur placement dans des familles d’accueil, chez des parents, les adoptions nationales et internationales. Des travailleurs sociaux spécialisés dans l’établissement de modèles pour le bien-être social des enfants et des experts juridiques de la Diaspora sont prêts à avoir des entretiens et à former des partenariats avec le ministère des Affaires sociales, notamment l’Institut du Bien-Être Social et de Recherche, pour fournir une formation et un appui technique. Les ONG qui travaillent avec des enfants devraient se faire connaître du ministère avant d’avoir accès aux enfants ; leur travail devrait faire l’objet d’’un suivi.

La Diaspora fait les recommandations ci-après pour apporter des améliorations à court terme et une viabilité à long terme :

R34. Adopter la Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale (Convention de la Haye en matière d’adoption), qui vise à empêcher l’enlèvement, la vente ou le trafic d’enfants, et favorise l’adoption d’enfants par leur famille haïtienne à Haïti et de la Diaspora. En outre, mener une action avec des partenaires identifiés pour mettre au point une éducation et une formation tenant compte de la culture de l’enfant, à l’intention des personnes désireuses de prendre soin d’enfants haïtiens afin de minimiser des traumatismes additionnels et d’optimiser les résultats conformes à la culture et aux valeurs haïtiennes.

R35. Appuyer le maintien de la famille pour empêcher l’abandon des enfants en offrant des services d’appui aux familles et/ou aux familles élargies pour prendre soin de leurs propres DÉVELOPPEMENT DURABLE, PRÉPARATION AUX CATASTROPHES NATURELLES ET ATTÉNUATION DE LEURS EFFETS DÉVELOPPEMENT SOCIAL enfants. De plus, supprimer le système d’orphelinat en réintégrant les enfants dans la famille/famille élargie (par exemple sur le modèle des familles d’accueil).

R36. Créer une base de données centrale pour tous les enfants placés en dehors de leur famille où seraient consignés les progrès réalisés et leur suivi – en se fondant sur les meilleures pratiques. Éducation Les membres de la Diaspora dans les milieux universitaires souhaitent collaborer avec le gouvernement et le secteur privé pour offrir leurs services dans la mise en oeuvre des recommandations suivantes :

R37. Mettre en place une Education universelle pour tous de qualité, qui assure un accès équitable à l’éducation pour tous les enfants, y compris les enfants trop âgés et les enfants handicapés, qui propose des programmes de santé et de sport ainsi qu’une éducation civique, qui donne une deuxième chance (aux enfants ayant abandonné l’école et aux jeunes), qui offre des services de mentoring pour les jeunes et des programmes d’alphabétisation pour les adultes, ainsi que des repas gratuits (petit-déjeuner et déjeuner), un transport gratuit, de l’eau potable, des uniformes et des fournitures scolaires. Cette éducation devra être dispensée dans des écoles construites selon les codes de construction sûrs avec toutes les installations sanitaires modernes.

R38. Renforcer le processus de certification des enseignants et des administrateurs, et mettre en place (i) des structures de formation pertinentes pour assurer leur développement professionnel continu et (ii) un mentoring et un programme d’échanges entre les enseignants d’Haïti et de la Diaspora. De même, mettre en place un programme d’adoption d’écoles et d’étudiants d’Haïti par des écoles et des élèves de la Diaspora. Ce partenariat devrait également être institué dans l’enseignement supérieur ; il devrait être élargi grâce à une collaboration avec des universités étrangères. De plus, il faudrait fournir des incitations aux enseignants et administrateurs en leur offrant des salaires décents et des avantages raisonnables.

R39. Concevoir des programmes scolaires utilisant des critères fondés sur des résultats et reflétant les normes nationales. Ces programmes devraient être culturellement pertinents (utilisation du créole) encourager des programmes différents (selon l’âge et l’aptitude), favoriser les programmes STIM (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques), utiliser des outils et méthodes d’emploi facile (téléenseignement, médias, internet, etc.), favoriser des stages après l’enseignement secondaire pour avoir une main-d’oeuvre disponible, et des programmes de préparation aux études par le biais d’une approche communautaire conduisant à des études supérieures et à une formation professionnelle.

R40. Répondre aux besoins de tous les groupes vulnérables (éducation spéciale, orphelins/mineurs non accompagnés, restaveks/enfants employés de maison, enfants exploités, jeunes handicapés, etc.). Par ailleurs, mettre en place des services d’appui psychosociaux.

LES FEMMES

Les femmes à Haïti sont confrontées à des défis particuliers car l’impact du tremblement de terre dévastateur les pousse à dépasser le rôle qui leur a été traditionnellement dévolu par la société en tant que femmes. Cette catastrophe a encore affaibli leur capacité à accomplir leurs tâches écrasantes de mères, d’épouses, de « caretaker », d’éducatrices, de fournisseurs de ressources financières, d’entrepreneurs et d’activistes. L’aide et l’assistance internationales, de même que l’implication des Haïtiennes de l’étranger, seront des éléments déterminants pour que les femmes haïtiennes se relèvent et se développent, qu’elle retrouvent leur dignité, l’égalité des chances et leur épanouissement global pendant cette phase de relèvement et de reconstruction.

R41. Évaluation des besoins après la catastrophe en se focalisant directement sur les femmes et sur la perspective de genre, afin d’identifier les défis particuliers qui se posent et les bonnes pratiques. Sur la base de cette évaluation, allouer un pourcentage équitable des ressources financières pour satisfaire ces besoins vérifiés.

R42. Encourager le Gouvernement haïtien, la société civile et la Diaspora à examiner la question de la parité hommes-femmes lors de la conception, de la formulation et de la mise en oeuvre des politiques, structures et programmes (action positive) et à travailler avec les média pour appuyer le renforcement positif du statut de la femme.

R43. Renforcer la sécurité dans les abris temporaires, les centres de distribution de la nourriture et d’autres centres pour les femmes et les enfants en augmentant le nombre de femmes parmi le personnel de sécurité, y compris les troupes locales et étrangères. En particulier, le personnel de sécurité devrait être formé pour reconnaître la violence fondée sur le sexe.

R44. Adopter et mettre en oeuvre une politique de tolérance zéro dans les cas de violences contre les femmes et les enfants, et appliquer les mesures nécessaires pour que cette politique soit opérationnelle, y compris la détention et la poursuite des présumés délinquants, l’application de peines plus strictes pour les délits sexuels contre les femmes et les fillettes et la protection des victimes et des témoins.

R45. Accorder aux femmes haïtiennes, et plus particulièrement aux femmes vivant dans des communautés rurales, un juste examen de leurs demandes et un accès au financement (notamment au microcrédit) qui leur permettra d’acheter des terres, des fournitures et l’équipement qui renforcera leur rôle dans l’agriculture. Développement de la santé Les besoins en matière de soins et de traitements médicaux ont presque triplé à la suite du séisme. Il est indispensable de multiplier par deux les infrastructures et les services médicaux pour éviter une crise majeure des soins de santé. C’est pourquoi le Gouvernement haïtien doit :

R46. Augmenter les capacités médicales et de soins pour répondre aux besoins actuels et futurs de la population par le biais d’un programme d’assistance médicale avec la Diaspora haïtienne dans le cadre duquel les Haïtiens de l’étranger fourniront leurs services pendant deux semaines sur une année.

R47. Encourager un partenariat entre la Diaspora et les professionnels locaux de la santé pour fournir une formation en technologie intense et moderne. Il faut notamment mettre en place des programmes de mentoring cliniques pour construire une capacité technique et pratique pour les nombreux étudiants en médecine qui ne sont plus en cours.

R48. Établir des partenariats avec les universités et les hôpitaux publics et privés pour que les services médicaux soient ininterrompus grâce à une éducation clinique. Maintenir également le système d’internat et de bourses médicales en se focalisant sur les maladies endémiques à Haïti et aux Caraïbes (utilisation des technologies actuelles qui permettent de fournir une formation et un appui continus au personnel infirmier et aux médecins haïtiens par le biais de la téléconférence).

R49. Créer un fonds « mini –internat » pour les maladies infectieuses destiné au personnel infirmier et aux médecins locaux.

R50. Conjointement avec le Gouvernement haïtien, renforcer les organisations de planification familiale, de santé reproductive des femmes et de santé infantile. Une attention toute spéciale doit être accordée aux femmes enceintes qui vivent dans la précarité dans des abris temporaires.

R51. Créer des centres de santé mentale pour traiter les divers traumatismes dus au tremblement de terre, notamment pour les enfants et les autres groupes vulnérables. Des travailleurs sociaux de la Diaspora peuvent avoir une influence déterminante en comprenant combien cette question est culturellement sensible.

R52. Créer des centres de thérapie pour la réhabilitation de milliers de personnes amputées et leur réintégration dans la société.

R53. Exhorter les pays donateurs à créer un programme pour parrainer, chaque année, un certain nombre d’étudiants (nombre qui sera fixé) dans chaque école de médecine accréditée pendant la période de reconstruction.

 

Haïti-Habitat-Relocalisation : Cinq options proposées aux populations déplacées
HPN / Posté le 30 mars 2010

Les populations déplacées peuvent choisir entre cinq possibilités de relocalisation, selon une note de l’Organisation internationale de la Migration (OIM).

Les sans-abris des zones affectées par le séisme du 12 janvier ont le choix entre plusieurs possibilités de relocalisation, selon l’organisation mondiale.

Les cinq options sont les suivantes: retour dans leurs foyers, s’ils sont considérés comme sûrs ; retour à l’emplacement du premier abri duquel les débris ont été retirés ; séjour dans une famille d’accueil ; séjour temporaire dans un site à proximité de leur zone d’origine, ou, si possible, rester dans un centre d’hébergement ; enfin pour ceux qui n’ont pas d’autre option, transfert temporaire sur des sites choisies par le gouvernement haïtien.

«Nous nous efforçons d’aider les populations déplacées dans la réalisation de l’option qu’elles choisissent, et qu’elles jugent les plus appropriées pour eux-mêmes. À cette fin, l’OIM est la collecte d’informations qui aidera les partenaires à mettre en œuvre chacune des cinq options qui sont disponibles pour les personnes déplacées ", explique Giovanni Cassani, Coordonnateur de la coordination des camps et le camp du Groupe de gestion.

L’OIM continue à mener le processus d’enregistrement des personnes déplacées, afin d’identifier leurs zones d’origine et la situation générale des familles déplacées.

L’enregistrement fournit des informations clés aux partenaires impliqués dans l’évaluation interne, l’enlèvement des débris, et la réinstallation des personnes déplacées, soit à des établissements de transition près de leur zone d’origine, ou dans de nouveaux sites prévus.

"L’OIM suit une approche holistique. Grâce à l’enregistrement des exercices, nous aurons une meilleure compréhension de la démographie de la population résidant dans les camps et de leurs intentions», indique Cassani.

 

Des partis d’opposition rejettent le plan gouvernemental de reconstruction

P-au-P., 30 mars 2010 [AlterPresse] — Des partis d’opposition à l’administration du président René Préval a rejettent le plan que le gouvernement haïtien présente le 31 mars à la conférence internationale de New York, convoquée par les Nations Unies pour la reconstruction d’Haiti.

La plateforme Alternative qui regroupe plusieurs partis politiques d’opposition a déclaré lors d’une conférence de presse ce 30 mars le plan gouvernemental ne prend pas en considération les opinions des « forces vives de la nation », des universités, des secteurs politiques et de la société civile.

Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoit, dirigeant de l’Alternative, affirme que cette plateforme ne reconnaît pas ce plan, qui, selon lui, n’a rien « d’un véritable plan de reconstruction ».

Il demande à tous les secteurs de se mobiliser contre ce plan et préconise un dialogue national afin de pouvoir élaborer un « plan stratégique de développement » au lieu d’un plan « pour revenir à la situation d’avant la crise » humanitaire provoquée par le séisme de janvier passé.

Plus de 220.000 personnes ont été tuées lors de cette catastrophe qui a également provoqué plus de 300.000 blessés et 1,2 millions de sans-abri.

Benoit critique l’« arrogance » du gouvernement qui travaille avec la Communauté internationale et ne prend pas en considération « les avis du peuple sur la manière dont il voit son avenir ».

Il a dénoncé le fait que le document de l’exécutif mette uniquement en avant quelques axes de développement sans effectuer « une analyse » de la situation.

Pour l’Alternative, le plan ne prévoit aucune mesure pour favoriser par exemple la sécurité alimentaire et un développement national.

De son coté, la présidence a soumis le 29 mars au Parlement une demande de prorogation de 18 mois de l’état d’urgence décrété après le séisme.

Il demande aux chambres de ratifier la création de la Commission Internationale de Reconstruction d’Haïti (CIRH), qui devra être co-présidée par le premier ministre Jean Max Bellerive et l’envoyé spécial de l’ONU, William Clinton, ex président des Etats-Unis.

Cette commission devrait être constituée de 10 étrangers et 7 Haïtiens de plusieurs secteurs, avec un mandat de 18 mois, avant d’être remplacée par la Régie de Développement de Haïti (RDH).

L’opposition critique cette disposition et souligne qu’il ne reste pas plus que 11 mois à Préval pour boucler son mandat.

Plusieurs autres secteurs, tels que ceux des mouvements sociaux, des organisations civiles et de quelques secteurs de l’église catholique ont fait part de commentaires critiques sur le processus conduit par le gouvernement à la veille de la conférence de New York.

La Conférence, intitulée "Vers un nouveau futur pour Haïti", réunira des représentants de plus de cent pays. Elle sera co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Union européenne, la France et l’Espagne, les principaux donateurs pour le pays.

Le président René Préval accompagné d’une importante délégation se trouve sur place depuis la soirée du 28 mars. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, l’envoyé spécial de l’ONU pour Haïti William Clinton et la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères Catherine Ashton participeront à la conférence.

 

Haïti-Post-Séisme : 500 sites enregistrés dans la région de Port-au-Prince
Posté le 30 mars 2010

L’OIM a identifié près de 500 sites pouvant accueillir plus de 1200000 personnes dans la zone métropolitaine. L’identification de ces sites est un processus constant et continu entrepris avec l’appui du gouvernement et des intervenants humanitaires.

Au moins 50 sites ont une population de plus de 5000 personnes chacune, représentant la moitié de la population vivant dans des sites spontanés déplacées dans la ville de Port-au-Prince.

Dix-sept sites à haut risque d’inondation et / ou coulées de boue ont été jugées prioritaires pour la décongestion. Ces sites prioritaires à eux seuls accueillent une population de 245.000 personnes.

Les familles de tous ces sites sont en train d’être enregistrées, grâce à des évaluations menées sur le terrain par les équipes de l’OIM, en coordination avec l’armée américaine et les autorités nationales, afin d’évaluer les impacts possibles de la saison de pluie à venir.

Dans d’autres zones touchées par le séisme, y compris Léogane, Gressier, Petit-Goave, Grand-Goâve une évaluation de la vulnérabilité et de Jacmel, est également en cours pour identifier des sites prioritaires où les gens peuvent être confrontés à des risques liés aux inondations et autres risques environnementaux.

Un des premiers endroits planifiés pour des établissements de transition, Santo 17, est situé dans la commune de Croix-des-Bouquets et a été officiellement ouverte le 13 Mars. Les zones 1 et 2 de Santo 17 sont maintenant terminés avec 130 tentes familiales prévues par l’OIM. Des familles supplémentaires viendront de 2 autres sites spontanés dans la commune de Croix-des-Bouquets. Le site s’étend sur 4,5 hectares et devrait mettre à l’abri 1.400 personnes déplacées.

Les bases sont en cours à "Tabarre Issa", un site de 10 hectares qui devraient recevoir environ 3.000 personnes déplacées. OIM supervise les efforts de préparation du terrain là-bas, en coordination avec la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

 

Haïti-Séisme-Education : L’école rouvre officiellement le 5 avril
HPN / Posté le 30 mars 2010

La reprise des activités scolaires est fixée pour le 5 avril prochain dans le département de l’Ouest, a annoncé le ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle.

Les responsables du ministère de l’Education, dans un communiqué de presse publié ce 29 mars, invitent les établissements qui le peuvent à reprendre leurs activités. Ces derniers démarreront par des séances d’appui psycho-social afin de faciliter la réadaption et l’encadrement des enfants traumatisés par la catastrophe du 12 janvier.

De nouveaux programmes et calendriers vont être élaborés pour la période allant d’avril à aout 2010, a indiqué le ministère de l’Education nationale qui ajoute que les dispositions nécessaires ont déjà été prises pour faciliter cette rentrée post-séisme.

Des tentes et des structures provisoires d’accueil, des matériels pédagogiques et des fournitures sont fournis aux institutions scolaires dont les locaux ont été déblayés et rendus disponibles, poursuit ce communiqué.

2 milliards de dollars seront nécessaires à la relance du secteur éducatif fortement touché par le séisme, estime le gouvernement.

 

HAÏTI: La société civile veut un plus grand rôle dans la reconstruction

Les ONG cherchent un rôle plus cohérent dans la reconstruction du pays
Photo: Phuong Tran/IRIN

NEW YORK, 30 mars 2010 (IRIN) – Alors que le gouvernement haïtien demande un montant estimé à 11,5 milliards de dollars pour financer le relèvement et le développement lors d’une conférence des donateurs organisée par les Nations Unies le 31 mars, les organisations non gouvernementales (ONG) – par lesquelles passent 65 pour cent des contributions actuelles des bailleurs de fonds – cherchent un rôle plus cohérent dans la reconstruction du pays.
Avant la conférence, un grand nombre d’importants groupes de la société civile se sont rassemblés à l’université de New York, le 25 mars, lors d’une réunion consultative organisée par l’ancien président des États-Unis, Bill Clinton, qui est l’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti, avec l’Union européenne et InterAction, une coalition d’ONG internationales basées aux États-Unis.
Selon Sam Worthington, président d’InterAction, la société civile a joué un rôle important dans le relèvement du pays après le séisme du 12 janvier, qui a tué environ 200 000 personnes et laissé plus d’un million d’habitants sans domicile.
« Les ONG sont les troisièmes plus grands bailleurs de fonds en Haïti », a-t-il dit. « Nous avons de grandes responsabilités auprès du gouvernement haïtien et de la population haïtienne. La seule façon d’assumer cette responsabilité, c’est de mettre en place une coordination efficace entre nous et au sein du système des Nations Unies. La société civile haïtienne se sent toujours exclue de ce processus ».
Si la conférence des donateurs est chargée de combler l’écart entre la société civile haïtienne, les ONG étrangères et les organisations internationales, davantage de ressources devraient être acheminées par l’intermédiaire des ONG locales, a dit Jean Luc Dessables, coordonnateur de Haiti Response Coalition – l’une des trois seules ONG haïtiennes présentes à la réunion de New York.
« Nous nous sentons isolés »

« Nous, les Haïtiens, sommes fiers. Nous savons ce que nous voulons, nous savons ce dont nous avons besoin, mais nous n’en avons pas les moyens. Nous nous sentons isolés, déconnectés, et nous voulons nous reconnecter »

« Nous, les Haïtiens, sommes fiers. Nous savons ce que nous voulons, nous savons ce dont nous avons besoin, mais nous n’en avons pas les moyens », a dit M. Dessables. « Nous nous sentons isolés, déconnectés, et nous voulons nous reconnecter. Nous sommes tellement habitués aux gens qui viennent en disant ce qu’ils veulent faire pour nous, mais ça n’a encore jamais marché. Nous craignons que ça ne marche encore pas ».
Mario Joseph, directeur du Bureau des avocats internationaux, un cabinet de droit public siégeant dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, s’est fait l’écho du sentiment « d’exclusion » de la société civile, répété sans cesse lors de la conférence, et de la nécessité d’une meilleure cohésion.
« Nous ne disposons pas de mécanisme favorisant la participation des ONG et, sans cela, sans ce genre d’engagement ouvert, comment trouver une responsabilité ? » a demandé M. Joseph.
M. Clinton a reconnu la nécessité d’améliorer la transparence gouvernementale, mais a ajouté que cela devait s’étendre aux ONG locales travaillant en Haïti.
« S’il est vrai qu’Haïti a pris la décision de construire un pays véritablement indépendant, autosuffisant et moderne, digne de ses habitants, pour la première fois… S’il est vrai que les éléments de la société haïtienne qui ont été trop longtemps négligés et exclus du processus de décision s’y dirigent plus que jamais, alors nous devons nous demander comment cela devrait changer ce que font les ONG en Haïti », a dit l’envoyé spécial des Nations Unies.
Kristalina Georgieva, commissaire de l’Union européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réponse aux crises, a dit que la collaboration multilatérale en Haïti avait un impact positif, mais prendrait du temps à se développer complètement.
« Vous pouvez voir dans les camps lorsqu’il y a une collaboration : l’organisation des camps est meilleure, la sécurité est renforcée », a-t-elle dit. « Petit à petit, avec le temps, nous devons assister à un plus grand rôle pour la société civile et les ONG locales et une fonction moindre pour les ONG internationales, mais nous n’y sommes pas encore ».

 

Lancement officiel du site Internet sur la recontruction du système universitaire Haitien

Montréal, lundi 29 mars 2010 – À l’initiative de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un site Internet présente l’état d’avancement de la préparation des assises internationales sur la reconstruction du système universitaire haïtien, qui se tiendront les 25 et 26 mai 2010 à l’Université de Montréal.

Le site internet, disponible sur www.assises-haiti.info, est dédié au grand public et aux professionnels universitaires. Le programme prévisionnel des évènements, des communications de l’Agence, une revue de presse sur Haïti, des liens utiles, ainsi que des actualités sur la préparation des assises y sont disponibles, permettant à tous de suivre au plus près leur préparation.

Ce site a également pour but de jouer un rôle fédérateur de plateforme d’informations pour le réseau des universités membres de l’AUF, mais également pour l’ensemble des organisations et associations désireuses d’apporter leur contribution pour appuyer les efforts de reconstruction des universités haïtiennes.

Le grand public et la presse peuvent s’informer de la préparation de ces assises en écrivant à :

Contact : pbagnpg@nffvfrf-unvgv.vasb

Contact presse : cerffr@nffvfrf-unvgv.vasb

SAMEDI 27 MARS 2010

27 Mar

 

Haiti : Expropriation de terrains, les détails

Un arrêté présidentiel portant sur l’expropriation de plusieurs terrains pour cause d’utilité publique a été publié dans le journal officiel de la République d’Haïti Le Moniteur le lundi 22 mars dernier. En voici les détails :
Article 1er.-
Sont déclarées d’utilité publique, les propriétés situées à l’intérieur du polygone dont les sommets ont les coordonnées géographiques suivantes :
Le point A : 773251.73 ; 207373738,11, partant de l’angle de la Rivière Bretelle à la Route nationale numéro 1 en allant vers Port-au-Prince jusqu’à Chapigny à l’entrée de Bon Repos ;
Le point B: 788 486.84 ; 2061596,09 et le point B1: 791360.24 ; 2063980.60 ;
Le point C: 792673.33 ; 2067244.09 Corail Cesselesse ;
Le point D: 790316.37 ; 2066689.19 Montet ;
Le point E : 787514.38 ; 2066908.95 Lerebours ;
Le point F : 783064.17 ; 2069326.35 Morne St Christophe ;
Le point G : 780108.35 ; 2072381.07 Latanier ;
Le point H : 777487.67 ; 2076836.77 Cocombre.
Les terrains retenus dans le cadre de cet arrêté de déclaration d’utilité publique seront utilisés au réaménagement de la région métropolitaine de Port-au-Prince et en partie à la relocalisation des victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Article 2.-
Dès la publication du présent arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l’étendue de l’aire définie à l’article 1er.
Article 3.-
Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet objet du présent arrêté, l’expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d’occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l’Etat ou occupés indument se fera conformément aux dispositions des lois du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’utilité publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indument occupés par les particuliers.
Article 4.-
La commission d’expertise prévue par les dispositions de la loi du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’utilité publique, sera immédiatement activée à l’effet de recueillir les informations et évaluations nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.
Article 5.-
Dans un délai de 15 jours, à compter de la date de la publication du présent arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l’aire susmentionnée, déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l’Avenue Christophe leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d’occupation.
Article 6.-
Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres des Travaux Publics, Transports et Communications, de l’Economie et des Finances, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l’Environnement, de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Planification et de la Coopération Externe, des Affaires Sociales et du Travail chacun en ce qui le concerne.
Donné au Palais National à Port-au-Prince le 19 mars 2010, An 207ème de l’Indépendance.
Cet arrêter porte la signature du Président de la république René PRÉVAL, du Premier Ministre Jean Max BELLERIVE, du Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIME, du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS, du Ministre de l’Economie et des Finances Ronald BAUDIN, du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max
BELLERIVE, du Ministre des Affaires Sociales et du Travail Yves CRISTALLIN et le Ministre des Travaux publics Transports et Communications Jacques Gabriel.

 

Namibia dona un millón de dólares a Haití

La ayuda llegará a la hermana nación caribeña a través de la brigada médica cubana

Jorge L. Rodríguez González
26 de Marzo del 2010 21:44:29 CDT

El Encargado de Negocios de la misión diplomática de Haití en Cuba (a la izquierda) recibe la donación namibia, que hizo patente su embajadora en la Isla, Claudia Grace Uushona, (al centro).

El Encargado de Negocios de la misión diplomática de Haití en Cuba (a la izquierda) recibe la donación namibia, que hizo patente su embajadora en la Isla, Claudia Grace Uushona, (al centro). Foto: Raúl Pupo

La República de Namibia donó este viernes un millón de dólares para la reconstrucción de Haití, que llegará a la hermana nación caribeña a través de la brigada médica cubana que brinda sus servicios allí.

Luego del acto de entrega en el Ministerio de Comercio Exterior y la Inversión Extranjera, Claudia Grace Uushona, embajadora de Namibia en Cuba, precisó que se comprarán medicamentos para los haitianos, y destacó la importancia de contribuir a ese fin noble a través de la Mayor de las Antillas, con la que su país mantiene excelentes relaciones cimentadas en la historia.

El pueblo de Haití es nuestro hermano, dijo la diplomática al recordar que muchos africanos llegaron a la nación caribeña como esclavos, y que su lucha muy temprana contra la esclavitud les enseñó el camino a seguir.

Por su parte, Pierre Max Charles, encargado de Negocios de la misión diplomática de Haití en La Habana, felicitó a Namibia por sus 20 años de independencia, cumplidos recientemente, y agradeció la generosidad de esa nación africana.

Es un testimonio de la solidaridad existente entre ambos pueblos que, aunque estamos distantes geográficamente, somos muy cercanos por nuestra historia, dijo el representante haitiano.

Pierre Max Charles también aprovechó la oportunidad para resaltar la solidaridad cubana, al precisar que la presencia de nuestros médicos en su país desde mucho antes del terremoto favoreció mucho el trabajo humanitario, porque los galenos ya conocían el territorio.

Haití jamás olvidará esa solidaridad, y cumplirá siempre el compromiso de ser solidaria con aquellos países que luchan por mejorar la vida, concluyó el diplomático.

También participaron en el acto Ramón Ripoll, viceministro de Comercio Exterior e Inversión Extranjera y Lorenzo Somarriba, vicetitular de Salud Pública.

 

Preparan terrenos en Haití para edificar albergues para damnificados por terremoto, informa ONU

Naciones Unidas, 26 mar (PL-RHC) Naciones Unidas informó sobre el inicio de la preparación de terrenos en Haití para edificar alojamientos resistentes destinados a los damnificados del terremoto y aclaró que será imposible albergar a todos.

Según expresó el subsecretario de la ONU para las llamadas Operaciones de Paz, Alain Le Roy, se trata de nuevos y mejores campamentos para acoger a cientos de miles de personas que perdieron su casa por el seísmo del pasado 12 de enero.

Explicó que hace una semana el gobierno haitiano emitió un decreto que identifica los lugares para la construcción de esos albergues con vista a la próxima estación de lluvias.

Le Roy subrayó que no será posible brindar adecuado refugio a todos los necesitados antes de la llegada de las precipitaciones, aunque se tratará de proteger a la mayor cantidad de damnificados.

Por su parte, la subsecretaria general de la ONU para el apoyo de las Operaciones de Paz, Susana Malcorra, advirtió sobre la necesidad de no subestimar la complejidad de la gran catástrofe humanitaria registrada en Haití.

Los datos más recientes dados a conocer por las autoridades haitianas elevaron a 222 mil 570 la cantidad de muertos por el terremoto, con 310 mil 928 heridos, 869 desaparecidos y daños por siete mil 754 millones de dólares.

Asimismo, el número de personas que quedaron sin vivienda asciende a un millón 300 mil y el de desplazadas sobrepasa los 766 mil.

La ONU celebrará el próximo miércoles en Nueva York una cumbre destinada a reunir asistencia financiera para la reconstrucción y refundación de Haití.

Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.

 

Easy-to-Assemble I RAD Building Kits for Haiti Rebuilding

The I RAD house, with its unique interlocking I WOOD system is a construction method that revolutionizes designs for emergency and transitional shelters – a special solution for the current housing crisis in Haiti.

I RAD House

I RAD House

  • easy-to-assemble flat pack building kits in varying sizes
  • generates a better quality shelter at a significantly lower cost than currently deployed shelters in Haiti
  • has higher strength-to-weight ratio
  • environmentally friendly sourced material
  • higher yield than traditional lumber by using smaller diameter trees
  • provides secure weather-proof homes suitable for Haiti’s rainy season

Each I RAD kit comes complete with all components, fixings, tools and instructions and takes
a team of 3 to 4 people 4 hours to assemble.  The team does not need previous construction
experience so affected families in Haiti can actually take part in the rebuilding of their
homes and their lives.  Should the shelter need to be moved later, it can be easily taken apart and put together again or the components used in a new larger unit. 
A 16 x 8 foot version of these shelters will be displayed on March 31 on the second floor of
the Millennium UN Plaza Hotel on 44th Street in New York City in the Diplomat Ballroom from 7 am to 8 pm.  The UN Haiti Donor’s conference will take place on the same day.
These storm-proof shelters are treated with BluWood technology, are anti-mold, anti-termite and fire-resistant and can be supplied quickly in large volumes.
When assembled, the 16ft (4.8m) by 8ft (2.4 m) example is a fully weatherized shell providing a strong and secure shelter and sleeping space for up to 10 people.  Because of the unique interlocking lumber and panel system, the house can be made larger or smaller as needed and larger sized units are also available.
The basic I RAD house can be easily fitted with electricity and water and waste utilities can also be incorporated.
These homes, which are approved by Haitian representatives in the US as culturally suitable to the Haiti people and climate can, once constructed, be simply repaired, customized or adapted.
Source: http://www.icologygroup.com

 

Haitian boat people to be sent home

BY KIMMO MATTHEWS Observer staff reporter matthewsk@jamaicaobserver.com / Saturday, March 27, 2010

Two police officers stand watch as six of the 62 Haitian boat people, who arrived in Portland, Tuesday morning, prepare to pull their boat to shore. Information Minister Daryl Vaz said the Haitians will be repatriated to their homeland in the coming weeks. (Photo: Llewellyn Wynter)

JAMAICA will be repatriating the 62 Haitian boat people who arrived in two fishing boats on the island’s east coast on Tuesday. Daryl Vaz, the Government’s chief spokesman, told reporters Thursday at a press briefing at Jamaica House in the nation’s capital, Kingston, that plans were being made to have the Haitians sent home within a few weeks.

Three of the 62 Haitians, who are said to be prison escapees, are to be returned to police in their country.

Days after the January 12 earthquake that killed more than 200,000 people and left a trail of destruction in the impoverished French-speaking Caribbean island, Jamaica had promised to land Haitians fleeing their country and care for them until conditions had improved in their homeland.

However, the Jamaican Government, faced with several economic challenges of its own, is now singing a different song.

Vaz, the Cabinet minister without portfolio with responsibility for information, said Thursday that the country will not be able to host the asylum seekers for any extended period of time.

"Jamaica is facing its challenges like the rest of the world…," Vaz told reporters. He cited financial constraints as one of the reasons for the decision, noting that it would cost Jamaica $9 million to host the Haitians for one week, as well as transportation cost to return them home.

"We are cognisant of all of the challenges people are facing in Haiti, but we have to be responsible in terms of our responsibility to our Jamaican people," said Vaz. "(With) the times and the situation that we are facing, it is difficult for us to continue spending funds that we could be spending here on very essential services."

In the meantime, the Port Antonio Seventh-Day Adventist Church, where the Haitians are now being housed, has agreed to allow the displaced Haitians to stay there for two-and-a-half weeks.

 

Ambitious plans for Haiti terminal

27 Mar 2010

Port-au-Prince, devastated by the earthquake, is now looking at development. Photo: NASA

Earthquake struck Port-Au-Prince has revealed plans for new jetties and increased depth, along with state-of-the-art container terminal facilities.

Responding to the desperate need for new and expanded port infrastructure to serve earthquake recovery efforts, as well as to address the long-term shipping needs of the country, Haiti-based WIN Group and South Florida-based Santé Holding have announced an agreement to re-develop Terminal Varreux, SA in Port-Au-Prince, the largest privately-owned shipping terminal and port facility in Haiti.

Terminal Varreux currently consists of multiple berths connected to liquid and dry bulk pumping pipelines. The facility was damaged during the recent earthquake, but quickly repaired in order to allow crucial tanker shipments of fuel to Haiti, as Terminal Varreux receives and stores more than 70% of Haiti’s fuel.

The redevelopment plans include a new port, additional jetties and a state of the art 150 acre terminal open to all maritime lines looking to efficiently service Haiti.

The expansion will include a modern container and break-bulk shipping terminal and ancillary facilities. The agreement also includes remediation and expansion of existing piers. 

Under the terms of the agreement, WIN Group will retain control of the dry bulk, liquid bulk and petroleum operations, while the new facilities will be operated by the new joint venture.  Feasibility plans are currently being completed with specific project time-frames due to be announced shortly. 

“Once completed, this project will not only support Haiti’s ongoing relief efforts, but lay the foundation for the overall modernization of the country’s shipping industry,” said Youri Mevs, managing partner of WIN Group.

“The creation of the new port facilities will greatly increase the capacity of Port-au-Prince to accommodate the on-going demand for relief and recovery cargo into Haiti,” added port development expert and Santé Holding chief executive and chairman, Bruno E Ramos, AIA.

L’ESSENTIEL DU MERCREDI 24 MARS 2010

24 Mar

Haití necesita de urgencia USD 350 millones tras sismo (Primer ministro)

24/03/2010 – 2:30

El primer ministro de Haití, Jean-Max Bellerive, aseguró el martes en Rio de Janeiro que su país requiere 350 millones de dólares de emergencia para iniciar la reconstrucción tras el sismo de enero, que según sus cálculos demandará unos 11.500 millones de dólares.

Bellerive sostuvo, en el marco de V Forum Urbano Mundial que se celebra en Rio de Janeiro, que el próximo 31 de marzo presentará en Nueva York ante las Naciones Unidas un plan de acción de corto plazo.

"Precisamos de al menos 350 millones de dólares para que los niños vuelvan a las escuelas, para dar agua potable a la población y garantizar la seguridad del país. Estamos hablando de dinero que no tenemos. Esa es una laguna presupuestal", dijo la autoridad haitiana en su alocución.

Acotó que la reconstrucción total de Haití demandará unos 11.500 millones de dólares y en los próximos 18 meses.

"Estamos hoy en una condición de gran dependencia y reconocemos eso", subrayó.

A final de mes en Nueva York se celebrará una conferencia de donantes para Haití tras el sismo que el 12 de enero dejó más de 220.000 muertos y unos 1,3 millones de desamparados.

En ella participarán representantes de gobiernos, autoridades de diversos países y empresas comprometidas en brindar apoyo.

"Esa será una conferencia de reivindicación, donde vamos a pedir dinero, pero con la aceptación del plan haitiano. Queremos un acuerdo de confianza y transparencia para quien vaya a dar dinero", aclaró el primer ministro.

Bellerive adelantó: "vamos a crear un agente fiscal, que será el que va a administrar ese dinero, además de una agencia para la reconstrucción".

 

La UNESCO prepara la "reconstrucción" social, cultural e intelectual de Haití

Noticias EFE

París, 23 mar (EFE).- Haití centrará mañana la actualidad en la UNESCO con un Foro en el que participarán intelectuales, expertos y políticos de diferentes Estados para reflexionar sobre la "reconstrucción" social, cultural e intelectual de ese país caribeño, tras el sismo sufrido el pasado 12 de enero.

La directora general de la UNESCO, Irina Bokova, abrirá el encuentro en presencia de la ministra de Cultura de Haití, Marie-Laurence Jocelyn-Lassègue, y del Premio Nobel de Literatura nigeriano Wole Soyinka, entre otras personalidades.

Entre los grandes temas que se debatirán está la "reconstrucción" del sistema educativo, como clave de la renovación haitiana y fuente de "fuerza intelectual".

Previamente, el Foro comenzará con la evocación del terremoto y la necesidad de "movilizar el saber y las competencias sociales para devolver la vida a Haití".

Otro asunto de la reunión es la fuerza del patrimonio, de la identidad y de la creatividad cultural de Haití.

 

Haitian government receives only fraction of pledged aid, urges coordination of NGOs

08:39, March 24, 2010

A Haitian government representative said on Tuesday in Washington that the government in the earthquake-devastated country has only received a fraction of pledged aid, and called for better coordination between nongovernmental organizations (NGOs), through which much of the foreign aid is channeled, and the government.
Antonio Rodrigue, Deputy Permanent Representative of Haiti to the Organization of American States (OAS), told a hearing held at the OAS headquarters in Washington that the Haitian government has received about 10 million U.S. dollars of pledged aid money after the magnitude-7 earthquake on Jan. 12, which killed an estimated 230,000 people and left about 1.3 million survivors homeless.
"The Haitian government to date has received about only one percent of pledged aid," Rodrigue said.
While thanking the international community for the outpouring of support after the earthquake, Rodrigue decried, through an interpreter, the lack of planning and coordination of parts of that effort.
He said while the government has mechanism in place to coordinate with big NGOs such as Oxfam and Doctors Without Borders, it has no control over smaller ones. He called for them to be registered with the government, so that aid work can be coordinated.
The bulk of international aid to Haiti after the earthquake was handled through NGOs, both out of necessity and long-standing practice in the Western world, as Haiti’s government was in disarray as a result of the earthquake. Rodrigue acknowledged many of the government’s office buildings were damaged in the quake.
In a testimony read on her behalf, Loune Viaud of aid group Partners in Health also noted a "parallel system" of aid created by NGOs, which she said brought on an accountability problem. She also urged the international community to contribute to Haiti’s recovery effort in helping to rebuild its agricultural infrastructure, not simply pumping food aid in, which over the years has a devastating effect on local agriculture.
The hearing came ahead of a March 31 donor conference at the United Nations Headquarters in New York. Haitian officials have said they will ask donors for 11.5 billion U.S. dollars in reconstruction help.

Source:Xinhua

 

Presidents Bush, Clinton visit devastated Haiti

by Associated Press

Posted on March 23, 2010 at 7:16 PM

PORT-AU-PRINCE, Haiti — Former Presidents George W. Bush and Bill Clinton clasped hands with residents of one of Haiti’s massive tent cities Monday on a tour of its quake-devastated capital — a visit intended to remind donors of the immense needs facing the recovery effort.

The two former leaders, who were tapped by President Barack Obama to spearhead U.S. fundraising for the crisis, made their first joint visit to Haiti. They spotlighted the dramatic need for help ahead of a critical March 31 U.N. donors conference in New York where Haitian officials will ask for $11.5 billion in reconstruction help.

At a news conference with President Rene Preval on the grounds of the collapsed national palace, Bush said he was struck by the devastation caused by the Jan. 12 earthquake.

"It’s one thing to see it on TV, it’s another to see it firsthand," said Bush, who was making his first visit to Haiti. "Hopefully our visit will remind people that Haiti needs help."

Clinton and Bush later greeted quake survivors camped on the Champ de Mars, the national mall filled with 60,000 homeless people. Secret Service agents and Haitian police surrounded the men as they waded into a fenced-in section of the mall where dozens of families have pitched blue, orange and silver tarps.

While many of the homeless welcomed the visit as a sign that the U.S. would continue to supply aid, some said they were disappointed the presidents did not bring anything more tangible.

"The visit is like no visit at all. They walked inside, it’s to show off," said Rene Pierre, a 35-year-old homeless man.

About 100 protesters burned tires and an American flag outside the national palace to demand the return of ousted President Jean-Bertrand Aristide, who was flown from Haiti aboard a U.S. plane during Bush’s presidency and now lives in South African exile.

Clinton and Bush visited the country as it struggles to feed and shelter victims of the magnitude-7 quake, which killed an estimated 230,000 people. Another 1.3 million quake survivors are homeless, with many living in camps prone to dangerous flooding in the April rainy season.

The former presidents also visited the Maxima SA woodworking plant where manager Evelien Degier, a native of the Netherlands, said they can build houses for $2,000. She said she hopes the presidents help direct investment to companies like hers that employ Haitians as part of the reconstruction effort.

"It’s wonderful to have the handouts and the food," she said. "But now people need to go back to work to real life to earn real money."

The chairman of Haiti’s chamber of commerce, Reginald Boulos, said Monday that Clinton and Haitian Prime Minister Jean-Max Bellerive will co-chair a task force overseeing the large amounts of international aid expected to pour in next month.

Clinton said he had not been formally offered the position but was open to helping in any way. He endorsed creating an independent agency to oversee aid as well as a Web site to track money — ideas he said helped avoid corruption in Indonesia after the 2006 tsunami.

Bush left Monday afternoon. Clinton was expected to stay overnight for meetings with business leaders and officials.

Named U.N. special envoy to Haiti last year, Clinton said the former presidents hoped to get all the aid agencies and the Haitian government working together to make the most of the huge global outpouring of support.

"The most important thing in the short run is to coordinate what the NGOs do with the long-term plans that the Haitian government has. They can’t be a self-sufficient country unless we both are transparent in this aid and build the capacity of the government," he said.

Aid was already being announced on Monday.

The Inter-American Development Bank announced it had agreed to forgive its $479 million share of Haiti’s $1.2 billion in foreign debt while offering $2 billion in grants over the next 10 years. The European Union said it will donate euro1 billion ($1.36 billion) in development aid to Haiti in the years ahead.

Venezuelan President Hugo Chavez has also announced he would cancel Haiti’s debt to his country, which the IMF had listed at more than $200 million.

The nonprofit Clinton Bush Haiti Fund has raised $37 million from 220,000 individuals including Hollywood actor Leonardo DiCaprio, who gave $1 million, and Obama, who among other donations gave $200,000 of his Nobel Peace Prize.

About $4 million has gone to such organizations as Habitat for Humanity, the University of Miami/Project Medishare mobile hospital in Port-au-Prince and the U.S. branch of the Irish charity Concern Worldwide. The rest has yet to be allocated.

 

UK helping Haiti to restore quake-damaged jails

Wed Mar 24, 2010 5:29am IST

PORT-AU-PRINCE (Reuters) – Britain is helping Haiti to rebuild and improve its prisons damaged in the Jan. 12 earthquake as part of overall British assistance to the disaster-struck nation that has reached 150 million pounds ($224 million dollars), a junior UK minister said on Tuesday.

International Development Minister Mike Foster said during a visit to Port-au-Prince that the figure for Britain’s contribution to the international relief effort for Haiti included 91 million pounds donated by the British public.

Britain’s government had provided 20 million pounds of direct emergency aid and the rest of the 150 million pounds total had been channeled through multilateral institutions like the World Bank, the European Union and the Inter-American Development Bank, Foster told a news conference.

The UK had set up a post-disaster stabilization unit in the quake-wrecked Haitian capital and its personnel included British prison experts who would advise Haiti on rebuilding its network of jails, several of which were damaged in the quake.

More than 5,000 prisoners escaped, most from the main national penitentiary. Most of them are still on the run.

"We will work with the authorities here to create a better correctional system," Foster said.

He added that apart from helping to rebuild the damaged facilities, Britain would be advising on such areas as human rights and treatment of juvenile offenders.

The British experts seconded to help restore Haiti’s prison network had carried out similar work in Kosovo, Iraq, Afghanistan and the Palestinian territories.

Foster said Britain would also attend a March 31 donors’ conference for Haiti in New York, and would deliver its additional support for the country’s long-term reconstruction through the multilateral organizations to which it belonged, such as the EU and the World Bank.

 

Haitian NGOs Decry Total Exclusion from

Donors’ Conferences on Haitian Reconstruction"

Written by Press Release  Tuesday, 23 March 2010 18:20

by Center for Economic and Policy Research

More than 26 organizations and social movements in Haiti reported that the process established for formulating the “Plan for Reconstruction of Haiti” at the donors’ conference that concluded yesterday in Santo Domingo has been characterized by an almost total exclusion of Haitian social actors and civil society, and very limited participation by uncoordinated representatives of the Haitian State.
The path set for the reconstruction of Haiti in the National Plan of Post-Disaster Assessment may not meet the expectations of the Haitian people as it fails to address sustainable development needs, and instead focuses on restoring old development plans, rather than complete reorientation of the Haitian development model.
“We regret that this document, produced by a group of 300 technocrats, is presented to donors first, without first having exhausted a broad process of consultation with Haitian civil society.
We believe that the meeting scheduled for March 19 with some organizations of civil society in Port au Prince is no substitute for the actual mechanisms of participation of the various components of Haitian society in defining their collective future.

47 local and international NGOs and civil society groups held a meeting last week to comment on the upcoming donor conference in New York. Afterwards 26 groups signed a statement that decried the absense of local input in the reconstruction plans that are being put forward. The statement is available online here (in Spanish).

The full text of their statement follows:

Haitian NGOs Decry Total Exclusion from Donors’ Conferences on Haitian Reconstruction

The crisis generated by the earthquake challenges us to initiate an alternative process aimed at defining a new national project, envisaging serious strategies to overcome exclusion, and economic and political dependence. Through this new orientation it is possible to move toward a new era of prosperity. We need to part with the old paradigms that have been followed up until now and develop an inclusive process of mobilization of social actors. To achieve this it is necessary to do the following:
1. Break with exclusion. Breaking this dynamic is an essential condition for true integration, based on social justice and for the strengthening of national cohesion. This involves the participation and mobilization of social forces traditionally excluded such as women, peasants, youth, artisans and so on. It also means targeted investment on the part of official institutions associated with current exclusion, and the reinvention of the Haitian state, whose practice should be geared towards transparency, institutional integrity, social justice, respect for diversity, and human rights.
2. Break with economic dependence. Build an economic model that encourages domestic production, with emphasis on agriculture and agro-industry turned first to the satisfaction of our food needs (cereals, tubers, milk, fruits and fish, meat etc.).
This new model should not be dominated by the logic of excessive accumulation of wealth or speculation, but oriented towards the welfare of the people, appreciation of national culture and the recovery of our national forests. It should also reduce dependence on fossil fuels by promoting a shift towards the use of the vast reserves of renewable energy available in our country.
3. Break with the excessive centralization of power and utilities. Develop a governance plan based on decentralization of decisions, services and resources and strengthening the capacities of local governments and the establishment of mechanisms to ensure the direct participation of actors of civil society in Haiti.
4. Break with the current destructive land ownership policies. Implement a process of reorganizing the physical space in rural areas and cities, allowing the development of public spaces and social institutions and resources, such as public schools, public parks, housing, etc.. This involves conducting comprehensive agrarian reform and urban reform which would enable solutions for the hundreds of thousands of people who are homeless. To meet these challenges it is necessary to redefine the role of the state and its functioning.
Building a new model of development requires a comprehensive, consistent and widespread mobilization of popular sectors with an interest in decentralization and greater access to public resources and services (health, education, clean water, sanitation, communication, power and housing). Those who were traditionally exploited and excluded should be the main protagonists in this process.
This national project that we foresee for the sustainable development of Haiti, must allow a new system of public education that facilitates access to quality education for all children, without discrimination, valuing the Creole language spoken by all people, raising awareness in favor of strong environmental protection, focusing on the preventing further vulnerability to natural disasters.
It is necessary to reorganize the health system with hospitals in various departments, valuation of traditional medicine, and particular attention to women’s health.
Reorganization of the justice system will facilitate access to justice for all and will fight against corruption. We want a state that has the ability to manage and direct the country, a state capable of taking the lead and coordinating international aid efforts.
In terms of international relations, the country must develop new relationships with friendly countries, strengthening our ability to defend our interests and fostering friendship among states and peoples. With the Dominican Republic we must formalize relationships around various issues, including trade, binational markets, and migrants rights.
We request the cancellation of all of Haiti’s debts. The tragedy of the earthquake should not cause Haiti to spiral into greater indebtedness.
The social institutions and NGOs that have signed this statement call for mobilization and soon will undertake to organize an Assembly for the Haitian People to address the challenges and to define strategies for the alternative and sustainable reconstruction of our country.

Signed:

PAPDA, JURISHA, ENFOFANM, GAAR, Fondation TOYA, AFASDA, Gammit Timoun, GIDH Group entevansyon, MPP, CROSE, KSIL, KONAREPA, PADAD, MOREPLA, SOFA, Mouvement scolaire Foi et Joie, Media Alternative, Comission Episcopale Nationale Justice et Paix, CHANDEL, ICPJLDH,REBA, TKL, Cellule Réflexions et d’Actions Sj, Confédération des Haïtiens pour la Réconciliation, VEDEK, CODHA 

Press Release
Saturday, Mar 20, 2010

 

Departure of Canadian Forces hampers Jacmel’s reconstruction

 

jacmel24nw2_jpg-_549222gm-a

Canadian Forces ended their two-month-long relief mission last week. The flow of aid through the seaport has slowed with the departure of navy personnel. Peter Power/The Globe and Mail

The troops have gone and taken their heavy equipment with them; now the airport is closed to international traffic and the flow of aid has slowed through the seaport

Jessica Leeder

Jacmel, Haiti — From Wednesday’s Globe and Mail Published on Tuesday, Mar. 23, 2010 10:17PM EDT

It was the darkest times, when people were still digging themselves out from beneath the rubble, that Bassan Lumumba Pierre will remember as the highlight of his managerial career.

Canada’s Air Force had just swooped into town, transforming his sleepy regional airfield into a buzzing international airport equipped with a real control tower. Hundreds of aircraft were landing each week – small charters, helicopters and massive military planes. One day, Angelina Jolie touched down.

The flurry gave Mr. Pierre, Jacmel’s airport manager, a vision of how an international airport could brighten the future of his city. But that dream evaporated last week when the Canadian Forces dismantled their camps and pulled out of Jacmel at the end of a two-month relief mission.

In their wake, Canada’s soldiers left an unintended vacuum that seems to be sucking parts of the city they worked so hard to rebuild not forward, but back. That includes the airport, now a shell of what it had become under the Canadians, with an average of less than one plane a day setting down on its deserted landing strip. The Canadian pullout has also hampered the flow of aid through the city’s seaport.

Many of the aid groups that remain in Jacmel blame Canada’s military withdrawal for hampering their efforts – and by extension, the pace of the city’s reconstruction.

“I love team Canada. … But you came to stabilize and you created more destabilization by taking things away,” said Justin Baker, founder of Conscious Alliance, a U.S.-based aid group that has been on the ground solving logistical problems for a network of small non-governmental organizations.

Canada’s soldiers took with them the fleet of heavy lift machinery delivered to Jacmel after the earthquake, even though aid groups were hoping some of it would remain. That would have allowed them to receive large shipments at the port, which is hampered by its utter lack of cranes and unloading equipment.

A 100-tonne barge loaded with shipping containers for aid groups is due to arrive in Jacmel any day now. Without the Canadians to help unload it, no one knows if they’ll be able to get the material off the barge and into the city.

At the airport, operations have been all but abandoned. The open-air office that served as the control tower – set up by Canadian soldiers with portable communications equipment when they arrived and dismantled before they left – has been evacuated. The main terminal, which is empty save for a few folding metal chairs, was also stripped. Without a control tower, immigration office or soldiers to provide security, Mr. Pierre was forced to close the airport to international traffic.

“I will not continue operating without proper equipment,” Mr. Pierre said. “There is a lot of demand. … But for me security is the main concern.”

Jacmel is no longer authorized to receive international flights directly, regardless of whether they’re carrying much-needed aid or volunteers.

Instead, flights are diverted to Port-au-Prince, where they must land and clear customs before proceeding to Jacmel. Before leaving Haiti, the planes must return to Port-au-Prince to clear customs and pay the third landing fee of the trip. The change is costly and time-consuming for scores of volunteer pilots upon whom aid groups have been relying. Many pilots have ceased making runs to Jacmel altogether.

In a written statement, Dana Cryderman, a spokesperson for Canada’s Department of Foreign Affairs in Ottawa, noted that Canadian soldiers were deployed in the aftermath of the disaster with a mandate to provide immediate relief in the form of medical support, producing potable water and facilitating logistics to ensure aid reached Haiti quickly.

“But as Haiti moves from the relief to the recovery phase, civilian agencies are often better suited for the mid- to long-term tasks,” she wrote. “The decision to withdraw the Canadian Forces from Haiti … reflects the growing ability of the Government of Haiti, the United Nations and other humanitarian actors … to lead in the delivery of emergency relief.”

Ms. Cryderman added that Canadian officials in Haiti worked closely with humanitarian organizations and Haitian officials before their withdrawal “to ensure an effective handover of Canadian Forces’ tasks to other humanitarian actors.”

The limited capacity of Jacmel’s air and sea ports is creating concern among aid groups over the viability of their long-term development projects, including a free medical rehabilitation clinic in the city’s core. With rainy season looming, the only other route into the city – a winding mountain road – is likely to become unreliable as well.

“When rainy season comes the roads here are going to be impassable. Jacmel is going to be cut off,” said Gerhard Nagel, an organizer with a South African aid group, Gift of the Givers.

“We need to let the world know there’s still a state of emergency and it should remain one … until hurricane season is over,” Mr. Nagel said, adding, “The only way of moving cargo is by the sea.”

Reopening that channel, though, is not going to be easy. Jacmel’s rundown seaport has long been deemed nearly unusable by aid groups. The World Food Program has had a long-term presence in the city, but until last week avoided using the port for deliveries. Thieves regularly make off with a portion of the goods being unloaded from small ships at the dock, which has fallen into disrepair. There is no electricity or even a buoyage system to mark the channel into the bay. Last week a WFP ship ran aground on its way into the harbour, to the dismay of a dozen aid representatives gathered at the port.

Other concerns include the fact that United Nations soldiers stationed at the gates to the port rarely ask to see credentials, and Haitian customs agents routinely tax aid shipments or confiscate supplies for their own use.

“The port is not secure at all,” Mr. Baker said. “If you have a shirt on that says you work for a shipping company, you’re in,” he said. In the frenzy of offloading at the dock – a process done mainly by hand – it can become impossible to distinguish dock workers from thieves, he said. “They take their shirts off when they get hot,” Mr. Baker added. “For bandits, it’s just free rein.”

The larger issue, though, is that the port will remain largely ineffective unless aid groups can persuade someone to donate heavy lifting equipment. Some aid groups are holding out hope that with some creative negotiating, Haitian officials will allow the airport to once again become the city’s primary port of entry.

“Here’s how it’s going to become an international airport again,” said Steve Heicklen, a New Jersey firefighter whose NGO, America’s Disaster Reaction Team, ran a $3.5-million multipurpose medical clinic outside Jacmel that was one of the area’s most successful and productive clinics throughout the two months after the earthquake.

“You pay off the right guy and he makes it an international airport again.”

 

Conférence reconstruction Haïti : « J’ai cherché le maire de Port-au-Prince, je ne le trouvais pas »

Cécile Everard franceantilles.fr 24.03.2010

69f2458689662ee8e22b91d7f736896172289_66293p

Après les traditionnelles allocutions d’ouverture, la conférence sur la reconstruction d’Haïti a débuté par une plénière portant la décentralisation et la déconcentration.

« Vous avez une opportunité maintenant, car le monde est prêt à vous aider. Mais il faut faire les choses comme vous ne les avez jamais faites, pour attirer et garder les investissements ». Ce n’est pas un donneur de leçons comme un autre qui a ouvert, hier matin, le débat en plénière, mais le maire de la Nouvelle-Orléans, lui-même durement frappé par le cyclone Katrina en 2005. Une des grandes problématiques d’Haïti vis-à-vis de la reconstruction est celle de la décentralisation, thème central du débat. Quelque part, elle s’est imposée d’elle-même suite au séisme : la province a dû accueillir 600 000 personnes, selon Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie.
Seulement, les élus locaux ont aujourd’hui peu de pouvoir et peu de moyens. « Après le séisme, j’ai aidé les gens dans la rue. Puis j’ai cherché le maire de Port-au-Prince et je ne le trouvais pas, car c’est une fonction à construire en Haïti ». Témoignage de Jean-Yves Jason, le maire de Port-au-Prince lui-même! « Les villes ont un rôle majeur à jouer », a insisté Pierre Shapira, adjoint au maire de Paris.
Les ministres passent, les élus locaux restent. L’Association des maires du Brésil, par exemple, a identifié 100 villes prêtes à signer un accord de jumelage avec des communes haïtiennes, afin de leur apporter leur assistance.
« Pourquoi ne pas créer un bureau mixte en Haïti capable d’alimenter et de coordonner la coopération décentralisée? », a proposé Yvon Jérôme, le maire de Carrefour. « La vraie pierre de la reconstruction ne peut pas être posée sans nous », a asséné Salvador Guillet, maire de Port-de-Paix.

Efficacité

Si les élus haïtiens craignent d’être ignorés dans la reconstruction, c’est aussi le cas des collectivités internationales représentées lors de la conférence, quelques jours avant New-York. « A la conférence de Copenhague sur le climat, les élus locaux n’étaient mentionnés nulle part », a raconté Elisabeth Gateau, de Cités et gouvernements locaux unis. Cette fois-ci, il existe un volet significatif « gouvernance locale » dès la conception du plan de reconstruction.

Les élus français et étrangers, déjà engagés dans des actions de coopération, ont aussi, lors de cette plénière, appuyé sur la nécessaire « traçabilité » des circuits d’utilisation de l’argent. « Nous avons des exigences comme les Haïtiens ont des exigences », a appuyé Octave Cestor, de la ville de Nantes. « 60 communes des Pays-Bas ont permis d’élaborer des plans d’aide concret », a précisé un représentant de l’association des communes néerlandaises. Cet argent a été retiré des budgets municipaux. Il doit être utilisé de manière efficace. Les ponts sont jetés entre les collectivités haïtiennes et le reste du monde.

C’est quoi la coopération décentralisée ?
Il s’agit de la coopération entre collectivités territoriales. En France, une trentaine de collectivités territoriales, recensée par le ministère des Affaires étrangères, interviennent directement dans ce cadre auprès d’Haïti. En juillet 2009, les premières Assises de la coopération décentralisée franco-haïtienne s’étaient tenues en Haïti et avaient réuni 360 participants, dont les 140 communes haïtiennes. Ce sont ces collectivités qui étaient conviées hier à Batelière, ainsi que celles d’une trentaine de pays ayant déjà entamé un processus de coopération.
Quelle préparation pour cette conférence?
Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti : « Il y a eu deux rencontres entre les maires des principales villes récemment. Cela faisait très longtemps qu’ils n’avaient pas travaillé ensemble. Ils se sont mis d’accord sur une plate-forme portant sur l’évaluation et les recommandations. La conférence d’aujourd’hui n’est pas une conférence du Nord vers le Sud mais il s’agit d’entendre les élus haïtiens pour savoir comment ils voient la reconstruction ».
Ils ont dit
Paul-Antoine Bien-Aimé, ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales d’Haïti : « Je suis persuadé que les villes et régions du monde entier sauront passer de l’humanitaire à un appui soutenu au développement des collectivités territoriales d’Haïti »
Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération et à a Francophonie : « Dans un peu plus d’une semaine, Haïti a rendez-vous avec le monde »
Claire Lydie Parent, mairesse de Pétionville : « Nous sommes venus vous demander si vous êtes prêts à faire le chemin avec nous pour que cette conférence ne soit pas inscrite dans le lot des conférences sans suite ».

100317 / HAITI : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

17 Mar

Muertos por sismo en Haití ascienden a 222 mil 570 y daños en US$7,754 MM

Según un informe revelado este martes sobre evaluación de daños, pérdidas y necesidades generales y sectoriales

La reunión preparatoria de la cumbre en la ONU a final de este mes

DIARIO LIBRE / SANTO DOMINGO.-Las cifras de muertos en el terremoto de 7 grados que afectó a Haití el pasado mes de enero ascienden a 222 mil 570, mientras que los daños en US$7,754.3 millones, según un documento presentado por el gobierno de ese país caribeño, con el apoyo de varios organismos internacionales, en la Conferencia Técnica Preparatoria de la Cumbre reunida en el hotel Santo Domingo.

Las autoridades haitianas estiman, sin embargo, en 11,500 millones de dólares el monto de la asistencia financiera que necesita el país para su reconstrucción y despegue al desarrollo y que, según el primer Ministro, Jean-Max Bellerive, podría ser coordinado a través  de  un fondo multidonantes.

El documento, elaborado con el apoyo de la Comisión Económica para América Latina (CEPAL), el Banco Interamericano de Desarrollo, el Banco Mundial, el Sistema de las Naciones Unidas y la Unión Europea, detalla que en el aspecto poblacional hubo 869 desaparecidos, 310 mil 928 heridos, 1.5 millones de personas afectadas, 1.3 millones en albergues y 766 mil 724 desplazados, y en infraestructura daños por US$520.6 millones.

Fue presentado a la Conferencia por Ricardo Zapata Martí, asesor regional en desastres de la Comisión Económica Para América Latina y el Caribe (CEPAL), del sistema de Naciones Unidas.

Como consecuencia del sismo, y sin tomar en cuenta las actividades de reconstrucción, se estima en el informe que la pobreza extrema volvió a los niveles de 71% que registraba en 2001, y la moderada al 50%.

La evaluación determinó que el impacto del terremoto del 12 de enero, de US$7,754.3 es casi seis veces el monto de desastres acumulados en Haití de 2004 a la fecha.

Esta acumulación se refiere a los efectos del huracán Jeanne en septiembre de 2004, a las lluvias del huracán Dean y de la tormenta tropical Noel, entre agosto y octubre de 2007, y de los huracanes Hanna, Ike y Gustav, en 2008.

La composición de los daños y las pérdidas por sectores y subsectores revela que en desarrollo social ascendieron a US$500,6 millones, en Producción US$933,3 millones, y en Infraestructura US$520,6.

El Programa de Evaluación de Desastres aconseja incentivar a las poblaciones desplazadas de Puerto Príncipe a asentarse en torno a los nuevos polos de crecimiento mediante el apoyo a la reconstrucción.

Los resultados de la reunión en el hotel Santo Domingo, en la que delegaciones de 28 países estudiarán los planes de reconstrucción de Haití, serán trasladados a la cumbre mundial que se celebrará en Nueva York el próximo 31 de marzo.

 

Préparation de la Conférence des donateurs pour Haïti : la France mobilisée (16-17.03.10)

Voir sur France-Diplomatie Actualités

Les réunions techniques préparatoires au niveau des hauts fonctionnaires se tiennent les 16 et 17 mars à Saint-Domingue. La France y participe, représentée par l’ambassadeur Pierre Duquesne et son équipe de la Mission interministérielle pour la reconstruction d’Haïti (MIRH). Dans ce même cadre préparatoire, à l’initiative du président de la République, une "Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti" se tiendra mardi 23 mars à Fort-de-France (Martinique).

 

Dutch Territories Offer Haitians Temporary Asylum

By THE ASSOCIATED PRESS
PHILIPSBURG, St. Maarten (AP) — Dutch territories in the Caribbean are offering illegal Haitian migrants temporary asylum because of the earthquake that devastated the capital region of their native country.

Program coordinator Tiara Haselhoef says 367 Haitians in St. Maarten and 172 in Curacao have signed up so far to receive temporary immunity from deportation. The immunity expires Dec. 31.

Haselhoef said Tuesday the Haitians have been warned to follow all local laws. Any who provide false information or use false passports will be sent home.

Those who registered are not barred from working but they will not be able to travel outside the territories.

 

Caribbean Press Releaseshttp://www.caribbeanpressreleases.com
CARICOM: 21st Intersessional Communique
 
 
By S Coward
Published on 16-Mar-10

 
The Twenty-First Inter-Sessional Meeting of the Conference of Heads of Government of the Caribbean Community (CARICOM) was held in Roseau, Dominica, on 11-12 March 2010. The Honourable Roosevelt Skerrit, Prime Minister of the Commonwealth of Dominica, presided.


Jamaica commended
The Twenty-First Inter-Sessional Meeting of the Conference of Heads of Government of the Caribbean Community (CARICOM) was held in Roseau, Dominica, on 11-12 March 2010. The Honourable Roosevelt Skerrit, Prime Minister of the Commonwealth of Dominica, presided.

Other Members of the Conference in attendance were: the Prime Minister of Antigua and Barbuda, Honourable Winston B Spencer; the Prime Minister of the Commonwealth of The Bahamas, Rt. Hon Hubert Ingraham; the Prime Minister of Barbados, Honourable David J. H. Thompson; Prime Minister of Grenada, Honourable Tillman Thomas; the President of the Republic of Guyana, His Excellency Bharrat Jagdeo; the President of Haiti, His Excellency René Garcia Préval; the Prime Minister of Jamaica, Honourable Bruce Golding; the Prime Minister of the Federation of St. Kitts and Nevis, Honourable Dr. Denzil L. Douglas; the Prime Minister of Saint Lucia, Honourable Stephenson King.

Belize was represented by the Honourable Wilfred Elrington, Attorney General and Minister of Foreign Affairs and Foreign Trade; St. Vincent and the Grenadines was represented by the Honourable Douglas Slater, the Minister of Health and the Environment; Suriname was represented by the Honourable Clifford Marica, Minister of Trade Industry and Commerce; and Trinidad and Tobago was represented by the Honourable Paula Gopie-Scoon, Minister of Foreign Affairs.

Associate Member in attendance was the Honourable Dr. Ewart Brown, Premier of Bermuda.

Special Guests in attendance were Mr. Robert Zoellick, President of the World Bank; His Excellency José Miguel Insulza, Secretary-General of the Organisation of American States (OAS); and Mr. Luis Alberto Moreno, President of the Inter-American Development Bank (IDB).

HAITI

Extensive discussions took place on the situation in Haiti with President Préval, the CARICOM Special Representative on Haiti, Most Honourable P. J. Patterson, as well as with the Presidents of the World Bank, the Secretary-General of the Organisation of American States and the Inter-American Development Bank.

In his interface with his colleagues, His Excellency René Préval President of Haiti made a presentation to the Conference on the historic context of the disaster, which befell his country on 12 January 2010. He underlined how the past helped to explain the present-day handicaps – weak institutional capacity, poverty – that contributed to the magnitude of the disaster.

The President also expressed the view that the international community needed to draw the proper lessons from this humanitarian crisis and called for the establishment by the United Nations of a civilian force that would respond to such crises. The Conference agreed to support this call.

In his vision of a new Haiti, the President placed emphasis on decentralization, the establishment of development poles provided with proper infrastructure and basic public services which could facilitate the creation of jobs as well as the redesigning of the devastated capital. He underscored the necessity for pledges for Haiti’s reconstruction to be informed by the vision of the Government of Haiti.

The President advised the Conference that beyond the vision, pressing urgencies remained to be addressed – the provision of durable shelter in view of the approaching rainy season, the relocation of temporary camps from areas prone to flooding, assistance in seeds and fertilizers to energize agricultural production, flood control measures, restarting schools in the affected and other areas, and strengthening Haiti’s depleted institutional capacity.

Haiti’s revenue flow had been decimated by some 80% by the disaster, hobbling the operations of the government. Consequently, Haiti’s need for budgetary support by the international community and the international financial institutions had emerged as a most critical priority at the moment. This pressing matter was raised with the President of the Inter-American Development Bank who had been invited to the Inter-Sessional Meeting. He agreed that the matter needed to be addressed urgently. He joined with the Caribbean Community and the OAS Secretary-General on the importance of drawing the immediate attention of the international donor community to this critical concern. There was also agreement on the need to dispel the misconception that pledges made by international donors were tantamount to resources in hand though they had not been disbursed.

In the exchange of views that followed with regard to CARICOM’s assistance to Haiti, The Conference commended Jamaica for the role it had played as the sub-regional focal point within the CDEMA framework in spearheading the Community’s emergency response to the disaster by the dispatch of troops and medical personnel. Among other activities, they provided emergency medical services, distributed relief supplies and secured relief convoys.

The Conference also expressed appreciation for the Regional Security System (RSS) aircraft support which provided a logistical lifeline to the Community’s operations as well as for the medical and other personnel from other Community Member States that worked alongside their Jamaican counterparts. Recognition was also made of the contributions of funds and supplies generated by individuals, civil society and corporate citizens in the Community’s Member States.

With regard to continued assistance to Haiti, the Conference was guided by the pressing urgencies indicated by President Préval. In this regard, it was decided that the funds pledged by the Community for the third phase of CARICOM’s health sector intervention would be contributed directly to the Government of Haiti as budgetary support to address these pressing needs. This gesture was also viewed as setting an example for the international community to follow.

The Conference also received a report from the Most Honourable Percival Patterson, the Community’s Special Representative for Haiti.

 

Proponen Dialogo Nacional para un Haití renovado

Link Directo: http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=191218

untitled

El presidente de la Fundación Dominico Haitiana (FONDOHAITI), Max Antoine II, propuso la realización de un dialogo nacional en Haití para conseguir un Haití renovado. El político haitiano dijo que este esfuerzo debe provenir, primero de los haitianos y las haitianas para evitar que su país siga a la deriva. “La Republica de Haití no puede seguir mas a la deriva. No podemos confiar nuestro destino solamente a manos extranjeras. El esfuerzo de salvación nacional debe provenir, en primer lugar, de nosotros haitianos y haitianas”, manifestó Antoine II.

Considero que en ese esfuerzo de dialogo se debe crear consciencia en la gente de la importancia de que el sector privado pueda invertir en Haití, así como también de la importancia de armonizar y fortalecer las relaciones bilaterales con la Republica Dominicana.

Sostuvo que las familias haitianas están cada vez más acorraladas, aterrorizadas y victimas de todas formas de abusos y piden desalentadamente respuestas a sus preguntas, mientras la población entera sufre las consecuencias de la presión económica. “El balance es nulo y somos todos responsables. El país entero anda mal. Nosotros también estamos profundamente preocupados y nos preguntamos con perplejidad, cuál será el futuro y qué hacer”, opinó  Antoine II.

Consideró que en esta etapa de la nación haitiana, la ocasión está dispuesta para que todos los actores y personalidades políticas, miembros de organizaciones  populares, agrupación de campesinos, representantes de asociaciones profesionales, estudiantes, jóvenes, mujeres se comprometan con serenidad, desembarazados de todo interés personal en intercambiar ideas positivas, dinámicas y fructíferas.

“La conclusión de nuestros pensamientos, compartidos con colegas y amigos, nos inducen en este momento, a someter a nuestros conciudadanos, la propuesta de un dialogo de la verdad, un dialogo nacional legitimo que nos ayude a construir soluciones”, afirmó.

Sostuvo que este dialogo permitirá  asentar los nuevos cimientos para erigir un país nuevo, un Haití  mejorado donde reine la paz y la concordia para que cada ciudadano pueda aportar su grano de arena en la edificación de una nación más fuerte y prospera.

Señaló que este diálogo debe basarse sobre los fundamentos de promover el respecto a los derechos humanos, la democracia, el libre comercio, integración económica, equidad de género, protección del medio ambiente, la salud, educación y desarrollo económico.

Antoine II planteó que diez premisas que deben ser objeto de debate en un dialogo nacional:

1.- ¿Cómo ponerse de acuerdo y armonizar nuestras relaciones entre nosotros, con objeto de identificar y definir nuestros intereses comunes, así como los preponderantes de la nación?

2.- ¿Qué debemos hacer para establecer en nuestro país, las inversiones productivas aptas para crear riquezas e influir, de manera durable, en las condiciones de vida de nuestros ciudadanos?

3.- ¿Qué hacer por las masas populares y proletarias?

4.- ¿Cómo iniciar la clase agraria y la de los obreros en el proceso de modernización económica y social?

5.- ¿Cómo insertar a los jóvenes en la vida profesional?

6.- ¿Cómo acentuar la participación de las mujeres en la vida pública nacional?

7.- ¿Cómo establecer el pivote de las relaciones de la Republica de Haití con la comunidad internacional?

8.- ¿Cómo armonizar y fortalecer las relaciones con nuestro vecino, la República Dominicana?

9.- ¿Cómo nuestro país puede sacar ventajas de los mercados mundiales, a fin de iniciar el desarrollo económico y caminar sólidamente hacia el progreso?

10.- ¿Qué futuro queremos para Haití?

 

Cuba: Sismo de 4,2 en la escala Richter estremeció el este del país

Prensa Web RNV / AIN – 16 Marzo 2010, 09:40 PM

Un sismo de 4,2 en la escala abierta de Richter sacudió la noche de este lunes a tres provincias del este cubano, aunque no causó daños pero sí preocupación debido a la "alta actividad sísmica" en lo que va del año, informó la Agencia de Información Nacional (AIN).
"Especialistas del Observatorio Geodinámico de Cuba (…) continúan trabajando intensamente en el procesamiento de la información relacionada con la alta actividad sísmica en lo que va de año, respecto a igual fecha en el 2009", dijo la AIN.
Señaló que el temblor, de intensidad media, se sintió en tres provincias, Santiago de Cuba, Guantánamo y Granma, todas en el este de la isla, próximas a Haití.
Su epicentro se ubicó a cinco km al sur de Mar Verde, en Santiago de Cuba, a 20 km de profundidad.

 

2 police killed by motorcycle gunmen in Haiti

(AP) – March 16, 2010

PORT-AU-PRINCE, Haiti — Haitian police say two off-duty officers have been shot to death near an open-air market in the capital.

Officials say the policemen were out of uniform and sitting in a car near the La Saline slum when gunmen pulled up on a motorcycle and opened fire Tuesday afternoon.

Investigators say one officer died in the back seat, while the other made it out of the car only to be killed on the pavement. A civilian man walking nearby was also fatally shot.

The killings come a week after a police consultant was shot to death in front of Haiti’s collapsed cathedral.

National Police spokesman Garry Desrosiers says such shootings have increased since thousands of prisoners escaped during the Jan. 12 earthquake.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

16 Mar
Les abris, encore la plus urgente des priorités

P-au-P., 15 mars 2010 [AlterPresse] — Les abris restent la plus grande et la plus urgente des priorités, deux mois après le tremblement de terre catastrophique qui a dévasté Haïti, relève le sécrétaire général de l’’ONU, Ban Ki-moon, qui a effectué une visite de quelques heures le 14 mars à Port-au-Prince.
 
« Le défi le plus urgent maintenant ce sont les abris, les abris, les abris – couplé à l’’assainissement », déclare Ban Ki-moon, qui souhaite mobiliser la communauté internationale sur la situation critique de la population.
 
Environ 230.000 haïtiens sont morts lors du tremblement de terre et plus de 1,3 millions de personnes sont sans-abris, tandis qu’on estime à 300.000 le nombre de blessés.
 
« Nous avons fait des progrès » en fournissant une aide d’urgence, notamment de la nourriture et de l’eau potable, considère Ban.
 
« Pour le moment nous avons fournis des tentes et des bâches à environ 60% des 1,3 millions de personnes dans le besoin. Notre objectif est de toucher tout le monde à la fin du mois d’’avril », ajoute-t-il.
 
La saison des pluies à venir, suivie par la saison des cyclones prévue en juin, risque d’affecter davantage les populations sans-abris, alerte-t-il, après avoir visité un camp de quelques dizaines de milliers de déplacés.
 
La transition d’une situation d’urgence humanitaire à une période de reconstruction a commencé mais reste très difficile, souligne le secrétaire général de l’ONU.
 
Dans la perspective de la conférence des donateurs pour Haïti qui sera organisée au siège de l’ONU à New-York le 31 mars prochain, le Secrétaire général a rencontré le président haïtien, René Préval, et le premier ministre, Jean-Max Bellerive.
 
Haïti a besoin de fonds pour construire des écoles, des routes, le port, des infrastructures et l’aide internationale sera nécessaire pour payer les salaires des enseignants, des médecins et des infirmières, de la police et des fonctionnaires, indique-t-il.
 
L’appel humanitaire de 1,4 milliards de dollars lancé par les Nations Unies et ses partenaires n’est financé qu’à 49%, note-t-il.
 
Ban Ki-moon exprime son assurance que « la communauté internationale peut, et va, fournir les ressources nécessaires », afin d’aider les Haïtiens à « construire un avenir meilleur ».

 
 
Crea gran alarma temblor de tierra en la Capital y evacuan edificios
Por: Prensa Latina | 9:51 PM

SANTO DOMINGO, 15 mar (PL).- Un movimiento telúrico de cuatro grados en la escala abierta de Richter provocó gran alarma hoy en zonas de esta capital, donde varios edificios fueron evacuados.

El temblor se registró a una profundidad de 96 kilómetros y el epicentro fue localizado a 27 kilómetros al norte de Santo Domingo, dijo una fuente del Instituto de Sismología adscrito a la Universidad Autónoma de Santo Domingo(UASD).

La misma fuente relató que en el ISUASD se recibieron telefonemas de personas que desde varias zonas de esta capital y aseguró haber percibido el movimiento telúrico moderado.

Sin embargo, una encuesta relámpago de Prensa Latina entre vecinos de los cuatro puntos cardinales de esta capital arrojó resultados negativos y en sus oficinas, a la hora que señala el parte, 1:00 de la tarde (5:00 GMT) la situación fue normal.

Hasta el cierre de esta nota no hay reportes de daños materiales.

Apenas la víspera dos sismólogos dominicanos pronosticaron que un terremoto de gran magnitud puede registrarse en este país dentro de 100 años o en horas debido a la gran cantidad de energía sísmica acumulada en la falla del Cibao (noroeste).

Los dos expertos recordaron que sólo llegar a la isla que llamarían La Española, los conquistaron guiados por Cristóbal Colón percibieron un seísmo de grandes proporciones del que no quedaron registros escritos.

Movimientos similares se repitieron en 1551, al siglo siguiente en una fecha indeterminada, en el siglo XIX y otra vez en 1946.

Más aún, señalaron que el terremoto que devastó Haití el pasado 12 de enero, debió ocurrir, acorde con sus cálculos, en el norte de la República Dominicana.