Archive | avril, 2010

L’ESSENTIEL

24 Avr

Plus de morts qu’à Hiroshima

Le chef de la MINUSTAH Edmond Mulet

Le chef de la MINUSTAH Edmond Mulet (Photo: AFP/Thony Belizaire

Lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince, le chef de la mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, a affirmé que le bilan des victimes du séisme du 12 janvier se situait entre 200 000 et 300 000 morts. De plus, on dénombre 300 000 blessés et plus d’un million de déplacés.

« Il y a eu plus du double de morts ici qu’à l’occasion de la bombe atomique d’Hiroshima », où quelque 140 000 personnes sont mortes le 9 août 1945, ou dans les mois qui ont suivi, a rappelé M. Mulet.

« Dans l’histoire de l’humanité on n’a jamais vu un désastre naturel de cette dimension », a-t-il estimé, soulignant que 120 % du PIB d’Haïti avait disparu sous la force de la secousse.

Par ailleurs, évoquant le processus de reconstruction du pays, M. Mulet a estimé qu’« Haïti se [trouvait] sur la bonne voie », mais qu’il fallait « faire preuve d’un optimisme prudent ». Il a également souligné que « la reconstruction [devait] être dirigée par les Haïtiens ».

M. Mulet a en outre annoncé qu’il présentera la semaine prochaine au Conseil de sécurité le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la MINUSTAH en vue d’ajuster le mandat de la mission.

Sur la question de la sécurité, il a indiqué que la MINUSTAH allait s’attacher à « aider la PNH (Police nationale haïtienne) à assurer une présence plus visible » pour protéger les sinistrés vivant dans les quelque 1200 camps et permettre la tenue des élections d’ici la fin de l’année.

Si le Conseil de sécurité accepte les recommandations de M. Mulet, les effectifs de la police de l’ONU passeront à 4391 hommes, soit environ 800 de plus qu’actuellement.

En ajoutant les militaires déployés, cela porterait les forces de la MINUSTAH à plus de 13 300 hommes, assistés par plus de 2000 civils.

Moratoire

Le gouvernement haïtien a décidé un moratoire de trois semaines des évacuations forcées des camps de sinistrés du séisme établis sur des terrains privés, écoles ou autres, en raison des « tensions » que cela engendre, selon M. Mulet.

Depuis près de deux semaines, les autorités ou des propriétaires avaient ordonné à des milliers de personnes de quitter les terrains où elles avaient trouvé refuge après le séisme.

Les quelque 7300 personnes qui s’étaient installées dans le stade de Port-au-Prince avaient notamment été évacuées et 10 000 personnes vivant dans une école de la capitale avaient reçu l’ordre de quitter les lieux.

L’ONU a déjà ouvert deux camps en périphérie de Port-au-Prince pour accueillir les 10 000 déplacés en grand danger avec la saison des pluies et celle des cyclones et elle « est en train d’accélérer la préparation d’autres terrains », a précisé M. Mulet.

Typhoïde

Les camps de sinistrés installés dans le bidonville de Cité Soleil connaissent une hausse de fièvre typhoïde depuis deux semaines, selon Médecins sans frontières.

« Avec la pluie qui a démarré, les conditions de vie (dans les camps et le bidonville) sont difficiles », a indiqué un responsable de l’ONG, notant beaucoup de cas de « fièvres typhoïdes, diarrhées, paludisme et infections respiratoires ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

 

BRASIL-CARICOM: HAITI SERA FOCO DE PRIMERA CUMBRE

SAO PAULO, 23 (ANSA) – El presidente de Haití, René Preval, visitará el próximo lunes Brasilia, en el marco de la primera cumbre de jefes de Estado y de Gobierno del bloque caribeño Caricom y Brasil.
    "Está confirmada la presencia de Preval y de otros 10 mandatarios", dijo a ANSA un portavoz del Palacio de Itamaraty, sede de la cancillería brasileña.
    La cumbre Brasil-Caricom será realizada en Brasilia y estuvo originada en una propuesta del presidente Luiz Lula da Silva, que amplió durante su mandato la cooperación con esa región.
    La visita de Preval es considerada clave porque Brasil y Caricom preparan un proyecto de cooperación hacia Haití, cuya capital, Puerto Príncipe, fue devastada por el terremoto del 12 de enero, causando unos 200.000 muertos.
    En un comunicado, la cancillería brasileña informó que la cumbre estará dedicada a la cooperación en áreas de salud, agricultura, educación, formación profesional, turismo y medio ambiente.
    "También deberá ser instituido un mecanismo de consultas políticas regulares entre Brasil y los miembros de la Caricom", agrega el comunicado.
    Brasil es observador desde 2006 del bloque caribeño, integrado por 14 países: Antigua y Barbuda, Bahamas, Barbados, Belize, Dominica, Granada, Guyana, Haití, Jamaica, Santa Lucía, St. Kitts and Nevis, San Vicente y Granadinas, Surinam y Trinidad y Tobago.
   El gobierno brasileño confirmó la participación del secretario general de la Caricom, Edwin Carrington, y del secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), José Miguel Insulza.
    Bajo el gobierno de Lula, el comercio entre el Caricom y Brasil aumentó de 657 millones en 2003 a 5.200 millones de dólares en 2008, según datos del Ministerio de Desarrollo, Industria y Comercio Exterior.
(ANSA). MRZ

 

SI M PA RELE

Appel aux citoyens du monde : La reconstruction d’Haïti prise en otage

La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot

Radio Kiskeya / vendredi 23 avril 2010,

Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » – les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.

Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.

C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)

Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.

Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.

L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.

Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.

Lyonel TROUILLOT

 

Le Havre

Des conteneurs pour Haïti

Cette « maison » dispose d’une toile pour récupérer les eaux de pluies

HABITAT. La société ARC a créé un prototype permettant de reloger des Haïtiens victimes du séisme en janvier.

Le 12 janvier, un séisme de magnitude 7 à 7,3 sur l’échelle de Richter secouait Haïti. Le tremblement de terre a fait des dizaines de milliers de victimes et des centaines de milliers de sans-abri. Plus de trois mois après la catastrophe, la situation est toujours délicate pour les survivants. Comme a pu l’observer François-Xavier Guyomard, directeur de la société ARC (Atelier de réparation de conteneurs), dont la femme est haïtienne.
La reconstruction du pays sera longue et difficile. Des habitants dorment dans 50 000 tentes achetées en Chine. Un hébergement provisoire qui ne les met pas à l’abri d’un ouragan ou d’un nouveau séisme contrairement au conteneur. « La société américaine Sea Box livre 4 000 kits d’aménagement de conteneurs maritimes », explique François-Xavier Guyomard, qui considère cette démarche plus comme un abri que comme un véritable logement.
Appel aux associations
Le dirigeant sait de quoi il parle puisque l’entreprise réalise actuellement les logements étudiants de la « Cité ä Docks » [NDLR : lire notre édition d’hier]. Avec l’architecte Jean-Marc Villiers du cabinet CITTI et Pierre-Alexandre Jouvençon, directeur de la société Voile Pratique, tous bénévoles, il se lance dont dans un projet baptisé « Solid’Haïti » et dont le concept est d’ores et déjà déposé. « C’est une maison presque passive. Exemple : elle récupère son eau pour passer la saison sèche. Nous n’avons pas la capacité à reconstruire le pays, concède-t-il. Au
Havre, nous pouvons construire 500 maisons par an. »
Le prototype sera présenté aux différents partenaires aujourd’hui. Il devrait rejoindre Haïti avant septembre pour être livré à Cliff Pompee, un habitant. Mais pour ne pas partir à vide, François-Xavier Guyomard lance un appel aux associations qui œuvrent pour la reconstruction d’Haïti. Des assos qui pourront prendre connaissance de « Solid’Haïti » ce soir, au Bataclan du
Havre, de 19 h à 21 h 30.
Vanessa Leroy

« Solid’Haïti » organise une réunion au Bataclan, 361 rue Aristide-Briand, aujourd’hui à partir de 19 heures, suivie d’une animation musicale à 21 h 30.

 

L’UE va lancer cinq projets post-séisme d’un coût de 264 millions de dollars

Attendu vendredi à Port-au-Prince pour le lancement des différents travaux, le commissaire au développement, Andris Pielbags, présente le pays comme la priorité numéro un de l’UE

Radio Kiskeya / jeudi 22 avril 2010,

Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags, arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars (200 millions d’euros).

Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le commissaire Pielbags dans des déclarations relayées par EFE.

"Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série d’entretiens avec les autorités dominicaines.

Des projets binationaux financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion.

Durant son séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince.

Avec environ un milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs, devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9 milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés, selon l’ONU

 

Haiti-Seisme : Une pièce prémonitoire de Franckétienne, prochainement représentée à Port-au-Prince

P-au-P., 22 avr. 2010 [AlterPresse] — « Melovivi » ou Le piège, une pièce écrite en novembre 2009 par l’artiste et écrivain Franckétienne, sera jouée le 24 avril à Port-au-Prince, un mois après avoir été représentée à l’auditorium à Paris de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

La pièce sera jouée par l’auteur et l’acteur Garnel Innocent au Parc Canne-à-Sucre, à Tabarre (périphérie nord-est).

« Melovivi » raconte l’histoire de « 2 individus enfermés, prisonniers dans un espace délabré, dévasté, sans issue, à la suite d’un désastre. Pour ne pas crever dans ce lieu d’enfermement, les 2 individus parlent, déparlent, délirent sur les malheurs provoquées par les prédateurs de la planète »

Le 24 mars dernier, Frankétienne a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Paris.

Ce titre a été octroyé au grand écrivain haitien par la directrice générale de l’UNESCO en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l’Organisation ».

Ecrivain, comédien et peintre, Frankétienne, qui est également enseignant, est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages écrits en français et en créole, comme Dezafi (1975) ou Ultravocal (1972). Il a reçu de nombreux prix et distinctions littéraires.

 

Haitian hospitals suffering from earthquake losses

BY JACQUELINE CHARLES
The Miami Herald.com

 

Dr. Reynold Savain speaks about the closing of Centre Hospitalier Du Sacre-Coeur. A private hospital that opened its doors on Jan 12, 2010 after Port-Au-Prince's major earthquake, and now has ranout of money. April 16, 2010.

Dr. Reynold Savain speaks about the closing of Centre Hospitalier Du Sacre-Coeur. A private hospital that opened its doors on Jan 12, 2010 after Port-Au-Prince’s major earthquake, and now has ranout of money. April 16, 2010.

One closed its doors, forcing 177 nurses, doctors and staff out of work. Another slashed staff in half. A third resumed charging fees.

Many employees and suppliers haven’t been paid since the end of last year.

The hospitals of Haiti are in critical condition, their bottom lines bleeding as patients receive free medical care after the earthquake.

« It’s a catastrophe, » said Dr. Michel Théard, who sits on the board of one struggling hospital, and operates a cardiology practice across the street from another that recently closed.

« A private hospital that now wants to survive is facing [competition from] free medical care, which is OK. But it’s a new challenge for survival. »

For months, Haitians in this quake-ravaged capital have received free medical care courtesy of foreign doctors, the government-run hospital and several private hospitals that suspended charging patients after the Jan. 12 quake. The impact is painfully visible in the empty operating rooms and idle equipment at Sacred Heart/CDTI.

« We cannot pay our employees, » said Dr. Reynold Savain, whose hospital, Sacred Heart/CDTI was the site of Haiti’s first organ transplant a year ago and today is the first post-quake hospital casualty.

On March 31, as the last of the foreign doctors packed up, Haiti’s most modern hospital shut down.

« Before Jan. 12, we were surviving, » said Savain as he recounted stepping over crushed bodies in a chaotic scene in his parking lot hours after the quake.

« After the earthquake, we gave free healthcare to everybody who came. »

With the first foreign medical teams still three days away, the 22-bed hospital emptied its supply cabinets and « gave away everything we had. »

All of the high-tech equipment — digital X-ray, respirators, sterilization and CT Scan machines — were put at the disposal of patients. By the time the last team of foreign doctors left, CDTI had treated 12,250 patients and performed nearly 3,000 surgeries — all for free.

« Everything was financed by the hospital. That means me, » said Savain, who has unsuccessfully lobbied the U.S. Agency for International Development and various nongovernmental organizations for financial help. « The foreign doctors came. They gave the medicine. But what about the employees who were working 24 hours, what about the equipment . . . ?

Unable to pay bank loans and three-months of salaries, Savain closed the hospital, which he built to honor his 15-year-old son who died of brain cancer five years ago.

Across town in Pétionville’s Frères neighborhood, the 75-bed Haitian Community Hospital remains open — but barely.

« The only reason we’re still operating is because we were able to ask people in the U.S. to donate to our foundation, » said Josiane Hudicourt-Barnes, whose mother first opened the hillside hospital as an outpatient clinic in 1984.

Recently, a benefactor loaned the hospital $60,000 to pay January’s salaries for its 200 staffers. And last week, after painful consideration, operators began charging patients: $3.75 for a doctor’s consultation, a bit more for medical care.

« Every time a person is sick in Haiti they have to weigh on their own whether the sickness is grave enough to warrant spending $3.75 for a consultation, » Hudicourt-Barnes said.

And then there is the increased competition from aid groups. Already luring away Haitian nurses before the quake by offering to double their $350-a-month salary, some are now advertising free care in local newspapers. They are also poised to benefit from nearly $5.3 billion in promised international aid toward Haiti’s rebuilding.

Théard, who sits on the board of the 30-bed Canape Vert Hospital, which has slashed its staff from 150 to 75, said the problem is beyond the almost $500,000 that three functioning hospitals estimate they are owed in reimbursements.

« The system can’t go back to the way it was before, » he said. « The population has no money to go to the medical facilities. The government cannot offer all of the needs. »

Théard fears doctors — who make $590 a month in public hospitals, and supplement income by working at various private hospitals — will soon abandoned the private hospitals, or even Haiti.

« They rather be a nurse in the States than a doctor in Haiti, » he said.

Patients are beginning to feel the impact.

« I went to three hospitals and we could not get treatment, » said Francoise Jean, who finally got help at Canape Vert Hospital for her husband, who was suffering from high blood pressure.

Dr. Ariel Henry, chief of staff for the minister of health, said officials are looking at a pay-for-services package to help keep doors open, and Haitian medical staff employed. Cost of the program: at least $10 million.

The free medical care and medicine has affected all hospitals, including government-run facilities, which were ordered to remove all fees shortly after the quake, Henry said. The result is that hospital usage has gone up 10 fold.

« That shows money was a barrier, » said Henry, a Haitian neurosurgeon. « We have to think about financing the healthcare of the population, and how people can have better access to healthcare. »

Miami Herald special correspondent Jean-Cyril Pressoir contributed to this report from Port-au-Prince.

Read more: http://www.miamiherald.com/2010/04/22/v-print/1593778/haitian-hospitals-suffering-from.html#ixzz0lytDJRmn

 

The Possibility Of Oil In Haiti Could Be Solution Or New Problem

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By News One April 22, 2010 1:27 pm

oil-in-haiti

From EbonyJet.com:

There are two major concerns coming out of the situation in Haiti these days. One concern is that not enough is being done, or if it is being done than the job is much larger than anyone anticipated. Quietly, however, a new concern is emerging – that there may be other factors when it comes to Haiti, especially the ulterior motivating factor known as “Oil”.

Bloomberg News is reporting that there may indeed be oil offshore in Haiti, and natural gas reserves that could reshape the economic landscape of the island nation:

The Greater Antilles, which includes Cuba, Haiti, the Dominican Republic, Puerto Rico and their offshore waters, probably hold at least 142 million barrels of oil and 159 billion cubic feet of gas, according to a 2000 report by the U.S. Geological Survey. Undiscovered amounts may be as high as 941 million barrels of oil and 1.2 trillion cubic feet of gas, according to the report.

Click here to view photos:

Among nations in the northern Caribbean, Cuba and Jamaica have awarded offshore leases for oil and gas development. Trinidad and Tobago, South American islands off the coast of Venezuela, account for most Caribbean oil production, according to the U.S. Energy Department.

What this means is that a decade ago the United States Government, knew there was oil off of Haiti at a time when the Bush administration was choking the country’s foreign aid. Keep in mind we’re talking about the same Bush administration that went to war in Iraq for what many believe was to only to get at that country’s oil. It is the same administration that declared Venezuela’s Hugo Chavez public enemy number one, Venezuela being another oil rich nation.

What does this mean for Haiti’s reconstruction? That is the question being whispered inside the beltway by those who are concerned about Haiti’s survival.

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Oil in Haiti?
The Possibility Could be a Solution or Another Problem
Monday, April 19, 2010
By Del Walters / Ebony Jet Online

There are two major concerns coming out of the situation in Haiti these days.  One concern is that not enough is being done, or if it is being done than the job is much larger than anyone anticipated.  Quietly, however, a new concern is emerging – that there may be other factors when it comes to Haiti, especially the ulterior motivating factor known as “Oil”.

Bloomberg News is reporting that there may indeed be oil offshore in Haiti, and natural gas reserves that could reshape the economic landscape of the island nation:
The Greater Antilles, which includes Cuba, Haiti, the Dominican Republic, Puerto Rico and their offshore waters, probably hold at least 142 million barrels of oil and 159 billion cubic feet of gas, according to a 2000 report by the U.S. Geological Survey. Undiscovered amounts may be as high as 941 million barrels of oil and 1.2 trillion cubic feet of gas, according to the report.

Among nations in the northern Caribbean, Cuba and Jamaica have awarded offshore leases for oil and gas development. Trinidad and Tobago, South American islands off the coast of Venezuela, account for most Caribbean oil production, according to the U.S. Energy Department.

What this means is that a decade ago the United States Government, knew there was oil off of Haiti at a time when the Bush administration was choking the country’s foreign aid.  Keep in mind we’re talking about the same Bush administration that went to war in Iraq for what many  believe was to only to get at that country’s oil. It is the same administration that declared Venezuela’s Hugo Chavez public enemy number one, Venezuela being another oil rich nation.

What does this mean for Haiti’s reconstruction?  That is the question being whispered inside the beltway by those who are concerned about Haiti’s survival.

I attended a meeting on Friday where the major concern was that NGOs (Non Governmental Agencies) such as churches and other groups have spent millions in Haiti and yet there are still reports coming out of Port Au Prince that the best efforts so far haven’t made a dent in the devastation.  Privately some of those in attendance expressed concerns that oil means Haiti needs an honest broker.  They feared oil interests would trump humanitarian interests and pointed to the massive U.S. Embassy on the island.  Clearly not enough is being done.

That same day, Natasha Archer wrote in the Washington Post, of her six weeks in Haiti:

There are few words other than "horrible" to explain the stench emanating from the nursing school at General Hospital, as Hôpital Universitaire d’État d’Haïti is known. I couldn’t hold my breath the entire time it took to walk by the remains of the building, which collapsed during exams and killed essentially a first-year class of nursing students.”

She goes onto say when seeing the same things that I saw at the same hospital:
  "…inspiration" is not among the things that come to mind — especially not when walking past cribs with dead babies in them.  The most neutral response about my time in Haiti is "challenging." It was physically challenging. With the temperature always 90 degrees or hotter, the tents, especially the pediatric tents, were like incubators — at least 10 degrees warmer than outside.” 

Oil could make Haitians rich.  It could also muddy the political will to do the right thing.  It is too soon to tell which scenario will play out.  Right now replacing tents with more permanent structures and getting food and water to those affected seems to be the predominant battle.  The problem is, when I got off the plane in Haiti I noticed some of those familiar figures I have seen in other regions.  I saw people with muscular builds, dark sunglasses that didn’t look like doctors or aid workers, but instead, freelance soldiers. They are the type of freelance soldiers that so often accompany big businesses seeking to invoke their will on the government of some third world nation.   I have seen them before in places like Liberia, West Africa.

So is there cause for concern? Bloomberg quotes Stephen Pierce, a geologist who once worked for Mobil as saying, ““Haiti, from the standpoint of oil and gas exploration, is a lot less developed than the Dominican Republic,” Pierce said. “Neither nation produces oil or gas. As much as 1 trillion cubic feet of gas may be trapped in a border formation near the earthquake fault. One could do a lot more work there,” Pierce continued.  The question is when will that work begin and will that work affect the other work to rebuild Haiti?

Oddly the discovery of oil in Haiti is nothing new.  Bloomberg also reported that, “Abraham Lincoln’s consul to the Dominican Republic reported oil seeps there in 1862.” With that much of a head start, perhaps it is time that we pay more attention to the poorest island in the Western Hemisphere. It may be a lot richer than anyone thinks. That type of money brings with it a special type of problem.  The type of problem that gets in the way of good intentions even when it comes to disaster relief.

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L’ESSENTIEL

23 Avr

Haïti : Un portail internet pour suivre l’utilisation de l’argent de la reconstruction

Des victimes du séisme en Haïti.

22 avril 2010 – Les Nations Unies et le gouvernement haïtien ont lancé un portail internet pour promouvoir l’utilisation efficace des quelque 10 milliards de dollars promis par les bailleurs de fonds à Haïti pour l’aider à se relever après le séisme du 12 janvier.

La Plateforme haïtienne pour l’investissement public permettra de vérifier que les dons promis par les bailleurs de fonds à la réunion du 31 mars au siège des Nations Unies à New York deviennent réalité et de garantir la transparence et la responsabilité concernant l’usage de cet argent.

Des dizaines de pays et d’organisations ont promis 9,9 milliards de dollars sous forme d’aide d’urgence et de long terme lors de cette réunion de soutien à Haïti après le séisme du 12 janvier qui a tué plus de 200.000 personnes et laissé 1,3 million d’autres sans abris.

« Nous considérons cet outil comme un élément important du processus de reconstruction d’Haïti », a dit le Coordonnateur Résident Niger Fisher.

« Nous pensons qu’il répond à toutes les préoccupations de la communauté internationale sur la manière dont l’argent sera dépensé, par qui et pour quoi. Il fournit aussi aux habitants d’Haïti un moyen de surveiller l’usage des fonds et rend les représentants élus responsables de la manière dont ces fonds sont dépensés », a-t-il ajouté.

Ce portail fait partie du soutien fourni par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aux autorités haïtiennes.

 

Haïti Reconstruction : Préval dévoile le profile de la Commission Intérimaire

Le chef de l’Etat haïtien René Préval a entrepris cette semaine d’agencer les différents outils légaux afin de favoriser le fonctionnement de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH). Cette commission, créée pour une période de 18 mois, comptera 17 personnalités haïtiennes et étrangères dont certaines auront des droits de vote.
L’arrêté règlementant le fonctionnement de la commission a été publié hier dans le journal Officiel Le Moniteur, a précisé M. Préval au cours d’une conférence de presse. L’arrêté ne précise pas l’identité des représentants des institutions, membres du conseil d’administration de la CIRH. La commission chargée de gérer le 5.3 milliards de dollars promis par la communauté internationale sera coordonnée par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Bill Clinton et le Premier Ministre haïtien Jean Max Bellerive.
Le gouvernement, le pouvoir judiciaire ainsi que les collectivités territoriales désigneront chacun deux membres tandis que le Sénat, la Chambre basse, le secteur privé et le secteur syndical désigneront chacun un représentant. Les personnalités haïtiennes au nombre de 10 collaboreront avec 10 personnalités étrangères représentant la Caricom et les bailleurs de fonds.
La commission comptera également des représentants qui n’auront pas droit de vote. Il s’agit d’un représentant de l’OEA, des ONG locales, des ONG internationales et de la diaspora.

 

La commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) entre en scène

HPN / Posté le 22 avril 2010

Selon l’arrêté présidentiel entérinant la création de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti réunissant des personnalités nationales et étrangères, le chef de l’état haïtien a un droit de veto sur les décisions de la dite commission

L’arrêté présidentiel a été publié ce mercredi 21 avril 2010 lors d’une conférence de presse donnée par le président René Préval dans les jardins du palais national alors en plein processus de démolition après les dommages subis lors du séisme du 12 janvier.

La Commission pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) est créée pour une durée de 18 mois selon la loi d’urgence modifiée ratifiée par le Parlement haïtien le 15 avril dernier. Elle sera composée de : deux présidents, deux représentants désignés par le pouvoir exécutif, deux autres du pouvoir judiciaire, deux par les autorités locales, un représentant du Sénat, un représentant de la Chambre des députés, un représentant du secteur syndical, un représentant du monde des affaires, un représentant de la CARICOM, un représentant pour chaque bailleur de fonds ayant choisi de siéger à la CIRH et ayant offert une contribution d’au moins cent millions de dollars américains et un représentant, sur la base d’un roulement, des autres bailleurs de fonds contribuant à moins de cent millions de dollars américains pour la reconstruction. Ces derniers jouissent tous du droit de vote, contrairement aux représentants de l’OEA, des ONGs nationales, des ONGs internationales et de la diaspora haïtienne.

Le Premier ministre et une éminente personnalité étrangère occupent la présidence de la commission, lit-on dans l’article 3 du dit arrêté. L’article 7 prévoit un bureau de contrôle financier et de rendement chargé de contrôler les opérations de la CIRH et soumet son rapport à la même commission. L’article 8 reconnait le statut de personnalité juridique à la commission.

D’autres dispositions relatives à l’organisation et au fonctionnement de la Commission seront inscrites dans les règlements internes de la CIRH. Le chef de l’état haïtien, article 9, est la seule autorité à pouvoir sanctionner les décisions qui seront adoptées par la Commission.

 

Haiti: Stop sending us food, healthcare

PORT-AU-PRINCE, Haiti, April 22 (UPI) — Haiti has asked for a halt in large-scale food assistance and free healthcare following the catastrophic 7.0 magnitude earthquake, relief workers say.

"When you continue having a lot of food distributions, you lower the price of food so that people can’t trade, and it disrupts markets, basically," UNICEF nutrition aide Erin Boyd tells CBS News, although he says he disagrees with cutting back on aid.

Another reason Haiti wants the aid to stop is because desperately poor residents not devastated by the earthquake have moved into refugee camps to receive the free food and healthcare, relief workers say.

A consequence of pulling back on aid is that relief food already in Haiti will be sent to warehouses for future disasters — a practice the U.S. Agency for International Development calls "pre-positioning."

The nearly $15 billion in aid that has poured in and been pledged to Haiti since the Jan. 12 quake killed more than 220,000 people and left 1.3 million homeless has also vastly increased corruption and crime, CBS News said.

"There are reports of gangs intercepting aid and selling food on the black market with impunity from high-ranking officials," the network said.

The United Nations Thursday launched a Web site intended to track the money pledged to Haiti by the international community.

The French and English site, http://www.refondation.ht, will promote efficient spending while "ensuring transparency and accountability" in the use of the money, a U.N. statement said.

The U.S. military is to end its formal earthquake relief mission in Haiti June 1, although some assistance will continue beyond that date.

 

LF trabaja  en proyecto universidad Haití

Reitera donarán centro con ayuda de dominicanos

Escrito por: ADALBERTO DE LA ROSA ( a.rosa@hoy.com.do)

El embajador dominicano en Haití, Rubén Silié, informó ayer  que el presidente  Leonel Fernández da los toques finales al proyecto para la construcción de una universidad que donará la República Dominicana  a Haití.

Explicó que hasta el momento el proceso está en espera de que el Gobierno de Haití entregue los terrenos donde sería construida la obra.

Dijo que esperan que el Gobierno haitiano haga lo que tiene que hacer por el levantamiento de la obra que requiere de trámites formales.

“El Presidente me comunicó que ya está trabajando el plano, de modo que eso es prácticamente una realidad”, dijo el diplomático.

Manifestó que el mandatario abriría una campaña para captar los recursos, unos US$50 millones, para iniciar la construcción lo antes posible.

Recuperación haitiana.  El embajador Silié dijo que en Haití se siente que se está buscando la regularización de sus actividades, porque se ve más funcionamiento administrativo, el Gobierno más empoderado de todo.

Informó que actualmente lo que más se está haciendo es recogiendo escombros  y levantando aulas provisionales.

Indicó que en cualquier lugar donde existía una escuela se construye una rancheta para dar clases, sobre todo a los niños.

Indicó que en algunos lugares el año escolar continuó, pero en la mayoría de los casos estaba paralizado por falta de infraestructuras.

Silié dijo que la República Dominicana continuará ofreciendo su apoyo al pueblo y al Gobierno de Haití, a fin de que pueda superar la situación.

 

Thomas Wenski nuevo arzobispo de Miami

El papa Benedicto XVI ha nombrado a Thomas Wenski, quien se desempeñaba como obispo de Orlando, nuevo arzobispo de Miami, en sustitución de John Favalora, quien ha presentado la renuncia por haber cumplido la edad establecida en la norma eclesiástica.

Retiro

La archidiócesis de Miami informó en un breve comunicado que Wenski, de 59 años y de padres polacos, fue elegido como cuarto arzobispo de Miami en sustitución de Favalora, de 74 años, quien cumple los 75 en diciembre.

Después Wenski se presentó en una conferencia de prensa en la sede de la Arquidiócesis de Miami.

Wenski habla español, creole e inglés y cuenta con un larga experiencia en labores pastorales con la comunidad haitiana del sur de Florida.

El arzobispo electo, que nació en West Palm Beach, en el norte de Miami, fue ordenado sacerdote en 1976 y destinado a la parroquia de Corpus Christi de Miami. Posteriormente, trabajó en un centro católico haitiano del denominado Pequeño Haití de Miami.

Favalora, que fue nombrado arzobispo de Miami en 1994, había sido designado con anterioridad obispo de St. Petersburg, en la costa este de Florida.

La archidiócesis de Miami ha tenido que hacer frente en los últimos años a diversos escándalos de presunto abuso de menores por sacerdotes de su jurisdicción.

Wenski participó muy activamente con la comunidad de Orlando e impulsó con tenacidad una Reforma Inmigratoria.

Defensor de minorías

En la última conferencia de prensa en Orlando, el Miércoles de Ceniza, Wenski dijo:

"Reconocemos que nuestras leyes de inmigración son inadecuadas y están rotas. Necesitamos que haya un cambio de dirección en el Congreso, por eso en Miércoles de Ceniza es un gran día para enfocar la atención de la gente en la necesidad de una Reforma Inmigratoria".

El prelado siempre defendió y buscó soluciones que afectan a las minorías y sus feligreses.

En junio Wenski, de 59 años, se convertirá en arzobispo de la Arquidiócesis de Miami.

Wenski se inició como sacerdote en Miami. Ahí sirvió como párroco y obispo auxiliar.

Wenski reconoció que Miami tiene sus retos, sin embargo, se mostró confiado por en el compromiso y solidaridad de su misión para llevar a cabo una labor integradora.

En la conferencia de Wenski Favalora sostuvo que por casi 16 años tuvo el privilegio y la bendición de servir como arzobispo metropolitano de Miami. Agregó que "difícilmente existe un lugar tan excitante y con tantos retos como el sur de la Florida.

En Orlando aún no se tiene el nombre de quien sustituirá a Wenski.

 

Earthshaking Theory: Moon Phases Cause Earthquakes

David Moye Contributor

AOL News / (April 20) — Recent earthquakes in Chile, Haiti and Baja, Calif., have folks quaking in their boots, wondering when the big one is going to occur.
A retired teacher and earthquake preparedness expert in Pittsburgh has narrowed it down to 181 dates between now and 2020 — at least for the Pacific West Coast.

Courtesy of David Nabhan

Courtesy of David Nabhan

Retired schoolteacher David Nabhan believes the phases of the moon will have a big effect when Los Angeles finally has the big earthquake everyone predicts.

David Nabhan, 56, doesn’t have a degree in seismology — and his work is not exactly considered conventional — but he says he has been studying the potential causes of earthquakes for more than 20 years.
As a result of his research, he’s convinced there is a correlation between the time of day and the phase of the moon — at least where southern California quakes are concerned.
"There is compelling evidence of a cyclical periodicity in the list of large earthquakes with a magnitude of 6.0 or greater that struck southern California from 1933, when the great Long Beach quake occurred, and the 1994 Northridge quake," Nabhan said.
According to Nabhan, eight of the 16 quakes that qualify struck within an incredibly thin window — the few hours between dusk and/ or dawn, and during new moon and/or full moon phases — when the tidal effects are at their strongest.
"Basically, what I think is happening is that the Earth is like an egg being pulled away from each other at the cracks," Nabhan said.
Nabhan said the effect is strongest when the sun, moon and Earth are in "near-syzygy," so closely in line as to be within a couple degrees of actual eclipse. The effects are especially strong when the moon is at "perigee," its closest point to Earth.
"Near-syzygy" occurs nearly 15 times a year, and Nabhan concedes that the odds are against 6.0-plus quakes rattling Los Angeles that many times in a 12-month period. In addition, he admits that the April 4 earthquake that shook Baja and Southern California happened in the middle of the day, not dawn or dusk, and therefore didn’t fall within his predicted system.
Still, he points out that real seismologists believe the area along the San Andreas fault — which goes from San Diego to Seattle — is long overdue for a truly big earthquake, since the last one occurred about 150 years ago.
"The research from a few years back suggested a 50 percent probability between 1988 and 2018," he said. "There is no proven earthquake prediction method, so at least being able to narrow down the days earthquakes are likely to happen to 181 days between now and 2020 at least gives people a chance to take extra precautions on certain days."
The next dates to worry about are June 12, June 26 and Aug. 10 between 4:45 and 7:55 a.m. and/or 4:45 and 7:55 p.m.
"I expect the Aug. 10 would be the big one because, besides the ‘near-syzygy’ alignment, the moon will be 10 percent closer to the Earth," Nabhan warned.
Nabhan doesn’t want to create mass hysteria, but he does hope that by putting his information out there, it will either be determined as false — which he accepts could happen — or can be used to prevent the residual accidents caused by earthquakes.
"It would be great if the weather page could have a notice on days when earthquakes are more likely so people could be prepared or at least take it into consideration," Nabhan said. "Kind of like the UV index.
"A really big earthquake will toss L.A. around for three minutes, so if you can pinpoint days that pose a higher risk, that’s worth a little blurb in the newspaper."
Nabhan is getting ready to release a new book on the seismic subject, "Forecasting the Catastrophe," that he will sell on Amazon.com as an on-demand publication. In it, he mentions all 181 dates that have a higher risk for an earthquake. One of those is Dec. 24, 2011, which, until recently, was considered to be the last day on the Mayan calendar.
Although he doesn’t believe the world will end like many end-of-the-world aficionados believe, he says it’s possible the Mayans recognized the connection between the tides and earthquakes, something that he says modern seismologists are only beginning to accept.
Or are they?
Tom Jordan, a USC professor and director of the
Southern California Earthquake Center, says that while some studies indicate tidal effects may have an effect on smaller quakes, there’s no evidence they have an effect on bigger quakes like the one April 4 centered in Baja California.
"And these effects," he adds, "were only found after searching very deeply."
Whether or not Nabhan can predict earthquakes, he certainly predicts the seismic skepticism.
"Scientists know what I’m saying — they know it, but they won’t risk their reputations saying what I’m saying," Nabhan said. "But they know what I’m saying is factual. I want what I’m saying to be scientifically evaluated. I will either be right or wrong.
"I don’t know if the moon phases cause the earthquakes, but I have no doubt that certain tidal influences directly affect faults that are about to explode."

NOUVELLES D’HAITI

22 Avr

Former Jamaica PM addresses St Lucia audience:

‘Haiti didn’t jump, it was pushed!’

PJ Pattersons says Haiti has never been forgiven by its former colonial masters.

Most people know that Haiti has a long record of being the poorest country in the western hemisphere, but most don’t know that Haiti was the second country in the hemisphere to free itself from colonialism and the first to abolish slavery. Most people think of voodoo and superstition when they think of Haiti, ignorant of the invaluable wealth that country has brought to Caribbean history, culture and its earliest politics of liberation.
It’s the kind of ignorance that leads many in the Caribbean to support and call for the kind of intervention in Haiti that could subvert the independence of what was once the proudest nation in the world.
PJ Patterson knows a thing or two about Haiti. The former Jamaican prime minister has been appointed special representative of CARICOM to Haiti and has some special responsibilities now that the January 12 earthquake has made everything that was wrong with Haiti that much worse.
That’s probably why St Lucia’s Civil Response Committee to the emergency in Haiti chose him as their first speaker in a public education campaign aimed at clearing all the voodoo about Haiti out of St Lucian minds.
“I know that you have also invited Co-Vice Chancellor Hilary Beckles who has published extensively on Haiti’s history,” Patterson told his audience last Wednesday night at the NIC conference, where just a few weeks ago Nobel Prize winner Wole Soyinka had spoken.
“Given Sir Hilary’s erudition and focus on the subject, his presentation should have preceded mine. He should have opened the batting. But these days whenever you are called to the crease, you have to respond to the call.” Patterson agreed that many misconceptions on Haiti needed to be dispelled.
“Haiti has been portrayed as a failed state and a basket case,” he acknowledged. But while he meant to focus on perspectives in the rebuilding process after on the disaster, he insisted, “I am obliged to begin with a historical context in order to express my own views on the way forward. The truth is Haiti is a state that has been forced to fail.”
It is one of the facts of Caribbean history that many people don’t take the time to acknowledge.
“Haiti won a war of independence against the legendary army of Napoleon Bonaparte,” Patterson said, painting a picture of resilient, intelligent Haitians that the media seldom presents. “They did the unthinkable by establishing a black nation state in the middle of the New World. For that victory Haiti has never been forgotten or forgiven by the colonial masters and has been made to pay a very heavy price.”
Patterson expounded: “All slave based nations including the USA began to fear that Haiti would serve as a model for similar uprisings all over the hemisphere. Some were eventually forced, even by civil war that democracy was inconsistent with slavery. In a very real sense all the African Diaspora owes their subsequent freedoms to the bravery, sacrifice, tactical acuity and determination of Haitian people. As we say in Jamaica, nuff respect to the people of Haiti.”
Even the most one-sided old history cannot deny the legend of Toussaint l’Overture and the triumph of the Haitian Revolution. So what happened? How did this once great nation, the black version of the United States of America come be the superstitious, corrupt bottom-feeder that it is known as now?
The answer is one of the greatest travesties of 19th century history and one of the longest-lasting injustices perpetrated by a colonial power.
“The direct result of their victory was a concerted plan to undermine that success by a strategy of international isolation and the first trade blockade of the emergent nation in the Americas,” Patterson explained. History students know the details. France, encouraged by America, refused to recognize Haiti as a sovereign nation unless Haiti paid France for every single slave who was made free by the Haitian Revolution. Essentially, France gave Haiti a choice between buying her people’s freedom or remaining isolated and unable to trade. The result would have been the same either. The economy of the country was stunted for the next 100 years.
“This was after the end of a period when Haiti was forced to pay reparations to France for just over 100 years,” Patterson said. “Those extortions at today’s rate of conversion would amount to billions of US dollars and much more if you were to calculate it with compound interest. These payments reduced Haiti to near bankruptcy. So Haiti did not jump, it was pushed over the precipice.
“During the 50s,” Patterson added, “in a brief return to democracy introduced major social reforms and showed signs of economic potential.”
That was when General Paul Magloire came to power. He led Haiti until 1956 when he was forced to resign by externally generated turmoil. The man elected to replace him was known as Papa Doc and his regime was one of terror.
“It will go down in history as one of the most repressive and corrupt of modern times, anywhere in the world,” Patterson said. “He maintained a stranglehold through the Macoutes (a brutal kind of secret police). Western powers condoned his atrocities, since he was an avouched surrogate in the war against communism. Human rights and constitutional rules were made subordinate to ideological rectitude as the Western powers saw it.”
The result: Revenues ended up in Swiss bank accounts or the pockets of wealthy elites; the development of the country was stymied; the social fabric torn apart; the rule of law sunverted by the practice of torture. Agriculture was destroyed by the duty free entry of foreign goods. The Haitian farmer was driven out of business. In the early 70s the country provided 90 percent of its food needs. By the end of the 20th century, it was importing more than 42 percent of food requirements. Haiti was the highest per capita consumer of subsided US importer rice in the Western Hemisphere and the largest in the Caribbean. That is the Haiti that most people think of. That is the Haiti that is portrayed by major news networks, not just in America and Europe but in the Caribbean as well.
“Haiti has been repeatedly denied the right and the freedom to chart its own course as a sovereign nation,” Patterson reiterated. “Since the removal of Duvalier, attempts to build a constitutional democracy have been destabilized on two occasions by the removal of President Aristide.”
Patterson paused and then his voice took a different, more personal tone.
“When they took him out like a pirate,” he paused, almost like he needed to collect himself, “and deported him to Africa, I had no hesitation in granting him the right to return to the Caribbean and be reunited with his family.”
What does this all have to do with the earthquake? Surely, Patterson is not one of those conspiracy theorists who think that the disaster was somehow deliberate and targeted. He was merely pointing out that, “Poverty existed long before the earthquake. But it has been greatly exacerbated by the disaster. This is the worst catastrophe in a single nation. The asian tsunami struck three nations. This earthquake struck Port au Prince and the immediate vicinity.”
Patterson thinks that the earthquake, disastrous as it was, has attracted the international spotlight to Haiti, spawning conferences all over the world.
“We in the Caribbean cannot allow that spotlight to disappear once the media frenzy recedes,” he urged. “The devastation must be converted into something positive—an opportunity to build a new economy and a new society.”
He called for CARICOM to finally take full responsibility for Haiti, saying “Haiti itself has chosen a path of development consistent with integration. CARICOM therefore must always be there for Haiti.
“We are not going to become mere passengers on the bus taking Haiti in whatever direction they choose. CARICOM must be the column of the steering wheel while Haiti must be in the driving seat. And we cannot and will not abdicate our responsibility to our kith and kin in their hour of need.”

 

Haïti : Publication de la loi sur la prorogation de l’Etat d’urgence dans le Moniteur
HPN / Posté le 21 avril 2010

Mardi a été publiée dans le journal officiel la loi sur la prolongation de l’Etat d’urgence a informé Joseph Jasmin, ministre chargé des relations avec le parlement.

La publication dans le Moniteur de la loi sur la prolongation de l’Etat d’urgence permettra au gouvernement d’avoir plus de marges de manœuvre pour voler au secours de la population, d’après le ministre Jasmin.

loin d’être une restriction des libertés individuelles, l’Etat d’urgence, poursuit-il, est une catégorie juridique et politique utilisée de manière universelle pour permettre aux dirigeants des pays victimes de catastrophes de pouvoir agir de manière rapide et efficace aux bénéfice des populations.

Le relogement des victimes du 12 janvier à l’approche de la saison cyclonique sera parmi les priorités qui seront traitées dans le cadre de l’application de la loi d’urgence.

Rappelons que la loi sur l’état d’urgence a été votée par les deux chambres.

 

ONG : l’art de monnayer la misère et les catastrophes

Cet article est extrait du journal de nos camarades haïtiens, La Voix des Travailleurs, (organe de l’Organisation des travailleurs révolutionnaires d’Haïti OTR-UCI)

Comme des vautours s’acharnant sur leurs proies, des dizaines d’organisations non gouvernementales (ONG) ont posé leurs tentes en Haïti au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 dernier. Leurs flottes de véhicules tout-terrains flambant neufs s’aperçoivent partout et provoquent parfois des embouteillages aux abords de certains camps d’hébergement.
Elles sont venues s’ajouter aux nombreuses autres ONG qui fonctionnaient de façon permanente déjà en Haïti. On les rencontre un peu partout dans le pays et plus particulièrement à Port-au-Prince. Fonctionnant avec une absence totale de transparence, il est difficile pour la population de savoir les tenants et les aboutissants de ces missions dites humanitaires, mais qui bien souvent cachent des projets inavoués. Ces ONG drainent parfois seules, parfois avec l’État haïtien les prêts ou les dons faits en faveur du pays. Comme le sirop attire toujours les fourmis, on comprend pourquoi toutes ces organisations cherchent à apporter « leur aide au peuple haïtien ».
Haïti a bénéficié au lendemain du drame du 12 janvier d’un large élan de solidarité à l’échelle internationale. Çà et là, des collectes de fonds ont été organisées pour venir en aide aux rescapés du séisme. Aux USA, en France, à Saint-Domingue, etc, les gens n’ont pas hésité à donner de l’argent, de la nourriture, du linge. L’émotion et la solidarité ont été presque à la hauteur de la destruction qu’avait occasionnée le séisme, au point que certaines âmes trop crédules se mettaient à rêver de la reconstruction d’une autre Haïti. Mais les réalités ont la tête dure. Le contraste est énorme entre la vie des gens dans les camps d’hébergement et les rêves de plus d’un sur une éventuelle amélioration de la situation à court et à moyen terme.
Dans la tourmente d’un pays en plein chaos où les autorités brillent par leur absence et leur inutilité, les ONG pêchent en eau trouble. Sur les cadavres des centaines de milliers de personnes, au nom des millions de blessés et de sans-abri, des professionnels de l’aide humanitaire concoctent des plans dans tous les domaines : santé, éducation, agriculture, environnement, etc. pour ne pas rater le train ; entendez par là les centaines de millions de dollars qui sont disponibles pour Haïti.
Travaillant sans aucune coordination les unes avec les autres, parfois en se faisant concurrence, il est difficile de voir l’impact des travaux de ces ONG sur la situation générale du pays. Certes leur présence correspond à un certain besoin, la majorité de la population étant livrée à elle-même, l’État étant complètement absent quand il s’agit d’offrir des services à la population. Il n’est pas inutile de rappeler par exemple que plus de 70 % de la population ne sait ni lire ni écrire. Dans certaines communes, l’existence d’une petite école primaire est à mettre à l’actif d’une ONG ou des missionnaires, il en est de même pour l’eau courante, la santé. Dans des zones reculées du pays, la présence d’une fontaine d’eau, d’un dispensaire, d’une petite canalisation est l’ouvre d’une ONG.
Le prix à payer pour ce minimum est toutefois énorme. Ces ONG en général sont des officines qui cherchent à enrichir leurs principaux responsables quand elles ne couvrent pas de véritables actions sordides contre la population au profit de certaines sectes, de certains gouvernements de pays riches notamment.
La présence controversée des ONG n’est pas un bon signe pour une population. Plus ça va mal, plus il y a d’ONG à tourner autour.

 

Coca-Cola investit dans la perle des Antilles

RADIO CANADA / mercredi 21 avril 2010

Un homme et sa soeur construisent un abri dans le quartier Caguas de Port-au-Prince.

Un homme et sa soeur construisent un abri dans le quartier Caguas de Port-au-Prince.

Photo: AFP/Roberto Schmidt

La société Coca-Cola lance un projet agricole en Haïti. Elle en fera l’annonce cet après-midi dans le cadre du Sommet du millénaire de Montréal en présence de dignitaires haïtiens, dont le maire de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason.

Le projet baptisé Haïti Hope consiste à développer la culture de la mangue en Haïti et à aider 25 000 agriculteurs à créer une industrie durable de production de jus de mangue. Coca-Cola prévoit investir 7,5 millions de dollars dans ce projet sur une période de cinq ans.

L’argent servira, entre autres, à améliorer la chaîne d’approvisionnement. Actuellement, précise le communiqué de Coca-Cola, de 20 à 70 % des mangues pourrissent avant d’atteindre le marché. Une autre partie des fonds ira à la recherche et au développement, pour trouver les variétés de mangues les mieux adaptées à cette zone tropicale.

Le projet a obtenu l’appui du fonds Clinton Bush pour Haïti. Coca-Cola a aussi annoncé que les profits des ventes de deux de ses boissons Odwalla seraient versés au Projet Haïti Hope.

 

Haïti-Élection: La mission d’évaluation électorale de l’ONU, rencontre le chef de l’Etat

Les membres de la mission d’évaluation électorale de l’ONU ont entamé des consultations auprès des personnalités et institutions haïtiennes et de la communauté internationale afin de déterminer si les prochaines joutes peuvent se tenir avant la fin de cette année.
Les membres de la délégation conduite par le directeur adjoint de la division assistance électorale aux sièges des Nations Unies, Ali-Tatjoudine Diabacte ont eu des entretiens le lundi 19 avril avec le chef de l’Etat haïtien.
Le président Préval a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les institutions démocratiques haïtiennes en respectant les échéances constitutionnelles. Il a également rappelé sa détermination à œuvrer en vue d’éviter une nouvelle période de transition en février 2011. Estimant qu’une période de transition est synonyme d’instabilité, le président Préval a mis en évidence la relation étroite entre la réforme constitutionnelle et la stabilité politique en Haïti.

Au cours de leur séjour la délégation, composée de 5 experts et de 4 fonctionnaires des Nations Unies, aura des séances de travail avec les responsables des organisations ayant déjà contribué au processus électoral haïtien dont le National Democratic Institute (NDI), l’Organisation des Etats Américains (OEA), la Caricom et l’IFES.

 

La loi d’urgence modifiée est en vigueur

La loi d’urgence modifié a été publié hier dans le journal officiel Le Moniteur rapporte le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin. Il indique que les autorités s’activent à publier dans le meilleur délai l’arrêté présidentiel qui rendra effectif l’état d’urgence pour la période allant d’avril 2010 à 0ctobre 2011.
Dans le même temps le chef de l’Etat a convoqué les membres du gouvernement en conseil des ministres afin de préparer les autres instruments légaux indispensables pour lancer le processus de reconstruction. Une réunion du conseil des ministres est prévue ce mercredi afin de finaliser l’arrêté portant création de la commission intérimaire et réglementant son mode de fonctionnement assure le ministre Jasmin.
Il n’a pas souhaité faire des commentaires sur l’identité des personnes choisies pour être membre de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH). Le chef de l’Etat, les présidents des deux chambres, le secteur privé, les syndicats et les collectivités désigneront des membres au sein du conseil d’administration de la CIRH.
D’autre part les donateurs internationaux ayant contribué à hauteur de 100 millions de dollars ou ayant favorisé un allégement de la dette d’Haïti pourront designer chacun un représentant au sein du conseil d’administration de la CIRH.
L’arrêté déclarant l’état d’urgence devra être publié avant les autres décrets relatifs à la commission intérimaire.

Haïti entame sa deuxième semaine de pénurie d’essence

Un responsable de l’ANADIPP requérant l’anonymat critique le refus du gouvernement d’autoriser la vente de produits pétroliers arrivés le week-end écoulé

Radio Kiskeya / mardi 20 avril 2010,

Un responsable de l’Association nationale des distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP), s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a déploré mardi la décision des autorités de ne pas commercialiser un arrivage de produits pétroliers disponible depuis samedi dernier alors que la rareté de l’essence sur le marché vient d’entrer dans sa deuxième semaine.

Le gouvernement aurait ordonné le stockage à Varreux (nord de Port-au-Prince) de ladite cargaison en attendant l’arrivée dans les prochains jours d’une commande nettement plus importante.

Sans préciser si des discussions étaient en cours sur l’utilisation du stock qu’a débarqué le week-end écoulé un tanker, le représentant de l’ANADIPP souligne que les compagnies pétrolières opérant en Haïti maintiennent leur plan de rationnement qui affecte considérablement leur régime de livraison. D’où l’incapacité de la plupart des stations-service à répondre à la demande de plus en plus pressante de clients en panne d’approvisionnement.

A la pompe, c’est la pagaille. Dans une ambiance empreinte de nervosité, le longues files d’attente se forment jour après jour et les automobilistes qui parviennent à se procurer de l’essence sont souvent ceux qui mettent à contribution leurs relations personnelles avec les propriétaires des stations ou s’imposent du haut de leur autorité.

Sur le très florissant marché parallèle, le gallon de gasoline se vend à des prix prohibitifs.

Dans les rues, la circulation tourne au ralenti et les véhicules de transport en commun deviennent rares sur certains circuits de la capitale sans que cette situation n’émeuve le gouvernement Préval/Bellerive.

Des officiels continuent d’affirmer sans broncher qu’il n’y a pas de pénurie de carburant, même si la réalité dit tout le contraire.

 

Haïti-post-séisme : Le ministère de l’Éducation nationale ne peut tenir sa promesse
HPN / Posté le 20 avril 2010

Trois semaines après la réouverture des classes, le ministre de l’Éducation nationale, Joël Desrosiers Jean Pierre, a affirmé lundi que l’État n’a pas les moyens de prendre en charge tous les frais des écoles privées ainsi que leurs professeurs.

Si avant la réouverture des classes après le désastre du 12 janvier, Joël Desrosiers Jean Pierre, ministre de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) avait confirmé que l’État haïtien promet de prendre en charge les frais scolaires des élèves ainsi que les salaires des professeurs des écoles privés les plus durement frappées par le séisme, après seulement trois semaines, c’est une autre version qui est entendue.

« L’État ne dispose pas de fonds nécessaires pour payer les frais de toutes les écoles privés ainsi que les salaires de leurs professeurs » a déclaré le ministre de l’Education nationale soulignant que l’État arrive seulement à réunir 18 millions de dollars fournis par deux agences internationales, le FDI (fond de développement industriel) et la BID (banque interaméricaine de développement).

La situation s’annonce difficile pour ses élèves qui n’ont pas encore regagné le chemin de l’école, sachant déjà que certaines modifications ont été apportées au programme académique et au calendrier scolaire. Les examens d’État se dérouleront mi-aout, a annoncé le ministre avant d’ajouter que les épreuves ne pourront pas s’effectuer de la même manière qu’auparavant.

Parallèlement, de nombreux établissements scolaires de l’aire métropolitaine ne sont pas disponibles pour recevoir les élèves. Le Collège Saint-Louis de Gonzague, le Lycée Toussaint Louverture, le Lycée Louis Joseph Janvier, l’institution congréganiste Marie Régine, et certaines écoles nationales de la capitale servent toujours d’abris provisoires.

 

Le gouvernement veut créer une agence de surveillance des risques sismiques

Le chef de l’Etat haïtien, René Préval, préoccupé par les risques sismiques annonce la création prochaine d’une agence chargée de la surveillance multirisque. M. Préval a présidé samedi dernier une séance de travail avec des officiels de l’ONU et des sismologues visant à préparer une campagne de prévention face aux risques sismiques.
Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah), Edmond Mulet, le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Niguel Fisher, et le sismologue Eric Calais avaient pris part à cette rencontre déroulée au quartier général de la mission de l’ONU.
Les participants à cette séance de travail ont identifié les évaluations des bâtiments et des menaces sismiques ainsi que la création de l’agence de surveillance comme les axes principaux du programme. Le gouvernement se propose d’approfondir l’évaluation des édifices lancée depuis plusieurs mois dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Dans une seconde phase les experts devront réaliser une inspection des édifices stratégiques (écoles – hôpitaux etc…) à travers le pays et particulièrement dans les zones se trouvant sur les failles.
Le président Préval révèle avoir sollicité l’appui technique de l’ONU pour la création de l’agence de coordination de surveillance des risques sismiques et de réduction des risques et catastrophes naturelles (séisme, cyclone, inondation. Cette agence ne sera pas une nouvelle structure mais un organe ayant pour tache de coordonner l’action des institutions existantes dont le Bureau des Mines, le Laboratoire National du Bâtiment et la Direction de la Protection Civile (DPC).

 

Haïti-post-séisme:l’OEA menteur, l’opposition pas prête pour des élections
HPN / Posté le 19 avril 2010

Des dirigeants de l’opposition politique ont indiqué lundi qu’ils n’envisagent pas de participer aux prochaines élections avec l’actuel conseil électoral provisoire (CEP), selon eux inféodé au président René Préval.

Le professeur Victor Benoit membre du regroupement « Alternative » et des dirigeants de partis politiques de l’opposition ont rejeté un rapport du secrétaire général de l’OEA, qui a récemment visité Haïti, faisant croire que tous les secteurs du pays étaient prêts à aller aux élections.

« M. Ramdin est un menteur, nous ne sommes pas prêts à aller aux élections maintenant. Il n’y a pas d’élections crédibles possibles avec le président René Préval, a soutenu Serge Jean-Louis de l’organisation politique « Libération ».

« Pas question d’aller aux élections avec ce CEP, c’est une position unanime de tous les partis politiques des regroupements proches de l’Alernative », a répété M. Jean-Louis.

Il a basé son refus sur de précédents scrutins organisés par le gouvernement Préval et qui se sont mal terminés.

« Ce n’est pas à la communauté internationale de dire quelle élection est bonne pour Haïti, c’est aux Haïtiens, aux partis politiques et à la société civile de se prononcer », a déclaré M. Jean-Louis.

Il a enfin suggéré qu’un autre gouvernement basé sur une entente politique entre les différentes forces puisse organiser les élections.

 

Dimanche, 18 avril 2010 13:08

Haiti-ISPAN: Recommandations pour l’avenir du Palais National

Le groupe constitué par l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), après consultations de divers secteurs de la société, après des consultations techniques sur l’état de conservation du Palais National, formule ses recommandations.
1. Nécessité de prendre en compte les valeurs exceptionnelles du Palais National, en tant que monument historique à part entière :
• Le Palais national construit entre 1913 et 1922 selon les plans de l’architecte haïtien Georges Baussan est, sans conteste, l’expression la plus achevée d’une grande période de l’Architecture en Haïti et est probablement un des plus bel exemple d’architecture néo-classique transplantée en Amérique.
• Les qualités plastiques, architecturales et architectoniques du Palais National en ont fait un des bâtiments les plus importants de l’histoire de l’architecture en Haïti. La réussite architecturale du Palais National tient à la combinaison des deux composantes principales : d’une part, la spontanéité de son assentiment à l’architecture néoclassique, associée à une générosité dans la distribution et le positionnement des espaces, un constant souci de la commodité, une quête permanente de la lumière, une rare précision dans le dessin, et d’autre part, une réelle adaptation aux conditions climatiques.
• Réalisé en béton armé, cet édifice constitue, de plus, une avancée remarquable dans la technologie de la construction en Haïti.
• Siège de la présidence de la république depuis près d’un siècle, le Palais National est le témoin privilégié d’événements importants de l’histoire politique et sociale de la nation.
• Cet édifice possède les trois valeurs définissant un monument historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur architecturale. Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait largement de rester en place dans la mémoire collective.
2. Nécessité de maintenir le lieu comme siège du Gouvernement
3. Nécessité de privilégier une approche urbaine dans tout projet de restauration du Palais National et de prendre en compte son environnement immédiat. La notion de préservation du patrimoine devrait dépasser celui du monument isolée et s’étendre au quartier (Champ- de-Mars), au centre historique de Port-au-Prince et à la ville.
4. Nécessité de considérer que les exigences de la bureautique moderne s’accommodent mal au fonctionnement du Palais National. Sa restauration ne devrait envisager que les fonctions d’apparat et les activités officielles de la Présidence (réception officielle, réunion du Conseil des Ministres, etc.). a visite du monument historique devrait également être pris en compte. Les fonctions administratives et autres seraient aménagées dans de nouveaux espaces appropriés et construits à cet effet.
5. Nécessité d’élargir la réflexion et d’engager un véritable débat autour de l’avenir du Pa- lais National pour la recherche d’un consensus national sur la question de la restauration du bâtiment endommagé ou la construction d’un nouvel édifice.

 

Joe Jack : «En Haïti, on me considérait comme un extraterrestre»

Le crooner d'origine haïtienne Joe Jack, bientôt 74... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Le crooner d’origine haïtienne Joe Jack, bientôt 74 ans, vient de faire paraître sa biographie chez Mémoire d’encrier. «J’avais le désir d’expliquer mon parcours. J’avais un désir d’être missionnaire. Je voulais montrer que les non-voyants ont les mêmes capacités que tout le monde. Que nous sommes des êtres à part entière.»

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Jean-Christophe Laurence
La Presse

Il a connu les nuits chaudes de Port-au-Prince. Joué devant mille personnes à New York. Enregistré une bonne demi-douzaine de disques et connu pas mal de succès comme chanteur de pomme et homme à femmes.

Les Haïtiens d’une certaine génération le connaissent. Mais au Québec, il est presque inconnu, et ce, même s’il vit à Montréal depuis le milieu des années 80. Il aura fallu son autobiographie (L’aveugle aux mille visages), publiée récemment chez Mémoire d’encrier, pour que le nom de Joe Jack se rende jusqu’à nos petites oreilles blanches.

À bientôt 74 ans, l’ancien musicien avait envie de raconter sa vie. Non pas sa vie de chanteur de charme, qu’il considère comme secondaire, mais sa vie d’aveugle, qu’il vit depuis la naissance. «J’avais le désir d’expliquer mon parcours, dit l’ancien crooner, rencontré dans son modeste appartement de Montréal-Nord. J’avais un désir d’être missionnaire. Je voulais montrer que les non-voyants ont les mêmes capacités que tout le monde. Que nous sommes des êtres à part entière.»

Joe Jack a manifestement souffert de sa différence. Figé dans son divan, regard pointé vers l’avant, la main droite peu mobile (cadeau d’un AVC qui l’a terrassé en 2004), il évoque sa jeunesse difficile aux Gonaïves, à une époque où les aveugles étaient systématiquement rejetés, parfois même par leur propre famille.

«Être handicapé visuel, ce n’est pas de la petite bière, explique-t-il. Surtout quand on vient d’un pays sous-développé. En Haïti, on nous considère comme des extraterrestres. Moi, on ne m’invitait nulle part. Dans les pique-niques, je ne servais à rien. Comme je ne pouvais pas avoir les mêmes distractions que les jeunes de mon âge, je restais souvent seul à ne rien faire.»

C’est pour briser l’isolement et «faire sa place au soleil», dit-il, qu’il a choisi la voie musicale. Très vite, le jeune homme s’est rendu compte que son accordéon et sa voix de miel lui permettraient «d’établir des ponts avec les autres», mais aussi de séduire les femmes, une de ses grandes obsessions. Pas étonnant qu’il ait opté pour la chanson de charme, un style tout en douceur qu’il cultivera toute sa carrière.

Le sommet, la clandestinité

Dans les années 70, Joe Jack avait la cote. Avec l’assouplissement de la dictature, la scène musicale de Port-au-Prince vibrait fort. Les contrats abondaient pour le crooner-accordéoniste, qui se produisait régulièrement dans les hôtels et les boîtes huppées de la capitale.

L’ex-musicien n’hésite pas à dire que ce furent là les plus belles années de sa vie. Une période faste, qui culminera avec un spectacle donné devant 1500 personnes au Coconut Grove de New York, où il prendra conscience de sa popularité à l’extérieur d’Haïti.

Cette percée nord-américaine le mène inévitablement à Montréal, où la communauté haïtienne est nombreuse. Mais sa visite, qui devait être temporaire, durera plus longtemps que prévu…

De 1984 à 1992, l’histoire de Joe Jack devient celle d’un immigrant clandestin. De coups foireux en manque d’argent, de malchances en dépression, le musicien étire son séjour dans l’ombre. Sans instruments (il s’est tout fait voler) et sans permis de travail, il cesse de se produire, sinon que dans des soirées privées pas toujours bien payées.

«Pour moi, c’est un peu là que ça s’est arrêté», dit-il.

Ce n’est pas faute d’avoir tenté un retour. Mais en 1992, devenu résident permanent, Joe Jack sent bien qu’il n’est plus dans le coup. «Les clubs fermaient. Les histoires de gangs commençaient, alors les gens ne sortaient plus. J’avais l’impression d’être passé de mode.»

Les années qui suivent, c’est surtout devant son ordinateur qu’il les passera. Habitué depuis son tout jeune âge à la dactylo, le musicien n’a pas de peine à se retrouver face à ce nouveau genre de clavier. C’est d’ailleurs ainsi qu’il a écrit son livre, devinant chaque frappe comme s’il s’agissait d’une note.

Et aujourd’hui? «Je ne fais que me cultiver», raconte ce grand amateur de science et d’électronique, qui partage sa vie depuis 25 ans avec une Québécoise «de souche». Guéri de ses angoisses et de sa tendance dépressive («je l’ai fait seul, sans pilules»), il a définitivement tourné le dos à sa carrière musicale. Ce qui ne l’empêche pas de tâter de son nouveau synthétiseur, un monstre numérique extrêmement complexe qu’il est parvenu à maîtriser, en dépit de sa cécité et de sa paralysie partielle.

«Je n’ai plus l’usage de ma main droite comme avant. Mais je peux jouer encore. Je suis devenu spécialiste du séquençage. Je préprogramme mes chansons en entrant les notes une par une. Ça ne veut pas dire que je veux faire un retour. Pas à mon âge. Avant, je pouvais passer mes nuits à jouer. Mais là, je me fatigue vite…»

 

Tuskegee Airman honored in Oviedo

By Gary Roberts | April 21, 2010

Story image 1 

Honoring the honorable: Tuskegee Airman, Raymond Cassagnol, receiving honors from Congressman Suzanne Kosmas in Oviedo.

A recent ceremony at Oviedo City Hall, awarding a long-deserved honor to a Tuskegee Airman, was steeped in patriotism and history – enough for two countries.

There was the Presentation of the Colors by the UCF Air Force ROTC, the Pledge of Allegiance led by the honoree’s grandson, and a roomful of family and friends singing the National Anthem.

As Congresswoman Suzanne Kosmas presented a replica of the Congressional Gold Medal of Honor to 89-year-old Raymond Cassagnol on April 6, she offered her heartfelt appreciation to one of the first black pilots trained for World War II service at Tuskegee University in Alabama.

"This tells you how proud we are of you for the sacrifices you have made," Kosmas said.

From 1940-1946, some 1,000 black pilots were trained at Tuskegee. This historic U.S. fighter group, renowned for its unmatched record of more than 200 combat missions with few losses, would lead to the end of racial segregation in the U.S. Armed Forces.

For Cassagnol, the first of five Haitian Tuskegee Airmen to earn his pilot wings, his training would lead to his own struggle for justice. His graduation in 1943 would become both a calling, and a call to action.

"To be a pilot was his dream. He loved flying," said Cassagnol’s daughter, Dominique Ballacchino.

Calling her father a "perfectionist," she said his selection to be trained at Tuskegee University was both an honor and a tribute to his own abilities.

As a lieutenant, Cassagnol used his training to log more than 100 hours in Haitian Air Force warplanes defending his homeland against the Nazis, who were based in submarines off the Haitian coast.

The Haitian pilots would patrol the shorelines, eliminating the enemies’ food supply and driving the Nazis out of the area.

This, however, only marked the beginning of his freedom fighting in Haiti, a struggle that, in 1957, would see him become part of the underground resistance movement that arose in opposition to cruel dictator Francois "Papa Doc" Duvalier.

Eventually, his revolutionary activity forced him, his wife and their five children to flee Haiti. They smuggled across the border on foot into the Dominican Republic.

A few months later, in 1962, he would emigrate to the U.S., where he became a naturalized citizen.

But in his memoir, Memoires d’un Revolutionnaire, published in 2004 in French, he still recalls how a young man, who provided them safe passage out of Haiti, was put to death for saving his family.

"I was just a baby at the time," Ballacchino said.

Today, Cassagnol and his wife of 67 years live in Oviedo with Ballacchino, and she is well aware of the importance her father placed on freedom, and the significance of the award he now wears proudly.

"He fought against injustice his whole life; not just segregation in this country, but in Haiti as well," she said. "This was the big theme of his life.

"This is a momentous day. To be recognized as a man of color means a lot to our family. It gives him a sense of accomplishment for what he believed in. He has led an extraordinary life, and this is a culmination for him."

This signature moment, though, was a long time coming. Even longer than for the 287 Tuskegee Airmen who received their Gold Medals of Honor from President George W. Bush in 2007.

Although Cassagnol could not be located for the official ceremony in Washington, D.C., Zellie Rainey Orr, a member of the Southern Roots and Silver Wings Coalition and historian for the Atlanta chapter of Tuskegee Airmen, Inc., discovered the omission when seeking assistance for survivors of the earthquake that recently devastated Haiti.

"When I heard about the earthquake in Haiti, I decided to pursue those Haitian Tuskegee Airmen," Orr said. "I wanted to contact Haitian pilots who trained at Tuskegee to see how they might contribute to the relief effort."

Also thrilled to find another Tuskegee alumnus was John Gay, immediate past president of the regional chapter of Tuskegee Airmen, Inc., who came to Oviedo to honor Cassagnol.

"He’s the last surviving Haitian pilot who trained at Tuskegee," Gay said. "This is one of the things that history has lost. These guys just fell off the radar. We have to do something for them."

For his part, Cassagnol – surrounded by most of his five children, 12 grandchildren and two great-grandchildren – was gracious, humble and overwhelmed by the attention.

"I’m more than thrilled. There are no words," he said.

Oviedo Mayor Mary Lou Andrews managed to offer a few words, but clearly the spotlight was on the Cassagnol and his family.

"In some small way, we get to join in your celebration. We’re so thrilled that you allowed us to host this event," the mayor said. "What a wonderful honor for you, sir."

L’ACTUALITE

17 Avr

Haïti: Loi d’urgence, opinions divergentes entre la classe politique et le peuple haïtien

La loi d’urgence, telle qu’elle a été adoptée, le 16 avril dernier, par une majorité de députés et de sénateurs haïtiens, prolonge de 18 mois l’état d’urgence décrété après le séisme et crée définitivement la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), prévue par la conférence des donateurs à New York.
«Par ce vote, le pays a gagné mais aussi la communauté internationale», s’est félicité le sénateur Hector Amacacis. «Maintenant, la communauté internationale doit honorer ses promesses faites à la conférence de New York». Face au risque de voir le Sénat rejeter le projet de loi, une réunion a été convoquée avant le vote dans une ambassade occidentale «pour pousser les parlementaires» à voter la loi, «Les étrangers ont mis tout leur poids dans la balance pour faire adopter la loi», a ajouté le sénateur Amacacis.
Cette loi d’urgence augmente sensiblement les pouvoirs de la présidence haïtienne et autorise par exemple le président Préval à passer des contrats sans appel d’offres, à réquisitionner des terrains privés pour y établir des camps, mais aussi à en décider l’évacuation.
la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) a été décidée lors de la conférence internationale des donateurs à New York, le 31 mars dernier, sera co-présidée par l’ancien président américain Bill Clinton et l’actuel Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Elle comportera seize membres, dont neuf issus de la communauté internationale et sept Haïtiens.
Edgar Leblanc Fils, l’ancien président du Sénat haïtien et actuel coordinateur général de l’OPL, l’Organisation du peuple en lutte exprime explique son analyse «Il se pourrait que le président Préval tente de rester au pouvoir au-delà du 7 février. Mais ceci ne serait possible que s’il a l’appui des acteurs puissants de la communauté internationale qui sont présents et qui sont très impliqués dans la vie politique du pays […] Et aujourd’hui on constate que le président fait tout pour plaire aux représentants de la communauté internationale. Il leur offre toutes les possibilités et la loi d’urgence est une loi donnant les commandes du pays à la communauté internationale».
Si certains acteurs de la classe politique haïtienne critiquent l’influence que les pays étrangers pourraient exercer sur la reconstruction d’Haïti, d’autres voix d’une population contrainte à vivre sous les tentes, expriment des opinions totalement différentes «Tout vaut mieux qu’un Haïtien à la tête de l’Etat» – «Personnellement, j’aimerais beaucoup qu’Haïti soit dirigé par un étranger, que le pays soit mis sous tutelle étrangère. Comme ça au moins on aura une chance de survivre à ce cauchemar».

 

Bill Clinton copresidirá comisión especial para Haití


              
              La puesta del sol, el jueves 15 de abril del 2010, en Puerto Príncipe, la capital de Haití. A la izquierda, el destruido Palacio Presidencial y a la derecha carpas de plástico en las que viven damnificados por el terremoto de enero. El parlamento de Haití aprobó el jueves el establecimiento de una comisión especial que supervise los recursos extranjeros para la reconstrucción del país. La comisión será copresidida por Clinton _enviado especial de las Naciones Unidas para Haití_ y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive, anunció el ministerio de Prensa el viernes 16 de abril del 2010. (AP Foto/Brennan Linsley)

La puesta del sol, el jueves 15 de abril del 2010, en Puerto Príncipe, la capital de Haití. A la izquierda, el destruido Palacio Presidencial y a la derecha carpas de plástico en las que viven damnificados por el terremoto de enero. El parlamento de Haití aprobó el jueves el establecimiento de una comisión especial que supervise los recursos extranjeros para la reconstrucción del país. La comisión será copresidida por Clinton _enviado especial de las Naciones Unidas para Haití_ y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive, anunció el ministerio de Prensa el viernes 16 de abril del 2010. (AP Foto/Brennan Linsley)

PUERTO PRINCIPE, (AP) — El parlamento saliente de Haití aprobó el establecimiento de una comisión que supervisará los dineros que se canalicen a la reconstrucción del país tras el devastador sismo y que será copresidida por el ex mandatario estadounidense Bill Clinton, dijo el viernes el Ministerio de Prensa.

El parlamento adoptó la medida ante el interés de los donantes externos de que exista un fuerte control internacional sobre los 5.300 millones de dólares comprometidos para el periodo 2010-2011 durante una conferencia de las Naciones Unidas efectuada el 31 de marzo.

Durante una votación efectuada el jueves por la noche en el senado, trece senadores apoyaron el conjunto de iniciativas, expresó la ministra de Prensa, Marie-Oaurence Jocelyn Lassegue. Como las iniciativas habían recibido el visto bueno de la Cámara Baja, serán remitidas para su decreto al presidente Rene Preval.

Las iniciativas aprobadas por el parlamento incluyen la extensión del estado de emergencia a 18 meses tras el sismo y que la Comisión Interina para la reconstrucción de Haití supervise los recursos del exterior.

La comisión será copresidida por Clinton —enviado especial de las Naciones Unidas para Haití— y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive.

El presidente Preval tendrá poder de veto sobre las decisiones de la comisión. Fue clave el apoyo de Preval para el establecimiento de la comisión, debido a que 12 de los 13 votos a favor de instalarla provinieron de integrantes de su nuevo Partido de la Unidad.

Un senador votó en contra de las iniciativas y dos se abstuvieron. Once senadores estuvieron ausentes durante la votación.

Es muy posible que la votación del Parlamento haya sido la última de relevancia antes de que expire en mayo el periodo de la mayoría de los senadores y diputados.

Las elecciones previstas para febrero quedaron canceladas tras el sismo y no han sido reprogramadas.

La comisión ha sido diseñada para evitar la mala administración y la corrupción en torno al manejo de los recursos para la reconstrucción de Haití. El Departamento de Estado norteamericano dijo en un informe reciente que ambos flagelos eran "severos en todas las ramas del gobierno".

El informe estadounidense destacó la falta de juicios por corrupción y las limitadas declaraciones patrimoniales de funcionarios en Haití, aunque algunas acusaciones se referían a personas que ya habían dejado el gobierno.

Según una encuesta realizada por el grupo de asistencia internacional Oxfam entre 1.700 haitianos, menos del 7% de los consultados desea que el gobierno administre los recursos para la reconstrucción, mientras que 25% apoyó que lo hagan autoridades locales y representantes de organizaciones comunitarias.

Casi 40% desea que los recursos sean controlados por un gobierno extranjero. Sin embargo, a una pregunta separada menos de la mitad consideró necesario que la comunidad internacional cumpla sus compromisos de asistencia para Haití.

La comisión incluirá a legisladores haitianos, otros cargos, sindicalistas y representantes empresariales, además de delegados extranjeros de Estados Unidos, Canadá, Brasil, Francia, Venezuela, la Unión Europea, el Banco Interamericano de Desarrollo, el Banco Mundial, las Naciones Unidas y la Comunidad del Caribe.

Por JONATHAN M. KATZ (The Associated Press)

 

Haïti: Camp Corail, l’exil vers le grand «rien»

RADIO METROPOLE / 17-04-10

Des réfudiés s’inquiètent au sujet des possibilités d’emploi à Corail «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu’est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l’avance un père de famille.

Bref retour au 10 avril au camp de Pétion-Ville Club. Pour cette première opération de déplacement vers Corail, il était prévu de transporter 800 personnes selon les informations communiquées par le Cluster Protection, le 6 avril 2010. Cependant, ce chiffre a été revu à la baisse. «Aujourd’hui, nous avons 95 personnes qui partent, soit 23 familles» informe la coordonnatrice du camp, ce 10 avril.
Plusieurs occupants interrogés considèrent avec inquiétude l’idée d’un relogement au Camp Corail. «Je suis à un âge avancé et je n’aimerais pas vivre trop loin de Delmas. Je n’aimerais pas aller à Corail. Ma maison n’est pas détruite, elle a simplement besoin d’être réparée mais je n’ai pas les moyens» se plaint un septuagénaire qui se résignera un peu plus tard à prendre la file d’attente.
Une jeune femme employée dans une manufacture dit ignorer si le transport lui sera facilité, une fois installée à Corail. «Comment assurer tous les jours, le trajet Corail-Delmas ? s’interroge t-elle ?» Même préoccupation chez une mère de famille. «Ma fille est en classe a Delmas, et le trajet est de 50 gourdes pour aller a Corail, les frais de transport seront trop élevés pour moi et puis est-ce qu’il y a des établissements scolaires déjà prêts à Corail ? Je ne sais pas».
D’autres occupants s’inquiètent au sujet des possibilités d’emploi. «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu’est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l’avance un père de famille. «Le gouvernement entend assurer des rations alimentaires pendant un mois environ et après, qu’adviendra t-il de nous ?
«Nous envoyer à Corail, n’est-ce pas une façon de nous abandonner à notre sort, de nous exiler ?» s’interroge un groupe de jeunes filles rencontrées sur place. «Il y a tellement d’ONGs internationales qui gèrent ce camp que j’en oublie les noms« dit l’une d’entre elles. «Il y a certes un pasteur qui déclare nous représenter mais je ne trouve pas qu’il nous accompagne vraiment, c’est plutôt l’interprète des étrangers», critique une autre occupante du Camp de Pétion-Ville.
Opinant sur la visite du président René Préval, la jeune Candy s’est exprimée en ces termes : «Nous sommes ici depuis 3 mois, depuis le 12 janvier, nous sommes environ 60 000 personnes et c’est aujourd’hui seulement que le président Préval daigne nous visiter. Quand on me demande qui doit gérer ce pays, qui est responsable, moi je réponds que c’est les jeunes, c’est pas le gouvernement, car il est absent».

 

La famille Mevs veut créer 25 000 emplois dans Cité-Soleil 

«Symboliquement, c'est dans Cité-Soleil qu'il faut créer des... (Photo: Reuters)

«Symboliquement, c’est dans Cité-Soleil qu’il faut créer des emplois, dit Grégory Mevs. Mais il ne s’agit pas seulement de bâtir des usines et des maisons, il faut aussi construire des communautés.» 

Photo: Reuters

Vincent Marissal, envoyé spécial
La Presse

(Port-au-Prince) Le projet est colossal: créer de toutes pièces une zone franche en plein coeur de Cité-Soleil où 25 000 personnes travailleront, notamment dans des usines de textile.

Cette idée était en train de prendre forme avant le 12 janvier, physiquement, avec l’érection d’un premier module de 120 000 pieds carrés. La structure n’a toutefois pas résisté aux secousses dévastatrices et il faut maintenant tout recommencer.

Recommencer avec de nouvelles normes de construction en adoptant le code antisismique californien.

Résultat: des délais pour le démarrage des entreprises et, surtout, des coûts de construction supérieurs de 30%!

«Nous n’avons pas le choix», explique le promoteur de la zone franche, Grégory Mevs, membre d’une des plus riches familles d’Haïti, arrivée d’Allemagne au XIXe siècle. Si on n’adopte pas ces nouvelles normes de construction, les financiers et les assureurs ne suivront pas. Et puis, on se doit de donner un endroit sûr aux travailleurs.»

M. Mevs a reçu La Presse dans une des vieilles maisons en bois presque centenaires du parc industriel de Port-au-Prince. Ces maisons sont intactes, pas une fissure, alors que les bureaux en ville et plusieurs entrepôts autour se sont effondrés.

Jusqu’en 1991, la famille Mevs exportait 40 000 paires de souliers par jour. Elle exportait aussi du sucre, des articles de sport, comme des balles de baseball.

Et puis est tombé l’embargo décidé par George Bush père. Une catastrophe.

«À ce moment-là, en une seule semaine, j’ai dû virer 7000 employés! Cette année-là, ce sont 16 000 de nos employés qui ont perdu leur travail», raconte M. Mevs.

Windgroup, l’entreprise familiale, s’est toutefois relevée. Elle dirige aujourd’hui l’approvisionnement de presque tout le pétrole dans le pays.

Le groupe possède trois parcs industriels et une soixantaine d’immeubles. Il n’exploitera pas les usines de la zone franche, mais il les bâtira sur ses terrains dans Cité-Soleil, près du port.

«Symboliquement, c’est dans Cité-Soleil qu’il faut créer des emplois, dit M. Mevs. Mais il ne s’agit pas seulement de bâtir des usines et des maisons, il faut aussi construire des communautés.»

Grégory Mevs rêve d’une cité industrielle, avec des usines, des cafétérias, des garderies, des installations sanitaires. Il veut aussi construire de 5000 à 6000 logements sociaux à environ 6 km de Cité-Soleil.

La famille Mevs fait aussi dans l’agroalimentaire, dans l’exportation de bananes biologiques, notamment. Dans les cartons, des projets de centres d’appels.

Grégory Mevs voit-il donc Haïti comme une mini-Inde antillaise?

«Non, en fait, Haïti a plutôt le potentiel de devenir un mélange de Singapour et de Malaisie, dit-il. Il faut profiter du canal de Panama. Nous sommes situés sur la plus grande autoroute maritime du monde.»

Ami de Bill Clinton et de George Soros, familier de vedettes comme Demi Moore et Ben Stiller, qui étaient en Haïti ces jours-ci, il est conscient que bien des gens en Haïti et dans la communauté internationale se méfient des grandes familles haïtiennes, souvent accusées de profiter de monopoles sur certains produits.

«Les gens ont souvent un point de vue simpliste, comme si nous étions des groupes secrets», se défend-il.

On accuse aussi la famille Mevs de créer des emplois faiblement rémunérés et de construire des sweat shops.

«J’aurais préféré que l’on donne des emplois autres, mais pour relancer l’économie et la production, le textile et la production agricole sont des passages obligés. Je peux comprendre que les gens aient des craintes, mais cela sera fait dans le respect», assure-t-il.

M. Mevs s’inquiète par ailleurs de l’état lamentable de l’environnement. Selon lui, des gestes simples et peu coûteux pourraient faire une énorme différence.

«En Haïti, nous sommes 9 millions et nous utilisons environ 20 000 tonnes de propane par année. En République dominicaine, ils sont 10 millions et ils en utilisent 750 000 tonnes! La différence, c’est le charbon, ici, ce qui cause la déforestation.»

La conversion de la République dominicaine au propane n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un vaste programme de subvention lancé il y a une dizaine d’années.

Selon M. Mevs, le gouvernement haïtien devrait consacrer quelques dizaines de millions de l’aide internationale pour donner un réchaud à tous les habitants du pays et subventionner l’achat de propane.

En plein milieu de l’entrevue, un des frères de Grégory Mevs, Fritz, arrive en coup de vent. Il se lance dans une défense passionnée de l’entente conclue la semaine précédente à New York et qui donne les rênes de la reconstruction (l’argent, donc) au gouvernement haïtien plutôt qu’aux ONG.

«On espère que l’argent sera bien dépensé», dit Fritz Mevs, s’en remettant à la surveillance de la communauté internationale.

Les ONG, ajoute son frère Grégory, veulent bien faire, mais elles ne s’y prennent pas toujours bien pour y arriver.

Un exemple: «Tout le monde veut construire un hôpital en Haïti, alors que 20hôpitaux sont en faillite à Port-au-Prince. Je leur dis: donnez aux hôpitaux existants.»

Évidemment, un plan de reconstruction de plusieurs milliards apporte de belles occasions aux «familles».

Les Mevs ne s’en cachent pas, mais ils affirment qu’Haïti a autant besoin d’investissements privés que d’aide internationale. C’est ce à quoi ils s’affairent avec la zone franche: faire venir des investisseurs privés qui créeront des emplois.

«Je crois que nous avons une chance historique de réussir là où nous avons échoué. C’est vrai que ça ne bouge pas assez vite, notamment pour le logement social, mais il ne faut pas louper non plus cette occasion.»

 

Pour un relèvement efficace d’Haïti

16 avril 2010 | MINUSTHA

Le directeur à la Banque mondiale de la politique économique et des programmes de réduction de la pauvreté pour la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, Marcelo Giugale, a effectué en Haïti une visite de trois jours. L’occasion pour lui de définir avec les autorités haïtiennes les priorités du pays dans le cadre des efforts de relèvement et de reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier 2010.

En Haïti, Marcelo Giugale a notamment rencontré quelques officiels du pays, dont le ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Baudin, à qui la Banque mondiale a fait une offre d’appui budgétaire. Celui-ci se chiffre à 30 millions de dollars américains.

« Avec le Ministère des Finances, nous entretenons des relations techniques étroites », a fait valoir M. Giugale. L’occasion pour lui de rappeler que «cela fait six ans que nous menons des opérations d’appui budgétaire avec le Gouvernement».

Après la phase d’urgence, il importe désormais d’œuvrer pour le relèvement et la construction du pays. Une phase qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de la communauté internationale. L’occasion pour M. Giugale de rappeler l’important succès enregistré par le Gouvernement en termes de mobilisation post-séisme. Une mobilisation symbolisée par l’importante promesse des partenaires internationaux en sa faveur. L’heure est désormais à l’identification des priorités qui doivent être clairement définies après des désastres de ce genre, à en croire Giugale.

La première priorité est relative aux abris. Il importe en effet de procurer aux sinistrés des abris, mais également leur garantir des conditions sanitaires et hygiéniques appropriées. Procurer des abris aux populations suppose également de leur procurer une alimentation quotidienne et des possibilités en éducation et en protection d’emploi.

« Les autres priorités sont respectivement la relance de l’économie et la reprise des activités gouvernementales. Et cette dernière passe notamment à travers la réhabilitation des infrastructures étatiques », fait savoir Marcelo Giugale.

Aussi l’appui de la Banque mondiale se matérialise par la mise à la disposition de l’Etat haïtien de nouveaux locaux provisoires afin de favoriser la reprise de fonctionnement de la Direction Générale des Impôts (DGI). « La collecte des taxes et impôts s’avère importante pour la croissance de l’économie », comme le souligne Marcelo Giugale lors d’une rencontre avec la presse, le 16 avril, à la base logistique de la MINUSTAH.

Autres importants volets d’actions de la Banque mondiale, la garantie du crédit. Ce qui suppose un travail avec les banques commerciales afin de leur permettre de non seulement maintenir leur clientèle mais également et surtout d’accroître leur nombre. Il s’agit, par ailleurs, pour la Banque mondiale de venir en appui aux petites et moyennes entreprises et d’œuvrer en faveur de la réactivation du secteur privé. Et dans ce volet, la Banque mondiale intervient comme principal partenaire des banques commerciales.

Pour le responsable de la Banque mondiale, les efforts de relèvement d’Haïti peuvent s’inspirer d’expériences similaires réussies. En effet, selon M. Giugale, « il importe de respecter certains critères tels l’identification, par les Haïtiens, de projets à mettre en œuvre, la mise en place d’une stratégie de communication efficace par les partenaires internationaux et l’élaboration de programmes ambitieux ».

« Les Haïtiens sont le moteur de ce redressement, et à la Banque mondiale, il nous revient d’être à l’écoute, ce afin d’apporter un appui à la hauteur des attentes», fait-il également valoir. Pour Marcelo Giugale, il ne s’agit pas seulement de reconstruire Haïti, mais de la construire mieux qu’avant le désastre. « Les prochains mois et semaines seront critiques, et la communauté des bailleurs a raison de concentrer ses moyens sur cette phase », fait-il également remarquer.

La présence en Haïti du directeur à la Banque mondiale de la politique économique et des programmes de réduction de la pauvreté pour la région de l’Amérique latine et des Caraïbes a été pour lui l’occasion de faire valoir que ladite Organisation, qui est actuellement en train de reloger son personnel, ses locaux ayant également subi des dommages, « s’apprête à renforcer son effectif dans le pays, ainsi que ses capacités financières ».

Intervenant également lors de la conférence de presse, le Représentant résidant de la Banque Mondiale en Haïti, Eustache Ouayoro, a levé le voile sur l’important Programme de développement de l’habitat et de l’urbanisme qui sera bientôt mis en œuvre par son organisme. Dans ce cadre, a-t-il informé, séjournera prochainement en Haïti une équipe d’experts « en matière du bâti ».

Entre autre mission de ladite équipe, l’identification des besoins, l’étude de la qualité des sols, les modalités d’actions, les moyens nécessaires, la participation de l’Etat (…) ce, afin de construire des logements en conformité avec les standards internationaux.

Redaction : Uwolowulakana Ikavi

Edition : Hugo Merveille

 

Editorial / THE NEW YORK TIMES

What Haiti Needs Right Now

Published: April 16, 2010

Haiti has an ocean’s worth of problems, but money shouldn’t be one of them. The world’s response to the Jan. 12 earthquake was swift, with more than 150 countries and organizations promising to send hundreds of millions of dollars for emergency relief and billions more for long-term rebuilding.

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Editorial Notebook — Impressions of Haiti

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Times Topics: Haiti

Three months after the country and its government were all but crushed, nearly $800 million for relief projects has been committed. That is generous but still only slightly more than half of the $1.5 billion that the United Nations believes Haiti needs just to get through the next year — to build housing, provide public health services, security and meet other basic needs.

The Haitian government also needs an estimated $350 million in cash simply to function over the coming fiscal year — for ministry payrolls, policing and schools. So far, it has received pledges for about $200 million.

The managing director of the International Monetary Fund, Dominique Strauss-Kahn, told last month’s international donors’ conference that unless the government got direct budget support it would be impossible to expect bigger rebuilding plans to succeed.

Donors have had good reasons to resist, knowing that corruption and waste have long swallowed far too much of the aid sent to Haiti. They usually send goods or work only through nongovernmental organizations. But there is no chance of building even a minimally effective Haitian government without some direct cash.

The I.M.F. has lent its vote of confidence and committed to helping create new mechanisms for accountable government spending. The fund had begun that effort even before the quake, working with Haiti and donors to peg direct aid to benchmarks of performance and transparency, and sending experts there to train officials in the basics of managing cash and accounts.

France and Spain have since significantly increased direct budget aid; we hope that Congress can eventually overcome its reluctance, too.

The relief effort has made progress, although not nearly enough. Of the more than a million people displaced by the quake and living in fragile encampments, only a few thousand have been moved from the most flood-prone areas to new, sturdier shelter. This stems less from a lack of money or materials than the vastness of the disaster and the Haitian government’s continued failure to move swiftly and decisively to identify and claim land for resettlement.

The United Nations and nongovernmental organizations are pressing ahead. Engineers have tagged thousands of surviving homes as safe, ready for use when the rains get worse. Relief workers are on pace to meet their goal of distributing plastic tarps and other makeshift shelter materials to every displaced family by the first of May, when the rainy season peaks. So far, there has been no major outbreak of disease or starvation.

The government of President René Préval and Prime Minister Jean-Max Bellerive has a long way to go to prove its competence and reliability. But the Haitian people should not have to suffer for their government’s failings any more than they already have.

For these relief efforts to continue — and improve — Haiti needs more emergency aid and the Haitian government needs more direct budgetary support. And as the I.M.F.’s Mr. Strauss-Kahn put it so aptly, “There will be no medium term,” for Haiti, “ if we are unable to manage the short term.”

 

Colombia contratará deuda por US$100M para ayudar a Haití

Los recursos podrán ser destinados a financiar estudios de viabilidad, preinversión y desarrollo de proyectos de inversión, según las prioridades que defina el gobierno haitiano.
El Espectador.com

Con el fin de contribuir en el proceso de reconstrucción de Haití tras el terremoto del pasado 12 de enero, Colombia radicó este viernes en el Congreso, el proyecto de ley que busca la autorización de una operación de endeudamiento por un monto de US$100 millones con la banca multilateral.

La iniciativa señala que estos recursos podrán ser destinados a financiar estudios de viabilidad, preinversión, prefactibilidad, desarrollo de proyectos de inversión, de acuerdo a las prioridades que defina el gobierno de Haití en conjunto con el gobierno colombiano, dice comunicado de la Casa de Nariño.

Los dineros se canalizarán a través del Fondo de Cooperación y Asistencia Internacional (Focai), que maneja la Alta Consejería Presidencial para la Acción Social y la Cooperación Internacional.

La ejecución de estos recursos se hará a través de entidades públicas o privadas nacionales o internacionales de reconocida trayectoria y con capacidad administrativa y financiera.

El proyecto de ley fue elaborado conjuntamente entre los Ministerios del Interior y de Justicia; Relaciones Exteriores, y Hacienda, con la participación de la Alta Consejería Presidencial para la Acción Social y la Cooperación Internacional, precisa el informe.

Desde que ocurrió la tragedia en Haití, el Colombia ha adelantado una serie de acciones encaminadas a brindar ayuda humanitaria y asistencia técnica a esa población, por un valor aproximado de US$10,3 millones.

 

US to help region end foreign oil dependency: Clinton

AP/Manuel Balce Ceneta

Secretary of State Hillary Rodham Clinton delivers her remarks to energy and climate leaders, Thursday, April 15, 2010, at the Inter-American Development Bank in Washington.

Petroleumworld.com, April 19, 2010 – Secretary of State Hillary Clinton on Thursday pledged US aid to end Caribbean and Central American dependency on foreign oil, as she slammed "powerful political interests" against such measures.

She also said it was "shameful" that the region had some of the highest electricity rates on the planet, despite nearby countries like Canada, Venezuela, Mexico and the United States having vast crude oil reserves.

Clinton, speaking before some 30 regional ministers at a meeting of the Energy and Climate Partnership of the Americas, a program launched one year ago by President Barack Obama, unveiled six new initiatives including US "support (for) energy and environmental security in Central America."

"There will need to be some legal changes in the Caribbean and Central America, and there will need to be real leadership and political will to stand up against those who profit from imported oil," she said.

"I know there are powerful political interests that dominate your imported oil markets that are very hard to take on," she warned.

"But you are beggaring your countries if you do not take them on and pass new laws that will create a new energy future and free up money that can be invested in health and education and raising the incomes of your people."

Clinton said the United States was also eager to help advance sustainable energy in the Caribbean, which she described as "the area of the world most dependent on imported fossil fuels, and suffering from the world’s highest electricity rates.

"That’s shameful in our hemisphere," she said, adding that the region could and should be benefiting from large sources of geothermal power in the Dominican Republic and natural gas in Trinidad and Tobago.

There was praise from Clinton for the "first-wave initiatives" in the region, such as Costa Rica’s effort to become the world’s first carbon-neutral country by using renewable energy sources, but said more needed to be done.

"Energy is one of the keys that will unlock what has been a consistent challenge over so many decades," namely the widening income gap, she said.

As an example of the disparities, she cited the misery of Haiti, now experiencing the region’s greatest energy crisis. After its catastrophic earthquake in January, fewer than 30 percent of residents now have access to electricity, she said.

Clinton thanked the government of Venezuela, Latin America’s leading exporter of crude and a frequent critic of Washington, for "the support that you have given… in supplying energy to the people of Haiti.

Among the other initiatives Clinton called for was more development in the region of unconventional natural gas from shale.

Such extraction technology has improved dramatically in recent years, leading to a boom in shale gas which some experts believe could revolutionize the industry within a decade.

Story from AFP

 

Embajador dominicano en Haití dicta conferencia 

Link Directo: http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=195469

untitled El Embajador de la República Dominicana en Haití, Licenciado Rubén Silié dictó la conferencia “Haití, Antes y Después del Terremoto: Una Visión económica, política y Social” en la Escuela De Graduados de Altos Estudios del Instituto Superior para la Defensa. El embajador Silié resaltó  que lo mas trascendental después de lo ocurrido en Haití es el cambio radical de las relaciones entre la República Dominicana y el país afectado por el terremoto el pasado mes de enero.

Expresó que hoy en día se establece mas que una relación diplomática, política y social es  de cooperación por lo que existe un nivel de confianza gubernamental , así como en la sociedad  tanto dominicana como haitiana.

En la actividad estuvieron presentes los Mayores Generales César Nicolás Castaing Jiménez y Luís Ramón Payán Areché,  Rector del Instituto Superior para la Defensa y Director de la Escuela de Graduados de Altos Estudios , respectivamente, los cursantes de la Maestría en Defensa y Seguridad Nacional , así como otras personalidades.

La misma esta enmarcada dentro del programa académico que imparte la alta casa de estudios.    

 

CARICOM delegation in Haiti on follow-up mission

GEORGETOWN, Guyana — Former Jamaican Prime Minister Percival J Patterson, Special Representative of the CARICOM Heads of Government on Haiti, is in Haiti as part of follow-up activities to the International Donor Conference: ‘Towards a New Future for Haiti’ held in New York last month.

Former Jamaica Prime Minister, PJ Patterson

The Donor Conference, held at the United Nations Headquarters on 31 March, raised US$9.9B for Haiti’s reconstruction.
The CARICOM mission which includes Head of the CARICOM Secretariat Haiti Support Unit, Ambassador Colin Granderson, will meet with President Rene Preval. Their discussions will touch on the establishment, operational modalities and launch of the work of the Interim Haiti Reconstruction Commission (IHRC) and the Multi-Donor Trust Fund (MDTF), two critical mechanisms in the implementation of the Action Plan proposed by the Government of Haiti for the rebuilding of the country following the earthquake of 12 January 2010. Also on the table will be governance issues; in particular support for the electoral process, communication and public relations in crisis situations, and forthcoming international conferences on the reconstruction of Haiti.
There is a private sector element in the CARICOM delegation which includes leading figures of the Jamaican private sector who wish to have an initial exchange with their Haitian counterparts in order to initiate a broader participation by the wider Caribbean sector. Issues related to the role of the Haitian private sector, the Diaspora and the engagement of professionals for the reconstruction process will be discussed.
At the New York Donor Meeting Patterson had called for an early start to the work of the IHRC, especially in view of the continuing difficult living conditions of the internally displaced persons whose precarious situation is expected to become worse with the onset of the rainy season.

 

Jamaica and CARICOM States Must Unite for Haiti – Patterson

KINGSTON, Jamaica – Jamaica has an immediate opportunity to help in the massive redevelopment process being rolled out in Haiti, says former Prime Minister and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson.
A multi-donor reconstruction fund was established and a total of US$9.9 billion was pledged in New York last Wednesday, Mr. Patterson said. The aim is to put Haiti on a developmental path, following the devastation caused by the 7.0 earthquake on January 12, which killed more than 230,000 persons and left approximately 1.2 million homeless.
“I see the possibility of Jamaica once again becoming a focal point for the developmental activity that is going to take place in Haiti,” Mr. Patterson said.
He was updating members of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), on the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti, at a breakfast meeting sponsored by the Jamaica National Building Society, at the Terra Nova Hotel on Thursday, April 8.


Former Prime Minister of Jamaica, the Most Hon. P. J. Patterson

The PSOJ has already started playing a co-ordinating role for its sector, Honorary Secretary of the organisation, Earl Jarrett told the meeting. He said, “It is for us _ the private sector in Jamaica _ to recognize that Haiti represents as significant an opportunity as we can have for several years to come.”
Prime Minister Patterson pointed out that, “Haiti has a three-phase plan prepared by its Government and accepted at a New York donors meeting.” Following on a six-month emergency phase, a period of reconstruction lasting 18 months will follow, leading into a development phase lasting more than a decade.
Jamaica is poised to be a key provider of goods and services for Haiti’s redevelopment thrust, he said. “We have human skills, we have talents in all the various disciplines that can be made available to assist.”
“There is no field of national endeavor in which we in the Caribbean cannot make a contribution at this time for the development and rebirth of Haiti,” he said. “It is an opportunity to build a new Haiti.”
The Jamaica Institute of Engineers has already indicated its willingness to make available the building code for Haiti which was developed in Jamaica, Mr. Patterson asserted. “They are not just allowing people to start rebuilding without standards.”
The question of land tenure will need to be addressed, he said. This is because the construction activity projected for Haiti can neither be carried out nor financed, in the absence of a regulated land tenure system. “In the judicial field there is going to be scope for activity,” he stated. “It is a critical thing for what has to be done.”


Trinidad and Tobago High Commissioner to Jamaica, Yvonne Gittens-Joseph, frames her discussion with former Prime Minister of Jamaica and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson (right) and Honorary Secretary of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), Earl Jarrett.

University of the West Indies administrators met with their Haitian counterparts in Port-of-Spain during March. Academic and student exchanges are being considered, along with the development of a joint curriculum.
Haiti’s chamber of commerce has offered to host consultations with their Caribbean counterparts, he said. “This should be urgently pursued for forming an alliance with Haitian counterparts.”
“Anyone interested in playing a role in the country’s advancement should first get a copy of the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti,” Mr. Patterson suggested, adding “I would suggest you develop an inventory of capabilities and capacities, not only within Jamaica, but within CARICOM.”
He advised the PSOJ members to build partnerships with companies outside of CARICOM where this was necessary. “You may have to look at what alliances you may need,” he said, pointing out that banking and insurance companies from Canada, Europe and the United States are already demonstrating interest in Haiti.
Every country making a contribution to the multilateral development fund has a list of companies poised to start, and “some are already in Haiti staking claims where they possibly can,” he said. Brazil and Mexico have already indicated that there are “areas where they would like to engage with Caribbean entities,” he added.


Former Prime Minister of Jamaica and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson (left), is greeted by President of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), Joseph M Matalon (centre), and Honorary Secretary of the PSOJ, Earl Jarrett. Mr. Patterson was attending a PSOJ meeting where he updated PSOJ members and representatives of the diplomatic corps on the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti.

 

 

 

Commerce: Une crise qui ne fait pas que des malheureux

Des représentants d’entreprises, grandes, petites et moyennes, en République Dominicaine, ont confirmé avoir vendu des produits à l’Organisation des Nations Unies (ONU) et à des organismes d’aide humanitaire pour un montant supérieur à 5 millions de dollars.
Kai Schœnhals, président de l’Association dominicaine des exportateurs (ADOEXPO), a déclaré «l’intérêt est de vendre des produits qui ne peuvent pas être fournis par les entreprises en Haïti afin de ne pas affecter le secteur privé dans le pays voisin».
Ces entreprises peuvent fournir du riz, du chocolat, du café, des haricots, des pâtes, de la farine de blé et d’autres produits alimentaires, des matériaux de construction, du bois, du ciment, des tiges de fer et aussi des produits en plastique, des matelas et autres articles de première nécessité.
Les entreprises sont sélectionnées par le Centre du Commerce International (ITC) de l’Organisation des Nations Unies en coopération avec la Banque interaméricaine de développement (BID), car leurs produits répondent aux normes exigées et elles offrent toutes les garanties de distribution en Haïti.
Les entreprises Dominicaines vendent aussi sur le marché binational et exportent en Haït, tout au long de l’année, plus de 850 produits différents. En 2009, les exportations Dominicaines en Haïti s’élevaient à plus de 700 millions de dollars, devenant ainsi le deuxième partenaire commercial après les États-Unis, et il est prévu pour 2012 que les ventes s’élèvent à 1 milliard de dollars US.

L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

17 Avr

Le projet de loi d’urgence est ratifié par le sénat

RADIO METROPOLE

L’assemblée des sénateurs a ratifié hier soir le projet de loi d’urgence qui autorise l’application du Plan d’action pour le relèvement et la reconstruction d’Haïti.
13 sénateurs ont voté pour, 1 contre et 2 se sont abstenus. La sénatrice du Nord Semephise Gilles a été la personne à s’opposer à la loi critiquée par de nombreux leaders politiques.
Les sénateurs de l’Inite et alliés ont pu bénéficier de l’appui de Judnel Jean, Semephise Gilles et Rudy Heriveaux qui ont accepté de participer à la séance. Ces trois sénateurs membres du groupe minoritaire se sont ralliés en fin d’après midi au camp majoritaire.
Si Judnel Jean a voté en faveur du document, Rudy Heriveaux a fait abstention. Il s’est toutefois dit solidaire de ses collègues du groupe des 12 même s’il affirme avoir eu une position de souplesse en permettant au groupe majoritaire d’obtenir le quorum.
Le projet de loi d’urgence, déjà approuvé par la chambre basse, devra être publié dans le journal officiel Le Moniteur avant que le lancement du processus de désignation des membres de la commission intérimaire.

 

Haiti-Séisme/Politique : État d’urgence prolongé pour 18 mois

P-au-P., 16 avr. [AlterPresse] — Le Sénat haitien a approuvé dans la soirée du 15 avril la prolongation pour 18 mois de l’état d’urgence déclaré suite au séisme du 12 janvier dernier, qui a a fait 300.000 morts et détruit une bonne partie de la capitale ainsi que plusieurs autres villes.

Treize sénateurs ont voté en faveur de la nouvelle loi d’état d’urgence, deux ont voté contre et un s’est abstenu.

Onze sénateurs opposés à cette loi n’ont pas pris part à la séance, considérant que le débat n’allait rien changer à ce qui a été, selon eux, déjà concocté avec l’exécutif.

La loi consacre la création de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), co-présidée par le premier ministre, Jean Max Bellerive, et l’envoyé spécial de l’ONU en Haïti, l’ex président américain William Clinton.

Les sénateurs opposés à la nouvelle loi sur l’état d’urgence ne partagent pas la participation étrangère à cet organisme et critiquent la prolongation de la période d’état d’urgence au-delà du mandat du président René Préval, qui doit laisser le pouvoir le 7 février prochain.

La nouvelle loi, proposée par l’Exécutif, a été approuvée il y a une semaine par la Chambre des Députés et permettra au gouvernement, entre autres, d’utiliser des fonds publics sans être soumis aux démarches établies.

L’initiative a provoqué le rejet d’une coalition formée par une quarantaine d’organisations socio-politiques qui la considèrent « immorale » et « illégale ».

Le sénateur du parti gouvernemental Unité, Joseph Lambert, estime que « le vote (du 15 avril) démontre que nous voulons l’argent que la Communauté internationale met à notre disposition ».

Les promesses de la communauté internationale s’élèvent à près de 10 milliards de dollars sur plus de 3 ans.

 

La BID ouvre un compte de 100 millions à Haïti

RADIO METROPOLE


Le Conseil d’administration de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) a annoncé l’approbation d’un compte pour la gestion des ressources des donateurs pour Haïti. Ce compte pourra recevoir des contributions totalisant jusqu’à 100 millions de dollars en provenance des pays de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR).
L’UNASUR comprend l’Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Guyana, Paraguay, Pérou, Surinam, Uruguay et Venezuela.
Le compte sera administré par la BID et est destiné à un appui budgétaire sur demande du gouvernement haïtien. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement UNASUR à soutenir la reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 Janvier et se situe dans le cadre du soutien global pour Haïti, la BID est de mobiliser la communauté internationale.

 

Asha-Rose Migiro : «Haïti est une nation fière, résolument engagée sur la voie de la reconstruction»

De retour de sa visite en Haïti, Asha-Rose Migiro, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies à déclaré: «Haïti est une nation fière, résolument engagée sur la voie de la reconstruction […] Haïti doit rester à la une de l’actualité car la communauté internationale doit continuer à l’accompagner sur le long chemin de la reconstruction».
Les premiers signes de retour à la vie normale apparaissent, comme ces enfants qui reprennent le chemin de l’école.  Mais si des millions de personnes ont trouvé refuge dans des camps et si la distribution de nourriture et d’eau potable est plus ou moins bien assurée, il n’en demeure pas moins que de nombreux problèmes subsistent.
«Le Président René Préval et son Gouvernement, sont conscients des défis et restent déterminés à les relever avec le soutien de la communauté internationale. Les institutions publiques doivent être remises en place, avant de pouvoir s’attaquer aux amendements nécessaires de la Constitution et à une mise à jour des cadres juridiques existants» a-t-elle précisé.
Parmi les mesures à prendre rapidement, la Vice-Secrétaire générale a parlé de la mise en application d’un code de construction pour garantir la résistance des nouveaux bâtiments aux séismes.  Les flux de l’aide internationale dépendent largement d’une telle mesure, a reconnu Mme Migiro, qui a aussi soulevé les problèmes liés aux cadastres et à la propriété foncière risquant de devenir un obstacle à la reconstruction.
«Pour prévenir le détournement de l’aide et une utilisation transparente et rationnelle, le pays est en train de mettre en place une Commission, dans laquelle siègera l’ancien Président américain et Envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Bill Clinton». À ses côtés, le Premier Ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive siègera également à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) «Une loi devrait suivre la mise en place de la Commission, il s’agit là, de dispositions importantes pour établir un climat de confiance et garantir les flux d’aide internationale dans la durée» a insisté la Vice-Secrétaire générale. 
Elle a reconnu la réalité de l’insécurité dans les camps et des cas de violences sexuelles qu’elle a expliqués en partie par la promiscuité  mais également par des problèmes systémiques existant auparavant.  Mme Migiro a attiré l’attention sur les patrouilles conjointes des Nations Unies et de la police nationale, tout en estimant qu’elles restent insuffisantes.
En attendant des structures plus solides, les femmes commencent à s’organiser, en formant leurs propres milices.  À plus long terme, il sera urgent de former la police et de mettre en place un cadre juridique pénalisant les violences sexuelles et garantissant l’émancipation des femmes à tous les niveaux,  a préconisé la Vice-Secrétaire générale. Le soutien technique que le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) apporte sur place sera déterminant, a-t-elle ajouté.
Mme Migiro a rejeté les allégations selon lesquelles une partie du personnel de l’ONU vivrait dans «deux bateaux de croisière de luxe».  Après la destruction des locaux de l’ONU, a-t-elle rappelé, il fallait trouver une solution à court terme qui garantisse un minimum de confort.  «Ce n’est peut-être pas une solution idéale, mais il fallait assurer le maintien de l’ONU dans le pays», a-t-elle expliqué.

 

The Shock Doctrine in Haiti: An Interview with Patrick Elie

Beverly Bell

Associate fellow at the Institute for Policy Studies

Patrick Elie has long been a democracy activist. Moreover, during President Aristide’s administration-in-exile during the 91-94 coup d’etat, Patrick was coordinator of the anti-drug unit of the National Intelligence Service, where he was key to exposing the collusion between the U.S. government and the military coup leaders. He subsequently served as Aristide’s secretary of defense. Here Patrick discusses how the ‘shock doctrine’ is working in Haiti, why equality is essential to rebuilding the nation, and why Haitians need to break from the vision that the international community has for its reconstruction.

The Shock Doctrine, the book by Naomi Klein, shows that often imperialist countries shock another country, and then while it’s on its knees, they impose their own political will on that country while making economic profits from it. We’re facing an instance of the shock doctrine at work, even though Haiti’s earthquake wasn’t caused by men. There are governments and sectors who want to exploit this shock to impose their own political and economic order, which obviously will be to their advantage.
One thing to watch is a humanitarian coup d’état. We have to be careful. Especially in the early days, the actions weren’t coordinated at all and they overtook the goalie, which is the Haitian government. The little bit of state that’s left is almost irrelevant in the humanitarian aid and reconstruction. What is going to happen is that it’s not Haitians who will decide what Haiti we want, it’s people in other countries.
This doesn’t make sense from a moral perspective, and it also won’t work. A people can’t be developed from the outside. What’s more, in Haiti we have a very strong culture. If you ask people if they want the U.S. to take over the country, even among those who say yes: come back in ten years, and you’ll see that the same people will rise up against the occupation.
We know the Haitian government is weak, and we can’t count on it alone to lead the battle. We all, organized Haitians and our friends, have to stomp our feet and say, "No, this can’t happen. Haitians have to develop their own country." We need help and support from others, as they say here, to grow the plantains. But they’re our plantains. Haitians have to be the ones to construct the country we need. We have to be in charge.
We have to speak of the role the international community played before the earthquake, and how that role contributed to the destruction of the earthquake: why there were so many victims and so much damage. The politics of certain foreign countries – especially the U.S. since the beginning the 20th Century and, before that, the French – have accentuated the inequality and impoverishment of the people, especially the peasantry.
The soul of the country is the peasantry, and that’s where the true resistance to attempts to put the country under foreign power lies. So foreign policies have focused on undermining the peasantry, as well as weakening the Haitian state. They [the U.S. government] destroyed the Creole pigs [on which peasants depended as their savings bank]; they destroyed local rice by putting Haitian producers in unequal competitors with American producers. That’s why small producers couldn’t survive in the countryside. That’s why the population of Port-au-Prince swelled so much, and why the houses were so poorly constructed and in places where people should never have constructed them in the first place. The result was an earthquake which should have killed some thousands of people, but which instead killed more than 200,000 people.
The peasant migration to the capitol: it’s part of our history, in which Haitians are meant to be the lowest paid manual workers. Slavery was the cheapest labor force you could get. Afterward, following the U.S. occupation of Haiti of 1915-1934, Haitians were supposed to provide the hands to cut sugar cane on the plantations. Now it’s no longer sugar cane, it’s manual labor in the textile factories. For that, it’s important to have the political regime you want, but also a peasantry who has to go to work in the factories for the lowest price possible after they can’t any longer produce enough food even to support themselves, let alone feed the nation.
I’m afraid that this vision for Haiti exists from many sources, and that this is the plan that our new friends have for Haiti. We must be very vigilant, and our friends must be very vigilant.
Politically, Haiti’s situation today is like the one after November 18, 1803. That was the big, last battle that finished the war. Haiti was a devastated country, but in that case the devastation was caused by a war of liberation. Then as now, the people were contemplating how they would construct a new political structure amidst the debris.
Independence was proclaimed on January 1, 1804. The people were confronting very powerful enemies inside and out, who opposed their building the society they wanted, which was to be built on three rocks [on which Haitian cook stoves traditionally sit]: liberty, equality, and fraternity. As soon as they took away the rock of equality, fraternity became impossible. Since there was no cohesion, we lost liberty, too.
Today, we have to put the three rocks back under the stove, or it will tip over. What this new Haiti needs today is what Haitians wanted in 1804: equality. The riches of this country are distributed in an imbalanced way. I don’t say that everyone will have exactly the same riches, but everyone has to have the same chance in life.
One thing is land. I can’t believe how some people have such a quantity of land while others have none at all, even though we are all the inheritors of [revolutionary leader Jean-Jacques] Dessalines. I don’t say that we should cut up Haiti into many tiny pieces so each person has some; that would be stupid. But it has to be used in a way that gives others a chance to live.
Look at access to education, too, where inequality manifests today as historically. Education is one of the main tools which can bring equality between citizens. For centuries, the elite didn’t let people have education. Now we’re making progress in the number of children who are going to school, but still the quality isn’t good; it’s not equal.
A country with this kind of inequality doesn’t have a chance to survive this shock.
We have to highlight these questions and insist they get addressed forcefully, so the Haiti we’re rebuilding doesn’t look like the Haiti that the earthquake just ravaged.
You know that often earthquakes provoke tsunamis, huge waves that come after the quakes that sometimes cause more damage than the quakes themselves. I’m afraid that there may be a social tsunami after this earthquake. There are people – Haitian and foreign – who, for their own reasons, can use the frustration of the Haitian people to create disorder, and then use that to pursue their own agenda. I’m not scared of the plots of Haitian politicians, but when they marry them with other governments or businessmen, it’s always very dangerous for Haiti.
I can’t accept that there is no alternative. I see one, but it will take a lot of work. It will require the Haitian people to begin organizing themselves again. It will also require a new political class to enter the scene. This political class is finished; their capacity to propose valid things is spent. For this new political class to emerge, we need youth, but youth with training – not just formal education, but political education that can take from their minds the idea that we can model Haiti on the vision of other countries, and in which we have to play catch-up. The idea of our adopting the model of supposedly more advanced countries like the U.S., that’s a choice, too, but it’s a choice of death. I would rather see us, instead of always trying to catch up, break away and make another path for our own development.

Beverly Bell has worked with Haitian social movements for over 30 years. She is also author of the book Walking on Fire: Haitian Women’s Stories of Survival and Resistance. She coordinates Other Worlds, www.otherworldsarepossible.org, which promotes social and economic alternatives. She is also associate fellow of the Institute for Policy Studies.

 

Haïti : Le black-out revient, les sinistrés électrifient leurs tentes 
HPN  / Posté le 16 avril 2010

Fini l’enchantement post-séisme, le temps béni où l’électricité était fournie 24/24 à Port-au-Prince. Voici revenus les beaux jours du black-out. Chassez le naturel, il revient au galop.

Dans certains communes de la capitale comme Carrefour, l’électricité est fournie au compte-gouttes, à peine quatre ou cinq heures par jour, de préférence tard dans la nuit, comme si la compagnie jouait au chat et à la souris avec la population.

C’est la même situation du côté de Frères, à Pétion-ville. Un habitant de la commune de Tabarre, circuit prioritaire, dit lui recevoir l’électricité de 10h pm à 7h am. A Pétion-ville, l’électricité est fournie davantage dans la journée, à partir de 8h pour 5h pm.

Mais le black-out revient en force et ces coupures sont dues surtout aux nombreuses prises illégales sur le réseau qui se sont multipliées après le séisme. En effet, les tentes sont électrifiées dans les camps, dans les rues et ailleurs. Et cela n’est pas une initiative de la compagnie de l’électricité d’Etat d’Haïti qui n’a pas de plan d’électrification des tentes, selon un responsable de l’EDH.

« Nous projetons de distribuer des lampes électriques sous les tentes, mais pas d’électrification en vue, car cela peut être dangereux », indique-t-il.

Sous les tentes, dans les abris provisoires, les gens veulent reproduire leur vie d’avant. Ils transportent leurs appareils électroniques (radio, TV, ventilateurs, fers a repasser) dans leurs nouveaux habitats pour avoir un minimum de confort. Et tout ce beau monde-là se branche sans sourciller illégalement sur le réseau électrique.

La prise clandestine sous les tentes est l’un des gros problèmes auquel fait face actuellement la compagnie d’électricité haïtienne Des nombreuses prises pullulent dans les camps, et c’est une pratique très dangereuse selon un responsable de l’EDH. D’autant plus que ces prises se font avec des fils inappropriés, parfois trop fins. Les tentes étant en toile, cela peut provoquer un immense incendie.

 

Les soldats coréens à Léogâne

Située à quelque 35 km à l’ouest de Port-au-Prince, la ville de Léogâne a été l’une des villes les plus touchées par le séisme du 12 janvier. Ce désastre a laissé derrière lui des besoins énormes, surtout dans le domaine médical. Sur place sont à l’œuvre nombre d’acteurs parmi lesquels le contingent coréen de la MINUSTAH, qui fournit entre autres des soins médicaux aux populations affectées.
Surnommé Danbi (la pluie longtemps attendue), le contingent coréen s’est établi au pays après le séisme du 12 janvier et entend participer activement à la reconstruction de Léogâne lourdement dévasté par le tremblement de terre. L’engagement Coréen s’explique, selon son président Lee Myung-bak, par la dette que la Corée doit aux nations des Caraïbes durant la Guerre de Corée (1950-1953). «Haïti était un de nos alliés durant la guerre. Nous devons lui en être reconnaissant» a-t-il dit, appelant à plus d’efforts pour aider Haïti dévasté par le tremblement de terre.
Fort de 240 soldats de maintien de la paix, le contingent coréen est composé d’une centaine d’ingénieurs militaires et d’une équipe médicale composée de sept médecins, un chirurgien et quatre infirmières qui, sur place, dispensent divers soins médicaux et procède aussi à des opérations chirurgicales. Sept tentes ont été aménagées au niveau de l’entrée de Léogâne et servent de clinique. Des consultations sont offertes du lundi au vendredi. Des cas d’urgence peuvent également être reçus le weekend.
Autre action des casques bleus coréens au profit de la population de Leogâne, l’approvisionnement en eau potable. Pour cela, la compagnie de génie de la République de Corée creusent des puits à travers la ville, ce l’aide de leurs équipements. Ces derniers organisent également des distributions d’aide alimentaire.
La présence et les actions des soldats de la paix coréens sont très appréciées à Léogâne. Pour le maire de la ville, Alexis Santos, «le travail effectué par les casques bleus coréens apporte de l’espoir à la population locale». De son côté, le chef de la police locale, Auguste Alain, affirme qu’il est « impressionné par la promptitude et le dévouement des Coréens».
Depuis son établissement dans cette ville côtière, le 27 février dernier, ceux-ci ont déjà fourni une assistance médicale à plus de 1.800 personnes.

 

Haïti : de manière quasi invisible, le pays passe sous tutelle étasunienne

Bellaciao / vendredi 16 avril 2010

Dans la suite de nos fretages sur Haïti voici le relais d’un article paru dans La Presse relevé sur cyberpresse.ca :

(Port-au-Prince) On le savait, on l’a bien constaté dans les jours suivant le tremblement de terre et c’est encore plus vrai aujourd’hui, trois mois plus tard : c’est Washington qui dirige et dirigera Haïti.

On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d’Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d’Haïti et de son gouvernement.

La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d’État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l’émissaire de l’ONU pour Haïti, Bill) s’active pour avoir les coudées franches.

Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d’affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.

Mais il faut d’abord un cadre légal et politique.

Le cadre légal, il a passé la dernière étape, hier au Sénat, avec l’adoption d’un projet de loi prolongeant de 18 mois l’état d’urgence. Cette loi donne au gouvernement haïtien (avec les membres de la communauté internationale nommés au sein d’une commission intérimaire) des pouvoirs extraordinaires, comme passer des contrats sans appel d’offres, fermer des camps et expulser ses habitants, réquisitionner des immeubles ou des terrains.

L’adoption de ce projet de loi a été fortement encouragée par Washington. Il donne les moyens d’aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.

Déjà, l’expulsion de sinistrés bat son plein depuis trois jours à Port-au-Prince, faisant monter de plusieurs crans la tension en ville.

L’administration américaine insiste par ailleurs pour que le gouvernement haïtien adopte une loi interdisant aux fournisseurs d’augmenter leurs prix de façon déraisonnable.

L’administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).

L’énergie, c’est le pouvoir, de nos jours. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, s’est fait bien des amis en Amérique du Sud en distribuant son pétrole en vertu de généreuses ententes, notamment ici. Justement, une grève au Venezuela a provoqué ces derniers jours une pénurie d’essence à Port-au-Prince.

L’administration américaine, à couteaux tirés avec Hugo Chavez, ne tolérera pas une telle situation.

« Gardez les yeux ouverts », suggérait en entrevue le premier ministre Jean-Max Bellerive aux Canadiens qui craignent la corruption et le fiasco financier de l’aide internationale en Haïti.

http://www.primitivi.org/spip.php?article298

 

Haïti-séisme : plan de reconstruction, abris transitoires durables sous les auspices des Nations Unies
Opérations en 4 phases, conduites par l’Unops

par Ronald Colbert

P-auP, 16 avril 2010 [AlterPresse] — Dans le but d’établir un plan de reconstruction, comme partie de 4 phases d’engagement après le 12 janvier 2010 , l’agence de service de projets de l’organisation des Nations Unies (United Nations Office for Project service / Unops) pilote actuellement à Port-au-Prince, en collaboration avec le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), un « projet d’évaluation des dommages subis par l’infrastructure », pendant le tremblement de terre, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

D’une durée prévue de six mois, le projet devra déterminer lesquels, parmi les 200,000 bâtiments affectés dans le séisme, peuvent accueillir des habitants et subir des travaux de reconstruction. Il est financé par la Banque mondiale et le gouvernement britannique au travers d’un accord bilatéral de 2,8 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 ; 1 euro = 56.00 gourdes aujourd’hui).

L’Unops a pour tâche de certifier les 300 ingénieurs locaux qui, à la suite d’une formation sur le matériel et les techniques d’évaluation des catastrophes, ont entamé le processus d’évaluation de l’état des bâtiments.

Plusieurs maisons, dans la zone métropolitaine de la capitale, sont marquées avec l’inscription “Mtptc” en rouge, jaune ou vert, en fonction de la gravité ou non des anomalies relevées par les équipes d’évaluateurs du ministère des travaux publics. Munis de marteaux, d’appareils de positionnement par satellite (GPS) et de bombes aérosol de peinture, ces derniers sillonnent la capitale depuis le 25 janvier 2010 en arborant des maillots rouges, jaunes, verts ou bleus.

Après une vérification des murs, des poteaux, des poutres, du sol et de la dalle, une maison portant la couleur rouge indique un niveau de grave danger de sécurité de la maison qui doit être détruite et reconstruite.

L’inscription jaune signale la nécessité de réparation préalable des parties endommagées, tandis que la couleur verte donne une certification de sécurité à la maison visitée, où des réparations mineures sont recommandées.

4 phases d’opérations, conduites par l’Unops

L’évaluation des dégâts en infrastructure constitue la première des 4 phases des opérations conduites par l’Unops, après le séisme du 12 janvier, en vue d’élaborer, avec le Mtptc, un ensemble de standards nationaux en matière de construction en Haïti.

Une deuxième phase d’opérations, mises en œuvre par l’unops en collaboration avec la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), est l’installation et la gestion de camps de personnes déplacées dans cinq zones sélectionnées par le gouvernement. Dans ce cadre, l’Unops fournit actuellement des recommandations techniques dans le but de limiter les risques d’inondation, liés à la saison des pluies, dans 10 camps de personnes déplacées.

Pour la troisième phase d’opérations, suite au tremblement de terre, l’Unops se penche sur la construction d’abris transitoires durables, pour laquelle un site de production a été déjà établi afin d’ “ériger 600 maisons de bois pouvant résister à la saison des pluies et pouvant durer entre 3 et 5 ans”. Les bénéficiaires de ces abris transitoires durables sont identifiés au cours de l’ l’évaluation des dommages subis par l’infrastructure et au sein des nouveaux camps, dans la perspective de “fournir aux familles un foyer sûr et digne afin de leur permettre de retrouver une vie familiale normale et de se consacrer à leur travail”.

Dans une 4e phase d’opérations, consécutives au séisme, l’agence de service de projets des Nations Unies se consacre à la reconstruction d’autres types d’infrastructures, comme des institutions gouvernementales clés (qui ne sont pas encore précisées), la réhabilitation des routes ainsi que d’autres projets d’accès de base.

Sur ce chapitre, avec l’apport de la Minustah, l’Unops informe de la mise en œuvre de travaux de réhabilitation de la route reliant Jacmel (chef-lieu du département géographique du Sud-Est, également affecté dans le tremblement de terre) à Léogane (municipalité sise à une trentaine de km au sud de la capitale et grandement secouée dans le séisme du 12 janvier dont l’épicentre du janvier se trouvait à proximité). L’Unops se penche également sur un projet de nettoyage du canal traversant la capitale et drainant généralement vers la mer les eaux domestiques et celles des pluies.

Fournir des abris d’urgence à plus d’1 million de personnes d’ici le 1er mai 2010

Globalement, les Nations Unies voudraient atteindre, d’ici le 1er mai 2010, un nombre d’ 1.3 millions de personnes dans la distribution d’abris d’urgence. A date, plus de 3,5 millions de personnes – dont plus d’un million en abris d’urgence et 1,3 million en eau potable – ont reçu une assistance alimentaire du bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha en anglais), en plus de trousses d’hygiène fournies à 510 mille personnes et de la vaccination (contre certaines maladies) faite à plus de 500 mille autres personnes.

Parallèlement, le fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) a distribué 17 mille lampes solaires dans les camps de personnes déplacées, rapporte Ocha.

D’autres interventions d’urgence ont eu lieu, en éducation avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), pour laquelle 1,400 tentes scolaires ont été fournies, et en agriculture avec l’organisation des Nations Unies en alimentation et agriculture (Fao), laquelle, en plus de pioches et machettes, a alloué 95 tonnes de semences de haricots, 30 tonnes de niébé, 47 tonnes de semences de maïs et 1.75 tonne de semences pour légumineuses à plus de 9 000 familles d’agriculteurs des communes de Léogane, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Gressier (Ouest d’Haïti), Jacmel, Cayes-Jacmel et Marigot (Sud-Est), ajoute Ocha

 

Quatre soldats espagnols morts dans un accident d’hélicoptère en Haïti

PORT-AU-PRINCE – Quatre soldats espagnols sont morts vendredi dans un accident d’hélicoptère en Haïti, près de la frontière dominicaine, a annoncé à l’AFP le porte-parole de la Mission de l’ONU de stabilisation dans le pays (Minustah).

"Les quatre militaires espagnols sont morts", a déclaré ce porte-parole, George Ola-Davies après avoir annoncé plus tôt que leur appareil s’était écrasé. Les décès ont été confirmés dans un communiqué par le ministère de la Défense espagnol.

A Madrid, une source gouvernementale a indiqué que la ministre de la Défense espagnole, Carme Chacon, se rendrait en Haïti samedi, accompagnée du général Jose Julio Rodriguez, afin d’y recueillir des informations de "première main" sur les circonstances du drame.

Le consul général d’Espagne en Haïti, Juan Pedro Gomez, a dit à l’AFP ne pas connaître l’objet de la mission des quatre militaires décédés dans cette région montagneuse où 11 Casques bleus avaient perdu la vie en octobre dernier dans un accident d’avion.

Le décès des Espagnols, envoyés en Haïti après le séisme, a été constaté par les équipages de deux hélicoptères américains Blackhawk qui ont été dépêchés sur les lieux où l’appareil s’est écrasé, a précisé M. Ola-Davies.

L’accident, qui s’est produit à Fond Verrettes, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Port-au-Prince, vers 10H30 locales (15H30 GMT), est pour le moment inexpliqué, a poursuivi M. Ola-Davies.

Les dépouilles des soldats "sont en train d’être récupérées et seront rapidement rapatriées en Espagne", a dit M. Gomez.

Dès le signalement de la disparition de l’appareil espagnol, un hélicoptère chilien de la Minustah avait été envoyé sur zone mais n’avait pas pu se poser, nécessitant l’aide des Blackhawk américains, avait indiqué plus tôt M. Ola Davies, parlant de "dégâts énormes".

L’hélicoptère espagnol faisait partie d’un détachement d’environ 450 soldats envoyés en Haïti par Madrid, à bord du navire Castilla, après le séisme du 12 janvier, qui a fait au moins 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri, a précisé le numéro 2 de l’ambassade d’Espagne.

Ils ne font pas partie des forces de l’ONU déployées dans ce pays.

Trois autres appareils espagnols avaient quitté leur porte-hélicoptères qui mouille au large de Petit-Goâve (ouest de Port-au-Prince) pour participer aux recherches, a ajouté M. Ola-Davies.

En octobre dernier, 11 Casques bleues ont perdu la vie dans l’écrasement de leur avion dans cette même région frontalière très difficile d’accès, bien que proche de la capitale haïtienne.

L’appareil, un CASA 212 appartenant au contingent uruguayen de la Minustah, transportait six soldats uruguayens et cinq militaires jordaniens, quand il a percuté le flanc d’une montagne.

L’avion était en train de réaliser une mission de reconnaissance près de la frontière avec la République dominicaine quand il s’est écrasé.

NOUVELLES D’HAITI

16 Avr

Haïti-Séisme-Province : une réplique crée la panique dans les Nippes
HPN / Posté le 15 avril 2010

Une réplique a été ressentie dans plusieurs villes du département des Nippes dans la matinée du 15 avril. Elle a fait souffler un vent de panique dans les écoles de Miragoâne faisant plusieurs blessés parmi les élèves.

Cette secousse, dont la magnitude n’a pas encore été communiquée, a frappé plusieurs villes comme l’Asile, Anse-à-Veau et Miragoâne, mais c’est dans cette dernière que la panique a été la plus forte.

Aucun bilan n’a été révélé quant au nombre de blessés recensés dans plusieurs établissements scolaires où des élèves se sont jetés par les fenêtres. Des parents se sont précipités vers les écoles pour récupérer leurs enfants visiblement paniqués.

Aucune situation de tension n’a été enregistrée dans les autres villes où la réplique avait été ressentie.

De récentes déclarations alarmistes des autorités gouvernementales ont renforcé la psychose de peur liée à une prochaine catastrophe chez les Haïtiens.

 

Les protagonistes cherchent un terrain d’entente au Parlement

MAXIMINI.COM

Après avoir boudé la séance du mardi dernier, les sénateurs réticents à l’adoption de la nouvelle loi d’urgence, posent des conditions pour revenir sur leur décision. Une nouvelle séance est annoncée pour jeudi prochain.

« Nous sommes prêts à dialoguer afin de modifier le document soumis par le gouvernement », affirme, mercredi, le chef de file du groupe minoritaire au Sénat, le sénateur Youri Latortue. Plusieurs points de désaccords doivent être abordés dans le cadre des négociations dont la réduction de la période d’urgence de 18 à 1 mois. Le sénateur Latortue souligne également que le Parlement doit se prononcer sur le fonctionnement de la commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, organe qui sera constitué uniquement de nationaux.
Selon un sénateur proche du pouvoir, le groupe minoritaire peut empêcher la tenue d’une séance mais ne pourra pas empêcher l’adoption d’un document par l’assemblée. « Chacun doit jouer sa partition, c’est notre responsabilité devant l’histoire », avance Joseph Lambert qui insiste sur la nécessité de réaliser une séance en assemblée. De son coté, le président du sénat, Kely C. Bastien entend rapprocher les deux camps afin de trouver une entente. « Une nouvelle séance en assemblée est fixée à jeudi en vue de trouver un consensus sur la loi d’urgence », annonce le sénateur Bastien.

 

SI M PA RELE

L’ Etat d’urgence, ça se mérite

Par l’écrivain Lyonel Trouillot

Radio Kiskeya / jeudi 15 avril 2010,

Un gouvernement qui reste muet durant les heures et les jours qui suivent le séisme du 12 janvier, prend son temps pour déclarer l’état d’urgence. Un ministre de l’éducation nationale qui déclare ouvertes les écoles sans un vrai plan, ce qui fait que celles qui peuvent sont plus ou moins ouvertes, que les parents qui en ont les moyens envoient leurs enfants à l’école, que les autres écoles sont peut-être condamnées à la disparition. Un(e) ministre de la Communication qu’on voit plus souvent en photo à côté des grands de ce monde qu’on ne l’entend communiquer sur les actions du gouvernement. Une équipe gouvernementale plus encline à fricoter avec les technocrates de seconde zone, petits mercenaires de la coopération internationale, qu’à prendre l’avis des différents secteurs de la vie haïtienne et à réunir des compétences haïtiennes autour d’un projet clair, novateur et rassembleur. Des experts haïtiens se plaignent d’avoir été appelés, parfois écoutés, mais d’avoir au fond plus fait fonction de figurants pour effet médiatique qu’autre chose. Le gouvernement n’inspire pas confiance, indépendamment des qualités individuelles de ses membres (il n’y a pas d’hommes sans qualité).

C’est en n’inspirant pas confiance et en donnant l’impression de s’en moquer éperdument qu’il réclame l’état d’urgence. Il est normal que le sentiment général soit que cette demande ne corresponde pas à une intention de gérer l’urgence de façon célère et efficace dans les intérêts de la nation mais plutôt à l’urgence de gérer l’aide comme il l’entend, sans avoir à rendre compte à des instances nationales. Quant aux parlementaires qui se sont empressés de répondre oui à la demande ou d’obéir à la commande, ils sont admirables de candeur ou d’autre chose : voilà un vote par lequel une institution se déclare virtuellement inutile pour motif d’urgence. On aura sans doute besoin de la sanction parlementaire quand les choses iront bien, quand dans les communes et les départements qui les payent pour les représenter jouiront de tout ce qui leur manque aujourd’hui.

On peut avoir des arguments pour l’état d’urgence, on peut avoir des arguments pour. Le problème avec les défenseurs de l’état d’urgence, c’est que le pouvoir pour lequel ils réclament ce cadeau politico-administratif pour motif d’urgence de faire n’a donné aucune preuve de son savoir-faire, ni d’un vouloir-faire.

Il donne en plus l’impression d’être obéissant par laxisme ou par conviction. On sent que la souveraineté est grignotée au quotidien, que le gouvernement, s’il n’a pas bonne note auprès de la « communauté internationale » sur le plan des performances et de l’efficacité (c’est un secret de polichinelle), il es très bien noté en matière de discipline. On ne demande pas toujours à un élève d’être brillant, il suffit quelquefois qu’il soit obéissant.

Je reconnais au président Préval une qualité qui commande le respect. Il a toujours reconnu la nécessité des élections comme expression démocratique des contradictions politiques et promis de s’en tenir aux termes de son mandat. S’il rompt avec cela, les choses vont aller mal. Rien de ce que fait le gouvernement, rien de ce qui se fait actuellement en Haïti dans la gestion de l’après séisme ne contribue (et on voit mal pourquoi cela changerait brusquement) à créer la confiance et à réconcilier la société et le gouvernement. La seule véritable urgence sur laquelle on attend le président Préval, c’est la survie du processus démocratique. Passer l’écharpe à l’heure prévue par la Constitution ou à l’issue d’un processus au plus proche (délai et procédure) des prescrits constitutionnels. Un beau départ, et l’on pourra dire ce qu’on voudra, sur les politiques qu’il a menées, chacun restant libre d’apprécier la gestion des choses au cours de son mandat, mais tout le monde dira : il fut (au moins) un démocrate.

 

Le gouvernement français veut supporter le processus électoral

RADIO METROPOLE / 15 AVRIL 2010

L’ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Le Bret affiche son optimisme en ce qui a trait au processus électoral. Saluant la détermination du chef de l’Etat haïtien, le diplomate français assure que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dispose de compétence pour organiser les joutes.
Cependant l’ambassadeur de France admet que la situation sera plus compliquée en raison des

populations déplacées et des problèmes du registre électoral. Les autorités électorales devront apporter des modifications dans le registre électoral qui n’a pas été mis a jour depuis 2005.
Didier Le Bret croit que les conseillers électoraux pourront bientôt fixer une nouvelle date pour la tenue des élections.
Interrogé sur la contribution financière de la France au processus électoral, M. Le Bret a rappelé que l’assistance de son pays transite par l’Union Européenne (UE). Il signale toutefois que l’Organisation des Etats Américains (OEA) devrait jouer un rôle clé puisqu’elle dispose d’une expertise dans ce domaine.
Par ailleurs le gouvernement français promet une aide budgétaire de 5 millions d’euros à Haïti au cours de l’exercice fiscal 2010 – 2011. L’ambassadeur Le Bret précise que les fonds seront versés sur un compte de la BRH géré par le gouvernement haïtien.
L’enveloppe globale de l’assistance financière française est de 40 millions de dollars dont la moitié sera décaissée au cours de cette année.

 

Clinton, Bush ask US lawmakers to increase import quota for Haiti’s textiles to boost economy

PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) – Former Presidents Bill Clinton and George W. Bush want to increase Haiti’s clothing exports to the United States.

They are uring Congress to boost the tariff-free quota from 70 million to 250 million square meters and extend an existing deal’s expiration from 2018 to 2025.

In a letter to Democratic and Republican leaders and provided to The Associated Press, the former presidents say the expansion would provide thousands of jobs for Haitians and help U.S. cotton exporters.

But textile workers in Haiti say the $3.09 a day they earn is not enough to feed their families.

Clinton is U.N. special envoy to Haiti. Bush visited Haiti with him last month.

 

Haiti Ambassador visits Virginia Tech

By Jarett Henshaw /WSLS.COM
Published: April 15, 2010

BLACKSBURG – Arriving at Roanoke Regional Airport, Haiti Ambassador to the US Raymond Joseph is greeted by Virginia Tech professor Patrick Guilbaud.  As soon as he got off the plane Joseph was all about thank you’s.

“The earthquake of January 12th devastated my country and people of Roanoke, people of this area, Virginia, and the United States really came to our help in solidarity and for this I’m saying thank you,” said Joseph.

He’s making a special trip to Virginia Tech for Haiti day, where he’ll be speaking about the status of Haiti now and the importance of service in our communities.

Ambassador Joseph said the main reason he wanted to speak here in Burrus Auditorium tonight was to show his appreciation to the Hokies for all their help.

Hokies united alone has raised more than fifty-thousand dollars since January’s earthquake.

“For young people to raise fifty-thousand-dollars is the kind of thing that touches us,” said Joseph.

Joseph says he’s also pleased for the work tech professor Bryan Cloyd has been doing to build a school in the small village of Ti Pelige.  Cloyd’s selling a CD he made with a small choir in Haiti to raise money for the construction.

“I wanted to come here also to thank them, thank everybody, for what they’ve done for my country in the past three months,” said Joseph.

The ambassador says he and his country are very appreciative to everyone who has donated their time and money.  Joseph says he just hopes the support continues because Haiti has a long ways to go.

Joseph will also be speaking at Blacksburg Baptist Church on April 16th, at 10 a.m.

 

HAÏTI EST UNE NATION FIÈRE, RÉSOLUMENT ENGAGÉE SUR LA VOIE DE LA RECONSTRUCTION

UN.ORG

« Haïti doit rester à la une de l’actualité car la communauté internationale doit continuer à l’accompagner sur le long chemin de la reconstruction », a déclaré, ce matin, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, au retour d’une visite qu’elle a effectuée les 12 et 13 avril dans le pays.

Asha-Rose Migiro, qui a pris la mesure des dégâts « tellement énormes » causés par le tremblement de terre du 12 janvier dernier, a mis l’accent sur les progrès réalisés mais surtout sur ce qui reste à faire dans cette « nation fière, résolument engagée sur la voie de la reconstruction ».

Les premiers signes de retour à la vie normale apparaissent, comme ces enfants qui reprennent le chemin de l’école.  Mais si des millions de personnes ont trouvé refuge dans des camps et si la distribution de nourriture et d’eau potable est plus ou moins bien assurée, il n’en demeure pas moins que de nombreux problèmes subsistent.

Mme Migiro a cité les problèmes liés à l’assainissement et à l’hygiène, à la sécurité des femmes et des enfants dans les camps, au respect de l’ordre public.  À l’approche de la saison des pluies, il faut relocaliser beaucoup de gens vers des structures plus sûres, ce qui n’est pas facile, a-t-elle dit.  Aux côtés des autorités locales, les Nations Unies font tout leur possible pour respecter la dignité des gens et répondre à leurs besoins.

Le Président René Préval et son Gouvernement, a ajouté Asha-Rose Migiro, qui les a rencontrés, sont conscients des défis et restent déterminés à les relever avec le soutien de la communauté internationale.  Les institutions publiques doivent être remises en place, avant de pouvoir s’attaquer aux amendements nécessaires de la Constitution et à une mise à jour des cadres juridiques existants, a-t-elle précisé.

Parmi les mesures à prendre rapidement, la Vice-Secrétaire générale a parlé de la mise en application d’un code de construction pour garantir la résistance des nouveaux bâtiments aux séismes.  Les flux de l’aide internationale dépendent largement d’une telle mesure, a reconnu Mme Migiro, qui a aussi soulevé les problèmes liés aux cadastres et à la propriété foncière risquant de devenir un obstacle à la reconstruction.

Pour prévenir le détournement de l’aide et une utilisation transparente et rationnelle, le pays est en train de mettre en place une Commission, dans laquelle siègera l’ancien Président américain et Envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Bill Clinton.  Une loi devrait suivre la mise en place de la Commission.

Il s’agit là de dispositions importantes pour établir un climat de confiance et garantir les flux d’aide internationale dans la durée, a insisté la Vice-Secrétaire générale.  Elle a reconnu la réalité de l’insécurité dans les camps et des cas de violences sexuelles qu’elle a expliqués en partie par la promiscuité  mais également par des problèmes systémiques existant auparavant.  Mme Migiro a attiré l’attention sur les patrouilles conjointes des Nations Unies et de la police nationale, tout en estimant qu’elles restent insuffisantes.

En attendant des structures plus solides, les femmes commencent à s’organiser, en formant leurs propres milices.  À plus long terme, il sera urgent de former la police et de mettre en place un cadre juridique pénalisant les violences sexuelles et garantissant l’émancipation des femmes à tous les niveaux,  a préconisé la Vice-Secrétaire générale.  Le soutien technique que le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) apporte sur place sera déterminant, a-t-elle ajouté.

Mme Migiro a rejeté les allégations selon lesquelles une partie du personnel de l’ONU vivrait dans « deux bateaux de croisière de luxe ».  Après la destruction des locaux de l’ONU, a-t-elle rappelé, il fallait trouver une solution à court terme qui garantisse un minimum de confort.  « Ce n’est peut-être pas une solution idéale, mais il fallait assurer le maintien de l’ONU dans le pays », a-t-elle expliqué.

Alors que le séisme a provoqué la perte de 102 civils, policiers et militaires parmi le personnel de la Mission de l’ONU, le Gouvernement d’Haïti a donné le chiffre de 300 000 morts parmi sa population.

Le 31 mars, la Conférence internationale des donateurs « Vers un nouvel avenir pour Haïti », organisée à New York, a permis de lever un montant de 9,9 milliards de dollars pour une aide immédiate et à long terme à la reconstruction du pays.

Aux côtés du Président Bill Clinton, le Premier Ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive siègera également à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont parlait la Vice-Secrétaire générale.

 

Crosscut

To restore Haiti, reforest its denuded hills

Columbus found Haiti a place of lush plants. Exploitation destroyed that, and the population. Now, there’s a chance to help the people and the environment by putting Haitians to work restoring the natural heritage.

By Tom Byers / April 15, 2010

The world has mounted a determined effort to relieve the immense human suffering in Haiti. It is a remarkable outpouring of compassion that includes grassroots efforts to solicit donations on handheld devices, giant military transport planes loaded with food and water, and the quiet heroism of thousands of non-governmental relief workers, and it now seems well on its way toward meeting the immediate needs. As that monumental task is accomplished, and the attention of the world’s media shifts elsewhere, the challenge of creating a decent future for the people of Haiti will likely remain, because normal life in Haiti was unacceptably perilous even before the earthquake.

If there is to be any real hope for Haiti, a long-term and multi-faceted recovery effort must be mounted on a scale the world has rarely achieved. Fortunately, former President Clinton and many others are already looking ahead to that task, drawing up plans to rebuild the nation’s homes, government buildings, ports, and roads. A group of us in Seattle and beyond, many from Federal Way-based World Vision, have suggested that the plan for rebuilding Haiti should also include a major campaign to put Haitians to work restoring the "natural capital" of their country — the once-verdant forests and clean rivers that were destroyed long ago, but ought to be restored as a birthright for future generations and a cornerstone of the nation’s future prosperity.

Long before the Jan. 12 earthquake leveled Haiti’s capital, the devastation of its natural resources could be seen from outer space. Call up satellite images of Haiti on the internet and you will be shocked at the stark contrast between the barren hills of Haiti and the green mountainsides just across the border in the Dominican Republic. That deforestation is both a cruel legacy of Haiti’s colonial past and a major factor in the poverty of her people today. It is a legacy that must be reversed to improve the future prospects of this fragile nation.

Modern Haiti’s barren mountains could not be more different than the landscape first seen by European explorers. Writing in his diary on Dec. 13, 1492, Christopher Columbus described his first view of Haiti with these words:

"All the trees were green and full of fruit and the plants tall and covered with flowers. The roads were broad and good. The climate was like April in Castile; the nightingale and other birds sang as they do in Spain during the month, and it was the most pleasant place in the world."

The idyllic landscape Columbus describes did not fare well in the centuries that followed, nor did its stewards, a half-million Arawak natives whose ancestors had lived on the island for nearly 5,000 years. As Jared Diamond records this history in his book Collapse, the Spanish quickly enslaved the Arawaks and forced them to mine for gold, and then to clear the land for sugar plantations. Within three decades of Columbus’s voyage, disease, maltreatment and outright massacres had all but eliminated the native population. As a result, the Spanish began importing slaves from Africa to keep their mines and plantations in operation.

Spain’s attention eventually shifted to its more lucrative colonies in the Americas, leaving the French to fill the vacuum left in the western part of Hispaniola. The French accelerated the slave trade and cleared ever larger swaths of forest for plantations, shipping the timber off to France in the hulls of the same ships that had brought the slaves from Africa.

These practices were, to say it mildly, profoundly unsustainable, both for those enslaved and for the environment. In 1850, the Haitian slaves overthrew their masters, but by the time the Haitian people had freed themselves from colonial rule, much of their "natural capital" had been destroyed. What little remained of the nation’s forests then has largely been lost since — cut down by the poor, who make up the overwhelming majority of the nation’s populace, and who are almost entirely dependent on charcoal as a source of fuel for heating and cooking.

Today only 1% of Haiti’s forests remain (compared to 28% of the Dominican Republic’s forests). In Diamond’s words: "The consequences of all that deforestation include loss of timber and other forest building materials, soil erosion, loss of soil fertility, sediment loads in the rivers, loss of watershed protection and hence of potential hydroelectric power, and decreased rainfall.

These deficits in natural capital are reflected in the stark realities of Haiti’s persistent economic deprivation: It is not only the poorest nation outside Africa (where many nations suffer from the same environmental deficits), it is a nation of subsistence farmers with ever more depleted soil; a country of 10 million people who must often choose between unsafe drinking water or water bottled by corporations and sold at prices they cannot afford. It is a nation built of cinder blocks because it no longer had any timber.

If there is anything fortuitous for the Haitian people in the timing of the earthquake, it may be that it comes at the time when people are beginning to understand that the natural capital of any nation has value to all of humankind. It is conceivable that this new understanding could be converted into a form of aid for Haiti that would not only help the nation get on its feet, but have lasting value for all humankind — the restoration of Haiti’s forests.

Indeed, several forces are converging that could make this vision a reality:

  • The nations of the world seem prepared to pledge hundreds of millions of dollars for relief and recovery in Haiti.
  • There is a recognition that the concept of "recovery" cannot have meaning in Haiti unless the millions of Haitians without resources or technical skills can find meaningful work. The need to rebuild the physical infrastructure of the nation will create work for those with sophisticated construction skills, but many Haitians do not possess such skills, and will be without the money to support themselves and their families unless the means can be found to employ them to aid the nation’s recovery with skills they can quickly acquire.
  • A comprehensive plan to restore Haiti’s forests and waterways could employ tens of thousands of unemployed individuals in a modern Haitian version of Roosevelt’s Civilian Conservation Corps, quickly putting money directly into the hands of local workers for their work in replenishing forest resources that will help to ensure the durability of the nation’s recovery over time.
  • An initiative to restore Haiti’s forests could serve as a model for reconciling the interests of the developed, developing, and undeveloped worlds so that they can act as one to confront the universal threat posed by climate change. For however deep their differences may be, it is hard to imagine that the world’s nations could not find common ground in the opportunity to help Haiti’s populace restore its forests, while sequestering carbon and slowing climate change in the bargain.
  • Another critical benefit of reforestation in Haiti is that it will improve resilience to future weather events. Reforestation combined with agro-forestry (trees on smallholder farms) is critical to restoring watersheds, which will also enhance agriculture production. Therefore, a reforestation initiative could serve as both a strategy that helps Haiti adapt to problems created by global warming and as a strategy to mitigate those problems by reducing greenhouse gases.

    Here is a rough outline of how such an initiative might get underway:

    1. At modest expense, a philanthropic sponsor (or sponsors) could convene a two-day meeting of key players to create a schematic plan which addresses both short-term employment through a Civilian Conservation Corps (referred to by some as a "Forest Corps for Haiti"), and the long- term restoration of Haiti’s natural resources.
    2. The schematic plan would identify appropriate roles for local organizations, government agencies, NGOs and the international community, with special attention to building the capacity within Haiti’s civil society to take responsibility for all aspects of the initiative over time.
    3. The plan would identify working groups of individuals with expertise in all of the areas needed to implement the initiative. The working groups would flesh out the schematic plan, spelling out how Haitians will be recruited, trained and employed to accomplish immediate, mid-range and long-term restoration goals based upon the best available science.
    4. To implement the plan, a Haitian Reforestation Trust Fund would be established, managed by an international organization selected for its transparency, effectiveness, and ability to act quickly and decisively.

      A key part of the initiative will be the measurement of the value of the reforestation measures in terms of mitigating the factors that lead to climate change.

    5. The trust fund would pool the voluntarily contributions from foundations, individual donors, and UN member nations. It would be used to achieve the complementary goals of employing Haitians and creating forest resources to replenish the natural capital of the nation and reduce climate change.
    6. A key part of the initiative will be the measurement of the value of the reforestation measures in terms of mitigating the factors that lead to climate change. As the global environmental benefits of Haiti’s reforestation are documented, the trust would be replenished through the carbon markets, so that a mechanism can be developed to pay Haitian communities for the ongoing stewardship of the forests.
    7. Future allocations from the trust to communities would be based upon the actual performance of the forests in achieving environmental goals, creating incentives for the populace to maintain the quality of the forests.
    8. In addition to paying the costs to plan, implement, and monitor the reforestation (using unemployed Haitians as the primary labor force), the trust should pay for alternative energy technologies — such as solar, wind, renewable biomass (e.g., dried grass briquettes), clean burning and more efficient cooking stoves and solar cookers — as alternatives to cutting the forests for fuel.
    9. Land tenure is a critical concern and must be addressed if reforestation is to succeed. One strategy is for government to grant long-term leases for land improvements such as tree planting and sustainable farming. Other solutions must be explored as an integral part of the forest recovery plan.
    10. The Haitian population must be engaged at every stage of the initiative so they understand the value of the forest recovery plan and will be willing to act as its stewards in the future. They should have a voice in decisions about what type of forest protections are imposed in a given area, with the understanding that the revenues from the trust are predicated on the health of the forests and the people’s performance in protecting it.

    The outline above is just a rough sketch of how the reforestation of Haiti might be organized. We hope these thoughts are useful as a starting point for ensuring that the near-term and long-term benefits of restoring Haiti’s natural capital are considered in creating the vision of a better, more just and sustainable future.

    Tom Byers is a partner at Cedar River Group, a Seattle consulting firm focused on projects in the public interest in the fields of community development and environmental preservation. Since writing this paper in January, he has been working with representatives of World Vision and other international relief organizations to implement the ideas contained in the paper. As a result of the group’s efforts, experts from Haiti, relief organizations, government agencies, and private foundations will convene at Yale University in mid-May to craft a detailed plan to move forward. (Donations to World Vision can be directed to the Green Hills for Haiti Project.)

    View this story online at: http://crosscut.com/2010/04/15/environment/19743/
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Haití: El costo de cargar maletas

José Steinsleger (LA JORNADA)

Los cataclismos trastornan la vida de los pueblos. El Diluvio anegó las civilizaciones de la Mesopotamia bíblica, la corriente de El Niño influyó en el declive de los antiguos mayas; el terremoto de 1985 cimbró el orden político en México; pequeños estados insulares empiezan a ser tragados por el Pacífico; California se desprenderá del continente mañana, o en los próximos 500 años; la tala de la Amazonia (pulmón del planeta) deja áreas gigantescas de color ocre.

El terremoto de Haití fue más devastador, aunque menos intenso que el de Chile. ¿Porque Haití es más pobre? En 2005, un huracán destruyó Nueva Orleáns, ciudad ubicada en un estado (Louisiana) que tiene cuatro veces menos de habitantes, un PIB similar y un per cápita cinco veces mayor al de Chile. Levantada por esclavos africanos, la cuna del jazz se reconstruye con salarios del primer mundo. En cambio, el país modelo de América Latina reconstruirá sus ciudades con salarios del cuarto mundo.

¿Pero qué será de Haití? El primer cataclismo de La Hispaniola (así llamada por Cristóbal Colón) acabó con su población nativa. Poco más extensa que Zacatecas (76 mil 480 kilómetros cuadrados), la isla antillana estuvo habitada por 350 mil arawacs, caribes y taínos, pueblos borrados del mapa por Bartolomé y Diego Colón, hermano e hijo del almirante.

El segundo cataclismo duró cerca de 300 años, y consistió en la importación de millones de esclavos africanos. El tercero fue la guerra por la independencia en la que 100 mil esclavos murieron en combate (1791-1804), el cuarto fue el ensañamiento de la blanquitud con la república independiente, y el terremoto de enero pasado expulsó a los haitianos a los confines de la civilización.

La independencia de Haití ha sido deliberadamente ignorada por negra, antiesclavista, anticolonialista, antintervencionista, anticlasista, por derrotar en el terreno militar a los tres grandes imperios de la época, y por emplazar al pensamiento eurocéntrico, haciendo crujir las marquesinas filosóficas de la civilización occidental.

La primera y última rebelión victoriosa de esclavos en la historia de la humanidad guardó profundas diferencias con el resto de los procesos independentistas de América hispana. Los haitianos defendieron a tal grado su noción de libertad, que las juntas emancipadoras del continente optaron por soslayar sus alcances políticos y densidades conceptuales.

El escritor cubano Alejo Carpentier observó que entre los enciclopedistas franceses la idea de independencia tenía un valor meramente filosófico: Se dice independencia frente al concepto de Dios, frente al concepto de monarquía, y la libertad individual del hombre. Pero nunca hablaron de independencia política o emancipación total, como en Haití. Los sabios de la época no quisieron estudiar a Haití. Para ellos, los negros eran una especie de dudosos atributos humanos.

Ahí tenemos a John Locke (1632-1704) escribiendo a la luz del candil sus ensayos sobre el entendimiento humano, mientras endulza el té cosechado por los esclavos de Inglaterra en India, con el azúcar de los esclavos de Europa en las Antillas. Y ahí tenemos a Charles-Louis de Secondat (barón de Montesquieu y Señor de la Bréde), quien posiblemente fumaba algo especial cuando en El espíritu de las leyes (1748), atusándose el bigote, explicó sus curiosas teorías sobre el azúcar, que:

“… sería demasiado caro si no trabajaran los esclavos en su producción. Dichos esclavos son negros desde los pies hasta la cabeza y tienen la nariz tan aplastada que es casi imposible tenerles lástima. Resulta impensable que Dios, que es un ser muy sabio, haya puesto un alma, y sobre todo un alma buena, en un cuerpo enteramente negro”.

El empirista Locke y la democracia moderna. Su discípulo Montesquieu y la división de poderes. El epicúreo Rousseau y su buen salvaje. El cínico Voltaire y sus críticas al poder. El deista Diderot y la legitimación del colonialismo en su Enciclopedia. El humildísimo Napoleón y su famoso Código Civil que los estados modernos de América hispana clonaron en el siglo 19.

Concedido. Los ideólogos del llamado Siglo de las Luces murieron sin enterarse de la revolución francesa y de las rebeliones de los esclavos en Haití. ¿Y Carlos Marx? ¿Alguno de sus biógrafos nos explicó por qué habiendo sido un atento lector de La riqueza de las naciones (Adam Smith, 1776), Marx investigó la cuestión colonial en Irlanda e India, y pasó por alto la feroz guerra independentista en la colonia que generaba 75 por ciento de la producción mundial de azúcar, generando a Francia más beneficios que las 13 colonias de Inglaterra en América del Norte?

Como fuere, el escritor y político dominicano Juan Bosch acertó al advertir que “… cualquier estudioso de Marx puede encontrar en la revolución de Haití todas sus ideas convertidas en hechos”.

La revolución haitiana (1790-1804) fue la más compleja de los tiempos modernos (Bosch), y en íntima conexión con la revolución francesa tuvo lugar en cinco dimensiones entrecruzadas y superpuestas:

1) Guerra de clases entre grandes propietarios blancos y mulatos dueños de un tercio de la riqueza y de la cuarta parte de los esclavos. Ambos sectores impulsaban la autonomía y algunas medidas revolucionarias, reconociéndose aliados de Francia, y no su propiedad.

2) Guerra social de amos contra negros que trabajaban bajo el régimen de esclavitud, modo de producción que los economistas modernos llaman, eufemísticamente, economía de plantación.

3) Guerra racial de negros contra blancos y mulatos, luego que la revolución francesa no había dedicado una sola palabra a la esclavitud, dejando el conflicto en manos de las autoridades coloniales.

4) Guerra antintervencionista de blancos, mulatos y negros contra Inglaterra y España, potencias que invadieron la isla con el propósito de conjurar la difusión de las ideas revolucionarias en sus colonias del Caribe.

5) Lucha nacional, anticolonial y antimperialista de haitianos contra franceses hasta alcanzar la independencia total.

En Francia, la influyente Sociedad Amigos de los Negros agrupaba en realidad a los amigos de los mulatos. Muchos mulatos se habían educado en la metrópoli, donde no eran víctimas de la discriminación que padecían en su propia tierra. Los mulatos tenían un nivel económico similar al de los blancos, pero con estatus social diferente. Y hasta el decreto revolucionario del 24 de septiembre de 1791, no podían ejercer las profesiones liberales ni presentar candidatos en la colonia.

Simultáneamente, los cielos de Haití se pintaban de negro. En las fiestas y banquetes de las autoridades, comerciantes, navieros, militares, aventureros, banqueros, diplomáticos, los esclavos con peluquín y disfrazados de meseros elegantes, oían con atención. A espaldas de los comensales (uno por silla), los negros oían que el pueblo francés debatía, que la Corte era incapaz, que los campesinos saqueaban las bodegas, que los pobres escupían al paso de los ricos, y que un tal Robespierre exigía el derecho de ciudadanía para los negros y mulatos.

Totalmente alborotados, los sirvientes retornaban a los barracones, donde las esclavas también aportaban información. Era común, en las haciendas, que las aburridas esposas de los colonos aliviasen el tedio confesando sus más íntimos secretos a las negras que, no menos aburridas, las abanicaban.

En la noche del 14 de agosto de 1791, un esclavo jamaiquino al que le decían Bouckman porque sabía leer (book man) celebró una ceremonia vudú en un bosque que era propiedad de su amo. Bouckman imploró la ayuda vengadora de los dioses negros contra los dioses blancos. Y aquí hay que destacar un dato subestimado por los historiadores a modo: muchos de los negros capturados en Africa occidental habían sido grandes guerreros. Por tanto, se consideraban prisioneros de guerra.

Bouckman murió asesinado por los franceses. Sin embargo, mulatos como André Rigaud, Vincent Ogy y su amigo Fleury (quienes poseían tierras y esclavos, pero defendían a los negros) se unieron a los hermanos Jacques y Jean Baptiste Chavannes, fogueados en la guerra de Independencia de Estados Unidos. Al finalizar la contienda, los hermanos Chavannes compraron armas en el país del norte y se marcharon a Haití.

Todos murieron ahorcados. Pero varias mechas quedaron encendidas. En el norte de la isla se levantaron los mulatos Jean Francois y Biassou y, en el centro, el esclavo Hyacinthe ofrecía un puesto de lucha a los negros fugados de las plantaciones. Los blancos que vivían en las haciendas empezaron a trasladar a sus familias a la ciudad. Decían que en las montañas y bosques de Haití, los tambores sonaban con inusitada y creciente intensidad.

Cuando las bandas de Francois y Biassou cruzaron a la parte occidental de la isla, España entró de lleno en el conflicto. En Santo Domingo, los alzados obtuvieron la libertad y se les reconoció grados militares. Entre los secretarios de Biassou iba Toussaint, negro esclavo de 49 años que curaba a enfermos y heridos.

Toussaint había trabajado de cochero en la plantación de un colono llamado Señor de Bréda. Cosa curiosa: de los pagos de Montesquieu. El amo de Toussaint era masón, y en la hacienda poseía una biblioteca en la que menudeaban los clásicos griegos, latinos y los enciclopedistas franceses. En la plantación, Toussaint recibió instrucción primaria, se convirtió al catolicismo y durante años, autorizado por el amo, frecuentó su biblioteca. Así se formó Toussaint L’Ouverture (El Iniciador), padre de la nación haitiana.

Y ahora, vamos al cine. En 1969, el italiano Gillo Pontecorvo filmó Queimada, poderosa metáfora de las distintas etapas de la revolución haitiana. La película empieza cuando en los muelles de una isla antillana que se halla bajo el dominio de una potencia rival de Inglaterra, un negro se acerca a un agente inglés, y le dice: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas?

III y último

Retengamos, por un instante, el universo subyacente en la frase que el negro le dirige al inglés en la película Queimada: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas? El ofrecimiento aparecerá en tres ocasiones, que bien pueden simbolizar las tres etapas de la revolución francesa, y la lucha anticolonial y antiesclavista de Haití.

1789-1791. Dado que los esclavos negros no son incluidos en la solemne proclamación de los Derechos del Hombre, los colonos blancos y mulatos ricos se adhieren a la revolución y libran una lucha a muerte por el poder de la colonia.

1792-1799. Los girondinos decretan la igualdad entre mulatos, negros libres y colonos blancos (marzo, 1792). De los esclavos, nada. Pero en agosto cambia la relación de fuerzas de la Asamblea, y los jacobinos rayan la cancha: inicio de la república, fin de la monarquía y decapitación del ciudadano Luis Capeto (Luis XVI).

En julio de 1793, frente al peligro de perder la colonia a manos de Inglaterra, los delegados de Robespierre proclaman la abolición de la esclavitud. Hecho que París formalizará recién en febrero de 1794, pues la burguesía revolucionaria no concebía la idea de liberar a los esclavos. Es el momento que en la novela de Alejo Carpentier, El Siglo de las Luces (1962), un personaje dice a otro (francés): Los negros no los esperaron a ustedes para proclamarse libres un número incalculable de veces.

Sigamos con Queimada. El negro carga con las maletas del agente inglés, y ambos entablan amistad. El inglés propone robar el oro depositado en un banco de la colonia. Se roban el oro y la banda es perseguida por las tropas coloniales. Luego, el agente propone el asalto al palacio. El golpe es exitoso y ahí empiezan los problemas verdaderos.

Convertido en líder, el negro preside un gabinete que el inglés ha integrado con los colonos que vivían de la esclavitud. El negro entiende la lengua de sus antiguos amos, pero nada del lenguaje leguleyo, nada. Se pelea con el inglés, abandona el poder y se larga al monte. El inglés concluye su tarea y, en el muelle, otro negro se le acerca: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas?

La paradoja es implícita: si Francia desea retener la colonia, debe apoyarse en los mulatos y los negros libres, pues los colonos blancos ya no responden a ninguna de las facciones revolucionarias, sino a las potencias enemigas de Francia, en cuya victoria confían.

Años después, el inglés regresa a la isla representando a una poderosa compañía azucarera. Misión: acabar con el ejército del negro, para lo cual propone a los blancos la ayuda de las tropas británicas. El líder rebelde es capturado y, en víspera de su ejecución, acosado por los remordimientos, el inglés decide liberarlo del cautiverio. El negro se rehúsa. Que su muerte sirva de ejemplo para que otros continúen la lucha.

Sin entender nada, el inglés emprende el camino de regreso a la civilización. Y en los muelles, otro negro le ofrece cargar con sus maletas. El agente sonríe con ironía y tristeza. Pero en el instante en que se agacha para dejar las maletas, el negro le asesta una puñalada mortal. La lucha apenas empieza.

Con Toussaint Louverture, los esclavos consiguen estrategia, disciplina y conducción. En sendas batallas que la historia universal continúa escamoteando, los negros de Louverture y Jean Jacques Dessalines derrotan a los ejércitos invasores de Inglaterra y España. En tanto, Napoleón da su famoso golpe de Estado y disuelve el Directorio (1799).

1800-1804. Louverture anuncia que el país se independiza para siempre de Francia y dicta la primera Constitución (1801). Desesperado, Napoleón restablece la esclavitud (1802) y envía a la isla la poderosa flota con 30 mil soldados profesionales que Dessalines y Alexander Petion derrotan el 12 de noviembre de 1803 (batalla de Vertieres).

Napoleón exclama: ¡Maldito azúcar, maldito café, malditas colonias! No sólo eso. Para afrontar los costos de la aventura militar en el Caribe, Francia se ve obligada a vender la Luisiana a Estados Unidos. El primero de enero de 1804 Haití proclama la independencia total. Y los negros anuncian el fin de las pretensiones imperiales de Francia en América.

Humillación que París jamás perdonará. Desde entonces, todos los gobiernos y repúblicas democráticas de Francia (y casi todos sus intelectuales avant la lettre) practican frente al drama de Haití una indiferencia y una crueldad diplomática tanto o más refinada que sus aromas de laboratorio.

En Historia contemporánea de América Latina” (Alianza, 1970, 548 páginas, libro de texto en universidades de América Latina y Europa) el argentino Tulio Halperin Donghi dedica sólo tres líneas y media a la revolución de Haití (p. 88). Y en las 435 de El espejo enterrado (FCE, 1992, con varias reimpresiones y millares de copias), Carlos Fuentes logra una síntesis mayor: una línea y media (p. 208).

El gran poeta de Martinica Aimé Cesaire apuntó en Discurso sobre el colonialismo (1955) que no se trata de desconocimiento, sino de “… conocimiento que filtra. Y el filtro sólo deja pasar aquello que sirve para cebar la buena conciencia burguesa”.

 

ACTUALITE EN HAITI

15 Avr

Haïti-post-séisme: la première dame d’Haïti s’engage pour l’éducation
HPN / Posté le 14 avril 2010

La Première dame d’Haïti a réitéré son engagement en faveur de l’éducation universelle en Haïti en montrant son intérêt pour la reprise des activités scolaires à Port-au-Prince.

Madame Elisabeth Préval qui a visité mercredi l’emplacement du collège George Marc où le chef de l’Etat avait achevé ses études secondaires, s’est dit particulièrement intéressée par le secteur de l’éducation dans la phase de reconstruction du pays.

« Je souhaite une amélioration de la qualité de l’éducation et je voudrais voir davantage d’enfants puissent avoir accès à l’école », a dit Elisabeth Delatour qui participe à des conférences avec l’université américaine George Washington.

Alors qu’elle visitait le chantier du collège George Marc détruit lors du tremblement de terre, Madame Préval a renouvelé son engagement en faveur des enfants.

« La priorité maintenant c’est l’assistance psychologique à donner aux enfants affectés par le séisme. C’est un problème ç gérer dans l’immédiat pour ne pas compromettre le potentiel de l’enfant et le futur de toute une génération », a-t-elle déclaré. « C’est urgent », a-t-elle ajouté.

Avec le programmes « Plas ti moune », la première dame d’Haïti a offert au lendemain du séisme un espace de récréation et d’encadrement à des centaines d’enfants dans deux centres à Port-au-Prince animés par des artistes, des musiciens et des psychologues.

Elisabeth Préval s’est par ailleurs félicitée des efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires pour favoriser la reprise des acticités scolaires à Port-au-Prince.

 

Haiti able to hold poll by year-end: Bill Clinton

By Michelle Nichols / Reuters
Wednesday, April 14, 2010; 7:26 PM

NEW YORK (Reuters) – Earthquake-devastated Haiti should be able to hold elections by the end of the year, U.N. envoy Bill Clinton said on Wednesday, as the impoverished Caribbean nation works to have a legitimate government in place to oversee its multibillion dollar reconstruction.

The former U.S. president said Haiti would need help to stage its presidential election and already-delayed legislative elections as it rebuilds after the January 12 earthquake that killed up to 300,000 people and decimated the country’s economy and infrastructure.

Organizing new elections is set to be a major task, but they are crucial to put in place a new parliament that will be legally empowered to spend relief aid. International donors have pledged nearly $10 billion for Haiti’s reconstruction.

"They will be able to have them," Clinton told Reuters in an interview to promote this weekend’s Clinton Global Initiative University in Miami, a philanthropic summit for students. "I expect that will be one of the things we don’t have to worry about."

The World Bank, working with the Inter-American Development Bank and the United Nations, will supervise a multi-donor trust fund through which the billions of dollars in rebuilding funds will flow to the Haitian government.

U.S. Secretary of State Hillary Clinton has urged Haiti to make holding elections a top priority to ensure the legitimacy and stability of the country’s government.

The earthquake destroyed the offices of the Electoral Council, members of the U.N. mission working with the commission were killed and election materials were buried. Many of Haiti’s government offices were also severely damaged in the earthquake, further slowing recovery efforts.

"You’ve got a massive transient population there, many of whom had a lot of their documents and identity proofs destroyed, so we need a little help putting the elections together, but we will get some experts in there," Clinton said.

More than one million people were left homeless after the magnitude 7.0 earthquake struck the capital Port-au-Prince, and aid groups are racing against a looming hurricane and rainy season to ensure they have adequate shelter.

Haitian President Rene Preval has said he would not seek to extend his term in office beyond its scheduled end on February 11, 2011, and that he was confident legislative elections — originally scheduled for February 28 this year — could be organized in time to ensure an orderly transition.

Ninety-eight of the 99 seats in the legislature’s Chamber of Deputies were to be at stake in the February election, along with one-third of the 30-member Senate. The vote for the remaining lower house seat had been set for a later date.

Presidential elections had been set for November, but it is unclear whether that will happen on schedule.

"Preval is particularly intent on having the capacity to hold the presidential elections. He thinks that’s the symbolic thing that proves that Haiti’s still committed to the path of democracy," said Clinton.

"I have spent a lot of time with the parliamentary leaders … and they feel the same way," he said. "They want to see their country rebuilt, or built anew if you will, while strengthening democracy, not weakening it."

Clinton, who also oversaw rebuilding in Indonesia, India, Thailand, Sri Lanka and the Maldives after the 2004 Indian Ocean tsunami, said Preval had already asked the United Nations for experts to advise Haiti on its elections.

 

La France apporte une contribution au budget d’Haïti
HPN / Posté le 14 avril 2010

Un accord sera signé ce jeudi entre la France et Haïti sur une subvention au gouvernement haïtien de plus de 5 millions d’euros d’aide budgétaire, a annoncé le service de presse de l’ambassade.

Les conventions seront signées par l’ambassadeur de France, M.Didier LE BRET , le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Ronald BAUDIN et le Directeur de l’Agence Française de développement à Port-au-Prince, Monsieur Patrick SALLES.

Il s’agit d’un montant total de 5,5 millions d’euros promis par le président français Nicolas Sarkozy pour l’exercice budgétaire 2010/2011.

Les fonds seront versés en une tranche, sur un compte spécifique du Trésor haïtien à la Banque de la République d’Haïti (BRH) ouvert à cet effet. Sur ce montant, un million d’euros portera sur des dépenses concernant les semences agricoles et/ou les engrais.

Selon l’ambassade, cette première subvention sera mise à la disposition du gouvernement haïtien moins de deux mois après le voyage en Haïti du Président Nicolas Sarkozy.

Le montant total de l’aide budgétaire française sera de 40 millions d’Euros. 20 millions en 2010 avec un premier versement effectué de 5 millions, 15 autres millions dans les prochaines semaines, les 20 restants début 2011.

Les 500 000 euros serviront à financer en urgence la mise en place de modules préfabriqués pour assurer le bon fonctionnement de l’Hôpital Universitaire d’Etat d’Haïti (HUEH).

Ce premier versement s’inscrit dans le care d’un engagement de la France à la reconstruction et à la modernisation de l’HUEH.

 

Haïti–Urbanisme : Pétion-ville au bord de l’explosion urbaine
HPN / Posté le 14 avril 2010

Pétion-ville peut connaitre une explosion urbaine sans précédent, conséquence de la relocalisation de certaines activités économiques et services de la capitale vers cette commune, et la réoccupation des rues par les détaillants.

Pétion-ville est devenue le principal centre d’activité commerciale de la zone métropolitaine compte tenu de la quasi destruction des infrastructures à la capitale, particulièrement au centre-ville de Port-au-Prince, le cœur des activités économiques de l’aire métropolitaine avant le 12 janvier.

Dans cette petite ville située au sud-est de la capitale étaient déjà concentrées de grandes places de ventes et les activités du secteur des services. Elle voyait déjà augmenter considérablement sa population bien avant le séisme de janvier dernier.

Sa situation s’est aggravée après la catastrophe, car beaucoup de commerçants de Port-au-Prince ont pour la plupart relocalisé leurs salles d’expositions dans l’ancienne Coupe charbonnière. Cela entraine de nouvelles affluences, des personnes venant en grande partie de la zone métropolitaine, et engendre un embouteillage monstre. La circulation en devient plus difficile, plus dense, dans les rues de la commune tout au long de la journée. Se rendre à Pétion-ville devient aussi plus difficile : les passagers se battent désormais pour grimper à bord des minibus, soit à l’allée soit au retour.

Des petits détaillants ont eux aussi laissé la capitale pour s’installer dans les rues de Pétion-ville, venant grossir les rangs de ceux déjà sur place. Le principal marché publique de Pétion-ville, le Marché la Coupe, ayant subi d’importants dommages, n’est plus ouvert aux marchands. Ainsi les détaillants reprennent leur place entre les rues Lambert et Rigaud, sur les vestiges de l’ancien « Marché Chada ».

A cela s’ajoute le fait que des déplacés occupent encore certaines rues et empêchent du coup la circulation dans ces secteurs, comme au Delmas 103, et à la rue Pinchinat.

L’augmentation des activités économiques dans une ville est toujours accompagnée de l’accroissement de la population, l’intensification de la circulation dans les centres urbains. Elle transforme du coup la vie dans la cité.

 

US Congress calls for elimination of Haiti’s estimated $828M in international debts

By Jim Abrams (CP)

WASHINGTON — Congress is calling for the United States to take the lead in relieving earthquake-shattered Haiti of its debts to international institutions.

The House approved by voice vote Wednesday and sent to President Barack Obama legislation that instructs U.S. directors at the International Monetary Fund and other global development institutions to use their votes and influence to cancel Haiti’s debt.

Debt relief is one of several approaches to helping Haiti recover from the January earthquake that took an estimated 230,000 lives.

Congress is considering legislation that would provide some $2.8 billion in new aid and the United Nations recently hosted a donors’ conference where nearly 50 nations pledged about $9.9 billion in assistance.

The debt relief bill, passed earlier by the Senate, would urge the immediate and complete cancellation of all debt owed by Haiti to multinational institutions. It would also recommend that for the next five years aid to Haiti be provided as grants rather than loans.

"There are many of us who look at this earthquake as opportunity," said Rep. Maxine Waters, D-Calif., sponsor of the measure. "We believe that there is now a real commitment by the world community to come to the aid of Haiti."

The Treasury said that at the beginning of March Haiti owed $828 million to multilateral development institutions. Since then, the Inter-American Development Bank, which Treasury said was owed some $447 million, announced it would forgive all of Haiti’s debt and convert undisbursed loans to the country into grants.

The World Bank has said it is cancelling the remaining $38 million in debt as part of a World Bank Group package of $479 million being made available to support Haiti’s recovery and development. Since 2005 all World Bank aid to Haiti has been in grant form.

The International Monetary Fund said after the donors’ conference in New York that it was preparing a proposal to organize debt relief for Haiti’s total outstanding debt of $271 million.

 

Citizen Conversation With…Former Haitian Prime Minister Michele Pierre-Louis

by Matt Bieber, News Writer on April 14, 2010 in Citizen Conversation with…

Photo courtesy of Taylor Chapman, MPP'11
Photo courtesy of Taylor Chapman, MPP’11

Interview conducted by Matt Bieber, MPP’11

What kinds of contributions do you think that Kennedy School students and the Harvard community more generally can make to Haiti right now, both for the country’s recovery in the short term and for its development in the long term?

In the short term, I think it would be interesting to propose field studies to the students. We need skills, we need competence – that we don’t always have – and it would be important if students here, who are acquiring knowledge in different fields, can come, let’s say, during the summer or when they have a break and participate in some projects, whether it be in health, in education, in environment, in reconstruction – housing, or infrastructure. There are going to be a lot of opportunities and at the same time there is a lack of resources at home in all these different fields.

We, on our side in Haiti, have to work on the framework of the projects, so that when they come, they know that they are going to be of use…and there’s not going to be any waste.

In the long run, perhaps more structural projects can come along. Also what the university here could do that would be very interesting – because all the universities in Port-au-Prince, where there’s a concentration of higher ed buildings, have been destroyed – is to set up with universities in Haiti some kind of distance learning program, especially in the scientific fields where we have a large deficit.

Also, I know that it’s very difficult for US universities in general to raise funds for the reconstruction of physical buildings, but they can perhaps find grants that can help us to set up labs, computer labs, scientific labs, even if they are small. That can be extremely helpful to students in Haiti, whether in Port-au-Prince or in other parts of the country, because I also believe now is the time for decentralization.

And then, of course, the field studies – that can be helpful to us, but also to the university, for research or development of models that can eventually be applied in Haiti. The university will also be part of the reconstruction process.

Thank you. I’d like to return to that in a moment, but first, I’d like to step back a bit. As you know, the US and Haiti have a very complicated historical relationship. Do you feel like Americans have an accurate picture of that history? And if not, what would you like to share?

That’s a very good question, you know. While I’m here, I’m working on a keynote speech that I’m going to give at John Carter Brown Library at Brown University on May 7, and this is exactly what I’m working on. They wanted a more specific subject, so I chose the trade relationship between the US and Haiti which started even before independence – before the US independence and during Haiti’s colonial time.

I went back to my history books and I am learning a lot. It’s a fascinating history, really, because it started early in the 16th century, and it’s so complex. But I don’t want to say too much now, and will come back to your question.

I think there are too many clichés about Haiti, too many stereotypes, and there’s a need, first and foremost for us, Haitians, to explain more the complexity of our country, the paradox that we live in, and to project a better image of Haiti. To me, the US – I’m talking about the government now – has an unchanged image of the country. It’s as if the Haiti of the time the US occupied Haiti from 1915-1939 has not really evolved. The policies that were applied then are barely reviewed and re-adapted, but they hardly take into consideration the complexity of today’s world.

There is a need for us to better explain our situation, and find relays like the US universities to convey the truth about the country. That will help to better explain the role the US can play in trying to help us come out of today’s catastrophic situation.

A lot of aid flowed into Haiti in the wake of the earthquake. Some observers are concerned what while lots of aid is focused on immediate humanitarian needs, not enough has been earmarked for long term or structural development and government capacity-building. Is the aid going to the right places? And if not, where should it be going?

When you look at a post-disaster situation, there is first the relief effort, the relief phase. You have to bring food, water, medicine to help the survivors. Today, it’s dramatic. We have one million people in the streets. They’ve lost everything they had. The relief effort is an important phase, but it is taking too long.

There are a lot of complaints on the part of the Haitian people. It’s not so much because there is not enough supply; it’s because the distribution is not coordinated, not properly coordinated. That’s also the responsibility of Haitians and that of the Haitian government. But the government seemed to have been in such a state of shock that it did not show any capacity to respond to the population’s needs at that particular time.

We had to take care of the dead; it’s true. We had to mourn our dead. We still have to go through the grieving process. But at the same time, we have to continue to save lives. And I think the lack of coordination is probably one factor that was most visible at the time.

Now, your question also had a very important aspect. Haiti will not develop with humanitarian aid. Haiti will develop with investment – investments that create jobs, jobs in the formal sector. And that’s not the type of jobs that are created now. Because there is so much to do after a disaster of such magnitude, the jobs being created are temporary – which is good in terms of giving people revenues right away so that they can get by – but at the same time they are not durable, sustainable in the long run. On the other hand, there has to be some coherence between what is being done for immediate relief and the long-term reconstruction process.

The long term has to do with investment – public and private investments, in infrastructure, in ports, in airports, housing, water, electricity, agribusiness etc. We have 1,800 kilometers of coast and we only have three ports. Look at what is happening now. The port of Port-au-Prince collapsed and there is only one international airport, with one runway, no taxi ways. That’s why the 82nd US Airborne came in and said, “Hey, there is going to be a disaster”. They took command. Within hours, we passed from having 10-12 flights a day to a hundred. And we were not at all ready to have that type of air traffic.

The German Public Policy Institute has argued that much of the perception that has shaped the international response has underestimated Haiti’s government capacity that was already in place – that there’s this oversimplified notion of Haiti as a failed state.

It is probably true, but we still have to reinforce the institutions. The government role is essential but we have to build local capacities. It can only be done through our acceptance of technical support, of technical assistance. It’s true for the justice system. It is true for the public works system, the education and health system.

So we should be open. That’s also one area where the Haitian-American students can be very helpful. They can have internships in the ministries and be helpful in different areas. We need to review some of our policies. It’s true. But sometimes, we have very good policies and have no way to implement them because we don’t have the administrators who are competent enough, that have the skills to implement those policies.

Women and girls remain deeply vulnerable in the wake of the earthquake. What can the government, NGOs, or other organizations do to ensure their safety, particularly against the threat of rape in tent cities and elsewhere?

There have been a lot of rapes in the camps and they’ve been recorded even by institutions like CARE. Four major women’s organizations have created a forum mostly for advocacy on violence against women. They have also created a clinic for women victims of rape, sexual harassment and other types of violence where they are given medical and psychological care. In that process, they also document the cases so that they can eventually bring the cases to court.

The forum’s advocacy campaign convinced the Haitian Parliament to adopt two new laws: one on adultery – because it was very discriminatory against women – so there’s more equity towards women; and then the law on rape, because rape was not a crime in Haiti. The women’s organizations have been working a lot since the earthquake, going to camps, registering the cases, and also helping with the psychologists they have working for them. These women’s groups are doing a very good job, and they try to work as closely as possible with the Ministry of Women’s Rights, so that the government is engaged also in that process.

Haiti’s a deeply religious country. Can you talk a little about the role that faith institutions and faith traditions have played in Haitians’ response to the earthquake?

I think the churches were really hit hard by the earthquake. Usually in a situation like this, the voice of the Catholic Church, the Methodist Church or the Episcopalian Church would have been heard right after, because they have a huge constituency in the country and have played, and continue to play such an important role in Haiti. Lots of people are wondering why they remained so silent.

The Catholic Church has paid a high price. The cathedral and practically all the churches in the capital have been destroyed. The archbishop died under the rubble. Lots of priests and an incredible number of nuns and parishioners died when the churches collapsed. So it’s a huge, huge disaster to the Catholic Church. Moreover, a lot of Catholic schools also collapsed and many students died in those schools.

I had at least three meetings with the Nuncio, the diplomatic representative of the Vatican, since the earthquake and the last one was with the Cardinal of Boston who was visiting Haiti a few weeks ago. The Catholic Church says that its priority is to rebuild the Catholic schools. But at the same time, they need to know what the government’s reconstruction plan is. Now, the Episcopalians also lost a lot. They had a beautiful cathedral with murals from the most prominent Haitian painters, as well as a school for the handicapped and a music school, all of which collapsed.

All this said, people are praying a lot, in the streets, in the public places, on the rubbles, you can hear the prayers, the chants, and the cries sometimes. They also go to the Vodou temples. Some [commentators] from some Protestant sects have tried to imply that Haiti and Haitians are paying for their wrongdoings. But of course, that has nothing to do with reality. In fact, a lot of us were upset with this kind of interpretation of a natural phenomenon and with this idea of blaming the victim.

Thank you very much for your time.

Thank you to you. I hope it was useful.

 

 Foule et bouscualde dans les stations d’essence
HPN / Posté le 14 avril 2010

Les produits pétroliers manquent toujours dnas les station-service où les Haïtiens continuent de faire la queue sous un chaud soleil.

Beaucoup de stations sont fermées et d’autres vendent au compte-gouttes des produits en rupture de stock depuis le commencement de la semaine.

La rareté de l’essence a provoqué de longs embouteillages dans les rues dela ville où le transport fonctionne au ralenti.

Les chauffeurs publics sont au bord de l’énervement. "la rareté n’est pas réelle, les pompistes veulent faire du marché noir", accusent certains.

D’autres estiment que les dirigeants n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour importe les produits.

 

La première tablette de chocolat Haïtien sort à Meudon

Communiqués

La première tablette de chocolat Haïtien sort à Meudon

Vendredi 16 avril, la première tablette fabriquée à partir de chocolat haïtien est mise en vente par la chocolaterie « Les chocolats de Bellevue » à Meudon. Cette première tablette est l’aboutissement d’un processus initié il y a un an par le Conseil général des Hauts-de-Seine en partenariat avec l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières.
Christophe BERTRAND, chocolatier à Meudon, met en vente cette semaine des tablettes façonnées à partir de
chocolat de couverture en provenance d’Haïti. La chocolaterie « Les chocolats de Bellevue » s’est associée dès le départ à la mobilisation des artisans chocolatiers des Hauts-de-Seine lancée en octobre 2009 par Jean-Paul DOVA, vice-président du Conseil général en charge des relations internationales, Daniel GOUPILLAT, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hauts-de-Seine, et Michel COTTET de Via Chocolat, un collectif de chocolatiers, pour que ces artisans réservent la meilleure place dans leurs achats au cacao Haïtien.
Une qualité irréprochable pour des débouchés croissants
En aidant des producteurs de cacao de la Région Nord d’Haïti, le Conseil général des Hautsde- Seine vise, dans le cadre de la politique de lutte contre la malnutrition et l’extrême pauvreté votée en avril 2008, à subvenir à leurs besoins essentiels et à les accompagner dans l’amélioration de leur production. En facilitant ainsi les débouchés pour ce produit, son action concourt à donner à ces populations pauvres la garantie de revenus futurs.
Contribuer à des plantations de qualité, donner les meilleurs conseils aux producteurs dans le traitement des fèves de cacao tout au long des étapes de cette filière, font partie des objectifs du Conseil général. Le résultat : la chocolaterie « Les chocolat de Bellevue » propose un chocolat puissant, à 75 % avec un véritable caractère, un gout de café ou de torréfaction très présent en attaque et une longueur en bouche. Un an après le lancement de cette action les résultats sont particulièrement satisfaisants.
Outre la commercialisation de tablette de chocolat par la chocolaterie Bellevue à Meudon, plusieurs actions sont en cours qui permettront d’offrir de réels débouchés au chocolat haïtien.
Ethicable, entreprise du commerce équitable au niveau national, a déjà acheté une dizaine de tonnes de pâte de cacao issue de la production Haïtienne soutenue par le Conseil général. Par ailleurs M. Delchet, transformateur implanté au PECQ (Yvelines), vient de recevoir sa première commande passée aux mêmes producteurs (2,5 tonnes). C’est une phase test pour ce transformateur qui veut participer à l’élaboration du meilleur produit haïtien. Une rencontre est prévue avec des représentants des producteurs haïtiens en déplacement en France au mois de mai.

Chocolaterie « Les chocolats de Bellevue »
10 rue Pierre Wacquant à Meudon
Conseil général des Hauts-de-Seine

 

“Nunca se perdonó a Haití que fuera el primero en abolir la esclavitud”

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Enrique Fuertes impartió una charla en Haití.

Enrique Fuertes impartió una charla en Haití. | MIGUEL GARCÍA

Charla de Enrique Fuertes en el Ramón y Cajal

Sara CIRIA / 15/04/2010

HUESCA.- Las jornadas culturales del Instituto Ramón y Cajal de Huesca, dedicadas al doscientos aniversario de la independencia latinoamericana, tienen una importante vertiente solidaria. La recaudación de la venta de "Recetas del mundo" y la entrada del Festival Latinoamericano del próximo 21 de abril se dedicará a la Escuela Buen Samaritano, en el barrio Cité Soleil de Puerto Príncipe. La asociación Huauquipura, junto a Yuca, Asociación Solidaridad, trabajan en la reconstrucción del centro escolar haitiano.

Enrique Fuertes, responsable de codesarrollo de Huauquipura, charló ayer con alumnos de primero y segundo de ESO sobre desigualdades y catástrofes naturales en Haití y República Dominicana. "Huauquipura" significa "fraternidad" en lengua quechua y pone nombre a una entidad aragonesa que lleva veinte años trabajando en cooperación al desarrollo. En Ecuador, República Dominicana, Togo, Costa de Marfil y Senegal están algunos de sus objetivos. Sin descuidar la atención a emergencias, abogan por una acción continuada. "Pensamos que la cooperación es algo que se debe tomar su tiempo. Tienen que ser programas de desarrollo y no solo cosas puntuales, sino trabajar seriamente en desarrollo integral".

La Escuela El Buen Samaritano, uno de sus proyectos en Haití, fue derruída por el terremoto que asoló hace tres meses el país. Su patio alberga ahora tiendas de campaña de mil residentes de la zona que se quedaron sin hogar. "La idea es apoyar la actividad de primeros auxilios y alimentar a estas personas. En un segundo momento se reconstruirá la escuelita", explicó el cooperante, que elogió la motivación y "ganas de apoyar" de los estudiantes.

Fuertes compartió con los jóvenes algunos aspectos de la "significativa y curiosa" historia de Haití. "En muchas cosas fueron los primeros, como en independizarse en Latinoamérica o en abolir la esclavitud y otras muchas cosas. Siempre ha sido un país con mucha capacidad de dominio sobre su propio destino, a no ser por las muchas injerencias exteriores, no solo terremotos, sino países europeos y Estados Unidos. También han tenido problemas con su vecino, República Dominicana". Fuertes considera que "nunca se le perdonó que aboliera la esclavitud, y tuvo una deuda externa que se mantiene hasta la actualidad". La charla dejó patente el contrasentido de que Haití atesora una gran historia y es a la vez el país más pobre de Latinoamérica. El ponente destacó que "la población haitiana es muy valiente, pero han sufrido muchas adversidades y es difícil que puedan salir adelante".

Quiso dejar claro además que "no son pobres porque quieren, o porque no quieran apostar por su país, sino todo lo contrario". Huauquipura dispone de una cuenta en Ibercaja para los que quieran colaborar con el proyecto en Haití. Es la 20850169170283677.

 

Atribuyen a problemas en refinería venezolana la escasez de combustible en Haití

Varias estaciones de venta de gasolina en Puerto Príncipe tuvieron que cerrar debido a la escasez del producto. En círculos cercanos a los distribuidores se afirma que las fallas en el suministro tendrían relación con problemas en una refinería de Pdvsa, la cual suministra el producto al país centroamericano

14 de abril 2010 | 09:14 pm – EFE

Perforación de pozo de petróleo | AFP

Varias estaciones de venta de combustibles tuvieron que cerrar este miércoles en Puerto Príncipe, debido a la escasez del producto, que obligó al Gobierno haitiano a fijar en 25 dólares la suma tope de carburante que puede adquirir un consumidor.
Frente a varias estaciones se formaron largas filas de vehículos y personas con recipientes en las manos y que se posicionaron a pesar de que las estaciones no funcionaban.
En estaciones de Delmas (sector norte de la capital), algunas personas dijeron a periodistas que llegaron desde las cinco de la mañana para tratar de lograr "un buen sitio" para adquirir el producto.
En Frères (este), transportistas públicos dejaron sus vehículos estacionados cerca de las bombas desde anoche.
Mientras que en las estaciones que aún siguen vendiendo combustibles en la capital y sus periferias se observó una gran cantidad de vehículos.
Un conductor explicó a Efe que, debido a la congestión, tuvo que atravesar varias calles de Pétion-Ville (periferia este) para abandonar la zona llamada "Ti Saint Pierre" donde una bomba estaba distribuyendo combustible a una gran cantidad de personas.
El Gobierno decidió fijar ayer en 25 dólares la cantidad de combustible que pueden vender las bombas a cada consumidor, según indicó la Asociación de Distribuidores de Productos Petróleos (Anadip).
Según la entidad, se tomó la medida para evitar que se agote la cantidad de combustible disponible en el país, hasta que llegue una nueva entrega.
El presidente de la Anadip, Randolph Rameau, explicó a los medios de comunicación que un barco cargado con petróleo, que debió llegar a la capital haitiana el domingo pasado, finalmente arribará entre el 18 y el 20 de abril al país caribeño, afectado el pasado 12 de enero por un sismo de 7 grados en la escala de Richter.
El Gobierno confirmó este miércoles que la situación no se normalizará hasta el 18 de abril cuando llegará un barco con 120.000 barriles de combustibles desde la isla caribeña de Antigua.
Según un comunicado conjunto del Ministerio de Economía y Finanzas y el de Comercio e Industria, el retraso se debió a "un incidente" que se produjo en el puerto de embarque.
Ambas carteras aseguraron que para este mes también está prevista la llegada de 200.000 barriles y para mayo 222.000.
Mientras tanto, algunas compañías de distribución fueron autorizadas a recibir combustible por vías terrestres desde República Dominicana, indicaron las entidades.
Dichas empresas, sin embargo, tuvieron que limitar el suministro a las estaciones de distribución.
El Gobierno recomendó no realizar "retención inútil" de carburante, al tiempo que aseguró que "el mercado será suministrado normalmente".
En los círculos cercanos a los distribuidores se afirma que la escasez en el suministro podría tener relación con problemas en una refinería de la compañía Petróleos de Venezuela S.A (PDVSA), la cual suministra el producto a Haití.
La venta de combustibles de Venezuela a Haití se realiza en el marco del acuerdo Petrocaribe, que permite a este último país comprar a precios preferenciales.
Los proveedores favorecen la compra de los derivados del petróleo en otros mercados para permitir conjurar la carencia del insumo.
En Haití, el producto considerado estratégico, es regulado por el Estado, que decide dónde comprarlo y a qué precio venderlo.