L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE EN HAITI

2 Avr

Histoire

Découverte inattendue dans un fonds d’archives

 

Une étudiante de l’université Duke de Durham, en Caroline du Nord, a retrouvé par hasard le seul exemplaire imprimé de la Déclaration d’Indépendance de Haïti en 1804, a annoncé la direction de l’établissement.

L’étudiante, Julia Gaffield, l’a découvert en février alors qu’elle examinait des documents aux Archives nationales britanniques à Londres. L’indépendance de Haïti, auparavant colonie française, a été proclamée le 1er janvier 1804.

Mais le pays n’a pas conservé une trace écrite de cette proclamation, selon l’université. Une copie fut imprimée dans les heures qui suivirent pour le gouverneur de Jamaïque et c’est cet exemplaire, considéré comme unique par les historiens, que Julia Gaffield a retrouvé.

 

1 Abril 2010, 12:29 AM

Rep.Dominicana donará US$ 50 millones a Haití

Carlos Morales Troncoso

Ayer empezó en la sede de las Naciones Unidas, en Nueva York, la Conferencia Internacional de Donantes “Hacia un Nuevo Futuro para Haití”

La República Dominicana se comprometió ayer en las Naciones Unidas a donar US$50 millones para la construcción de una nueva universidad en Haití y para mantener la asistencia humanitaria al pueblo haitiano, según lo anunció el Ministro de Relaciones Exteriores.

El anuncio fue hecho por el Ministro de Relaciones Exteriores, Carlos Morales Troncoso, durante la celebración de la Conferencia Internacional de Donantes “Hacia un Nuevo Futuro para Haití”, que se realiza en la sede de Naciones Unidas.

Con estos US$50 millones se elevarán a US$110 millones, los recursos que el Gobierno y el pueblo dominicanos proporcionan a Haití, luego del terremoto del pasado 12 de enero que dejó cientos de muertos, miles de heridos y la infraestructura de Puerto Príncipe prácticamente destruida.

A solo dos horas de ocurrido el sismo, las autoridades dominicanas habían desplegado en la vecina nación fuerzas para el rescate de las víctimas, lo que se convirtió sólo en el inicio de una ayuda que aumentó a US$60 millones con la instalación de 10 comedores económicos, la atención de miles de haitianos en los hospitales de República Dominicana y la disponibilidad de 10 aeropuertos nacionales para asegurar la prontitud de la solidaridad internacional.

Al dirigirse a la Asamblea General de las Naciones Unidas, el Canciller Morales Troncoso expresó que espera que este compromiso “sirva como otra muestra más de nuestra solidaridad inquebrantable con el pueblo y el gobierno haitianos, en la búsqueda del camino irreversible hacia el desarrollo humano sostenible”.

Dijo que el país alberga la esperanza de que la comunidad internacional sabrá encontrar un mecanismo de coordinación.

 

La Banque mondiale engage 500 millions de dollars sur 14 mois en Haïti

Banque Mondiale – 02/04/2010 16:40:00

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé qu’un montant de 479 millions de dollars sera disponible pour appuyer la reprise et le développement en Haïti jusqu’à la fin de juin 2011, y compris l’annulation totale de la dette due à la Banque mondiale. La Banque a confirmé par ailleurs qu’elle sera chargée de la gestion financière du Fonds multidonateurs pour la reconstruction d’Haïti.

Sur l’enveloppe globale de 479 millions de dollars, un montant de 250 millions de dollars représente de nouveaux financements. Ce montant comprend 151 millions de dollars sous forme de dons, 39 millions de dollars représentant l’annulation de la dette due à la Banque sur Haïti et 60 millions de dollars d’investissements du guichet du secteur privé de la Banque, la Société financière internationale (IFC).

« Cette situation nous donne l’occasion d’intervenir de manière différente. Nous pouvons créer un avenir meilleur pour Haïti, mais nous avons besoin d’engagements à long terme et d’un nouveau partenariat. Il ne s’agit pas simplement du volume des financements mobilisés, il s’agit d’obtenir des résultats concrets au profit du peuple haïtien grâce à la bonne gouvernance et à la coopération efficace des donateurs », a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

En raison de son expérience au plan international, il a été fait appel à la Banque mondiale pour servir d’agent financier du Fonds pour la reconstruction d’Haïti établi par le Gouvernement haïtien et les donateurs.

Le Fonds permettra à tous les partenaires, notamment les bailleurs de fonds bilatéraux, la Banque interaméricaine de développement et les Nations Unies d’oeuvrer de manière coordonnée, transparente et efficace, en prenant en compte les priorités du Gouvernement.

« L’expérience que la Banque a acquise à Aceh en Indonésie, après le tsunami, nous permettra de gérer le Fonds pour la reconstruction d’Haïti pour le compte du peuple haïtien et des donateurs. Nos mécanismes de contrôle et nos procédures permettront d’assurer le suivi des fonds. Et en mettant en commun leurs ressources dans un seul fonds, les donateurs réduiront considérablement la charge sur le Gouvernement d’Haïti », a ajouté Zoellick.

Quatorze pays donateurs – Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse – se sont engagés à fournir un montant supplémentaire de 39 millions de dollars pour annuler le reliquat des créances de la Banque sur Haïti.

« Les initiatives rapides et généreuses de ces 14 donateurs nous donnent la possibilité de nous concentrer pleinement sur le financement des besoins de reconstruction d’Haïti », a estimé Zoellick.

Considérations générales

L’action du Groupe de la Banque mondiale porte essentiellement sur la reconstruction, plutôt que sur le secours à la suite de la catastrophe. Depuis le tremblement de terre, la Banque mondiale a redéployé les projets existants au profit du peuple haïtien, fourni 70 000 repas scolaires par jour, et financé des petits projets permettant aux populations locales de dégager les débris et de commencer à reconstruire leurs propres maisons.

Le guichet du secteur privé du Groupe de la Banque, la Société financière internationale (IFC), compte investir environ 150 à 200 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans les secteurs prioritaires aux fins de promouvoir la croissance, notamment dans le secteur financier, les infrastructures, la logistique, les industries de transformation et les services.

Les nouveaux financements, jusqu’à la fin de 2011, sont alignés sur les priorités du Gouvernement dans le cadre du scénario après le tremblement de terre qui prévoit la reconstruction des infrastructures, la réduction de la vulnérabilité aux futures catastrophes, la création des possibilités économiques en dehors de Port-au-Prince et le renforcement de l’État haïtien. Le nouveau plan d’Haïti sera présenté à la Conférence internationale des donateurs pour un nouvel avenir en Haïti qui se tient ce 31 mars 2010 à New York.

Les concours financiers au-delà de juin 2011 sont en grande partie tributaires des décisions des donateurs concernant le financement de la prochaine reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA-16). L’IDA fournit des dons et des prêts à long terme sans intérêt aux 79 pays les plus pauvres. Zoellick a exhorté les donateurs à accorder une allocation spéciale à Haïti au titre d’IDA-16.

Au début de ce mois, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un don de l’IDA de 65 millions de dollars, préparé selon les procédures d’urgence accélérées, pour financer la reconstruction des infrastructures de transport et contribuer à rétablir les fonctions de base de l’État. Pendant ce temps, le Conseil d’administration de l’IFC a autorisé un programme de 35 millions de dollars d’investissements d’urgence dans six entreprises pour les aider à reprendre leurs activités, reconstruire les infrastructures, rétablir les approvisionnements et les services cruciaux, et pour appuyer l’accès au crédit par les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. Les 65 millions de dollars représentent la première tranche de l’aide d’urgence de 100 millions de dollars de la Banque, annoncée immédiatement après le tremblement de terre.

 

US, Cuba hold rare meeting at UN, with Haiti focus

Updated on Friday, April 02, 2010, 13:40 IST

New York: Cuban and US diplomats have held a rare meeting at the United Nations that focused on aid efforts for quake-hit Haiti, Cuban Foreign Minister Bruno Rodriguez Parrilla said.
The meeting on Wednesday between Rodriguez and Cheryl Mills, chief of staff to US Secretary of State Hillary
Clinton, "focused on rebuilding the health system of" Haiti, he said in a statement.

The encounter came on the sidelines of the UN donor conference for Haiti.
"Some cooperative activities have taken place between Cuba and the United States, in the effort to provide emergency care" following the earthquake, the minister said, adding that similar actions in the future are expected "to take place on the ground”.
The United States broke off diplomatic relations with the communist island in 1961, but US President Barack Obama has said he would seek to ease tensions with adversaries like Cuba.
In the days following the 7.0-magnitude quake that struck Haiti on January 12, killing more than 220,000 people and leaving 1.3 million more homeless, Cuba offered rare cooperation with
Washington by letting aid missions pass through its airspace and opening up its hospitals for victims.
Over the last year, the US administration has lifted travel and money transfer restrictions on Cuban-Americans with relatives in Cuba, although it has urged Havana to free political prisoners and improve political freedoms.
Last week, Obama slammed the government over political and
human rights repression and called for an end to the "clenched fist" policy against the Cuban people.
Some 50 international donors made a USD 9.9-billion pledge at the UN conference on Wednesday in a bid to help Haiti recover from the devastating earthquake.

 

Marcel Stoessel, chef de mission à Haïti pour l’ONG Oxfam

"Haïti a une chance unique dans son histoire"

LEMONDE.FR | 01.04.10 | 18h05  •  Mis à jour le 02.04.10 | 11h02

"Le 12 janvier, s'est ouvert un nouveau chapitre de l'histoire d'Haïti."

AP/Ramon Espinosa

"Le 12 janvier, s’est ouvert un nouveau chapitre de l’histoire d’Haïti."

Réunis à New York, mercredi 31 mars, les pays donateurs ont promis de consacrer près de 10 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) pour aider Haïti à se relever du séisme dévastateur du 12 janvier. Un montant supérieur aux attentes, donc "extrêmement satisfaisant" pour Marcel Stoessel, chef de mission à Haïti pour l’ONG Oxfam, qui estime que Haïti a là "une chance unique" d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.

Dix milliards de dollars d’aide, est-ce un montant suffisant pour reconstruire Haïti ?

Je ne pense pas que quelqu’un puisse dire exactement quel est le montant nécessaire pour aider Haïti, mais ce montant s’approche de l’évaluation des dommages. Vu les besoins énormes, immédiats comme à long terme, nous sommes très satisfaits du résultat de la conférence de New York, ce montant est supérieur à ce qui était généralement attendu.

Nous émettons cependant deux réserves. D’une part, il faut que cet argent promis soit réellement donné. Dans beaucoup de grandes urgences humanitaires, l’argent promis n’est pas arrivé en intégralité, comme par exemple lors de l’ouragan Mitch [qui avait tué plus de 9 000 personnes en Amérique en 1998]. A New York, il y avait des promesses de transparence sur ce sujet, avec un site web qui devrait permettre de suivre l’argent qui arrive sur le terrain.

D’autre part, il faut qu’il s’agisse d’argent nouveau. Il est arrivé dans le passé que de l’argent promis pour une cause représente l’argent qui était déjà affecté ailleurs et qui a été réorienté. Il pourrait s’agir soit d’argent déjà affecté à Haïti, dans des projets de développement antérieurs au séisme, soit d’argent affecté à d’autres crises humanitaires dans le monde. L’attention internationale et des médias est focalisée sur Haïti, mais nous ne devons pas oublier les autres pays qui subissent des catastrophes ou qui souffrent de la pauvreté. Nous avons observé, par exemple, après le tsunami [du 26 décembre 2004], qu’il était difficile d’obtenir suffisamment de fonds pour d’autres urgences dans le monde. Dans ce cas, le contrôle est beaucoup plus difficile, car nous n’avons pas accès aux comptes internes des organisations.

A quoi pourra servir cet argent ? Quels sont les besoins ?

L’argent va être utilisé sur le court terme et sur le long terme. Il y a toujours des besoins d’urgence, notamment dans le domaine de l’abri, qu’on doit continuer a suivre. Environ 5 milliards de dollars sont affectés pour les prochains dix-huit mois, et 5 milliards de dollars pour le plus long terme. Oxfam a réalisé une enquête d’un type inédit auprès de 1 700 Haïtiens pour connaître leurs besoins, et j’ai été très surpris du résultat : leur premières priorités sont l’emploi et l’éducation, ils veulent retourner au travail et éduquer leurs enfants.

La troisième priorité, c’est le logement, la quatrième le développement de la production nationale. Et là, il faut dire qu’il est important de décentraliser le pays. Haïti a beaucoup souffert de la centralisation politique, administrative et économique. Il faut développer les autres villes et la campagne, la production agricole. Il est vrai que beaucoup de problèmes étaient déjà présents avant le séisme, mais le 12 janvier s’est ouvert un nouveau chapitre pour le pays permettant d’avancer réellement le développement d’Haïti.

Comment va être affecté cet argent ?

Nous nous posons aussi la question, pour l’instant il semble qu’un fonds va être mis en place. Haïti détient ici une chance unique dans son histoire de se remettre sur pied et d’avancer sur beaucoup de sujets. C’est une énorme chance. Maintenant, ce dont le pays a besoin, ce n’est pas forcément de plus d’argent, mais d’assurer que cet argent atteigne les plus vulnérables et contribue véritablement à avancer le développement du pays. Le rôle du gouvernement haïtien et de la société civile est fondamental.

Le gouvernement commence à être plus actif, il faut aussi qu’il communique clairement et d’une manière efficace avec la population. C’est au gouvernement de prendre la reconstruction en charge, il connaît beaucoup mieux ce dont a besoin le pays que la communauté internationale.

Propos recueillis par Hélène Bekmezian

 

The worst-kept secret in Haiti …

By Andrew Gully / IOL.CO.ZA

Deep within the labyrinthine complex of huts at the UN logistics base in Haiti’s capital Port-au-Prince is a small office where staff sign up to stay on a cruise ship called the Ola Esmeralda.
For some this is smart, out-of-the-box thinking to accommodate aid workers in a hazardous post-quake environment, for others it is a blazing symbol of excess that shows just how out of touch the United Nations is from the task at hand.
There is a second smaller luxury ship, the Sea Voyager, berthed in port but also offering air-conditioned en suite rooms to hundreds of staff for a heavily subsidised rate of 40 dollars a night, including breakfast and dinner.
"It’s the best deal in town," a UN worker told AFP on condition of anonymity, refusing to comment on stories of late-night partying on the ships but saying the proper rate should be around 150 dollars.
A UN coordinator who started living on the Sea Voyager because her house was destroyed by the quake told AFP she was happy because she had stopped working endless hours and sleeping in her office.
"Obviously some people are complaining because it is a long way away, 40 minutes by bus, but it’s great, how can we complain, we have air-con, we have food, the mosquitoes are under control," she said.
The UN lost a record number of staff in the quake and has worked extremely hard since to place Haiti on the road to recovery but there is an obvious danger of perception regarding the bizarre accommodation arrangement.
The UN peacekeeping force MINUSTAH has long been viewed with suspicion here by the masses of urban poor and even if there is no other viable solution, it doesn’t look good.
"If the UN is living on a cruise ship, it is the perfect metaphor for how they are viewed here in the country," said Richard Morse, the 52-year-old owner of Port-au-Prince’s iconic Hotel Oloffson.
"If they think quake refugees should be living on cruise ships, then they should get cruise ships for the Haitian people, that’s all I’m saying. Unless of course I am misinterpreting this and they really are better than Haitians."
Sarah Muscroft, the deputy head of mission for the UN’s Organisation for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), said the reason ships were being used was because member states insisted on safe housing for staff.
"That is the reason why there is a boat here because the member states have basically said you have to have our nationals who work for you in non-prefab buildings," Muscroft said.
Informed sources told AFP that the 1 200-ton, 175-foot Sea Voyager is on a three-month lease that started mid-February, while the Ola Esmeralda is on a six-month lease from mid-March.
The 11 000-ton, 140-metre (460-foot) long Ola Esmeralda had two bars, a casino, three restaurants and an outdoor pool back in its heyday as a cruise ship, when it was known as the Black Prince.
At least one bar still operates, providing UN workers with the chance to unwind in a secure environment offshore, well away from the putrid camps where hundreds of thousands of survivors struggle to eke out a post-quake existence.
It is this detachment from the people they are supposed to be trying to protect that infuriates Morse, who said MINUSTAH should just leave if they are not going to help the Haitian poor.
"The UN mandate here is to keep the urban poor in check, that’s their mandate here, their mandate is not to keep the elites from being corrupt, their mandate is not to keep the Haitian government from being corrupt," he said.
"Maybe not everyone can articulate it, but if you sit down in a conversation and you are speaking Creole with some people, you are going to hear them end up criticising the UN."
Megan B, a medical officer on the Sea Voyager described on her blog site on February 16 the first arrivals for the floating hotel.
"15 UN people came aboard for the night. They were so excited just to be able to take a shower, and have water that stayed warm.
The following Sunday she wrote: "Most of the people spend time in the bar, and do that each night. After working all day in Haiti, so would I. These people like to party. That is for sure."
Muscroft said the UN was well aware of the problems of perception but admitted: "In reality it’s quite difficult to make sure that that is at the forefront of what we’re doing all the time."
– Sapa-AFP

 

Rebuilding Haiti depends on redeveloping Haiti’s government

Campbell Clark / The Globe and Mail / Wednesday, March 31, 2010

Billions have been pledged but the international community has a delicate role in shaping a fledgling bureaucracy into effective administrators.

The world has pinned its hopes for the future of Haiti on a mirage: a government that barely exists. It had little choice.

On Wednesday, an ambitious $5.3-billion (U.S.), two-year reconstruction plan was unveiled at a UN-sponsored conference on Haiti. Beyond the pledges of billions and former U.S. president Bill Clinton’s salesmanship, one thing was made clear: The rebuilding must be directed by Haiti’s government, and the money must flow through it.

The trouble is, no one believes Haiti’s government alone is capable of handling the massive task of guiding the reconstruction of the quake-shattered country.

“This is a facade,” said Robert Fatton Jr., a Haitian-American expert at the University of Virginia. “The reality is that the government is invisible.”

Yet if there is to be any hope of breaking the cycle of aid dependency that has haunted the impoverished nation, building up Haiti’s government to the point where it can manage its own affairs is critical. Unless that succeeds, de facto trusteeship, perhaps even direct responsibility for the country, could last for years.

In Haiti, the world faces a conundrum that bedevils efforts to assist any country with a weak government, from Afghanistan to Sierra Leone. Lasting progress is impossible unless temporary aid projects can be transformed into permanent public services.

In Afghanistan, Canadian development officials have been frustrated for years by a weak and corrupt government and have been tempted to work around it using local leaders, even though the mission’s goal is to develop the very government they seek to avoid. In safer places, building up weak governments has taken far longer than building roads and schools.

Even before the January earthquake flattened government buildings in Port-au-Prince, Haiti’s government was ineffective to the point of being unable to spend the aid dollars that poured in.

“They don’t have project officers, accountants, program managers, engineers. Run down the line, they don’t have it,” said Carlo Dade, executive director of the Canadian Foundation for the Americas.

Funds backed up because bureaucrats couldn’t sort out how to spend them, and money was wasted by bad planning. Without proper controls, some disappeared to corruption.

With literally thousands of aid agencies and programs funded by several countries, Haiti has a plethora of do-gooders. But advances before January’s earthquake were modest.

Politics is partly to blame. U.S. opponents of former Haitian president Jean-Bertrand Aristide had funds directed to non-governmental aid agencies in Haiti, rather than the government. The government therefore remained not only underfunded, but inexperienced at delivering programs to improve the country. Over time, pumping money through the feeble Haitian government seemed to donors a sure way to invite waste and abuse.

Now, seeing the earthquake as an opportunity to build a better country – “to create a new Haiti,” in the words of UN Secretary-General Ban Ki-moon – the international community is pouring in billions more.

At Wednesday’s conference at the United Nations in New York, the United States pledged $1.15-billion, the European Union $1.24-billion, and the World Bank $495-million. International Co-operation Minister Bev Oda announced Canada will commit an additional $400-million over two years.

Much will be funnelled through a single trust fund, with reconstruction managed by a commission co-chaired by Mr. Clinton and Haitian President René Préval. In theory, the fund will increasingly be directed by Haiti’s government.

But Mr. Dade warns that unless the donors send armies of technocrats to mentor the Haitian bureaucracy, it will end as another failed effort. Money will be wasted and NGOs and foreign governments will still be working on projects years from now, leaving Haiti’s government more ineffective than ever.

At that point, responsibility for a desperately poor country with a history of civil conflict might end up directly with the international community. But the country’s problems still won’t be solved overnight, and foreign trustees won’t be welcome long.

“If ultimately things fall apart, what you will eventually get is a full-fledged trusteeship,” Mr. Fatton said. “But it’s not going to change everything in two months or a year. And people will very quickly become disaffected.”

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