L’ESSENTIEL

9 Avr

La chambre basse accorde les 18 mois à Préval
HPN / Posté le 8 avril 2010

Sans surprise, le projet de loi d’urgence post-séisme passe avec 43 voix pour, 5 contre et 8 abstentions à la chambre basse, mais l’Exécutif devra attendre la chambre haute, là où ce sera plus corsé, selon plusieurs observateurs.

La séance du jour a commencé dans un contexte de manifestation devant le local d’emprunt du parlement, l’académie de police, à Frères. Des dizaines de protestataires défendaient aux députés de voter en faveur de cette loi dont l’article 14, jugent-ils, signe la mise sous tutelle du pays.

Cet article, en effet, prévoit l’instauration d’une commission intérimaire pour la reconstruction composée de 10 étrangers et de 7 Haïtiens avec, à sa tête, l’ex-président américain Bill Clinton, par ailleurs commissaire spécial de l’ONU en Haïti, et Jean Max Bellerive, chef du gouvernement haïtien.

« C’est une structure de transparence et non de mise sous tutelle », avait défendu ce dernier, apportant des précisions sur les prévisions sur l’article de discorde.

Malgré les protestations de certains députés contre le projet approuvé, plusieurs observateurs avaient parié sur le dénouement du jour, alors que l’inverse est craint à la chambre des sénateurs.

 

Haïti-Séisme-Education : Les écoles en chantier
HPN / Posté le 8 avril 2010

La plupart des institutions scolaires n’ont pas pu relancer leurs activités le 5 avril dernier. La raison est qu’elles sont encore en chantier, avons-nous constaté.

Plusieurs grandes institutions scolaires comme le Collège Canado-Haïtien ont été fortement fissurées ou détruites, d’autres tiennent encore debout mais, étant en béton et construit sur plusieurs étages, les élèves refusent d’y entrer.

La solution consiste donc à reconstruire. Eriger des hangars en bois et en tôle pour accueillir les milliers d’écoliers encore traumatisés par les images des écoles effondrées le 12 janvier 2010.

Sur la route de Turgeau, quartier est de la capitale, le Collège Canado-Haïtien s’aménage un espace de fonctionnement à quelques mètres du Collège St-Jean l’Evangéliste. Ces deux établissements scolaires de renom, naguère logés à l’intérieur de beaux bâtiments en béton, se transforment en des hangars en bois et en tôlé sur lesquels les marteaux des ouvriers s’acharnaient encore ce mercredi 7 avril.

C’est le même constat au niveau de plusieurs autres écoles du centre-ville de Port-au-Prince comme la section primaire de l’Institution St-Louis de Gonzague qui se reconstruit dans sa grande cour en dépit du fait que quelques-uns de ses bâtiments tiennent encore debout.

Les propriétaires de ces écoles prévoient de reprendre leurs activités une fois leur reconstruction finie. Certains se donnent le début de la semaine prochaine pour faire entrer leurs élèves dans leurs nouveaux locaux en proposant des activités psychosociales.

 

Reconstruir Haití no es suficiente, hay que transformar sus pilares, dice la FEM

Por Agencia EFE – Hace 1 hora.

Cartagena (Colombia), 8 abr (EFE).- Haití no sólo necesita ayuda para reconstruir sus infraestructuras sino también apoyo para transformar los pilares de su sociedad, crear un liderazgo creíble y un sistema transparente que le permita ser viable en términos de desarrollo.

Esas fueron las principales conclusiones de un debate celebrado hoy durante el Foro Económico Mundial (FEM) Latinoamérica 2010, en Cartagena de Indias, en el que se trató la situación de Haití tras el terremoto del 12 de enero pasado.

En el debate participaron, entre otros, el mandatario dominicano, Leonel Fernández, y el presidente del Banco Interamericano de Desarrollo (BID), Luis Alberto Moreno.

"No es solo una recuperación en términos de una infraestructura física, también tiene mucho que ver con la gobernanza, con la creación de un estado de derecho, un sistema transparente que inspire confianza", dijo Fernández.

Agregó que para que Haití sea un país viable necesita tener instituciones fuertes, un liderazgo creíble, "un plan y una visión de futuro en términos de desarrollo económico y social".

"En estos momentos hay que pensar en una segunda etapa que tiene que ver con la recuperación, la reconstrucción y la vuelta al crecimiento económico sostenido de Haití", manifestó el dominicano.

Según Fernández, ésta es una oportunidad para que los haitianos se levanten de las ruinas, pero también para que la empresa privada pueda llevar a cabo "inversiones rentables" en ese país.

El mandatario dominicano agregó que otro de los temas centrales es el medioambiental, ya que cuando Haití se compara con República Dominicana "se siente un país devastado medioambientalmente, hay un brutal proceso de devastación".

A su turno, el presidente del BID, el colombiano Luis Alberto Moreno, señaló que gracias al liderazgo de Fernández se han superado las tensiones históricas entre dominicanos y haitianos, países que comparten la isla La Española.

Esas diferencias se han convertido "por el contrario en una fortaleza y habla mucho del liderazgo del presidente Fernández y su Gobierno", añadió.

Moreno precisó que los costos para reconstruir Haití representan el 120 por ciento del Producto Interno Bruto (PIB) del país caribeño.

"Aquí hay una gran oportunidad de empezar un nivel de educación totalmente diferente (…) este es uno de los grandes retos de la comunidad internacional", subrayó.

El primer ministro de Barbados, John Howard Thompson, quien también participó en el debate, dijo que existe una necesidad básica de reconstruir "la estructura de gobernabilidad" en Haití, y para ello se debe tener un plan "consistente" con lo que el país necesita y sobre cómo se van a canalizar los recursos.

Thompson coincidió en que no solo es importante reconstruir la infraestructura, sino ver qué posibilidades hay de hacer un cambio en la población, es decir, "que salgan de la ciudad y vayan a zonas rurales y cierta ingeniería social que es una tarea sumamente importante".

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Haïti: plus d’un million de sinistrés ont reçu des tentes et des bâches

PORT-AU-PRINCE, 8 avr 2010 (AFP) – Plus d’un million d’Haïtiens, soit 90% des habitants qui ont été jetés à la rue en raison du séisme de janvier, ont reçu du matériel pour s’abriter, tentes ou bâches, a annoncé jeudi l’ONU qui s’est lancée dans une course contre la montre avant la saison des pluies.

Au rythme actuel, les personnes qui dorment dans la rue depuis le 12 janvier auront toutes reçu de quoi se protéger d’ici le 1er mai, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un communiqué. La saison des pluies est imminente et beaucoup craignent une nouvelle catastrophe humanitaire, soulignant la vulnérabilité d’Haïti, déjà avant le séisme qui a fait au moins 220.000 morts. Environ 40% des milliers de maisons qui ont été inspectées par des ingénieurs —du gouvernement haïtien, d’ONG, ou de l’ONU— ont été déclarées habitables, souligne l’OCHA. Au total, 1.371 camps de déplacés ont été répertoriés dans le pays le plus pauvre des Amériques, dont 51 accueillant plus de 5.000 personnes ont été déclarés "prioritaires" pour la "déconcentration". Sept camps de Port-au-Prince ont notamment été déclarés à "hauts risques" en raison des menaces d’inondations ou de glissements de terrain. Les volontaires au départ d’un de ces camps, situé sur le terrain du Club de Golf de Pétion-Ville, pourront rejoindre à partir de samedi un autre campement de 7.450 hectares, baptisé "Corail", que l’ONU vient d’installer à 20 km de Port-au-Prince et qui est prêt à accueillir 8.000 personnes. Les candidats au départ devront apporter leurs tentes dans ce nouveau camp équipé de douches, latrines, points d’eau et d’une école. Un autre site, Tabarre Issa, capable d’accueillir 500 familles, doit ouvrir à la mi-avril, a précisé l’OCHA.

 

Reitera UNESCO reto para la humanidad en caso de Haití

Cubadebate.cu / 8 Abril 2010

UNESCOLa Organización de Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO) reiteró el reto que constituye para la humanidad el caso de Haití, devastado por un violento terremoto en enero pasado.

Durante el 184 Consejo Ejecutivo de la UNESCO que tiene lugar en su sede principal de París, su directora general, Irina Bokova, recalcó hoy que la solidaridad y la cooperación son prioridades para ayudar a la reconstrucción de la nación caribeña.

Señaló que el organismo de la ONU que encabeza tiene la voluntad de dar un seguimiento permanente a la situación haitiana a partir de sus compromisos con la educación, las comunicaciones, la cultura y las ciencias.

Irina Bokova promovió en febrero y marzo dos encuentros con intelectuales de diversos países y personalidades de Haití en esta capital, con el objetivo de identificar los asuntos más perentorios a resolver y hacer un llamado para donaciones.

De otro lado, se refirió a dos temas preponderantes en la UNESCO de forma global, Africa y la Igualdad de Género, además de otros cinco grandes programas de la entidad con acento en la educación como parte de los Objetivos del Milenio.

También en las deliberaciones del Consejo Ejecutivo, la titular aprovechó la ocasión para destacar la relevancia de los problemas relacionados con el cambio climático y el papel promocional y de conocimiento público a jugar por la UNESCO.

Igualmente volvió sobre su iniciativa de mantener periódicamente los debates del Panel de Alto Nivel sobre la Cultura de Paz y el Diálogo entre las Civilizaciones.

En la jornada, delegaciones de Cuba, Venezuela y Vietnam, entre otros, pronunciaron sus respectivos discursos.

 

Haïti: l’UNESCO associée à la définition d’un programme scolaire d’urgence

  2010-04-09 09:41:03  xinhua

Avec le soutien de l’UNESCO, un programme spécial a été défini par le ministère haïtien de l’Education nationale et de la Formation professionnelle afin de prendre en compte le traumatisme et les bouleversements subis à la fois par les enfants et les enseignants, a annoncé jeudi l’organisation dans un communiqué.

Ce programme, mis au point lors d’un séminaire qui s’est tenu les 25 et 26 mars, concernera 600.000 élèves des niveaux primaire et secondaire. "Il s’agit de mettre d’avantage l’accent sur des objectifs essentiels", a expliqué Jackson Pleteau, directeur de l’enseignement secondaire au ministère. "Pour cela, nous avons défini un socle de connaissances que les enfants doivent maîtriser pour passer d’une classe à l’autre. Nous envisageons aussi d’introduire certaines parties de l’enseignement l’année prochaine en classe supérieure". 

En vertu de ce nouveau programme, l’instruction reprendra par étapes en commençant par des activités "psychosociales", telles que le chant, la danse et l’expression créative pour aider les enfants à faire face à la tension extrême qu’ils ont subie à la suite du tremblement de terre. Ils recevront également un enseignement sur le phénomène des séismes, avant de reprendre l’apprentissage classique par la suite. Le ministère prévoit un programme condensé en 18 semaines afin de valider l’année scolaire qui s’achèvera en août, indique le communiqué.

Selon l’UNESCO, les écoliers de Port-au-Prince ont commencé à retourner en classe cette semaine, trois mois après le séisme meurtrier du 12 janvier, mais rentrée ne concerne cependant qu’un nombre limité d’établissements et seulement un petit nombre d’enfants ont effectivement repris le chemin de l’école.

Dans l’ensemble du pays, le séisme a tué environ 38.000 écoliers et étudiants ainsi que 1.300 enseignants et personnels de l’éducation. Le ministère de l’Education nationale a également été détruit, ainsi que 4.000 écoles, soit près de 80% des établissements scolaires de la région de Port-au-Prince, selon le bilan établi par l’UNESCO.

 

Haiti-Reconstruction : La Culture Anti-Misère Doit Etre la Priorité

Par Franck Laraque [1] / AlterPresse le 8 avril 2010

Avant de définir cette culture anti-misère, considérons les solutions offertes par les dirigeants nationaux et internationaux ainsi que leurs thuriféraires face au séisme du 12 janvier 2010. Quel est grosso modo le bilan de cette catastrophe apocalyptique : Port-au-Prince, La Croix-des-Bouquets, Léogane, Jacmel et d’autres villes, en grande partie un amas de décombres. Sous ces décombres plus de 200 000 cadavres dont certaines dépouilles sont jetées comme ordures dans des fosses communes. Plus de 200 000 survivants, dont beaucoup seront amputés, sans abri, sans nourriture, sans soins médicaux. Des orphelins et des parents angoissés, désespérés devant tant de pertes de vies et de dégâts matériels. Un gouvernement absent, incompétent, déprédateur qui, comme nous l’avons plusieurs fois montré, avait ruiné l’économie du pays et causé les émeutes de la faim. Inutile donc de lire leurs recommandations. Quels plans l’ONU et son représentant principal en Haïti, l’ancien Président Bill Clinton et les pays dits amis mettent-ils sur le tapis. ? Le rejet du néolibéralisme qu’ils ont enfoncé dans la gorge du pays avec les résultats néfastes de la globalisation et de la privatisation ? Nenni. Plutôt son renforcement grâce à la technologie moderne.

Clinton et le cellulaire miraculeux

Au cours d’une séance du comité des Affaires étrangères du sénat américain, Clinton a admis sa culpabilité dans l’effondrement de la production du riz haïtien, par l’abaissement du tarif douanier haïtien à l’importation, en 1973, au profit des producteurs de riz américain. Une demi-vérité puisque cette réduction de tarif n’a pas seulement détruit la production de riz mais toute la production alimentaire haïtienne. Il prétend que c’était une erreur. On peut, à bon droit, en douter. Un président aussi intelligent que Clinton n’envoie pas 20 000 soldats en Haïti par erreur mais pour y instaurer le Programme d’Ajustement Structurel qui déstabilise l’économie des pays ciblés au profit des E.U. Le gouvernement haïtien n’a pas été moins coupable. Fritz Deshommes économiste et vice-recteur à la recherche de l’Université d’Etat d’Haïti explique : « Il y a eu en 1994/1995, dans le cadre de la problématique du retour à la démocratie, les impositions faites par les puissances qui incluaient une baisse des tarifs douaniers. Et Haïti a été encore plus loin en appliquant le tarif zéro. Si bien que j’ai moi-même rencontré des personnes de la BM et de la BID qui me disaient : dites à votre gouvernement que l’on en demande pas tant ! » [2]. L’aveu de Clinton paraîtrait sincère s’il annonçait le rejet du système néolibéral coupable. Mais il n’en est pas du tout question. Ses regrets sont tout simplement des larmes du crocodile étoilé dévorant sa proie. Avant d’aborder son effarante solution, il faut remarquer à son crédit son incroyable capacité de fund-raising pour les milliards de dollars que réclame la reconstruction après ce séisme. (Rayi chen di dan l blanch dirait Fanfan, la tulipe à l’oreille gauche). Là où le bât blesse, c’est sa vision pour la refondation du pays. Il faut qu’Haïti soit le premier pays au monde à connexion sans-fil. Chaque Haïtien même dans les régions les plus reculées aura son portable. Il pourra ainsi avoir accès à l’ordinateur pour l’éducation et le commerce en ligne. Le paysan juché sur sa montagne la plus isolée aura la possibilité de recevoir les toutes dernières informations comme le gars au coin d’une rue de Manhattan. Un véritable conte de fée. Le relèvement économique est garanti, non pas dans l’intérêt des agences de cellulaires en Haïti que possèdent républicains et démocrates, parmi lesquels Madame Clinton et des Kennedy. C’est la bourde que le « tzar de la co-reconstruction » veut faire avaler. Le téléphone à chaque gueule devient magique, partant nourricier, dans le pays de l’imaginaire. Sans oublier la dispersion des usines d’assemblage et des ateliers de sueur dans les provinces pour favoriser la décentralisation de la pauvreté. Et moutons de Panurge d’applaudir. Personne pour dire à Clinton que nous ne sommes pas des cons.

L’ONU et la culture salvatrice

L’UNESCO (Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science, et la culture) se devait de justifier son nom à Paris, le lieu par excellence de la culture occidentale. Adoptant le slogan : « La culture sauvera Haïti », elle a organisé, en mars dernier, une séance spéciale à cette fin. De quelle culture s’agissait-il ? La plupart des grands pontifes ont, comme le voulait l’Unesco, plaidé en faveur de la culture des belles-lettres et des beaux-arts. Voilà notre point de contention. Sans nier l’importance des belles lettres et des beaux-arts, nous pensons qu’ils sont des facteurs d’expansion de l’économie, des éléments de la superstructure de la structure économique et non pas des facteurs de la création de celle-ci comme l’ont prétendu des orateurs. A notre connaissance il n’y a pas de pays où la culture des belles lettres ait précédé la culture dans son sens étymologique, la culture de la terre, le développement économique. En parlant de cette réunion à Paris, rappelons que Sully, l’illustre conseiller d’Henri IV, roi de France, affirmait, en 1606, « Le Labourage et le Pastourage, voilà les deux mamelles de la France ». Il a, en outre contribué à la création de routes, de ponts et d’autres infrastructures.

L a Culture Anti-Misère

Le choix d’une culture des belles-lettres et beaux-arts dans le maintien du système néolibéral amélioré ou le choix d’une culture anti-misère rejetant le néolibéralisme pour l’adoption d’un système donnant la priorité au développement agricole à partir des régions rurales n’est pas un choix sémantique. Il détermine lequel de ces deux choix est le plus capable d’affranchir tout individu de la faim et de lui garantir les droits jugés fondamentaux par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de l’ONU : droit à la nourriture, droit au logement, droit à l’emploi, droit à la santé, droit aux vêtements, droit à l’éducation, droit à l’égalité sociale. Notre choix porte sur ce deuxième concept, à contre-courant des préférences de l’ONU, de Clinton, des pays amis et de leurs alliés internationaux et nationaux. Ce choix est celui adopté le 18 mars écoulé dans la « Position des mouvements sociaux haïtiens sur le processus de ‘reconstruction’ d’Haïti » par plus de cinquante associations paysannes et urbaines qui ont opté pour un « processus alternatif » recommandant les ruptures suivantes : rupture avec l’exclusion, rupture avec la dépendance économique, rupture avec la centralisation excessive du pouvoir et des services publics, rupture avec les rapports actuels de la propriété de la terre. Ce processus inclut des recommandations sur l’éducation publique, la valorisation de la langue créole, la protection de l’environnement, la santé, une justice égalitaire, la gouvernance de l’Etat, les relations internationales et la mobilisation des masses pour la défense de leurs intérêts. La présentation du professeur Alex Dupuy, a souligné des recommandations similaires mais sa voix et celle de l’ancien ministre de la Culture et cinéaste, Raoul Peck, semblent avoir été des cris isolés à la séance de l’UNESCO qui, à tout le moins, a rendu hommage à la créativité de « notre trésor national, Frankétienne » dans le domaine de la littérature, de la peinture et de l’éducation.

Nous voulons espérer que les journalistes, animateurs de radio et internautes « progressistes » cesseront de donner la préférence à la diffusion des écrits et interventions des partisans du statu quo et accorderont désormais une plus grande place à la vulgarisation des idées et actions qui luttent pour un changement radical et la viabilité d’un développement alternatif en Haïti.

[1] Professeur Emérite, City College, New York

[2] Interview de Fritz Deshommes par Sophie Perchellet in « Haïti Liberté » 31mars-6avril 2010

 

Haitian ambassador visits UCLA to thank nurses, others for earthquake relief efforts

Also outlines Haiti’s rebuilding strategy at UCLA International Institute talk

By Letisia Marquez April 08, 2010

Raymond Alcide Joseph

Ambassador Raymond Alcide Joseph

In the days following the devastating 7.0 earthquake that struck Haiti on Jan. 12, UCLA medical personnel scrambled to provide whatever assistance they could to the beleaguered country.

"From the first footage I saw of the catastrophe, I was thinking, ‘I wish I could go help,’" recalled Dr. Bita Zadeh, a UCLA anesthesiologist.

A little more than a month later, Zadeh got her chance. As part of UCLA’s volunteer effort Operation Haiti, she and nine others, including six nurses from the UCLA School of Nursing, traveled to the island, where they spent two weeks providing critical care and comfort to those injured in the quake and its aftermath.

On Thursday, April 8, Raymond Alcide Joseph, Haiti’s ambassador to the United States, visited UCLA to express his gratitute to the Operation Haiti team and other UCLA medical personnel who volunteered for relief efforts and raised money in the wake of the devastation.

"I’m here today to say thank you to all of you who gave your time, your heart — I can see that here — who gave of yourself for my people, who have become your people," Joseph said at an event at the School of Nursing.

UCLA’s assistance to Haiti had also included half a ton of medical and surgical supplies sent immediately following the earthquake by the UCLA Health System and paid for by anonymous donors.

Joseph urged the UCLA community to continue helping the Haitian people, 1.2 million of whom are now homeless as a result of the quake. There are also 165,000 victims who are pregnant, 1 million children who are orphaned or who lost a parent, and more than 35,000 amputees.

Barbara Bates-Jensen, an Operation Haiti volunteer and associate professor at the School of Nursing and the David Geffen School of Medicine Division of Geriatrics, said she plans to return to Haiti in May and eventually wants to train nurses and doctors to treat critical wounds.

"It was one of the best experiences of my life, and I saw some of the worst things I’ve seen in my life," said Bates-Jensen, who worked 16-hour days treating the injured and who spoke of her experiences in a UCLA video. She handled a variety of injuries, including botched amputations and surgeries.

"[The Haitian people] were just phenomenally powerful in their understanding of the tragedy that beset them and their handling of it," she said. "Their graciousness was just overwhelming."

Bates-Jensen was part of UCLA team that also included Zadeh and UCLA nurses Patti Taylor, Bethany Fontenot, Jessica Kubisch, Shannon McCarville, Holly Phelan and Kathleen Weinstein. They worked both on the ground and aboard the USNS Comfort, a Navy ship docked in Port-au-Prince, and kept a poignant blog chronicling their efforts.

Ambassador Joseph said that in addition to the continued help of volunteers, Haiti’s road to recovery will be aided by the billions of dollars in international support that have been pledged so far — for repairing and rebuilding buildings, roads, schools, houses and other important infrastructure — as well as foreign investment in industries as tourism.

Joseph told the audience that once a tourism infrastructure is built, he would invite them to come "see what black folks, former slaves, did 200 years ago," referring to the slave rebellion that led to Haiti’s independence in 1804. "Haiti will become the mecca, and we’ll make enough money for us not to accept any handouts."

The ambassador also touched on rebuilding and relief efforts during an afternoon discussion at UCLA’s International Institute.

A major priority in the reconstruction of Haiti, he told the roughly 50 students and faculty members gathered in Bunche Hall, would be the "decentralization" of the country, with people moving out of the overcrowded capital, Port-au-Prince, to less dense areas in the north, center and southwest of the island.

The capital city, built for 150,000 residents in the 18th century, had grown to an unmanageable 2 million by the time of the earthquake, Joseph said, and many of the ad hoc structures built to house the population had little chance of surviving the temblor.

"Anyone with some sense could see that this monstrosity could not stand, but there was no one who had the political will or who was crazy enough to tell the people, ‘You move out of Port-au-Prince,’" he said. "Well, nature did it for us in less than a minute. Now we have a chance in a million to keep them out of Port-au-Prince by building infrastructure."

Post-earthquake construction in the city, Joseph stressed, will be radically different from the past. No longer will structures incorporate the ubiquitous cinder blocks that proved so fatal during the quake. Instead, new buildings will make use of stronger, more lightweight materials such as light steel, synthetic products and bamboo and will be constructed according to current seismic codes.

The population decentraliztion plan, he said, would create new centers in other parts of the island, where the government hopes to build airports and seaports, attracting investment and creating jobs — in essence, building a new Haiti.

"I cannot say I’m glad that an earthquake brought me here," he said, "but I think it’s for a purpose that this earthquake happened, so that we can look at Haiti with new eyes."

 

Venezolanos podrán conocer aspectos de la cultura haitiana

Los encuentros se realizarán desde este viernes 9 de abril en la Escuela de Estudios Internacionales, Facultad de Ciencias Económicas y Sociales de la UCV entre las 2:30 y las 4:30 pm

Prensa Web RNV / Agencias / 8 Abril 2010, 09:06 PM

Foto: Agencia.

Los venezolanos podrán conocer desde este viernes 9 de abril los aspectos más relevantes de la cultura haitiana, gracias a la iniciativa de la embajada de la nación caribeña en nuestro país, entidad que organiza la realización del "Espacio Cultural Haití en la UCV".
Christian Toussaint, embajador de Haití en la República Bolivariana de Venezuela, explicó que dicha actividad se iniciará con una muestra representativa de la música haitiana por parte de la agrupación Sosomix y una charla de la música de este país por parte del profesor Arsene Laurent.
Posteriormente, continuará los últimos viernes de cada mes con exhibiciones de gastronomía, artesanía y baile.
Los encuentros se realizarán en la Escuela de Estudios Internacionales, Facultad de Ciencias Económicas y Sociales de la Universidad Central de Venezuela, entre las 2:30 y las 4:30 pm.

 

The Plantation Called Haiti: Feudal Pillage Masking as Aid

written by Ezili Danto

 

The colonial marketplace called Haiti – which the World Superpower amuses itself with, by apportioning off, at will, to various nations and commercial allies – needs no more to be a Bush-Clinton dream place except to get rid of the recalcitrant African population and import a more submissive workforce. Maybe China has been approached to help in this next step?
Boiling down and bringing to focus the big picture, the US has had a hand in fifty solid years of US-supported dictatorship in Haiti. Starting from 1957 to 2010 with (2006 to 2010) 4-years of sham election-for-exclusion-of-the-masses and some brave but brief glimpses of opposition to US “neoliberalism” for 7-months in 1991 and then barely 3 years from 2001 to 2004.

February 29, 2004 was the last time Haiti’s masses were included in Haiti’s political life. This US rule in Haiti is nothing if not a rousing success of the US’s crushing might over the defenseless Black Haitian majority’s wishes for a better life, for use of the resources of their own country to elevate their circumstances. But at the March 31st UN Donor Meeting, the US-led in the continued “rescue” of Haiti from, presumably, the “evil and corrupt Haitian government” unable to rule their own people, too weak to prevent the catastrophe wrought on by a 7.0 earthquake. It’s all Haiti’s fault you see. Ask. Senator Dodd and the Senate Foreign Relations committee members advocating putting Haiti under open trusteeship, will testify. Never mind the US power Haiti’s been under these last 50-years and before.
Conflicting pretensions, narratives and loud mama and papa Clinton declarations aside, the stark reality is that Haiti’s impoverishment feeds the do-gooder brand of the US and is used to enrich the NGO industry, private para-military firms, not to mention the resource extraction cartels. US/Euro humanitarian aid masks the feudal pillage and plunder currently going on behind the UN/US military occupation.

[For complete article reference links and features, please see original at Ezili Danto’s Note here.]

    "But alas, the West dreams of riding the world economic recession and political dangers for themselves on the backs of Haiti’s dead to the tune of the $5.3, $10 billion do-gooder image they’ve siphoned off for themselves. Officialdom’s policymakers dream of doing more of what they’ve done in Haiti these last nightmarish six-years and of using the earthquake windfalls to build tourist enclaves and waterfront casinos in Site Soley, Fort National and throwing out the Black Haitian majority as was done in New Orleans.
    So why bother against these dreams of the BlackBerry-smartphone contingent? Against the NGOs’ useless waste of money …For whose entertainment shall we sing our agony? In what hopes? That the destroyers, aspiring to extinguish us, will suffer conciliatory remorse at the sight of their own fantastic success?" — Ezili Dantò on the UN Donor March 31st Conference. (See also, Tell the Truth About Haiti Forum with Ezili Dantò of HLLN.)

If this ruthless reality were not so, one might wistfully suggest that there was, at that Donor meeting, at least one good example of what real humanitarian help looks like and suggest examination of the proposal outlined in the Statement of the Cuban Foreign Minister at the UN Donors Meeting on Haiti .
Below we post the Haiti-Cuba proposal for building health care in Haiti that considers the needs of the poorest of the poor, Haiti’s realities and is without the unseemly large budget and consumerish waste of the cork-popping champaign fanfare of the UN/Papa-Mama Clinton March 31st media show and pledging session that just took place. It is worthy of all our support. If only this Haiti-Cuba health care proposal that’s made with the cooperation of the Bolivarian Republic of Venezuela and other countries and humanitarian organizations, could be brought into application without the US/Euro policymakers’ interference and use of their egotistical NGOs and mercenary military contractors to block it. If only their inhumanity, narcissism and vulgarity could be held in abeyance while heart sore human beings, living under water-logged tents, old cardboard and wet sheets, people with damaged and inflamed limbs, some also tear-gassed by the UN for protesting their conditions; if only their inhumanity, narcissism and vulgarity could be held in abeyance as Haiti tries to recover from the ravages of the US/Euro neoliberalism and despotism that exacerbated a 7.0 earthquake so that it took the lives of over 300,000? (How did the Red Cross spend $106 Million Dollars in Haiti?)
While the champaign bottles were popping at the UN for the pledging session’s success – $5billion, 10 billion pledged for the future. Whose future? Haitians in Haiti need a hoe, a tractor, some lifting equipment, so they might not have to use their bare hands to dig out the corpses still under the rubble almost three months after the earthquake. Just a hoe, a tractor – we’ll do the work. But no, the Internationals are going to give us $5 billion later, be happy. Wait for it as you die inside because your daughter, son, wife, mother, father, cousin and friends are still dead under the rubble and no one will help you lift up the cement blocks and steel cables so you might bury them. Yep, you have no food, no water, no medical treatment, no job to go to, no shelter today, but don’t worry, "The international community pledged $5.3 billion Wednesday for earthquake-shattered Haiti over the next two years, launching an ambitious effort not just to rebuild the hemisphere’s poorest nation but also to transform it into a modern state." ( $5.3 billion pledged over 2 years at U.N. conference for Haiti reconstruction.)
For $5.3 to $10 billion in earthquake reconstruction funds not yet collected, the Preval government "agree" that an Interim Commission for the Reconstruction of Haiti (HRIC), composed of 13 foreigners and 7 Haitians, will approve disbursements for rebuilding projects. The World Bank will hold collected donor funds and distribute said funds to "Haiti" rebuilding projects it deems worthy. Then, another group of non-Haitians will supervise the Haitian government’s implementation of the projects the World Bank strategists’ think worthy.
So, while the United States, the largest shareholder in the World Bank, openly confirms its domination of Haiti, continues to trample on Haitian sovereignty with the added benefit of having the out that the Haitian government – not them, not their NGOs – failed in its implementation of projects; while that little understanding was being thoroughly fastened down at the UN Donor meeting, right then at Fort National Haiti, the people are just walking over corpses and digging on the spot they find them to bury them. Others are burning the remains they find so that the stench and airborne disease won’t kill the living. But don’t worry. Remember, papa and mama Clinton cares, the UN cares, Preval cares because at the UN Donor session the $5.3 billion amount "exceeded by more than $1 billion the goal set ahead of a conference co-sponsored by the United Nations and the U.S. government. In all, countries, development banks and nongovernmental groups pledged nearly $10 billion for Haiti in years to come." (http://bit.ly/97OTp6 .)
In years to come…
What is needed now is to finish extracting and burying the remaining dead, nurture the living, find a job to survive, get shelter from the elements and coming rains and hurricanes, medical treatment, food, water and get rid of the foreign experts who say their country is financing the Haitian government budget and therefore are the ones to represent the people of Haiti. Meanwhile Senator Dodd of Connecticut and the Senate Foreign Relations Committee are not going to these rulers of Haiti for the failure of the so-called Haitian government but asking for more foreigners like them to take charge despite the Internationals’ six-year dismal failures in Haiti since the 2004 Bush bi-centennial regime change.
Besides, what can the people under water-logged tarps and tents do with the abstract $5.3 billion pledged by these Internationals? A backhoe, tractor, some seeds to plant food and fruit trees, some electricity, in-Haiti production of all daily necessities, shelter, sanitation, a wheelchair, a prosthetic limb to replace the one cut off by the quake’s ravages, a safe place to live, food, running water, antibiotics, some compassion and a living wage job to keep one from thinking about the lost of one’s everything, would be helpful. Like now, per chance? Using, not foreign resources, but Haiti’s gold, petrol, iridium, uranium, bauxite, limestone and the expertise of Haitians from the US, Canada, France, Latin America or the Caribbean who are willing to VOLUNTEER their time and transfer their skills to native Haitians for the nation’s good – to build Haitian capacity not NGO capacity in Haiti.
But alas, the West dreams of riding the world economic recession and political dangers for themselves on the backs of Haiti’s dead to the tune of the $5.3, $10 billion do-gooder image they’ve siphoned off for themselves. Officialdom’s policymakers dream of doing more of what they’ve done in Haiti these last nightmarish six-years and of using the earthquake windfalls to build tourist enclaves and waterfront casinos in Site Soley, Fort National and throwing out the Black Haitian majority as was done in New Orleans.
So why bother against these dreams of the BlackBerry-smartphone contingent? Against the NGOs’ useless waste of money, their setting up projects where no Haitians participate, justifying their jobs by holding meetings upon meetings with the people in the camps but with no follow-up except their trophy reports/press releases and conferences to show direct connection to justify their existence?

    "Bellerive (Haiti’s Prime Minister) and a consortium of well-known Haitian figures, such as Reginald Boulos, worked on a document concerning the economic future of Haiti. The text does not explore the amazing opportunities offered by the exploitation of Haiti’s mining and oil resources, nor does it mentioned any of the serious studies done on the subject. Instead, it presents agriculture as the main alternative to resolve Haiti’s problems. By ignoring the question of Haiti’s natural resources, it is as if the message was: there will be looting, pillage. But we will give you a little piece of bread… The peasants may only receive a little of the leftovers from the NGOs but at least they will eat bread…. One bag of rice against one bag of Gold…" (– See, Shocking declarations made by Prime Minister Bellerive about the presence of gold, oil & iridium in Haiti | (Video) | In French .)

Haiti has oil, iridium, uranium, copper, coal, limestone, the purest marble and, in terms of its gold, "$10 million dollars have been invested by CFI (the World Bank private sector) in relationship with the IMF for a project worth billions of dollars." Where is this information measured, factored, in these UN/US-sponsored reconstruction plans and UN Donor media shows?
Like always, we’re mostly on our own. Just different Haitians are dying, in jail and being abused and tear-gassed by the UN. Oceans of our blood have poured and watered the soil upon which Haiti stands.
For whose entertainment shall we sing our agony? In what hopes? That the destroyers, aspiring to extinguish us, will suffer conciliatory remorse at the sight of their own fantastic success? The last imbecile to dream such dreams is dead, killed by the saviors of his dreams. (Ayi Kwei Armah, from the book Two Thousand Seasons.)
    "And so it is an exercise in futility to go to the perpetrators and executioners of human rights crimes in Haiti in hopes of getting justice for our people. Those who ousted the constitutional government of Haiti – the U.N., which acts as proxy to maintain this international crime, the Haitian lackeys and their State Department masters – are dead inside and cannot hear the cries of the Haitian masses.
    It’s not their mission or mandate. For they don’t represent life, liberty, democracy, development and decency, but its opposite." — Ezili Dantò, Another Haitian independence day under Occupation, Jan. 1, 2009 . (See also, Ezili Dantò of Haiti Interview by A. Omar Muhammad )
Who in Haiti and in the Diaspora is not soul-tired of the unrelenting US/Euro resource war on Haiti masking as humanitarian aid? The Independence Debt Haiti constantly has to pay? (See, The Haitian struggle – the greatest David vs. Goliath battle being played out on this planet.)
    "Haiti has paid its dues" says Harry Fouche of the HLLN Relief Delegation and a former Counsul General for Haiti. "…Quebec, Paris, Washington owe, not foreign aid to Haiti, but a debt to Haiti," Fouche insists.
Sadly, all that’s been taken from Haiti far from slakes insatiable egos, their passion for domination hidden behind humanitarian imperialism and hypocritical moderation, fueled by cultural hegemony, patriarchy, racism and rank avarice. False charity, false benevolence, false “bringing security to Haiti” doesn’t veil Officialdom’s market share impositions and resource wars on independent Black Haiti. Not even barely. This Cuban proposal for health care ought to be brought into application. Really. And if Haiti’s majority had any say, if Haiti had any sovereignty, if the law, the good, the decent and moral had any teeth in these trying of times, there’s no doubt, it would be. But the foreigners and their Haitian Blan peyi making mostly more than $500 a day in Haiti from donation funds pilfered from the pain they’ve caused, exacerbated and made worst through their rule in Haiti are not embarrassed at all. They make more than $500-a day in Haiti happily proclaiming it’s kosher for Haitians to make .38cents an hour. And through their self-serving defamation and denigration of Haiti’s Black people and always “evil government” or officials, these modern day slave-making Gran Blan, of all the classes and races, make Haiti’s suffering so ordinary, so natural, so-explainable, even they don’t see their own vulgarity. The day these insatiable vampires in Haiti accept to level the social and economic hierarchies they’ve imposed on Black Haiti, especially on Black Haitian women, and accept to come to “help” for the same .38 cents per hour salary their policymakers deem good enough for Haitians, is the day the majority in Haiti shall take any of them seriously. Until then, the Haitian Revolution shall continue. Liberty or Death. The souls gone shall add to our strength to continue until we’ve stopped or tied-up the Bafyòti (black collaborator), Mundele (white colonist/imperialist) and all their Ndoki – evil forces. E, e, Mbomba, e, e! Kanga Bafyòti. Kanga Mundele. Kanga Ndòki. (The Bwa Kayiman exhortation that began the Haitian Revolution.)
In the last six-years since Bush’s bi-centennial regime change and since the tyrannical NGO industry and US/Euro market privateers took over Haiti, what has worked to assuage the vivid ills inflicted on the poor is the direct help Haitians have provided to each other and the Diaspora remittances. Other than that, with some small exceptions from a few small human rights organizations, Haitians may count on the Cuban doctors whose services do not strip them of their sovereignty, equality, humanity and dignity.

Ezili Dantò
Haitian Lawyers Leadership Network
(See also: Ezili Dantò’s Re-memberment for the quake victims and HLLN
Delegation mobilizing Haiti-led Relief/Rebuilding and Haiti Women Noticeably absent at UN Donor Conference.)  

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