NOUVELLES D’HAITI

11 Avr

Vuelve el debate político a Haití mientras persiste la crisis humanitaria

Por Agencia EFE – Hace 1 minuto.

Vuelve el debate político a Haití mientras persiste la crisis humanitaria

Puerto Príncipe, 11 abr (EFE).- Los asuntos políticos volvieron a la primera línea del debate público en Haití, donde la crisis humanitaria persiste tres meses después del devastador terremoto que causó 222.500 muertos en la capital, Puerto Príncipe, y varias localidades.

A pesar de que en los refugios, que acogen a las decenas de millares de desplazados, las preocupaciones son más bien de carácter socioeconómico, en medio de la precariedad, los temas políticos vuelven a tomar espacio en los medios de comunicación.

Las cuestiones sobre la renovación del personal político y las iniciativas tomadas por la Administración del presidente René Préval para la reconstrucción del país tras el sismo han provocado intervenciones intensas de lideres políticos.

En una entrevista con Efe, la ex primera ministra del país Michèle Pierre-Louis dijo que la catástrofe del 12 de enero cambió el ambiente político e impuso "una situación de excepción".

Subrayó que antes de la fecha fatídica, "la plataforma presidencial Unidad se ponía en movimiento para ganar las legislaturas que debían celebrarse el 28 de febrero, modificar la Constitución e ir en buena posición hacia las elecciones presidenciales y locales del final del año".

Sin embargo, estas previsiones son ahora "casi imposibles de realizar" y opinó que frente al poder, "no hay nada" que hacer.

La oposición local recibió un golpe el 8 de abril cuando la Cámara de Diputados aprobó un controvertido proyecto de ley que prolonga por 18 meses el estado de urgencia en el país decretado inmediatamente después del sismo

Unas cuarenta organizaciones de distintos sectores políticos, incluidas unas cercanas al partido Lavalas, del ex presidente haitiano Jean Bertrand Aristide, habían rechazado este proyecto de ley, que espera ahora la sanción del Senado.

Según las organizaciones, el proyecto es "inmoral" e "ilegal" y esconde la intención del Gobierno de utilizar dinero público en actividades proselitistas de cara a las próximas elecciones, cuya fecha aún no ha sido fijada.

"Pensamos que el poder utiliza la catástrofe para reforzarse", declaró Evans Paul, dirigente de la plataforma política Alternativa a Efe.

Por su lado, Préval reafirmó esta semana su intención de realizar elecciones presidenciales y legislativas a final del año.

Una misión de la Organización de Estados Americanos (OEA), que finalizó el viernes una visita de evaluación de las condiciones para realizar elecciones en el país, dijo que los haitianos son los que deben decidir si van a organizar elecciones generales o no, y cuando las quieren organizar.

Según Paul, "el primer problema es la ausencia de confianza".

"Todo el mundo piensa que el presidente es juez y protagonista", agregó, y enfatizó que "Préval no tiene la dimensión de un árbitro".

Pierre-Louis, lamentó en su entrevista con Efe que "no se sienta el peso de una plataforma política que podría tomar un liderazgo (…) y un efecto de impulsión".

Manifestó que es "indispensable que un movimiento social se reconstituya y planté el problema de la reconstrucción recurriendo a los recursos internos, porque lo que está realmente en juego es la dependencia y todo lo que implica".

Como el conjunto de los sectores políticos locales saludó la generosidad de la comunidad internacional a ofrecer casi 10.000 millones de dólares a favor de Haití, pero se preguntó sobre el impacto real que pueda tener esta ayuda.

Asimismo, advirtió de que estas promesas sólo constituyen "la primera piedra" y argumentó que "los mecanismos de desembolso toman tiempo".

Sectores políticos cuestionan el proceso seguido por el Gobierno tras el sismo y critican que no se les tomaran en cuenta al momento de elaborar el Plan de Acción para el Relevo y el Desarrollo de Haití, lo que fue refutado por el Gobierno, que la calificó de "mezquindad".

La ex primera ministra echó en falta "la contribución nacional" y dijo: "hemos dejado el proceso en las manos de los extranjeros", con 250 expertos internacionales movilizados para elaborar el documento sobre el plan de reconstrucción.

Préval reconoció esta semana que tener 10.000 millones de dólares de ayuda sin tener inversiones no favorecerá el desarrollo de Haití, por lo que abogo por la "estabilidad" en la empobrecida nación.

Sin embargo, para Pierre-Louis, el desafío es "salir de una economía de ingresos para entrar en una economía de producción", que pasa por "la valorización de empresarios locales, de contratos con organizaciones campesinas", mientras se establezca "un sistema educativo para crear los conocimientos técnicos necesarios".

Según ella, esta es la condición para no ir a "una reconstrucción exógena".

 

René Préval à camp Corail

RADIO METROPOLE / 11 AVRIL 2010

Les Nations unies ont ouvert, samedi, à 20 km de Port-au-Prince, leur premier camp destiné à accueillir les victimes du séisme. Aménagé avec l’aide de l’armée américaine, le site doit accueillir 8 000 personnes dans l’immédiat. Les travaux d’aménagement se poursuivent alors que les premières familles arrivent.
«Y’a plein de poussière, y’a rien», dit Johanna, en découvrant avec sa mère et ses deux soeurs le premier camp de déplacés ouvert samedi par l’ONU, leur nouveau domicile.
«C’est pourquoi des engins sont en train de compacter la poussière», explique le Président René Préval, en pointant du doigt des bulldozers et des rouleaux compresseurs en train de déposer et tasser du remblais. «Des rues et des infrastructures seront construites. Une vraie communauté» assure-t-il.
Réfugiée depuis la catastrophe, au golf de Pétion-Ville, sur les hauteurs de Port-au-Prince, la famille Archiles était en danger, comme environ 7.500 personnes de ce camp de quelque 50.000 sinistrés, l’un des sept de la capitale dévastée jugés à hauts-risques par l’ONU. Leur abri de fortune avait été érigé dans une zone susceptible d’être emportée par des coulées de boues ou de subir un glissement de terrain.
N’ayant nulle part où aller, elles ont accepté de partir à 20 km au nord de la ville, là où les Nations unies et l’armée américaine viennent d’aménager un camp capable d’accueillir 8.000 personnes dans l’immédiat.
À leur descente du bus, des haïtiennes expriment leurs inquiétudes. «C’est la première fois que des gens vont vivre ici. Comment va-t-on travailler ?», s’interroge Eunite Pierre-Paul, 23 ans, esthéticienne avant le séisme. Sa mère elle est marchande de légumes.
Pour le moment, seules quelques douches, des latrines et une vingtaine de longues tentes blanches ont été installées. L’école est en travaux, l’aménagement du camps n’en est qu’à ses début.
Dans la journée de dimanche, plusieurs centaines de sinistrés du golf, volontaires au départ, rejoindront le site, et ainsi de suite pendant dix jours, précise le major brésilien Yvon Werneck, qui travail sur ce projet depuis un mois.
Tous ceux qui resteront deux semaines recevront 50 dollars.
Venu inspecter les travaux, le général Ken Keen, qui dirige les troupes américaines en Haïti, est interpellé par un habitant du camp faisant face à Corail. «Vous devez faire la même chose pour nous. J’ai sept enfants, mais rien pour les nourrir ni pour les envoyer à l’école», dit-t-il au haut-gradé, par l’intermédiaire d’un officier de l’US Navy parlant créole. «C’est tout à fait légitime. Il faut en parler aux autorités locales. Mais vous devez comprendre que l’on essaie de trouver des solutions pour ceux dont la vie est en danger à Port-au-Prince», explique le général.
Les Archilles avoir découvert leur nouveau domicile, ont retrouvé le sourire. «Bienvenu chez nous!», lance Johanna, 18 ans, pendant que sa petite soeur de 8 ans se cache dans la chambre de l’abri de toile et que l’aînée attend avec impatience la distribution de
nourriture.

 

WEF: Des investissements rentable en Haïti

RADIO METROPOLE / 11 AVRIL 2010

Le forum économique mondial (world economic Forum – WEF) qui s’est ouvert le 6 avril à Cartagena en Colombie, a réuni plus de 550 chefs d’entreprises de 42 pays. Parmi les chefs d’État qui ont participé à ce forum, on retrouvait le président de la République Dominicaine, du Paraguay, du Guatemala et du Panama.
Au cours des débats, le président Dominicain Leonel Fernadez à déclaré que «la réhabilitation d’Haïti a à voir avec la gouvernance et la création d’un État de droit […] pour qu’un pays soit viable, il doit avoir des institutions, un leadership et un système fiable pour l’investissement social».
Il a ajouté «Haïti est un pays viable qui besoin d’institutions fortes, d’un leadership crédible, d’un plan et d’une vision pour l’avenir en termes de développement économique et social» et précisé que «nous devons penser à la deuxième étape qui est le retour à une croissance économique soutenue en Haïti». Selon le Président Fernandez, c’est une occasion pour les haïtiens de construire un nouveau pays, mais aussi pour les entreprises privées de mener à bien «des investissements rentable en Haïti».
Pour la reconstruction d’Haïti, «nous devons tenir compte des principes démocratiques, des valeurs chrétiennes et de la bonne gouvernance», a ajouté Joseph Philippe, fondateur de Fonkoze, une ONG en Haïti. «Le partenariat public-privé devraient commencer à partir du bas. Les ONG internationales, les organisations locales et le gouvernement ne travaillent pas ensemble actuellement. Nous avons besoin d’un dialogue avec la base. Nous avons besoin de développer des partenariats».
Luis A. Moreno, président de la Banque interaméricaine de développement a ajouté que «les efforts de reconstruction de la communauté internationale en Haïti doivent être mieux coordonnés», et que l’accent doit être «de créer des emplois» pour que cela se traduise par un développement durable du secteur privé.
«Les ONG et le secteur privé peuvent réduire le délai de reconstruction de plusieurs années, «Nous devons faire des investissements directs dans les secteurs où Haïti a un réel potentiel. Je suis très enthousiaste quant aux possibilités nouvelles pour Haïti» à dit Lorenzo A. Mendoza, chef de la direction de «Empresas Polar» au Venezuela.

 

Dependencia de alimentos, una trampa para Haití

11/4/2010 – 13:22(GMT)

Por Pascal Fletcher

LEOGANE, Haití (Reuters) – Los trabajadores del único ingenio azucarero activo de Haití, el Jean Leopold Dominique de Darbonne, mascan caña de azúcar para mantenerse en pie mientras preparan la fábrica para otra temporada de molienda.

Pero la importación de azúcar y arroz, además de la paupérrima ganadería doméstica, es la que mantiene a la población de casi 10 millones de habitantes de Haití, un dilema del subdesarrollo puesto a la luz mientras la nación caribeña lucha por recuperarse de un devastador terremoto en enero.

Hace más de dos siglos, Haití era Saint Dominique, la joya caribeña de Francia construida en base al azúcar y la esclavitud, y la colonia más rica del mundo. Una sangrienta revuelta de esclavos logró la independencia en 1804.

Sin embargo, a la Haití que fue aporreada por el sismo del 12 de enero se la identifica ahora por ser el Estado más pobre del Hemisferio Occidental, incapaz de alimentarse y gastando un llamativo 80 por ciento de sus ingresos para pagar por alimentos importados.

Desde el desastre, que según el Gobierno de Haití causó la muerte de más de 300.000 personas, grupos humanitarios extranjeros donaron grandes cantidades de ayuda en alimentos para más de un millón de personas que perdieron sus hogares.

El Gobierno exige una completa reforma del decrépito sector agrícola de Haití para poner fin a la dependencia de alimentos importados y la ayuda humanitaria.

"Obtuvimos nuestra independencia hace 200 años pero (…) no realmente, porque estamos mendigando constantemente", dijo a Reuters Regine Barjon de la Cámara de Comercio Haitiana-estadounidense, quien promueve la inversión privada en el sector agrícola del país.

Barjon sostuvo que los donantes internacionales, prestamistas y grupos humanitarios deben concentrarse en hacer que Haití sea auto sustentable económicamente tras el sismo, especialmente en el sector de los alimentos, si es que el país espera salir alguna vez de la pobreza que lo atrapa.

Señaló que las importaciones de arroz, azúcar y aves de corral, mayormente de Estados Unidos, ascendieron a 550 millones de dólares al año.

"Si Haití fuese capaz de producir todas estas cosas, y puede hacerlo (…) reduciríamos nuestro déficit comercial anual en un 50 por ciento", explicó.

"Los ingenios y las plantas de azúcar, arroz y aves de corral están allí. Lo que necesitan son inversión para ser reactivadas", agregó.

Un ejemplo es el ingenio azucarero Darbonne, ubicado al sudoeste de la capital Puerto Príncipe afuera de Leogane, una ciudad cerca del epicentro del sismo que quedó devastada. La mayoría de sus habitantes viven en campamentos entre las ruinas de sus casas.

FALTA DE CAÑA DE AZUCAR

Construido a principios de la década de 1980 con ayuda italiana, el ingenio fue cerrado dos años más tarde porque no podía competir con importaciones de azúcar más baratas.

Dejado al abandono y el vandalismo, fue puesto nuevamente en funcionamiento con ayuda cubana en el 2001, después de pedidos del presidente haitiano, Rene Preval, al líder cubano Fidel Castro.

Pero la fábrica ha estado produciendo muy por debajo de su capacidad total, aunque un equipo de técnicos cubanos la ha mantenido operando por casi una década.

El ingenio produjo 2.607 toneladas de azúcar en el 2005, su mejor año desde su reinicio, pero no produjo azúcar en el 2009 y en cambio manufacturó jarabe para destilerías de alcohol.

En comparación con este pequeño rendimiento, cada año Haití importa 250.000 toneladas de azúcar de Estados Unidos, la vecina República Dominicana y otros productores.

Los expertos ahora reconocen que el influjo en las últimas dos décadas de subsidiados productos agrícolas importados más baratos, anunciados por las políticas de libre comercio del Banco Mundial y el Fondo Monetario Internacional que obligaron a Haití a abrir sus mercados, propinó un golpe letal a la agricultura haitiana.

"Haití debería estar produciendo su propia azúcar", dijo Dominique Volcin, el director técnico del ingenio Darbonne desde el 2003.

"Necesitamos modernizarnos, porque la agricultura es la base económica de nuestro país", agregó, diciendo que el sector necesita una combinación de apoyo estatal e inversión privada que le permita reemplazar importaciones más baratas.

Barjon, de la Cámara de Comercio Haitiana-estadounidense, también es directora ejecutiva de BioTek Solutions Inc, una compañía con sede en Estados Unidos que propone una sociedad público-privada para el ingenio Darbonne.

El equipo de técnicos cubanos que mantiene la fábrica dice que es técnicamente sólida, pero que el principal obstáculo para una mayor producción es la falta de caña de azúcar.

La fábrica sufrió daños menores en el terremoto y debía iniciar la temporada de molienda del 2010 hace más de una semana.

"Creemos que el mayor de los problemas es el abastecimiento de la de caña", dijo uno de los cubanos, Jorge Luis Pérez.

La mayoría de los cultivadores de caña en el área circundante de Leogane y Gressier son campesinos que trabajan pequeñas parcelas de media hectárea con escasos recursos. Esto significa que no pueden producir las cantidades suficientes de la caña de alto rendimiento que necesita el ingenio.

(Editado en español por Marion Giraldo)

 

31 more Haitians arrive by boat

BY KIMMO MATTHEWS Observer staff reporter matthewsk@jamaicaobserver.com

JAMAICA OBSERVER / Sunday, April 11, 2010

THIRTY-ONE Haitians landed in the south-eastern Jamaican parish of St Thomas yesterday evening, almost two weeks after the Government sent home 67 who had made their way here by boat late last month.

"The group, consisting of 15 men, five women — two of them pregnant — and 11 children, was seen at sea close to Morant Point in a 27-foot boat," Mervin McNab, superintendent of police in charge of St Thomas, told the Sunday Observer yesterday.

Police said the group of Haitians had been travelling since Monday.

"A group of fishermen first spotted the group and later raised an alarm to the coast guard and the police, who brought the group to shore at the Bowden Wharf," McNab said, while pointing out that the Haitians were all screened and checked.

The police said that following assessments, they found that several of the Haitians had been to Jamaica before.

Up to press time last night, police said arrangements were being made to house the group in Port Antonio, Portland, the same town where the 67 who arrived last month were accommodated before they were repatriated to their homeland.

Last month, at a press conference at Jamaica House, Information Minister Daryl Vaz said the first group of Haitians would have been allowed to stay in the island for two-and-a-half weeks before they were sent home.

Vaz said with the country in such dire economic straits, the Government was unable to accommodate the Haitians for any extended period of time.

Following the magnitude-7.0 earthquake on January 12 that killed more than 200,000 Haitians, injured hundreds of thousands others and destroyed much of Haiti’s capital Port-au-Prince, the Jamaican Government said it would be on the lookout for Haitian refugees.

 

Haïti: trêve de discussions, c’est le temps de l’action

«La solidarité internationale, ça ne dure jamais longtemps.... (Photo: André Pichette, Archives La Presse)

«La solidarité internationale, ça ne dure jamais longtemps. Nous avons besoin d’un plan et tout tourne autour d’une agence de développement (gouvernementale)», a soutenu le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.

Photo: André Pichette, Archives La Presse

Vincent Marissal, envoyé spécial
La Presse

(Port-au-Prince) Situation chaotique dans les rues de la capitale, plan d’urgence de plusieurs milliards de dollars, engagement de la diaspora, élections et relations entre gouvernement et ONG, notre chroniqueur a fait le tour de ces questions, jeudi matin, lors d’une longue entrevue avec le premier ministre d’Haïti, Jean-Max Bellerive, à sa résidence officielle de Port-au-Prince.

Jeudi matin, dans le jardin de la Primature, le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et la ministre canadienne responsable de l’ACDI, Bev Oda, annoncent quelques millions pour un hôpital.

Juste quelques mètres derrière, la résidence officielle extrêmement fissurée, une poutre de soutènement bien en vue pour retenir une partie de la devanture de la grande maison.

«Nous sommes ici pour servir Haïti et nous discutons avec le gouvernement de la meilleure façon de le faire», dit Mme Oda en réponse à un journaliste haïtien.

Cette réponse, et la réponse du Canada à l’ONU la semaine dernière (un ajout de 400 millions et l’appui à une commission mixte gouvernement haïtien-communauté internationale), marque tout un changement de cap.

Il y a quelques semaines à peine, tout juste après le tremblement de terre, un collaborateur de Mme Oda a indiqué à La Presse qu’Ottawa préfère passer par les ONG pour le financement parce qu’on ne fait pas confiance aux autorités haïtiennes. Ce sentiment était largement partagé dans la communauté internationale, si bien que depuis trois ans, 80% de l’aide à Haïti était versée aux ONG et seulement 20% au gouvernement.

Cette tendance vient d’être inversée, ce qui réjouit le premier ministre Bellerive, qui souligne que ce modèle a été proposé par la communauté internationale.

«La solidarité internationale, ça ne dure jamais longtemps, dit M. Bellerive dans une longue entrevue à La Presse dans les jardins de sa maison. Nous avons besoin d’un plan et tout tourne autour d’une agence de développement (gouvernementale).

«La société civile et les ONG ne sont pas heureuses puisque l’argent passera par le gouvernement alors qu’avant, c’était par elles, reprend-il. C’est pour ça que l’on ressort les histoires de corruption et de dictature maintenant. Mais depuis trois ans, 80% de l’argent passait par les ONG et seulement 20% par l’État. Pourtant, nous n’avons pas vu d’amélioration notable pour le peuple haïtien. S’il y a effectivement corruption, le gouvernement ne peut être responsable de plus de 20%!»

Il s’agit d’une victoire pour le gouvernement haïtien, certes, mais parmi les pays donateurs, les inquiétudes quant à la corruption et au manque de transparence ne s’effaceront pas du jour au lendemain. Cela fait des décennies que la communauté internationale pompe en vain de l’argent dans ce pays.

La meilleure garantie de transparence, affirme M. Bellerive, passe par le gouvernement haïtien, qui travaillera pendant les 18 prochains mois avec la communauté internationale.

«Je dis aux Canadiens: gardez les yeux ouverts, ce sera transparent. Il est plus transparent de donner aux gouvernements qu’à des organisations qui n’ont pas de comptes à rendre.»

Les ONG sont pleines de bonne volonté, mais elles ne rendent pas toujours service, ajoute-t-il.

«Certaines ONG recevaient autant d’argent que moi (au gouvernement), sans avoir de comptes à rendre. Elles pouvaient, par exemple, ouvrir 300 écoles sans se consulter et sans nous consulter pour connaître nos besoins et nous nous retrouvons avec ces écoles après et avec les salaires à payer.»

Ces propos risquent d’être reçus très durement parmi les ONG, mais on ne pourra pas accuser Jean-Max Bellerive de pratiquer la langue de bois.

Même chose lorsqu’il parle de la diaspora, déjà irritée par ses propos des dernières semaines.

À la conférence de Montréal, fin janvier, Jean-Max Bellerive lui avait lancé un premier appel. Cet appel a-t-il été entendu?

«Oui, mais comme je le pensais, dit-il. La diaspora veut «sauver Haïti», mais je souhaiterais qu’elle s’engage dans ce sauvetage. Elle en a la capacité, les moyens et la formation. On réfléchit beaucoup dans la diaspora, on discute. Je n’ai rien contre la réflexion, mais j’ai besoin d’action. Mon attente est un peu déçue en ce sens»

Selon Jean-Max Bellerive, les membres de la diaspora critiquent beaucoup le gouvernement, «qui ne comprend pas la diaspora», mais ses membres ne sont pas toujours prêts à faire le sacrifice de revenir en Haïti.

«Si Haïti était le Canada, ces gens n’auraient pas quitté Haïti! S’il leur faut les grands hôtels et les grosses maisons et ce qu’ils ont ailleurs, ils ne reviendront pas.»

Aucune tentation dictatoriale

En plus de récupérer la part du lion de l’aide internationale, le gouvernement haïtien vient aussi de faire adopter une loi prolongeant de 18 mois et renforçant les mesures d’urgence.

Cette loi crée aussi la commission intérimaire mixte (gouvernement haïtien-communauté internationale) qui dirigera pendant 18 mois le plan de reconstruction de 10 milliards.

Cette loi d’urgence permet, notamment, au gouvernement de déplacer des gens et de les reloger ailleurs, d’ordonner la fermeture ou la démolition d’établissements, d’immeubles ou ouvrages, de passer des contrats et de décaisser des fonds rapidement, d’obliger les radios à diffuser des messages, etc. Elle donne techniquement un droit de veto au président, admet son premier ministre.

Le peuple dans la rue, dans son immense majorité, n’a aucune idée de ce que contient cette loi (ou même de son existence, d’ailleurs), mais au sein de l’opposition, on craint les dérives autoritaires, jamais très loin dans l’imaginaire haïtien.

Pas le choix, rétorque Jean-Max Bellerive. Aux grandes catastrophes, les grands moyens.

«Jamais un pays n’a été aussi durement touché par une catastrophe que le nôtre, qui est en plus le pays le plus pauvre des Amériques. Ça prend des mesures d’exception. Mais parler de dérive dictatoriale, c’est absurde. Nous n’avons aucune tentation totalitaire et puis, de toute façon, nous n’en n’aurions pas les moyens. Nous n’avons pas d’armée, pas d’équipement, pas d’infrastructures.»

La priorité absolue dans les prochains jours, ajoute le premier ministre, c’est de déplacer les populations les plus à risque dans les camps de fortune de la capitale. Avant les pluies, attendues dès la semaine prochaine (quoiqu’il pleut déjà régulièrement en fin de soirée).

Avec la loi d’urgence, l’État pourra chasser les réfugiés de certains camps particulièrement précaires.

Le déblaiement, le ramassage et, ultérieurement, la reconstruction viendront plus tard.

«Nous avons besoin de la loi d’urgence, insiste M. Bellerive. Un exemple: en ce moment, la loi dit que l’État doit obtenir la permission du propriétaire d’une maison avant d’entrer sur son terrain. Bien souvent, les propriétaires sont morts ou vivent à l’étranger. Il va pourtant falloir démolir ces maisons dangereuses.»

Des élections dans ce chaos?

La crainte des opposants (aussi nombreux que divisés, ici!) est accentuée par le fait que la tenue d’élections présidentielles en novembre est improbable dans les circonstances, selon plusieurs.

Si le scénario de l’annulation des élections se concrétise, le président Préval (qui termine son deuxième et dernier mandat) pourrait rester et gouverner par décret, ce que prévoit la loi.

Ces craintes sont infondées, réplique le premier ministre (dont le mandat se termine aussi avec le départ du président qui l’a nommé).

«Nous devons avoir des élections, les législatives et les présidentielles en même temps, fin novembre ou début décembre. C’est la position du gouvernement», dit-il.

(À l’origine, les législatives devaient avoir lieu en février, mais elles ont été annulées pour des raisons évidentes. Les présidentielles sont prévues pour novembre.)

La grande question est de savoir s’il est possible – voire souhaitable – de tenir des élections dans un chaos semblable.

Dans un rapport à paraître, l’ONU en arrivera apparemment à la conclusion qu’il est possible d’organiser un scrutin.

En circulant dans les rues de Port-au-Prince, on imagine mal comment l’État réussira à faire le recensement nécessaire à la tenue d’élections, mais quant à la faisabilité du scrutin lui-même, les experts en la matière font valoir qu’Haïti n’est pas plus chaotique que l’Afghanistan ou que l’Irak, où ont eu lieu des élections.

Les Haïtiens interrogés sur la pertinence et la nécessité de tenir des élections maintenant ont tous la même réaction, que résume ici Ralph, jeune homme qui accompagne La Presse ces jours-ci: «Des élections? Est-ce que l’on n’a pas des choses plus urgentes à faire?»

Cela dit, s’il n’y a pas d’élections, le président Préval reste en poste, une perspective qui n’enthousiasme pas beaucoup plus les Haïtiens.

Et le premier ministre Bellerive, plutôt bien coté par les gouvernements étrangers, serait-il prêt à prolonger son séjour au pouvoir?

«Je ne veux pas fermer cette porte maintenant, mais je ne pense pas vraiment à ça pour le moment», répond-il.

L’ÉTAT DU PAYS EN CHIFFRES, TROIS MOIS PLUS TARD

212 000

Nombre de morts (officiellement)

300 000

Nombre de morts (officieusement). Le premier ministre Bellerive estime que le nombre de morts pourrait atteindre ce total effarant.

«On trouve encore régulièrement des morts dans le ramassage des débris, mais ils ne sont pas comptabilisés. Ce serait trop difficile. Comme on n’a même pas encore vraiment commencé le ramassage, c’est certain qu’il en reste encore beaucoup. Plus tous les morts enterrés dans les jardins privés ou jetés dans les fosses communes.»

600 000

Nombre estimé de personnes sans-abri à Port-au-Prince à la suite du séisme.

1,5 million

Nombre de réfugiés dans les camps.

10 milliards

Argent promis par la communauté internationale (pour le moment, mais ce n’est pas tout), dont 80% passera par le gouvernement haïtien. Du total, 400 millions proviennent du Canada, tel qu’annoncé lors de la conférence de l’ONU, la semaine dernière

Bilan

Bilan de la Croix-Rouge internationale après trois mois: 150 000 enfants vaccinés, 16 millions de messages textes de sensibilisation et de promotion de campagnes sanitaires et médicales envoyés, distribution d’assistance humanitaire d’urgence à 5000 à 10 000 personnes par jour

 

La OEA concluye su misión de evaluación en Haití con miras a las próximas elecciones

La OEA concluye su misión de evaluación en Haití con miras a las próximas elecciones

10/4/2010 | Agencia EFE

Una delegación de la Organización de los Estados Americanos (OEA) concluyó hoy una visita oficial de dos días en Haití, dirigida a evaluar la situación con miras a la celebración de elecciones presidenciales y legislativas en el país.

Una delegación de la Organización de los Estados Americanos (OEA) concluyó hoy una visita oficial de dos días en Haití, dirigida a evaluar la situación con miras a la celebración de elecciones presidenciales y legislativas en el país.

La realización de las próximas elecciones en Haití debe tener en cuenta ‘cuestiones técnicas y cuestiones políticas que hay que gestionar’, declaró a la prensa el secretario general adjunto de la OEA, Albert Ramdin, quien encabezó la delegación.

‘Las cuestiones políticas conciernen a los haitianos y son ellos los que deben resolverlos’, agregó.

Según el alto cargo de la OEA, los haitianos tendrán que decidir si quieren organizar elecciones generales y cuándo las van a organizar.

‘Una vez que estos temas sean clarificados podremos preparar un guión para estas elecciones’, explicó Ramdin.

Durante su visita, la delegación de la OEA sostuvo reuniones con el presidente haitiano, René Préval, el primer ministro, Jean Max Bellerive, funcionarios del Gobierno y miembros del Consejo Electoral Provisional (CEP), responsables de partidos políticos y organizaciones de la sociedad civil.

Ramdin confió en que todos sus interlocutores coincidan en celebrar las elecciones en el plazo constitucional.

 

Diplomáticos de Haití y Chile participaron de un acto y misa en Luján

Domingo 11 de Abril de 2010

Marcelo Sanchez, por el Centro de Veteranos de Guerra (centro) junto a miembros de la comitiva

El Centro de Veteranos de Guerra de Lujan, organizó un acto hoy domingo con la presencia del embajador de Haití, Raymond Matthiu, y el encargado de negocios de Chile, Carlos Olguín.

En primer término se realizó un acto protocolar en la Plaza Belgrano, frente al Cabido, luego se trasladaron a la Basílica Nacional para partcipar de la Santa Misa.

Audio: Carlos Olguín, Marcelo Sánchez y Raymond Matthiu

El párroco Daniel Blanchoud se acercó a la Plaza para dar la bienvenida a los visitantes.

El encuentro tuvo como finalidad brindar apoyo a nuestros Hermanos que se han visto afectados por los terremotos ocurridos recientemente en ambos países.

Además, se interpretó la “MISA CRIOLLA” a cargo del “Grupo Sentires” acompañados por un coro.

De izq a der: El encargado de negociso de Chile, el concejal Luciani, Sanchez, por el Centro de Veteranos de Guerra, miembro de la agrupación Izamiento de la Bandera de la Plaza Belgrano, el embajador de Chile y Miguel Salvatto

 

L’essence d’Haïti captée par l’ethnomusicologue américain Alan Lomax

LE MONDE | 10.04.10 | 16h11  •  Mis à jour le 10.04.10 | 16h11

rois mois après le tremblement de terre qui, le 12 janvier, a dévasté Haïti, l’édition d’un coffret discographique d’importance, Alan Lomax’s Recording in Haïti 1936-1937, éclaire magnifiquement l’essence même de l’île caribéenne. Collectées en 1936 et 1937 par le plus célèbre des ethnomusicologues américains, ces dizaines d’heures de musique et de chants réunies en dix CD forment un corpus exemplaire dans le champ de la conservation de la mémoire.

La qualité du travail scientifique d’Alan Lomax (1915-2002), universitaire texan et homme de terrain, est irréprochable. A Haïti, le jeune homme alors âgé de 21 ans entend tout, sans préjugé de genres : le merengue et la musique urbaine, les débordements festifs du carnaval et du mardi gras, le rara, cérémonie vaudoue, les chants de travail, les cantiques catholiques, les berceuses et les romances à la française.

Incantations vaudoues

L’équipe, qui travaille alors pour la bibliothèque du Congrès de Washington, note les paroles, en français, en langues africaines, en créole, les traduit en anglais, photographie et enregistre. Ce qui donne au coffret un livret relié de 170 pages, comportant des cartes, des explications musicologiques, des dessins, des plans (tout en anglais), des commentaires livrés par Gage Averill, ethnomusicologue à l’université de Toronto. En janvier 1937, ils sont à l’Habitation Le Roux, et c’est vaudou en diable ; en mars, ils sont au Carrefour Dufour, et c’est un choeur d’hommes qui reprend un "chant scout belge", Trois kilomètres à pied, ça use les souliers. Dans la version belge, note Lomax, "on commence par un kilomètre". Mais les distances paysannes haïtiennes ont imposé le rallongement. En 1939, Lomax revient à Port-au-Prince et saisit au vol Drapeau béni ("Drapo nou li wouj e li blé/Blé kou lanmé/Wouj kou difè ", (Notre drapeau est bleu comme la mer, rouge comme le feu), chanté d’une voix de baryton par le Dr Rieser, médecin supposé, pilier de bar et directeur de l’asile de fous de Pont-Beudet. En avril 1937, ils croisent Francilia, "Ren Chante", "the Queen of Song", dit Lomax, sous le charme et presque sous l’emprise de ses incantations vaudoues.

Mais la pièce maîtresse de ce coffret est la retranscription du carnet de notes de Lomax. Il avait débuté en parcourant les Etats-Unis en compagnie de son père, John Avery Lomax, également musicologue, un Texan de gauche qui explorait les richesses musicales du petit peuple du Sud profond. A cette époque, ils vont sur le terrain, dans les campagnes et les faubourgs, mais beaucoup dans les pénitenciers, où ils trouvent une palette complète des traditions populaires. En 1934, pour le compte de la Bibliothèque du Congrès, ils publient un premier recueil discographique, American Ballads and Folk Songs. Puis les Lomax produisent Negro Folk Song as Sung by Lead Belly, (1885-1949), chanteur de blues et mauvais garçon découvert dans une prison en Louisiane.

Comme son père, Alan Lomax était un militant de l’égalité des peuples, cherchant à valoriser les minorités et les exploités. Dans ce carnet inédit, il dépeint le quotidien du collecteur (problèmes techniques, autorisations à obtenir, voiture) et se pose la question du rôle impérialiste de l’ethnomusicologue. Il commente aussi l’actualité. Ainsi, en octobre 1937, plus de dix mille Haïtiens installés à la frontière entre la République dominicaine et Haïti – la fameuse rivière Massacre – sont tués à l’arme blanche après un discours violent du président dictateur dominicain Trujillo. Son homologue haïtien, Sténio Vincent, négocie alors une compensation financière estimée par la presse américaine à 80 000 dollars, soit moins de 80 dollars par tête de pipe. "La raison pour laquelle cette classe basse de Haïtiens vaut si peu, c’est qu’elle est généralement vue comme sale, illettrée, peu civilisée, et atteinte de maladies. Ils sont connus pour pratiquer une religion africaine barbare, le vodoun, et se livrer à des rites orgiaques."


Alan Lomax’s Recording in Haïti 1936-1937, un coffret Harte Recordings. En import ou sur Internet, http://www.harterecordings.com, 93 €.

Véronique Mortaigne


Un scientifique soucieux des sources

Si Alan Lomax est parti en Haïti en 1936, c’est qu’il voulait explorer les racines des musiques afro-américaines qu’il avait collectées avec son père ethnomusicologue. Cet amour de la culture du peuple va rapprocher les Lomax père et fils d’une autre paire, la compositrice Ruth Crawford Seeger et son beau-fils Pete Seeger, avec qui ils publieront Our Singing Country, un recueil de folk-songs. En 1940, les Lomax éditeront également Dust Bowl Ballads de Woody Guthrie – des éléments fondamentaux, dans la formation de Bob Dylan par exemple. Et pour revenir à la source de ces musiques blanches, Lomax s’en fut en Espagne, en Italie et dans les Balkans.

Article paru dans l’édition du 11.04.10

 

Haïti-Patrimoine : Le Nègre marron au milieu des cahutes et des cabinets
HPN / Posté le 9 avril 2010

Le Nègre marron, situé en face du Palais national en ruines, est obligé de cohabiter depuis le 12 janvier avec les sans-abris du séisme du 12 janvier qui se sont refugiés au Champs de mars. Une difficile cohabitation.

Les sinistrés n’ont en effet aucune idée de ce que représente cette sculpture, œuvre de l’Architecte Albert Mangonès (1959), Le Nègre Marron ou Marron Inconnu, dressé au Champ de mars, l’un des symboles de la lutte haïtienne dans les guerres de l’Independence au début du 19e siècle.

En effet, la fuite ou marronnage fut un puissant mode de résistance que les esclaves noirs adoptèrent très tôt non seulement en Haïti. Les esclaves marrons fuyaient l’enfer des plantations de la colonie de St-Domingue (France) pour entrer dans le maquis et devenir de redoutables combattants de la liberté.

Ignorant l’importance du symbole et la grandeur de cette œuvre artistique, les sinistrés accrochent des vêtements, sous-vêtements, utilisent comme sèche-linge ce monument classé Patrimoine Mondial par l’UNESCO.

Ce vendredi, lors d’une visite de HPN au Champ de mars, des piles de vêtements usagés, des lames de tôles rouillées recouvraient le socle du Nègre Marron qui brandissait son lambi au milieu des cahutes et des latrines d’une compagnie privée de la capitale.

Il faut dire aussi que les autres Héros de la guerre d’Indépendance haïtienne au Champ de mars (Toussaint, Dessalines, Christophe, Pétion) ne sont guère mieux lotis. Ils doivent leur salut par le fait que leurs statues sont surélevées. Et encore ! Certains sinistrés montent prendre leur bain à côté de la statue de Dessalines accessible par des escaliers.

Pour voir plus de photos, copier le lien: http://www.facebook.com/editphoto.php?aid=167048&success=3&failure=0#!/album.php?aid=167048&id=518563918&upload=1

 

Le général Cruz prend les rênes de la Force militaire de la MINUSTAH

MINUSTHA.ORG / 9 avril 2010

Ce 9 avril 2010, le général de division Luiz Guilherme Paul Cruz a pris officiellement ses fonctions à la tête de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). De nationalité brésilienne, ce général remplace à ce poste son compatriote, le Major général Floriano Peixoto Vieira Neto.

galerie

Le camp Charlie, une base de la MINUSTAH à Tabarre, près de la capitale haïtienne, accueille très tôt ce matin, des soldats de la paix venus des différents contingents présents dans le pays. Ils sont Brésiliens, Chiliens, Jordaniens, Sri Lankais, Péruviens, Boliviens, Colombiens, Argentins, Uruguayens, Népalais… A leurs côtés, des ingénieurs coréens et japonais, leurs collègues ayant intégré la Mission après le 12 janvier.

Tous, en treillis, attendent la cérémonie de passation de commandement à la tête de la MINUSTAH entre le Major général Floriano Peixoto Vieira Neto et le général de division Luiz Guilherme Paul Cruz. Une cérémonie qui a débuté avec la Dessalinienne, l’hymne national haïtien, exécutée par la fanfare des casques bleus boliviens et qui a vu, entre autres, le commandant sortant remettre à son successeur, le drapeau des Nations Unies.

Le nouveau commandant de la Force militaire de l’ONU en Haïti n’est pas sur un terrain qui lui est totalement étranger. Et pour cause, il a déjà occupé un poste de responsabilité au sein de la MINUSTAH. En effet, le colonel Paul Cruz a dirigé, en 2008, le bataillon brésilien (BRABATT) déployé dans la capitale, avec notamment pour secteur d’activités les bidonvilles de Bel-air et de Cité Soleil naguère contrôlés par des gangs armés.

Mais sa nouvelle fonction débute dans un contexte bien différent. Et les troupes placées sous son commandant auront à faire face à de nouveaux défis : « assurer la sécurité pour la reconstruction » d’un pays dévasté par le violent séisme du 12 janvier. Une sécurité qui implique notamment la nécessité de mettre, une nouvelle fois, hors d’état de nuire les milliers d’évadés de prison à la faveur du cataclysme.

Des défis qui, de l’avis du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, ne semblent cependant pas insurmontables. Il mise sur le «leadership » du nouveau commandant de la MINUSTAH et son « expérience acquise sur le terrain ». Une « expérience passée » qui, selon M. Mulet, sera d’une « importance capitale dans ce contexte difficile ». Car, dit-il, « nous ne pouvons pas perdre de temps, nous devons tout faire pour aider Haïti à se relever ».

Le passé du nouveau commandant semble plaider en sa faveur. Le général de division Paul Cruz est en effet diplômé de l’Ecole de commandement et d’état-major de l’armée brésilienne. Il est également diplômé de l’École de guerre terrestre du Brésil.

Et en terme d’ « expérience », cet officier supérieur né en 1957, en a à revendre. Outre sa fonction antérieure au sein de la MINUSTAH, il a occupé des postes de commandement et exercé des fonctions au sein de l’état-major de l’armée brésilienne.

A titre d’exemples, de 2002 à 2003, Paul Cruz, alors colonel, a commandé le bataillon de police militaire à Brasília. Promu général en 2008, il a commandé, jusqu’à sa nomination en Haïti, la cinquième brigade blindée brésilienne. Il a été, par ailleurs, instructeur à l’École de commandement et d’état-major et, de 1998 à 2000, officier de liaison de l’armée brésilienne auprès de l’Académie militaire des Etats-Unis de West Point.

Si le général Paul Cruz doit faire face à de nouveaux défis, il peut aussi compter sur le travail réalisé par son prédécesseur, le Major-général Floriano Peixoto Vieira Neto. Car, si l’on en croit M. Mulet, « l’expérience et le leadership » du général ont fait « la différence dans des situations aussi difficiles comme le tremblement de terre ».

Toujours selon Edmond Mulet, l’ancien commandant avait fait « un travail remarquable » contre les gangs armés, les trafiquants de drogue, le rétablissement de la sécurité dans des zones de non droit et le contrôle des frontières. Et pour mettre en exergue le travail accompli, il lui a été décerné la médaille des Nations Unies.

De même, il a été élevé au grade de commandeur de l’ «ordre national honneur et mérite » par le gouvernement haïtien. Cette distinction lui a été remise, au nom du chef de l’Etat, par le secretaire général de la Présidence, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Fritz Longchamps, pour « son dévouement à la cause haïtienne et la solidarité dont il a fait montre à l’endroit du peuple haïtien »

Des officiels de la MINUSTAH et de nombreux diplomates accrédités en Haïti, dont les ambassadeurs du Brésil, de l’Argentine, de Cuba et de la République Dominicaine ont pris part à la cérémonie. Celle-ci a pris fin par une parade militaire réalisée au son de la musique jouée par la fanfare des casques bleus boliviens.

Rédaction : Faustin Caille / Edition : Hugo Merveille

 

Haiti-Séisme : Démolition de certains segments du palais présidentiel
Première étape de la restauration du bâtiment

P-au-P., 09 avr. [AlterPresse] — Des travaux sont actuellement entrepris afin de démolir certains segments du palais présidentiel, fortement affecté par le tremblement de terre du 12 janvier dernier, ont constaté des journalistes.

Ces travaux constituent la première étape de la restauration du bâtiment, indique l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) dans un communiqué transmis à AlterPresse.

Il s’agit de procéder à « la dépose des éléments dangereux ou jugés non récupérables des ruines du Palais National d’Haïti », précise l’ISPAN.

« Ces travaux font suite à diverses consultations auprès de firmes et de techniciens spécialisés en structures endommagées par des secousses telluriques », indique encore le communiqué.

L’organisme informe également que les travaux, réalisés par la Compagnie Nationale d’Équipement (CNE), tiennent compte de l’« avis technique » d’une équipe d’architectes, d’ingénieurs et d’historiens haïtiens.

Les experts estiment que le Palais National de Haïti représente « le plus bel exemple de l’architecture néo-classique transplantée en Amérique ».

Selon le document, l’édifice « possède les trois valeurs définissant un monument historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur architecturale ». Pour ces raisons, il « mériterait largement de rester en place dans la mémoire collective ».

Les experts recommandent de « maintenir le lieu comme siège de la présidence », mais « sa restauration ne devrait envisager que les fonctions d’apparat et les activités officielles de la Présidence ».

La visite du monument historique devrait également être prise en compte, suggèrent les spécialistes.

D’autre part, les fonctions administratives devraient avoir lieu dans d’autres espaces appropriés.

Les experts soulèvent aussi la nécessité d’ouvrir un « vaste débat » sur l’avenir du Palais National, construite pendant l’occupation américaine d’Haiti entre 1915 et 1934, d’après un projet de l’architecte George Boussan.

 

Jimmy Jean-Louis’ Haiti Documentary

FOX / Published : Friday, 09 Apr 2010, 11:49 AM MDT

    haiti-9am-040910PHOENIX – Haitian born actor, Jimmy Jean-Louis, is a "rags to riches" story of a child who grew up in the slums of Port Au Prince, Haiti until age 12, becomes a Hollywood celebrity, and shifts his focus from his acting career to help rebuild his homeland ravaged by the 7.0 earthquake on January 12th, 2010.

    Jimmy stopped by the FOX 10 studios to talk about an upcoming documentary and benefit.

    On the Net:
    jimmyjeanlouis.com

    Ride 4 Haiti
    April 11, Check-in/Sign up at 9am
    Chandler Harley-Davidson
    6895 W. Chandler Blvd.
    Chandler, AZ 85226

    You can see a sneak peek of the documentary on April 10 at 6pm during the Phoenix Film Festival at Harkins Theatres in Scottsdale. (Loop 101 and Scottsdale Road

    Publicités

    Laisser un commentaire

    Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

    Logo WordPress.com

    Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

    Image Twitter

    Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

    Photo Facebook

    Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

    Photo Google+

    Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

    Connexion à %s

    %d blogueurs aiment cette page :