NOUVELLES D’HAITI

16 Avr

Haïti-Séisme-Province : une réplique crée la panique dans les Nippes
HPN / Posté le 15 avril 2010

Une réplique a été ressentie dans plusieurs villes du département des Nippes dans la matinée du 15 avril. Elle a fait souffler un vent de panique dans les écoles de Miragoâne faisant plusieurs blessés parmi les élèves.

Cette secousse, dont la magnitude n’a pas encore été communiquée, a frappé plusieurs villes comme l’Asile, Anse-à-Veau et Miragoâne, mais c’est dans cette dernière que la panique a été la plus forte.

Aucun bilan n’a été révélé quant au nombre de blessés recensés dans plusieurs établissements scolaires où des élèves se sont jetés par les fenêtres. Des parents se sont précipités vers les écoles pour récupérer leurs enfants visiblement paniqués.

Aucune situation de tension n’a été enregistrée dans les autres villes où la réplique avait été ressentie.

De récentes déclarations alarmistes des autorités gouvernementales ont renforcé la psychose de peur liée à une prochaine catastrophe chez les Haïtiens.

 

Les protagonistes cherchent un terrain d’entente au Parlement

MAXIMINI.COM

Après avoir boudé la séance du mardi dernier, les sénateurs réticents à l’adoption de la nouvelle loi d’urgence, posent des conditions pour revenir sur leur décision. Une nouvelle séance est annoncée pour jeudi prochain.

« Nous sommes prêts à dialoguer afin de modifier le document soumis par le gouvernement », affirme, mercredi, le chef de file du groupe minoritaire au Sénat, le sénateur Youri Latortue. Plusieurs points de désaccords doivent être abordés dans le cadre des négociations dont la réduction de la période d’urgence de 18 à 1 mois. Le sénateur Latortue souligne également que le Parlement doit se prononcer sur le fonctionnement de la commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, organe qui sera constitué uniquement de nationaux.
Selon un sénateur proche du pouvoir, le groupe minoritaire peut empêcher la tenue d’une séance mais ne pourra pas empêcher l’adoption d’un document par l’assemblée. « Chacun doit jouer sa partition, c’est notre responsabilité devant l’histoire », avance Joseph Lambert qui insiste sur la nécessité de réaliser une séance en assemblée. De son coté, le président du sénat, Kely C. Bastien entend rapprocher les deux camps afin de trouver une entente. « Une nouvelle séance en assemblée est fixée à jeudi en vue de trouver un consensus sur la loi d’urgence », annonce le sénateur Bastien.

 

SI M PA RELE

L’ Etat d’urgence, ça se mérite

Par l’écrivain Lyonel Trouillot

Radio Kiskeya / jeudi 15 avril 2010,

Un gouvernement qui reste muet durant les heures et les jours qui suivent le séisme du 12 janvier, prend son temps pour déclarer l’état d’urgence. Un ministre de l’éducation nationale qui déclare ouvertes les écoles sans un vrai plan, ce qui fait que celles qui peuvent sont plus ou moins ouvertes, que les parents qui en ont les moyens envoient leurs enfants à l’école, que les autres écoles sont peut-être condamnées à la disparition. Un(e) ministre de la Communication qu’on voit plus souvent en photo à côté des grands de ce monde qu’on ne l’entend communiquer sur les actions du gouvernement. Une équipe gouvernementale plus encline à fricoter avec les technocrates de seconde zone, petits mercenaires de la coopération internationale, qu’à prendre l’avis des différents secteurs de la vie haïtienne et à réunir des compétences haïtiennes autour d’un projet clair, novateur et rassembleur. Des experts haïtiens se plaignent d’avoir été appelés, parfois écoutés, mais d’avoir au fond plus fait fonction de figurants pour effet médiatique qu’autre chose. Le gouvernement n’inspire pas confiance, indépendamment des qualités individuelles de ses membres (il n’y a pas d’hommes sans qualité).

C’est en n’inspirant pas confiance et en donnant l’impression de s’en moquer éperdument qu’il réclame l’état d’urgence. Il est normal que le sentiment général soit que cette demande ne corresponde pas à une intention de gérer l’urgence de façon célère et efficace dans les intérêts de la nation mais plutôt à l’urgence de gérer l’aide comme il l’entend, sans avoir à rendre compte à des instances nationales. Quant aux parlementaires qui se sont empressés de répondre oui à la demande ou d’obéir à la commande, ils sont admirables de candeur ou d’autre chose : voilà un vote par lequel une institution se déclare virtuellement inutile pour motif d’urgence. On aura sans doute besoin de la sanction parlementaire quand les choses iront bien, quand dans les communes et les départements qui les payent pour les représenter jouiront de tout ce qui leur manque aujourd’hui.

On peut avoir des arguments pour l’état d’urgence, on peut avoir des arguments pour. Le problème avec les défenseurs de l’état d’urgence, c’est que le pouvoir pour lequel ils réclament ce cadeau politico-administratif pour motif d’urgence de faire n’a donné aucune preuve de son savoir-faire, ni d’un vouloir-faire.

Il donne en plus l’impression d’être obéissant par laxisme ou par conviction. On sent que la souveraineté est grignotée au quotidien, que le gouvernement, s’il n’a pas bonne note auprès de la « communauté internationale » sur le plan des performances et de l’efficacité (c’est un secret de polichinelle), il es très bien noté en matière de discipline. On ne demande pas toujours à un élève d’être brillant, il suffit quelquefois qu’il soit obéissant.

Je reconnais au président Préval une qualité qui commande le respect. Il a toujours reconnu la nécessité des élections comme expression démocratique des contradictions politiques et promis de s’en tenir aux termes de son mandat. S’il rompt avec cela, les choses vont aller mal. Rien de ce que fait le gouvernement, rien de ce qui se fait actuellement en Haïti dans la gestion de l’après séisme ne contribue (et on voit mal pourquoi cela changerait brusquement) à créer la confiance et à réconcilier la société et le gouvernement. La seule véritable urgence sur laquelle on attend le président Préval, c’est la survie du processus démocratique. Passer l’écharpe à l’heure prévue par la Constitution ou à l’issue d’un processus au plus proche (délai et procédure) des prescrits constitutionnels. Un beau départ, et l’on pourra dire ce qu’on voudra, sur les politiques qu’il a menées, chacun restant libre d’apprécier la gestion des choses au cours de son mandat, mais tout le monde dira : il fut (au moins) un démocrate.

 

Le gouvernement français veut supporter le processus électoral

RADIO METROPOLE / 15 AVRIL 2010

L’ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Le Bret affiche son optimisme en ce qui a trait au processus électoral. Saluant la détermination du chef de l’Etat haïtien, le diplomate français assure que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dispose de compétence pour organiser les joutes.
Cependant l’ambassadeur de France admet que la situation sera plus compliquée en raison des

populations déplacées et des problèmes du registre électoral. Les autorités électorales devront apporter des modifications dans le registre électoral qui n’a pas été mis a jour depuis 2005.
Didier Le Bret croit que les conseillers électoraux pourront bientôt fixer une nouvelle date pour la tenue des élections.
Interrogé sur la contribution financière de la France au processus électoral, M. Le Bret a rappelé que l’assistance de son pays transite par l’Union Européenne (UE). Il signale toutefois que l’Organisation des Etats Américains (OEA) devrait jouer un rôle clé puisqu’elle dispose d’une expertise dans ce domaine.
Par ailleurs le gouvernement français promet une aide budgétaire de 5 millions d’euros à Haïti au cours de l’exercice fiscal 2010 – 2011. L’ambassadeur Le Bret précise que les fonds seront versés sur un compte de la BRH géré par le gouvernement haïtien.
L’enveloppe globale de l’assistance financière française est de 40 millions de dollars dont la moitié sera décaissée au cours de cette année.

 

Clinton, Bush ask US lawmakers to increase import quota for Haiti’s textiles to boost economy

PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) – Former Presidents Bill Clinton and George W. Bush want to increase Haiti’s clothing exports to the United States.

They are uring Congress to boost the tariff-free quota from 70 million to 250 million square meters and extend an existing deal’s expiration from 2018 to 2025.

In a letter to Democratic and Republican leaders and provided to The Associated Press, the former presidents say the expansion would provide thousands of jobs for Haitians and help U.S. cotton exporters.

But textile workers in Haiti say the $3.09 a day they earn is not enough to feed their families.

Clinton is U.N. special envoy to Haiti. Bush visited Haiti with him last month.

 

Haiti Ambassador visits Virginia Tech

By Jarett Henshaw /WSLS.COM
Published: April 15, 2010

BLACKSBURG – Arriving at Roanoke Regional Airport, Haiti Ambassador to the US Raymond Joseph is greeted by Virginia Tech professor Patrick Guilbaud.  As soon as he got off the plane Joseph was all about thank you’s.

“The earthquake of January 12th devastated my country and people of Roanoke, people of this area, Virginia, and the United States really came to our help in solidarity and for this I’m saying thank you,” said Joseph.

He’s making a special trip to Virginia Tech for Haiti day, where he’ll be speaking about the status of Haiti now and the importance of service in our communities.

Ambassador Joseph said the main reason he wanted to speak here in Burrus Auditorium tonight was to show his appreciation to the Hokies for all their help.

Hokies united alone has raised more than fifty-thousand dollars since January’s earthquake.

“For young people to raise fifty-thousand-dollars is the kind of thing that touches us,” said Joseph.

Joseph says he’s also pleased for the work tech professor Bryan Cloyd has been doing to build a school in the small village of Ti Pelige.  Cloyd’s selling a CD he made with a small choir in Haiti to raise money for the construction.

“I wanted to come here also to thank them, thank everybody, for what they’ve done for my country in the past three months,” said Joseph.

The ambassador says he and his country are very appreciative to everyone who has donated their time and money.  Joseph says he just hopes the support continues because Haiti has a long ways to go.

Joseph will also be speaking at Blacksburg Baptist Church on April 16th, at 10 a.m.

 

HAÏTI EST UNE NATION FIÈRE, RÉSOLUMENT ENGAGÉE SUR LA VOIE DE LA RECONSTRUCTION

UN.ORG

« Haïti doit rester à la une de l’actualité car la communauté internationale doit continuer à l’accompagner sur le long chemin de la reconstruction », a déclaré, ce matin, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, au retour d’une visite qu’elle a effectuée les 12 et 13 avril dans le pays.

Asha-Rose Migiro, qui a pris la mesure des dégâts « tellement énormes » causés par le tremblement de terre du 12 janvier dernier, a mis l’accent sur les progrès réalisés mais surtout sur ce qui reste à faire dans cette « nation fière, résolument engagée sur la voie de la reconstruction ».

Les premiers signes de retour à la vie normale apparaissent, comme ces enfants qui reprennent le chemin de l’école.  Mais si des millions de personnes ont trouvé refuge dans des camps et si la distribution de nourriture et d’eau potable est plus ou moins bien assurée, il n’en demeure pas moins que de nombreux problèmes subsistent.

Mme Migiro a cité les problèmes liés à l’assainissement et à l’hygiène, à la sécurité des femmes et des enfants dans les camps, au respect de l’ordre public.  À l’approche de la saison des pluies, il faut relocaliser beaucoup de gens vers des structures plus sûres, ce qui n’est pas facile, a-t-elle dit.  Aux côtés des autorités locales, les Nations Unies font tout leur possible pour respecter la dignité des gens et répondre à leurs besoins.

Le Président René Préval et son Gouvernement, a ajouté Asha-Rose Migiro, qui les a rencontrés, sont conscients des défis et restent déterminés à les relever avec le soutien de la communauté internationale.  Les institutions publiques doivent être remises en place, avant de pouvoir s’attaquer aux amendements nécessaires de la Constitution et à une mise à jour des cadres juridiques existants, a-t-elle précisé.

Parmi les mesures à prendre rapidement, la Vice-Secrétaire générale a parlé de la mise en application d’un code de construction pour garantir la résistance des nouveaux bâtiments aux séismes.  Les flux de l’aide internationale dépendent largement d’une telle mesure, a reconnu Mme Migiro, qui a aussi soulevé les problèmes liés aux cadastres et à la propriété foncière risquant de devenir un obstacle à la reconstruction.

Pour prévenir le détournement de l’aide et une utilisation transparente et rationnelle, le pays est en train de mettre en place une Commission, dans laquelle siègera l’ancien Président américain et Envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Bill Clinton.  Une loi devrait suivre la mise en place de la Commission.

Il s’agit là de dispositions importantes pour établir un climat de confiance et garantir les flux d’aide internationale dans la durée, a insisté la Vice-Secrétaire générale.  Elle a reconnu la réalité de l’insécurité dans les camps et des cas de violences sexuelles qu’elle a expliqués en partie par la promiscuité  mais également par des problèmes systémiques existant auparavant.  Mme Migiro a attiré l’attention sur les patrouilles conjointes des Nations Unies et de la police nationale, tout en estimant qu’elles restent insuffisantes.

En attendant des structures plus solides, les femmes commencent à s’organiser, en formant leurs propres milices.  À plus long terme, il sera urgent de former la police et de mettre en place un cadre juridique pénalisant les violences sexuelles et garantissant l’émancipation des femmes à tous les niveaux,  a préconisé la Vice-Secrétaire générale.  Le soutien technique que le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) apporte sur place sera déterminant, a-t-elle ajouté.

Mme Migiro a rejeté les allégations selon lesquelles une partie du personnel de l’ONU vivrait dans « deux bateaux de croisière de luxe ».  Après la destruction des locaux de l’ONU, a-t-elle rappelé, il fallait trouver une solution à court terme qui garantisse un minimum de confort.  « Ce n’est peut-être pas une solution idéale, mais il fallait assurer le maintien de l’ONU dans le pays », a-t-elle expliqué.

Alors que le séisme a provoqué la perte de 102 civils, policiers et militaires parmi le personnel de la Mission de l’ONU, le Gouvernement d’Haïti a donné le chiffre de 300 000 morts parmi sa population.

Le 31 mars, la Conférence internationale des donateurs « Vers un nouvel avenir pour Haïti », organisée à New York, a permis de lever un montant de 9,9 milliards de dollars pour une aide immédiate et à long terme à la reconstruction du pays.

Aux côtés du Président Bill Clinton, le Premier Ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive siègera également à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont parlait la Vice-Secrétaire générale.

 

Crosscut

To restore Haiti, reforest its denuded hills

Columbus found Haiti a place of lush plants. Exploitation destroyed that, and the population. Now, there’s a chance to help the people and the environment by putting Haitians to work restoring the natural heritage.

By Tom Byers / April 15, 2010

The world has mounted a determined effort to relieve the immense human suffering in Haiti. It is a remarkable outpouring of compassion that includes grassroots efforts to solicit donations on handheld devices, giant military transport planes loaded with food and water, and the quiet heroism of thousands of non-governmental relief workers, and it now seems well on its way toward meeting the immediate needs. As that monumental task is accomplished, and the attention of the world’s media shifts elsewhere, the challenge of creating a decent future for the people of Haiti will likely remain, because normal life in Haiti was unacceptably perilous even before the earthquake.

If there is to be any real hope for Haiti, a long-term and multi-faceted recovery effort must be mounted on a scale the world has rarely achieved. Fortunately, former President Clinton and many others are already looking ahead to that task, drawing up plans to rebuild the nation’s homes, government buildings, ports, and roads. A group of us in Seattle and beyond, many from Federal Way-based World Vision, have suggested that the plan for rebuilding Haiti should also include a major campaign to put Haitians to work restoring the "natural capital" of their country — the once-verdant forests and clean rivers that were destroyed long ago, but ought to be restored as a birthright for future generations and a cornerstone of the nation’s future prosperity.

Long before the Jan. 12 earthquake leveled Haiti’s capital, the devastation of its natural resources could be seen from outer space. Call up satellite images of Haiti on the internet and you will be shocked at the stark contrast between the barren hills of Haiti and the green mountainsides just across the border in the Dominican Republic. That deforestation is both a cruel legacy of Haiti’s colonial past and a major factor in the poverty of her people today. It is a legacy that must be reversed to improve the future prospects of this fragile nation.

Modern Haiti’s barren mountains could not be more different than the landscape first seen by European explorers. Writing in his diary on Dec. 13, 1492, Christopher Columbus described his first view of Haiti with these words:

"All the trees were green and full of fruit and the plants tall and covered with flowers. The roads were broad and good. The climate was like April in Castile; the nightingale and other birds sang as they do in Spain during the month, and it was the most pleasant place in the world."

The idyllic landscape Columbus describes did not fare well in the centuries that followed, nor did its stewards, a half-million Arawak natives whose ancestors had lived on the island for nearly 5,000 years. As Jared Diamond records this history in his book Collapse, the Spanish quickly enslaved the Arawaks and forced them to mine for gold, and then to clear the land for sugar plantations. Within three decades of Columbus’s voyage, disease, maltreatment and outright massacres had all but eliminated the native population. As a result, the Spanish began importing slaves from Africa to keep their mines and plantations in operation.

Spain’s attention eventually shifted to its more lucrative colonies in the Americas, leaving the French to fill the vacuum left in the western part of Hispaniola. The French accelerated the slave trade and cleared ever larger swaths of forest for plantations, shipping the timber off to France in the hulls of the same ships that had brought the slaves from Africa.

These practices were, to say it mildly, profoundly unsustainable, both for those enslaved and for the environment. In 1850, the Haitian slaves overthrew their masters, but by the time the Haitian people had freed themselves from colonial rule, much of their "natural capital" had been destroyed. What little remained of the nation’s forests then has largely been lost since — cut down by the poor, who make up the overwhelming majority of the nation’s populace, and who are almost entirely dependent on charcoal as a source of fuel for heating and cooking.

Today only 1% of Haiti’s forests remain (compared to 28% of the Dominican Republic’s forests). In Diamond’s words: "The consequences of all that deforestation include loss of timber and other forest building materials, soil erosion, loss of soil fertility, sediment loads in the rivers, loss of watershed protection and hence of potential hydroelectric power, and decreased rainfall.

These deficits in natural capital are reflected in the stark realities of Haiti’s persistent economic deprivation: It is not only the poorest nation outside Africa (where many nations suffer from the same environmental deficits), it is a nation of subsistence farmers with ever more depleted soil; a country of 10 million people who must often choose between unsafe drinking water or water bottled by corporations and sold at prices they cannot afford. It is a nation built of cinder blocks because it no longer had any timber.

If there is anything fortuitous for the Haitian people in the timing of the earthquake, it may be that it comes at the time when people are beginning to understand that the natural capital of any nation has value to all of humankind. It is conceivable that this new understanding could be converted into a form of aid for Haiti that would not only help the nation get on its feet, but have lasting value for all humankind — the restoration of Haiti’s forests.

Indeed, several forces are converging that could make this vision a reality:

  • The nations of the world seem prepared to pledge hundreds of millions of dollars for relief and recovery in Haiti.
  • There is a recognition that the concept of "recovery" cannot have meaning in Haiti unless the millions of Haitians without resources or technical skills can find meaningful work. The need to rebuild the physical infrastructure of the nation will create work for those with sophisticated construction skills, but many Haitians do not possess such skills, and will be without the money to support themselves and their families unless the means can be found to employ them to aid the nation’s recovery with skills they can quickly acquire.
  • A comprehensive plan to restore Haiti’s forests and waterways could employ tens of thousands of unemployed individuals in a modern Haitian version of Roosevelt’s Civilian Conservation Corps, quickly putting money directly into the hands of local workers for their work in replenishing forest resources that will help to ensure the durability of the nation’s recovery over time.
  • An initiative to restore Haiti’s forests could serve as a model for reconciling the interests of the developed, developing, and undeveloped worlds so that they can act as one to confront the universal threat posed by climate change. For however deep their differences may be, it is hard to imagine that the world’s nations could not find common ground in the opportunity to help Haiti’s populace restore its forests, while sequestering carbon and slowing climate change in the bargain.
  • Another critical benefit of reforestation in Haiti is that it will improve resilience to future weather events. Reforestation combined with agro-forestry (trees on smallholder farms) is critical to restoring watersheds, which will also enhance agriculture production. Therefore, a reforestation initiative could serve as both a strategy that helps Haiti adapt to problems created by global warming and as a strategy to mitigate those problems by reducing greenhouse gases.

    Here is a rough outline of how such an initiative might get underway:

    1. At modest expense, a philanthropic sponsor (or sponsors) could convene a two-day meeting of key players to create a schematic plan which addresses both short-term employment through a Civilian Conservation Corps (referred to by some as a "Forest Corps for Haiti"), and the long- term restoration of Haiti’s natural resources.
    2. The schematic plan would identify appropriate roles for local organizations, government agencies, NGOs and the international community, with special attention to building the capacity within Haiti’s civil society to take responsibility for all aspects of the initiative over time.
    3. The plan would identify working groups of individuals with expertise in all of the areas needed to implement the initiative. The working groups would flesh out the schematic plan, spelling out how Haitians will be recruited, trained and employed to accomplish immediate, mid-range and long-term restoration goals based upon the best available science.
    4. To implement the plan, a Haitian Reforestation Trust Fund would be established, managed by an international organization selected for its transparency, effectiveness, and ability to act quickly and decisively.

      A key part of the initiative will be the measurement of the value of the reforestation measures in terms of mitigating the factors that lead to climate change.

    5. The trust fund would pool the voluntarily contributions from foundations, individual donors, and UN member nations. It would be used to achieve the complementary goals of employing Haitians and creating forest resources to replenish the natural capital of the nation and reduce climate change.
    6. A key part of the initiative will be the measurement of the value of the reforestation measures in terms of mitigating the factors that lead to climate change. As the global environmental benefits of Haiti’s reforestation are documented, the trust would be replenished through the carbon markets, so that a mechanism can be developed to pay Haitian communities for the ongoing stewardship of the forests.
    7. Future allocations from the trust to communities would be based upon the actual performance of the forests in achieving environmental goals, creating incentives for the populace to maintain the quality of the forests.
    8. In addition to paying the costs to plan, implement, and monitor the reforestation (using unemployed Haitians as the primary labor force), the trust should pay for alternative energy technologies — such as solar, wind, renewable biomass (e.g., dried grass briquettes), clean burning and more efficient cooking stoves and solar cookers — as alternatives to cutting the forests for fuel.
    9. Land tenure is a critical concern and must be addressed if reforestation is to succeed. One strategy is for government to grant long-term leases for land improvements such as tree planting and sustainable farming. Other solutions must be explored as an integral part of the forest recovery plan.
    10. The Haitian population must be engaged at every stage of the initiative so they understand the value of the forest recovery plan and will be willing to act as its stewards in the future. They should have a voice in decisions about what type of forest protections are imposed in a given area, with the understanding that the revenues from the trust are predicated on the health of the forests and the people’s performance in protecting it.

    The outline above is just a rough sketch of how the reforestation of Haiti might be organized. We hope these thoughts are useful as a starting point for ensuring that the near-term and long-term benefits of restoring Haiti’s natural capital are considered in creating the vision of a better, more just and sustainable future.

    Tom Byers is a partner at Cedar River Group, a Seattle consulting firm focused on projects in the public interest in the fields of community development and environmental preservation. Since writing this paper in January, he has been working with representatives of World Vision and other international relief organizations to implement the ideas contained in the paper. As a result of the group’s efforts, experts from Haiti, relief organizations, government agencies, and private foundations will convene at Yale University in mid-May to craft a detailed plan to move forward. (Donations to World Vision can be directed to the Green Hills for Haiti Project.)

    View this story online at: http://crosscut.com/2010/04/15/environment/19743/
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Haití: El costo de cargar maletas

José Steinsleger (LA JORNADA)

Los cataclismos trastornan la vida de los pueblos. El Diluvio anegó las civilizaciones de la Mesopotamia bíblica, la corriente de El Niño influyó en el declive de los antiguos mayas; el terremoto de 1985 cimbró el orden político en México; pequeños estados insulares empiezan a ser tragados por el Pacífico; California se desprenderá del continente mañana, o en los próximos 500 años; la tala de la Amazonia (pulmón del planeta) deja áreas gigantescas de color ocre.

El terremoto de Haití fue más devastador, aunque menos intenso que el de Chile. ¿Porque Haití es más pobre? En 2005, un huracán destruyó Nueva Orleáns, ciudad ubicada en un estado (Louisiana) que tiene cuatro veces menos de habitantes, un PIB similar y un per cápita cinco veces mayor al de Chile. Levantada por esclavos africanos, la cuna del jazz se reconstruye con salarios del primer mundo. En cambio, el país modelo de América Latina reconstruirá sus ciudades con salarios del cuarto mundo.

¿Pero qué será de Haití? El primer cataclismo de La Hispaniola (así llamada por Cristóbal Colón) acabó con su población nativa. Poco más extensa que Zacatecas (76 mil 480 kilómetros cuadrados), la isla antillana estuvo habitada por 350 mil arawacs, caribes y taínos, pueblos borrados del mapa por Bartolomé y Diego Colón, hermano e hijo del almirante.

El segundo cataclismo duró cerca de 300 años, y consistió en la importación de millones de esclavos africanos. El tercero fue la guerra por la independencia en la que 100 mil esclavos murieron en combate (1791-1804), el cuarto fue el ensañamiento de la blanquitud con la república independiente, y el terremoto de enero pasado expulsó a los haitianos a los confines de la civilización.

La independencia de Haití ha sido deliberadamente ignorada por negra, antiesclavista, anticolonialista, antintervencionista, anticlasista, por derrotar en el terreno militar a los tres grandes imperios de la época, y por emplazar al pensamiento eurocéntrico, haciendo crujir las marquesinas filosóficas de la civilización occidental.

La primera y última rebelión victoriosa de esclavos en la historia de la humanidad guardó profundas diferencias con el resto de los procesos independentistas de América hispana. Los haitianos defendieron a tal grado su noción de libertad, que las juntas emancipadoras del continente optaron por soslayar sus alcances políticos y densidades conceptuales.

El escritor cubano Alejo Carpentier observó que entre los enciclopedistas franceses la idea de independencia tenía un valor meramente filosófico: Se dice independencia frente al concepto de Dios, frente al concepto de monarquía, y la libertad individual del hombre. Pero nunca hablaron de independencia política o emancipación total, como en Haití. Los sabios de la época no quisieron estudiar a Haití. Para ellos, los negros eran una especie de dudosos atributos humanos.

Ahí tenemos a John Locke (1632-1704) escribiendo a la luz del candil sus ensayos sobre el entendimiento humano, mientras endulza el té cosechado por los esclavos de Inglaterra en India, con el azúcar de los esclavos de Europa en las Antillas. Y ahí tenemos a Charles-Louis de Secondat (barón de Montesquieu y Señor de la Bréde), quien posiblemente fumaba algo especial cuando en El espíritu de las leyes (1748), atusándose el bigote, explicó sus curiosas teorías sobre el azúcar, que:

“… sería demasiado caro si no trabajaran los esclavos en su producción. Dichos esclavos son negros desde los pies hasta la cabeza y tienen la nariz tan aplastada que es casi imposible tenerles lástima. Resulta impensable que Dios, que es un ser muy sabio, haya puesto un alma, y sobre todo un alma buena, en un cuerpo enteramente negro”.

El empirista Locke y la democracia moderna. Su discípulo Montesquieu y la división de poderes. El epicúreo Rousseau y su buen salvaje. El cínico Voltaire y sus críticas al poder. El deista Diderot y la legitimación del colonialismo en su Enciclopedia. El humildísimo Napoleón y su famoso Código Civil que los estados modernos de América hispana clonaron en el siglo 19.

Concedido. Los ideólogos del llamado Siglo de las Luces murieron sin enterarse de la revolución francesa y de las rebeliones de los esclavos en Haití. ¿Y Carlos Marx? ¿Alguno de sus biógrafos nos explicó por qué habiendo sido un atento lector de La riqueza de las naciones (Adam Smith, 1776), Marx investigó la cuestión colonial en Irlanda e India, y pasó por alto la feroz guerra independentista en la colonia que generaba 75 por ciento de la producción mundial de azúcar, generando a Francia más beneficios que las 13 colonias de Inglaterra en América del Norte?

Como fuere, el escritor y político dominicano Juan Bosch acertó al advertir que “… cualquier estudioso de Marx puede encontrar en la revolución de Haití todas sus ideas convertidas en hechos”.

La revolución haitiana (1790-1804) fue la más compleja de los tiempos modernos (Bosch), y en íntima conexión con la revolución francesa tuvo lugar en cinco dimensiones entrecruzadas y superpuestas:

1) Guerra de clases entre grandes propietarios blancos y mulatos dueños de un tercio de la riqueza y de la cuarta parte de los esclavos. Ambos sectores impulsaban la autonomía y algunas medidas revolucionarias, reconociéndose aliados de Francia, y no su propiedad.

2) Guerra social de amos contra negros que trabajaban bajo el régimen de esclavitud, modo de producción que los economistas modernos llaman, eufemísticamente, economía de plantación.

3) Guerra racial de negros contra blancos y mulatos, luego que la revolución francesa no había dedicado una sola palabra a la esclavitud, dejando el conflicto en manos de las autoridades coloniales.

4) Guerra antintervencionista de blancos, mulatos y negros contra Inglaterra y España, potencias que invadieron la isla con el propósito de conjurar la difusión de las ideas revolucionarias en sus colonias del Caribe.

5) Lucha nacional, anticolonial y antimperialista de haitianos contra franceses hasta alcanzar la independencia total.

En Francia, la influyente Sociedad Amigos de los Negros agrupaba en realidad a los amigos de los mulatos. Muchos mulatos se habían educado en la metrópoli, donde no eran víctimas de la discriminación que padecían en su propia tierra. Los mulatos tenían un nivel económico similar al de los blancos, pero con estatus social diferente. Y hasta el decreto revolucionario del 24 de septiembre de 1791, no podían ejercer las profesiones liberales ni presentar candidatos en la colonia.

Simultáneamente, los cielos de Haití se pintaban de negro. En las fiestas y banquetes de las autoridades, comerciantes, navieros, militares, aventureros, banqueros, diplomáticos, los esclavos con peluquín y disfrazados de meseros elegantes, oían con atención. A espaldas de los comensales (uno por silla), los negros oían que el pueblo francés debatía, que la Corte era incapaz, que los campesinos saqueaban las bodegas, que los pobres escupían al paso de los ricos, y que un tal Robespierre exigía el derecho de ciudadanía para los negros y mulatos.

Totalmente alborotados, los sirvientes retornaban a los barracones, donde las esclavas también aportaban información. Era común, en las haciendas, que las aburridas esposas de los colonos aliviasen el tedio confesando sus más íntimos secretos a las negras que, no menos aburridas, las abanicaban.

En la noche del 14 de agosto de 1791, un esclavo jamaiquino al que le decían Bouckman porque sabía leer (book man) celebró una ceremonia vudú en un bosque que era propiedad de su amo. Bouckman imploró la ayuda vengadora de los dioses negros contra los dioses blancos. Y aquí hay que destacar un dato subestimado por los historiadores a modo: muchos de los negros capturados en Africa occidental habían sido grandes guerreros. Por tanto, se consideraban prisioneros de guerra.

Bouckman murió asesinado por los franceses. Sin embargo, mulatos como André Rigaud, Vincent Ogy y su amigo Fleury (quienes poseían tierras y esclavos, pero defendían a los negros) se unieron a los hermanos Jacques y Jean Baptiste Chavannes, fogueados en la guerra de Independencia de Estados Unidos. Al finalizar la contienda, los hermanos Chavannes compraron armas en el país del norte y se marcharon a Haití.

Todos murieron ahorcados. Pero varias mechas quedaron encendidas. En el norte de la isla se levantaron los mulatos Jean Francois y Biassou y, en el centro, el esclavo Hyacinthe ofrecía un puesto de lucha a los negros fugados de las plantaciones. Los blancos que vivían en las haciendas empezaron a trasladar a sus familias a la ciudad. Decían que en las montañas y bosques de Haití, los tambores sonaban con inusitada y creciente intensidad.

Cuando las bandas de Francois y Biassou cruzaron a la parte occidental de la isla, España entró de lleno en el conflicto. En Santo Domingo, los alzados obtuvieron la libertad y se les reconoció grados militares. Entre los secretarios de Biassou iba Toussaint, negro esclavo de 49 años que curaba a enfermos y heridos.

Toussaint había trabajado de cochero en la plantación de un colono llamado Señor de Bréda. Cosa curiosa: de los pagos de Montesquieu. El amo de Toussaint era masón, y en la hacienda poseía una biblioteca en la que menudeaban los clásicos griegos, latinos y los enciclopedistas franceses. En la plantación, Toussaint recibió instrucción primaria, se convirtió al catolicismo y durante años, autorizado por el amo, frecuentó su biblioteca. Así se formó Toussaint L’Ouverture (El Iniciador), padre de la nación haitiana.

Y ahora, vamos al cine. En 1969, el italiano Gillo Pontecorvo filmó Queimada, poderosa metáfora de las distintas etapas de la revolución haitiana. La película empieza cuando en los muelles de una isla antillana que se halla bajo el dominio de una potencia rival de Inglaterra, un negro se acerca a un agente inglés, y le dice: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas?

III y último

Retengamos, por un instante, el universo subyacente en la frase que el negro le dirige al inglés en la película Queimada: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas? El ofrecimiento aparecerá en tres ocasiones, que bien pueden simbolizar las tres etapas de la revolución francesa, y la lucha anticolonial y antiesclavista de Haití.

1789-1791. Dado que los esclavos negros no son incluidos en la solemne proclamación de los Derechos del Hombre, los colonos blancos y mulatos ricos se adhieren a la revolución y libran una lucha a muerte por el poder de la colonia.

1792-1799. Los girondinos decretan la igualdad entre mulatos, negros libres y colonos blancos (marzo, 1792). De los esclavos, nada. Pero en agosto cambia la relación de fuerzas de la Asamblea, y los jacobinos rayan la cancha: inicio de la república, fin de la monarquía y decapitación del ciudadano Luis Capeto (Luis XVI).

En julio de 1793, frente al peligro de perder la colonia a manos de Inglaterra, los delegados de Robespierre proclaman la abolición de la esclavitud. Hecho que París formalizará recién en febrero de 1794, pues la burguesía revolucionaria no concebía la idea de liberar a los esclavos. Es el momento que en la novela de Alejo Carpentier, El Siglo de las Luces (1962), un personaje dice a otro (francés): Los negros no los esperaron a ustedes para proclamarse libres un número incalculable de veces.

Sigamos con Queimada. El negro carga con las maletas del agente inglés, y ambos entablan amistad. El inglés propone robar el oro depositado en un banco de la colonia. Se roban el oro y la banda es perseguida por las tropas coloniales. Luego, el agente propone el asalto al palacio. El golpe es exitoso y ahí empiezan los problemas verdaderos.

Convertido en líder, el negro preside un gabinete que el inglés ha integrado con los colonos que vivían de la esclavitud. El negro entiende la lengua de sus antiguos amos, pero nada del lenguaje leguleyo, nada. Se pelea con el inglés, abandona el poder y se larga al monte. El inglés concluye su tarea y, en el muelle, otro negro se le acerca: Señor… ¿desea que cargue con sus maletas?

La paradoja es implícita: si Francia desea retener la colonia, debe apoyarse en los mulatos y los negros libres, pues los colonos blancos ya no responden a ninguna de las facciones revolucionarias, sino a las potencias enemigas de Francia, en cuya victoria confían.

Años después, el inglés regresa a la isla representando a una poderosa compañía azucarera. Misión: acabar con el ejército del negro, para lo cual propone a los blancos la ayuda de las tropas británicas. El líder rebelde es capturado y, en víspera de su ejecución, acosado por los remordimientos, el inglés decide liberarlo del cautiverio. El negro se rehúsa. Que su muerte sirva de ejemplo para que otros continúen la lucha.

Sin entender nada, el inglés emprende el camino de regreso a la civilización. Y en los muelles, otro negro le ofrece cargar con sus maletas. El agente sonríe con ironía y tristeza. Pero en el instante en que se agacha para dejar las maletas, el negro le asesta una puñalada mortal. La lucha apenas empieza.

Con Toussaint Louverture, los esclavos consiguen estrategia, disciplina y conducción. En sendas batallas que la historia universal continúa escamoteando, los negros de Louverture y Jean Jacques Dessalines derrotan a los ejércitos invasores de Inglaterra y España. En tanto, Napoleón da su famoso golpe de Estado y disuelve el Directorio (1799).

1800-1804. Louverture anuncia que el país se independiza para siempre de Francia y dicta la primera Constitución (1801). Desesperado, Napoleón restablece la esclavitud (1802) y envía a la isla la poderosa flota con 30 mil soldados profesionales que Dessalines y Alexander Petion derrotan el 12 de noviembre de 1803 (batalla de Vertieres).

Napoleón exclama: ¡Maldito azúcar, maldito café, malditas colonias! No sólo eso. Para afrontar los costos de la aventura militar en el Caribe, Francia se ve obligada a vender la Luisiana a Estados Unidos. El primero de enero de 1804 Haití proclama la independencia total. Y los negros anuncian el fin de las pretensiones imperiales de Francia en América.

Humillación que París jamás perdonará. Desde entonces, todos los gobiernos y repúblicas democráticas de Francia (y casi todos sus intelectuales avant la lettre) practican frente al drama de Haití una indiferencia y una crueldad diplomática tanto o más refinada que sus aromas de laboratorio.

En Historia contemporánea de América Latina” (Alianza, 1970, 548 páginas, libro de texto en universidades de América Latina y Europa) el argentino Tulio Halperin Donghi dedica sólo tres líneas y media a la revolución de Haití (p. 88). Y en las 435 de El espejo enterrado (FCE, 1992, con varias reimpresiones y millares de copias), Carlos Fuentes logra una síntesis mayor: una línea y media (p. 208).

El gran poeta de Martinica Aimé Cesaire apuntó en Discurso sobre el colonialismo (1955) que no se trata de desconocimiento, sino de “… conocimiento que filtra. Y el filtro sólo deja pasar aquello que sirve para cebar la buena conciencia burguesa”.

 

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