L’ACTUALITE

17 Avr

Haïti: Loi d’urgence, opinions divergentes entre la classe politique et le peuple haïtien

La loi d’urgence, telle qu’elle a été adoptée, le 16 avril dernier, par une majorité de députés et de sénateurs haïtiens, prolonge de 18 mois l’état d’urgence décrété après le séisme et crée définitivement la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), prévue par la conférence des donateurs à New York.
«Par ce vote, le pays a gagné mais aussi la communauté internationale», s’est félicité le sénateur Hector Amacacis. «Maintenant, la communauté internationale doit honorer ses promesses faites à la conférence de New York». Face au risque de voir le Sénat rejeter le projet de loi, une réunion a été convoquée avant le vote dans une ambassade occidentale «pour pousser les parlementaires» à voter la loi, «Les étrangers ont mis tout leur poids dans la balance pour faire adopter la loi», a ajouté le sénateur Amacacis.
Cette loi d’urgence augmente sensiblement les pouvoirs de la présidence haïtienne et autorise par exemple le président Préval à passer des contrats sans appel d’offres, à réquisitionner des terrains privés pour y établir des camps, mais aussi à en décider l’évacuation.
la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) a été décidée lors de la conférence internationale des donateurs à New York, le 31 mars dernier, sera co-présidée par l’ancien président américain Bill Clinton et l’actuel Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Elle comportera seize membres, dont neuf issus de la communauté internationale et sept Haïtiens.
Edgar Leblanc Fils, l’ancien président du Sénat haïtien et actuel coordinateur général de l’OPL, l’Organisation du peuple en lutte exprime explique son analyse «Il se pourrait que le président Préval tente de rester au pouvoir au-delà du 7 février. Mais ceci ne serait possible que s’il a l’appui des acteurs puissants de la communauté internationale qui sont présents et qui sont très impliqués dans la vie politique du pays […] Et aujourd’hui on constate que le président fait tout pour plaire aux représentants de la communauté internationale. Il leur offre toutes les possibilités et la loi d’urgence est une loi donnant les commandes du pays à la communauté internationale».
Si certains acteurs de la classe politique haïtienne critiquent l’influence que les pays étrangers pourraient exercer sur la reconstruction d’Haïti, d’autres voix d’une population contrainte à vivre sous les tentes, expriment des opinions totalement différentes «Tout vaut mieux qu’un Haïtien à la tête de l’Etat» – «Personnellement, j’aimerais beaucoup qu’Haïti soit dirigé par un étranger, que le pays soit mis sous tutelle étrangère. Comme ça au moins on aura une chance de survivre à ce cauchemar».

 

Bill Clinton copresidirá comisión especial para Haití


              
              La puesta del sol, el jueves 15 de abril del 2010, en Puerto Príncipe, la capital de Haití. A la izquierda, el destruido Palacio Presidencial y a la derecha carpas de plástico en las que viven damnificados por el terremoto de enero. El parlamento de Haití aprobó el jueves el establecimiento de una comisión especial que supervise los recursos extranjeros para la reconstrucción del país. La comisión será copresidida por Clinton _enviado especial de las Naciones Unidas para Haití_ y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive, anunció el ministerio de Prensa el viernes 16 de abril del 2010. (AP Foto/Brennan Linsley)

La puesta del sol, el jueves 15 de abril del 2010, en Puerto Príncipe, la capital de Haití. A la izquierda, el destruido Palacio Presidencial y a la derecha carpas de plástico en las que viven damnificados por el terremoto de enero. El parlamento de Haití aprobó el jueves el establecimiento de una comisión especial que supervise los recursos extranjeros para la reconstrucción del país. La comisión será copresidida por Clinton _enviado especial de las Naciones Unidas para Haití_ y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive, anunció el ministerio de Prensa el viernes 16 de abril del 2010. (AP Foto/Brennan Linsley)

PUERTO PRINCIPE, (AP) — El parlamento saliente de Haití aprobó el establecimiento de una comisión que supervisará los dineros que se canalicen a la reconstrucción del país tras el devastador sismo y que será copresidida por el ex mandatario estadounidense Bill Clinton, dijo el viernes el Ministerio de Prensa.

El parlamento adoptó la medida ante el interés de los donantes externos de que exista un fuerte control internacional sobre los 5.300 millones de dólares comprometidos para el periodo 2010-2011 durante una conferencia de las Naciones Unidas efectuada el 31 de marzo.

Durante una votación efectuada el jueves por la noche en el senado, trece senadores apoyaron el conjunto de iniciativas, expresó la ministra de Prensa, Marie-Oaurence Jocelyn Lassegue. Como las iniciativas habían recibido el visto bueno de la Cámara Baja, serán remitidas para su decreto al presidente Rene Preval.

Las iniciativas aprobadas por el parlamento incluyen la extensión del estado de emergencia a 18 meses tras el sismo y que la Comisión Interina para la reconstrucción de Haití supervise los recursos del exterior.

La comisión será copresidida por Clinton —enviado especial de las Naciones Unidas para Haití— y el primer ministro haitiano Jean Max-Bellerive.

El presidente Preval tendrá poder de veto sobre las decisiones de la comisión. Fue clave el apoyo de Preval para el establecimiento de la comisión, debido a que 12 de los 13 votos a favor de instalarla provinieron de integrantes de su nuevo Partido de la Unidad.

Un senador votó en contra de las iniciativas y dos se abstuvieron. Once senadores estuvieron ausentes durante la votación.

Es muy posible que la votación del Parlamento haya sido la última de relevancia antes de que expire en mayo el periodo de la mayoría de los senadores y diputados.

Las elecciones previstas para febrero quedaron canceladas tras el sismo y no han sido reprogramadas.

La comisión ha sido diseñada para evitar la mala administración y la corrupción en torno al manejo de los recursos para la reconstrucción de Haití. El Departamento de Estado norteamericano dijo en un informe reciente que ambos flagelos eran "severos en todas las ramas del gobierno".

El informe estadounidense destacó la falta de juicios por corrupción y las limitadas declaraciones patrimoniales de funcionarios en Haití, aunque algunas acusaciones se referían a personas que ya habían dejado el gobierno.

Según una encuesta realizada por el grupo de asistencia internacional Oxfam entre 1.700 haitianos, menos del 7% de los consultados desea que el gobierno administre los recursos para la reconstrucción, mientras que 25% apoyó que lo hagan autoridades locales y representantes de organizaciones comunitarias.

Casi 40% desea que los recursos sean controlados por un gobierno extranjero. Sin embargo, a una pregunta separada menos de la mitad consideró necesario que la comunidad internacional cumpla sus compromisos de asistencia para Haití.

La comisión incluirá a legisladores haitianos, otros cargos, sindicalistas y representantes empresariales, además de delegados extranjeros de Estados Unidos, Canadá, Brasil, Francia, Venezuela, la Unión Europea, el Banco Interamericano de Desarrollo, el Banco Mundial, las Naciones Unidas y la Comunidad del Caribe.

Por JONATHAN M. KATZ (The Associated Press)

 

Haïti: Camp Corail, l’exil vers le grand «rien»

RADIO METROPOLE / 17-04-10

Des réfudiés s’inquiètent au sujet des possibilités d’emploi à Corail «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu’est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l’avance un père de famille.

Bref retour au 10 avril au camp de Pétion-Ville Club. Pour cette première opération de déplacement vers Corail, il était prévu de transporter 800 personnes selon les informations communiquées par le Cluster Protection, le 6 avril 2010. Cependant, ce chiffre a été revu à la baisse. «Aujourd’hui, nous avons 95 personnes qui partent, soit 23 familles» informe la coordonnatrice du camp, ce 10 avril.
Plusieurs occupants interrogés considèrent avec inquiétude l’idée d’un relogement au Camp Corail. «Je suis à un âge avancé et je n’aimerais pas vivre trop loin de Delmas. Je n’aimerais pas aller à Corail. Ma maison n’est pas détruite, elle a simplement besoin d’être réparée mais je n’ai pas les moyens» se plaint un septuagénaire qui se résignera un peu plus tard à prendre la file d’attente.
Une jeune femme employée dans une manufacture dit ignorer si le transport lui sera facilité, une fois installée à Corail. «Comment assurer tous les jours, le trajet Corail-Delmas ? s’interroge t-elle ?» Même préoccupation chez une mère de famille. «Ma fille est en classe a Delmas, et le trajet est de 50 gourdes pour aller a Corail, les frais de transport seront trop élevés pour moi et puis est-ce qu’il y a des établissements scolaires déjà prêts à Corail ? Je ne sais pas».
D’autres occupants s’inquiètent au sujet des possibilités d’emploi. «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu’est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l’avance un père de famille. «Le gouvernement entend assurer des rations alimentaires pendant un mois environ et après, qu’adviendra t-il de nous ?
«Nous envoyer à Corail, n’est-ce pas une façon de nous abandonner à notre sort, de nous exiler ?» s’interroge un groupe de jeunes filles rencontrées sur place. «Il y a tellement d’ONGs internationales qui gèrent ce camp que j’en oublie les noms« dit l’une d’entre elles. «Il y a certes un pasteur qui déclare nous représenter mais je ne trouve pas qu’il nous accompagne vraiment, c’est plutôt l’interprète des étrangers», critique une autre occupante du Camp de Pétion-Ville.
Opinant sur la visite du président René Préval, la jeune Candy s’est exprimée en ces termes : «Nous sommes ici depuis 3 mois, depuis le 12 janvier, nous sommes environ 60 000 personnes et c’est aujourd’hui seulement que le président Préval daigne nous visiter. Quand on me demande qui doit gérer ce pays, qui est responsable, moi je réponds que c’est les jeunes, c’est pas le gouvernement, car il est absent».

 

La famille Mevs veut créer 25 000 emplois dans Cité-Soleil 

«Symboliquement, c'est dans Cité-Soleil qu'il faut créer des... (Photo: Reuters)

«Symboliquement, c’est dans Cité-Soleil qu’il faut créer des emplois, dit Grégory Mevs. Mais il ne s’agit pas seulement de bâtir des usines et des maisons, il faut aussi construire des communautés.» 

Photo: Reuters

Vincent Marissal, envoyé spécial
La Presse

(Port-au-Prince) Le projet est colossal: créer de toutes pièces une zone franche en plein coeur de Cité-Soleil où 25 000 personnes travailleront, notamment dans des usines de textile.

Cette idée était en train de prendre forme avant le 12 janvier, physiquement, avec l’érection d’un premier module de 120 000 pieds carrés. La structure n’a toutefois pas résisté aux secousses dévastatrices et il faut maintenant tout recommencer.

Recommencer avec de nouvelles normes de construction en adoptant le code antisismique californien.

Résultat: des délais pour le démarrage des entreprises et, surtout, des coûts de construction supérieurs de 30%!

«Nous n’avons pas le choix», explique le promoteur de la zone franche, Grégory Mevs, membre d’une des plus riches familles d’Haïti, arrivée d’Allemagne au XIXe siècle. Si on n’adopte pas ces nouvelles normes de construction, les financiers et les assureurs ne suivront pas. Et puis, on se doit de donner un endroit sûr aux travailleurs.»

M. Mevs a reçu La Presse dans une des vieilles maisons en bois presque centenaires du parc industriel de Port-au-Prince. Ces maisons sont intactes, pas une fissure, alors que les bureaux en ville et plusieurs entrepôts autour se sont effondrés.

Jusqu’en 1991, la famille Mevs exportait 40 000 paires de souliers par jour. Elle exportait aussi du sucre, des articles de sport, comme des balles de baseball.

Et puis est tombé l’embargo décidé par George Bush père. Une catastrophe.

«À ce moment-là, en une seule semaine, j’ai dû virer 7000 employés! Cette année-là, ce sont 16 000 de nos employés qui ont perdu leur travail», raconte M. Mevs.

Windgroup, l’entreprise familiale, s’est toutefois relevée. Elle dirige aujourd’hui l’approvisionnement de presque tout le pétrole dans le pays.

Le groupe possède trois parcs industriels et une soixantaine d’immeubles. Il n’exploitera pas les usines de la zone franche, mais il les bâtira sur ses terrains dans Cité-Soleil, près du port.

«Symboliquement, c’est dans Cité-Soleil qu’il faut créer des emplois, dit M. Mevs. Mais il ne s’agit pas seulement de bâtir des usines et des maisons, il faut aussi construire des communautés.»

Grégory Mevs rêve d’une cité industrielle, avec des usines, des cafétérias, des garderies, des installations sanitaires. Il veut aussi construire de 5000 à 6000 logements sociaux à environ 6 km de Cité-Soleil.

La famille Mevs fait aussi dans l’agroalimentaire, dans l’exportation de bananes biologiques, notamment. Dans les cartons, des projets de centres d’appels.

Grégory Mevs voit-il donc Haïti comme une mini-Inde antillaise?

«Non, en fait, Haïti a plutôt le potentiel de devenir un mélange de Singapour et de Malaisie, dit-il. Il faut profiter du canal de Panama. Nous sommes situés sur la plus grande autoroute maritime du monde.»

Ami de Bill Clinton et de George Soros, familier de vedettes comme Demi Moore et Ben Stiller, qui étaient en Haïti ces jours-ci, il est conscient que bien des gens en Haïti et dans la communauté internationale se méfient des grandes familles haïtiennes, souvent accusées de profiter de monopoles sur certains produits.

«Les gens ont souvent un point de vue simpliste, comme si nous étions des groupes secrets», se défend-il.

On accuse aussi la famille Mevs de créer des emplois faiblement rémunérés et de construire des sweat shops.

«J’aurais préféré que l’on donne des emplois autres, mais pour relancer l’économie et la production, le textile et la production agricole sont des passages obligés. Je peux comprendre que les gens aient des craintes, mais cela sera fait dans le respect», assure-t-il.

M. Mevs s’inquiète par ailleurs de l’état lamentable de l’environnement. Selon lui, des gestes simples et peu coûteux pourraient faire une énorme différence.

«En Haïti, nous sommes 9 millions et nous utilisons environ 20 000 tonnes de propane par année. En République dominicaine, ils sont 10 millions et ils en utilisent 750 000 tonnes! La différence, c’est le charbon, ici, ce qui cause la déforestation.»

La conversion de la République dominicaine au propane n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un vaste programme de subvention lancé il y a une dizaine d’années.

Selon M. Mevs, le gouvernement haïtien devrait consacrer quelques dizaines de millions de l’aide internationale pour donner un réchaud à tous les habitants du pays et subventionner l’achat de propane.

En plein milieu de l’entrevue, un des frères de Grégory Mevs, Fritz, arrive en coup de vent. Il se lance dans une défense passionnée de l’entente conclue la semaine précédente à New York et qui donne les rênes de la reconstruction (l’argent, donc) au gouvernement haïtien plutôt qu’aux ONG.

«On espère que l’argent sera bien dépensé», dit Fritz Mevs, s’en remettant à la surveillance de la communauté internationale.

Les ONG, ajoute son frère Grégory, veulent bien faire, mais elles ne s’y prennent pas toujours bien pour y arriver.

Un exemple: «Tout le monde veut construire un hôpital en Haïti, alors que 20hôpitaux sont en faillite à Port-au-Prince. Je leur dis: donnez aux hôpitaux existants.»

Évidemment, un plan de reconstruction de plusieurs milliards apporte de belles occasions aux «familles».

Les Mevs ne s’en cachent pas, mais ils affirment qu’Haïti a autant besoin d’investissements privés que d’aide internationale. C’est ce à quoi ils s’affairent avec la zone franche: faire venir des investisseurs privés qui créeront des emplois.

«Je crois que nous avons une chance historique de réussir là où nous avons échoué. C’est vrai que ça ne bouge pas assez vite, notamment pour le logement social, mais il ne faut pas louper non plus cette occasion.»

 

Pour un relèvement efficace d’Haïti

16 avril 2010 | MINUSTHA

Le directeur à la Banque mondiale de la politique économique et des programmes de réduction de la pauvreté pour la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, Marcelo Giugale, a effectué en Haïti une visite de trois jours. L’occasion pour lui de définir avec les autorités haïtiennes les priorités du pays dans le cadre des efforts de relèvement et de reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier 2010.

En Haïti, Marcelo Giugale a notamment rencontré quelques officiels du pays, dont le ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Baudin, à qui la Banque mondiale a fait une offre d’appui budgétaire. Celui-ci se chiffre à 30 millions de dollars américains.

« Avec le Ministère des Finances, nous entretenons des relations techniques étroites », a fait valoir M. Giugale. L’occasion pour lui de rappeler que «cela fait six ans que nous menons des opérations d’appui budgétaire avec le Gouvernement».

Après la phase d’urgence, il importe désormais d’œuvrer pour le relèvement et la construction du pays. Une phase qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de la communauté internationale. L’occasion pour M. Giugale de rappeler l’important succès enregistré par le Gouvernement en termes de mobilisation post-séisme. Une mobilisation symbolisée par l’importante promesse des partenaires internationaux en sa faveur. L’heure est désormais à l’identification des priorités qui doivent être clairement définies après des désastres de ce genre, à en croire Giugale.

La première priorité est relative aux abris. Il importe en effet de procurer aux sinistrés des abris, mais également leur garantir des conditions sanitaires et hygiéniques appropriées. Procurer des abris aux populations suppose également de leur procurer une alimentation quotidienne et des possibilités en éducation et en protection d’emploi.

« Les autres priorités sont respectivement la relance de l’économie et la reprise des activités gouvernementales. Et cette dernière passe notamment à travers la réhabilitation des infrastructures étatiques », fait savoir Marcelo Giugale.

Aussi l’appui de la Banque mondiale se matérialise par la mise à la disposition de l’Etat haïtien de nouveaux locaux provisoires afin de favoriser la reprise de fonctionnement de la Direction Générale des Impôts (DGI). « La collecte des taxes et impôts s’avère importante pour la croissance de l’économie », comme le souligne Marcelo Giugale lors d’une rencontre avec la presse, le 16 avril, à la base logistique de la MINUSTAH.

Autres importants volets d’actions de la Banque mondiale, la garantie du crédit. Ce qui suppose un travail avec les banques commerciales afin de leur permettre de non seulement maintenir leur clientèle mais également et surtout d’accroître leur nombre. Il s’agit, par ailleurs, pour la Banque mondiale de venir en appui aux petites et moyennes entreprises et d’œuvrer en faveur de la réactivation du secteur privé. Et dans ce volet, la Banque mondiale intervient comme principal partenaire des banques commerciales.

Pour le responsable de la Banque mondiale, les efforts de relèvement d’Haïti peuvent s’inspirer d’expériences similaires réussies. En effet, selon M. Giugale, « il importe de respecter certains critères tels l’identification, par les Haïtiens, de projets à mettre en œuvre, la mise en place d’une stratégie de communication efficace par les partenaires internationaux et l’élaboration de programmes ambitieux ».

« Les Haïtiens sont le moteur de ce redressement, et à la Banque mondiale, il nous revient d’être à l’écoute, ce afin d’apporter un appui à la hauteur des attentes», fait-il également valoir. Pour Marcelo Giugale, il ne s’agit pas seulement de reconstruire Haïti, mais de la construire mieux qu’avant le désastre. « Les prochains mois et semaines seront critiques, et la communauté des bailleurs a raison de concentrer ses moyens sur cette phase », fait-il également remarquer.

La présence en Haïti du directeur à la Banque mondiale de la politique économique et des programmes de réduction de la pauvreté pour la région de l’Amérique latine et des Caraïbes a été pour lui l’occasion de faire valoir que ladite Organisation, qui est actuellement en train de reloger son personnel, ses locaux ayant également subi des dommages, « s’apprête à renforcer son effectif dans le pays, ainsi que ses capacités financières ».

Intervenant également lors de la conférence de presse, le Représentant résidant de la Banque Mondiale en Haïti, Eustache Ouayoro, a levé le voile sur l’important Programme de développement de l’habitat et de l’urbanisme qui sera bientôt mis en œuvre par son organisme. Dans ce cadre, a-t-il informé, séjournera prochainement en Haïti une équipe d’experts « en matière du bâti ».

Entre autre mission de ladite équipe, l’identification des besoins, l’étude de la qualité des sols, les modalités d’actions, les moyens nécessaires, la participation de l’Etat (…) ce, afin de construire des logements en conformité avec les standards internationaux.

Redaction : Uwolowulakana Ikavi

Edition : Hugo Merveille

 

Editorial / THE NEW YORK TIMES

What Haiti Needs Right Now

Published: April 16, 2010

Haiti has an ocean’s worth of problems, but money shouldn’t be one of them. The world’s response to the Jan. 12 earthquake was swift, with more than 150 countries and organizations promising to send hundreds of millions of dollars for emergency relief and billions more for long-term rebuilding.

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Editorial Notebook — Impressions of Haiti

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Times Topics: Haiti

Three months after the country and its government were all but crushed, nearly $800 million for relief projects has been committed. That is generous but still only slightly more than half of the $1.5 billion that the United Nations believes Haiti needs just to get through the next year — to build housing, provide public health services, security and meet other basic needs.

The Haitian government also needs an estimated $350 million in cash simply to function over the coming fiscal year — for ministry payrolls, policing and schools. So far, it has received pledges for about $200 million.

The managing director of the International Monetary Fund, Dominique Strauss-Kahn, told last month’s international donors’ conference that unless the government got direct budget support it would be impossible to expect bigger rebuilding plans to succeed.

Donors have had good reasons to resist, knowing that corruption and waste have long swallowed far too much of the aid sent to Haiti. They usually send goods or work only through nongovernmental organizations. But there is no chance of building even a minimally effective Haitian government without some direct cash.

The I.M.F. has lent its vote of confidence and committed to helping create new mechanisms for accountable government spending. The fund had begun that effort even before the quake, working with Haiti and donors to peg direct aid to benchmarks of performance and transparency, and sending experts there to train officials in the basics of managing cash and accounts.

France and Spain have since significantly increased direct budget aid; we hope that Congress can eventually overcome its reluctance, too.

The relief effort has made progress, although not nearly enough. Of the more than a million people displaced by the quake and living in fragile encampments, only a few thousand have been moved from the most flood-prone areas to new, sturdier shelter. This stems less from a lack of money or materials than the vastness of the disaster and the Haitian government’s continued failure to move swiftly and decisively to identify and claim land for resettlement.

The United Nations and nongovernmental organizations are pressing ahead. Engineers have tagged thousands of surviving homes as safe, ready for use when the rains get worse. Relief workers are on pace to meet their goal of distributing plastic tarps and other makeshift shelter materials to every displaced family by the first of May, when the rainy season peaks. So far, there has been no major outbreak of disease or starvation.

The government of President René Préval and Prime Minister Jean-Max Bellerive has a long way to go to prove its competence and reliability. But the Haitian people should not have to suffer for their government’s failings any more than they already have.

For these relief efforts to continue — and improve — Haiti needs more emergency aid and the Haitian government needs more direct budgetary support. And as the I.M.F.’s Mr. Strauss-Kahn put it so aptly, “There will be no medium term,” for Haiti, “ if we are unable to manage the short term.”

 

Colombia contratará deuda por US$100M para ayudar a Haití

Los recursos podrán ser destinados a financiar estudios de viabilidad, preinversión y desarrollo de proyectos de inversión, según las prioridades que defina el gobierno haitiano.
El Espectador.com

Con el fin de contribuir en el proceso de reconstrucción de Haití tras el terremoto del pasado 12 de enero, Colombia radicó este viernes en el Congreso, el proyecto de ley que busca la autorización de una operación de endeudamiento por un monto de US$100 millones con la banca multilateral.

La iniciativa señala que estos recursos podrán ser destinados a financiar estudios de viabilidad, preinversión, prefactibilidad, desarrollo de proyectos de inversión, de acuerdo a las prioridades que defina el gobierno de Haití en conjunto con el gobierno colombiano, dice comunicado de la Casa de Nariño.

Los dineros se canalizarán a través del Fondo de Cooperación y Asistencia Internacional (Focai), que maneja la Alta Consejería Presidencial para la Acción Social y la Cooperación Internacional.

La ejecución de estos recursos se hará a través de entidades públicas o privadas nacionales o internacionales de reconocida trayectoria y con capacidad administrativa y financiera.

El proyecto de ley fue elaborado conjuntamente entre los Ministerios del Interior y de Justicia; Relaciones Exteriores, y Hacienda, con la participación de la Alta Consejería Presidencial para la Acción Social y la Cooperación Internacional, precisa el informe.

Desde que ocurrió la tragedia en Haití, el Colombia ha adelantado una serie de acciones encaminadas a brindar ayuda humanitaria y asistencia técnica a esa población, por un valor aproximado de US$10,3 millones.

 

US to help region end foreign oil dependency: Clinton

AP/Manuel Balce Ceneta

Secretary of State Hillary Rodham Clinton delivers her remarks to energy and climate leaders, Thursday, April 15, 2010, at the Inter-American Development Bank in Washington.

Petroleumworld.com, April 19, 2010 – Secretary of State Hillary Clinton on Thursday pledged US aid to end Caribbean and Central American dependency on foreign oil, as she slammed "powerful political interests" against such measures.

She also said it was "shameful" that the region had some of the highest electricity rates on the planet, despite nearby countries like Canada, Venezuela, Mexico and the United States having vast crude oil reserves.

Clinton, speaking before some 30 regional ministers at a meeting of the Energy and Climate Partnership of the Americas, a program launched one year ago by President Barack Obama, unveiled six new initiatives including US "support (for) energy and environmental security in Central America."

"There will need to be some legal changes in the Caribbean and Central America, and there will need to be real leadership and political will to stand up against those who profit from imported oil," she said.

"I know there are powerful political interests that dominate your imported oil markets that are very hard to take on," she warned.

"But you are beggaring your countries if you do not take them on and pass new laws that will create a new energy future and free up money that can be invested in health and education and raising the incomes of your people."

Clinton said the United States was also eager to help advance sustainable energy in the Caribbean, which she described as "the area of the world most dependent on imported fossil fuels, and suffering from the world’s highest electricity rates.

"That’s shameful in our hemisphere," she said, adding that the region could and should be benefiting from large sources of geothermal power in the Dominican Republic and natural gas in Trinidad and Tobago.

There was praise from Clinton for the "first-wave initiatives" in the region, such as Costa Rica’s effort to become the world’s first carbon-neutral country by using renewable energy sources, but said more needed to be done.

"Energy is one of the keys that will unlock what has been a consistent challenge over so many decades," namely the widening income gap, she said.

As an example of the disparities, she cited the misery of Haiti, now experiencing the region’s greatest energy crisis. After its catastrophic earthquake in January, fewer than 30 percent of residents now have access to electricity, she said.

Clinton thanked the government of Venezuela, Latin America’s leading exporter of crude and a frequent critic of Washington, for "the support that you have given… in supplying energy to the people of Haiti.

Among the other initiatives Clinton called for was more development in the region of unconventional natural gas from shale.

Such extraction technology has improved dramatically in recent years, leading to a boom in shale gas which some experts believe could revolutionize the industry within a decade.

Story from AFP

 

Embajador dominicano en Haití dicta conferencia 

Link Directo: http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=195469

untitled El Embajador de la República Dominicana en Haití, Licenciado Rubén Silié dictó la conferencia “Haití, Antes y Después del Terremoto: Una Visión económica, política y Social” en la Escuela De Graduados de Altos Estudios del Instituto Superior para la Defensa. El embajador Silié resaltó  que lo mas trascendental después de lo ocurrido en Haití es el cambio radical de las relaciones entre la República Dominicana y el país afectado por el terremoto el pasado mes de enero.

Expresó que hoy en día se establece mas que una relación diplomática, política y social es  de cooperación por lo que existe un nivel de confianza gubernamental , así como en la sociedad  tanto dominicana como haitiana.

En la actividad estuvieron presentes los Mayores Generales César Nicolás Castaing Jiménez y Luís Ramón Payán Areché,  Rector del Instituto Superior para la Defensa y Director de la Escuela de Graduados de Altos Estudios , respectivamente, los cursantes de la Maestría en Defensa y Seguridad Nacional , así como otras personalidades.

La misma esta enmarcada dentro del programa académico que imparte la alta casa de estudios.    

 

CARICOM delegation in Haiti on follow-up mission

GEORGETOWN, Guyana — Former Jamaican Prime Minister Percival J Patterson, Special Representative of the CARICOM Heads of Government on Haiti, is in Haiti as part of follow-up activities to the International Donor Conference: ‘Towards a New Future for Haiti’ held in New York last month.

Former Jamaica Prime Minister, PJ Patterson

The Donor Conference, held at the United Nations Headquarters on 31 March, raised US$9.9B for Haiti’s reconstruction.
The CARICOM mission which includes Head of the CARICOM Secretariat Haiti Support Unit, Ambassador Colin Granderson, will meet with President Rene Preval. Their discussions will touch on the establishment, operational modalities and launch of the work of the Interim Haiti Reconstruction Commission (IHRC) and the Multi-Donor Trust Fund (MDTF), two critical mechanisms in the implementation of the Action Plan proposed by the Government of Haiti for the rebuilding of the country following the earthquake of 12 January 2010. Also on the table will be governance issues; in particular support for the electoral process, communication and public relations in crisis situations, and forthcoming international conferences on the reconstruction of Haiti.
There is a private sector element in the CARICOM delegation which includes leading figures of the Jamaican private sector who wish to have an initial exchange with their Haitian counterparts in order to initiate a broader participation by the wider Caribbean sector. Issues related to the role of the Haitian private sector, the Diaspora and the engagement of professionals for the reconstruction process will be discussed.
At the New York Donor Meeting Patterson had called for an early start to the work of the IHRC, especially in view of the continuing difficult living conditions of the internally displaced persons whose precarious situation is expected to become worse with the onset of the rainy season.

 

Jamaica and CARICOM States Must Unite for Haiti – Patterson

KINGSTON, Jamaica – Jamaica has an immediate opportunity to help in the massive redevelopment process being rolled out in Haiti, says former Prime Minister and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson.
A multi-donor reconstruction fund was established and a total of US$9.9 billion was pledged in New York last Wednesday, Mr. Patterson said. The aim is to put Haiti on a developmental path, following the devastation caused by the 7.0 earthquake on January 12, which killed more than 230,000 persons and left approximately 1.2 million homeless.
“I see the possibility of Jamaica once again becoming a focal point for the developmental activity that is going to take place in Haiti,” Mr. Patterson said.
He was updating members of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), on the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti, at a breakfast meeting sponsored by the Jamaica National Building Society, at the Terra Nova Hotel on Thursday, April 8.


Former Prime Minister of Jamaica, the Most Hon. P. J. Patterson

The PSOJ has already started playing a co-ordinating role for its sector, Honorary Secretary of the organisation, Earl Jarrett told the meeting. He said, “It is for us _ the private sector in Jamaica _ to recognize that Haiti represents as significant an opportunity as we can have for several years to come.”
Prime Minister Patterson pointed out that, “Haiti has a three-phase plan prepared by its Government and accepted at a New York donors meeting.” Following on a six-month emergency phase, a period of reconstruction lasting 18 months will follow, leading into a development phase lasting more than a decade.
Jamaica is poised to be a key provider of goods and services for Haiti’s redevelopment thrust, he said. “We have human skills, we have talents in all the various disciplines that can be made available to assist.”
“There is no field of national endeavor in which we in the Caribbean cannot make a contribution at this time for the development and rebirth of Haiti,” he said. “It is an opportunity to build a new Haiti.”
The Jamaica Institute of Engineers has already indicated its willingness to make available the building code for Haiti which was developed in Jamaica, Mr. Patterson asserted. “They are not just allowing people to start rebuilding without standards.”
The question of land tenure will need to be addressed, he said. This is because the construction activity projected for Haiti can neither be carried out nor financed, in the absence of a regulated land tenure system. “In the judicial field there is going to be scope for activity,” he stated. “It is a critical thing for what has to be done.”


Trinidad and Tobago High Commissioner to Jamaica, Yvonne Gittens-Joseph, frames her discussion with former Prime Minister of Jamaica and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson (right) and Honorary Secretary of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), Earl Jarrett.

University of the West Indies administrators met with their Haitian counterparts in Port-of-Spain during March. Academic and student exchanges are being considered, along with the development of a joint curriculum.
Haiti’s chamber of commerce has offered to host consultations with their Caribbean counterparts, he said. “This should be urgently pursued for forming an alliance with Haitian counterparts.”
“Anyone interested in playing a role in the country’s advancement should first get a copy of the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti,” Mr. Patterson suggested, adding “I would suggest you develop an inventory of capabilities and capacities, not only within Jamaica, but within CARICOM.”
He advised the PSOJ members to build partnerships with companies outside of CARICOM where this was necessary. “You may have to look at what alliances you may need,” he said, pointing out that banking and insurance companies from Canada, Europe and the United States are already demonstrating interest in Haiti.
Every country making a contribution to the multilateral development fund has a list of companies poised to start, and “some are already in Haiti staking claims where they possibly can,” he said. Brazil and Mexico have already indicated that there are “areas where they would like to engage with Caribbean entities,” he added.


Former Prime Minister of Jamaica and Special Representative of CARICOM on Haiti, the Most Hon. P. J. Patterson (left), is greeted by President of the Private Sector Organisation of Jamaica (PSOJ), Joseph M Matalon (centre), and Honorary Secretary of the PSOJ, Earl Jarrett. Mr. Patterson was attending a PSOJ meeting where he updated PSOJ members and representatives of the diplomatic corps on the Action Plan for National Recovery and Development of Haiti.

 

 

 

Commerce: Une crise qui ne fait pas que des malheureux

Des représentants d’entreprises, grandes, petites et moyennes, en République Dominicaine, ont confirmé avoir vendu des produits à l’Organisation des Nations Unies (ONU) et à des organismes d’aide humanitaire pour un montant supérieur à 5 millions de dollars.
Kai Schœnhals, président de l’Association dominicaine des exportateurs (ADOEXPO), a déclaré «l’intérêt est de vendre des produits qui ne peuvent pas être fournis par les entreprises en Haïti afin de ne pas affecter le secteur privé dans le pays voisin».
Ces entreprises peuvent fournir du riz, du chocolat, du café, des haricots, des pâtes, de la farine de blé et d’autres produits alimentaires, des matériaux de construction, du bois, du ciment, des tiges de fer et aussi des produits en plastique, des matelas et autres articles de première nécessité.
Les entreprises sont sélectionnées par le Centre du Commerce International (ITC) de l’Organisation des Nations Unies en coopération avec la Banque interaméricaine de développement (BID), car leurs produits répondent aux normes exigées et elles offrent toutes les garanties de distribution en Haïti.
Les entreprises Dominicaines vendent aussi sur le marché binational et exportent en Haït, tout au long de l’année, plus de 850 produits différents. En 2009, les exportations Dominicaines en Haïti s’élevaient à plus de 700 millions de dollars, devenant ainsi le deuxième partenaire commercial après les États-Unis, et il est prévu pour 2012 que les ventes s’élèvent à 1 milliard de dollars US.

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