Archive | août, 2010

ACTUALITES

31 Août

Haïti-Equateur-UNASUR : Corréa et Préval paraphent un plan d’action en faveur de la reconstruction

P-au-P, 31 août 2010 [AlterPresse] — Le président de l’Equateur, Raphael Correa, et son homologue haïtien, René Préval, ont procédé ce 31 aout à la mise en place d’un secrétariat technique et politique de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) à Port-au-Prince et au lancement d’un plan d’action en faveur d’Haiti.

Lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel en ruine, les deux chefs d’État ont paraphé l’acte établissant le secrétariat ainsi que celui de l’adoption du plan d’action en faveur d’Haïti pour un montant de 100 millions de dollars, engagement pris en février dernier durant une rencontre de l’UNASUR en Équateur.

« Nous sommes sur que Haiti pourra aller de l’avant », déclare le président équatorien dans son discours de circonstance, assurant « le peuple haitien » de l’ « engagement » des nations sud-américaines à ses cotés dans « ces moments durs, mais aussi d’espoir ».

Il annonce ainsi que d’ici le mois de septembre, 75 millions des 100 millions de dollars du plan d’action auront déjà été débloqués, tandis que l’UNASUR compte, à partir de l’année prochaine, doubler cet apport.

Le plan d’action concerne l’agriculture, la sécurité alimentaire, la réduction des risques, la protection face aux inondations et aux ouragans et l’appui à la gouvernance à la mise en place d’infrastructures publiques, la coopération technique et l’appui budgétaire.

Le plan prévu sera exécuté à travers des opérations à mettre en œuvre par les ministères de l’agriculture, de l’intérieur et de la planification.

« L’Amérique et le monde doivent beaucoup à Haiti », reconnait le président Corréa qui rappelle qu’au 19e siècle, l’apport d’Haiti à la libération de plusieurs nations sud-américaines a été significatif.

Le chef d’État équatorien met en relief le renforcement de la coopération sud-sud entre Haiti et ses voisins latino-américains en vue de la reconstruction du pays suite au violent seisme du 12 janvier qui a fait 300.000 morts, 300.000 blessés et qui a causé des pertes économiques équivalant à 120% du PIB, selon le Fonds Monétaire International (FMI).

Il souligne que le peuple haitien doit avoir le leadership de la reconstruction et affirme que « nous serons toujours à l’écoute du gouvernement haitien ».

« Nous ne voulons pas d’impérialisme humanitaire », martelle-t-il.

Corréa adresse ses sentiments d’ « affection et de solidarité » à la population haïtienne et assure : « nous ne pouvons pas tout faire, mais le peu que nous pouvons faire, nous le faisons sérieusement ».

De son coté, le président René Préval adresse ses remerciements à tous les pays de l’UNASUR et relève qu’en plus de l’engagement de cette entité régionale aux cotés d’Haiti, chacun des membres de ses membres maintient ses propres apports à Haiti sur une base bilatérale.

Le secrétariat technique et politique de l’UNASUR mis en place ce 31 aout en Haiti intègre les ambassadeurs de l’Argentine, du Brésil, du Chili, de l’Équateur, tandis que le Vénezuela, membre également de cette structure n’a pas encore désigné son représentant.

Le secrétariat, chargé de coordonner les activités de reconstruction avec le gouvernement haïtien, est dirigé par le juriste argentin Rodolfo Matarollo, qui connait bien Haiti pour y avoir déjà travaillé dans le passé.

Il promet que le plan d’action de l’UNASUR sera réalisé « de manière rapide et efficace (…) main dans la main avec le peuple haïtien ».

La cérémonie s’est déroulée en présence d’officiels haïtiens et des ambassadeurs des pays membres de l’UNASUR, dont l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, l’Équateur et le Venezuela.

Le président Corréa s’est envolé en hélicoptère pour la vallée de l’Artibonite (Nord) pour visiter les travaux d’infrastructures réalisés par un contingent de 70 soldats du corps des ingénieurs de l’armée équatorienne dans le cadre de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ainsi que le programme « Pro Huerta » conduit par l’Argentine.

Selon ce qui est prévu, l’hélicoptère doit ramener le président équatorien, de l’Artibonite à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, à 17 heures (heure d’Haïti). Il doit prendre l’avion, une heure plus tard, pour l’Équateur.

 

Mirlande Manigat critique les propos de l’OEA
HAITI LIBRE – 31/08/2010 11:27:34

Haïti - Élections : Mirlande Manigat critique les propos de l’OEA

Mirlande Manigat, candidate à la présidence a déclaré lundi que les propos de José Miguel Insulza. le Secrétaire Général de l’Organisation de États Américains (OEA) étaient des « déclarations diplomatiques, n’ayant rien à voir avec la réalité », rappelant que le Secrétaire Général connait très bien la réalité puisqu’il a  rencontré les différents acteurs du processus électoral qui ont clairement exprimé leurs inquiétudes quant à la crédibilité du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

Si Le Secrétaire Général de l’OEA a qualifié le processus mis en place par le CEP de « normal » et assuré que l’OEA avait observé et vérifié le processus et qu’en général, celui-ci avait suivi les règles régissant les élections en Haïti et qu’« Il n’y a aucune raison de se méfier du processus électoral » c’est tout simplement parce que la communauté internationale et l’OEA sont impliquées dans l’organisation de ces joutes, qu’Ils contribuent largement dans le financement du processus, ont fourni des experts pour l’organisation de ces élections et qu’il il y va de leur crédibilité a affirmé Mirlande Manigat.

Faisant référence à sa rencontre avec le Chef du Gouvernement le week-end derniere, elle a tenu à préciser que les promesses du Président « de s’engager à contribuer à l’organisation de bonnes élections dans le pays » n’ont pas fait disparaitre ses craintes et elle redoute au contraire que la communauté internationale n’avalise n’importe quel résultat, compte tenu des expériences passé et surtout après les propos de José Miguel Insulza.

 

Les premiers étudiants au Sénégal le 10 octobre
HAITI LIBRE – 31/08/2010 14:16:03

Haïti - Sénégal : Les premiers étudiants au Sénégal le 10 octobre

La délégation sénégalaise conduite par Mamadou Lamine Ba, le ministre sénégalais en charge des affaires humanitaires, a procédé à la présélection des étudiants haïtiens candidats à une bourse d’étude universitaire au Sénégal à partir d’octobre 2010 processus qui inclus le dépôt d’un dossier académique, enquête judiciaire et visites médicales obligatoires pour les candidats intéressés par des études au Sénégal. Les opérations de sélection des futurs étudiants haïtiens au Sénégal ont pris fin le 30 août 2010. Les premiers étudiants devraient arriver au Sénégal le 10 octobre prochain d’après des sources proches des autorités concernées.

Rappelons que c’est le 6 août dernier qu’Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, avait donné des instructions aux Ministres Chargés de l’Economie et de l’Enseignement Supérieur pour qu’à la rentrée d’octobre le Sénégal puisse recevoir le premier contingent de 100 étudiants haïtiens.

Le 12 août 2010, l’Assemblée de l’Université Gaston Berger St-Louis, (la deuxième université en importance du pays) a accepté de prendre en compte la volonté du gouvernement d’offrir des places aux étudiants haïtiens que l’État sénégalais s’est engagé à accueillir cette année pour manifester sa solidarité à la République de Haïti.

L’université Gaston Berger de Saint-Louis a maintenant vingt ans de fonctionnement. C’est en 1974 qu’a eu lieu la pose de la première pierre par le Président Léopold Sédar Senghor en compagnie du Président congolais de l’époque Mariem Ngouabi. En 1990, elle ouvre ses portes accueillant quelques 600 étudiants. Elle en compte aujourd’hui environ 5,000. L’UGB a une superficie de 240 hectares et est située à environ 12 km de la ville de Saint-Louis, ancienne capitale de l’AOF et ancienne capitale du Sénégal, consacrée patrimoine mondial de l’humanité. Elle est rattachée à la communauté rurale de Gandon, un village situé au sud de Saint-Louis sur l’axe Saint-Louis – Louga. L’espace universitaire rassemble environ 5,000 personnes constituées d’enseignants-chercheurs (138), d’agents administratifs et techniques (200), d’étudiants, (5,000 environ avec un objectif de 10,000 d’ici 5 ans).

 

Des kidnappeurs exécutent à Port-au-Prince un fonctionnaire américain

Rapatriement aux Etats-Unis du corps de Ronald Chéry, un agent d’origine haïtienne du Homeland Security ; une adolescente enlevée dans la même maison toujours aux mains de ses ravisseurs

Radio Kiskeya / lundi 30 août 2010

La dépouille de Ronald Chéry, un américain d’origine haïtienne travaillant pour le ministère américain de l’intérieur (Homeland Security), tué à Port-au-Prince le week-end dernier lors d’un kidnapping, devrait être rapatriée incessamment en Floride, a appris Radio Kiskeya.

Agé d’une cinquantaine d’années, la victime a été abattue d’une balle à la tête vendredi soir dans la résidence de sa famille à Pèlerin 8, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale) alors qu’elle tentait de s’opposer à l’enlèvement d’une adolescente de 16 ans par des inconnus armés.

Les terroristes seraient devenus fous de rage et auraient décidé d’exécuter M. Chéry après qu’il se fut identifié comme un fonctionnaire du gouvernement américain en exhibant son badge.

Quant à la jeune fille, son sort restait suspendu jusqu’à lundi soir à des négociations très difficiles avec ses ravisseurs dont les exigences financières étaient particulièrement élevées.

Ronald Chéry, qui passait régulièrement ses vacances en Haïti, était rentré au pays il y a environ une semaine.

Dépitée devant l’horreur du crime, sa famille a décidé de rapatrier son corps et d’organiser ses funérailles aux Etats-Unis en accord avec les autorités américaines.

La semaine dernière, la police judiciaire avait présenté à la télévision de présumés membres d’un gang de la Croix-des-Bouquets spécialisé dans les rapts crapuleux.

Le kidnapping, qui a explosé après la chute d’Aristide, en 2004, n’est toujours pas maîtrisé malgré des annonces régulières de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) relatives aux efforts visant à endiguer le phénomène.

 

Haïti – Justice : Le RNDDH déplore le détournement des faits
HAITI LIBRE – 31/08/2010 15:32:50

Haïti - Justice : Le RNDDH déplore le détournement des faits

Affaire Auguste – Wanceau, les faits : Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) note que le jeudi 26 août 2010, un incident s’est produit au Service de l’Immigration et de l’Emigration entre le policier Jules Wanceau affecté à l’Unité de Sécurité de ce bâtiment et le nommé Eddy Pierre alias Eddy Privert, agent de sécurité rapproché du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Harycidas AUGUSTE, dont la présence sur les lieux était motivée par des activités personnelles visant à obtenir trois (3) livrets de passeport pour ses proches.

Le Commissaire du Gouvernement et les policiers affectés à sa sécurité ont été introduits au bureau du Directeur Général de l’Immigration. Cependant, le nommé Eddy Pierre a été interdit d’accès par le policier en poste, Jules Wanceau, en exécution à un ordre selon lequel les personnes armées ne sont pas autorisées à pénétrer le bureau du Directeur avec leurs armes.

Une dispute s’en est suivie au cours de laquelle, le policier Jules Wanceau a lancé des propos malencontreux à l’encontre du Commissaire du Gouvernement. Informé de l’incident par Eddy Pierre, le Commissaire de Gouvernement a fait procéder à l’arrestation du policier en poste pour outrage à la Magistrature.Arrêté, menotté sur les lieux de son affectation par ses pairs et conduit de force au Parquet de Port-au-Prince, le policier est amené le même jour par devant le Magistrat Jean Perez Paul, au tribunal correctionnel. Un procès célère et expéditif a été organisé et dont le dispositif est ainsi libellé :

Par ces Motifs, le Tribunal ouï le Ministère public, les moyens proposés par l’avocat de la défense ; dit et déclare constants les faits d’outrage reprochés au prévenu Jules Wanceau, le condamne à trois (3) mois d’emprisonnement, à la destitution de sa fonction de policier ; dit également qu’il est interdit de droit de vote et d’ élection pendant une période de six (6) mois, du droit de porter les armes, expert ou employé comme témoin dans un acte, de témoigner en justice sinon que de faire une simple déclaration.

Le RNDDH tient à souligner que :

1. L’outrage est un fait de nature à porter atteinte à la dignité de la fonction de la personne protégée. Il n’est réprimé que lorsqu’il est fait en présence de la personne protégée et lorsque cette personne est dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. Or, le Commissaire Harycidas Auguste n’était pas dans l’exercice de ses fonctions à l’Immigration. De plus, les propos n’ayant pas été adressés directement au dépositaire de l’autorité protégée mais lui ayant été rapportés, l’élément intentionnel de l’infraction n’existe pas.

2. Le raisonnement du juge de la cause selon laquelle le Commissaire était dans l’exercice de ses fonctions parce qu’il est un officier du Parquet et n’est pas révoqué, est erroné et contraire aux définitions données par la Cour de Cassation, du terme « dans l’exercice de ses fonctions ». En effet, la Cour de Cassation a déjà jugé : « Il est de principe que les outrages qui peuvent être dirigés contre les fonctionnaires et officiers ministériels lorsqu’ils remplissent un mandat particulier comme citoyens, ne peuvent être considérés comme ayant été faits dans l’exercice de leurs fonctions. » (Voir arrêt du 17 février 1840 de la Cour de Cassation et Code Pénal de Jean VANDAL, p. 211).

La Cour de Cassation indique aussi ce que le Commissaire du Gouvernement aurait dû faire :

« Lorsqu’il est établi qu’un citoyen n’a pas outragé le Procureur impérial dans l’exercice de ses fonctions, qu’il ne l’a même pas outragé directement et personnellement à l’occasion de cet exercice, qu’il serait prévenu seulement d’avoir tenu des propos qui, s’il était prouvé qu’ils eussent eu lieu véritablement et en public, constitueraient le délit d’ouvrage commis envers un Magistrat à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, dans ces circonstances, rien n’autorise le substitut du Procureur impérial à procéder lui-même en cette qualité, contre l’auteur de ces outrages. Il ne pouvait et ne devait que permettre la voie régulière de la plainte et de la citation. » (Voir Code Pénal, Jean VANDAL, p. 209, note #4).

3. En outre, en voulant investir le bureau du Directeur Général avec en sa possession, une arme à feu, Eddy Pierre alias Eddy Privert a provoqué le policier Jules Wanceau sur son poste de travail.

Sur la base de ces considérations, le RNDDH estime que c’est la victime qui a été condamnée dans l’affaire Auguste – Wanceau et juge scandaleux ce procès expéditif, résultat des pratiques arbitraires, du clientélisme, de l’excès de zèle et des actes d’abus d’autorité qui caractérisent le système judiciaire haïtien. Si les Magistrats manifestaient toujours cette promptitude dans le traitement des dossiers des personnes incarcérées, le problème récurrent de la détention préventive prolongée aurait déjà été éradiqué.

Le RNDDH invite donc les autorités judiciaires à se ressaisir et à utiliser la Loi comme boussole, dans le cadre de leur travail.

ACTUALITES

31 Août

 

RADIO METROPOLE / Lundi, 30 août 2010 07:04

Première rencontre entre le président Préval et le couple Manigat

Le président haïtien René Préval a Lancé ces derniers jours une série de rencontres avec les candidats à la présidence. Le chef de l’état a eu au cours du week end écoulé une rencontre avec l’une des leaders de l’opposition, Myrlande Manigat.

La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) n’a pas voulu révéler les détails des points débattus lors de cette rencontre, qui fait rarissime s’était déroulée en la résidence du couple Manigat en Plaine du Cul-de-sac.

Le processus électoral, dont les critiques contre le CEP et la reconstruction d’Haïti ont été abordés au cours de cette rencontre de plus de trois heures.

Mme Manigat a qualifié la rencontre de " très cordiale et chaleureuse" qui a donné lieu à des discussions franches. Le parti de Leslie Manigat a toujours milité dans l’opposition au gouvernement de René Préval contrairement aux autres formations politiques telles OPL, Fusion et Alliance.

Il s’agissait de la première rencontre entre la secrétaire générale du RDNP accompagnée de son conjoint, l’ex président Leslie Manigat depuis les élections de février 2006. M. Manigat avait contesté publiquement l’élection au premier tour de M. Préval en raison de l’attribution au prorata des bulletins blanc aux différents candidats.

La Présidence haïtienne n’a pas fourni des informations sur cette série de rencontre. Le président Préval aurait indiqué au secrétaire général de l’OEA, Miguel Insulza, qu’il entend rencontrer tous les candidats à la présidence. Des sources proches du gouvernement ont révélé que le chef de l’Etat a déjà eu des rencontres avec l’ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis et le chanteur Michel Martelly.

Au moins 5 des candidats à la présidence sont des anciens ou actuels collaborateurs du président Préval. Entre autres, l’ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis, l’ex ministre Leslie Voltaire qui a été récemment représentant du gouvernement haïtien a l’ONU, le sénateur de Unité, Jean-Hector Anacacis (MODEJHA), considéré comme un proche du chef de l’Etat, Jude Célestin directeur du CNE, candidat de Unité, Eric Charles, ancien directeur de la douane de Port-au-Prince et Yves Christallin, ministre des affaires sociales, ancien conseiller du chef de l’Etat.

Le président Préval a choisi ses interlocuteurs ce qui constitue une réponse aux appels au dialogue lancé par plusieurs leaders de l’opposition dont Youri Latortue et Chavannes Jeune.

Des leaders de l’opposition dont Charles Henry Baker et Myrlande Manigat, très critique envers le gouvernement, pourront faire valoir leurs points de vue lors de ces rencontres.

RADIO METROPOLE / Lundi, 30 août 2010 11:37

Assassinat d’un ressortissant américain à Pétion-ville

Des individus armés se sont introduits au cours du week-end, dans la résidence d’une famille à Pelerin 8. Ils ont tué Ronald Chery et ont ensuite kidnappé, une adolescente de 16 ans.

Ronald Chery est un citoyen américain, d’origine haïtienne travaillant pour le département de la sécurité intérieure des Etats -Unis, il était de passage en Haïti.

L’acte a été perpétré peu avant dix heures, a-t-on appris de sources policières.

La jeune fille kidnappée était jusqu’à hier soir entre les mains de ses ravisseurs, qui réclament une forte somme, en échange de sa libération.

Le nombre de cas de kidnapping était à la baisse, ces dernières semaines. La Police Nationale avait procédé au démantèlement d’un réseau de kidnappeurs, responsable de nombreux rapts dans la capitale haïtienne.

 

Première promotion de l’école de la magistrature haïtienne formée à Bordeaux

 
/ 30.08.2010, 12h33
 
La première promotion de l’Ecole de la magistrature haïtienne sera formée à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) à Bordeaux, dans le cadre de l’aide à la reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier dernier, a-t-on appris auprès du directeur de l’ENM.
Vingt Haïtiens suivront la même formation que les autres auditeurs de
justice de l’ENM, à partir du 20 septembre et jusqu’à fin janvier à Bordeaux puis en stage en juridiction en France.

Ils effectueront ensuite six mois de formation complémentaire sur les spécificités du droit haïtien.
Cette initiative, financée par le ministère des Affaires Etrangères, qui a accordé des bourses aux étudiants haïtiens, s’inscrit dans le cadre de l’aide publique à la reconstruction d’Haïti.
"On avait prévu de longue date de les aider à mettre en place une formation initiale des magistrats, alors qu’ils ne faisaient jusque là que de la formation continue", explique Jean-François Thony, directeur de l’ENM.
"Au mois de mars, ils devaient accueillir leur première promotion. Le tremblement de terre a mis tous leurs projets à terre", raconte-t-il.
Si l’école elle-même est restée debout, d’autres locaux judiciaires se sont écroulés et les services qu’ils abritaient ont dû être installés dans les locaux de l’établissement.
"J’ai donc proposé au directeur d’accueillir toute la première promotion", indique M. Thony, qui souligne qu’"il n’y a pas de précédent à la formation d’une promotion entière pour un pays".
Parallèlement, six enseignants haïtiens seront également formés à l’ENM cette année.

 
 
 

Haiti-Mémoire : Non à la réhabilitation des criminels !

Par Myrtha Gilbert * / ALTERPRESSE / dimanche 29 août 2010

C’est avec stupeur et indignation que j’ai reçu l’information relative à l’inauguration d’une bibliothèque affublée du nom de Rosalie Bosquet-Mme Max Adolphe, personnage de triste mémoire dans l’histoire récente de notre peuple. Ce projet fut conçu par la sénatrice du Plateau Central, Edmonde Supplice Beauzile.

Mme Max Adolphe  
Mme Max Adolphe
© forumhaiti.com

Au nom des milliers de victimes de la barbarie duvaliériste, je dénonce de toutes mes forces, cette honteuse tentative de réhabilitation du macoutisme, du crime et du terrorisme d’Etat, dans ses plus sinistres représentants, un bourreau de l’acabit de Madame Max Adolphe, de son nom de jeune fille, Rosalie Bosquet.

Quel modèle veut donc présenter Mme Beauzile à notre jeunesse en pleine perte de repères ? Les icones du crime, du sadisme, de la démence répressive ?

La sénatrice a-t-elle rappelé à l’occasion, le rôle joué par Mme Max Adolphe durant la dictature trentenaire ?

Quand papa doc lui confia au tout début de son régime, l’organisation de l’incendie criminelle du quartier de la Saline pour créer les masures de Cité Simone et faire place nette à la jeune sous-traitance. Sinistre au cours duquel des bébés furent brûlés vifs.

Quand elle fut nommée chef macoute de Fort-Dimanche (fò lanmò), où fut englouti les rêves les plus chers du peuple haïtien, pendant que Rosalie l’infâme et sa bande de bourreaux et de tortionnaires torturaient des patriotes, des révolutionnaires, de simples citoyens ramassés au hasard, les laissaient pourrir dans leurs geôles infectes ou les exécutaient dans les bayahondes, sans épargner ni les mères ni leurs bébés.

Quand cette sadique, n’a pas hésité, sous le regard atterré de macoutes et militaires, à transformer en torche vivante, sur la cour de Fort-dimanche, une femme, présumée maîtresse de son mari Max Adolphe.

Quand pour se moquer du savoir et des nombreux intellectuels patriotes, le régime duvaliériste la propulsa, directrice de la bibliothèque nationale ; haut lieu du savoir, qu’elle abandonna aux intempéries, causant la perte d’innombrables volumes et dont les salles de lecture furent souvent transformées en dortoir pour les pauvres paysans, arrachés de leurs bourgs et de leurs sections pour prendre part aux mascarades organisées par le régime.

Rosalie l’infâme reste et demeure, un pilier du régime des ténèbres duvaliéristes, un être ignoble, un assassin qui n’a sa place que dans les poubelles de l’histoire.

Des modèles véritables, devant servir de guide à notre jeunesse, oui nous en avons. Il s’agit de ceux qui continuent contre vents et marée à lutter la tête haute et sans compromissions, pour une société haïtienne plus juste et aussi, et combien, ces patriotes et révolutionnaires généreux et courageux, qui ont offert leur vie en holocauste pour la cause de la libération du peuple haïtien.

Citons de mémoire : Rosette Bastien, Gérald Brisson, Marie José Féval, Henry Claude Daniel, Julien Silaire, Jean-Jacques Dessalines Ambroise, Mario Rameau, Rony Lescouflair, Yanick Rigaud, Guy Lomini, Raymond Jean-François et tant d’autres.

Honneur et Gloire à nos héros et nos martyrs !

Patriotes haïtiens soyez vigilants ! Le ventre de la bête immonde qui a accouché des ténèbres du fascisme duvaliérien est encore fécond !

* Chercheure, éducatrice, militante

 

 

ACTUALITES

28 Août

Haïti – Reconstruction : «La reconstruction avance lentement mais sûrement»
HAITI LIBRE – 27/08/2010 15:07:21

Haïti - Reconstruction : «La reconstruction avance lentement mais sûrement»

Jean Max Bellerive, le premier Ministre haïtien à partagé quelques réflexions sur la reconstruction devant la presse, à Santo Domingo en République Dominicaine en marge d’une réunion sur un vaste plan d’investissements privés pouvant atteindre 1 milliard de dollars.

« La reconstruction avance lentement mais sûrement » à déclaré le Premier Ministre précisant que la préoccupation de son gouvernement aux conférences des différents donateurs ces derniers mois « n’était pas de quantifier les contributions, mais d’éviter de répéter ce qu’on avait fait dans son pays au cours des trente dernières années […] Nous souhaitions avoir une vision claire de ce que nous voulions, préparer un plan et des projets, rechercher des fonds pour les mettre en œuvre, et non pas faire ce que voulait chacun des donateurs et notre position a été acceptée et soutenue par la communauté internationale »

Bellerive a ajouté que « désormais la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) présente désormais des programmes et des projets de ce plan […] il ne s’agit plus de promesses, mais d’argent disponible pour financer des projets spécifiques présentés par le gouvernement haïtien : dans les routes, l’agriculture, l’électricité, l’éducation et la santé publique. Nous savons qui va financer et dans certains cas, ces projets ont déjà commencé ».

[NdHL – Politique oblige il faut remettre les dits projets de la CIRH en face de leur financement ou seulement 33% sont financé, le reste étant à trouver auprès de donateurs qu’il reste à identifier.]

« En ce qui concerne la situation dans le pays aujourd’hui 300,000 personnes ont été retirés de la rue, mais l’autre 700 000 sont toujours là, de sorte que chaque jour, nous devons fournir la nourriture et l’eau, toutes des tâches qui demandent beaucoup d’argent » Il a fait remarquer que reloger 300,000 personnes était une tâche à laquelle aucun pays au monde n’avaient dû faire face [avant Haïti] citant l’exemple des États Unis et l’ouragan Katrina affirmant qu’aujourd’hui encore, des gens vivent sous les tentes,

[NdHL – Le Premier Ministre ne semble pas maîtriser très bien son dossier. Il affirme que 300,000 personnes vivant dans la rue ont été relogé, il faut savoir que «dans la rue» signifie des camps spontanés dans la ville et que «relogé signifie déplacé dans des camps gérés» . Conséquence de ce «relogement» la population des camps a augmenté et aujourd’hui 1,7 millions de personnes viivent encore sous la tente ! ].

Il a rappelé que « l’important pour le gouvernement haïtien n’est pas le montant des dons reçus de la communauté internationale, mais les bénéfices réels pour la population d’Haïti » Rappelant que ce que construit actuellement Haïti avec la CIRH, c’est un système qui permet d’intégrer tout ce qui est fait en Haïti. L’argent placé dans le fonds de reconstruction ou donné directement au gouvernement, qui est très peu, l’argent qui est donné aux ONG, qui est beaucoup, et ce qui est engagé directement par des entreprises privées, que nous savons plus ou moins. Mais ce n’est pas les montants qui sont important, mais comment nous allons rendre tout ceci cohérent pour savoir ce qui se fait ».

 

Haiti-OEA/Elections : Pas la moindre préoccupation

P-au-P., 27 aout 2010 [AlterPresse] — Le secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Jose Miguel Insulza, estime "normal" le processus électoral mis en œuvre en Haiti actuellement par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) en vue d’élire un nouveau président et de renouveler le parlement le 28 novembre prochain.

Lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de moins de 24 heures dans le pays caraïbe, Insulza soutient qu’« il n’y a aucune raison pour ne pas avoir confiance dans le processus électoral », marqué par le rejet de 15 candidatures de la course à la présidence, alors que 19 candidats ont été agréés.

« Chaque pays a ses règles » en matière d’exigences faites aux individus désireux de se porter candidats, qu’il s’agisse de « résidence, d’âge, de délai pour se présenter ou des personnes qui ne peuvent pas briguer » un poste électif, déclare le numéro un de l’OEA.

« Il ne nous appartient pas de déterminer les règles qui sont les meilleures ou les pires », ajoute-t-il.

Le CEP est sous le feu des critiques de plusieurs secteurs qui mettent en doute son indépendance. Des candidats évincés demandent leur réintégration dans la compétition, boycottée par des partis d’opposition, qui jugent non crédible le processus électoral.

Insulza assure cependant que pour l’heure, l’organisme n’a aucune préoccupation en ce qui concerne les étapes qui doivent conduire aux prochaines élections. Pour lui, le processus « respecte généralement » les règles en vigueur en Haïti.

Dans ce sens, le secrétaire général de l’organisation hémisphérique fait remarquer que depuis 2006, Haïti dispose d’un registre électoral « totalement crédible » et même « meilleur que ceux dont se servent encore certains pays de la région ».

Autre garantie : la Mission d’observation conjointe de l’OEA et de la Communauté économique de la Caraïbe (CARICOM), dont le déploiement a commencé dans le pays le 5 aout dernier, pourra vérifier que les élections sont libres et que les votants bénéficient du secret des urnes pour pouvoir exercer leur devoir civique, poursuit Insulza.

Il souligne aussi que les formations politiques et candidats présents dans la course constituent une palette d’options différentes et que les électeurs auront « le choix ».

La mission de l’OEA-CARICOM vérifiera également les opérations de comptage des votes et demeurera en Haiti jusqu’à la fin du processus, assure encore le secrétaire général de l’OEA.

Jose Miguel Insulza dresse un bilan positif de son voyage en Haiti et des diverses rencontres qu’il a effectuées, notamment avec le président René Préval.

Il rapporte que le chef de l’État a entamé une série de rencontres avec les candidats à la présidence pour les informer des projets en cours afin qu’ils en prennent compte dans la formulation de leurs argumentaires de campagne.

Pour le secrétaire général de l’OEA, des questions d’ordre économique et social liées à la reconstruction d’Haiti après le terrible séisme du 12 janvier devraient être au cœur de la prochaine campagne électorale.

Il souhaite « de nombreux débats » et de « nombreuses discussions sur l’avenir de Haïti ».

 

Cents étudiants haïtiens bientôt au Sénégal pour une formation universitaire

P-au-P, 27 aout 2010 [AlterPresse] — Cent étudiants haïtiens partiront en octobre prochain pour le Sénégal afin de démarrer ou de poursuivre une formation universitaire dans deux universités publiques de ce pays.

Soixante dix des cents étudiants sont attendus à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, tandis que les trente autres à l’université Gaston Berger de Saint-louis.

« Les frais couvrant les études, l’hébergement et l’entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais », selon le ministre sénégalais des Affaires internationales et humanitaires, Amadou Lamine Ba, de passage en Haiti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature à cette formation.

La sélection des étudiants est confiée à une commission sénégalo-haitienne qui soumet les candidats à une évaluation académique, un bilan de santé et un entretien, indique à AlterPresse le ministre Lamine Ba.

Ce programme de bourses d’études constitue la première phase d’exécution d’un « vaste projet humanitaire et historique » mis en œuvre par le président du Sénégal Abdoulaye Wade suite au passage meurtrier du séisme du 12 janvier dernier en Haiti, précise le haut fonctionnaire.

L’autre phase du projet concerne l’accueil et l’insertion de familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal.

Une commission nationale du Sénégal est en train d’identifier des sites pour la construction de logements, assure Amadou Lamine Ba, sans plus de précisions sur l’état d’avancement du processus de sélection et le nombre de familles haïtiennes attendues au Sénégal.

 

Les Dominicains encouragent Haïti à s’ouvrir aux investissements étrangers

P-au-P, 27 août 2010 [AlterPresse] — Le ministre dominicain de l’Économie, de la planification et du développement, Temístocles Montás, a souligné, ce jeudi 26 août, à Santo-Domingo, la nécessité pour l’économie de l’autre partie de l’île (Haïti), de s’ouvrir aux investissements privés, après la création d’une législation appropriée.

C’est ce qui ressort d’un article publié par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », partenaire d’AlterPresse.

Montas a tenu ces propos lors d’une réunion de potentiels investisseurs dominicains en Haïti, qui a lieu dans la capitale dominicaine, en présence du premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, et de l’ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silie.

Il a fait l’éloge de cette politique économique qui, déclare-t-il, a permis à son pays d’être le plus grand bénéficiaire d’investissements étrangers de la région dans les années 90.

La rencontre, qui s’est déroulée à la salle de conférence du ministère dominicain de l’Economie, avait pour objectif de faire connaître le Fonds pour les Opportunités et la Rénovation d’Haïti.

Elle a été convoquée, à la demande du gouvernement haïtien et de la société Portland Private Equity qui parraine le fonds, rapporte « Espacinsular ».

Des représentants du secteur privé et du gouvernement dominicains ont pris part à la rencontre à titre d’observateurs.

Le fonds, qui prévoit un investissement à long terme de plus d’un milliard de dollars américains, dispose, pour une première étape, de 400 millions de dollars pour financer des projets privés dans des secteurs productifs, a indiqué le Premier ministre Bellerive cité par « Espacinsular ».

La réunion a rassemblé des membres des secteurs dominicains de la construction et de la finance.

Portland Private Equity est présidé par Michael Lee-Ching, milliardaire canadien d’origine jamaïcaine, qui figure sur la liste des milliardaires publiée par Forbes. Il a consenti des investissements de plus de 260 millions de dollars dans la région par le biais de sa société AIC Global Holdings.

 

De nouvelles usines textiles en Haïti dès octobre?
HAITI LIBRE – 27/08/2010 08:50:01

Haïti - Économie : De nouvelles usines textiles en Haïti dès octobre?

Kenneth McClintock, Secrétaire d’État de Porto Rico, a commencé mercredi à Saint-Domingue, les préparatifs d’une alliance stratégique concernant des investissements dans de nouvelles usines de textile et d’assemblage en Haïti , impliquant des retombées économiques pour les 3 pays.

Carlos Morales Troncoso, ministre des Affaires étrangères dominicaine, a déclaré que le projet vise à renforcer la compétitivité dans les trois pays et de contribuera en terme d’emplois à l’économie d’Haïti ». Luis Fortuño un des hommes d’affaires Portoricain a précisé que ce projet tripartite sera basée dans la zone franche du textile du groupe M et pourrait devenir une réalité pour Haïti dès octobre prochain.

Avec un échange bilatéral d’un peu plus de 1 milliard de dollars par an, à Porto Rico est le troisième partenaire commercial de la République Dominicaine.

 

Bientôt plus de 900 nouveaux agents dans les rangs de la Police nationale

P-au-P, 27 Aout 2010[AlterPresse] — La vingt-deuxième promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh) fait son entrée le dimanche 29 aout prochain à l’Académie de police de Frères (quartier de Pétion-Ville à l’est de la capitale), apprend AlterPresse auprès de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah).

Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs plus de neuf cents personnes, soit environ huit cent garçons et une centaine de filles, précise Jean Francois Vezina, porte-parole de la police civile de la Minustah.

468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.

La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.

L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.

Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.

Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.

Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.

Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.

 

Risque de réimplantation des gangs à Cité Soleil

Une organisation locale tire la sonnette d’alarme

Radio Kiskeya / vendredi 27 août 2010

Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS)-Centre de Respect des Droits Humains a relevé mardi une nette recrudescence des activités criminelles à Cité Soleil, lançant un véritable SOS aux autorités pour éviter la réimplantation des bandes armées dans ce vaste bidonville du Nord de la capitale.

Selon le directeur exécutif du CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains, le pasteur Jean Hénock Joseph, sept hommes ont violé une fillette d 12 ans le samedi 21 août à Soleil 19. Un récent raid contre le quartier de Soleil 19 mené par des hommes armés provenant vraisemblablement de Soleil 9 s’est soldé par la mort d’un handicapé et 8 blessés par balle.

Le pasteur Joseph fait par ailleurs état de nombreux cas d’agressions dans divers quartiers de la cité pour dépouiller des passants de toutes sortes d’objets, dont bijoux et téléphones cellulaires.

Face à cette situation, Jean Hénock Joseph réclame l’augmentation de l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Cité Soleil, nettement insuffisant quant à présent, selon lui. Il appelle en ce sens le Haut commandement de la PNH à doter la cité d’un véritable Commissariat de police et à restituer au contingent local de l’institution des véhicules que lui avait octroyés l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

Le responsable de CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains a enfin appelé à la révocation et à l’arrestation des juges de Cité Soleil qui ne font que rançonner la population, notamment en exigeant de fortes sommes en échange de la libération de personnes qu’ils jettent injustement en prison.

 

ACTUALITES

27 Août
RADIO METROPOLE / Jeudi, 26 août 2010 12:13

Wyclef Jean accuse le chef de l’Etat de l’avoir exclu des élections

La star internationale du Hip hop Wyclef Jean a accusé le chef de l’Etat haïtien, René Préval, d’être l’instigateur du rejet de sa candidature par l’organisme électoral.

Dans sa dernière chanson diffusée par les medias haïtiens et sur des réseaux sociaux, M. Jean fait référence à sa dernière rencontre avec le président. Il rapporte qu’il a eu un entretien téléphonique avec le candidat de l’Unité Jude Célestin, mais précise qu’il n’avait conclu aucune entente avec le chef de l’Etat. Préval m’a dit que je suis un bon candidat, précise M. Jean pour qui le chef de l’Etat a montré qu’il voulait conserver son amitié.

Il croit que sa candidature a été en réalité rejetée par le chef de l’Etat qui contrôle l’appareil électoral.

Dans sa chanson Wyclef présente une réplique aux conseillers électoraux qui l’ont écarté de la course à la présidence. Il estime que ces personnalités devraient être emprisonné pour avoir violé la constitution.

Le président de Yélé Haïti soutient que sa candidature charriait les revendications de la population notamment les jeunes. En m’écartant on veut exclure la jeunesse, martèle M. Jean qui rejette d’un revers de main les arguments de l’organisme électoral.

Il réitère sa détermination à contester le rejet de sa candidature. Faisant remarquer que son exclusion a été une surprise pour plusieurs secteurs de la vie nationale, M. Jean promet de continuer son engagement auprès des jeunes dans le cadre du mouvement face a face.

 

Haïti – Élections : Yves Christallin annonce sa démission
HAITI LIBRE – 26/08/2010 10:22:12

Haïti - Élections : Yves Christallin annonce sa démission

Yves Christallin, ministre des affaires sociales et du travail, candidat officiel sous la bannière « Oganizasyon Lavni » a fait part mercredi de son intention de remettre sa démission, sans en préciser la date, au cours du sit in avec des syndicalistes du CATH qui se tenait devant le ministère des affaires sociales au sujet du non respect du salaire minimum et des heures supplémentaires non payées.

Jusqu’à l’annonce mercredi du Ministre, l’Éxécutif avait refusé de se prononcer sur la double fonctions de ministre et de candidat qui faisait l’objet de vivent critiques.

 

 

 

Haïti – Rumeurs de Palais : Le gouvernement voudrait utiliser 100 millions du fonds Pétro Caribe
HAITI LIBRE – 26/08/2010 14:45:51

D’après des sources proches du pouvoir, le conseil des ministres aurait discuté cette semaine de la possibilité d’utiliser 100 millions de dollars du fonds Petro Caribe afin d’entreprendre des travaux d’infrastructures routières au travers du pays. Toutefois l’opposition continue de questionner le gouvernement sur l’utilisation des fonds antérieurs prélevés sur ce compte et dont aucun rapport n’a été rendu disponible jusqu’à présent (197 millions de dollars en fonds d’urgence suite aux ouragans de 2008 et les 163 millions décaissé pour la situation post- séisme de janvier dernier). Certains membres de l’opposition n’hésitent pas à dire que le CNE a été le principal bénéficiaire de ces sommes importantes.

D’après les informations les plus récentes obtenu auprès du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement d’Haïti, Le solde bancaire des fonds de Petro Caribe au 16 août 2010 s’élèvaient à US$ 173,079,408.50 de dollars.

Rappelons que les fonds de Petro Caribe ne peuvent pas être utilisés par le gouvernement comme bon lui semble, il s’agit de fonds stratégiques qui ne peuvent être utilisés dans certaines circonstances que dans des domaines sociaux et avec l’approbation du Conseil des ministres.

Rumeurs ou affaires à suivre…

 

Haïti – Reconstruction : Prochaine visite du président de l’Équateur en Haïti
HAITI LIBRE – 26/08/2010 11:45:40

Haïti - Reconstruction : Prochaine visite du président de l’Équateur en Haïti

Rafael Correa, Président de l’Équateur et président par intérim de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR), sera en Haïti le 31 août pour une visite de 2 jours a annoncé le vice-chancelier Lucas Kinto. Ce sera la deuxième visite du président équatorien, qui était la première fois, quelques jours après le séisme, apporter la solidarité et l’aide de son pays à Haïti.

Le chancelier a précisé que durant son séjour, le Président Correa s’entretiendra avec le Président haïtien René Préval, puis examinera le fonctionnement de la commission technique de l’UNASUR et visitera enfin plusieurs camps soutenu par les efforts de coopération entre les pays membres de l’UNASUR et le gouvernement haïtien.

Rappelons que les 12 pays membre de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) ont crées un fonds de 100 millions de dollars pour aider à la reconstruction d’Haïti.

Après cette visite, le Président de l’Équateur se rendra successivement en Corée du Sud et au Japon avant de revenir dans son pays.

 

Haïti – Reconstruction : Suivi des engagements européens
HAITI LIBRE – 26/08/2010 12:13:33

Haïti - Reconstruction : Suivi des engagements européens

Une délégation de l’Assemblée Parlementaire Paritaire « Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) – Union Européenne (UE) »  se rendra en Haïti du lundi 30 août au mercredi 1er septembre 2010 pour évaluer l’état d’avancement du processus de reconstruction du pays et des projets financés par l’Union européenne en partenariat avec la République d’Haïti.

La délégation sera présidée par le Coprésident « ad interim » de l’Assemblée Parlementaire Paritaire (APP) M. Odirile Motlhale (Botswana) et du Vice-président de l’APP M. James Nicholson (Député européen, Conservateurs et Réformistes européens, Royaume Uni). Elle rencontrera le Président René Préval, le Premier Ministre Jean-Max Bellerive, ainsi que des représentants des principaux bailleurs de fonds internationaux et des ONG, acteurs fondamentaux pour la reconstruction du pays.

La délégation sera également composée des Vice-présidents de l’APP Michèle Rivasi (Députée européenne, France, Groupe des Verts) et Bobbo Hamatoukour (Cameroun), de la députée européenne Maria Nedelcheva (Bulgarie, Parti Populaire Européen) ainsi que du Secrétaire général et de la Sous-secrétaire générale du Groupe ACP, Dr. Mohamed Ibn Chambas et Michèle Dominique Raymond. Elle visitera les projets de renforcement du secteur éducatif et des infrastructures à Mirebalais (région du Plateau central) et de construction d’abris transitoires à Port-au-Prince financés par l’Union européenne

Lors de sa visite en Haïti fin avril, le Commissaire européen au développement Andris Piebalgs avait signé cinq conventions de financement de projets soutenus par la Commission européenne d’un montant de 200 millions d’euros (soit 255 millions de dollars) qui se concentrent sur les infrastructures routières, l’appui budgétaire, l’aide à la société civile et le développement territorial par le biais de la décentralisation. Depuis lors, trois des programmes signés sont déjà en instance de démarrage dont la poursuite de la réhabilitation de la route nationale 3, depuis Hinche jusqu’à "Carrefour Barrière Battant", projet clef pour engager le désenclavement des régions centre et nord du pays,  l’appui au renforcement de la culture et de l’art pour le développement économique et social et l’appui au renforcement de la société civile haïtienne.

La Commission européenne a également affecté 100 millions d’euros (130 millions de dollars) pour soutenir la reconstruction des capacités de fonctionnement de l’Etat Haïtien. Dans ce contexte, la Commission a initié la reconstruction d’un certain nombre de ministères haïtiens détruits par le séisme. 

La Commission européenne a également déjà déboursé depuis le séisme plus de 58 millions d’euros (75 millions de dollars) en appui budgétaire pour aider le gouvernement haïtien à répondre aux besoins urgents de dépenses au lendemain de la catastrophe, comme le paiement des salaires des fonctionnaires, soit plus de 85% des promesses faites par la Commission Européenne dans le domaine de l’appui budgétaire lors de la conférence de New York.

A l’issue de sa visite en Haïti, la délégation se rendra ensuite en République dominicaine pour évaluer la participation des autorités de ce pays au processus de reconstruction d’Haïti. 

 

Haïti – Économie : Un fonds privé de 400 millions à 1 milliard pour Haïti
HAITI LIBRE – 26/08/2010 15:23:20

Haïti - Économie : Un fonds privé de 400 millions à 1 milliard pour Haïti

Un groupe d’hommes d’affaires a présenté aujourd’hui à Santo-Domingo, un fonds d’investissement pour la reconstruction d’Haïti. Le fond dénommé « Haiti Renewal and Oportunity » est parrainé par la société Private Equity Portland, présidée par le milliardaire jamaïcain Michael Lee-Chin, qui vit au Canada.

L’initiative a été présentée en présence de Juan Temístocles Montás, Ministre de l’Économie de la République Dominicaine, et du Premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive. Selon les responsables, ce fonds ouvre des possibilités pour les capitaux privés pour investir dans des projets rentables dans le développement d’Haïti.

Le fonds dispose actuellement d’environ 400 millions de dollars. Jean Max Bellerive à déclaré à la presse, qu’Haïti, en principe, peut appuyer cette initiative avec 50 millions de dollars.

Le montant final de ce fonds pourrait atteindre environ un milliard de dollars et être utilisé pour des projets prioritaires de développement dans les petites et moyennes entreprises, les services financiers, l’énergie, l’agriculture, la manufacturation, le logement, le tourisme, l’immobilier et la téléphonie.

 

Satisfecit du fonds d’assistance économique et sociale pour la période 2006-2010
1,680 projets, évalués à 194 millions de dollars américains, supportés en 4 ans

P-au-P, 26 août 2010 [AlterPresse] — La direction générale du fonds d’assistance économique et sociale (Faes) s’est décerné, ce jeudi 26 août, un satisfecit pour les activités réalisées par cette institution déconcentrée haïtienne, qui ont favorisé “4 millions d’emplois / jour” sur le territoire national, entre 2006 et 2010.

« Mille six cent quatre vingt (1,680) est le nombre de projets que nous avons financés dans les dix (10) départements [géographiques] du pays, pour cette période de quatre (4) ans, avec une enveloppe de 194 millions de dollars américains » [Us $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui] , s’enorgueillit le directeur du Faes, Harry Adam, lors d’une conférence de presse donnée au local de l’institution d’appui au développement.

Les ressources financières, allouées dans le cadre de ces projets, proviennent de la banque interaméricaine de développement (Bid), du fonds international pour le développement agricole (Fida), de la Banque mondiale (Bm), de la coopération allemande (Kfw) et du trésor public haïtien.

Tout en admettant qu’il reste encore beaucoup à accomplir, le Faes se déclare fier des différents travaux effectués qui ont permis de parvenir à “ce record” de projets soutenus entre 2006 et 2010.

Les 1,680 projets financés sur 4 ans sont répartis sur dix (10) programmes orientés dans l’éducation, la formation des autorités municipales, le développement local, l’agriculture et la reconstruction d’infrastructures endommagées dans le séisme du 12 janvier 2010.

Créé dans les années 1990, le Faes est un organisme public dont l’objectif principal consiste à accompagner les communautés défavorisées en finançant leurs différents projets de développement.

 

Haïti – Sénégal : Présélections des candidats à une bourse d’étude universitaire
HAITI LIBRE – 26/08/2010 08:35:18

Haïti - Sénégal : Présélections des candidats à une bourse d’étude universitaire

Faisant suite à l’engagement du président sénégalais, Abdoulaye Wade, d’apporter son soutien et assistance à Haïti, le Ministère des Affaires Etrangères informe qu’une délégation gouvernementale sénégalaise séjourne actuellement dans le pays en vue de procéder à la présélection des étudiants haïtiens candidats à une bourse d’étude universitaire au Sénégal à partir d’octobre 2010.
 
Les candidats doivent déposer leur dossier à la commission mixte Sénégalo-haïtienne dont les bureaux se trouvent au centre de formation technique et professionnelle Haïtitech à la Sonapi. La commission précise que les dossiers de candidature doivent comprendre un curriculum vitae, une photocopie du diplôme du Baccalauréat, du relevé des notes du Baccalauréat, du relevé des notes des classes de Rhétorique et de Philosophie ainsi qu’un bulletin ou un extrait des actes de naissance. Toutes les photocopies doivent être certifiées conformes.

 

Haïti – Reconstruction : Les dollars du Koweït
HAITI LIBRE – 26/08/2010 07:52:02

Haïti - Reconstruction : Les dollars du Koweït

Le gouvernement du Koweït annonce le versement de 1 million de dollars pour soutenir le travail de l’Organisation des Nations Unies dans le processus de reconstruction d’Haïti. Ce montant est la première partie des promesses de 10 millions de dollars faites par le gouvernement du Koweït au cours de la Conférence internationale des donateurs en Mars dernier.

Cette somme servira à financer essentiellement les programmes de subsistance du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à l’enlèvement des débris et à la création de projets de micro-entreprise. Le programme de subsistance « Argent contre travail » du PNUD a déjà permis d’employer plus de 120.000 haïtiens dans différentes régions du pays « Cette contribution nous permettra de renforcer notre travail dans les domaines, bénéficiant à plus de personnes dans des initiatives ayant un impact à la fois à court et à long terme » a déclaré Jessica Faieta, du PNUD Senior Directeur de pays en Haïti.

Le 4 août 2010, le PNUD a signé un accord avec le gouvernement haïtien pour coordonner l’argent des donateurs pour les prochaines élections présidentielles et législatives de Novembre. Le PNUD aidera également à résoudre les nombreux défis techniques de l’organisation des élections, de révision de la liste électorale et fournira des conseils juridiques.

 

Haïti. Des caméras pour témoigner

LE TELEGRAMME / 26 août 2010

Arnold Antonin, réalisateur haïtien, émet des réserves sur la politique ou plutôt le manque de politique de reconstruction à Haïti. Il animera, demain, une conférence sur le sujet dans le cadre du 33e festival de cinéma de Douarnenez(29).

 Arnold Antonin entouré de Donald Charles (à gauche) et de Jean-Bernard Bayard, deux jeunes cinéastes de l'Institut de cinéma de Jacmel, invités à Douarnenez pour présenter une série de courts métrages. Photo D.D.
Haïti. Des caméras pour témoigner.
Arnold Antonin entouré de Donald Charles (à gauche) et de Jean-Bernard Bayard, deux jeunes cinéastes de l’Institut de cinéma de Jacmel, invités à Douarnenez pour présenter une série de courts métrages. Photo D.D.
 

Arnold Antonin est un amoureux de la vérité. Ses prises de position lui ont d’ailleurs valu d’être interdit de séjour pendant vingt ans à Haïti mais aussi à Saint-Domingue. En 1987, après l’extinction de la dictature Duvalier, il a retrouvé sa ville, Port-au-Prince. «J’étais présent le 12janvier, lors du séisme. J’ai été très secoué. Mais j’ai appelé mon équipe pour qu’on filme, qu’on puisse témoigner. C’était comme un réflexe.À Haïti, la mémoire est courte. Une catastrophe a toujours chassé l’autre. Je voulais graver sur la pellicule ce que je voyais».

Le gouvernement alerté

Les images du documentaire, qu’il a présenté hier aux festivaliers, sont très fortes mais toujours pudiques. Dans «Chronique d’une catastrophe annoncée», le cinéaste démontre que l’État n’a pas écouté les spécialistes de la tectonique qui annonçaient l’imminence d’une catastrophe. Sept mois avant le séisme, une manifestation rassemblant 3.000 personnes avait eu lieu à Port-au-Prince. Sur les banderoles, on pouvait lire: «Non au suicide collectif». Des mouvements dans la faille avaient été détectés mais Haïti ne possédait plus un seul sismographe. Le cinéaste pointe aussi du doigt le manque de législation. «On a laissé la précarité gagner du terrain sans aucun accompagnement. Les gens ont construit n’importe où et n’importe comment. Sans ce chaos urbain, de très nombreuses victimes auraient pu être épargnées».

Les matériaux de décombres réutilisés

Et aujourd’hui, comment la capitale haïtienne panse-t-elle ses plaies? «Les rues ont été en partie déblayées. Les gens reconstruisent avec les matériaux de décombres, sans normes et dans le plus grand désordre. Je crains que la nouvelle ville qui va naître soit plus dangereuse que celle qui a été mise à genoux.Aucune étude sismique n’a été lancée dans le pays. On ne sait pas où passent les failles. Je l’ai signalé dans une lettre ouverte que j’ai envoyée au président René Préval». Quant à l’aide internationale -11millions de dollars provisionnés -, les Haïtiens ont à peine commencé à en voir la couleur. «La conférence internationale pour la reconstruction n’a pas encore lancé de grand plan cohérent. Les projets sont encore au stade de l’étude. On a l’impression que chaque pays tire la couverture à lui, chaque bailleur de fonds cherchant à construire sa vitrine». Les élections présidentielles, prévues le 28novembre, ont aussi accentué cette inertie. Les Haïtiens étant dans une situation d’attentisme assez insoutenable. «Les vraies questions de société ne sont pas posées par la plupart des candidats, estime ArnoldAntonin. On n’évoque presque pas les problèmes d’environnement qui, chez nous, sont des bombes à retardement.À Port-au-Prince, par exemple, des quartiers entiers ont été bâtis sur des tas d’immondices». Arnold Antonin promet de rester très vigilant sur la suite des événements. À ses côtés, Donald Charles et Jean-Bernard Bayard, deux étudiants de l’Institut de cinéma de Jacmel, une ville située au sud de Port-au-Prince, entendent, eux aussi, continuer à témoigner. Hier matin, ils ont présenté une série de courts métrages réalisés après le séisme. Une série de portraits très convaincants. La relève est assurée. Reste à redynamiser les circuits de distribution du cinéma haïtien qui n’existent que grâce aux DVD. Le projecteur de la dernière salle de cinéma ayant été définitivement éteint avant le séisme. Pratique Conférence gratuite, demain, à 18h, sous le chapiteau du festival, à Douarnenez. Y participeront Arnold Antonin, Donald Charles, Jean-Bernard Bayard, l’anthropologue Laënnec Hurbon et l’écrivain Gary Victor.

  • Didier Déniel

 

SIM PA RELE / La chronique de Lyonel TROUILLOT

« Jésus, Marie, quelle décadence ! Quelque chose est pourri dans mon rayaume…"

Radio Kiskeya / jeudi 26 août 2010

Il y a l’odeur de la pauvreté. Des immondices.

Il y a l’odeur des crimes de sang, et la culture de l’oubli. Une bibliothèque municipale portant le nom d’une tortionnaire, tristement célèbre, à l’époque où l’on tuait des jeunes gens. Son nom était le symbole de la répression, de la barbarie. Une bibliothèque à son nom, la honte. Qu’elle ait aidé sa ville natale, et qu’on y garde d’elle la mémoire d’une bonne marraine, on peut comprendre. Un buste, mais pas une bibliothèque, symbole du savoir et de la liberté.

Il y a l’odeur du mensonge. Des salaires mirobolants des hauts gradés de l’humanitaire et des institutions internationales. Fraîche, climatisée. Une odeur de Haïti chérie, pi bon peyi pase ou, nanpwen, une odeur d’épargne, d’argent de côté pour plus tard, quand on sera retourné chez soi, anonyme, presque rien. Et l’odeur des camps, mal vivre et exactions.

Il y a l’odeur de la corruption, des formes les plus viles du degaje pa peche. Un élu salarié d’une ONG qui opère dans sa ville.

Il y a l’odeur de l’indécence, du manque d’éthique. Pas besoin de démissionner de son poste de haut fonctionnaire ou d’une fonction politique ou administrative non élective, quand on est candidat à la présidence. Après tout, pourquoi se priver des biens de l’Etat et des réseaux qu’on a déjà à sa disposition aux frais du contribuable.

Il y a l’odeur du Conseil électoral, un concentré, qui choisit quels articles de la Constitution et de la loi électorale, lesquels il faut oublier, qui peut dire tout et n’importe quoi, faire silence quand cela lui sied.

Et puis, couronnant tout cela, il y a la sale odeur de la résignation, du laisser faire. L’impossibilité pour celles et ceux qui souffrent le plus de taper du poing, de se transformer en force sociale, politique, pour ramener le jeu à des enjeux plus dignes : un mieux vivre pour un peuple en souffrance.

Sans verser dans le jeunisme, il faut espérer que des jeunes porteurs d’une conscience sociale et d’un radicalisme à toute épreuve commencent à se lancer dans l’activisme social en écho et dans la construction des discours revendicatifs. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’assaut du politique sans inscription réelle dans le social après la chute de Duvalier. Le Conseil électoral, l’Exécutif, le parlement, tout ce monde-là, toutes ces institutions inodores, incolores (mais comme dans la chanson de Brel : pas d’odeur nous monte au nez) ne représentent rien, ni intérêts collectifs, ni revendications sociales, ni projet de société pour un vrai vivre ensemble.

Nos institutions politiques, ces élections annoncées à la n’importe quoi, ces magouilles, ces mensonges, tout cela a une odeur rance. Il y a dans les rues, à la campagne, un peuple qui en fait les frais. On pourrait parodier la chanson de Ferrat : « Jésus, Marie, quelle décadence. Quelque chose est pourri dans mon royaume de France ».

 

Une île, deux mondes

Yves Therrien / Le Soleil / Jeudi 26 août 2010

Il n’y a que 300 km entre Port-au-Prince et Santo Domingo en République dominicaine. Pourtant, la distance pourrait s’évaluer en années-lumière tellement les contrastes sont grands et frappants.

Simplement du côté de l’accueil, il y a deux mondes. Non pas que les Haïtiens ne sont pas gentils et aimables, mais le service à la clientèle souffre de nombreuses lacunes.

Mardi, je demande une bouteille d’eau à la cafétéria de l’hôtel. Il n’y en a plus. La serveuse me lance avec une grande lenteur «D’accord», mais elle ne bouge pas. Elle ira en chercher plus tard, car c’est l’heure des téléromans, les telenovellas traduites en français. J’ai dû attendre une heure. Les Haïtiens ne sont pas tous comme cela, mais à Port-au-Prince, ça semble être la marque de commerce pour plusieurs. Aucun entrain… En campagne, c’est tout le contraire.

En débarquant à l’aéroport de Santo Domingo, même les douaniers sont souriants, mais il faut payer 10 $ pour la carte de touriste donnant le droit de mettre les pieds au pays. Quelques pas plus loin, on nous offre un verre de rhum. Bien que ce soit une opération commerciale pour vanter la marque locale, il n’en reste pas moins que c’est plus agréable que le hangar surchauffé qui sert d’entrer sur la terre de la Perle des Antilles.

Je vais quand même m’ennuyer de la chaleur de plusieurs Haïtiens comme Maxo, Alfred et ses enfants, David Nicolas, soeur Moline et plusieurs autres. Par contre, je ne souffre pas d’avoir quitté le chaos bordélique de Port-au-Prince.

La Perle des Antilles a besoin d’un sérieux polissage pour reprendre son titre.

Yazmin Cuevas représente Plan Nagua en République dominicaine.

Yazmin Cuevas représente Plan Nagua en République dominicaine.

En République dominicaine, il y a la langue. Mes oreilles bourdonnent pendant les discussions en espagnol entre Yazmin Cuevas, la représentante de Plan Nagua en République dominicaine et Sébastien, le polyglotte qui a planifié tous les rendez-vous et les déplacements de main de maître. Il parle cinq langues et il se débrouille en créole!

Les entrevues avec traduction, c’est un peu plus long. Mes notions de latin reviennent à la surface et je réussis à comprendre les principaux mots pour me donner une idée du contexte.

Sébastien traduit le tout pour que je puisse combler les vides et mettre les nuances. Ça m’éclaire.

Parlant de lumière, hier, en marchand dans le secteur historique de la capitale, Yazmin nous raconte que l’accouchement se dit Dar a la luce ou donner à la lumière en traduction littérale. Ce que nous avons vu en après-midi avec le micro-crédit pour les groupes de femme ressemble étrangement à cela. Avec leur micro entreprise, elle donne la lumière à leur famille en développant des commerces qui accroissent les revenus au point de pouvoir payer des études universitaires aux enfants ou de changer de maison.

Si l’organisation du Centre dominicain de développement pour le micro-crédit travaille essentiellement avec des femmes, c’est que la femme a une influence directe sur la famille avec son travail générateur de revenus. Avec les hommes, ce n’est pas du tout le même comportement.

Et il y a des femmes volubiles comme Maritsa et Scarlet du CDD. Sur le parcours qui nous menait vers les visites de projets, elles étaient vraiment hyper volubiles. Je ne pouvais pas placer un mot. À un certain moment, nous sommes amusés à taquiner Scarlet, jeune célibataire à la recherche d’un copain pour une relation stable. Nous lui avons pratiquement fait une petite annonce pour les sites de rencontres.

 

Voici Scarlet, la volubile!

Voici Scarlet, la volubile!

Je vous mets sa photo au cas où un jeune Canadien célibataire, sérieux, qui aime parler, adore les enfants et le magasinage, qui aime sortir et surtout qui sait faire la cuisine se présentait à elle. Il deviendrait son gros lot :-)

Au fait, en République dominicaine, il y a des routes asphaltées partout, même en montagne. Les seules bosses sont des dos d’âne pour ralentir la circulation dans les secteurs névralgiques. Et il n’y a pas de concert de klaxon. Ça repose les oreilles

NOTE: Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine.

 

ACTUALITES

26 Août

"Menacé de mort", le candidat Jean Henry Céant pointe du doigt le chef de l’Etat

René Préval est décrit comme un "assoiffé de pouvoir" par le représentant de "Renmen Ayiti" qui annonce aussi une action en justice contre le CEP "domestiqué", au lendemain de la publication très controversée de la liste des candidats agréés

Radio Kiskeya / mardi 24 août 2010

Le notaire Jean Henry Céant, l’un des 19 candidats admis aux prochaines présidentielles, a dénoncé mardi l’implication présumée du Président René Préval dans des menaces de mort visant sa personne et l’instrumentalisation du Conseil électoral provisoire par le pouvoir en vue de l’organisation d’élections officielles.

"Le Président Préval est prêt à tout, sans exception, pour garder le pouvoir", a déclaré au micro de Radio Kiskeya le candidat de "Renmen Ayiti" qui a fait état de menaces de mort et manœuvres d’intimidation orchestrées contre lui à travers des appels téléphoniques anonymes reçus ces derniers jours.

M. Céant, qui affirme qu’il n’entend point capituler devant les machinations dont il serait la cible, dit "avoir reçu suffisamment du pays pour se mettre totalement à son service" et se propose de lutter contre "l’inacceptable" incarné aujourd’hui par un chef d’Etat vorace.

Il en a profité pour mettre en relief la présence dans la course d’une multiplicité de candidats du pouvoir qui traduirait la volonté du chef de l’Exécutif de s’assurer la victoire à travers l’un ou l’autre de ses "satellites".

S’en prenant au Conseil électoral suite à son "carnet" controversé, le représentant de Renmen Ayiti, également vice-président de l’organisation sociopolitique "Aimer Haïti", dénonce la soumission totale de l’institution électorale à l’Exécutif et annonce une action en justice contre le mode de sélection partial des aspirants à la présidence.

"Le CEP est littéralement instrumentalisé par le Président Préval qui dispose d’un outil pour désigner lui-même son successeur", s’est indigné Me Jean Henry Céant en guise de réaction à la décision de l’organisme électoral d’écarter pour des motifs constitutionnels certaines candidatures tout en retenant d’autres au mépris total de la charte fondamentale.

Le candidat n’a pas voulu divulguer sa stratégie de contre-offensive par crainte, dit-il, de fournir des munitions à des coquins, et s’est donc gardé de révéler par-devant quelle instance judiciaire il entend porter la cause des ex-prétendants éliminés de la course de manière arbitraire.

Citant particulièrement le cas de Wyclef Jean, le rappeur international mis à l’écart en raison du fait qu’il n’avait pas cinq années de résidence consécutives en Haïti, le notaire Céant accuse dans le même temps le CEP d’avoir, en violation de la constitution et de la loi électorale, autorisé les candidatures d’anciens commis de l’Etat n’ayant pas reçu décharge de leur gestion.

Sans le nommer, il souligne le cas d’Yves Cristalin, candidat à la présidence sous la bannière de "Oganizasyon Lavni", alors qu’il occupe aujourd’hui encore son poste de ministre des affaires sociales et, à ce titre, continue d’ordonner des dépenses publiques et d’engager l’Etat haïtien.

Enfin, Jean Henry Céant, volontiers partisan d’une "dynamique d’harmonisation des relations entre les classes sociales", a tenté de démonter un autre de ses futurs rivaux, Jean Hector Anacacis. Il qualifie de "pion" du Président Préval sur l’échiquier politique le Sénateur de l’ouest qui avait lundi dénoncé l’intromission de la Présidence et de la communauté internationale dans les décisions majeures du CEP et mis en garde contre toute tentative de manipulation des élections du 28 novembre.

 

Tous les candidats de la diaspora exclus
HAITI LIBRE – 25/08/2010 09:42:56

Haïti - Élections : Tous les candidats de la diaspora exclus

Le Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger (MHAVE), dans une note de presse ce mardi 24 août 2010 a partagé ses réflexions concernant l’exclusion de tous les candidats à la présidentielle issus de la diaspora.

[NdHL – Dernière minute : Nous avons appris que Me Pierre Michel Hyacinthe, l’avocat de l’ambassadeur Raymond Alcide Joseph affirme vouloir aller jusqu’au bout pour que Raymond Joseph puisse réintégrer le processus. « C’est un acte arbitraire qui viole mes droits de citoyens a déclaré l’ambassadeur rejeté de la course électorale, s’interrogeant sur la capacité du CEP à organiser des élections crédibles dans le pays.]

En tant que membre de l’exécutif qui respecte l’indépendance du Conseil Électoral Provisoire (CEP), le MHAVE affirme comprendre la décision des juges électoraux, cependant, il affirme avoir l’obligation d’attirer l’attention sur certains points importants pour une gestion plus transparente et susceptible de mieux assurer la participation des citoyens haïtiens vivant à l’Etranger à la vie politique de leur pays.

Le MHAVE dit avoir noté que le dépôt des candidature d’haïtiens de l’étranger, a suscité des débats très animés au sein de la population. Les idées contradictoires exprimées dans des forums de discussion sur Internet, dans les médias traditionnels, dans les réunions communautaires etc., ont mis en avant un certain nombre d’aspects comme la représentativité des candidats dans le secteur de la diaspora, la nécessité pour les prétendants de chercher l’encadrement institutionnel du MHAVE, ce qui n’a pas été  le cas.
 
De plus, le MHAVE relève que dans la plupart des cas, les candidats avaient une faible connaissance de l’histoire et des deux langues officielles du pays, alors qu’ils auront, en tant que président, la responsabilité de promouvoir et de protéger les valeurs culturelles du peuple haïtien.

« Aucun des partis politiques en Haïti ne possède un bureau formel à l’étranger qui soit capable d’assurer la formation ou la mobilisation politique des compatriotes » souligne le Ministère, précisant que ces jugements font partie des opinions de divers citoyens qui s’intéressent à la vie politique de leur pays.

[NdHL – Rappelons que le Ministère avaient tout faits pour s’assurer de l’approbation par la 49 ème législature des deux dossiers politiques les plus importants de la diaspora, à savoir le vote à l’étranger et la double nationalité. Un projet de réforme de la loi électorale avait été préparé par le MHAVE et transmis aux instances concernées. Le séisme de janvier dernier a modifié l’ordre des priorités.]

« Comme la réforme électorale n’a jamais pu avoir lieu, le projet n’a pu avancer » déplore le MHAVE qui semble se consoler en constatant dans la liste des candidats agréés que nombre d’entre eux ont vécu quelque temps dans la diaspora. Il dit « espérer que les aspirants présidents prendront en considération les revendications de ce secteur national qui a déjà prouvé sa capacité à participer au développement du pays sur le plan économique et professionnel […] Il y a longtemps que les Haïtiens de l’étranger, exigent leur participation à la vie politique comme candidat et comme électeur. Le Ministère renouvelle son engagement de leur apporter son plein appui, persuadé que le moment est venu d’ouvrir la porte à la diaspora »

 

 

Haïti – République Dominicaine : Nouvelles nominations diplomatiques
HAITI LIBRE – 25/08/2010 15:02:54

Haïti - République Dominicaine : Nouvelles nominations diplomatiques

Le Président de la République Dominicaine, Leonel Fernandez a nommé l’ancien sénateur de San Juan de la Maguana, Ramon de la Rosa comme consul au Cap-Haïtien, en remplacement de M. Homer Cabral.

Par le décret 469-10, le Président a également nommé Mme Ruffy Castor Linares (ancienne vice-consul) comme consul général de la République Dominicaine à Port-au-Prince et a nommé comme vice-consul, Gina Mireya Quezada, en remplacement de Mme Ruffy Castro Linares.

 

Haïti – Football (U15) : Bolivie – Haïti (5-0) les haïtiens remportent l’argent
HAITI LIBRE – 25/08/2010 12:44:58

Haïti - Football (U15) : Bolivie - Haïti (5-0) les haïtiens remportent l'argent (maj vidéo)

Quelque 3 600 jeunes athlètes du monde entier, âgés de 14 à 18 ans, participent depuis samedi à Singapour à la première édition des jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), organisés du 14 au 26 août. Ces JOJ, dont les compétitions s’inspirent du programme sportif des jeux Olympiques. Les jeunes participants concourront non seulement en individuel pour leurs Comités Nationaux Olympiques (CNO), mais aussi au sein d’équipes composées de garçons et de filles de différentes nationalités, avec pour objectif de resserrer les liens d’amitié et de favoriser la compréhension des diverses cultures et origines.

Après un démarrage difficile opposant Haïti à la Bolivie (9-0), suivi d’une victoire Haïti – Vanuatu (2-1) ou nos jeunes footballeurs semblent avoir repris le contrôle de la situation, puis une nouvelle victoire contre Singapour (2-0) qui donnait le billet aux haïtiens pour une finale contre la Bolivie aujourd’hui 25 août 2010. Malgré la motivation de l’équipe Haïtienne qui souhait effacer l’humiliation du premier match contre la Bolivie (9-0) nos jeunes ont dû s’incliner (5-0). Un match ou la supériorité Bolivienne, dirigée par Douglas Cuenca, s’est imposée face à une équipe haïtienne qui faut-il le rappeler a été formée il y a moins de 2 mois. Haïti remporte l’argent dans un tournoi ou dès l’entrée ou les donnait perdant. Nos jeunes footballeurs sauront sans aucun doute tirer des leçons d’une telle compétition, ils ont démontré qu’ils avaient le talent et le potentiel pour devenir de grands joueurs, la maturité et l’expérience aidant ils seront peut-être les futurs champions d’Haïti.

Haïti 0 – Bolivie 5 (Stade Jalan Besar)

Résumé du match :
Avant le coup de sifflet de début de match, l’équipe haïtienne semblait déconcertée par les viva bolivia ! des supporters tout au long de l’hymne national d’Haïti.

Dès le début, les haïtiens ont été mis sous pression après le deuxième but, le coach haïtien semblait désespéré. Les Boliviens n’ont laissé que 3 chances aux haïtiens qui n’ont pas malheureusement pas su transformer ces tirs. Après le quatrième but encaissés le gardien de but Petit Frère Jeff a été remplacé par Alphonse Jeff du Citadelle. mais rien n’a pu empêcher la défaite des Haïtiens dans un match relativement brutal. Haïti se console avec l’argent face à une équipe bolivienne dirigée par Douglas Cuenca plus performante et structurée dans ses attaques.


Photo par Chen Bin

Donnée largement favorite suite à son succès écrasant face à ce même adversaire au premier tour, la Bolivie n’a eu besoin que de cinq minutes pour trouver la faille par Rodrigo Mejido. Auteur d’un quadruplé lors de la première confrontation entre les deux finalistes, le remuant attaquant a rapidement confirmé ses excellentes dispositions du moment. Toutefois, un quart d’heure plus tard, le buteur bolivien était exclu par l’arbitre en raison d’une altercation avec un joueur haïtien. Malgré l’absence de leur joueur fétiche, les Boliviens n’ont pas tardé à doubler la mise, peu après la demi-heure de jeu. Un coup franc de Carlos Anez renvoyé par le poteau a semé la panique dans la surface de réparation. Profitant de la confusion générale, Jorge Alpire a surgi au bon moment pour propulser le ballon de la tête au fond des filets.

Au retour des vestiaires, Douglas Cuenca a lancé Luis Banegas afin de muscler son attaque. La décision du sélectionneur n’a pas tardé à porter ses fruits. Le remplaçant de luxe bolivien s’est retrouvé impliqué dès la 53ème minute dans un bon mouvement à trois, habilement conclu par Cristian Arano. Le reste de la partie a rapidement tourné à la démonstration pour Banegas, qui a tout d’abord repris un coup franc de Noel Rodriguez à l’heure de jeu, avant de sceller le score à huit minutes du terme à l’issue d’un magnifique déboulé dans la surface de réparation adverse.


Remise des médailles

Équipe haïtienne :
1- PETIT FRERE Jeff, gardien de but, Lions du Cap
5- METELLUS Nike, défenseur, Flamme
10- VILGRAIN Bertrand, attaquant, Union Nac
2- GEDEON Daniel, capitaine, milieu de terrain, Tigers
4- MOMPLAISIR Jonathan, milieu de terrain, Tigers
6- BARTHELEMY Wiliam, milieu de terrain, Tokay
13- SURPRIS Robert, milieu de terrain, Flèche d’Or
14- BONHOMME Jean, milieu de terrain, Exafoot
16- JEAN BAPTISTE Whoopy, milieu de terrain, Fontamara FC
7- GLUCE Carlos, attaquant, Allstars
11- SAINT JEAN Sandino, attaquant, Mercure

Coach : PIERRE Sonche

HAITI – RECONSTRUCTION

24 Août
 

Une synthèse des projets soumis

Pour sa 2e réunion extraordinaire tenue le 17 août au Karibe Convention Center, la CIRH a un peu ravivé l’espoir et fait taire les critiques concernant la lenteur et l’abstraction qui caractérisent ses activités. La CIRH a touché du concret ce jour-là en approuvant 29 projets relatifs au processus reconstruction économique et social d’Haïti d’un montant total de 1,6 milliard de dollars. Le texte qui suit présente une synthèse des dits projets

Haïti:

AGRICULTURE

Titre: Agriculture – Mettre en place les conditions nécessaires pour permettre une

croissance durable du secteur agricole

Description du projet: Augmentation du revenu agricole dans les zones ciblées et

de réduction des pertes attendues dans les infrastructures, en améliorant les

chaînes de valeur agricoles, l’intensification de l’agriculture, l’adoption de

technologies parmi les petits agriculteurs, et la régularisation foncière.

Agence d’exécution: Ministère de l’agriculture, Ressources Naturelles et

Développement Rural (MARNDR)

Budget total: $200 millions sur 5 années/Financé: $200 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID), Banque mondiale.

Titre: Agriculture – Développer l’irrigation et l’entrepreneuriat rural

Description du projet: Développer et préserver la production alimentaire en se

concentrant essentiellement sur les zones irriguées, qui jouent un rôle important

dans l’approvisionnement alimentaire à Port-au-Prince et aux micro entreprises

dans le Plateau Central.

Agence d’exécution: Ministère de l’Agriculture, Ressources Naturelles et

Développement Rural (MARNDR), AIPA, AIPM.

Budget total: $11.3 millions sur 22 mois / Financé: $11.3 millions

Donateur: Agence française de développement (AFD), Union européenne (UE).

Titre: Agriculture – Renforcement de la capacité de production dans les ménages

ruraux et préparation de la saison des ouragans.

Description du projet: 1) Soutien à la production de cultures vivrières 2) Soutien

à la production locale de semences, 3) soutien à l’agriculture urbaine et

suburbaine, 4) la création d’emplois dans le secteur de l’élevage, 5) une aide

d’urgence de la pêche et 6) Améliorer la capacité de réponse locale à des

ouragans.

Agence d’exécution: FAO

Budget total: $29 millions sur 18 mois/Financé: Ø

Donateur: À déterminer.

EAU ET ASSAINISSEMENT

Titre: Couverture en eau/ assainissement-Développement du réseau d’eau

potable et d’assainissement à Port-au-Prince et en augmenter la couverture

Description du projet: Financer 70 000 nouveaux embranchements d’eau

individuels, 385 nouveaux kiosques à eau, et 385 nouvelles installations

sanitaires collectives; Renforcer la CAMEP, le service d’eau à Port-au-Prince, et

DINEPA, la Direction nationale de l’eau.

Agence d’exécution: CAMEP, DINEPA

Budget total: $200 millions sur 5 years/Financé: $115 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID), Espagne.

EDUCATION

Titre: Éducation – Retour à l’école 2010

Description du projet: Préparation pour la prochaine année scolaire par: a) La

construction de bâtiments scolaires de transition, b) Fourniture de manuels

scolaires subventionnés pour les étudiants, c) Octroi de subventions aux écoles

privées, d) Fourniture de repas chauds à 70 000 étudiants

Agence d’exécution: Ministère de l’Éducation

Budget total: $94.2 millions / Financé: $26 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID)

Titre: Éducation – Étendre les programmes nationaux d’alimentation scolaire.

Description du projet: Passage a l’échelle du programme existant qui a 3

composantes principales:

1) Fourniture de repas scolaires gratuits;

2) Fourniture d’eau potable et d’assainissement;

3) Vermifugation;

Agence d’exécution: Ministère de l’Education, PAM, UNICEF, la Banque mondiale.

Budget total: $80 millions sur 12 mois/Financé: Ø

Donateur: À déterminer.

ENLEVEMENT DES DEBRIS

Titre: L’enlèvement des débris – Enlevez les débris à Port-au-Prince pour faciliter

le retour des personnes affectées dans leur quartier

Description du projet: Retirer 234.000 m3 de débris dans au moins 6 districts de

Port-au-Prince; Enlever et traiter les débris et réduire les risques associés avec

des débris non contrôlés; Mettre en place un système de recyclage des débris

Agence d’exécution: Consortium d’agences des Nations Unies (UNDP, UNHABITAT,

ILO)

Budget total $17 millions sur 12 mois / Financé: Ø

Donateur: À déterminer.

SANTE

Titre: Santé – Renforcer le système de santé et de surveillance épidémiologique

en Haïti.

Description du projet: Renforcer la surveillance du système de santé haïtien par

la formation des ressources humaines; organisme de gestion des soins de santé,

les infrastructures (4 unités de soins de santé, ambulances).

Agence d’exécution: Brésil, Haïti et le Ministère de la Sante de Cuba; le Ministère

de la Population

Budget total: $70 millions sur 2 ans / Financé: $70 millions

Donateur: Brésil.

Titre: Santé – Construction d’un centre national de référence santé à Mirebalais

pour offrir des services médicaux de qualité et un centre de formation.

Description du projet: Fournir 320 lits et de traiter 450-550 par jour; Offrir un

service de réanimation, bloc opératoire, le contrôle des infections compliquées et

un centre de formation professionnelle.

Agence d’exécution: Partners in Health (PIH).

Budget total: $15 millions sur 12 mois / Financé: $10 millions

Donateur: Partners In Health (PIH).

Titre: Santé – Reconstruction de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) à

Port-au-Prince.

Description du projet: Améliorer l’accès aux soins et la santé de la population

résidente de Port-au-Prince;

Reconstruire et développer les normes d’infrastructure; mise à niveau des

principaux équipements et définir l’organisation des services de santé

Agence d’exécution: Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).

Budget total: $40 millions sur 40 mois / Financé: $17 millions

Donateur: Agence française développement (AFD).

Titre: Santé – FNUAP reconstruction et le renforcement des services de santé

intégrés pour les filles et les femmes touchées par le séisme.

Description du projet: Aider le ministère de la Santé publique dans ses efforts

pour réduire la mortalité maternelle.

Reconstruire l’Ecole nationale des sages-femmes; Amélioration de l’accès aux

services de santé reproductive dans 10 sites.

Agence d’exécution : UNFPA, UNICEF, UNOPS, UNV/PNUD, MSPP

Budget total $8.7 millions / Financé: $4.2 millions.

Donateur: UNFPA, UNICEF.

Titre: Santé – Accroître l’accès aux services de santé au moyen de contrats

fondés sur le rendement.

Description du projet: Fournir un accès gratuit à un paquet de base des services

de santé (y compris les services de prévention) à toute la population, mais en

mettant l’accent sur les 3 millions d’Haïtiens les plus touchés par le tremblement

de terre.

Agence d’exécution: Ministère de la Santé Publique et de la Population,

Organisation mondiale de la santé (OMS).

Budget total: $20 millions sur 18 mois / Financé: Ø

Donateur: À déterminer.

LOGEMENT

Titre: Logement – Développer des vieux quartiers de Port-au-Prince, en se

concentrant d’abord sur Martissant et Baillergeau (Programme AIQIP)

Description du projet: Réhabiliter les quartiers de Martissant et Baillergeau.

Soutenir la mairie de Port-au-Prince.

Soutenir le Comité Inter-ministériel sur l’Aménagement Territorial (CIAT)

Agence d’exécution: Maire de Port-au-Prince; GRET, Fondation Connaissance et

Liberté (Fokal), CIAT

Budget total: $26 sur 4 ans / Financé: $8.4 millions.

Donateur: Agence française de développement (AFD).

Titre: Logement – Fournir une assistance technique d’urgence et un appui au

Gouvernement d’Haïti en matière de logement.

Description du projet: Fournir une assistance technique d’urgence et un appui au

Gouvernement d’Haïti en matière de logement et ne nouveaux quartiers en

offrant un soutien technique et l’accès à la diaspora haïtienne.

Agence d’exécution: Habitat for Humanity International (HFHI), Development

Innovations Group (DIG), Build Change.

Budget total: $3 Millions pour 6 mois / Financé: $3 Millions.

Donateur: United States Agency for International Development (USAID).

Titre: Logement – Fournir un support en cartographie pour retourner les personnes déplacées dans leurs Description du projet: Mettre en place un tableau de bord pour identifier et hiérarchiser les besoins liés au permettre un suivi de la réintégration des personnes déplacées dans leurs foyers

d’origine Agence d’exécution: UN-Habitat, UNITAR, UNOSAT

Budget total $1 millions sur 18 mois / Financé: Ø

Donateur: À déterminer

Titre: Logement – Créer l’intérêt pour la reconstruction d’Haïti à long terme et mettre en évidence les meilleures d’habitation.

Description du projet: Organiser une exposition "Building Back Better Communautés de logement" en octobre solutions pour des projets d’habitation et les développements futurs.

Agence d’exécution: Gouvernement d’Haïti, avec le soutien de la Fondation Clinton, John McAslan & Partners, Budget total: $2 millions sur 7 mois / Financé: $2 millions.

Donateur: Digicel, Banque Interaméricaine de Développement (BID).

INFRASTRUCTURE

Titre: Infrastructure – Construction et réhabilitation de la route entre Port-au-Prince et la Croix des Bouquets/Description du projet: Réhabiliter quarante-trois (43) kilomètres de route goudronnée entre les villes de Port-Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $104.5 millions sur 28 mois / Financé: $36.3 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID), Union européenne

Titre: Infrastructure – Construction d’une route entre Petit-Trou de Nippes et Carrefour Charles

Description du projet: Construction de soixante-et-onze (71) kilomètres de route goudronnée entre les villes Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $86 millions sur 36 mois / Financé: $22.4 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Titre: Infrastructure – Réhabiliter la Route nationale # 1 entre Gonaïves et Ennery

Description du projet: Réhabiliter trente-trois (33) kilomètres de route goudronnée entre les villes de Gonaïves fait partie de la Route nationale #1 qui relie Port-au-Prince à Cap-Haïtien.

Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $47.8 millions sur 18 mois / Financé: $47.8 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Titre: Infrastructure – Réhabiliter la Route nationale # 1 entre Ennery et Cap-Haïtien

Description du projet: Réhabiliter soixante-dix (70) kilomètres de route goudronnée entre les villes d’Ennery route fait partie de la Route nationale 1 qui relie Port-au-Prince à Cap-Haïtien

Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $63 millions sur 20 mois / Financé: $63 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Titre: Infrastructure – Réhabiliter la Route nationale # 5 entre Gonaïves-Port-de-Paix.

Description du projet: Réhabiliter (73) kilomètres de route goudronnée entre les villes de Gonaives et Port-de la route nationale # 5

Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $79 millions sur 28 mois / Financé: $79 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID)

Titre: Infrastructure – Réhabiliter la route entre Hinche, St-Raphaël, et Cap-Haïtien.

Description du projet: Réhabiliter (74) kilomètres de route goudronnée entre les villes de Hinche et de Cap-Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Fonds Européen Budget total: $125 millions sur 30 mois / Financé: $125 millions

Donateur: Union européenne (Commission européenne, AFD).

Titre: Réhabiliter la Route entre Petite Rivière de Nippes et Petit-Trou de Nippes.

Description du projet: Réhabiliter vingt cinq (25) kilomètres de route goudronnée entre les villes de Petite Nippes.

Agence d’exécution: Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Unité Centrale Budget total: $26.3 millions sur 12 mois / Financé: $26.3 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID).

CREATION D’EMPLOIS

22. Titre: Création d’emplois – « Cash for work » pour la réhabilitation des infrastructures sociales et économiques.

Description du projet: Permettra de créer 300.000 emplois temporaires à travers le pays, mettant l’accent tremblement de terre. Le travail se concentrera sur la réhabilitation des routes et d’autres activités économiques Agence d’exécution: Consortium agences des Nations Unies et ONG

Budget total: $65 millions sur 12 mois / Financé: Ø

Donateur: À déterminer.

ENERGIE

6. Titre: Énergie – Réhabiliter les sous-stations électriques prioritaires dans la zone de Port-au-Prince

Description du projet: Remettre en état ou réparer 5-6 postes critiques dans la région de Port-au-Prince

Obtenir une plus grande génération d’énergie (~ 40 MW par an 2)

Agence d’exécution: À déterminer

Budget total: $8 millions sur 18 mois / Financé: $8 millions.

Donateur: United States Agency for International Development (USAID).

23. Titre: Énergie – Générer énergie hydroélectrique: 4C Artibonite

Description du projet: Construire le barrage hydro-électrique ‘Artibonite C-4 près de Mirebalais; Installer l’énergie à 213.000 ménages, pour atteindre environ 1 million de citoyens haïtiens.

Agence d’exécution: À déterminer

Budget total $191 millions sur 40 mois / Financé: $2.5 millions

Donateur: Brésil.

24. Titre: Énergie – Connectez Haïti au réseau d’électricité de la République dominicaine.

Description du projet: Créer une ligne de transmission 55km, 138 kV pour relier la grille électrique d’Haïti dominicaine; La ligne irait de Péligre à Port-au-Prince d’une capacité de 20-60MWs

Agence d’exécution: À déterminer

Budget total estimé $8-14 millions / Financé: Ø

Donateur: À déterminer

INSTITUTIONNEL

27. Titre: Institutionnel – Évaluation des bâtiments publics dans les 10 départements: Phase 1

Description du projet: Fournir de l’information au gouvernement d’Haïti sur l’état actuel des bâtiments du équipements, organisation) dans les dix départements

Agence d’exécution: UNOPS

Budget total $1 millions sur 5 mois / Financé: Ø

Donateur: À déterminer

FINANCE ET INVESTISSEMENT

28. Titre: Finance et investissement – Mettre en place un fond de garantie partiel pour le développement Description du projet: Contribuer à la réhabilitation du secteur de la production haïtienne, en fournissant entreprises touchées par le tremblement de terre qui ont besoin de soutien pour la restructuration de prêts Agence d’exécution: FDI

Budget total $35 millions sur 5 ans / Financé: $24.5 millions

Donateur: Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Banque mondiale.

ACTUALITES

24 Août
 
Haïti – Miss Univers 2010 : La couronne échappe à Sarodj Bertin
HAITI LIBRE – 24/08/2010 06:47:10

Haïti - Miss Univers 2010 : La couronne échappe à Sarodj Bertin
La cérémonie de Miss Univers 2010 avait lieu hier soir au Mandalay Bay de Las Vegas (Nevada), présentée par le rockeur Bret Michaels et Natalie Morales, de «Today» (programme de la chaîne américaine NBC).

Malgré ses nombreux atouts Sarodj Bertin, qui représentait Haïti au concours Miss Univers 2010, n’a pu se qualifier parmi les 15 finalistes du concours de beauté. Comme 70 autres candidates elle s’est inclinée devant les finalistes : la Colombie, Guatemala, République Tchèque, Porto Rico, l’Ukraine, le Mexique, la Belgique, l’Irlande, l’Afrique du Sud, la France, l’Australie, la Jamaïque, la Russie, l’Albanie et les Philippines, qui se sont disputées la couronne cette année.

Finalement c’est La mexicaine, Jimena Navarrete qui a remportée le titre miss Univers 2010.

Avec ou sans couronne Sarodj restera toujours la reine dans le cœur de tous les haïtiens, ou elle a su pendant ces derniers jours redonner le goût de rêver et la fierté à tout haïtien, homme ou femme.

 
 
 
Haïti – Élections 2010 : Leslie Voltaire se veut rassembleur
HAITI LIBRE – 24/08/2010 09:35:59

Haïti - Élections 2010 : Leslie Voltaire se veut rassembleur
Le Candidat agréé de la Plateforme «Ansanm nou fò» (Unis, nous sommes forts) Lesly Voltaire, architecte, ex ministre de l’Educaton, ex ministre des Haïtiens Vivant à l’Étranger, chef de cabinet sous les présidences d’Aristide et de René Préval et ancien envoyé spécial du gouvernement auprès du Secrétaire général des Nation Unies s’est présenté lundi comme un véritable rassembleur capable de mettre ensemble les différentes composantes de la population dans la perspective de la reconstruction du pays.

« Il ne faut pas laisser aux amateurs la destinée d’Haïti, la reconstruction c’est l’affaire de professionnels […] je serai un chef d’orchestre dans la construction de cet État moderne que nous voulons » plaidant pour une décentralisation basée sur un transfert des pouvoirs politiques et administratifs aux communautés. Du centre, il ambitionne de drainer tous les grands courants de Lavalas au bénéfice du développement, de la reconstruction, de la santé, l’éducation, et de la justice.
 
« Ce n’est pas une reconstruction qui va se faire pour les Haïtiens mais avec les Haïtiens sous ma présidence » La récupération de la souveraine nationale et l’éducation sont les priorités du programme qu’il compte appliquer une fois élu. Prônant la transparence et la participation. Il dit souhaiter une diminution graduelle des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de casques bleus dans le pays au terme de son quinquennat.

 
 
 

Visite jeudi en Haïti du Secrétaire général de l’OEA

José Miguel Insulza aura des discussions avec les autorités haïtiennes sur des thêmes d’intérêt commun

Radio Kiskeya / lundi 23 août 2010,

Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, est attendu jeudi à Port-au-Prince pour une visite devant clôturer une mini-tournée latinoaméricaine et qui lui permettra d’aborder avec les autorités haïtiennes les questions d’actualité relatives à la reconstruction post-séisme et à l’organisation des prochaines élections.

Selon un communiqué de l’OEA rendu public lundi à Washington, le diplomate chilien s’entretiendra notamment avec le Président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et la ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey.

Avant d’arriver en Haïti, José Miguel Insulza se rendra au Costa Rica et en Colombie pour des discussions respectivement avec la Présidente Laura Chinchilla et Juan Manuel Santos, le nouveau chef d’Etat, successeur d’Alvaro Uribe.

Avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), l’OEA dirige une mission d’observation électorale conjointe qui, grâce à un contingent 193 observateurs, suivra de près les différentes étapes nécessaires à l’organisation des élections présidentielles et législatives du 28 novembre.

 
 

Le Président équatorien attendu le 31 août à Port-au-Prince

Rafael Correa viendra évaluer sur place l’action post-séisme de son pays et de l’UNASUR

Radio Kiskeya / lundi 23 août 2010,

Le Président équatorien Rafael Correa, président pro tempore de l’Union des nations sud-américaines, effectuera en Haïti le 31 août une visite destinée à superviser les efforts de coopération entre l’UNASUR et notre pays sévèrement affecté par le violent séisme du 12 janvier.

Dans des déclarations faites lundi sur les ondes de la radio locale Sonorama et relayées par AP, le vice-chancelier équatorien Kinto Lucas a indiqué que M. Correa viendra à Port-au-Prince "avant de céder la présidence pro tempore de l’UNASUR afin de voir les réalisations que sont en train d’accomplir l’organisation et l’Equateur dans le cadre du processus de reconstruction".

Le responsable équatorien souligne que "Correa va passer un ou deux jours au maximum en Haïti et va s’entretenir avec le Président René Préval, visiter les différents campements où interviennent l’Equateur et l’UNASUR".

En laissant Port-au-Prince où il était déjà venu au lendemain de la tragédie de janvier, le chef de l’Etat équatorien se rendra successivement en Corée du Sud et au Japon pour des visites à caractère économique.

Les douze pays membres de l’Union des nations sud-américaines ont créé un fonds spécial de 100 millions de dollars en faveur d’Haïti qui a accusé un bilan de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sans-abri.

 
RADIO METROPOLE / Mardi, 24 août 2010 13:18

Haïti sera dotée prochainement de 5 nouveaux sismomètres

Un accord a été signé la semaine dernière entre le Bureau des mines et le projet WINNER en vue de l’installation prochaine de 5 sismomètres dans le pays.

Selon le directeur du Bureau des Mines, Dieuseul Anglade, cet accord a pour but de prévenir les risques sismiques en Haïti.

« L’objectif est de mettre en place un réseau de surveillance sismique », a déclaré le responsable du Bureau des mines, tout en faisant remarquer que l’acquisition de ces cinq sismomètres vient renforcer le processus de collecte de données, dans le cadre de l’étude des failles, qui est actuellement en cours de réalisation.

Monsieur Anglade, a précisé que des marqueurs GPS seront également installés dans les zones concernées par ce projet financé par l’USAID.

Les responsables du projet WINNER, Jean Robert Estimé, et le directeur du Bureau des Mines, estiment que l’installation de ces nouveaux sismomètres, permettra de mieux appréhender la sismicité d’Haïti à un moment où les données disponibles sur le séisme du 12 janvier paraissent contradictoires.

 
 
Haïti – République Dominicaine : Entente aérienne
HAITI LIBRE – 24/08/2010 13:06:37

Haïti - République Dominicaine : Entente aérienne
La République dominicaine et Haïti, ont annoncé avoir conclu un accord sur l’aviation civile ce mardi 23 août 2010. Grâce à l’accord signé à Santo-Domingo en République Dominicaine, l’Institut Dominicain de l’Aviation Civile (IDAC) fournira une assistance aux contrôleurs aériens en Haïti. L’accord a été signé avec l’Office nationale d’Haïti de l’aviation civile (OFNAC). Était aussi présent à cette cérémonie : James Rose, le directeur général adjoint de la PAC, Ivan Vasquez, le directeur des normes de vol parmi d’autres fonctionnaires à la fois du PAC et de l’OFNAC.

José Tomás Pérez, le secrétaire d’État et chef du PAC, a déclaré cet accord s’inscrit dans le cadre des engagements de coopération de la République dominicaine envers Haïti.« Notre pays voisin Haïti a subi l’un des pires tremblements de terre ces dernières années et la République dominicaine s’est engagé à fournir toute l’assistance nécessaire pour aider Haïti à aller de l’avant et l’aviation civile ne fait pas exception ».

Jean-Pierre Lemerque, le directeur de l’OFNAC, a apprécié le geste fait par les autorités aéronautiques de la République dominicaine, ajoutant que son pays sera éternellement reconnaissant pour l’engagement de la République dominicaine « Mon pays vous est très reconnaissant. Cette entente nous aidera à poursuivre le redressement en matière d’aviation et de nos techniciens reçevront la formation et l’entraînement nécessaire pour permettre d’atteindre la compétitivité dans le marché de l’aviation civile ».

« Les contrôleurs aériens haïtiens, dans le cadre de cette entente recevront une formation et un entraînement à la Academia Superior de Ciencias Aeronáuticas (ASCA – Académie des sciences de l’aéronautique) » comme l’a précisé Clara Fernandez, directeur de ce centre d’étude.

 
 
RADIO METROPOLE / Mardi, 24 août 2010 13:17

Vers le sauvetage du patrimoine culturel haïtien

Le Centre de sauvetage du patrimoine culturel haïtien a organisé ce lundi une séance de formation à l’intention des responsables d’établissements culturels à Port-au-Prince.

Ce séminaire de formation s’inscrit dans le cadre d’un projet de récupération des œuvres d’arts et des monuments historiques endommagés lors de la catastrophe du 12 janvier.

Ce projet consiste à récupérer, sauvegarder et restaurer les biens culturels, c’est-à-dire, les archives historiques, collections d’ouvrages et d’éléments architecturaux. Soulignons que quatre laboratoires de traitements et de restauration, seront sous peu opérationnels en Haïti, une annonce d’Olson Jean Julien, le directeur du centre de sauvetage du patrimoine culturel haïtien.

Ces laboratoires ont été ont été mis à la disposition du gouvernement haïtien par le Smithsonian Institut, l’American Institut for conservation et la commission américaine du bouclier bleu.

 
 
le 24 Août 2010

Haïti Un pays appauvri par une dette coloniale

Une pétition rendue publique la semaine dernière demande le remboursement de la « dette d’indépendance » d’Haïti.

Le 1er janvier 1804, Haïti proclame son indépendance au terme d’une bataille victorieuse contre les troupes napoléoniennes. Mais vingt ans plus tard, en 1825, la première République indépendante noire est contrainte par Charles X de payer une indemnité de 150 millions de francs or au titre du dédommagement des anciens colons. Le souverain menace d’envahir l’île et d’y rétablir l’esclavage en cas de non-paiement. Réévaluée à 90 millions de francs or, cette dette, honorée en 1947, a paralysé le développement d’Haïti pendant plus d’un siècle.

C’est pour demander à la France le remboursement de cette dette inique, aujourd’hui estimée à plus de 17 milliards d’euros, qu’un groupe d’intellectuels et d’hommes politiques a adressé au président de la République une lettre ouverte publiée dans Libération la semaine dernière. Rassemblant les signatures de plusieurs dizaines de personnalités, universitaires (tels Noam Chomsky, Étienne Balibar, Jacques Rancière ou Alain Badiou), représentants politiques, journalistes, écrivains et cinéastes, le texte insiste sur la nécessité de restituer cette somme au nom de « l’idéal d’égalité, de fraternité et de liberté cher à la France », alors qu’Haïti ne parvient pas à se relever du séisme du 12 janvier 2010. Depuis cette catastrophe, la sphère politico-médiatique n’a cessé d’insister sur la pauvreté de l’île, sans pour autant s’attarder sur l’origine de ce dénuement. Or cette dette illégitime a largement participé au naufrage du pays, « les besoins vitaux et les aspirations au développement de générations entières d’Haïtiens » ayant été sacrifiés pour son remboursement. Pourtant, en 2003, quand le gouvernement haïtien réclame le remboursement de ces fonds spoliés, « le gouvernement français a participé à son renversement ». Pour les signataires de la lettre, il faut mettre fin au plus vite à cette injustice et répondre enfin à « une demande qui est moralement, économiquement et légalement inattaquable ».

Virgile Dessirier

 
 
 
Le livre du jour

Une histoire de la folie-Haïti

 | 24.08.10 | 17h11  •  Mis à jour le 24.08.10 | 17h11

Cette île de rêve, où l’on vient de publier la liste officielle des candidats à l’élection présidentielle de novembre, est aussi une terre de démence. Car elle n’a "pas été bichonnée par le destin", c’est le moins qu’on puisse dire.

Depuis que Christophe Colomb, en 1492, est tombé en pâmoison devant ce paradis qu’il a baptisé Hispaniola, ce ne sont pas les malheurs qui ont manqué. Catastrophes humaines ou cataclysmes naturels, tout y passe.

Dans ce petit volume allègrement troussé, le journaliste et romancier Marc Menant revient sur cette folle histoire. Il en retrace, avec une belle vivacité, grands épisodes et détails oubliés.
 

Tout commence par la flibuste, l’île de la Tortue, les criques innombrables, idéales pour se planquer en embuscade et s’éclipser avec le butin. Cette terre parfaitement découpée, peuplée de filles dont on peut en dire autant, va attirer " la canaille de tous les océans". Au fil des générations se mêlent ici réprouvés de toutes sortes – déserteurs, voleurs et catins – sans oublier nombre de huguenots et luthériens fuyant les persécutions. Le sol est assez prospère, tout y pousse à foison tabac et chocolat, indigo et café, et la canne à sucre fait décoller le commerce.

A raison de 400 à 600 personnes par bateau, les esclaves débarquent en nombre dans les plantations. Leur foule va marquer l’histoire. La moitié d’entre eux meurent dans les trois ans qui suivent leur arrivée. Certains parviennent à prendre le maquis, car les chasses à l’homme parfois échouent, et des révoltes couvent. Celle de François Mackandal, qui terrorisa les planteurs blancs, dure pas moins d’une vingtaine d’années.

Il sera finalement brûlé vif, le 10 janvier 1758. Deux générations plus tard, l’insurrection conduite par Toussaint Louverture à partir de la mi-août 1791 finit par être victorieuse. Mais ce libérateur va se comporter en maître, sinon en despote, avant de mourir en exil loin des siens. Car Napoléon rétablit l’esclavage en 1802 – il sera définitivement aboli en juin 1804 par Jean-Jacques Dessalines.

Non sans une certaine violence, verbale d’abord : "Pour dresser l’acte de notre indépendance, il faut la peau d’un Blanc pour servir de parchemin, son crâne pour écritoire ; son sang pour encre et une baïonnette pour plume". Pas étonnant, avec ce genre de proclamation, que l’histoire de l’île ne soit pas un long fleuve tranquille.

Elle est scandée au contraire par des figures de dictateurs tous sortis du rang, tout d’abord débonnaires et ensuite tous sanglants – depuis Faustin Soulouques, qui se fait sacrer empereur en 1852, jusqu’au président Jean-Bertrand Aristide et ses chimères, "les brigades de terreur", en passant par Jean-Claude Duvallier et ses "tontons macoutes" de sinistre mémoire.

Ce Petit roman, comme son titre l’indique, n’est pas un manuel d’histoire. Le mérite de Marc Menant est de faire entendre le bruit et la fureur, le rire et la déraison, l’innocence et la terreur qui parcourent cette terre, où habitent autant de loas (les esprits du vaudou) que de femmes et d’hommes.

Dans Port-au-Prince toujours en ruines, autour de l’Hôtel Oloffson qu’ont fréquenté Graham Greene ou Ernest Hemingway, s’étend le chaos sans fin des fils électriques, des cris d’enfants, de la musique des tap-taps, les taxis collectifs, et de la misère au soleil.

Le petit roman de Haïti, de Marc Menant. Editions du Rocher, 128 pages., 9,90 €

Roger-Pol Droit
 
 
 
Haïti – Élections 2010 : La Saga des contestations
HAITI LIBRE – 24/08/2010 10:59:59

Haïti - Élections 2010 : La Saga des contestations
Wyclef Jean (Viv Ansanm) dénonce une violation de la constitution et un comportement partial des responsables de l’organisme électoral et refuse que sa candidature soit rejetée.

Il avait pourtant déclaré après l’annonce des résultat « Bien que je désapprouve cette décision, j’accepte avec respect la décision finale du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et j’enjoins mes partisans à faire de même »

Dans un autre communiqué après que sa candidature fut rejeté l’artiste avait déclaré :
« Mais au bout du compte nous devons respecter la loi si nous voulons que  notre île puisse devenir la grande nation que nous souhaitons tous qu’elle devienne »

Puis revenant sur ses déclarations dans un message audio diffusé aux médias lundi 23 août il déclare : «Est-ce que vous comptez continuer à supporter des gens qui ne respecte pas la constitution haïtienne? Est-ce que l’on va continuer à supporter des gens violant le droit de la personne et qui ne croient pas dans la valeur du genre humain, que tout homme est un homme et que tout le monde doit vivre décemment? »

Wyclef fait des émules, sa tentative de contestation est maintenant suivi par 3 autres candidats :

Olicier Pieriche (Reconstruire Haïti)
Prétend que le document confirmant sa nationalité haïtienne n’avait pas été retrouvé par les autorités électorales et qu’il y aurait eu confusion entre les passeports diplomatique et personnel de cet ancien consul d’Haïti.

Jacques Philippe Eugène candidat du Parti Social Rénové (PSR)
Prétend que le document prouvant son titre de propriété n’a pas été retrouvé.

Claire Lydie Parent (Mairesse de Pétionville) – Konbit Pou refè Ayiti (KPH)
A remis hier son certificat de décharge sur la gestion des fonds publiques (objet du rejet de sa candidature)

Rappelons que rien n’interdit à un candidat de faire un recours légal, ou de penser qu’en apportant des documents ou des précisions après le verdict final du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN). celui-ci pourrait changer ses décisions. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que de tels recours ou contestations sont fait, mais jamais aucun de ces recours ou contestations n’a pu modifier une décision du BCEN (cf. article 191).

La loi électorale est très claire sur ce sujet :

Article 191:
Les décisions du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) sont définitives et ne sont susceptibles d’aucun recours.

« Les décisions du CEP, en matière électorale sont la dernière instance » a rappelé lundi matin Pierre Thibaut, le directeur de communication du CEP « Il est toujours possible de contester ses décisions, mais la décision finale revient au conseil »

 
 

Les dessous du rejet de la candidature de Wyclef

Par Wilson Saintelmy* / CARAIB CREOLE  NEWS / 23.08.2010

Port-au Prince . Lundi 23 aout 2010. CCN . le rejet de la candidature du rappeur Wylcef Jean, aux élections présidentielles haïtiennes par le Conseil Electoral Provisoire méritait un éclairage technico-juridique. C’est le sens de la contribution que Wilson Saintelmy , Haïtien expatrié, doctorant expert en gouvernance, a soumis a CCN. Il est intéressant de noter que Wyclef ne s’avoue pas vaincu, puisqu’il a contesté la décision du CEP en décidant de faire appel.

Au lieu d’être le vainqueur d’un processus électoral démocratique, le prochain Président haïtien risque d’être davantage le dauphin présélectionné par le génie dynastique de son prédécesseur et ce, avec la complicité du CEP et l’aveuglement de la communauté internationale. En effet, de la douzaine des chefs d’État qui ont dirigé Haïti depuis le dernier quart de siècle, un seul a été élu à l’épreuve de toutes malversations. Il s’agit de l’élection de Jean Bertrand Aristide en 1990. Nous conjecturons ici que les élections présidentielles de novembre 2010 seront, à l’instar des précédentes, contaminées par les desseins dynastiques inavoués du Président sortant. Il s’agit là d’une clé de lecture indispensable pour comprendre le choix des 19 candidats à la présidence agréés par le Conseil Électoral Provisoire(CEP). C’est ce qui explique l’élimination par ce dernier de la clé juridico-légale dans son processus décisionnel; Lequel processus atteste de l’ineffectivité et de la caducité de la constitution de 1987. Autrement, comment expliquer que le CEP ait usurpé les compétences d’une Cour constitutionnelle qui sont loin d’être les siennes? De toute évidence, il a cassé sans motivation et sans contestation un avis de résidence légale émis, après enquête, par un juge de paix, en faveur du Rappeur. Comment expliquer que le CEP ait décliné la candidature de celui-ci sur la base de l’alinéa (e) de l’article 135 de la constitution alors que le même CEP viole le paragraphe (f) du même article 135 ainsi que l’article 17 de la même constitution en agréant les candidats fantômes de la présidence et ce, sans avoir eu leur décharge de la commission bicamérale du parlement en tant que comptables des deniers publics? Comment expliquer cette inégalité des Candidats à la présidence devant la loi et devant le tribunal électoral? Comment expliquer cette application à la carte par le CEP des prescrits de la constitution en matière d’éligibilité à la magistrature suprême de l’État?
Le CEP invoque la doctrine de l’impossibilité des formalités pour motiver sa décision d’agréer nombre de candidats de doublure parachutés dans le processus électoral sans leur passeport de décharge par le clan prévalien. En plus de référer à une formalité substantielle exempte de toutes exonérations et de toutes dérogations, une telle argumentation de la part du CEP viole un autre principe juridique suivant lequel nul ne peut tirer avantage de sa propre faute. Comment expliquer autant d’errements juridiques de la part du CEP? Ce qui apparait de plus en plus évident, certes, c’est que le CEP a renoncé à son statut de tribunal électoral pour se métamorphoser en une structure vampire. Quitte à faire preuve de crétinisme, d’incohérence et de contradictions; mieux vaut saboter la constitution ou l’appliquer à la carte ou encore l’amender dans les faits que d’appliquer le droit. L’objectif ultime visé? Agréer le maximum de candidats fantômes bénéficiaires de la bienveillance prévalienne. La règle de droit a donc été dans le processus d’agrément des candidats par le CEP ce que le chœur fut à la tragédie classique grecque. Comment comprendre un tel évitement de la norme juridique par le CEP? Pour répondre à cette dernière question, il nous faut un autre niveau de lecture, extra-juridique et politique, celui-là.

De l’agenda politique aux vœux dynastiques inavoués du Président Préval.

En agréant une dizaine de candidats de connivence au lieu d’appliquer uniformément le droit en vigueur, le CEP s’est transformé en une structure sentinelle et prédatrice. Sa logique fonctionnelle semble avoir été réduite à une double consigne: (a) Passer outre de certains prescrits constitutionnels quand il s’agit des candidats présélectionnés par la dynastie prévalienne. (b) Bloquer le maximum de candidats potentiellement menaçants pour le clan prévalien, virtuellement perturbateurs pour les desseins prévaliens, éventuellement porteurs de risques pour la survie du prévalisme comme doctrine dynastique et, surtout, susceptibles de provoquer la vigilance de la presse internationale ainsi que la participation massive de la génération Yip Yop et de la paysannerie haïtiennes. Telle fut l’économie politique de la convocation du CEP par le Président à la veille de la date de publication de la liste des candidats agréés.

Le processus d’agrément des candidats aux prochaines élections présidentielles demeure souillé par la volonté politique du Président Préval de perpétuer le Prévalisme au-delà du mandat présidentiel; et ceci, à travers une stratégie orchestrée en quatre actes. Le premier acte consiste dans la mise sur pied d’une structure vampire, prédatrice et tout aussi fratricide par le Président Préval; Vampire parce qu’une telle structure vise le sacrifice des dauphins non désirés ; fratricide, parce qu’elle assassine politiquement des frères encombrants; Prédatrice, parce qu’elle phagocyte un certain nombre de partis concurrents en vue de bloquer leur institutionnalisation. C’est donc au passif du cannibalisme prévalien qu’il faut inscrire la prolifération des quatre-vingts groupuscules politiques et insignifiants qui polluent l’espace politique haïtien. Le deuxième acte fut la tentative avortée de prolongation du mandat présidentiel. Le troisième acte est la précipitation des élections générales dans un contexte exceptionnel pour que le Président puisse tirer profit de la désorganisation d’une opposition sur-fragmentée, divisée, sinon, dépourvue de ressources financières et de pouvoir de convocation. Face à un tel émiettement de l’opposition, l’opulent et tout puissant parti INITÉ du Président Préval. Le quatrième acte est l’orchestration d’un coup d’État constitutionnel en faisant voter une loi d’urgence, dont l’horizon temporel viole les prescrits constitutionnels en la matière. Comment organiser des élections libres et démocratiques sous l’empire d’une loi d’urgence?

Rien ne s’opposait au triomphe anticipé du parti INITÉ et au succès de la susdite stratégie présidentielle et ce, jusqu’à l’irruption, tel une météorite, du Rappeur dans le ciel politique et électoral haïtien. Dès lors, le Rappeur devient le principal obstacle à la matérialisation des ambitions dynastiques du Président et, au-delà de celui-ci, du prévalisme comme doctrine prédatrice. Déstabilisé et contrarié, le Président Préval ne dispose alors que de deux atouts pour s’abriter contre l’ouragan Wyclef. (a) Polluer le processus électoral du maximum de candidats fantômes et (b) transformer le CEP en avant-poste factionnaire pour barrer la route au rappeur. Le rejet de la candidature de celui-ci par le CEP s’inscrit dans le contexte de cette entreprise politicienne du Président Préval et doit être appréhendé à la lumière d’une telle entreprise. Bien que séduisante et essentielle, la clé de lecture présentée ci-dessus demeure insuffisante pour comprendre la complexité et la hiérarchie des enjeux fondateurs de la logique décisionnelle du CEP, notamment, dans le cas du Rappeur.

L’éjection du rappeur comme expression de l’hostilité de l’élite créole envers la diaspora haïtienne.

Le rejet de la candidature de Wyclef Jean en tant que figure emblématique de la diaspora haïtienne a vocation d’une ritualité sacrificielle et tribaliste. Autrement dit, un tel rejet équivaut à une victoire pour l’élite créole haïtienne contre les visées progressistes d’une diaspora ostracisée. Il constitue également une police d’assurance pour le statut quo institutionnel. Une telle victoire se situe dans la continuité de l’embargo constitutionnel imposé par une telle élite créole en guise de gratitude pour la générosité et la solidarité bi-milliardaires manifestées annuellement par la diaspora haïtienne envers Haïti. Par delà l’éjection de Wyclef Jean de la course présidentielle, c’est une gifle que le CEP a administré au visage de la diaspora haïtienne pour lui réitérer l’hostilité historique et constitutionnalisée de l’Haïti du dedans ( les 10% de créoles que comptent le pays) envers l’Haïti d’outremer (les quatre millions d’expatriés haïtiens). Les alinéas (a) et (e) de l’article 135 de la constitution de 1987 y ont été insérées expressément pour verrouiller juridiquement l’accès d’un membre quelconque de la diaspora haïtienne aussi bien à la magistrature suprême de l’État haïtien qu’à tout autre poste électif au pays. Pour illustrer une telle absurdité constitutionnelle, il suffit de rappeler qu’il aurait été impossible pour Michelle Jean de devenir Gouverneure Générale en Haïti sous l’empire de la présente constitution. Il en est de même pour le député de Viau-Saint-Michel, M. Émmanuel Dubourg ou encore pour l’auteur de ces lignes comme ex-candidat du parti libéral du Canada aux dernières élections fédérales. Ce qu’il importe de souligner pour le lecteur non initié au contexte haïtien, c’est que la candidature de Wyclef Jean avait une portée symbolique majeure. Et ceci, autant pour la génération hip hop que pour la majorité bossale et la diaspora haïtiennes. Par contre, elle était perçue comme une menace pour l’élite créole haïtienne ; menace décuplée par la déclaration incendiaire du rappeur relativement au sort qui serait réservé à la langue française sous une éventuelle présidence Wyclef. L’éjection de ce dernier de la caravane électorale ouvre la voie à la ‘’recréolisation’’ du processus électoral; Tout comme elle risque de vider les batteries des projecteurs médiatiques internationaux sur un tel processus. Pourtant, la transparence induite par de tels projecteurs était le meilleur désinfectant contre le virus des manipulations électorales coutumières en Haïti. Et la communauté internationale hésite à dénoncer de telles pratiques anti-démocratiques et tout à fait contraires à l’éthique. Elle a aidé le peuple haïtien à se débarrasser de la dictature duvaliérienne mais elle cautionne paradoxalement la perpétuation des pratiques dynastiques inavouées du prévalisme. Comment peut-elle accepter d’éjecter le candidat le plus populaire et susceptible, selon les médias internationaux, de remporter la victoire dès le premier tour sans saper la légitimité des résultats escomptés ? Comment la communauté internationale peut-elle de par son silence, se rendre complice de la violation par le CEP du quadruple principe fondateur des démocraties modernes, à savoir: la suprématie de la règle de droit, la représentativité, la légitimité et l’équité?

Wilson Saintelmy
*Expert en gouvernance et Doctorant en Droit
Fondateur de la Revue Gouvernance