L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE

5 Août

  Haiti : Le CEP ouvre la voie aux gestionnaires de deniers publics

MAXIMINI / 04 AOUT 2010

Le CEP ouvre la voie aux gestionnaires de deniers publicsLe Conseil électoral provisoire (CEP) a convenu, mardi, d’ouvrir la voie aux gestionnaires de deniers publics dont ex-ministres et premiers ministres qui peinaient à trouver un certificat de décharge en absence de la commission bicamérale du Parlement pour briguer le poste de président de la République. Les candidats ne disposant pas d’un certificat de décharge de la commission bicamérale pourront solliciter un certificat de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), a informé l’institution chargée d’organiser les présidentielles, législatives et sénatoriales partielles de novembre prochain. La décision des conseillers électoraux, selon certains juristes et analystes politiques, est contraire à la constitution qui prévoit en son article 233 que les hauts fonctionnaires de l’Etat notamment les ministres doivent obtenir décharge d’une commission bicamérale spéciale. Cette commission, a constaté l’institution électorale, ne peut être formée sans la Chambre des députés qui ne fonctionnent pas depuis la fin de la 48eme législature, en mai dernier.Cette disposition ouvre la voie particulièrement à l’ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis désigné par la plateforme présidentielle Inite. L’annonce officielle de son choix est annoncée pour ce mercredi. Deux fois Premier ministre de René Préval, Jacques-Edouard Alexis et tous les autres prétendants ont jusqu’à samedi prochain pour se faire inscrire au CEP.

 

Jean Ronald Joseph, médecin, militant politique et ex-directeur de l’ONA,

tué à Port-au-Prince

Emotion et indignation après le meurtre du numéro deux de la KID ; le principal dirigeant du parti, Evans Paul et Harry Marsan de l’OPL exigent des autorités une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un simple acte de banditisme ou d’un autre type de crime

Radio Kiskeya / mardi 3 août 2010

Le Dr Jean Ronald Joseph, secrétaire général adjoint du parti Konvansyon Inite Demokratik (KID) et directeur général de l’Office national d’assurance-viellesse (ONA) de 2004 à 2006, a été abattu par des individus armés à la suite d’un braquage, mardi après-midi à l’angle de la rue Capois et de Lalue (centre de Port-au-Prince).

Selon les premiers témoignages, les meurtriers auraient ouvert le feu sur le médecin après s’être emparé de sa chaîne et avoir cherché en vain de l’argent dans son portefeuille.

Mortellement touchée d’au moins une balle à la tête, la victime a été transportée d’urgence à l’hôpital de l’Université d’Haïti où son décès devait être constaté quelques instants plus tard.

En état de choc, parents, amis et collègues du Dr Jean Ronald Joseph se sont précipités à l’HUEH où l’indignation le disputait à la désolation.

Atterré par la nouvelle, Evans Paul, leader de la KID, a été l’un des premiers à arriver sur place et à condamner le meurtre. Il affirme ne pas comprendre ce drame survenu brutalement au moment où M. Joseph était très actif dans les milieux politiques. Lundi soir, il a participé à une réunion de l’état-major de la plateforme Alternative dont la KID est membre, 24 heures après avoir pris part à une rencontre de la convention des partis politiques, qui est avec le conseil national des partis politiques le principal forum des formations de l’opposition.

Le disparu était d’ailleurs parmi les signataires d’une résolution de la convention dénonçant l’incapacité du Conseil électoral provisoire à organiser des élections techniquement acceptables et politiquement démocratiques.

Evans Paul juge indispensable que toute la lumière soit faite sur les circonstances dans lesquelles Ronald Joseph a trouvé la mort. Toutes les forces disponibles seront mobilisées en vue de déterminer le caractère du crime et d’en identifier les auteurs, a-t-il prévenu.

Pour sa part, l’ancien Député Harry Marsan, porte-parole de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), également membre de l’Alternative, a qualifié la disparition du dirigeant de la KID de "coup dur" pour le pays et la classe politique en raison de la place importante qu’il tenait dans le paysage politique.

Soulignant que le Dr Joseph était un homme d’une grande gentillesse, compréhensif et convivial, Harry Marsan précise qu’il est parti au moment où le pays avait particulièrement besoin de son aide et de son savoir. Il appelle les autorités à assumer leurs responsabilités afin d’empêcher une nouvelle recrudescence des activités criminelles.

Le commissaire de police la capitale, Michel-Ange Gédéon qui, dans un premier temps, croyait que Ronald Joseph n’avait pas succombé à ses blessures, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ce meurtre.

Dr Joseph, qui avait fait ses études universitaires en Haïti et en Colombie, était considéré comme l’un des meilleurs orthopédistes du pays.

 

Haïti – République Dominicaine : Migration haïtienne, causes et dangers
HAITI LIBRE – 04/08/2010 14:25:48

Haïti - République Dominicaine : Migration haïtienne, causes et dangers

En 1983, la population haïtienne vivant légalement en République Dominicaine était estimé à 27,000 personnes. Jusqu’en 1998, à la veille du passage de l’ouragan Georges, la population haïtienne sur le territoire dominicain restait inférieure à 100,000 personnes. Dans ces années là, sur la rive Ouest de la route internationale qui sert de frontière entre Haïti et la République dominicaine, il n’y avait que quelques douzaines de maisons habité de paysans très pauvres.

Aujourd’hui, la route internationale qui est la partie la plus visible de la frontière dominicano-haïtienne l’occupation du territoire par des paysans haïtien à littéralement explosé favorisant l’entrée de milliers d’émigrés fuyant la pauvreté d’Haïti. La route internationale n’est pas la seule porte d’entrée sur le territoire dominicain, Ouanaminthe, Tilorí, Mirabalais, Malpassé, Anse-à-Pitre, servent de points de passage aux émigrants vers le territoire dominicain.

En 2004, Bridget Wooding et Richard Moseley-Williams, deux chercheurs britanniques ont estimé la population immigrée haïtienne à environ 380.000 personnes. Aujourd’hui, en 2010, de nombreux observateurs s’accordent pour dire que la population haïtienne en République Dominicaine dépasse le million de personnes.

Une proportion des migrants haïtiens restent dans les provinces frontalières, travaillant comme ouvriers au service de propriétaires dominicains, mais la plupart cherchent par tous les moyens à pénétrer plus profondément dans l’est de l’île. Beaucoup d’haïtiens finissent par s’installer dans les grandes villes où ils trouvent un emploi comme travailleurs de la construction, vendeurs de rue, domestiques ou gardiens.

Dans la zone frontalière des réseaux de trafiquants impliquant les autorités civiles et militaires et des dirigeants politiques locaux, tirent profits du trafic des clandestins. Les agriculteurs dominicains, eux-mêmes, dans la zone frontalière facilitent l’immigration de paysans haïtiens afin d ‘obtenir des travailleurs à bon marché. Mais au delà des intérêts des uns et des autres, cette migration massive à aussi des conséquences écologique visible comme à Rio Limpio, Loma de Cabrera, Aceitillo, Los Arroyos et Pedernales qui sont désormaient le théâtre d’un processus continu de la déforestation dû à une forte haïtianisation qui sont devenues des mornes désertifiées à l’image de ce qui se produit en Haïti, conséquences de l’usage incontrôlé des ressources forestières dans le but de produire du charbon de bois qui fait l’objet d’un intense trafic à la frontière. Dans les zones d’agriculture intensive, il est courant que la moitié de la population active se compose de jeunes Haïtiens, comme dans les plantations de café, de manioc, de tabac et de riz.

L’immigration clandestine haïtienne s’est accélérée à partir de 1998 après que des groupes ultra-nationalistes, sous le gouvernement Fernandez, ont commencé a expulser massivement des immigrés illégaux. Devant les protestations des organisations des droits de l’homme, nationales et internationales, et certains membres radicaux du clergé catholique ainsi que la menace que représentaient les campagnes de communication négatives sur le secteur touristique, le gouvernement dominicain à annoncé qu’il n’expulserait plus les haïtiens illégaux, une décision qui a de nouveau contribué à l’augmentation du flux migratoire.

En 2000, le gouvernement d’Hipólito Mejía a lancé un vaste programme d’investissement dans les provinces de la frontière : construction de routes, de dispensaire, d’aqueducs, d’écoles, d’installation de réseaux électriques, qui avaient pour but de favoriser les populations dominicaines pauvres de ces régions. Le gouvernement a ouvert des écoles et des hôpitaux pour les Haïtiens qui en auraient besoin et a décidé de régulariser les immigrants en situations irrégulières. Si ces programmes ont effectivement profité à la population dominicaine elles ont contribué à attirer encore plus de migrants haïtiens.

Entre 2004 et 2010, le nouveau gouvernement de Leonel Fernandez a maintenu cette politique de tolérance. Comme dans le même temps la situation économique et sociale en Haïti se détérioraient la pression migratoire a été en hausse, ce fut la plus grande vague d’immigration haïtienne dans l’histoire de l’île, qui a vu la population haïtienne en République Dominicaine dépasser le millions de personnes.

Des responsables d’organismes de la santé publique ont averti que dans de nombreux hôpitaux, la majorité des femmes qui accouchent proviennent du pays voisin. Les écoles et les universités ont vu également croître la population d’étudiants haïtiens qui vivent, heureusement, en harmonie avec les étudiants dominicains.

Bien que certaines voix nationalistes s’élèvent pour protester continuellement sur la présence haïtienne en République Dominicaine, et même si à plusieurs reprises il y a eu des violences ethniques dans certains villages et villes de l’intérieur du pays, l’économie dominicaine continue d’absorber la main d’œuvre haïtienne dans les travaux les plus ingrats et les moins rémunérateurs. Les économistes affirment que cette main-d’œuvre sous payée contribue à tirer vers le bas les salaires des dominicains et représente un frein à l’augmentation du niveau de vie des dominicains.

D’autres craignent qu’à moyen terme, la République Dominicaine se dirige vers une impasse dans la lutte contre la pauvreté, que le pays est importateur de plus en plus de pauvres et que la base de production et les services sociaux vont croître à la même vitesse que la population immigrée sans apporter d’amélioration aux populations locales.

Les plus radicaux, quant à eux, accusent les autorités de permettre l’haïtianisation croissante du pays et n’hésitent pas à se prévaloir des arguments ultra nationalistes traditionnels datant de la guerre dominico-haïtienne du XIXe siècle.

Au milieu de ce débat et des tensions grandissantes face ce phénomène nouveau, les dominicains ont été surpris par le récent tremblement de terre. Le tremblement de terre a stimulé la migration haïtienne en République dominicaine et le processus se poursuit aujourd’hui plus intense qu’auparavant. Quelles seront les conséquences? De nombreux Dominicains ont une vision pessimiste de l’avenir et croient qu’il est facile à deviner qu’elles seront violentes. SI rien n’est fait, les discours «humaniste» des gouvernants de ces deux pays seront insuffisant pour éviter les situations conflictuelles. Personne aujourd’hui ne semble avoir, au delà des discours, de solution permanente pour juguler ce drame humain.

 

La CODEVI, une solution à la migration illégale
HAITI LIBRE – 04/08/2010 09:30:01

Haïti - République Dominicaine : La CODEVI, une solution à la migration illégale

Fernando Capellan, le président de la Compagnie de Développement Industriel (CODEVI), située dans la zone franche de Juana Mendez en Haïti, a déclaré que l’installation de ce consortium est un amortisseur majeur pour lutter contre la migration haïtienne illégale en République dominicaine.

Capellan a rappelé que l’entreprise génère actuellement 4,700 emplois haïtiens directs mais que ce nombre devrait augmenter jusqu’à 10,000, rappelant les effets positifs visibles de cette activité commerciale qui se traduisent pour des milliers d’haïtiens, hommes et femmes par un emploi alors qu’auparavant ils étaient sans travail. L’impact économique dans la région à considérablement augmenté depuis la venue de la CODEVI. Il a précisé qu’au delà du travail et des salaires, l’entreprise élaborait actuellement des programmes sociaux au profits de ses employés.

Le Président de la CODEVI a mentionné que depuis l’installation de la CODEVI, de nombreux haïtiens d’autres villes se tournaient vers cette région, attirés par le développement socio-économique continu. Il reconnaît combien il est important de continuer à investir en Haïti, tout en soulignant le soutien que la CODEVI apporte au gouvernement haïtien dans la reconstruction économique d’Haïti.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 4 août 2010 05:47

L’Université Henry Christophe sera intégrée à l’UEH

Le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Vernet Henry se réjouit du don d’un campus universitaire par le président dominicain Leonel Fernandez. Il assure que le rectorat de l’UEH aura la gestion de ce campus universitaire construit sur une propriété appartenant à l’UEH.

Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole, M. Vernet a fait valoir que les dirigeants de l’UEH ont été impliqués dans la conception du projet. Il révèle que le nord a été proposé pour accueillir ce campus parce qu’un projet similaire tardait à être mis a exécution.

Interrogé sur la présence d’enseignants dans la région pouvant dispenser convenablement les cours, le recteur a dans ce contexte attiré l’attention sur l’importance d’un appui des autorités. Il signale que la formation de cadres pouvant dispenser des cours est l’une des priorités de son administration. Il se réjouit de la collaboration de plusieurs universités étrangères qui ont offert un appui à l’UEH après le violent séisme du 12 janvier. Ces dernières années l’UEH a utilisé les services de professeurs itinérants qui dispensent des cours dans les villes de province.

Toutefois M. Vernet a plaidé en faveur d’une augmentation du budget du rectorat. Le manque de ressources est à la base du maigre salaire alloué au enseignants fait remarquer M. Vernet. Il révèle que des détenteurs de PHD abandonnent les facultés de l’UEH au bout de deux ans parce que leurs salaires ne dépassent pas 1 500 dollars US.

M. Vernet annonce l’application d’un plan de décentralisation de l’UEH afin de répondre à la forte demande. Des campus seront installés dans le sud et probablement dans le Centre assure t-il.

Dans le département de l’Ouest un campus universitaire sera construit sur le site de Damien. Les facultés de l’UEH détruites par le séisme seront construites dans ce site au nord de la capitale.

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