L’ESSENTIEL

13 Août

Début jeudi de l’analyse des contestations de candidature

Deux citoyens déposent des dossiers réclamant le rejet de neuf candidatures dont celles de la star du hip-hop, Wyclef Jean, des anciens Premiers ministres Jacques-Edouard Alexis et Yvon Neptune et du candidat du parti au pouvoir, INITE, Jude Célestin ; "tous ceux qui n’ont pas de décharge doivent être écartés de la course", affirme le candidat Jean Hector Anacacis

Radio Kiskeya / mercredi 11 août 2010

Les avocats de neuf candidats à la présidence ayant fait l’objet de contestations, dont la star du hip-hop Wyclef Jean (Viv Ansanm) et les anciens Premiers ministres Jacques-Edouard Alexis (MPH) et Yvon Neptune (Ayisyen pou Ayiti) et Jude Célestin, représentant du parti présidentiel INITE, tenteront à partir de jeudi de défendre la cause de leurs clients devant le service du contentieux électoral, instance habilitée à traiter les plaintes.

A l’expiration mardi minuit de la période de contestation, le Bureau électoral départemental de l’ouest a affiché la liste des contestations reçues suite à l’inscription de 34 prétendants.

A lui seul, le citoyen Luckner Baptiste a déposé huit dossiers de contestation demandant notamment l’invalidation de la candidature de Wyclef Jean et d’un autre chanteur populaire, Michel Martelly dit "Sweet Micky" (Repons Peyizan). Contrairement aux exigences de la loi électorale et de la constitution, ils n’auraient pas résidé en Haïti au cours des cinq dernières ni ne se seraient acquittés de leurs redevances fiscales.

Les mêmes accusations concernent Lavarice Gaudin, un représentant de l’organisation pro-Lavalas Veye Yo basée à Miami et le Dr Kesler Dalmacy, un médecin établi de longue date aux Etats-Unis.

"Sweet Micky" présente lui la particularité d’être visé par une plainte portant sur son "immoralité" présumée en raison des pratiques obscènes ayant émaillé sa carrière artistique. L’action en annulation introduite invoque l’article 94 de la loi électorale relative à l’exigence de "bonne vie et mœurs" qui est faite aux aspirants à la magistrature suprême.

Les contestations de M. Luckner Baptiste ciblent également, pour absence de décharge, les ex-Premiers ministres Jacques-Edouard Alexis et Yvon Neptune, l’ancien ministre Lesly Voltaire et le directeur tout juste démissionnaire du Centre national des équipements (CNE), Jude Célestin, candidat de la plateforme au pouvoir, INITE.

La commission bicamérale de décharge étant inexistante, aucun certificat n’a pu être délivré aux quatre hommes pour attester de la régularité de leur gestion d’anciens comptables des deniers publics.

Pour sa part, le dirigeant du Parti socialiste haïtien (PSH), Pierre Gaston Garnier, conteste la candidature non autorisée sous la bannière de sa formation de Jean Bertin, un ancien diplomate haïtien en République Dominicaine.

En course sous les couleurs du Mouvement de la jeunesse haïtienne (MODEJHA), le Sénateur de l’ouest, Jean Hector Anacacis, réputé proche du Président René Préval, a appelé le Conseil électoral provisoire à écarter les dossiers de candidature de tous les anciens et actuels hauts responsables de l’Etat qui n’ont pas obtenu décharge de leur gestion.

Sollicitant sur les ondes de Radio Kiskeya l’application stricte des articles 131, 132 et 135 de la constitution, M. Anacacis a indiqué que tous les ministres et directeurs généraux sont tenus de démissionner au moins une année avant de se porter candidats à la présidence.

Avant le verdict très attendu que le CEP doit rendre le mardi 17 août prochain, les rumeurs et spéculations vont bon train sur la mise à l’écart éventuelle de certaines candidatures pour des motifs divers alors que la crédibilité de l’organisme électoral et son indépendance vis-à-vis de la présidence continuent d’être mises à mal.

Le 28 novembre, les haïtiens devraient élire, outre le successeur de René Préval pour un mandat de cinq ans, 11 Sénateurs et 99 Députés.

 

«La décharge» une arme d’exclusion massive?
HAITI LIBRE – 12/08/2010 10:05:51

Indépendamment des contestations déposées dont les fondements et la pertinence restent à évaluer, les conseillers du Conseil Électoral Provisoire disposent d’une «arme d’éviction massive» : le certificat de décharge, qui permettrait d’évincer un ensemble de prétendants à la magistrature suprême.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) après avoir affirmé que le rapport favorable  de la Cour des Comptes pouvait tenir lieu de décharge, en l’absence d’un certificat de la commission bicamérale actuellement inexistante, pourrait être contraint devant les pressions croissantes de faire marche arrière. SI une telle décision devait être prise (en raison de l’irresponsabiliþé, des présidents des deux chambres} elle devrait s’appliquer à tous les candidats concernés sans exception.
Selon des sources proches des conseillers du CEP, la présentation du certificat de décharge est une exigence qui pourrait concerné tous les anciens premiers ministres, anciens ministres ainsi que tout ceux qui d’une façon ou d’une autre sont gestionnaires des deniers publics entre autres : Jacques Edouard Alexis, Yvon Neptune, Leslie Voltaire et Jude Célestin.
Toutefois, la question se pose de savoir si ce certificat de décharge devrait concerner aussi Jude Celestin pour le poste de directeur du Centre national des équipements (CNE) qu’il a occupé à  deux reprises, nombreux sont ceux qui disent que cela ne s’applique pas à Jude Célestin, le CNE est une institution autonome de l’État et le responsable des deniers public est Jacques Gabriel, le Ministre des Travaux publics transports et communications (MTPTC), puisque tous les fonds du CNE transitent par ce ministère.
Il serait sans doute plus judicieux de demander des comptes au président du Sénat Kély Bastien et à Levaillant Louis Jeune, l’ancien président de la chambre basse, pour mauvaise foi, laxisme ou entrave délibérée qui ont l’obligation de produire ces certificats qui prouvant la bonne gestion des fonds publics pour les candidats concernés.
L’exigence de cette décharge pourrait entraîner (sauf intervention directe du Président Préval) l’éviction de nombreux candidats et cette décision du CEP est très risqué pour l’équilibre social déjà précaire en Haïti. Contesté, en manque de crédibilité, faisant l’objet de manifestations et de sit-in presque quotidiennement, une telle décision du CEP pourrait allumer le feu au poudre et créer une situation potentiellement incontrôlable dans la pays, voir à l’etrème remttre en question la tenue du scrutin des prochaine élections.
Devant une telle situation, ils sont certainement très peu nombreux, ceux et celles qui souhaiteraient être à la place des conseillers électoraux aujourd’hui confronté à ce dilemme.

 

La Cour de Cassation n’est pas prête pour la lutte contre la corruption
HAITI LIBRE – 12/08/2010 16:07:40

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Le mercredi 28 juillet 2010, la Cour de Cassation de la République a rendu deux arrêts relatifs aux dossiers des juges Jean-Claude DOUYON du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince et Ramon GUILLAUME du Tribunal de Première Instance de Saint-Marc, tous deux mis en disponibilité et poursuivis par le Ministère de la Justice pour faits de corruption et fautes administratives graves commises dans l’exercice de leur fonction.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) note que la Cour, respectant les prérogatives conférées par la Loi au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) seul habilité à connaître des fautes administratives graves reprochées à un Magistrat, s’est gardée de statuer sur cet aspect de la plainte.
Cependant, le RNDDH déplore le fait que la Cour de Cassation, une fois de plus, a fait preuve d’une grande légèreté dans la poursuite d’un Magistrat en faute. En effet, la Cour a décidé de renvoyer les deux Magistrats hors des liens de toute prévention sous prétexte qu’elle«n’a pu vérifier» les accusations portées contre eux, faute de témoins. Or la Cour n’a fait aucun effort pour entendre les témoins disponibles et n’a pas jugé utile d’approfondir des faits évidents, reprochés à ces deux (2) Magistrats. A titre d’exemple, le RNDDH rappelle les points suivants :
1.- Dans le cadre du dossier de Me Jean Claude Douyon
Le juge Jean-Claude DOUYON avait rendu, en sa qualité de juge des référés, une ordonnance en déguerpissement avec exécution provisoire pour une quantité de trois cent soixante carreaux de terre, dépendant de l’habitation Vivy Michel, en faveur de prétendus héritiers de Jean Serpent METELLUS représentés par leur mandataire Solange METELLUS. Cette ordonnance a été rendue en dehors des règles minimales de droit car le juge des référés est radicalement incompétent pour statuer sur une question de droit de propriété. De plus, l’affaire n’était ni enrôlée, ni distribuée et la constitution d’avocat portée dans la décision était fausse, Me Ernest ISAAC ayant déclaré n’être pas au courant de l’affaire.
Parallèlement, le Parquet de Port-au-Prince avait reçu le témoignage de la dame Solange METELLUS qui a affirmé avoir versé cent mille gourdes au juge DOUYON pour obtenir cette ordonnance. La Cour considère que ce témoignage n’est pas crédible en raison des conditions de pression dans lesquelles il a été obtenu au Parquet, mais n’a pas cherché à entendre elle-même ladite dame.
Pourquoi la Cour ne s’est-elle adressée ni à Me Ernest ISAAC, ni aux parties concernées par l’affaire pour trouver les éléments nécessaires à sa décision ? Pourquoi n’a-t-elle pas essayé de trouver les informations, disponibles au demeurant, au niveau du greffe du Tribunal Civil de Port-au-Prince ?
2.- Dans le cadre du dossier de Me Ramon GUILLAUME
Dans le cas du juge Ramon GUILLAUME, la Cour s’est contentée de déclarer que les décisions rendues par un juge peuvent être attaquées par devant les juridictions supérieures. Cependant, elle n’a pas tenu à vérifier les conditions dans lesquelles certaines décisions scandaleuses ont été rendues par ce juge dénommé « juge de l’habeas complice » alors que les témoins ne manquent pas.
Le RNDDH estime que le fait par la Cour de Cassation de ne pas statuer sur les fautes administratives graves reprochées aux Magistrats constitue le seul point positif car, en dépit de ces arrêts, les Magistrats concernés ne pourront réintégrer le système judiciaire avant la décision du CSPJ auquel il appartiendra de se pencher à nouveau sur ces dossiers.
Le RNDDH tient à préciser que ces arrêts de copinage de la Cour de Cassation n’ont rien de surprenant puisque celle-ci a toujours fait preuve de complaisance quand il s’agit de sanctionner un Magistrat en faute. A titre d’exemple, le RNDDH rappelle que dans la nuit du 24 février 2006, le Juge de Paix Titulaire de Delmas, Me Michelle BELIZAIRE a tué à Pétion-Ville son compagnon, Sergo JEAN PHILIPPE un agent II de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) affecté alors à la Prison Civile de Port-au-Prince. Arrêtée en flagrant délit puis libérée en raison de son statut de Magistrat en service, Me BELIZAIRE est mise en disponibilité et le dossier, transféré à la Cour de Cassation par le Ministère de la Justice. A date, la Cour n’a toujours pas rendu son arrêt et Me Michelle BELIZAIRE continue de bénéficier de l’impunité.
Le RNDDH croit que les arrêts rendus par la Cour de Cassation dans le cadre des dossiers des Magistrats Jean Claude Douyon et Ramon Guillaume démontrent de manière significative que la mise en place du CSPJ est une nécessité absolue car, la Cour de Cassation n’est pas prête pour la lutte contre la corruption au sein du système judiciaire.

 

L’haïtienne Sarodj Bertin au concours Miss Univers 2010

En marge des préparatifs fiévreux de l’événement prévu le 23 août à Las Vegas, la ravissante demoiselle s’exprime sur la candidature à la présidence de Wyclef Jean alors que son papa, Jean Bertin, fait partie des "rivaux" du rappeur international

Radio Kiskeya / mercredi 11 août 2010,

Haïti - People : Miss Haïti 2010 prend position pour Wyclef JeanSarodj Bertin, fille de l’avocate et militante politique Mireille Durocher Bertin, assassinée à Port-au-Prince en 1995, représentera Haïti au Miss Univers 2010 aux côtés de candidates venues de plus de 80 pays admises au plus prestigieux concours mondial de beauté qu’accueillera la ville américaine de Las Vegas (Nevada), le 23 août prochain.

Selon une dépêche d’EFE, diverses personnalités sont attendues à ce grand rendez-vous mondain organisé à l’hôtel Mandalay Bay sous la houlette du célèbre milliardaire américain Donald Trump, propriétaire de la franchise Miss Univers.

Désignée récemment Miss Haïti dans des conditions très controversées, Sarodj Bertin, qui vit en République Dominicaine, a profité des préparatifs fortement médiatisés de l’événement pour se prononcer, dès son arrivée à Las Vegas, sur la candidature à la présidence haïtienne de la mégastar du hip-hop Wyclef Jean.

"Je veux seulement lui demander de faire quelque chose de sérieux pour Haïti. Qu’il prépare un projet, conçoive et développe un bon plan afin de nous assurer que personne ne manquera de rien en ce moment", a déclaré la ravissante concurrente haïtienne dont le propre père, Jean Bertin, figure pourtant également sur la liste des 34 prétendants au fauteuil présidentiel à s’être inscrits.

Miss Univers 2009, la vénézuélienne Stefanìa Fernàndez posera au soir du 23 août la couronne tant convoitée sur la tête de celle qui s’imposera parmi "80 des plus belles femmes du monde".

 

En Haïti, le combat des religieux bretons continue

OUEST-FRANCE.FR / jeudi 12 août 2010

  • Dans les rues de Port-au-Prince, fin mars 2010. Aujourd'hui, sept mois après le séisme du 12 janvier, il reste encore beaucoup de gravats à déblayer. Mais dans des locaux provisoires, les enfants sont retournés à l'école.

    Dans les rues de Port-au-Prince, fin mars 2010. Aujourd’hui, sept mois après le séisme du 12 janvier, il reste encore beaucoup de gravats à déblayer. Mais dans des locaux provisoires, les enfants sont retournés à l’école.

Sept mois après le tremblement de terre, les communautés bretonnes présentes sur place s’efforcentde reconstruire les infrastructures détruites. Et doivent faire avec les moyens du bord.

Frères de Ploërmel.

La congrégation avait perdu deux frères lors du séisme, le 12 janvier. Présents depuis 1864 à Haïti, les frères de Ploërmel assurent les cours de dix mille enfants, répartis dans onze écoles. Une d’elles a été complètement rasée lors du tremblement de terre et une autre s’est effondrée quelques jours après. Au total, ce sont 1 500 élèves qui se sont retrouvés sans classe.

« Notre première volonté fut de rétablir les cours. L’argent envoyé par les frères était réservé pour la paye des maîtres et l’école a pu reprendre en mai sous des tentes envoyées par l’Unicef », explique le père André Richard. « Nous avons été particulièrement frappés par la volonté des enfants de reprendre l’école », ajoute-t-il.

La priorité pour les Frères de Ploërmel est de reconstruire les deux écoles. Un projet qui coûte très cher et qui devrait voir le jour au plus tôt en septembre 2011, si suffisamment de fonds sont récoltés. D’autant que les nouveaux bâtiments doivent être construits selon les normes antisismiques. « Pour le moment, les gens sont encore traumatisés et ne souhaitent plus mettre les pieds dans des constructions en béton. Et puis nous voulons prévenir des risques éventuels d’un autre séisme. Les nouvelles écoles seront d’ailleurs construites de plain-pied. »

Les prêtres de Saint-Jacques.

La Société des prêtres de Saint-Jacques, installée à Guiclan, dans le Finistère, a de nombreux missionnaires en Haïti. De gros dégâts matériels ont été constatés. Le presbytère de Saint-Antoine, à Port-au-Prince, « a été complètement détruit. Nous avons évacué soixante camions de gravats. Il ne reste que le carrelage du rez-de-chaussée », commente le père Jean-Jacques Cabioc’h.

« Lécole Saint-Roch a été bien endommagée. Les 450 élèves ont néanmoins repris les cours en février, d’abord sous des bâches, puis dans des locaux provisoires, en bois, en taule et en contreplaqué. » La crainte des répliques sismiques a amené les autorités à interdire les cours dans les écoles construites en béton.

Le clocher de l’église a également été détruit pendant le séisme, et sa chute a fait exploser les citernes d’eau situées en dessous. « Cela prend beaucoup de temps pour tout reconstruire, et pour le moment nous n’en sommes pas là. La démolition continue toujours, et il reste encore la moitié des gravats à déblayer. On trouve encore beaucoup de cadavres sous les décombres », constate amèrement le père Cabioc’h. Mais les prêtres de Saint-Jacques ne baissent pas les bras pour autant, et une troisième école doit voir le jour. Les travaux devraient débuter dès septembre.

Les autres congrégations

religieuses.

Située à une soixantaine de kilomètres de Port-au-Prince, l’abbaye de Morne Saint-Benoît n’a pas été détruite. Elle appartient à l’abbaye de Landévennec (Finistère). Les Filles de Jésus de Kermaria sont également implantées à Haïti, mais aucun dégât majeur n’a été à déplorer dans leurs missions. Les deux congrégations continuent d’accueillir et d’apporter de l’aide aux populations locales.

Simon JOUSSET.

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