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28 Août

Haïti – Reconstruction : «La reconstruction avance lentement mais sûrement»
HAITI LIBRE – 27/08/2010 15:07:21

Haïti - Reconstruction : «La reconstruction avance lentement mais sûrement»

Jean Max Bellerive, le premier Ministre haïtien à partagé quelques réflexions sur la reconstruction devant la presse, à Santo Domingo en République Dominicaine en marge d’une réunion sur un vaste plan d’investissements privés pouvant atteindre 1 milliard de dollars.

« La reconstruction avance lentement mais sûrement » à déclaré le Premier Ministre précisant que la préoccupation de son gouvernement aux conférences des différents donateurs ces derniers mois « n’était pas de quantifier les contributions, mais d’éviter de répéter ce qu’on avait fait dans son pays au cours des trente dernières années […] Nous souhaitions avoir une vision claire de ce que nous voulions, préparer un plan et des projets, rechercher des fonds pour les mettre en œuvre, et non pas faire ce que voulait chacun des donateurs et notre position a été acceptée et soutenue par la communauté internationale »

Bellerive a ajouté que « désormais la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) présente désormais des programmes et des projets de ce plan […] il ne s’agit plus de promesses, mais d’argent disponible pour financer des projets spécifiques présentés par le gouvernement haïtien : dans les routes, l’agriculture, l’électricité, l’éducation et la santé publique. Nous savons qui va financer et dans certains cas, ces projets ont déjà commencé ».

[NdHL – Politique oblige il faut remettre les dits projets de la CIRH en face de leur financement ou seulement 33% sont financé, le reste étant à trouver auprès de donateurs qu’il reste à identifier.]

« En ce qui concerne la situation dans le pays aujourd’hui 300,000 personnes ont été retirés de la rue, mais l’autre 700 000 sont toujours là, de sorte que chaque jour, nous devons fournir la nourriture et l’eau, toutes des tâches qui demandent beaucoup d’argent » Il a fait remarquer que reloger 300,000 personnes était une tâche à laquelle aucun pays au monde n’avaient dû faire face [avant Haïti] citant l’exemple des États Unis et l’ouragan Katrina affirmant qu’aujourd’hui encore, des gens vivent sous les tentes,

[NdHL – Le Premier Ministre ne semble pas maîtriser très bien son dossier. Il affirme que 300,000 personnes vivant dans la rue ont été relogé, il faut savoir que «dans la rue» signifie des camps spontanés dans la ville et que «relogé signifie déplacé dans des camps gérés» . Conséquence de ce «relogement» la population des camps a augmenté et aujourd’hui 1,7 millions de personnes viivent encore sous la tente ! ].

Il a rappelé que « l’important pour le gouvernement haïtien n’est pas le montant des dons reçus de la communauté internationale, mais les bénéfices réels pour la population d’Haïti » Rappelant que ce que construit actuellement Haïti avec la CIRH, c’est un système qui permet d’intégrer tout ce qui est fait en Haïti. L’argent placé dans le fonds de reconstruction ou donné directement au gouvernement, qui est très peu, l’argent qui est donné aux ONG, qui est beaucoup, et ce qui est engagé directement par des entreprises privées, que nous savons plus ou moins. Mais ce n’est pas les montants qui sont important, mais comment nous allons rendre tout ceci cohérent pour savoir ce qui se fait ».

 

Haiti-OEA/Elections : Pas la moindre préoccupation

P-au-P., 27 aout 2010 [AlterPresse] — Le secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Jose Miguel Insulza, estime "normal" le processus électoral mis en œuvre en Haiti actuellement par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) en vue d’élire un nouveau président et de renouveler le parlement le 28 novembre prochain.

Lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de moins de 24 heures dans le pays caraïbe, Insulza soutient qu’« il n’y a aucune raison pour ne pas avoir confiance dans le processus électoral », marqué par le rejet de 15 candidatures de la course à la présidence, alors que 19 candidats ont été agréés.

« Chaque pays a ses règles » en matière d’exigences faites aux individus désireux de se porter candidats, qu’il s’agisse de « résidence, d’âge, de délai pour se présenter ou des personnes qui ne peuvent pas briguer » un poste électif, déclare le numéro un de l’OEA.

« Il ne nous appartient pas de déterminer les règles qui sont les meilleures ou les pires », ajoute-t-il.

Le CEP est sous le feu des critiques de plusieurs secteurs qui mettent en doute son indépendance. Des candidats évincés demandent leur réintégration dans la compétition, boycottée par des partis d’opposition, qui jugent non crédible le processus électoral.

Insulza assure cependant que pour l’heure, l’organisme n’a aucune préoccupation en ce qui concerne les étapes qui doivent conduire aux prochaines élections. Pour lui, le processus « respecte généralement » les règles en vigueur en Haïti.

Dans ce sens, le secrétaire général de l’organisation hémisphérique fait remarquer que depuis 2006, Haïti dispose d’un registre électoral « totalement crédible » et même « meilleur que ceux dont se servent encore certains pays de la région ».

Autre garantie : la Mission d’observation conjointe de l’OEA et de la Communauté économique de la Caraïbe (CARICOM), dont le déploiement a commencé dans le pays le 5 aout dernier, pourra vérifier que les élections sont libres et que les votants bénéficient du secret des urnes pour pouvoir exercer leur devoir civique, poursuit Insulza.

Il souligne aussi que les formations politiques et candidats présents dans la course constituent une palette d’options différentes et que les électeurs auront « le choix ».

La mission de l’OEA-CARICOM vérifiera également les opérations de comptage des votes et demeurera en Haiti jusqu’à la fin du processus, assure encore le secrétaire général de l’OEA.

Jose Miguel Insulza dresse un bilan positif de son voyage en Haiti et des diverses rencontres qu’il a effectuées, notamment avec le président René Préval.

Il rapporte que le chef de l’État a entamé une série de rencontres avec les candidats à la présidence pour les informer des projets en cours afin qu’ils en prennent compte dans la formulation de leurs argumentaires de campagne.

Pour le secrétaire général de l’OEA, des questions d’ordre économique et social liées à la reconstruction d’Haiti après le terrible séisme du 12 janvier devraient être au cœur de la prochaine campagne électorale.

Il souhaite « de nombreux débats » et de « nombreuses discussions sur l’avenir de Haïti ».

 

Cents étudiants haïtiens bientôt au Sénégal pour une formation universitaire

P-au-P, 27 aout 2010 [AlterPresse] — Cent étudiants haïtiens partiront en octobre prochain pour le Sénégal afin de démarrer ou de poursuivre une formation universitaire dans deux universités publiques de ce pays.

Soixante dix des cents étudiants sont attendus à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, tandis que les trente autres à l’université Gaston Berger de Saint-louis.

« Les frais couvrant les études, l’hébergement et l’entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais », selon le ministre sénégalais des Affaires internationales et humanitaires, Amadou Lamine Ba, de passage en Haiti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature à cette formation.

La sélection des étudiants est confiée à une commission sénégalo-haitienne qui soumet les candidats à une évaluation académique, un bilan de santé et un entretien, indique à AlterPresse le ministre Lamine Ba.

Ce programme de bourses d’études constitue la première phase d’exécution d’un « vaste projet humanitaire et historique » mis en œuvre par le président du Sénégal Abdoulaye Wade suite au passage meurtrier du séisme du 12 janvier dernier en Haiti, précise le haut fonctionnaire.

L’autre phase du projet concerne l’accueil et l’insertion de familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal.

Une commission nationale du Sénégal est en train d’identifier des sites pour la construction de logements, assure Amadou Lamine Ba, sans plus de précisions sur l’état d’avancement du processus de sélection et le nombre de familles haïtiennes attendues au Sénégal.

 

Les Dominicains encouragent Haïti à s’ouvrir aux investissements étrangers

P-au-P, 27 août 2010 [AlterPresse] — Le ministre dominicain de l’Économie, de la planification et du développement, Temístocles Montás, a souligné, ce jeudi 26 août, à Santo-Domingo, la nécessité pour l’économie de l’autre partie de l’île (Haïti), de s’ouvrir aux investissements privés, après la création d’une législation appropriée.

C’est ce qui ressort d’un article publié par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », partenaire d’AlterPresse.

Montas a tenu ces propos lors d’une réunion de potentiels investisseurs dominicains en Haïti, qui a lieu dans la capitale dominicaine, en présence du premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, et de l’ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silie.

Il a fait l’éloge de cette politique économique qui, déclare-t-il, a permis à son pays d’être le plus grand bénéficiaire d’investissements étrangers de la région dans les années 90.

La rencontre, qui s’est déroulée à la salle de conférence du ministère dominicain de l’Economie, avait pour objectif de faire connaître le Fonds pour les Opportunités et la Rénovation d’Haïti.

Elle a été convoquée, à la demande du gouvernement haïtien et de la société Portland Private Equity qui parraine le fonds, rapporte « Espacinsular ».

Des représentants du secteur privé et du gouvernement dominicains ont pris part à la rencontre à titre d’observateurs.

Le fonds, qui prévoit un investissement à long terme de plus d’un milliard de dollars américains, dispose, pour une première étape, de 400 millions de dollars pour financer des projets privés dans des secteurs productifs, a indiqué le Premier ministre Bellerive cité par « Espacinsular ».

La réunion a rassemblé des membres des secteurs dominicains de la construction et de la finance.

Portland Private Equity est présidé par Michael Lee-Ching, milliardaire canadien d’origine jamaïcaine, qui figure sur la liste des milliardaires publiée par Forbes. Il a consenti des investissements de plus de 260 millions de dollars dans la région par le biais de sa société AIC Global Holdings.

 

De nouvelles usines textiles en Haïti dès octobre?
HAITI LIBRE – 27/08/2010 08:50:01

Haïti - Économie : De nouvelles usines textiles en Haïti dès octobre?

Kenneth McClintock, Secrétaire d’État de Porto Rico, a commencé mercredi à Saint-Domingue, les préparatifs d’une alliance stratégique concernant des investissements dans de nouvelles usines de textile et d’assemblage en Haïti , impliquant des retombées économiques pour les 3 pays.

Carlos Morales Troncoso, ministre des Affaires étrangères dominicaine, a déclaré que le projet vise à renforcer la compétitivité dans les trois pays et de contribuera en terme d’emplois à l’économie d’Haïti ». Luis Fortuño un des hommes d’affaires Portoricain a précisé que ce projet tripartite sera basée dans la zone franche du textile du groupe M et pourrait devenir une réalité pour Haïti dès octobre prochain.

Avec un échange bilatéral d’un peu plus de 1 milliard de dollars par an, à Porto Rico est le troisième partenaire commercial de la République Dominicaine.

 

Bientôt plus de 900 nouveaux agents dans les rangs de la Police nationale

P-au-P, 27 Aout 2010[AlterPresse] — La vingt-deuxième promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh) fait son entrée le dimanche 29 aout prochain à l’Académie de police de Frères (quartier de Pétion-Ville à l’est de la capitale), apprend AlterPresse auprès de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah).

Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs plus de neuf cents personnes, soit environ huit cent garçons et une centaine de filles, précise Jean Francois Vezina, porte-parole de la police civile de la Minustah.

468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.

La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.

L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.

Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.

Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.

Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.

Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.

 

Risque de réimplantation des gangs à Cité Soleil

Une organisation locale tire la sonnette d’alarme

Radio Kiskeya / vendredi 27 août 2010

Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS)-Centre de Respect des Droits Humains a relevé mardi une nette recrudescence des activités criminelles à Cité Soleil, lançant un véritable SOS aux autorités pour éviter la réimplantation des bandes armées dans ce vaste bidonville du Nord de la capitale.

Selon le directeur exécutif du CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains, le pasteur Jean Hénock Joseph, sept hommes ont violé une fillette d 12 ans le samedi 21 août à Soleil 19. Un récent raid contre le quartier de Soleil 19 mené par des hommes armés provenant vraisemblablement de Soleil 9 s’est soldé par la mort d’un handicapé et 8 blessés par balle.

Le pasteur Joseph fait par ailleurs état de nombreux cas d’agressions dans divers quartiers de la cité pour dépouiller des passants de toutes sortes d’objets, dont bijoux et téléphones cellulaires.

Face à cette situation, Jean Hénock Joseph réclame l’augmentation de l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Cité Soleil, nettement insuffisant quant à présent, selon lui. Il appelle en ce sens le Haut commandement de la PNH à doter la cité d’un véritable Commissariat de police et à restituer au contingent local de l’institution des véhicules que lui avait octroyés l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

Le responsable de CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains a enfin appelé à la révocation et à l’arrestation des juges de Cité Soleil qui ne font que rançonner la population, notamment en exigeant de fortes sommes en échange de la libération de personnes qu’ils jettent injustement en prison.

 

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