ACTUALITES

31 Août

Haïti-Equateur-UNASUR : Corréa et Préval paraphent un plan d’action en faveur de la reconstruction

P-au-P, 31 août 2010 [AlterPresse] — Le président de l’Equateur, Raphael Correa, et son homologue haïtien, René Préval, ont procédé ce 31 aout à la mise en place d’un secrétariat technique et politique de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) à Port-au-Prince et au lancement d’un plan d’action en faveur d’Haiti.

Lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel en ruine, les deux chefs d’État ont paraphé l’acte établissant le secrétariat ainsi que celui de l’adoption du plan d’action en faveur d’Haïti pour un montant de 100 millions de dollars, engagement pris en février dernier durant une rencontre de l’UNASUR en Équateur.

« Nous sommes sur que Haiti pourra aller de l’avant », déclare le président équatorien dans son discours de circonstance, assurant « le peuple haitien » de l’ « engagement » des nations sud-américaines à ses cotés dans « ces moments durs, mais aussi d’espoir ».

Il annonce ainsi que d’ici le mois de septembre, 75 millions des 100 millions de dollars du plan d’action auront déjà été débloqués, tandis que l’UNASUR compte, à partir de l’année prochaine, doubler cet apport.

Le plan d’action concerne l’agriculture, la sécurité alimentaire, la réduction des risques, la protection face aux inondations et aux ouragans et l’appui à la gouvernance à la mise en place d’infrastructures publiques, la coopération technique et l’appui budgétaire.

Le plan prévu sera exécuté à travers des opérations à mettre en œuvre par les ministères de l’agriculture, de l’intérieur et de la planification.

« L’Amérique et le monde doivent beaucoup à Haiti », reconnait le président Corréa qui rappelle qu’au 19e siècle, l’apport d’Haiti à la libération de plusieurs nations sud-américaines a été significatif.

Le chef d’État équatorien met en relief le renforcement de la coopération sud-sud entre Haiti et ses voisins latino-américains en vue de la reconstruction du pays suite au violent seisme du 12 janvier qui a fait 300.000 morts, 300.000 blessés et qui a causé des pertes économiques équivalant à 120% du PIB, selon le Fonds Monétaire International (FMI).

Il souligne que le peuple haitien doit avoir le leadership de la reconstruction et affirme que « nous serons toujours à l’écoute du gouvernement haitien ».

« Nous ne voulons pas d’impérialisme humanitaire », martelle-t-il.

Corréa adresse ses sentiments d’ « affection et de solidarité » à la population haïtienne et assure : « nous ne pouvons pas tout faire, mais le peu que nous pouvons faire, nous le faisons sérieusement ».

De son coté, le président René Préval adresse ses remerciements à tous les pays de l’UNASUR et relève qu’en plus de l’engagement de cette entité régionale aux cotés d’Haiti, chacun des membres de ses membres maintient ses propres apports à Haiti sur une base bilatérale.

Le secrétariat technique et politique de l’UNASUR mis en place ce 31 aout en Haiti intègre les ambassadeurs de l’Argentine, du Brésil, du Chili, de l’Équateur, tandis que le Vénezuela, membre également de cette structure n’a pas encore désigné son représentant.

Le secrétariat, chargé de coordonner les activités de reconstruction avec le gouvernement haïtien, est dirigé par le juriste argentin Rodolfo Matarollo, qui connait bien Haiti pour y avoir déjà travaillé dans le passé.

Il promet que le plan d’action de l’UNASUR sera réalisé « de manière rapide et efficace (…) main dans la main avec le peuple haïtien ».

La cérémonie s’est déroulée en présence d’officiels haïtiens et des ambassadeurs des pays membres de l’UNASUR, dont l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, l’Équateur et le Venezuela.

Le président Corréa s’est envolé en hélicoptère pour la vallée de l’Artibonite (Nord) pour visiter les travaux d’infrastructures réalisés par un contingent de 70 soldats du corps des ingénieurs de l’armée équatorienne dans le cadre de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ainsi que le programme « Pro Huerta » conduit par l’Argentine.

Selon ce qui est prévu, l’hélicoptère doit ramener le président équatorien, de l’Artibonite à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, à 17 heures (heure d’Haïti). Il doit prendre l’avion, une heure plus tard, pour l’Équateur.

 

Mirlande Manigat critique les propos de l’OEA
HAITI LIBRE – 31/08/2010 11:27:34

Haïti - Élections : Mirlande Manigat critique les propos de l’OEA

Mirlande Manigat, candidate à la présidence a déclaré lundi que les propos de José Miguel Insulza. le Secrétaire Général de l’Organisation de États Américains (OEA) étaient des « déclarations diplomatiques, n’ayant rien à voir avec la réalité », rappelant que le Secrétaire Général connait très bien la réalité puisqu’il a  rencontré les différents acteurs du processus électoral qui ont clairement exprimé leurs inquiétudes quant à la crédibilité du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

Si Le Secrétaire Général de l’OEA a qualifié le processus mis en place par le CEP de « normal » et assuré que l’OEA avait observé et vérifié le processus et qu’en général, celui-ci avait suivi les règles régissant les élections en Haïti et qu’« Il n’y a aucune raison de se méfier du processus électoral » c’est tout simplement parce que la communauté internationale et l’OEA sont impliquées dans l’organisation de ces joutes, qu’Ils contribuent largement dans le financement du processus, ont fourni des experts pour l’organisation de ces élections et qu’il il y va de leur crédibilité a affirmé Mirlande Manigat.

Faisant référence à sa rencontre avec le Chef du Gouvernement le week-end derniere, elle a tenu à préciser que les promesses du Président « de s’engager à contribuer à l’organisation de bonnes élections dans le pays » n’ont pas fait disparaitre ses craintes et elle redoute au contraire que la communauté internationale n’avalise n’importe quel résultat, compte tenu des expériences passé et surtout après les propos de José Miguel Insulza.

 

Les premiers étudiants au Sénégal le 10 octobre
HAITI LIBRE – 31/08/2010 14:16:03

Haïti - Sénégal : Les premiers étudiants au Sénégal le 10 octobre

La délégation sénégalaise conduite par Mamadou Lamine Ba, le ministre sénégalais en charge des affaires humanitaires, a procédé à la présélection des étudiants haïtiens candidats à une bourse d’étude universitaire au Sénégal à partir d’octobre 2010 processus qui inclus le dépôt d’un dossier académique, enquête judiciaire et visites médicales obligatoires pour les candidats intéressés par des études au Sénégal. Les opérations de sélection des futurs étudiants haïtiens au Sénégal ont pris fin le 30 août 2010. Les premiers étudiants devraient arriver au Sénégal le 10 octobre prochain d’après des sources proches des autorités concernées.

Rappelons que c’est le 6 août dernier qu’Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, avait donné des instructions aux Ministres Chargés de l’Economie et de l’Enseignement Supérieur pour qu’à la rentrée d’octobre le Sénégal puisse recevoir le premier contingent de 100 étudiants haïtiens.

Le 12 août 2010, l’Assemblée de l’Université Gaston Berger St-Louis, (la deuxième université en importance du pays) a accepté de prendre en compte la volonté du gouvernement d’offrir des places aux étudiants haïtiens que l’État sénégalais s’est engagé à accueillir cette année pour manifester sa solidarité à la République de Haïti.

L’université Gaston Berger de Saint-Louis a maintenant vingt ans de fonctionnement. C’est en 1974 qu’a eu lieu la pose de la première pierre par le Président Léopold Sédar Senghor en compagnie du Président congolais de l’époque Mariem Ngouabi. En 1990, elle ouvre ses portes accueillant quelques 600 étudiants. Elle en compte aujourd’hui environ 5,000. L’UGB a une superficie de 240 hectares et est située à environ 12 km de la ville de Saint-Louis, ancienne capitale de l’AOF et ancienne capitale du Sénégal, consacrée patrimoine mondial de l’humanité. Elle est rattachée à la communauté rurale de Gandon, un village situé au sud de Saint-Louis sur l’axe Saint-Louis – Louga. L’espace universitaire rassemble environ 5,000 personnes constituées d’enseignants-chercheurs (138), d’agents administratifs et techniques (200), d’étudiants, (5,000 environ avec un objectif de 10,000 d’ici 5 ans).

 

Des kidnappeurs exécutent à Port-au-Prince un fonctionnaire américain

Rapatriement aux Etats-Unis du corps de Ronald Chéry, un agent d’origine haïtienne du Homeland Security ; une adolescente enlevée dans la même maison toujours aux mains de ses ravisseurs

Radio Kiskeya / lundi 30 août 2010

La dépouille de Ronald Chéry, un américain d’origine haïtienne travaillant pour le ministère américain de l’intérieur (Homeland Security), tué à Port-au-Prince le week-end dernier lors d’un kidnapping, devrait être rapatriée incessamment en Floride, a appris Radio Kiskeya.

Agé d’une cinquantaine d’années, la victime a été abattue d’une balle à la tête vendredi soir dans la résidence de sa famille à Pèlerin 8, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale) alors qu’elle tentait de s’opposer à l’enlèvement d’une adolescente de 16 ans par des inconnus armés.

Les terroristes seraient devenus fous de rage et auraient décidé d’exécuter M. Chéry après qu’il se fut identifié comme un fonctionnaire du gouvernement américain en exhibant son badge.

Quant à la jeune fille, son sort restait suspendu jusqu’à lundi soir à des négociations très difficiles avec ses ravisseurs dont les exigences financières étaient particulièrement élevées.

Ronald Chéry, qui passait régulièrement ses vacances en Haïti, était rentré au pays il y a environ une semaine.

Dépitée devant l’horreur du crime, sa famille a décidé de rapatrier son corps et d’organiser ses funérailles aux Etats-Unis en accord avec les autorités américaines.

La semaine dernière, la police judiciaire avait présenté à la télévision de présumés membres d’un gang de la Croix-des-Bouquets spécialisé dans les rapts crapuleux.

Le kidnapping, qui a explosé après la chute d’Aristide, en 2004, n’est toujours pas maîtrisé malgré des annonces régulières de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) relatives aux efforts visant à endiguer le phénomène.

 

Haïti – Justice : Le RNDDH déplore le détournement des faits
HAITI LIBRE – 31/08/2010 15:32:50

Haïti - Justice : Le RNDDH déplore le détournement des faits

Affaire Auguste – Wanceau, les faits : Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) note que le jeudi 26 août 2010, un incident s’est produit au Service de l’Immigration et de l’Emigration entre le policier Jules Wanceau affecté à l’Unité de Sécurité de ce bâtiment et le nommé Eddy Pierre alias Eddy Privert, agent de sécurité rapproché du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Harycidas AUGUSTE, dont la présence sur les lieux était motivée par des activités personnelles visant à obtenir trois (3) livrets de passeport pour ses proches.

Le Commissaire du Gouvernement et les policiers affectés à sa sécurité ont été introduits au bureau du Directeur Général de l’Immigration. Cependant, le nommé Eddy Pierre a été interdit d’accès par le policier en poste, Jules Wanceau, en exécution à un ordre selon lequel les personnes armées ne sont pas autorisées à pénétrer le bureau du Directeur avec leurs armes.

Une dispute s’en est suivie au cours de laquelle, le policier Jules Wanceau a lancé des propos malencontreux à l’encontre du Commissaire du Gouvernement. Informé de l’incident par Eddy Pierre, le Commissaire de Gouvernement a fait procéder à l’arrestation du policier en poste pour outrage à la Magistrature.Arrêté, menotté sur les lieux de son affectation par ses pairs et conduit de force au Parquet de Port-au-Prince, le policier est amené le même jour par devant le Magistrat Jean Perez Paul, au tribunal correctionnel. Un procès célère et expéditif a été organisé et dont le dispositif est ainsi libellé :

Par ces Motifs, le Tribunal ouï le Ministère public, les moyens proposés par l’avocat de la défense ; dit et déclare constants les faits d’outrage reprochés au prévenu Jules Wanceau, le condamne à trois (3) mois d’emprisonnement, à la destitution de sa fonction de policier ; dit également qu’il est interdit de droit de vote et d’ élection pendant une période de six (6) mois, du droit de porter les armes, expert ou employé comme témoin dans un acte, de témoigner en justice sinon que de faire une simple déclaration.

Le RNDDH tient à souligner que :

1. L’outrage est un fait de nature à porter atteinte à la dignité de la fonction de la personne protégée. Il n’est réprimé que lorsqu’il est fait en présence de la personne protégée et lorsque cette personne est dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. Or, le Commissaire Harycidas Auguste n’était pas dans l’exercice de ses fonctions à l’Immigration. De plus, les propos n’ayant pas été adressés directement au dépositaire de l’autorité protégée mais lui ayant été rapportés, l’élément intentionnel de l’infraction n’existe pas.

2. Le raisonnement du juge de la cause selon laquelle le Commissaire était dans l’exercice de ses fonctions parce qu’il est un officier du Parquet et n’est pas révoqué, est erroné et contraire aux définitions données par la Cour de Cassation, du terme « dans l’exercice de ses fonctions ». En effet, la Cour de Cassation a déjà jugé : « Il est de principe que les outrages qui peuvent être dirigés contre les fonctionnaires et officiers ministériels lorsqu’ils remplissent un mandat particulier comme citoyens, ne peuvent être considérés comme ayant été faits dans l’exercice de leurs fonctions. » (Voir arrêt du 17 février 1840 de la Cour de Cassation et Code Pénal de Jean VANDAL, p. 211).

La Cour de Cassation indique aussi ce que le Commissaire du Gouvernement aurait dû faire :

« Lorsqu’il est établi qu’un citoyen n’a pas outragé le Procureur impérial dans l’exercice de ses fonctions, qu’il ne l’a même pas outragé directement et personnellement à l’occasion de cet exercice, qu’il serait prévenu seulement d’avoir tenu des propos qui, s’il était prouvé qu’ils eussent eu lieu véritablement et en public, constitueraient le délit d’ouvrage commis envers un Magistrat à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, dans ces circonstances, rien n’autorise le substitut du Procureur impérial à procéder lui-même en cette qualité, contre l’auteur de ces outrages. Il ne pouvait et ne devait que permettre la voie régulière de la plainte et de la citation. » (Voir Code Pénal, Jean VANDAL, p. 209, note #4).

3. En outre, en voulant investir le bureau du Directeur Général avec en sa possession, une arme à feu, Eddy Pierre alias Eddy Privert a provoqué le policier Jules Wanceau sur son poste de travail.

Sur la base de ces considérations, le RNDDH estime que c’est la victime qui a été condamnée dans l’affaire Auguste – Wanceau et juge scandaleux ce procès expéditif, résultat des pratiques arbitraires, du clientélisme, de l’excès de zèle et des actes d’abus d’autorité qui caractérisent le système judiciaire haïtien. Si les Magistrats manifestaient toujours cette promptitude dans le traitement des dossiers des personnes incarcérées, le problème récurrent de la détention préventive prolongée aurait déjà été éradiqué.

Le RNDDH invite donc les autorités judiciaires à se ressaisir et à utiliser la Loi comme boussole, dans le cadre de leur travail.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :