Archive | septembre, 2010

ACTUALITES

29 Sep

Haïti-Présidentielle 2010- Deuxième sondage du BRIDES :

Myrlande Manigat arrive en tête, alors que le candidat du pouvoir, Jude Célestin, se retrouve en 5e position

Écrit par Dabouze Figaro – SCOOP FM – Mercredi, 29 Septembre 2010

Alors que la campagne électorale a été lancée le lundi 27 septembre 2010, deux mois avant le scrutin fixé au 28 novembre, le Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social (BRIDES) a rendu publics, mercredi, les résultats de son deuxième sondage sur les élections présidentielles et législatives haïtiennes, lesquels résultats ont placé la candidate du RDNP, Myrlande Hyppolite Manigat, en première position avec 23% devant l’industriel Charles Henry Backer du parti Respe totalisant 17.3% des éventuels électeurs sondés.

Suivant le document du sondage, le candidat de la plateforme présidentielle ‘’Inite’’, Jude Célestin ne se retrouve qu’en 5e position ex éco avec le pasteur Chavannes Jeune, candidat sous la bannière de l’Alliance chrétienne citoyenne pour la reconstruction d’Haïti (ACCRAH), en récoltant 7.8% des 4360 citoyens qui ont l’intention de participer aux élections.

Les candidats Michel Martelly (Repons Peyizan) et Jacques Edouard (MPH) Alexis sont respectivement en 3e et 4e position avec 17.1 et 8.1%.

Les autres candidats : Yvon Neptune (Ayisyen pou Ayiti) 2.1% ; Wilson Jeudy (Force 2010) 1.5% ; Yves Cristalin (Lavni) 1.4% ; Jean Henry Céant (Renmen Ayiti) 1.3% ; Jean Hector Annacacis (MODEJHA) 1.2% ; Garaudy Laguerre (Wozo) 1.1% ; Lesly Voltaire (Ansanm nou fò) 1.1 ; Génard Joseph (Solidarité) 0.8% ; Josette Bijou (indépendant) 0.4% ; Axan D. Albelard (KNDA) 0.3% ; Eric Smarki Charles (PRNH) 0.3% ; Léon J. Jeune (KLE) 0.2% et Necker Gérard Blot (Plat fòm 16 Desanm) 0.1% en 19e position.

Haïti – Brésil : Celso Amorim vient conclure une série de partenariats
HAITI LIBRE – 29/09/2010 11:47:55

Haïti - Brésil : Celso Amorim vient conclure une série de partenariatsPendant son séjour, 
Celso Amorim, le Ministre brésilien des Affaires étrangères rencontrera, le Président d’Haïti, René Préval, le Premier ministre, Jean-Max Bellerive, la ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey ainsi qu’Edmond Mulet, le Représentant spécial de l’ONU et le Général Paul Cruz Guilherme Luiz, commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
À l’ordre du jour, le chancelier va proposer la construction un projet de barrage (centrales hydroélectriques) dans l’Artibonite, élaboré par le Brésil. Un projet en partenariat avec Cuba pour la construction de cliniques d’urgence et la formation de personnels dans le domaine de la santé. Le chancelier offrira également 500 bourses pour que des étudiants haïtiens viennent étudier au Brésil. L’objectif est que les étudiants terminent leur cursus sans devoir attendre la reconstruction des institutions où ils étaient inscrits. Il soumettra enfin un projet pour la production de repas scolaires. 

Pendant son séjour en Haïti, il visitera le site de collecte de déchets solides à Carrefour Feuilles financé par l’IBSA (Indes, Brésil et Afrique du Sud) puis se rendra au siège de «Kay Nou» un projet, coordonné par le mouvement «Viva Rio» et développé dans le quartier de Bel-Air, considéré comme un des plus violent de la capitale haïtienne où il fera des propositions visant à l’amélioration du travail, l’éducation et la culture.

Haïti – Élections : Leslie Voltaire recueille les doléances de la population
HAITI LIBRE – 29/09/2010 07:29:18

Haïti - Élections : Leslie Voltaire recueille les doléances de la populationLeslie Voltaire, le candidat à la présidence de la plateforme politique, Ansanm Nou Fò, a entamé hier mardi une tournée dans plusieurs régions du pays pour être « à l’écoute des doléances de la population, pour les intégrer dans notre programme, afin que ce programme reflète les désirata de tous les secteurs de la population » avant d’entrer dans la campagne électorale a fait savoir le candidat.
Leslie Voltaire a visité mardi le camp Corail Cesse-Lesse où il s’est entretenu avec les responsables sur les conditions de vie des victimes du séisme après leur avoir remis un plan d’urbanisme qu’ils avaient sollicité dans le cadre d’une relocalisation définitive. Il s’est  rendu par la suite à Casale, une communauté où il a réalisé de nombreuses constructions, notamment des bâtiments publics. Aujourd’hui. Leslie Voltaire devrait se rendre à Petite Rivière de l’Artibonite l’un des hauts lieux de la première phase de sa tournée, rappelant que l’éducation et la formation professionnelle figurent en bonne place parmi les priorités d’une grande partie de la population.

Haïti lance un programme de retour pour ses cadres expatriés

LEMONDE | 29.09.10 | 14h20  •  Mis à jour le 29.09.10 | 14h20

Recourir aux cadres de la diaspora pour pallier le manque de ressources humaines en Haïti : l’idée a souvent été évoquée ces dernières années. Elle a pris une nouvelle actualité après le terrible tremblement de terre du 12 janvier, qui a tué plus de 230 000 personnes. Déjà faible avant le séisme, l’Etat haïtien a perdu des milliers de hauts fonctionnaires. Des administrations entières, comme la direction générale des impôts, ont été décimées. La fuite des cerveaux s’est accentuée après la catastrophe. Parmi les survivants, beaucoup de ceux qui en avaient les moyens sont partis à l’étranger.

Afin de « promouvoir le transfert de compétences », le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, vient de lancer un « programme de mobilisation de la diaspora ». Toutefois, pour éviter les déconvenues et les frictions du passé, il a préféré démarrer modestement.

Une première phase, financée à hauteur de 500 000 dollars (370 000 euros) par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), doit permettre de tester le projet.

M. Paraison espère obtenir de 5 millions à 10 millions de dollars de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) pour financer, sur une période de trois ans, l’embauche de 200 à 300 experts haïtiens expatriés aux Etats-Unis, au Canada, en France et en République dominicaine. Ces quatre pays ont été choisis, car ils abritent les plus fortes concentrations de travailleurs qualifiés haïtiens.

« Nous allons commencer par la fonction publique, mais le secteur privé pourra également bénéficier de ce transfert de compétences, explique le ministre. Chaque ministère et organisme autonome devront définir leurs besoins en ressources humaines. Il ne s’agit pas de rapatriement définitif, mais de renforcer les cadres sur place par des transferts de connaissances sur des périodes allant de six mois à un an. »

Le programme est fondé sur le volontariat, « avec des gratifications comparables à ce que reçoivent les cadres haïtiens et des facilités pour le logement et le transport », selon M. Paraison. Les consulats haïtiens à Montréal, New York et Miami ont déjà reçu des curriculum vitae de personnes intéressées par le programme, notamment de Haïtiens retraités au Canada.

« Nous souhaitons qu’une certaine priorité soit accordée aux cadres de la diaspora par les organisations non gouvernementales et les organisations internationales présentes en Haïti, lorsqu’elles cherchent à recruter, ajoute Edwin Paraison. Ces candidats ont l’avantage de connaître la langue et la culture. »

Comptant près de 4 millions de personnes dans plus d’une vingtaine de pays, la diaspora est le principal bailleur de fonds des quelque 10 millions de Haïtiens de l’île. « Les transferts de fonds de la diaspora atteignent 2 milliards de dollars (1,47 milliard d’euros) par an, plus du quart du produit intérieur brut, beaucoup plus que la coopération internationale », rappelle le ministre.

L’exclusion de tous les candidats à la présidence venant de la diaspora, à commencer par le chanteur de rap Wyclef Jean, a relancé la polémique sur les droits politiques des expatriés. Le ministre Paraison a publiquement regretté cette exclusion et demandé une réforme de la Constitution pour garantir la double nationalité et « la participation effective des citoyens haïtiens de la diaspora dans la vie politique de leur pays », comme électeurs et candidats.

 

Jean-Michel Caroit

RADIO METROPOLE – Mercredi, 29 septembre 2010 08:54

Les industriels français amorcent une nouvelle conquête d’Haïti

Une forte délégation d’entrepreneurs français, doit boucler ce mercredi une visite d’exploration en Haïti. 38 patrons d’entreprises, membres du MEDEF, ont pu au cours de leur séjour conclure des partenariats avec les membres du secteur privé haïtien.
Le président de la délégation, Hugues-Arnaud Mayer, révèle que des partenariats sont en cours et d’autres sont doivent être conclus. Il confirme que les entreprises françaises sont intéressées aux marchés internationaux liés à la reconstruction. M. Mayer se dit enthousiasmé par la possibilité de réaliser des co-investissements avec une gouvernance partagée.
Les entrepreneurs haïtiens et français ont analysé les opportunités d’affaires dans les secteurs du tourisme, de la construction, des industries textiles et des services financiers.
Gregory Brandt figure parmi les hommes d’affaires haïtiens qui se réjouissent du retour des français. Seules 2 entreprises françaises n’avaient fui le pays en raison des émeutes et violences enregistrées a partir de 1986.
Le retour des investisseurs français permettra de créer de nombreux emplois indispensables pour relancer l’économie. Dans le secteur de la construction notamment de nombreuses entreprises haïtiennes sont d’anciens partenaires des firmes françaises. M. Brandt espère que les nouveaux partenariats permettront de réaliser un transfert de technologie.
Preuve que le retour des français est réel et concret, un complexe commercial et hôtelier a été inauguré à Tabarre par les membres de la délégation du MEDEF. Cet investissement initial de 5 millions de dollars ouvre la voie à la création d’une centaine d’emplois.

Haiti-Intempéries : Une tornade aux conséquences énormes pour les personnes déplacées

P-au-P., 29 sept. 2010 [AlterPresse] — Le dernier bilan officiel de la tornade du 24 septembre fait état de 6 morts, selon un bulletin transmis à AlterPresse par le Système national de gestion des risques et désastres (Sngrd).

12.963 familles, vivant dans 191 camps, ont été affectées, précise la source qui indique que les communes les plus atteintes sont celles de Port-au-Prince, Tabarre et Delmas (Nord de la capitale).

Une bonne partie de la capitale est toujours plongée dans le black-out et des riverains signalent que dans certaines localités périphériques des cables de haute tension sont toujours par terre.

La situation météorologique ne s’améliore pas et le Sngrd recommande « la vigilance renforcée ».

Des pluies sont enregistrées dans plusieurs départements et la capacité d’absorption des sols dans le Sud du pays est déjà saturée, note le Sngrd.

Les rivières de la Grand Anse (Sud-ouest) sont en crue.

Un début d’inondation a été enregistré, le 27 septembre, dans le département du Nord-est.

Mardi 28 septembre en fin de journée, une dépression tropicale était localisée à l’extrémité ouest de Cuba.

La météo des prochaines 36 heures prévoit des pluies sur le pays.

 

Haïti – Élections : Leslie Voltaire, lignes directrices du programme
HAITI LIBRE – 29/09/2010 12:11:07

Haïti - Élections : Leslie Voltaire, lignes directrices du programmeChaque candidat agrée aux élections présidentielles peut nous faire parvenir des informations sur son programme et ses engagements. HaïtiLibre en fera la publication, gratuitement, sans distinction, ni privilège, dans le seul but d’informer et de diffuser le plus largement possible l’information auprès des électeurs et de la population. Nous tenons à rappeler qu’HaïtiLibre est un organe de presse indépendant et que la publication de ces informations ne doit en aucun cas être considérée comme la position d’HaïtiLibre.
 

  

Leslie Voltaire
Platfòm Ansanm Nou Fò

 
LIGNES DIRECTRICES POUR UNE HAITI MEILLEURE
DU CANDIDAT A LA PRESIDENCE
LESLIE VOLTAIRE

 

 « Kok la Chante, ansanm ansanm an nou leve kanpe »
« Pou nou bati yon lòt Ayiti»

 

   

Chers compatriotes,
Le projet de société que je vous propose vise avant tout à rebâtir la confiance des citoyens dans les institutions de l’État en instituant un dialogue constructif permanent entre tous les partenaires où chacun pourra contribuer à la construction d’une Haïti meilleure. Mon programme est structuré autour d’un ensemble d’actions concrètes à mettre en œuvre pour remettre notre pays sur la voie du développement durable. Je m’engage à travailler sans relâche avec vous dans leur réalisation car ANSANM NOU FO.
Je ne veux pas vous tromper en vous disant que tous les problèmes que connait notre pays seront résolus au cours des cinq prochaines années. Cependant, nous avons l’opportunité, maintenant et ENSEMBLE, d’agir contre la précarité, les injustices, l’exclusion, le chômage et la pauvreté.
Notre pays, post-séisme, est à un tournant critique de son histoire. Je veux, avec vous, développer une plus grande cohésion sociale et amorcer les réformes essentielles pour bâtir une société plus juste, plus solidaire, au service de tous où chacun et chacune d’entre nous, y inclus nos frères et sœurs de la diaspora, pourra pleinement participer au développement de notre chère Haïti.
Le programme que je vous propose d’entreprendre, dès ma prise de fonction, se veut pragmatique et réaliste et vise à atteindre les objectifs suivants :
 

 OFFRIR UNE REPONSE RAPIDE AUX URGENCES NATIONALES
Il s’agira notamment :
 

  • D’assurer la relocalisation et le logement des personnes affectées par le séisme du 12 janvier 2010.
  • D’assurer la sécurité des femmes et des enfants vulnérables.
  • De développer des mécanismes efficaces de gestion des risques et des désastres.
  • D’initier les premières mesures de réduction des risques environnementaux.
  • D’engager des programmes d’insertion sociale des populations sinistrées et déplacées, en mettant en œuvre le recensement des personnes les plus vulnérables (mineurs isolés, orphelins, handicapés, personnes âgées, malades chroniques, femmes chefs de famille monoparentales démunies)

RECONSTRUCTION NATIONALE  Ansanm nou pral fè l
Nous ferons de la reconstruction un levier de développement démocratique et économique. Il s’agit non seulement de reconstruire les infrastructures, habitations et immeubles, mais aussi de promouvoir de nouvelles modalités de gouvernance basées sur la transparence; le dialogue, le partenariat et le renforcement des capacités régionales.

  • Les compétences en matière de normes de construction parasismique et anticyclonique seront renforcées par la formation, le perfectionnement et l’implication de tous les acteurs du secteur de la construction.
  • L’accès à la propriété sera promu pour les sinistrés du 12 janvier 2010, avec une attention particulière aux femmes chefs de famille.
  • Les villes et villages seront reconstruits selon des plans d’aménagement qui tiennent compte des risques environnementaux et de sécurité (notamment des femmes en milieu urbain) et incluent les infrastructures nécessaires à la vie communautaire et à la participation citoyenne dans la gestion des communautés.

BATIR L’AVENIR POUR LA JEUNESSE
Nos enfants représentent la force vive de notre pays. Nous travaillerons avec toute notre énergie pour que le droit fondamental à l’éducation, la santé, la nutrition soit une réalité pour tous les jeunes. A ce titre, ces secteurs seront au centre de notre programme et bénéficieront d’une augmentation importante des investissements et des budgets de fonctionnement. Priorité sera donnée :

  • Au développement de l’éducation fondamentale, avec l’objectif à moyen terme de scolariser tous les enfants;
  • A encourager la scolarisation et le maintien des filles à l’école;
  • A la réduction des coûts de scolarité pour les familles;
  • À l’amélioration de la qualité de l’enseignement par la formation accélérée des maitres et la bonification de leurs conditions de travail.
  • Au développement des curricula, normes de qualité et de mécanismes d’évaluation des acquis;
  • Au développement de partenariats avec le secteur non public (privé; communautaire; confessionnel; ONG; etc) pour la promotion d’une offre éducative de qualité.
  • A l’élargissement des systèmes de bourses et de stages aussi bien à l’étranger qu’en Haïti.
  • A l’introduction d’un service civique mixte qui permettra un brassage social et une initiation au civisme et contribuera aider les communautés défavorisées.
  • Au développement de l’enseignement technique, professionnel et universitaire.

METTRE EN PLACE UN SYSTEME DE SANTE PERFORMANT
La situation sanitaire d’Haïti, la fécondité élevée et l’insuffisance des infrastructures sont parmi les pires de notre région. Des investissements publics importants seront déployés et des partenaires multilatéraux et bilatéraux identifiés pour créer un système efficace et accessible à faible coût pour la population. Le plan directeur de la Santé sera axé sur les priorités suivantes :

  • La structuration du système de santé et le renforcement de la filière des soins
  • Le développement de la petite enfance (prévention, santé et nutrition) ;
  • La prise en charge intégrée des maladies de l’enfance ;
  • Les services de planification familiale et de santé de la femme et de la mère ;
  • Le développement des programmes verticaux de lutte contre les maladies (paludisme ; SIDA ; tuberculose…) ;
  • La santé mentale ;
  • et la réhabilitation des structures hospitalières ;

RESTAURER NOTRE ENVIRONNEMENT NATUREL
Arrêter la dégradation de l’environnement et engager une politique agressive de réhabilitation est une nécessité inéluctable. Notre programme prévoit donc la mise en œuvre d’une politique environnementale nationale autour des axes suivants :

  • La protection des zones vulnérables aux ouragans (comme Gonaïves; Jacmel ou Cabaret) et aux tremblements de terre;
  • L’aménagement des bassins versants et en particulier le reboisement, la réparation des ravins et des berges, le développement d’une agriculture pérenne qui respecte les écosystèmes;
  • Le développement des capacités de gestion des crises;
  • La substitution du charbon de bois;
  • La sensibilisation et l’information des citoyens dès l’école, à l’importance de leur contribution à l’amélioration de l’environnement.

RENFORCER L’ETAT DE DROIT ET LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
L’instabilité politique, l’insécurité et l’inefficacité des institutions nationales, ont affaibli la confiance des citoyens dans l’État et érodé la souveraineté nationale. Pour pallier à cette situation, nous comptons :

  • Entreprendre une réforme du système juridique et pénal (système pénitencier; formation des juges et avocats; réforme foncière) pour un plus grand respect des droits de l’Homme;
  • Lutter vigoureusement contre la corruption à tous les niveaux;
  • Développer la police nationale y inclus par la création d’une unité de lutte contre le grand banditisme, les stupéfiants, les kidnappings et le blanchiment d’argent; et
  • Renforcer les institutions publiques nationales et régionales, notamment par l’amélioration des compétences en matière de formulation, contrôle, suivi et évaluation des projets.

Ce renforcement de nos capacités permettra de mieux aligner les investissements externes et les initiatives privées (ONG, etc.) aux priorités du pays et facilitera le désengagement progressif des troupes de la MINUSTAH.
 

RELANCER LA CROISSANCE ET COMBATTRE LE CHOMAGE
La relance de l’économie devra se faire par une participation accrue du secteur privé dans les divers segments de l’économie et une collaboration étendue entre secteurs public et privé. A cette fin, notre programme prévoit l’amélioration du cadre incitatif, notamment par :

  • L’amélioration du cadre juridique régissant les entreprises au profit d’une efficacité et d’une transparence, tel par exemple un accès simplifié à la propriété foncière;
  • L’amélioration des infrastructures (énergie, ports et routes);
  • Dans le secteur financier, l’extension et la création de fonds de pension (système de retraite) afin d’augmenter les fonds disponibles pour les investissements dans les infrastructures;
  • Promotion de l’investissement dans le secteur immobilier par le biais de garanties de crédit aux particuliers;
  • Extension des institutions de microcrédit à l’ensemble du territoire et développement de fonds d’investissement pour les PME, avec une attention particulière aux femmes et aux jeunes; et
  • Renforcement des compétences technologiques et professionnelles qui permettront de doter le pays des ingénieurs et des cadres dont il a besoin. Ceci consistera dans le développement, en coopération avec le secteur privé et la communauté internationale, de trois pôles d’enseignement technologiques repartis sur le territoire, chacun regroupant sur un même site la formation de techniciens, de techniciens supérieurs et d’ingénieurs dans les domaines prioritaires (agriculture et agro-industrie; construction; mécanique; électricité et informatique, chimie et biotechnologie).

Dans le cas particulier du secteur agricole, notre programme inclut :

  • La réhabilitation et le développement d’infrastructures rurales (irrigation ; routes rurales…) pour permettre un accès plus large aux marchés
  • L’amélioration de l’accès des producteurs aux crédits de campagne pour l’achat d’intrants de qualité de manière à accroitre la productivité des terres agricoles
  • Le développement d’un Centre National de recherche en agricultural en collaboration avec les grands centres étrangers, notamment le Brésil, dans le but de développer de nouvelles technologies et de nouvelles variétés de produits agricoles.

Dans le secteur du tourisme, notre programme prévoit la création de nouveaux pôles touristiques et la promotion accrue des activités artisanales et artistiques liées au tourisme.
Dans le domaine macro-économique, nous mettrons en œuvre une politique fiscale transparente, solidaire et efficace afin d’augmenter les recettes de l’Etat notamment par le renforcement de l’administration fiscale et la publication régulière des données liées à l’utilisation des fonds publics. Notre objectif est que toutes les dépenses opérationnelles soient couvertes par les revenus fiscaux, réservant les fonds externes pour les seuls investissements.
 

MODERNISATION DE L’ETAT ET DÉCENTRALISATION
Le tremblement de terre nous a montré le danger d’une sur-centralisation des organes exécutifs et prône pour une évolution des rôles du niveau central et des régions, et donc pour une révision de la Constitution dans ce sens. Aussi je m’engage à préparer le terrain d’une décentralisation formelle par :

  • La création de postes d’exécutifs régionaux forts qui pourront disposer des moyens fournis par l’Etat pour l’exécution des politiques sectorielles nationales, notamment dans les domaines prioritaires de l’éducation et de la santé.
  • L’évolution du rôle et des compétences de l’Etat central passant par un renforcement des capacités nationales de formulation des politiques, de supervision et d’évaluation et par un transfert des responsabilités de mise en œuvre et des fonctionnaires dans les régions.
  • Un accès décentralisé à l’appareil de justice et aux services juridiques et para juridiques.
  • L’introduction de mesures d’incitation à la participation citoyenne, notamment par la publication régulière des données relatives au suivi des réalisations et des dépenses.

Leslie Voltaire
 

Haïti – Élections : Abellard Axan, lignes directrices du programme
HAITI LIBRE – 29/09/2010 07:41:14

Haïti - Élections : Abellard Axan, lignes directrices du programmeChaque candidat agrée aux élections présidentielles peut nous faire parvenir des informations sur son programme et ses engagements. HaïtiLibre en fera la publication, gratuitement, sans distinction, ni privilège, dans le seul but d’informer et de diffuser le plus largement possible l’information auprès des électeurs et de la population. Nous tenons à rappeler qu’HaïtiLibre est un organe de presse indépendant et que la publication de ces informations ne doit en aucun cas être considérée comme la position d’HaïtiLibre.
ABELLARD Axan Delson
Parti « Konbit Nasyonal pour Devlopman » (KNDA)

 
1. ECONOMIE
Pour la Croissance et la Création de Centaines de Milliers d’Emplois à travers deux grands axes d’intervention :
Le Développement Régional, par la création de cinq grands pôles de Croissance (Grand Nord, Grand Sud, Artibonite, Centre, Région Métropolitaine) impliquant des investissements massifs pour créer des infrastructures portuaires, aéroportuaires, touristiques, des zones franches, des parcs industriels…
Le Développement Local, par la création des PME pour valoriser les ressources disponibles, par:

  1. Les investissements publics et privés haïtiens
  2. L’appel au capital international
  3. L’appel aux haïtiens de la diaspora à investir dans leurs communes d’origine.

2. AGRICULTURE ET AGROINDUSTRIE
Pour éliminer progressivement la dépendance alimentaire du pays en augmentant de façon substantielle la production agricole, d’une part, et favoriser la production de denrées agricoles aux fins d’exploiter des opportunités de marchés extérieurs, d’autre part.
Pour augmenter la productivité agricole, combattre le gaspillage de nos denrées agricoles et accroître les revenus des paysans

Par la mise en valeur du potentiel foncier, l’aménagement hydro agricole et la modernisation des techniques agricoles, de la pêche, et de l’élevage, et le renforcement des services de santé animale ;
Par la mise en place d’usine de transformation agroindustrielle, à proximité des zones de production dans le cadre des programmes de développement local ;
Par la mise en place d’infrastructures de conservation des denrées dans, les ports les aéroports et dans les zones de production.
Par la création d’une banque de crédit agroindustriel.
Par la réorganisation des services de Recherche et de vulgarisation Scientifique ; par l’irrigation des plaines, la subvention des outils agricoles, des engrais et semences au profit des paysans.

3. BONNE GOUVERNANCE
Pour une Nouvelle Gouvernance au mieux de l’Intérêt Général, et à la satisfaction des besoins de la population par :

  • la protection des vies et des biens, la promotion de la participation citoyenne
  • la réforme de la justice, la lutte contre la corruption, l’établissement d’un Etat de Droit
  • le renforcement des partis politiques et autres organisations de la société civile
  • la promotion du respect des droits sociaux, économiques, politiques et des libertés individuelles de nos concitoyennes et concitoyens.
  • la Modernisation de la gestion des Services Publics

4. SOUVERAINETE NATIONALE
Pour le rétablissement de la Souveraineté Nationale, la promotion des valeurs civiques et le renforcement de la Sécurité Publique.

  • Le renforcement de l’identité nationale
  • La professionnalisation et le renforcement de la capacité de la Police Nationale
  • La reconstitution des Forces Armées d’Haïti,
  • Le départ progressif des forces étrangères suivant un agenda bien établi.

5. POLITIQUE SOCIALE ET LOGEMENTS
Pour mener une Politique Sociale Solidaire qui protège les démunis et les plus faibles (handicapés, vieillards, filles mères…) et qui assure l’intégration économique et sociale des victimes du séisme du 12 janvier
A cet effet, un programme de crédit et d’encadrement technique sera élaboré pour faciliter leur accès aux capitaux et les habiliter à entreprendre des activités économiques viables ; il sera également mis en place des structures légales pour garantir un système d’assurance maladie qui prenne en charge les besoins primaires de santé de la population à travers un partenariat secteur public secteur privé. Renforcement de L’ONA de façon à garantir efficacement une assurance a nos vieillards.
Mise en place d’un Programme de relocalisation des victimes du séisme et garantir l’accès des familles à la propriété d’un logement décent au moyen d’une politique de crédit à taux bonifiés;
A cet effet, un programme de construction de 500.000 logements sociaux sera mis en oeuvre

6. JEUNESE ET EDUCATION
Pour redonner confiance à la jeunesse dans le pays, lui garantir un avenir prometteur et faciliter son épanouissement à travers plusieurs programmes de :

  1. Promotion de l’excellence
  2. Dépistage des talents dans les écoles et universités du pays
  3. Crédits aux jeunes pour financer leurs études
  4. Stages en entreprise et dans les administrations centrales et locales
  5. Promotion de l’entrepreneuriat chez nos jeunes diplômés
  6. Service social pour garantir l’expérience
  7. Participation à la protection de l’environnement
  8. Emplois/jeunes avec un partenariat secteur public secteur privé

Pour arriver à l’école universelle et à la gratuité progressive de l’enseignement primaire dans tous les coins du pays, relever le niveau de l’éducation, et multiplier les écoles de formation professionnelle et technique dans tous le pays ; pour repenser l’enseignement supérieur et le mettre au service du développement national, pour financer la recherche et l’orienter vers le développement industriel.
Pour alphabétiser nos compatriotes en vue d’une meilleure participation à la vie politique, sociale et économique du pays.

  • Établissement d’écoles primaires dans chaque section rurale ;
  • Établissement d’écoles secondaires dans chaque commune ;
  • Établissement d’une Université et d’une école professionnel bien équipée dans chaque département.

7. DIASPORA
Pour intégrer les haïtiennes et haïtiens de la diaspora dans la vie politique, sociale et économique du pays par des programmes de :

  1. Facilitation des investissements de la diaspora dans le développement local
  2. Invitation des savants haïtiens, des professeurs d’université et chercheurs à contribuer au relèvement de la Patrie commune
  3. Par la suppression des barrières légales et para légales entravant l’exercice des droits civiques et politiques.

8. CONDITION FEMININE
Pour une intégration effective de la Femme Haïtienne dans la gestion économique, sociale et politique du Pays.

  • Par la mise en place de programmes de crédit en faveur de ces commerçantes dites « dames-saras » qui sillonnent nos villes de province et facilitent la distribution des denrées agricoles.
  • Par l’encadrement des institutions de la société civile impliquées dans des activités visant à la promotion de la femme entrepreneur.
  • Par la mise en place d’infrastructures institutionnelles et juridiques visant à l’épanouissement de la femme haïtienne et à la protection de ses droits économiques sociaux et politiques.

9. CULTURE ET SPORT
Pour améliorer la santé mentale et physique de l’homme haïtien, et favoriser l’épanouissement culturel et artistique des citoyens.
Par la pratique du sport dans toutes les écoles du pays, aux niveaux amateur et professionnel
Par la création d’écoles d’art, de cinéma, de musique et de théâtre ;
Par la mise en place d’infrastructures sportives répondant aux normes des grandes compétitions internationales dans les dix départements du pays.

10. ENVIRONNEMENT
Pour garantir une meilleure qualité de vie à la femme haïtienne et à l’homme haïtien et limiter l’impact destructeur des catastrophes naturelles sur les vies et les biens.
Par la reconstitution de la diversité écologique, la protection de nos infrastructures de production (barrages hydroélectriques, routes, systèmes d’irrigation et de drainage) et des ressources n
Naturelles (fonds maritimes, littoral, bassins versants…) et par la prévention de l’érosion des Sols et le reboisement du pays ; par la création de pépinières dans toutes les communes.
Par la subvention de fours à gaz pour diminuer drastiquement l’utilisation du charbon de bois.
Par le recyclage des objets plastiques et autres objets de pollution de l’environnement.

11. POLITIQUE EXTERIEURE
Pour instrumentaliser la politique extérieure à des fins de développement économique, représenter dignement Haïti à l’étranger, défendre valablement les intérêts supérieurs de la nation, et ceux de nos ressortissants résidents à l’étranger.
Par la transformation de nos représentations diplomatiques en de véritables centres de promotion des investissements ; par la présence active d’Haïti dans les organisations économiques internationales et régionales ; par le renforcement de la capacité de nos représentations diplomatiques.

12. SANTE POUR TOUS ET TOUS POUR LA SANTE
Pour étendre l’offre de service de Santé à la population des 572 sections communales du pays, renforcer la capacité de gestion des services de Santé basé sur une culture de résultats, développer les l’infrastructures de santé et allouer aux Hôpitaux et Centres de santé les ressources humaines, matérielles, et financières nécessaires à la fourniture d’un service de qualité.
Par le renforcement du rôle régulateur du MSPP,
Par la participation des citoyens à tous les niveaux du système
Par l’accessibilité géographique, économique et sociale des citoyens de toutes les couches sociales aux services de santé
Par une gestion responsable de la coopération internationale en matière de santé, impliquant l’intégration et une meilleure coordination des activités des ONG opérant dans le secteur.

13. INFRASTRUCTURE/ENERGIE ELECTRIQUE
« La route du développement passe par le développement des routes »
Tel un credo nous allons mettre en pratique cette assertion.
Pour faciliter l’accès des produits agricoles dans les grands centres de consommation et augmenter du coup les revenus des paysans.
Pour renforcer la capacité des entreprises évoluant dans le secteur Bâtiments Transport Public (BTP) et augmenter leur contribution à la croissance du PIB national.
Pour augmenter sensiblement la production de l’énergie électrique.

  • par la réalisation d’un vaste programme de construction de routes interurbaines intégré aux programmes de développement régional et local ; 400 kms de routes interurbaines seront construites chaque année durant le mandat du président Axan Abellard, cela fera 2000 kms de routes interurbaines
  • Par la mise en place d’un fonds de garantie crédit/équipements pour faciliter la capitalisation des entreprises BTP et les habiliter à prendre une plus grande part du marché des Travaux Publics dominé par les grandes firmes internationales.
  • Par la facilitation des investissements privés dans le secteur de la production d’énergie électrique en utilisant la formule Build Operate and Transfer (BOT) dans le cadre réglementaire de la loi de juin 2009 sur la passation des marchés publics.

 

 

 

Publicités

Hello world!

29 Sep

Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!

ACTUALITES

28 Sep

Haïti – Élections : Qui est Charles-Henri Baker?
HAITI LIBRE – 27/09/2010 12:22:20

Haïti - Élections : Qui est Charles-Henri Baker?

Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publiera des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Charles-Henri Baker (Regwoupman sitwayen pou espwa / Respè)

Charles-Henri Baker :
Un homme d’une intégrité incomparable, Charles-Henri Baker lutte sans relâche depuis sept ans pour apporter un changement véritable en Haiti. Toujours tenace dans son engagement et ses convictions, il est devenu une voix incontournable pour les pauvres, la justice et le changement et a fait preuve d’un leadership exceptionnel.

Son amour pour Haiti, son désire inaltérable de servir son pays et d’améliorer la vie de ses concitoyens l’ont contraint à poser sa candidature à la présidence en 2006 et aux prochaines élections.

D’abord comme agronome, puis industriel et leader de la société civile, Charles-Henri Baker a accumulé un bagage formidable de savoir et d’expérience dans les domaines de l’agriculture, de l’économie, du commerce, de la création d’emplois et la politique, qui font de lui un candidat incontestablement qualifié à assumer la présidence et amener Haïti vers un avenir meilleur.

Son intégrité, son amour pour Haiti, son désire sincère de servir et son engagement personnel suscite l’admiration de milliers de gens de toutes les couches sociales et les portent à travailler avec lui, et ont même causé certains à l’appeler « Le meilleur espoir pour Haïti. »

Charles Henri Baker, est né à Bourdon, Port-au-Prince, en Haïti, il y a 50 ans, aujourd’hui il est en route vers le poste de Président de la République d’Haïti.

Père de famille modèle, il est marié depuis 1975 et père de quatre enfants.

Il détient un diplôme en administration des affaires du St. Leo College en Floride, et est un joueur de football passionné, qui a déjà été arrière centre au Club Bolide de Port-au-Prince. Il est également ceinture noire premier dan, instructeur de karaté.

«Charlito» est devenu , à 21 ans, gérant d’une ferme de 41 hectares, l’Habitation Dujour à Croix des Bouquets, où la canne à sucre, les bananes et le tabac sont cultivées. Sous son leadership visionnaire, il l’a développe rapidement et porte la surface cultivée à 80 hectares, ce qui en fait la plus grande ferme de tabac du pays.

Sa nomination au poste d’Assistant Leaf Growing Manager dans la compagnie de cigarettes «Comme il Faut » lui donne l’occasion de voyager à travers le pays, de le voir de près et de l’aimer.

À la fin de 1988, il se lance dans l’industrie d’assemblage, et travaille avec un certain nombre de grandes sociétés, ou il créer de nombreux emplois.

En 2001, il est élu vice-président de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH).

Très tôt, il développe un intérêt pour la politique, déclare son opposition à la dictature, s’implique avec les partis politiques et émerge comme chef de file du mouvement de la société civile lors de la mobilisation historique GNB. Il a également exprimé ouvertement sa déception avec le gouvernement de transition.

Déterminé et engagé à vivre par ses convictions, et conscient de la situation désespérée dans laquelle tous les segments de la population, en particulier les groupes les plus défavorisés, se trouvent, Charles Henri Baker accepte de briguer la magistrature suprême du pays afin de rétablir l’espoir dans le cœur d’un peuple déçu par ses dirigeants.

HaïtiLibre invite les candidats agréés à nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 

Michaëlle Jean quitte son poste de Gouverneur Général du Canada
HAITI LIBRE – 28/09/2010 07:51:57

Haïti - Canada : Michaëlle Jean quitte son poste de Gouverneur Général du Canada

Le 4 août 2005, Le premier Ministre du Canada, Paul Martin annonçait que Michaëlle Jean sera le vingt-septième Gouverneur Général du Canada. La troisième femme (après Jeanne Sauvé et Adrienne Clarkson) à occuper ce poste et la première personne de race noire dans cette fonction. Mme Jean [qui menait alors, une belle carrière de journaliste et d’animatrice à Radio-Canada et à la CBC] est devenue la 27e gouverneure générale le 27 septembre 2005, succédant à Adrienne Clarkson.

Michaëlle Jean entame sa dernière semaine comme Gouverneur Général du Canada [son mandat se terminait hier 27 septembre 2010] et jeudi prochain, elle deviendra l’envoyée spéciale des Nations unies en Haïti. Au sujet de cette nomination, le Premier ministre Stephen Harper avait déclaré le 22 juin dernier « à titre d’envoyée spéciale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en Haïti Michaëlle Jean tirera profit de son expérience unique et de son dévouement à l’égard d’Haïti, ainsi que de son engagement dans des initiatives éducatives et culturelles, a déclaré le Premier ministre. Elle sera en mesure de soutenir la réponse de la communauté internationale aux besoins urgents d’Haïti, qui se remet du tremblement de terre dévastateur de janvier dernier. Sa nomination témoigne également du rôle de chef de file que joue le Canada dans la reconstruction d’Haïti. »

En savoir plus sur Michaëlle Jean :
Née le 6 septembre 1957, à Jacmel (Haïti), Michaëlle Jean (nièce du célèbre poète René Depestre) et sa famille fuient la dictature Duvalier en 1968. Alors âgée de 11 ans, elle commence sa nouvelle vie à Thetford Mines, au Québec (Canada). Elle parle cinq langues, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien et le créole. Elle est mariée au cinéaste Jean-Daniel Lafond. Le couple a une fille adoptive, Marie-Éden, née à Haïti.

Haïti – Élections : Une campagne au déroulement incertain
HAITI LIBRE – 27/09/2010 13:44:27

Haïti - Élections : Une campagne au déroulement incertain

4,5 millions d’électeurs, dont de nombreux réfugiés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants. Le 28 novembre prochain ils auront l’embarras du choix, 850 candidats pour 99 postes à la chambre des députés, 95 candidats pour 11 sièges au Sénat et 19 candidats pour la présidences. Si Haïti manque cruellement de fonds, le pays ne manque certainement pas de candidats.

Une campagne qui débute aujourd’hui sur fond d’incertitudes et de craintes, entre autres : risques d’une faible participation, problèmes de sécurité et d’instabilité, craintes d’irrégularités au niveau du scrutin.

« Je souhaite que cette élection ne prenne pas l’allure d’une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées […] ce que je crains c’est la faible participation » évoquant « la désaffection de l’électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme et le fait que pour beaucoup de gens qui vient dans des conditions difficiles, aller voter aux élections n’est peut-être pas leur priorité » à déclaré le Président Préval dimanche.

La communauté internationale, quant à elle, se dit préoccupé par le risque de boycotte de certains partis, les risques de soulèvement social et les soupçons qui pèsent sur le Conseil Électoral Provisoire (CEP) accusé de fonctionner sous les diktats du gouvernement.

Récemment, un groupe d’organisations de la société civile haïtienne a demandé au secrétaire général de l’ONU, d’user de son influence pour faire reporter les élections, craignant que celles-ci provoquent de « nouvelles crises politiques dans le pays ».

René Préval craint aussi des problèmes de sécurité « Notre police est en nombre insuffisant, moins de 10.000 pour tout le pays et les forces de l’ONU [un contingent de militaire comprenant jusqu’à 8,940 hommes] qui peuvent nous aider ne parlent [pour la plupart] ni créole, ni français » à-t-il déploré.

 

Dix étudiants haïtiens partent suivre un Master en Bulgarie

 P-au-P., 28 sept. 2010 [AlterPresse] — Dix étudiants haïtiens ont laissé Haiti ce 28 septembre pour Sofia, capitale de la Bulgarie, où ils suivront une formation de Master, en 10 mois, à l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), apprend AlterPresse.

Les étudiants, sélectionnés au terme d’un processus incluant un examen de leur dossier et un entretien oral, ont bénéficié d’une bourse de l’UNESCO financée par le gouvernement bulgare.

Recevant les 10 jeunes au bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince à la veille de leur départ, le représentant de l’organisme onusien, Bechir Lamine, explique que l’initiative vise à « permettre aux étudiants de bénéficier des conditions optimales pour leur déplacement et leurs études.

Plusieurs étudiants du programme sont des fonctionnaires de l’Etat haïtien qui espèrent renforcer leurs compétences pour pouvoir mieux servir le pays.

« Cette formation me permettra d’être plus performant dans ma tâche de vérificateur des entreprises et des administrations de l’Etat », déclare Johny Lamour, 33 ans, un fonctionnaire à la Cour des Comptes.

Lamour suivait jusqu’au 12 janvier 2010, date du séisme dévastateur qui a frappé le pays, un cours de Master interrompu par l’effondrement des bâtiments de l’Université Quisqueya.

Les étudiants proviennent de plusieurs centres d’enseignement supérieur du pays et optent pour des Masters droit, économie, gestion ou économie et société, parcours économie sociale et solidaire.

 

Haïti-Éducation : Formation à distance gratuite pour 600 jeunes

P-au-P, 27 sept. 2010 [AlterPresse] — 600 étudiantes et étudiants haïtiens vont recevoir, gratuitement, une formation à distance dans le cadre d’un programme inauguré, ce lundi 27 septembre, à Pétionville (à l’est de Port-au-Prince, la capitale), par le ministère haïtien de l’education nationale et de la formation professionnelle (Menfp).

Ils ont été sélectionnés après un concours organisé par la faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti (Ueh).

La formation, qui porte sur la gestion, l’informatique, le génie civil, et l’aménagement, sera dispensée par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et sanctionnée par un diplôme de ce même établissement.

Le Cnam est une institution française d’enseignement supérieur, créée en 1794 et présente actuellement sur tout le territoire français. Il soutient, à 80%. les coûts du programme de formation à distance. évalués à 400 000 euros.

Le programme fait suite à une convention, signée, le 11 mars dernier, entre l’Ueh et le Cnam, pour le développement de la formation à distance en Haïti.

300 étudiantes et étudiants pourront suivre les cours dès le 15 octobre prochain, et 300 autres en 2011.

Cette première promotion porte le nom de l’Abbé Henri Grégoire, fondateur du Cnam et personnage fortement impliqué, fin XVIIIe – début XIXe siècle, dans l’abolition de l’esclavage par la France.

L’abbé Grégoire a, en outre, entretenu une longue correspondance avec Toussaint Louverture, a rappelé Christian Forestier, administrateur général du Cnam, lors de la cérémonie d’inauguration du programme.

La formation à distance sera assurée, depuis les centres du Cnam en Guyane française, et à travers 4 structures mises en place à Port-au-Prince (Ouest d’Haïti), au Cap Haïtien (Nord), à Jacmel (Sud-Est) et aux Gonaïves (Artibonite / Nord).

« Grâce à ces formations à distance, nous pourrons donner une alternative aux jeunes qui souhaiteraient quitter le pays », a déclaré le ministre de éducation nationale, Joël Desrosiers Jean- Pierre, lors de la cérémonie d’inauguration.

Le recteur de l’Université d’État, Jean Vernet Henry, a notamment souligné, de son côté, combien l’enseignement supérieur haïtien ne peut accueillir que 6000 étudiants, alors qu’il y a 50 000 bacheliers par an. Cette faiblesse conduit à une fuite de devises de l’ordre de 60 millions de dollars, a-t-il signalé.

 

Harmoniser les relations entre Haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur

P-au-P, 28 Sept. 2010 [AlterPresse] — Une délégation du ministère des Haitiens vivant à l’étranger (MHAVE), conduite par le ministre Edwin Paraison, achève, ce mardi, une mission officielle de quatre jours au Mexique.

Elle s’inscrit dans le cadre des démarches devant faciliter la coopération entre les Haïtiens de l’extérieur et ceux de l’intérieur du pays pour une meilleure harmonisation des actions de développement, confient à AlterPresse des responsables du MHAVE.

Mais ils ne sont pas en mesure d’informer sur les activités entreprises durant la mission par le ministre Paraison et les trois autres membres de la délégation (Leprince Joseph Augustin, directeur général, Francisque Saint-Hubert, directeur de l’Unité d’Études et de Programmation, Henry Boucicaut, directeur de la coopération inter-haïtienne).

Selon un communiqué du MHAVE, en date du 22 septembre dernier, la délégation devait profiter de ce séjour pour rencontrer des migrants haïtiens autour de la nécessité de leur implication dans les efforts de reconstruction d’Haïti.

Outre des rencontres avec des représentants de la communauté haïtienne, la délégation devait avoir des entretiens avec des autorités mexicaines sur la situation de plus de cinq cent Haïtiens accueillis au Mexique dans le cadre d’un accord migratoire post-séisme, indique le communiqué.

Des rencontres étaient également prévues avec, entre autres, des responsables du groupe d’Amitié Mexique-Haiti, des officiels de la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL), ainsi que du « Colegio de Mexico », toujours selon le communiqué.

La délégation devrait, en principe, regagner Port-au-Prince ce mercredi 29 septembre.

Toujours dans le cadre de l’harmonisation des relations inter-haïtiennes, le ministère des Haitiens vivant à l’étranger prévoit de rencontrer, à une date non encore déterminée, des migrants haïtiens vivant à Cuba et à Turks and Caicos (iles Turques-et-Caïques), situées au sud-est de Bahamas, dans les Antilles.

Le ministère a, par ailleurs, déjà pris contact, pour les mêmes raisons, avec des représentants des communautés haïtiennes vivant en République Dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Espagne.

 

Haïti-Culture : L’artiste peintre Dieudonné Cédor est mort
Un "maitre" s’en va

P-au-P, 28 sept. 2010 [AlterPresse] — Haiti a perdu un monument, a estimé, ce mardi 28 septembre, Mireille Pérodin Jérôme, directrice de la galerie d’art Ateliers Jérôme, au lendemain de la mort, à l’âge de 85 ans, du peintre Dieudonné Cédor.

L’artiste est décédé le 27 septembre 2010 des suites d’une maladie qui le clouait au lit. La nouvelle de sa mort a quand même été une surprise pour Mireille Pérodin Jérôme.

« C’est une très, très grosse perte », répète-t-elle. « Il est impossible d’appartenir à ce monde culturel et de ne pas connaitre Dieudonné Cédor », soutient-elle.

Cédor est né en 1925, à Anse à Veau, commune du département des Nippes. Il débute en 1947 au Centre d’Art, fondé trois ans plus tôt sous l’impulsion de l’américain Dewitt Peters.

Très vite il « devient un maitre » et « il l’est resté toute sa vie », témoigne Mireille Pérodin Jérôme.

Il a, toutefois signé, en 1950, une rupture magistrale avec le Centre d’Art. Cette décision le conduira à la fondation de plusieurs regroupements artistiques comme le « Foyers des arts plastiques », puis la « Galerie Brochette ».

Cédor a également contribué à la formation de plusieurs générations d’artistes à l’Ecole Nationale des Arts (ENARTS).

Il a reçu de nombreuses distinctions, et demeure l’un des rares artistes haïtiens connus internationalement. C’est à lui que l’on doit les fresques de l’Aéroport international Toussaint Louverture et du ministère des Affaires étrangères.

« Dieudonné Cédor s’inscrit puissamment dans l’histoire de l’art de ce pays » ; « c’est un incontournable », souligne la directrice des Ateliers Jérôme.

 

Haïti – Insécurité : Une présence dominicaine à très haut risque
HAITI LIBRE – 28/09/2010 14:56:31

Haïti - Insécurité : Une présence dominicaine à très haut risque

Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé l’incorporation de 680 nouveaux agents de la Minustah. Avec cette décision, l’effectif total du contingent de police atteindra 4,391, qui se joindra à 8.940 soldats et officiers de la composante militaire de l’organisme.

L’annonce lundi du Président Leonel Fernandez de répondre positivement à l’appel de l’ONU et d’envoyer des soldats dominicains en Haïti, a provoqué de vives et nombreuses réactions négatives de plusieurs secteurs dominicains qui s’opposent pour des raison historique à cette mesure controversée [l’ONU est favorable à une présence dominicaine au sein de la Minustah].

Le Cardinal Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez a affiché fermement son désaccord avec ce déploiement en raison des différences que les deux pays ont eu historiquement. Le prélat, a qualifié cette mesure de «provocation» en précisant « Je ne suis pas d’accord avec l’envoi de soldats dominicains en Haïti, laissez aux autres pays qui n’ont pas d’antécédents historiques cette mission ». Le célèbre avocat Vinicio Castillo Seman a également exprimé ses reproches face au déploiement éventuel de patrouilles dans les rues en Haïti qualifiant cette présence de « folie qui mettrait en danger la vie des soldats dominicains ».

Lors d’une visite dans le pays, le Major Général argentin Gerardo Chaumont, nouveau commissaire de la MINUSTAH, a indiqué que la situation sécuritaire en Haïti était devenu plus critique depuis le séisme et que la coopération sécuritaire entre les deux pays est une condition nécessaire. Expliquant que les soldats dominicains ne serait pas sous le commandement de l’armée Dominicaine mais intégrés comme membre de la force de la Minustah [comme de nombreux pays membre de l’ONU].

Cette précision fondamentale suffira-t-elle à supprimer les tensions et les dangers qu’une présence militaire dominicaine (quelqu’en soit la forme et l’importance) en territoire haïtien représente dans l’inconscient collectif de la population haïtienne hantée par les conflits historiques entre les deux nations?

 

Environnement :

Rompre avec le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti

Pour un agenda national sur la protection de l’environnement, la prévention des risques et désastres

Par Wooldy Edson Louidor

Bogotá, 28 septembre 2010 [AlterPresse] — Chaque phénomène naturel qui survient en Haïti, si simple soit-il, tend à se convertir en un désastre provoquant une situation d’urgence. Et chaque désastre rend plus vulnérables l’environnement du pays et la capacité de la population à faire face aux prochains aléas de la nature, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Aujourd’hui, plus de 8 mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, quelques jours après la tornade du vendredi 24 septembre et au-delà d’autres problèmes environnementaux enregistrés et/ou à venir, comment devrait-on s’y prendre pour rompre avec le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti ?

Les désastres nous plongent dans l’enfer

On tend à confondre les phénomènes naturels, manifestations de la nature qui peuvent être parfois extrêmes, avec les désastres qui signalent l’impact négatif, intense et direct d’un fait naturel ou anthropique sur l’être humain.

Le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a été un phénomène naturel, s’est converti, en Haïti, en un désastre qui tend à en provoquer d’autres – par exemple durant l’actuelle saison cyclonique -, concrètement avec la situation des personnes déplacées dans les camps improvisés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le vocable « désastre » surgit du langage astrologique et astronomique pour désigner le phénomène, suivant lequel une étoile ou n’importe quel corps céleste se désagrège en mille directions jusqu’à disparaître de notre vue.

Le désastre, « ce désordre qui altère l’ordre normal des choses », a été considéré par les anciens comme signe de mauvais augure, prémonition de calamités, de catastrophes ; d’où l’expression « être né sous une mauvaise étoile » qui signifie « avoir de la mauvaise chance ».

Les désastres, qui font pleurer et créent une sensation d’ « enfer », poussent parfois les victimes à crier au ciel à l’instar de celui qui, sur sa croix de souffrance il y a plus de deux mille ans, avait osé réclamer à Dieu en ces termes très durs : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

« La météo ne l’avait pas prédit ! », « Mon Dieu, Mon Dieu ! », criaient les victimes des intempéries ayant déferlé le 24 septembre 2010 sur divers départements géographiques en Haïti, dont Port-au-Prince, rapporte un média de la capitale.

« Les personnes déplacées sont les principales victimes de la tornade », renchérit un autre média. Bilan : 6 morts, 67 blessés, plus de 7 000 tentes détruites dans 160 camps, où les personnes déplacées sont confrontées à une situation d’urgence et à des risques d’épidémie.

Chaque fois qu’il pleut, comme depuis 5 jours, les personnes déplacées vivent l’enfer : leurs camps sont inondés, leurs tentes détruites… Elles se sentent désemparées, laissées à elles-mêmes, exposées à toutes sortes d’épidémies et de maladies, en proie à une peur immense.

Les personnes déplacées ont toutes les raisons de se croire « nées sous une mauvaise étoile ». Depuis peu après le 12 janvier 2010, elles ont reçu des promesses, de la part des autorités haïtiennes et même de certaines organisations internationales, quant à leur relocalisation dans des espaces plus dignes et sécuritaires.

Elles ont manifesté à maintes reprises, dans les rues de la capitale, pour exiger de l’actuel gouvernement haïtien la protection de leur droit au logement.

Elles ont également exprimé aux organisations non gouvernementales (Ong) leur refus de continuer à vivre l’enfer des camps.

Nécessité de prévenir les désastres

Qu’attend-on pour adopter une politique ou un plan de prévention, du moins pour prendre des mesures de mitigation et d’atténuation, face à la saison cyclonique ayant débuté depuis le premier juin dernier (il y a plus de quatre mois) ?

Jusqu’à quand les autorités informeront-elles du plan (tant annoncé) de relocalisation des personnes déplacées ?

Quand les personnes déplacées seront-elles relocalisées ? Où ? Dans quelles conditions ?

Quelles politiques publiques pour réduire la vulnérabilité, environnementale et sociale, et augmenter la résilience de la population face aux phénomènes naturels ?

Jusqu’à quand nous allons arrêter la saignée de l’environnement ?

En un mot, jusqu’à quand nous allons développer une culture de prévention des désastres en vue de stopper notre descente aux enfers ?

Tant que ces questions et bien d’autre encore restent sans réponses, les Haïtiennes et Haïtiens, notamment les personnes déplacées qui dorment pratiquement « à la belle étoile », continueront de se croire « nés sous une mauvaise étoile », « abandonnés » et même « punis par Dieu ».

Pour rompre le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti, nous sommes tous appelés aussi à corriger notre vice en tant qu’Haïtien, qui consiste à mettre nos intérêts personnels et partidistes au-dessus des intérêts supérieurs du pays et de notre environnement.

Alors que les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives, du 28 novembre commencent à faire campagne et le processus de reconstruction du pays semble se trouver dans une impasse, les questions vitales, telles que la protection de l’environnement, la prévention des risques et désastres naturels… tendent à disparaitre de l’agenda national.

Dans ce cas, comment éviter ou réduire l’impact des désastres ?

Au niveau international, ce serait rendre justice à Haïti, si les grandes nations industrialisés du Nord aidaient effectivement le pays – qui émet très peu de gaz à effet de serre – à inverser la dégradation de son environnement et à prévenir les désastres, puisque « les effets du changement climatique (causé principalement par le réchauffement global) provoquent une augmentation en intensité et fréquence des désastres naturels, particulièrement les phénomènes hydrométéorologiques en Amérique latine et dans les Caraïbes », reconnaît le programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue).

 

ACTUALITES

27 Sep
Haïti – France : La France apporte la paye des fonctionnaires haïtiens
HAITI LIBRE – 26/09/2010 15:44:08

Haïti - France : La France apporte la paye des fonctionnaires haïtiens
M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères et M. Ronald Baudin ministre haïtien de l’économie et des finances, ont signé hier 3 convention totalisant 12.4 millions d’euros.

Au préalable, le ministre français a posé la première pierre du nouvel Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), et visité le Champ de Mars où vivent plusieurs milliers de personnes déplacés et près de 1,500 tentes ont été détruites la veille de son arrivée.

Concernant le nouvel hôpital Universitaire dont l’engagement au côté des États Unis a été signé le 20 septembre à New York, Bernard Kouchner avait, lors de cet événement, invité les autorités haïtiennes à mettre sur pied un régime de santé publique afin d’offrir aux Haïtiens une assurance maladie de manière à ce que les pauvres puissent, eux aussi, se faire soigner à l’Hôpital universitaire déclarant « Je suis très heureux que nous ayons commencé à travailler ensemble ici, et que ce merveilleux hôpital que nous allons construire soigne tous les Haïtiens du pays, les grands aussi bien que les petits ».

Par la signature de la première convention, la France fait un don de 10 millions d’euros à Haïti pour permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires. Ce montant est la deuxième tranche des 20 millions d’euros d’aide budgétaire directe prévue pour 2010. Un décaissement de cinq millions d’euros d’aide budgétaire directe avait été effectué dès le mois d’avril. Une balance de 5 millions reste à verser à Haïti pour atteindre les 20 millions d’euros prévu pour 2010. Vingt autres millions destinés à l’appui budgétaire direct sont prévus en 2011.

La deuxième convention d’un montant d’1 millions d’euros porte sur la réforme du cadastre, une façon pour la France de ne as laisser le champ libre à l’OEA et aux États Unis déjà engagés dans le processus. Enfin la troisième convention d’un montant d‘1.4 millions d’euros concerne un soutien à l’aide alimentaire.

Un porte-parole du Quai d’Orsay a rappelé que depuis la visite du président Sarkozy en Haïti, la France avait débloqué plus de 100 millions d’euros sur les 360 millions promis pour la reconstruction.

« Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale s’en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les haïtiens ont leurs responsabilités en main » a déclaré M. Kouchner lors d’une conférence de presse avant de quitter le pays.

 
 
Heurts entre Haïtiens et Dominicains à Punta Cana
FR.CANOE.CA – 26/09/2010

Des heurts entre des ouvriers haïtiens et des habitants de la station balnéaire de Punta Cana en République dominicaine ont fait deux morts, a indiqué dimanche la police qui a déployé des patrouilles.

Les incidents ont éclaté samedi après la mort d’un ouvrier haïtien, abattu par un contremaître sur un chantier de construction lors d’une dispute à propos d’une question de salaire, a précisé la police dominicaine.

Des ressortissants haïtiens, armés de bâtons et de pierres, se sont alors heurtés à des habitants tuant l’un d’entre eux et en blessant un autre.

Punta Cana est une célèbre station balnéaire des Caraïbes située à la pointe orientale de l’île, à environ 275 km de la capitale Saint-Domingue.

Plus d’un million d’Haïtiens vivent et travaillent dans la République dominicaine, la plupart étant ouvriers dans le bâtiment ou employés dans l’agriculture.

Ce nombre s’est sans doute fortement accru depuis le tremblement de terre du 12 janvier qui a frappé Haïti dévastant Port-au-Prince et ses environs.

 
Haïti – i-Votes : Résultats quatrième semaine
HAITI LIBRE – 26/09/2010 09:57:27

Haïti - i-Votes : Résultats quatrième semaine
Si le classement des internautes pour les 3 premiers candidats en tête de liste reste inchangé, l’analyse des résultats et des écarts pour cette quatrième semaine, démontrent de nombreux changements et tendances dans le classement des candidats :

Baker Charles Henry (1) creuse l’écart avec Martelly Michel Joseph (2) 9.64% cette semaine contre 7.29% la semaine précédente (+2.35%) écart résultant de la conjugaison d’une augmentation de +1.42% dans les intention de i-vote en faveur de Baker et d’une baisse de 0.93% dans les intention de i-vote pour Martelly.

Baker Charles Henry (1) augmente son écart avec Manigat Mirlande (3) qui est maintenant de 11.2% contre 10.05% la semaine précédente (+ 1.15%). Notons que Manigat Mirlande a augmenté de 0.27% dans les intentions de i-vote.

Manigat Mirlande (3) réduit son écart sur Martelly Michel Joseph (2). 2.76% séparait ces 2 candidats la semaine passée, cette semaine Manigat Mirlande (3) n’est plus qu’à 1.56% de la seconde place.

Jeune Léon (4) est un candidat qui monte, seulement 0.21% séparait la semaine précédente Jeune Léon et Céant Jean Henry, cette semaine Jeune Léon creuse l’écart considérablement et emporte la quatrième place avec un écart de 3.79% sur Céant Jean Henry. Juste derrière Manigat Mirlande (3) (écart de 2.01% cette semaine alors que cet écart était de 4.07% la semaine précédente, une réduction de 50%).

Notons enfin que plusieurs positions se jouent sur de faible écart 0.08% sépare Alexis Jacques Édouard (6) et Leslie Volataire (7). 0.39% sépare Jeune Jean Chavanne (8) de Abellard Axan D’Elson (9)

Dans le classement général pour cette 4 ème semaine, 2 candidats gagnent des places et 6 en perdent.

Les gagnants :

  • Jeune Léon (4) gagne 1 place (passant de la 5ème à la 4 ème position) et fait un bon de 2.54% dans les intentions de i-vote des internautes. Une remontée remarqué après un gain de 2 places la semaine précédente.
  • Charles Éric Smarcki gagne 5 place (passant de la 16 ème place à la 11 ème) avec 1.59% dans les intention de i-vote
Les perdants :

  • Céant Jean Henry,  perd 1 place (passant de la 4 ème à la 5 ème place) avec une baisse de 1.46% dans les intentions de i-vote (mais surtout à cause de la forte remonté de Jeune Léon + 2.54%)
  • Neptune Yvon, perd 1 place (passant de la 11 ème à la 12 ème place) relativement stable dans les intentions de i-vote (-0.02%)
  • Christallin Yves, perd 1 place (passant de la 12 ème à la 13 ème position) relativement stable dans les intentions de i-vote (-0.07%)
  • Bijou Josette, perd 1 place (passant de la 13 ème à la 14 ème place) baisse dans les i-vote de 0.13%
  • Joseph Génard, perd 1 place (passant de la 14 ème à la 15 ème place) baisse dans les i-vote de 0.14%
  • Anacacis Jean Hector, perd 1 place (passant de la 15 ème à la 16 ème place) baisse dans les i-vote de 0.10%
Cette semaine, le vote blanc représente 4.37 % . Le vote blanc est utilisé par les internautes soit pour manifester leurs désaccords avec la tenu des élections du 28 novembre 2010 soit qu’aucun des candidats ne leur convient. Rien n’est joué, il reste 8 semaines et les prochaines semaines pourrait réserver beaucoup de surprises avec le début de la campagne électorale qui commence le 27 septembre.

Mobilisez-vous et i-Votez pour le candidat de votre choix. Rendez-vous pour les prochains résultats dimanche 2 octobre 2010

Pour i-voter : http://www.haitilibre.com/i-vote.php

Rappelons que le bureau de i-Vote d’HaitiLibre.com vous permet de i-voter pour le candidat de votre choix. Les i-Votes enregistrent la tendance des internautes, IL NE S’AGIT NULLEMENT D’UN VOTE OFFICIEL. Les i-votes permettent de mesurer, la popularité d’un candidat ou de son parti, sa capacité de mobilisation et la pertinence du candidat, de ses engagements et de son programme (chez les internautes). Vous ne pouvez i-voter qu’une seule fois par 24 heures pour le candidat de votre choix (mais rien ne vous empêche de voter une fois chaque jour pour votre candidat ou pour un autre si vous changez d’allégeance).

Les résultats de cette quatrième semaine (19 au 25 septembre 2010) mesurent essentiellement la popularité du candidat ou de son parti et sa capacité de mobilisation puisque les candidats ne sont autorisés (calendrier électoral officiel) à s’exprimer dans les médias sur les détails de leurs programmes et leurs engagements qu’à compter du 15 octobre et jusqu’au 26 novembre. Ce n’est qu’à partir du 15 octobre que les engagements et les déclarations des candidats deviendront un facteur de pertinence, qui influencera très certainement les résultats des i-votes.

Nous procédons chaque dimanche à la publication des résultats des i-Votes sur le site HaitiLibre.com. Les i-Votes sont cumulatifs du 28 août au 21 novembre 2010 inclusivement, date de publication de nos derniers résultats (une semaine avant l’échéance électorale du 28 novembre 2010). Lors de la dernière publication des résultats vous connaîtrez le nombre de i-votants total pour chaque candidat.

 

DEBAT: L’échec de la tentative de récupération de Wyclef Jean par Leslie Péan

26 Sep

Débat

L’échec de la tentative de récupération de Wyclef Jean

ALTERPRESSE / samedi 25 septembre 2010

Par Leslie Péan*

Les thèses de Noam Chomsky et d’Edward Herman [1] sur la fabrication du consentement à partir des médias « en symbiose » avec le statu quo, viennent de trouver une parfaite illustration dans les menées réalisées par l’empire et ses valets pour neutraliser l’artiste Wyclef Jean. Il s’agit de ligoter ce dernier avec les ficelles invisibles de l’abêtissement généralisé d’un système qui condamne à vivre sans être. Désorienté par les déclarations du 14 septembre 2010 de Wyclef que son engagement pour Haïti s’inscrit dans la durée, la monumentale machine à broyer s’est mise en marche. Pressions commerciales et médiatiques se dressent dans le champ de la vie de l’artiste pour le frapper. Pour empêcher que la beauté et l’intelligence de sa conscience fleurissent. En lui souhaitant bon courage pour poursuivre le combat contre le système archaïque d’exclusion qui l’a éliminé de la course présidentielle, il s’agit de capter ce moment de sa révolte dans ce qu’il a d’éternel. Pour contribuer à permettre à tout un chacun de se libérer de ce qui l’entrave, le trompe, l’endort afin de se distancier des ombres de l’enfer. L’exemple de Wyclef est contagieux et comme le dit Chomsky, « le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements. »

Les artifices des secteurs conservateurs et réactionnaires de la communauté nationale et internationale pour maintenir le peuple haïtien dans un état de zombification vont bon train. Le scénario consiste à tout faire pour maintenir en selle le gouvernement Préval à travers le successeur qu’il se sera choisi. La dictature imposée par Préval piétinant la Constitution et hurlant avec les loups pour ne pas organiser les élections quand elles devaient alors avoir lieu ou pour faire des élections frauduleuses ne suffit pas pour porter l’ONU et les gouvernements américains et européens à boycotter ce gouvernement. De même, les millions de dollars disparus sans laisser de traces ne sont pas suffisants pour porter les bailleurs de fonds à se désolidariser de ce gouvernement. Même le crime de Robert Marcello en janvier 2009, directeur de la Commission des Marchés Publics, ne suffit pas à altérer le caractère sacro-saint du soutien à Préval. Sa fille Daphnée Marcello exprime son étonnement en disant « je comprends mal que son enlèvement n’ait pas suscité une grande mobilisation des autorités … » Les silences sur toutes ces questions sont révélateurs du fonctionnement de la société haïtienne sous la houlette d’une communauté internationale qui tient à se tenir à l’écart de ces faits.

L’effet téflon contre le cortège de haines et de rancœurs

Il y a dans le vocabulaire politique du Québec une expression qui va comme un gant à Wyclef Jean depuis son entrée fracassante dans l’arène électorale haïtienne : l’effet téflon. Quand les accusations, fondées ou non, la médisance, la calomnie, le renseignement, la désinformation ne peuvent rien contre la cote d’amour d’un candidat à une fonction élective, les commentateurs et analystes québécois disent que ce dernier a l’effet téflon. Dans la course électorale qui se déroule actuellement en Haïti, aucune expression ne reflète mieux la manière dont Wyclef Jean a résisté aux attaques tous azimuts lancées contre lui depuis la non moins spectaculaire sortie de l’activiste américain Sean Payne jusqu’à sa disqualification par le Conseil électoral. Et brusquement les prophéties et mises en garde des cassandres se sont tues faisant place aux chants des sirènes. À preuve l’invitation faite à Wyclef de s’asseoir à la table des grands à New York le jeudi 23 septembre.

Le scénario de zombification gauchiste pour contrôler le pouvoir politique a été ébranlé par la candidature de Wyclef Jean qui a défrayé la chronique et fait sortir toutes les haines accumulées contre les exclus. Rejetant les pesanteurs des structures qui lui dictent sa place dans la société, Wyclef estime qu’il mérite une autre place et décide de présenter sa candidature à la présidence. Il n’a maille à partir avec personne et croit que son destin est entre ses mains seulement. C’était sans compter avec les préjugés de l’espace-temps haïtien qui pense qu’un tel projet est insoutenable. Aussi les apriori et les clichés se sont déversés sur lui avec leur cortège de haines et de rancœurs. Wyclef est devenu l’intrus et l’envahisseur. Mais tout comme les aliments ne collent pas au revêtement téflon des ustensiles de cuisine, les médisances des partisans du système archaïque haïtien ne collent pas sous l’effet téflon de Wyclef. Un système basé sur l’exclusion de ceux qui n’ont pas un langage châtié, ne s’habillent pas comme eux et qu’ils estiment dès lors être incapables de concevoir un noble dessein pour Haïti.

Détourner la jeunesse de la politique

La dictature obscurantiste duvaliériste a tout fait pour que les jeunes s’éloignent des études sérieuses et adoptent une forme ou une autre de je m’en-foutisme ou de fatalisme dans leur comportement quotidien. Pour cela, la politique du divertissement musical a été encouragée. Dans un tel contexte, mini-jazz et orchestres fleurirent comme des champignons après la pluie au point que même Jean-Claude Duvalier avait son petit orchestre. La musique pop était vue comme un opium pour endormir la jeunesse et la détourner de la politique. Les choses de la cité étaient donc délaissées aux mains d’ignares et d’assassins qui devenaient ainsi des modèles pour la jeunesse. Les tontons macoutes ont conduit les jeunes à délaisser le livre au profit de la guitare et de la bouteille. La culture de la fête, de l’alcool et du jeu (la borlette) est mobilisée pour tenter d’effacer la crise politique et économique dans l’imaginaire collectif.

C’est la continuation du modèle de Las Vegas promu aux temps de la grande crise de 1929 ou de l’alcool à gogo, comme le fit le colonialisme belge au Congo, tout en bloquant l’accès des Congolais à l’université et aux études supérieures. Mais, dialectique des choses, par un juste retour du balancier, c’est dans les milieux des bars que la conscience nationale prend naissance avec Patrice Lumumba, directeur des Brasseries du Bas-Congo, pour organiser et propulser le mouvement d’indépendance de ce pays africain qui deviendra indépendant en 1960. Les dictatures pensent détourner la jeunesse de ses préoccupations essentielles concernant son instruction et son avenir en la noyant dans des réjouissances festives. En Haïti, les successeurs de la dictature duvaliériste continueront à imposer à la jeunesse le mutisme en lui inculquant des fausses valeurs. Mais la candidature à la candidature des musiciens semble inaugurer une rupture qui dérange bien des mentalités.

La revanche d’une radicalité

La musique devient alors un espace de liberté. Avec une posture rebelle et moins respectueuse de la morale des puissants. La fête continue. Mais des trouble-fêtes interpellent sur des sujets sérieux. En ce sens, Wyclef Jean incarne le dynamisme et la réussite du self-made man pour une jeunesse qui a été sacrifiée, marginalisée et qui rejette la société. Wyclef symbolise cette revanche d’une radicalité primitive qui a pleuré massivement Ktafal, Dade et Déjavu des Barikad-Crew en juin 2008 [2]. Avec une musique qui swingue et qui accroche dès la première écoute. Avec une guitare incisive, Wyclef et Micky mettent en valeur un potentiel. À la recherche d’un enchantement, ils débordent d’énergie et revendiquent l’ambiance inclassable d’un plumage pour un autre ramage. Entre hip-hop et compas, leur esprit créatif bouillonnant se déverse en abondance. Qu’on écoute le dernier titre pimenté, dé-rap-ant, de Wyclef intitulé « Préval Fout Mwen Kanè, Map Konteste, Se Pèp La Yo Bay Kanè . » Des paroles qui collent bien à la tragédie que vit actuellement le pays.

En gardant sa cote de vedette, Wyclef donne à rêver à cette frange importante de la population, la jeunesse victime de la politique tonton-macoute de dévalorisation de l’éducation revue et augmentée par Préval. Une jeunesse qui pose des questions à une société et auxquelles cette dernière n’a d’autres réponses que la médiocrité. Les jeunes ne croient plus à aucune recette. Du moins pas celles qu’une politique de la démence duvaliériste puis populiste lui offre dans un milieu où tout est faux et obsolète. Wyclef n’a pas réagi comme il aurait pu le faire à la décision arbitraire du CEP de rejeter sa candidature à la candidature. Mais le président Préval n’a pas malgré tout le cœur tranquille.

Wyclef encaisse et dénonce Préval comme un « Lucifer ». Du même coup, dans son message en créole du 14 septembre, il annonce qu’il reste sur la brèche pour que les choses changent. Le risque de pérennisation de l’action de Wyclef dérange les garants du système politique archaïque. Wyclef est invité par la fondation Clinton à Manhattan le jeudi 23 septembre 2010. S’il décline pour ne pas se retrouver côtoyant Lucifer, il renforce les préjugés contre lui. S’il accepte l’invitation, l’agencement est fait pour le travail de manipulation de l’opinion par leurs agents patentés. Dans les deux cas, le tour est joué et les journalistes de la désinformation ont la partie belle pour semer la confusion dans les esprits en évoquant le rapprochement de Wyclef avec Lucifer. La tâche assignée à une certaine presse est de banaliser Wyclef et de donner une mauvaise image de lui.

Contre les techniques fascistes de manipulation de masse

Mais les manœuvres des agents du président Préval et de certaines personnalités internationales dans la presse pour contrôler la réalité haïtienne en présentant Wyclef comme un allié de Préval ont piteusement échoué. En effet, Wyclef a répondu du tac au tac à cette manipulation en disant le jeudi 23 septembre 2010 sur Radio Kiskeya qu’il n’a pas abandonné la politique et qu’il est "à la fois un artiste et un leader politique » [3]. L’offensive menée pour discipliner Wyclef fait partie des basses manœuvres des milieux conservateurs internationaux pour corrompre l’opinion publique avec les techniques élaborées par Edward Bernay [4] et Harold Laswell [5]. Les élections programmées pour le 28 novembre, si elles ont lieu, ne vont pas se jouer sur du velours. Le président Préval ne contrôle rien dans son propre camp. Les rivalités s’affichent au grand jour là où il n’y avait que des réticences. D’un autre côté, pendant combien de temps les réactions haïssables produites par les mesures unilatérales du gouvernement Préval pourront-elles être contenues ? On aurait tort de croire que l’absence de récriminations ouvertes contre les troupes de la MINUSTAH signifie que ces dernières ne sont pas détestées par les Haïtiens.

La division du travail entre la réaction nationale et les milieux conservateurs internationaux est un mode d’organisation de la gouvernance mondiale visant à assurer la stabilité d’un statu quo contre le peuple haïtien. Les tâches sont partagées entre ces deux groupes nationaux et internationaux au détriment de la justice. Les forces armées internationales peuvent se permettre de faire n’importe quoi et revendiquer ensuite l’immunité du personnel diplomatique. Le peuple haïtien se doit d’être vigilant. Il doit s’organiser afin de venir à bout à la fois de la force des troupes de la MINUSTAH et de celle du contrôle de l’opinion que des médias aux ordres veulent imposer. L’effet téflon de Wyclef Jean est sans aucun doute la preuve que le peuple haïtien est en train d’acquérir l’autonomie de jugement sans lequel il ne pourra saisir les vrais enjeux du moment ni prendre en main sa destinée dans un avenir. Prévisible.

* Économiste, écrivain

[1] Noam Chomsky et Edward Herman, La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie, Paris, Editions Agone, 2008.

[2] “Haïti : Un chanteur de « Barikad Crew » témoigne sur la catastrophe qui vient de frapper le groupe rap”, AlterPresse, mardi 17 juin 2008.

[3] Radio Kiskeya, site web, jeudi 23 septembre 2010.

[4] Edward Bernay, Crystallizing Public Opinion (1923), Kessinger Publishing, October 2004.

[5] Harold Laswell, Politics Who Gets What, When and How (1932), Peter Smith Publisher, January 1990.] pour « discipliner les esprits du peuple » en altérant la réalité à travers la dissémination de fausses informations et la « gestion gouvernementale de l’opinion. » Des techniques fascistes de manipulation de masse à travers la presse qui ont servi à inspirer Hitler et Goebbels, son chef de propagande.

Wyclef enlève le sommeil à la réaction nationale et internationale quand il « dément tout retrait de la vie politique et croit même pouvoir jouer un rôle dans les prochaines présidentielles »[[ Radio Kiskeya, site web, jeudi 23 septembre 2010

ACTUALITES

26 Sep
 
Haïti – Flash Infos : Détails des dommages et pertes de vies confirmés
HAITI LIBRE – 25/09/2010 17:02:25

Haïti - Flash Infos : Détails des dommages et pertes de vies confirmés
Selon le Centre National de Météorologie d’Haïti (CNM) le phénomène météorologique soudain qui a frappé Haïti vendredi a duré 30 minutes. En plus de Port-au-Prince, le phénomène a touché les zones avoisinantes de Thomazeau, Ganthier, Fond Verettes, Gressier et des régions du Sud, comme Petit Goâve et Îles Cayimites.

Le bilan serait de 5 morts confirmés par le rapport de la Protection Civile envoyés au Nations Unies et non 10 comme nous l’avions indiqués dans un précédent bulletin, une grande confusion règne sur le terrain et les informations n’ont pas été [heureusement] confirmées jusqu’à présent. Marie Alta Jean-Baptiste chef de la protection civile mentionne plusieurs centaines de personnes blessées à des degrés divers.

Selon les estimations préliminaires de l’ONU il y aurait 2.000 tentes endommagées ou détruites mais ce nombre pourrait augmenter au-delà de 5,000, lorsque les évaluations seront terminées. D’ailleurs Nadia Lochard précise « qu’une structure sera établie afin d’accueillir les victimes en attendant que les dispositions soient prises pour distribuer 5000 nouvelles tentes » ce qui laisse à penser que le chiffre de 2,000 tentes est un minimum.

Au Club de golf de Pétionville, géré par l’acteur Sean Penn il est fait mention de la destruction de la tente médicale ainsi que des tentes abritant le personnels.

Gerhard Tauscher, coordonnateur de pôle logement de la Fédération internationale de la Croix-Rouge indique que dans certains quartier de capitale presque 10% des abris ont été détruit, les dégâts étant concentré dans les zones urbaines centrales.

Des installations de gestion des camps, notamment des tentes de bureau, des cliniques et des espaces de garderie ont été détruits, notamment dans les camps, perché à flanc de colline entre le centre de Port-au-Prince et le quartier de Pétion-ville.

Détails des dommages et pertes de vies confirmés :

  • Tabarre Issa (Pétion Ville)  : 306 tentes détruites ou à terre
  • Parc Kolofe (Delmas)  : 100 tentes détruites
  • Champ de Mars (Port-au-Prince)  : Chute d’arbres sur des tentes
  • Eglise de Dieu de la Pentecote (Delmas)  : 75% des tentes détruites , 2 enfants décédés
  • Marassa 14 (Croix des Bouquets)  : 80 tentes détruites – Inondations
  • Place Fierte (Cite Soleil) : 250 tentes détruites
  • Camp Turck (Tabarre) : 166 tentes détruites
  • Santo 17 (Croix des Bouquets) : 52 tentes détruites, 67 tentes endommagées
  • Juvenat (Pétion-ville) : Beaucoup de tentes détruites , de nombreuses personnes blessées
  • Nelio (Cité Soleil) : 30 abris détruits, 3 grosses tentes endommagées
  • Terrain Acra (Delmas) : un mort, un blessés recevant des traitements, 50 abris endommagés
  • Acra Nord Sud Delmas 33 (Delmas) : un mort (pas un déplacé), 129 tentes détruites
  • Centre d’hebergement anba bannann (Carrefour) : 20 tentes endommagées
  • Lakou Nouyok (Pétion-ville) : Un femmes a subi une blessure à la tête
  • Canapé Vert (Port-au-Prince) : 2 tentes école détruites, 20 tentes familiales détruites, blessures mineures traitées
  • Fraternité (Cité Soleil) : 16 tentes endommagées, 15 latrines détruites, complètement inondées
  • COSEM (Tabarre) : 67 tentes endommagées, dont 26 de personnes vulnérables, une grande tente pour les activités sociales détruites
  • Camp radio commerce (Cité Soleil)  : Problème de sécurité, un enfant décédé et enterré, 45 tentes détruites
La situation pluvieuse pourrait se poursuivre durant les 4 prochains jours avec un risque d’intensification lundi et mardi.
 
 
Haïti – Élections : Qui est Léon Jeune?
HAITI LIBRE – 25/09/2010 12:00:06

Haïti - Élections : Qui est Léon Jeune?
Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publie des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Léon Jeune « Konbit Liberation Ekonomik »

Mon silence
Retiré dans mon silence de cimetière, peut-être pendant trop longtemps pour certains, mais, le temps qu’il a fallu, pour d’autres, j’ai refait la route parcourue pendant ma campagne électorale en 1995, qui nous a conduits à cette supercherie du 17 décembre 1995. N’ayant jamais accepté de prostituer mes convictions pour un quelconque avantage, économique, social ou politique, j’ai choisi de mener une campagne pendant laquelle je n’ai jamais cessé d’afficher ma vision personnelle de gestion de la chose publique.

Face à cette supercherie éhontée, deux possibilités, deux options s’offraient à moi : me rebeller et attaquer systématiquement ces fossoyeurs de la démocratie qu’eux-mêmes prétendaient installer dans notre pays ou les laisser s’empêtrer dans les dédales de la fourberie, retiré dans un silence qui les empêcherait de dormir.

Fidèle à cette loi qui guide les bâtisseurs des grandes œuvres, j’ai choisi de construire dans le silence, au milieu de ces appels désespérés de tout un peuple exacerbé, désemparé, dérouté par l’étendue des méfaits de la corruption devenue une institution d’Etat, oui, j’ai choisi de construire, retiré dans mon silence, les plans et projets qui doivent débarrasser notre pays à jamais de ces obstacles qui l’empêchent de prendre son essor.

Je n’ai donc cessé de ruminer ma déception et de réfléchir sur la meilleure manière de sauver ce pays, mon pays, colonisé par ses propres fils, me rappelant toujours que l’on est esclave de ce que l’on dit et maître de la parole que l’on garde pour soi.

Par conviction encore, j’ai choisi de rester à l’écart de ces combats entre frères devenus ennemis à la suite d’une mauvaise séparation de ce gâteau, ce butin à partager pour avoir réussi à écarter du Pouvoir un trouble-fête qui vient déranger les plans si machiavéliquement orchestrés. Quel groupe a bénéficié des nominations faites au Parlement à l’occasion des joutes électorales de Juin 1995 ? Quel groupe s’est séparé de ses bienfaiteurs d’hier, et pourquoi ? Alors, pourquoi donc me mêlerais-je de luttes se circonscrivant autour d’une affaire de tranches de gâteau ? Aussi, constituer des dossiers était pour moi beaucoup plus important pendant ce temps où je m’étais retiré derrière les barrières de mon silence de cimetière. On rapporte que la faiblesse des animaux c’est de ne pas savoir parler et celle des hommes, de ne pas savoir se taire. Les grandes choses ne se font pas dans le bruit. Je suis de retour, non en « zombi », mais, en leader plus aguerri, plus déterminé que jamais à débarrasser le pays de tout ce qui constitue un obstacle à son développement.

Me voici donc aussi déterminé qu’en 1995 pour continuer et terminer le travail commencé. J’ouvre les bras à tous ceux-là qui, comme moi, rêvent d’une Haïti prospère dont nous devons refaire la Perle des Antilles. Sans exclusion aucune, nous appelons tout le monde, tous les mâles courages qui ont su et pu résister à la force dévastatrice de la corruption devenue chez nous une vraie institution. Retiré derrière mon silence, j’ai pu voir passer diverses figures sur la scène nationale; malheureusement, comme disait l’autre, les choses de grand se faisant dans le silence, les vraies valeurs ne se sont pas exhibées. Aussi, je les invite maintenant à se joindre à moi, pour que, ensemble, nous nous sacrifions pour la sauvegarde de notre pays, dans l’espoir de léguer à la relève d’autres modèles que ceux qui ont été affichés jusqu’ici pendant ces quinze ou vingt dernières années. Bienvenue donc, compatriotes honnêtes, dans cette jungle qu’est devenu notre pays et dont nous devons refaire la Perle des Antilles d’antan.

Je veux construire un pays où chaque Haïtien se sente vraiment heureux chez soi. Où, le pauvre n’envie point le riche. Où, le riche ne se moque pas de la misère du pauvre. Où, chacun construit, de concert avec son voisin, l’avenir du pays en recherchant le bien commun et le développement économique et social de toutes les composantes de la société haïtienne.

J’invite tous mes compatriotes, à quel que groupe qu’ils appartiennent, à joindre tous nos efforts pour construire ensemble ce pays, sans exclusion de qui que ce soit ; pour que nos fils de demain retrouvent cette fierté qui anima autrefois le bras de nos aïeux.

J’exhorte tous mes compatriotes, à quel qu’horizon qu’ils appartiennent, à se regrouper pour sauver ensemble ce pays, autrefois la «Perle des Antilles>», aujourd’hui, le «Cendrillon du monde», colonisé par ses propres fils.

Je veux !… Je veux conduire vers cette destination, où tous les visages brillent de la joie de vivre, tous ceux qui vivent à l’intérieur des frontières de notre Haïti chérie. Ensemble, nous y arriverons.

LÉON JEUNE :

Informations personnelles :
Prénom et Nom : Léon Jeune
Date et lieu de naissance : 13 Février 1936, Lormand, Arniquet, Port-Salut, Département du Sud
Statut social : Marié

Formation :
Ecole Normale 1957-1958 ;
Licencié en Droit (Faculté de Droit de Port-au-Prince) 1965 ;
Etudes en Aviation Civile au Mexique 1966 ;

Fonctions occuppées :
Ets. Jeune (Huiles essentielles de vétiver) : Responsable des ventes à l’exportation, depuis 1967 ;
Directeur Général de l’Aviation civile (1968 à 1975) ;
Directeur Général de l’Aviation Civile (1990-1991) ;
Fondateur et Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti ;
Secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité Publique;

Représentant du Gouvernement :
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Montréal en Février 1968 ;
Conférence Internationale sur le tourisme en Espagne en 1970 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à Caracas en 1971 ;
Conférence Régionale à Quito, Equateur en 1972 ;
Conférence Régionale à Puerto Rico en 1973 ;
Création de Haïti Air Transport et rencontre avec le CAB (USA) pour obtenir les droits de fonctionnement entre Port-au-Prince et New-York en 1974 ;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Montréal en Septembre 1974 ;
Rencontre à Paris avec le Fonds d’Aide et de Coopération Française en Juillet 1990 ;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Monaco en Juillet 1990 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à Caracas en Juillet 1991 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à St. Domingue en Juin 1991;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) en Montréal en Octobre 1991;
Représentant du Gouvernement Haïtien près du Gouvernement Canadien pour planifier la création de la Police Nationale d’Haïti et la formation à Régina (Canada) du premier groupe de cent (100) policiers haïtiens;

Vie sociale :
Membre de la Congrégation Religieuse des Frères du Sacré-Cœur (Prêtres du Sacré-Coeur) (1952-1962);
Coordonnateur de la Ligue Haïtienne des Droits Humains (1986-1994) ;
Membre-Fondateur et Président du Centre Haïtien des Droits Humains (1994) ;

HaïtiLibre invite les candidats agréés, qui ne l’aurait pas encore fait, à nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 
 
Haïti – Flash Infos : Bilan partiel 10 morts et de nombreux blessés
HAITI LIBRE – 25/09/2010 09:59:51

Haïti - Flash Infos : Bilan partiel 10 morts et de nombreux blessés
Haïti a été touché par de puissants orages accompagnés de violentes rafales de vent et de fortes pluies ces dernières 24 heures. La tempête qui a frappé soudainement et violemment la capitale haïtienne n’était liée à aucun système tropical, a affirmé Michael Lowry un responsable du Centre national américain des ouragans. Les météorologues affirment que seul un système dépressionnaire a traversé les Grandes Antilles. Le bilan montre bien la fragilité de Port-au-Prince face à des événements météorologiques, on n’ose imaginer le bilan si cela avait été un ouragan.


Les autorités annoncent ce midi la mort d’une dizaine de personnes qui se trouvaient dans les camps de sinistrés. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, dont certaines gravement dans plusieurs localités. De nombreux blessés sont soignés par des membres d’ONG ou transportés dans des hôpitaux de fortune, a indiqué un médecin étranger refusant de présenter un bilan des victimes des intempéries. « Nous sommes en train de compiler les informations avant de présenter un bilan définitif", a ajouté le coordonnateur de la Protection civile haïtienne.

Les communications par téléphone cellulaire ont été perturbées pendant plusieurs heures après la tempête, rendant difficiles les contacts avec les autorités locales. Certaines antennes et relais ont été détruits

« On évacue des personnes vers des établissements scolaires et d’autres abris. Les gens ont besoin de couvertures et de vêtements» a déclaré Nadia Lochard, de la protection civile haïtienne.

 
 
Tempête, évaluation de la situation en cours
HAITI LIBRE – 25/09/2010 08:25:39

Haïti - Flash Infos : Tempête, évaluation de la situation en cours
La violente tempête qui a frappé la capital hier à fait au moins 5 morts (3 enfants et 2 adultes). Un enfant est mort dans le Camp aménagé sur le terrain de Golf à Pétion ville , deux autres enfants sont mort , une femme a également péri dans le camp Acra et une autre à Poste Marchand. Il s’agit d’un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir il y a eu de nombreux blessés grave.

La Minustah a déployé 5 bataillons de casques bleus à travers la ville pour évaluer les camps et les dégâts et ont également répondu aux appels des personnes prises au piège pour des urgences médicales.

La situation est difficile, les réfugiés dans certains camps sont très en colère ce qui entrave les opérations de secours « nous n’avons pas pu entrer dans un camp pour évaluer les destructions, les gens étaient en colère » a expliqué un agent de la Protection civile.

Nombreux dégât au Camps Corail et Tabarre Issa pas d’autres infos pour le moment

« Nous bénéficions de l’aide de Casques bleus, de policiers haïtiens et de l’ONU pour évacuer les personnes dont les abris sont détruits ou renversés par les coups de vent. Ils sont en train d’installer des tonnelles en plastic pour accueillir les déplacés » à déclaré un représentant des autorités haïtiennes.

Des équipes multisectorielle ont été réunies par OIM/CCCM et depuis la levée du jour [ce samedi] procèdent avec des équipe du PAM et d’autres agences à l’évaluation de la situation. Au moins cinq (5) équipes supplémentaires d’IFRC seront déployés en collaboration avec CCCM. Ce sont des équipes d’évaluations rapides qui déclencheront des distributions de l’aide d’urgence. Une évaluation aérienne des zones devrait être effectué dans les heures à venir.

La pluie s’est arrêtée sur Port-au-Prince mais pourrait recommencer durant les prochains jours, ont indiqué les responsables du service météorologique.

 
 
Haïti – Jacmel : Un policier lynché, un blessé, commissariat incendié
HAITI LIBRE – 25/09/2010 08:19:58

Haïti - Jacmel : Un policier lynché, un blessé, commissariat incendié
Une situation très tendue a régnée jeudi 23 septembre aux environ de 8:47 du soir dans la commune des Cayes Jacmel. Suite à l’arrestation de Johnny Joseph, 18 ans par le policier Guillioteau Hubert, agent IV de la police Nationale, affecté au commissariat des Cayes Jacmel.

Le jeune Johnny a été blessé par balles par les tirs du policier (2 blessures au bras une à la jambe) après qu’il ait été maîtrisé et menotté. Selon les informations la victime avait lancé des propos injurieux à l’endroit du policier lors de l’audition de deux personnes de la zone qui ont avaient eu un différent.

Cette situation a soulevé rapidement la colère de la population qui n’a pas pris trop de temps pour réagir. Des individus dans la foule en colère ont mis le feu au bureau du chef de poste, de la communication ainsi qu’au bureau de l’Office National d’Identification (ONI) qui fonctionnait au commissariat des Cayes Jacmel. Tous le matériel et des pièces importantes du commissariat et de l’ONI ont été détruits, dont deux motocyclettes. Des individus ont attaqué le policier Guillioteau qui aurait reçu une balle d’une arme de calibre 9 mm avant d’être mutilé à coup de machette jusqu’à la mort puis brûlé.

La police régionale de Sud’Est, accompagnée du commissaire du gouvernement au parquet de Jacmel Maître Mirlande Daphinis et le Service Départemental de la Police Judiciaire (SDPJ) ont mené une opération très musclée dans la matinée du vendredi 24 septembre. Au moins 30 personnes ont été interpellées par des policiers de l’ Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO) qui ont été déployés sur place.

Hervé Julien, directeur départemental de la police du Sud’Est a déclaré que « la police aurait trouvé des pistes d’information et des projectiles lui permettant d’effectuer ces arrestations ». Le numéro un de la Police Nationale Haïtienne (PNH) du Sud’Est a indiqué qu’une enquête était ouvert en vue d’arrêter tous les complices de ce crime afin de les remettre à la justice « Une liste d’une vingtaine de suspects a été soumise au parquet de Jacmel » a-t-il précisé.

Maître Mirlande Daphinis, Commissaire du gouvernement du parquet de Jacmel a déploré le comportement de la population des Cayes Jacmel qui a choisie de faire sa propre justice. Maître Daphinis a déclaré que la justice ne restera pas impuissante dans ce dossier. Cette dernière, toutefois dit reconnaître la culpabilité du policier Guillioteau Hubert qui avait commis une arrestation illégale et arbitraire.

Johnny Joseph, âgé de 18 ans blessé à 3 reprise par le policier a été transporté à l’hôpital Saint Michel de Jacmel. La victime dans ses déclarations faites aux Journalistes a déclaré qu’il n’a jamais été question d’injure au policier, mais plutôt qu’il s’agissait d’une affaire de jalousie contrairement aux informations qui circulent. « J’ai ma petite amie, à mon grand étonnement, j’ai été informé qu’elle était également celle de Guillioteau » a-t-il déclaré.

Notons que le commissariat des Cayes Jacmel a un effectif de 8 policiers, dont un responsable. Ils étaient 3 policiers lorsque la population a commis le forfait. Rappelons que la commune des Cayes Jacmel est réputée comme l’une des zones rouge du département du Sud’Est.

 
 
État d’urgence à Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 25/09/2010 07:12:36

Haïti - Flash Infos : État d’urgence à Port-au-Prince
Suite à la violente tempête qui a frappé Port-au-Prince et sa périphérie hier après midi, la Direction de la Protection Civile a déclenché son Centre d’Opération d’urgence Départemental en vue de coordonner la réponse et a mobilisé ses représentant au niveau des camps. Les priorités ont été identifies au niveau de la réponse en abris et les travaux de mitigation dans les camps où les eaux ne s’évacuent pas.

La Direction de la Protection Civile procède à la distribution des abris d’urgence à la population affectée dans trois camps et l’organisation est en cours.

L’UNICEF a aussi mobilisé 1000 couvertures pour les camps de Carradeux où 931 enfants ont été affectés.

4 hôpitaux ont subi des dommages et ont été inondés, la plupart sont opérationnels et ont augmenté leur personnel pour faire face à l’afflux de blessés. L’hôpital de MSF Hollande est endommagé mais elle fonctionne, le centre de MSF Belgique est parfaitement fonctionnel mais a rapporté une augmentation de patients. L’hôpital de la Paix a souligné qu’il n’était pas capable de fonctionner en raison de l’inondation. Les cliniques situées au camp du Golf Club de Pétionville ont été emportées. L’hôpital de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge (IFRC) a Carrefour a rapporté n’avoir subi aucun dommage structurel et a mis du personnel supplémentaire en alerte.

Des dégâts mineurs ont été rapportés à Léogâne et à Petit-Goâve. Le pont de cette dernière étant affecté. Cependant, la principale préoccupation demeure Port-au-Prince.

D’autres infos à venir

 

DISCOUS OFFICIEL DU PRESIDENT RENE PREVAL A L´ONU

25 Sep
Haïti – Politique : Discours officiel du Président René Préval
HAITI LIBRE – 24/09/2010 16:24:59

Haïti - Politique : Discours officiel du Président René Préval
L’Assemblée générale est le principal organe délibérant, directeur et représentatif de l’ONU. Composée des représentants des 192 États Membres de l’Organisation, elle offre un forum multilatéral de discussion unique sur tout l’éventail des questions internationales abordées dans la Charte. L’Assemblée tient chaque année une session ordinaire intensive de septembre à décembre, qui peut au besoin se prolonger au-delà de cette période.

Allocution de Son Excellence Monsieur René Préval, Président de la République d’Haïti à la 65ème Session Ordinaire de l’Assemblée des Nations Unies

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Chers délégués,

Mes premières paroles sont pour saluer la mémoire des centaines de milliers d’Haïtiens, d’Haïtiennes, des collaborateurs et fonctionnaires du système des Nations-Unies, une centaine d’entre eux, dont particulièrement Heidi Hanabi, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, qui ont perdu la vie lors du séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier dernier.

Cependant, chaque tragédie apporte son lot revivifiant de solidarité humaine Je tiens encore une fois à remercier, au nom du peuple haïtien et en mon nom personnel, tous ces citoyens et gouvernements, qui de la République Dominicaine, notre sœur-siamoise, aux confins du monde, sont accourus à notre aide.

Cette assistance nous a été vitale, en particulier lors des premières semaines d’extrême urgence.

Je dois remercier aussi les Haïtiens de l’étranger qui depuis New York, Miami, Chicago. Montréal, Paris, Santo Domingo, les Antilles françaises et de divers autres coins de la planète, se sont joints au grand mouvement de solidarité internationale et qui en ont profité pour la plupart, pour mettre en place, dans un souci de pérennité de l’engagement, des structures d’intervention pour assister le pays dans sa tache de reconstruction.

Je m’en voudrais de ne pas rendre ici, à la face du monde, un hommage spécial au peuple haïtien lui-même. Un peuple que nous savons privé de tout et qui a pourtant fait preuve d’une richesse humaine incommensurable. Les villes détruites ne se sont pas transformées en de vastes scènes de pillage. Une telle dignité et une si grande bonté! Fermeté exemplaire dans la souffrance, bravoure, dévouement, courage, solidarité, esprit de sacrifice, amour de l’autre sont les mots qui conviennent pour qualifier cette démonstration d’héroïsme accompli par les haïtiens et les haïtiennes. Respect !

Mon pays vit une aventure singulière depuis sa naissance, dés le lendemain d’une guerre d’indépendance qui lui a coûté le tiers de sa population et des destructions matérielles inouïes et qui, dans la foulée des révolutions américaine et française du 18e siècle, a posé à l’humanité le défi de la reconnaissance du caractère universel de la proclamation des droits de l’homme à la liberté, à la dignité et à l’égalité, en faisant des Haïtiens des hommes et des femmes libres.

La nation mise au monde en 1804, bien qu’appauvrie et depuis lors matériellement démunie, n’a pas hésité à s’engager dans des actes concrets de solidarité avec des peuples en lutte P9ur leur liberté: c’est le cas, en particulier, de la Grande Colombie, aujourd’hui le Venezuela, l’Equateur, la Colombie et le Panama, sous les directions successives de Francisco Miranda et de Simon Bolivar. En dépit de ses moyens limités et dans des gestes qui peuvent paraître dérisoires, Haïti a toujours manifesté sa croyance et sa conviction dans l’unicité de l’humanité.

Voilà pourquoi, nous Haïtiens, apprécions à sa juste mesure cet immense mouvement de solidarité et de compassion que la communauté internationale a exprimé à l’endroit de notre pays, depuis les premiers moments qui ont suivi le séisme, jusqu’à l’engagement affirmé lors de la Conférence de New York, le 31 mars dernier. de participer à la reconstruction d’Haïti. sur la base du Plan d’action présenté par le Gouvernement haïtien.

Nous avons mis en place. avec l’aide de la Communauté internationale et l’appui des Nations Unies, une Commission intérimaire en charge de coordonner les ressources pour la reconstruction. Cette commission est un véhicule stratégique important pour aider le pays à gérer avec rigueur et transparence les ressources mobilisées au sein de la communauté internationale pour accompagner le pays dans son effort de reconstruction. Cette commission a déjà approuvé plus d’une trentaine de projets se rapportant à l’éducation, à la santé, aux infrastructures etc. pour un peu plus d’un milliard de dollars.

Mes remerciements aussi aux pays et aux agences qui ont fait suivre leurs engagements d’actions concrètes de financement. J’espère que ce mouvement sera suivi par d’autres, particulièrement pour nous aider à apporter une réponse rapide aux plus d’un million d’Haïtiens qui vivent encore sous les tentes et dans les abris temporaires.

Monsieur le Président,
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Chers délégués

Nous sommes au lendemain d’une réunion importante sur les objectifs du Millénaire pour le développement.

II y a dix ans, lorsque 189 nations s’étaient réunies ici pour prendre l’engagement collectif de réaliser en 2015 les huit objectifs du Millénaire pour le développement. la communauté internationale s’était en réalité mis d’accord sur une certaine vision de ce que devrait être le monde en 2015.

Un monde bien engagé dans la réduction de l’extrême pauvreté, où les enfants et les mères n’auraient pas à mourir faute de soins de santé, où tous les enfants auraient une place à l’école, où des millions de personnes cesseraient de mourir de faim chaque année, où les femmes auraient toutes les opportunités de s’épanouir dans une société sans discrimination basée sur le genre.

Cette vision était juste parce qu’elle place la dignité humaine au cœur des programmes de développement et de l’agenda de la coopération internationale.

Cette vision a aussi pour avantage de fournir aux pays et à leurs partenaires de la communauté internationale un cadre structuré, simple et clair pour planifier leur développement et organiser leur coopération avec les pays engagés à soutenir la réalisation de ces objectifs.

Si d’importants progrès ont été accomplis dans la direction de ces objectifs, à 5 ans de l’échéance de cet agenda en 2015, un long chemin reste encore à faire. Faute pal les pays développés de concrétiser les engagements pris en faveur des objectifs du Millénaire.

Que dire de ces milliers de milliards de dollars engloutis depuis 10 ans dans des guerres aussi sanglantes qu’injustifiées!

Et que dire des budgets de défense, qui chaque année dépassent de loin ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs du Millénaire?

Que dire enfin des incalculables richesses volatilisées dans la course à la spéculation, dans l’arrogante suprématie de l’économie virtuelle sur l’économie réelle?

Allons-nous continuer à sacrifier le bien-être et la vie de mi lions d’êtres humains, l’avenir de notre planète, à cette culture de la peur et de l’avidité?

Que dire de la baisse continue de l’aide publique au développement alors qu’en 2005 les pays développés s’étaient engagés à en doubler le montant à l’horizon 2010?

Qu’est devenue la décision de favoriser un système commercial plus ouvert alors que l’aide aux agriculteurs des pays développés est plus du triple de l’aide publique au développement?

En vérité, la globalisation qui a débuté il y a des siècles avec les colonisations et l’importation de captifs africains pour servir d’esclaves dans les plantations de canne-à-sucre ou de café. dont les produits étaient ensuite exportés vers l’Ouest ou le Nord, a besoin d’être réinventée,

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le moment est venu en effet pour nous d’inventer une nouvelle forme de globalisation, fondée en somme sur la simple notion de notre commune humanité, sur la confiance, la coopération, le respect mutuel; celui de notre environnement et de toutes les formes de vie qui l’habitent.

Il nous faut rompre et en urgence, avec cette vision qui érige le profit en véritable divinité. qui réduit les citoyens au rang de simples consommateurs et notre Terre en une colonie dévastée par notre faute. Le "village global" ne pourra éternellement conserver à côté de ses beaux quartiers, d’infâmes bidonvilles où l’humanité se dissout; un Nord et un Sud, non pas géographiques mais socio-économiques.

Vivant sur une île, et dans une zone balayée depuis toujours par les ouragans. nous sommes particulièrement inquiets du réchauffement de la planète et des dérèglements climatiques qui l’accompagnent. Cyclones plus fréquents et plus violents, montée du niveau de la mer.

Les pauvres devront-ils encore payer pour le gaspillage et l’appétit effréné énergétiques de leurs frères plus fortunés?

Faudra-t-ils qu’ils renoncent à l’amélioration de leurs conditions de vie pour alimenter a frénésie consumériste des pays dits développés?

La "guerre contre la drogue" se traduit par des escarmouches dans les pays consommateurs et par des sanguinaires batailles rangées dans ceux de production et de transit, allant jusqu’à menacer l’existence même de leurs États.

Les pays du Sud vont-ils continuer à être indexés, comme responsables de la production ou du transit des drogues illicites, alors même que la locomotive de ce lucratif trafic est la demande des pays du Nord?

Et que dire du trafic des armes à feu, qui lui coule du Nord vers le Sud et qui accompagne celui des drogues illicites?

La réponse à ces questions nous appartient et nous ne saurions plus longtemps les éluder sans courir à notre commune perte.

Le seul espoir qui subsiste est celui d’un humanisme renouvelé, lucide, englobant tout le vivant, et l’environnement dont nous sommes à la fois dépendants et responsables.

En ce sens, la coopération Sud- Sud est porteuse de promesses nouvelles et je convie les dirigeants des pays du Sud à approfondir cette voie pour le bien-être de leur population respective.

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Certains des discours que j’ai entendus au cours de cette assemblée générale semblent révéler un début de prise de conscience différente, qui pourrait être à la hauteur de notre vision de la nouvelle humanité à construire.

Il faudra, comme toujours, veiller à aligner les engagements et les actions sur les généreuses rhétoriques.

Je formulerai le vœu que l’embargo contre le peuple cubain soit levé.

En plus d’avoir été condamné par de nombreuses résolutions de cette assemblée générale, un tel embargo est de plus contraire aux valeurs que nous promouvons en matière de commerce international.

Chers délégués,

Je manquerais à mon devoir de ne pas présenter au nom du Peuple haïtien mes sympathies aux nombreux peuples victimes ces derniers temps de catastrophes naturelles: Chili, Chine, Pakistan, Guatemala, Mexique.

Je terminerai en évoquant les élections présidentielles et législatives qui marqueront dans mon pays la fin de mon mandat et celle d’une année particulièrement éprouvante pour le peuple haïtien.

Il est important de mener à terme ce difficile processus, avec rigueur, équité et transparence, condition indispensable pour consolider notre jeune démocratie.

J’en appelle donc à tous les acteurs nationaux et à nos amis internationaux pour qu’ensemble nous traversions ce carrefour électoral avec succès.

Je vous remercie!