ACTUALITES

2 Sep

SIM PA RELE

Pays sans porte-voix

La chronique de l’écrivain Lionel TROUILLOT

Radio Kiskeya / jeudi 2 septembre 2010

J’ai été choqué par la déclaration du Secrétaire Général de l’OEA, selon laquelle il n’y a « pas de raison de ne pas faire confiance au CEP ». J’ai attendu avant de rédiger cet article. Je pensais que ce n’était pas à moi de réagir, mais à ceux que cette déclaration traite comme des moins que rien. Soit les partis politiques qui, n’ayant pas confiance dans le CEP, ont refusé de participer aux élections. Soit, les partis et candidats qui ont accepté de participer aux élections tout en exprimant leurs doutes quant à la crédibilité du CEP. Soit ceux qui ont été exclus du processus par le CEP qui a quand même fait quelques gentillesses pour accommoder des candidats plutôt proches du président, tous ayant servi à ses côtés ou sous ses ordres.

Ce qu’il y a de choquant dans la déclaration du Secrétaire Général, qui semble aussi en amour avec le Conseil Electoral que René Préval et Edmond Mulet, c’est justement la banalisation des inquiétudes haïtiennes. Plus que de la banalisation, du mépris. Tous les haïtiens qui expriment leurs inquiétudes de citoyens sur un processus qui concerne leur vie, la vie de leurs enfants, l’avenir de leur pays, leurs conditions immédiates d’existence, sont-ils en train de « radoter » ? Leur parole ne vaudrait-elle rien ? De quel droit, le secrétaire Général de telle ou telle organisation prend-il sur lui de nous dicter qui ici est crédible et qui ne l’est pas ?

Ces simples mots sont une grande insulte envers Haïti. Mais, par les temps qui courent, entre un pendu au Cap-haïtien et les explications rocambolesques de la MINUSTAH, et le véhicule d’une institution internationale heurtant deux personnes et prenant la fuite, entre l’humanitaire qui impose sa richesse, ses objectifs et interdit de penser au développement, au structurant, et les chefs de l’international qui parlent de progrès, d’avancées, toutes choses que nous, aveugles et bêtes, nous ne voyons pas, : « ce n’est plus de toi, ma terre, que j’apprends la leçon ». N’importe quel blanc-bec employé d’une ONG a plus de pouvoir qu’un citoyen haïtien sur les affaires haïtiennes. N’importe quelle jeune femme, cadre de l’international, a plus d’autorité que la plus ancienne de nos militantes féministes. Alors, on comprend que le représentant d’un Secrétaire Général et un Secrétaire Général lui-même puissent intervenir sur nos destinées par un simple acte de parole : « Le CEP est crédible », comme Dieu disant : « Que la lumière soit ».

Y a-t-il une figure politique dans ce pays capable de porter une parole digne ? Capable de nous rendre un peu de notre droit de nommer notre condition ?

 

Un diplomate brésilien doute de la tenue des élections en novembre
HAITI LIBRE – 02/09/2010 15:03:11

Haïti - Élections : Un diplomate brésilien doute de la tenue des élections en novembre

Pour le directeur du Département des organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères, Carlos Duarte, les chances sont bonnes que le Conseil de sécurité (ONU) de proroger d’un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) dont le mandat lancé en 2004 se termine en Octobre de cette année.

Selon Duarte, « le tremblement de terre de Janvier qui a dévasté le Haïti et tué des milliers de personnes, y compris les soldats brésiliens de la force de maintien de la paix, a rendu la mission encore plus importante […] en plus de se concentrer sur la sécurité du pays, la Minustah a commencé à avoir un rôle plus actif dans la coopération avec les autorités haïtiennes dans la reconstruction du pays.

Carlos Duarte estime que les élections présidentielles en Haïti, prévue pour Novembre, et le changement futur du gouvernement dans le pays ne doit pas porter atteinte au mandat de la Minustah, dont la force militaire est coordonné par le Brésil qui maintient 2,190 soldats en Haïti, dont 250 du corps de génie, qui travaillent sur des projets de construction des routes et des puits d’eau pour le peuple haïtien. Le travail réalisé par la Minustah a été reconnu sur le plan local et international et nous ne croyons pas qu’il faut faire des changements fondamentaux dans le mandat de la Minustah » dont le renouvellement sera examiné en Octobre prochain.

Surtout que, selon le diplomate, « il n’est pas certain que des élections auront lieu, même à cette date. […] Cette question des élections n’est pas encore définie. En prenant en compte le tremblement de terre [la situation post-séisme?], il est possible que les élections soient reportées de plusieurs mois ».

Ou ce diplomate sait que l’internationale a déjà inclus ce scénario comme possible [ce que nous ignorons] ou ce n’est qu’une opinion personnelle. Dans les deux cas ce genre de propos à moins de 3 mois de l’échéance électorale peut paraître surprenant venant d’un diplomate d’expérience. Bavure ou propos intentionnel?

 

Haïti – Politique : Yves Christalin refuse d’avaliser l’utilisation du fonds Petrocarib
HAITI LIBRE – 02/09/2010 12:05:13

Haïti - Politique : Yves Christalin refuse d’avaliser l’utilisation du fonds Petrocarib

Yves Christalin ministre des affaires sociales et du travail, candidat officiel sous la bannière « Oganizasyon Lavni » avait fait part la semaine dernière de son intention de remettre sa démission, cela devrait être chose faite dès cette fin de semaine, ce qui qui lui permettra de se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle.

Cette démission intervient alors qu’il s’est brouillé avec ses pairs du gouvernement sur une question de rallonge budgétaire pour financer la construction d’infrastructures routières, refus justifié par le fait que Jacques Gabriel, le Ministre des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC) n’était pas en mesure de dire à quelles compagnies avaient été confiés les différents contrats en vue de construire ces routes. Situation qui s’est tendu un peu plus, après que le ministre des affaires sociales a refusé d’avaliser 107 millions de dollars que le gouvernement souhaitait prélever sur le fonds Petrocaribe, n’ayant pu obtenir des justifications concernant l’utilisation des 197 millions de dollars en fonds d’urgence suite aux ouragans de 2008 et sur les 163 millions décaissé pour la situation post-séisme de janvier dernier, ces deux sommes importantes provenant du fonds Petrocaribe.

 

RADIO METROPOLE / Jeudi, 2 septembre 2010 11:40

CORREH s’apprête à supporter un candidat à la présidence

Le Collectif pour le Renouveau d’Haïti, Correh, qui regroupe des parlementaires en activité ou non, va se positionner par rapport à un candidat à la présidence.

Pour l’heure, le regroupement a les yeux braqués sur plusieurs prétendants, révèle l’ancien député Steven Benoit, membre du directoire de ce regroupement.

L’ancien parlementaire indique de plus, que le regroupement s’apprête à présenter une liste de candidats à la députation et au Sénat de la République.

Les responsables de ce mouvement ont fait remarquer qu’ils ont toujours les mêmes appréhensions concernant le Conseil Electoral Provisoire qu’ils jugent incapable d’organiser de bonnes élections dans le pays.

Rappelons que récemment, cette nouvelle entité, avait présenté un document, susceptible de permettre au pays de prendre un nouveau départ.

 

Haïti – Espagne : Accord de 3,8 millions d’euros pour un nouvel hôpital
HAITI LIBRE – 02/09/2010 11:33:04

Haïti - Espagne : Accord de 3,8 millions d’euros pour un nouvel hôpital

Rafael Blasco, le Ministre espagnol de la Solidarité et Alex Larson, le Ministre haïtien de la santé ont signé un accord d’un montant de 3,8 millions d’euros, dans le cadre des projets de la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) pour la construction d’un nouvel hôpital.

Blasco, accompagné par Juan Fernandez, l’ambassadeur d’Espagne sont venu en Haïti pour témoigner de l’engagement pris par le gouvernement espagnol à participer activement à la reconstruction du pays. Une des priorité est la santé, durant le séisme, 49 hôpitaux et centres de santé ont subi de graves dommages structuraux les empêchant de rendre des services de soins à la population.

Alex Larson a souligné que l’aide de Valence (la troisième ville espagnol en importance) a été rendu possible grâce à l’engagement et à la solidarité des citoyens de cette ville. Avec ces fonds « ce nouvel hôpital offrira des services de : médecine générale, pédiatrie, gynécologie, orthopédie, laboratoire, imagerie diagnostique, et comprendra des zones d’hospitalisation, des salles de chirurgies et l’administration »

L’hôpital permettra de répondre aux besoins de santé de base de la population et améliorera l’accès spécialisée de soins aux enfants et aux femmes enceintes afin de faire face au défi démographique. Le projet de la «Generalitat Valenciana» a été accepté par la CIRH co-présidé par l’ex Président Bill Clintonet le premier mMinistre Jean Max Bellerive.

Selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en Haïti, avant le tremblement de terre, le réseau comprenait 594 centres de santé primaires, 30 hôpitaux et trois centres hospitaliers universitaires. Rappelant qu’avant la destruction d’une partie importante de ce réseau, par le séisme de janvier dernier, Haïti n’était pas en mesure d’assurer les besoins de santé de base de la population.

 

Haïti – Insécurité : 8 nouveaux kidnappings en 7 jours
HAITI LIBRE – 02/09/2010 08:03:28

 Haïti - Insécurité : 8 nouveaux kidnappings en 7 jours

D’après des sources policières, 7 personnes à bord de leur véhicule sont tombées dans une embuscade sur le Pont Blanc, dans la section communale dénommée Morne Pelé dans la nuit de lundi et ont été kidnappées par des bandits armés. Une rançon de 150,000 dollars aurait été réclamée par les ravisseurs pour la libération d’un des otages, un employé de la Banque Centrale (BRH) du Cap-Haïtien. La Minustah a déployées des patrouilles toute la nuit pour tenter de retrouver la trace des victimes ou des ravisseurs sans résultat.

Ronald Chéry, un fonctionnaire américain d’origine haïtienne du ministère de l’intérieur (Homeland Security), a été tué vendredi dernier à Pèlerin, un quartier de Pétion-Ville en tentant d’empêcher l’enlèvement d’une adolescente de sa famille, Nadège Charlot de 16 ans.

Vendredi dernier, vers 22:00, des individus armés se sont introduits dans la résidence d’une famille à Pélerin 8. Ronald Chéry, un fonctionnaire américain d’origine haïtienne du ministère de l’intérieur, a été tué en tentant d’empêcher l’enlèvement d’une adolescente de sa famille, Nadège Charlot 16 ans. La jeune fille kidnappée était jusqu’à hier soir entre les mains de ses ravisseurs, qui exigeaient une rançon de $ 100,000 contre sa libération.

Près de huit mois après la séisme, la criminalité montrent une augmentation des enlèvements par rapport à la même période l’an dernier. La police de l’ONU a documenté 68 enlèvements jusqu’à présent cette année, comparativement à 51 il y a un an (+33%). Même les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles. Rappelons l’enlèvement de deux membres du personnel de Médecins Sans Frontières à Port-au-Prince et d’un ressortissant britannique de la Fondation panaméricaine de développement. « il semble que les objectifs seraient les bonnes ONG » a déclaré Reginald Delva, dirigeant d’un cabinet de conseil en sécurité.

« La majorité des enlèvements se sont concentrés sur des Haïtiens (83%), en particulier ceux qui vivent dans Pèlerin, Thomassin et d’autres zones relativement riches » a déclaré André Leclerc, porte-parole de la police de l’ONU.

Des rumeurs circulent quant à la manipulation des gangs par des mouvances politiques dans le but de recueillir des fonds pour financer des manifestants dans les rues lors des prochaines élections « Je n’ai pas peur des gangs et de l’insécurité » a déclaré Mario Andrésol Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne « Je crains les troubles politiques, tout peut arriver, des émeutes, de grandes manifestations…[…] C’est quand un gouvernement change que les risques augmentent ».

 

Haïti – France : 250 étudiants boursier prêt à partir
HAITI LIBRE – 02/09/2010 07:19:14

Haïti - France : 250 étudiants boursier prêt à partir

Le 27 août 2010, l’Ambassade de France en Haïti a réuni dans le grand amphithéâtre de l’Institution Sainte Rose de Lima, plus de 250 étudiants haïtiens qui bénéficient d’une bourse d’un an en France pour poursuivre leurs études universitaires, au niveau Master et Doctorat.

Lors de cette rencontre, M. Gérard Turmo, conseiller technique pour le Français et la francophonie et par M. Alain Deppe, conseiller technique pour l’enseignement supérieur ont expliqué aux étudiants les conditions de vie et d’études en France, les modalités d’inscriptions dans les universités françaises et celles du voyage vers la France. Les étudiants boursiers ont reçu leur passeport et leur visa, ainsi que les billets d’avion pour leur départ dans les jours prochains.

Cette action est la concrétisation de l’annonce du Président Nicolas Sarkozy, le 17 février dernier, de faciliter la poursuite d’études universitaires en France pour les étudiants haïtiens durement éprouvés par le séisme du 12 janvier. L’université des Antilles et de la Guyane ont consenti l’effort le plus important en accueillant plus de 90 étudiants à elle seule (36%). Les étudiants seront répartis dans 42 universités françaises où ils suivront des cours de maîtrise ou de doctorat dans un large panel de disciplines :

  • Agronomie (19)
  • Anthropologie, ethnologie, sociologie (3)
  • Biologie (6)
  • Chimie (11)
  • Cinéma (1)
  • Communication (2)
  • Droit (10)
  • Economie, gestion, comptabilité (38)
  • Français-FLE (28)
  • Génie (9)
  • Géographie (3)
  • Histoire et Patrimoine (4)
  • Informatique (40)
  • Lettres Modernes (6),
  • Linguistique (8)
  • Mathématiques (41)
  • Philosophie (9)
  • Physique (27)
  • Psychologie (2),
  • Santé (6)
  • Science politique (1)
  • Sciences de l’Education (6)

Parmi ces étudiants, une dizaine de jeunes femmes bénéficieront en outre d’une aide spécifique des Fondations Renault et Elle, d’un montant de 10 000 € qui leur permettra de financer une deuxième année d’études.

C’est la première fois, dans l’histoire de la coopération entre la France et Haïti, qu’un aussi grand nombre d’étudiants, et à ce niveau supérieur de spécialisation, se rendra en France pour poursuivre des études. Ce programme exceptionnel s’inscrit dans une politique générale d’aide à la reconstruction d’Haïti et s’articule avec les programmes de bourses de stage et bourses d’études traditionnellement octroyées par l’Ambassade de France en Haïti. Il est complété par un programme de cours intensifs sur place assurés depuis la mi-juillet par des missions d’enseignement venant de France et par un programme d’enseignement numérique à distance, actuellement en cours d’élaboration avec les partenaires haïtiens, et qui sera opérationnel à la rentrée universitaire.

Cette rencontre était présidée par Mme Florence Pierre-Louis, Directrice de l’enseignement supérieur du ministère de l’éducation nationale et par M. Alain Sauval, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Haïti, s’est déroulée de 9 heures à 14 heures. Ont pris la parole le représentant de l’AUF, M. Jean-Marie Théodat, le Recteur de l’université d’Etat d’Haïti, M. Jean Vernet Henry, le directeur adjoint de l’ESIH, M. Patrick Attié, la présidente de l’université Caraïbes, Mme Jocelyne Lévy Trouillot, le Recteur de l’université Notre-Dame, Mgr. Pierre André Pierre.

 

Le chef de la Police Nationale d’Haïti stigmatise « le mythe du pouvoir et du chef » dans la société haïtienne

Il réagissait pour la première fois à l’arrestation et à la condamnation éclair d’un policier sur ordre du Commissaire du gouvernement

Radio Kiskeya / jeudi 2 septembre 2010

Le Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, a stigmatisé mercredi dans un communiqué une des tares de la société haïtienne qui est « le mythe du pouvoir et du chef », en réaction à l’arrestation jeudi dernier d’un policier affecté au Service de l’Immigration, Wanceau Jules, condamné sur le champ par un juge pour outrage à Magistrat, suite à une altercation du policier avec un membre de la sécurité rapprochée du Commissaire du gouvernement de la capitale, Me Harrycidas Auguste.

Le communiqué, rendu public presque simultanément avec l’arrêt d’élargissement du condamné par la Cour d’Appel, précise que « de janvier 2010 à nos jours, plus d’une vingtaine de cas similaires de policiers emprisonnés sur ordre express de magistrats, au motif d’indélicatesse ou autres envers eux, ont été recensés ».

Mario Andrésol préconise « une reconversion des mentalités pour que les personnes détentrices d’une parcelle de l’autorité de l’Etat ou investies de certains pouvoirs, comprennent qu’elles ne le sont que pour servir et protéger les intérêts de la société ». « Elles doivent exercer les prérogatives de leurs fonctions avec sagesse, humilité, esprit d’équité et simplicité », ajoute-t-il.

Quant aux policiers, il les invite à la retenue, au respect des lois et des règlements qui régissent l’institution. Le numéro 1 de la PNH leur ordonne de plus de faire preuve de fermeté et de professionnalisme dans l’accomplissement de leurs tâches ; de discernement et de courtoisie vis-à-vis des citoyens.

L’arrestation et le jugement éclair du policier avaient provoqué une vague d’indignation dans différents secteurs de la société et au sein de la PNH. Plusieurs dizaines de membres de l’institution policière avaient brièvement fermé lundi dernier la barrière donnant accès au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince où siège le Commissaire du gouvernement.

En conclusion de son communiqué, Mario Andrésol remercie le public pour sa prise de position et sa solidarité envers le policier Wanceau Jules et l’assure que la PNH continuera à le servir et à le protéger sans se décourager.

 

Haïti – Élections : Si Anacacis était président il doterait le pays d’une armée
HAITI LIBRE – 02/09/2010 05:16:25

Haïti - Élections : Si Anacacis était président il doterait le pays d’une armée

Jean Hector Anacacis (Modejha) candidat à la Présidence à déclaré que s’il était élu à la tête du pays, l’une de ses priorités serait de doter le pays d’une force armée. Il justifie ce choix par la nécessité d’établir un climat sécuritaire favorable aux investisseurs. De plus il croit nécessaire de créer une nouvelle agence de renseignement.

Considéré comme un proche du chef de l’État, Anacacis reste toujours très critique vis à vis de l’exécutif. Il avait déjà antérieurement interpelé publiquement le chef de l’État pour qu’il laisse la population élire librement [sans influence] le futur président de manière à éviter que le pays ne sombre dans une crise encore plus profonde. Il avait aussi ouvertement pris position en faveur de la participation de l’organisation politique Fanmi Lavalas aux élections présidentielles. Il tient aujourd’hui a faire savoir clairement qu’il ne partage pas la même vision que celle du chef de l’État.

S’il était à la tête de l’État il a confirmé qu’il maintiendrait la coopération Sud-Sud ainsi qu’avec les pays latino-américain, dans le cadres des accords multilatéraux avec la Caricom et l’Unasur et des relations bilatérales avec les membres qui composent ces organisations ou avec des partenaires privilégié entre autres : Cuba, le Vénézuela, le Brésil, la République Dominicaine. Il s’engage à maintenir les programmes actuel concernant la relance agricole.

 

La Première dame en visite humanitaire en Haïti

TAIWAN INFO / Jeudi 2 septembre 2010
 
La Première dame en visite humanitaire en Haïti

CNA

Chow Mei-ching (1re à d.), l’épouse du président de la République Ma Ying-jeou, a passé deux jours en Haïti en début de semaine. L’occasion de rencontrer les quatre orphelins que le couple présidentiel parraine, ainsi que beaucoup d’autres pris en charge par World Vision Taiwan. Chow Mei-ching a également visité les installations d’une autre organisation non gouvernementale humanitaire, Food for the Poor, et plusieurs camps de sinistrés, avant de se rendre hier en République dominicaine dans le cadre d’une mission humanitaire également.

 

Les Haïtiens commencent à s’entraîner au Brésil

FIFA / Mercredi 1 septembre 2010

 

Les équipes féminine et masculine de football d’Haïti vont commencer à s’entraîner ce mois-ci au Brésil en vue de leurs prochaines échéances internationales après le séisme qui a ravagé le pays en janvier, rapporte mercredi le journal sportif Lance!.

"Il n’y a plus rien. Les écoles et les universités ont été détruites par le tremblement de terre. Il n’y a rien pour s’entraîner ou dormir. C’est pourquoi le Brésil est une bonne occasion pour qu’ils changent de vie", a déclaré au quotidien le président de la Fédération haïtienne, Yves Jean-Bart.

L’ONG Viva Rio, qui met habituellement en place des programmes sociaux dans les favelas, va financer le coût des programmes d’entraînements pour les matches internationaux et une partie des salaires des commissions techniques brésiliennes.

L’équipe féminine se prépare pour le tournoi régional qualificatif pour le Mondial-2011, organisé fin octobre-début novembre au Mexique, alors que l’équipe masculine s’entraînera pour la prochaine Gold Cup, tournoi rassemblant les sélections de la CONCACAF (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes), en juin 2011.

Mercredi, les 23 joueuses de l’équipe féminine haïtienne étaient attendues à Rio. Elles devaient ensuite se rendre en stage à Viçosa (Etat de Minas Gerais, sud-est) pendant trois semaines. Ensuite, elles retourneront à Rio de Janeiro pour y effectuer un autre cycle d’entraînement.

L’arrivée de l’équipe masculine au Brésil est prévue à la mi-septembre.

"Une fois de plus, le Brésil tend la main à Haïti pour assurer aux Haïtiens l’espoir d’une qualification à la Coupe du monde (féminine de 2011) et à celle de 2014 (masculine)", a dit Rubem Cesar, président de l’ONG Viva Rio.

Le violent séisme du 12 janvier a fait plus de 250.000 morts, jeté à la rue près de 1,5 millions d’Haïtiens et causé des dégâts de près de 8 milliards de dollars selon une estimation de par la Banque mondiale.

 

Monographie de la Rand Corporation sur Haïti
La même rengaine de l’agonie de l’agriculture au profit des transnationales et de la panacée des manufactures des vêtements

Par Franck Laraque * / ALTERPRESSE / jeudi 2 septembre 2010

Débat

La Rand Corporation, une institution à but non-lucratif bien connue pour ses analyses dans le domaine politique et économique, vient de publier un important document de plus de deux cents pages sur la crise haïtienne : « Building a more resilient Haitian State » (Construire un Etat Haïtien plus fort). Cette monographie contient, après un constat de la situation d’Haïti aggravée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010, des analyses pertinentes, des recommandations judicieuses et concrètes pour un Etat Haïtien fort, une bonne gouvernance et des réformes financières appropriées mais préconise, à tort, le maintien du néolibéralisme économique qui a dévasté l’économie haïtienne avant le séisme.

Bonne gouvernance, réformes financières par un Etat fort

La réforme des institutions est basée sur Le Programme-Cadre de Réforme de l’Etat. Modernisation Administrative et Décentralisation (République d’Haïti). Des propositions claires et nettes sont énoncées en ce qui a trait à : la justice, la sécurité, la politique, la politique économique, l’habitat, l’infrastructure (les routes, les ports, les aéroports, l’énergie, l’eau, les égouts), l’éducation, la santé, la coopération des donateurs, la priorité des stratégies. Des chapitres entiers leur sont consacrés. En effet le chapitre 2 traite de la gouvernance et de l’administration publique ; les chapitres IV et V de la justice et de la santé ; le chapitre VI de l’environnement favorable à la croissance économique, de l’économie politique et de la fiscalité ; le chap. VII de l’infrastructure ; le chap. VIII de l’éducation ; le chap. IX de la santé ; le chap. X de la coordination avec les donateurs ; le chap. XI des stratégies financières et des préalables politiques.

Maintien du néolibéralisme économique

Le maintien ou renforcement du néolibéralisme est articulé astucieusement comme suit dans le paragraphe « Recommandations » de la page 84 : « … Haiti enjoys highly favorable access to the U.S. market for clothing. Some of Haiti’s best prospects for growth are to attract foreign and domestic investment to the garment industry. Haiti has too many people engaged in agriculture. The country is heavily populated, and more land is cultivated than is ecologically sustainable. In contrast, labor-intensive industries, such as garment manufacturing, provide an attractive source of jobs and income, especially given Haiti’s competitive, low-cost labor force. However, to take advantage of the opportunities in labor-intensive exports, the Haitian government, in conjunction with the international community, should implement the recommendations set forth in this section. » (Haïti jouit d’un accès hautement favorable au marché des vêtements américain. Quelques-unes des meilleures possibilités de croissance économique consistent à susciter l’investissement étranger et local dans l’industrie des vêtements. Trop d’Haïtiens se consacrent à l’agriculture. Le pays est surpeuplé et trop de terres sont cultivées au détriment d’une écologie durable. Par contre, des industries à forte intensité de main-d’ œuvre (ou qui nécessitent l’emploi de beaucoup d’ouvriers), comme la manufacture des vêtements, sont une source intéressante d’emplois et de revenus en raison de la main-d’œuvre bon marché et compétitive qu’offre Haïti. Cependant pour bénéficier pleinement des avantages des exportations utilisant beaucoup d’ouvriers le gouvernement en coopération avec la communauté internationale devrait adopter les recommandations contenues dans cette section.) (Notre traduction). Voilà le bon mot lâché sans fard. Un Etat stable, compétent, efficient au timon d’institutions solidifiées et modernisées par des réformes administratives bien calculées est capable de donner une force nouvelle au néolibéralisme en détresse afin de l’enraciner plus profondément. Mais nous avons ainsi que d’autres critiques fait, dans de nombreux articles, l’historique de ce système fatal imposé en Haïti depuis l’occupation américaine de 1915, revigoré par Nixon, Reagan, Clinton, Bush, la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international avec la collusion des différents gouvernements prédateurs haïtiens. La Rand Corporation vient à la rescousse en répétant la même rengaine de l’agonie de l’agriculture qu’ils ont causée par l’expropriation des terres paysannes au profit des transnationales (Plantation Dauphin, SHADA, La Reynolds, les usines d’assemblage, la dette qui entraîne le règne de la faim et la perte de la souveraineté nationale, les zones franches) et de la panacée des manufactures des vêtements (ou l’industrie textile) et autres investissements du même ordre. En somme, notre seule ressource, vu notre agriculture moribonde, serait notre main-d’œuvre bon marché, notre seul avantage comparatif puisque les E.U. peuvent nous fournir, aux meilleurs prix, tous les produits dont nous avons besoin.

Après la lecture de ce document, on se demande ce qu’il faut en faire. Le rejeter intégralement ou l’accepter absolument. Nous pensons qu’il incombe aux experts haïtiens et aux représentants des associations paysannes et progressistes haïtiennes sur le terrain de choisir les recommandations concernant la bonne gouvernance, les réformes administratives, les différents secteurs analysés, qui sont applicables en Haïti. Mais aussi de rejeter la perpétuation du système économique néolibéral recommandé et d’adopter le concept de la souveraineté alimentaire et de la sécurité alimentaire basé sur un développement communautaire durable accordant la priorité à l’agriculture, à sa modernisation, et à la protection de l’environnement. C’est pourquoi nous ne cessons pas d’insister sur un projet de développement alternatif durable et inclusif élaboré par les associations paysannes et populaires et leurs alliés en vue de « l’insurrection des consciences » et de la mobilisation des masses pour la défense de leurs intérêts.

Le temps du choix d’un développement communautaire alternatif durable

La faillite de la politique néolibérale avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui l’a renforcée et la menace du statu quo par la Commission Intérimaire de la Reconstruction d’Haïti (CIRH) devraient alerter les représentants des mouvements sociaux haïtiens de l’urgente nécessité d’actionner le programme de développement alternatif annoncé. La diaspora n’a le moindre intérêt à appuyer, s’il y a des élections, aucun des candidats, qui sont tous en faveur du même système d’exploitation du peuple, elle a par contre la chance de se mobiliser pour forcer l’adoption d’un développement alternatif articulé et structuré. Cette occasion lui est offerte dans le cas de l’île de la Gonâve que les multinationales et leurs agents entendent convertir en une zone franche pour le tourisme et la sous-traitance malgré la douloureuse expérience des usines d’assemblage, des zones franches dans la plaine de Maribaroux et dans d’autres régions. La priorité de la souveraineté alimentaire qui prend corps dans tous les pays en voie de développement luttant contre la dépendance, et même dans certains secteurs d’Haïti, exige la construction de la Gonâve , dans le cadre d’un développement agricole communautaire, comme un grenier alimentaire pour tout le pays, un centre d’élevage, d’industrie de la pêche, de l’énergie éolienne et solaire, de la préservation de l’écologie et d’une technologie endogène durable , comme à Gaviotas. Gaviotas est une plaine désertique de la Colombie, convertie en un village modèle par et pour les masses, malgré une terrible guerre civile (Alan Weisman, Gaviotas A Village to Reinvent the World .Chelsea Green Publishing, 1998, 1999). Ces modestes réflexions sont soumises pour une construction d’Haïti par nous-mêmes.

* Professeur émérite,City College, New York

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