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13 Sep
Haïti – Reconstruction : Un hôtel de 33 millions de dollars
HAITI LIBRE – 13/09/2010 11:18:24

Haïti - Reconstruction : Un hôtel de 33 millions de dollars
L’entrepreneur argentin Rolando Gonzalez-Bunster, président et CEO de Basic Energy Ltd., ainsi que de nombreuses autres entreprises diversifiées, avec le groupe WIN basé sur Haïti, une des plus grandes entreprises du pays, ont annoncé aujourd’hui un accord pour construire un hôtel de 240 chambres avec des facilitées de conférence à côté de l’aéroport international Toussaint L’Ouverture à Port-au-Prince.

Le début des travaux est prévu vers la fin 2010, et la construction s’étalera sur 18 mois, il s’agira du premier hôtel d’aéroport en Haïti. Ce projet d’un montant de $33 millions sera réalisé sur un terrain de 5,3 acres (2,14 hectares), et sera totalement autonome (centrale électrique sur le site, traitement de l’eau, égouts et installations connexes.

L’hôtel de sept étages est conçu par OBM International, une société qui offre depuis plus de 70 ans des services de designs et de consultation. OBM possède une vaste expérience dans l’industrie hôtelière. L’hôtel sera construit pour répondre ou dépasser toutes les normes sismiques internationales, il comportera des installations de conférences d’une capacité de 400 personnes, des aires de repos, restaurants, bars, salle de gym, piscine, SPA et autres salons dans un aménagement tropical luxuriant et tiendra compte des développements futurs (bureaux et commerces).

« C’est un projet très important à plusieurs niveaux » a déclaré Mme. Youri Mevs de WIN Group « Non seulement il fournira les facilitées nécessaires en matière d’hôtellerie et de conférences, mais il sera générateur de plusieurs centaines d’emplois locaux pendant la construction qui fourniront des revenus pour soutenir de nombreuses familles ».

À propos de Rolando Gonzalez-Bunster
Rolando Gonzalez-Bunster est président et CEO de Basic Energy Ltd, une entreprise d’énergie électrique internationale. M. Gonzalez-Bunster est engagé dans l’agrobusiness diversifié et est actuellement directeur dans plusieurs projets en Argentine, au Paraguay et en République Dominicaine. Il est un associé de la compagnie AquaCube, un fabricant écossais de système de traitement d’eau portatif et d’usines de purification. Gonzalez-Bunster est un des administrateurs du William J. Clinton Foundation et un membre de l’initiative globale de Clinton.

À propos de WIN Group
Basé en Haïti, tenu par la famille Mevs, WIN Group est l’un des plus importants conglomérats des Caraïbes avec des participations dans diverses industries telles que l’entreposage et le stockage, les opérations portuaires et la fabrication d’éthanol. Le groupe WIN exploite entre autre SHODECOSA, le plus grand parc privé industriel et commercial d’Haïti, le terminal Varreux, le plus grand terminal privé d’expédition de fret, et WINECO, la plus grande installation de stockage en vrac liquide.

 
 
HAITI LIBRE – Lundi, 13 septembre 2010 10:44

Préval et Chavannes Jeune discutent du processus électoral

Le chef de l’Etat haïtien René Préval poursuit sa série de rencontre avec les candidats à la présidence. Pour la première fois depuis fin décembre 2009, le président Préval s’est entretenu avec le pasteur Chavannes Jeune. Le refus de pasteur Jeune d’intégrer la plateforme Unité avait scellé le divorce entre les deux hommes.

A l’occasion de ces retrouvailles, le pasteur Jeune a pu faire valoir ses arguments en ce qui a la nécessité de changer les membres de l’organisme électoral. Le chef de file de l’Alliance Chrétienne et Citoyenne pour la Reconstruction d’Haïti (ACCRAH), a assuré q’une modification du CEP n’entraînera pas un report des élections mais permettra de rétablir la confiance entre les acteurs et les conseillers électoraux.

Il préconise un replâtrage du conseil d’administration du CEP par le renvoi de 4 a 5 conseillers. Le président Préval et le pasteur Jeune sont en désaccord sur la crédibilité des conseillers électoraux mais conviennent de la nécessité de poursuivre le processus électoral.

Le chef de l’Etat a souhaité que les candidats ne s’entre-déchirent pas lors de la campagne électorale. De plus, le président Préval aurait promis de réaliser un spot afin de sensibiliser les potentiels électeurs sur l’importance des joutes.

Le président Préval souhaite que la campagne électorale se déroule dans une ambiance de convivialité et de respect entre les candidats. Il envisage également de distribuer des documents relatifs a la modernisation de certaines entreprises dont APN et Téléco.

Toutefois le groupe des candidats voulant éviter un tête à tête avec le chef de l’Etat est passé à 3. Eric Charles (Penh) et Josette Bijou (indépendant) ont décliné l’invitation qui leur a été adressée par SMS.

Ces deux personnalités ainsi que Jean Henry Céant ont estimé qu’il vaudrait mieux que le président Préval organise une rencontre en commun avec tous les candidats. De plus, il font valoir qu’une rencontre autour des grands dossiers de l’Etat aurait plus de signification entre un président élu et un chef d’Etat en fonction.

 
 
Haïti – Politique : Henry Rudolph Boulos accuse le gouvernement
HAITI LIBRE – 13/09/2010 10:05:19

Haïti - Politique : Henry Rudolph Boulos accuse le gouvernement
Lors d’une activité organisée par le Parti Alternatif pour le développement du Nord-Est en vue des prochaines élections, le Sénateur de l’opposition Henry Rudolph Boulos, de retour de l’étranger, a déclaré que c’est « l’incapacité manifeste du gouvernement et le manque de confiance dans les autorités actuelles » qui est responsable du manque de fonds promis par la communauté internationale pour la reconstruction.

Il appelle les organismes internationaux à intégrer les dirigeants locaux pour la reconstruire du pays, précisant que « les dirigeants communautaires et sociaux d’Haïti connaissent les difficultés rencontrées par des milliers d’Haïtiens qui ont perdu le peu qu’ils avaient avant le séisme et qui sont aujourd’hui sans travail » insistant sur la nécessité « de promouvoir des projets qui créent des emplois ».

 
 
 
 
RADIO METROPOLE / Lundi, 13 septembre 2010 09:54

La reconstruction de la capitale est l’une des priorités du président Préval

Le chef de l’Etat haïtien René Préval promet de reconstruire d’importants immeubles en vue de reloger les sinistrés du violent séisme du 12 janvier.

Dans une interview à Xavier Lambrechts (TV5MONDE), Bruno Daroux (RFI) et Jean-Michel Caroit (Le Monde) le président Préval a annoncé que les haïtiens lanceront avec les moyens disponibles la reconstruction de la capitale. La Banque de la République d’Haïti (BRH) annonce des investissements de l’ordre de 200 millions de dollars dans divers projets. Les principaux édifices de l’administration publique haïtienne seront reconstruits au centre ville de Port-au-Prince.

Le décret déclarant d’utilité publique, le principal quartier commercial de Port-au-Prince a été publié le week end écoulé dans le journal officiel Le Moniteur.

Le président Préval fait remarquer que l’Etat n’envisage pas de s’approprier de toutes les propriétés déclarées d’utilité publique. Le gouvernement déterminera les critères que les propriétaires devront respecter dans le cadre d’une reconstruction, insiste t-il.

La première phase du projet de reconstruction de la capitale a débuté au cours de ces dernières semaines.

Il faut construire en hauteur suivant des normes parasismiques a martelé M. Préval qui prévoit pas de déplacer les sinistrés en dehors de la capitale. Rappelant que les sinistrés refusent de se rendre dans des camps d’hébergement loin de la capitale, le président Préval a précisé qu’il encourage le déblaiement des sites afin de favoriser le retour des personnes dans leurs quartiers.

Le gouvernement prévoit de réaliser un premier projet de 3 300 appartements, pouvant accueillir plus de 15 000 déplacés de la région métropolitaine. Le coût du projet est estimé à 100 millions de dollars.

 
 
Haïti – Insécurité : Assassinat de Manouchka Louis Brice
HAITI LIBRE – 13/09/2010 08:31:31

Haïti - Insécurité : Assassinat de Manouchka Louis Brice
Frantz Lerebours, porte-parole de la Police Nationale Haïtienne (PNH) à annoncé que Manouchka Louis Brice, la femme du directeur départemental de l’Ouest de la police nationale (DDO), le commissaire divisionnaire Ralph Stanley Brice, avait été assassiné, sur la route de Frères, par des individus non identifiés, vendredi soir alors qu’elle regagnait son domicile au volant de sa voiture. Gravement blessée la victime a été transporté d’urgence à l’hôpital ou elle a succombé à ses blessures.

Le Porte-parole de la PNH, a déclaré que les enquêteurs de la police scientifique ont procédé jusqu’à tard dans la nuit à des relevés d’indices en vue de conduire l’enquête et de retrouver les meurtriers.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à condamné avec fermeté cet assassinat, déplorant une autre victime de l’insécurité, alors que les actes criminelles ne cessent d’augmenter. La population pour sa part, déplore l’insuffisance de présence policière pour garantir leur sécurité.

 
 

22 étudiants haïtiens accueillis à l’UAG

par J-M.E. et C.E. franceantilles.fr 13.09.2010

Les étudiants haïtiens qui viennent d’intégrer l’UAG auront dix mois pour valider leurs diplômes niveau master. Mais l’université avoue que le bouclage financier sera difficile…

Pas de pays libre et serein sans cadre supérieur. Haïti aura bien besoin de ces 22 jeunes, qui viennent tout juste d’arriver en Martinique pour suivre les cours à l’Université Antilles-Guyane, alors que leur propre système universitaire est à terre.

Samedi matin, ils ont été reçus par le président Pascal Saffache et l’équipe dirigeante de l’UAG.

Après le séisme du 12 janvier dernier, le président de la République française s’était engagé à accueillir des étudiants et une convention a été passée avec l’université haïtienne.

Les 237 étudiants ont été sélectionnés sur leur dossier et sur critères sociaux et ont été répartis dans les différentes universités françaises. L’UAG est la plus engagée, puisque la plupart des facultés accueillent entre un et quatre étudiants, alors que l’UAG ouvre ses portes à 50 d’entre eux, dont 22 qui ont été dirigés vers la Martinique.

Tous ont un niveau master et parmi eux, 5 femmes.

Malgré tous les efforts fournis, toutes les difficultés financières n’ont pas été surmontées pour leur assurer une année tranquille.
" Chaque étudiant coûte environ 800 euros par moi", confie Corinne Mencé-Caster, doyenne de la faculté des Lettres. "Et, concernant le deuxième semestre, nous avons des promesses mais pas d’argent."

Les étudiants sont logés dans un foyer de jeunes travailleurs, mais le transport et les deux repas quotidiens restent problématiques.
Une association a été mise en place au sein de l’UAG pour la bonne conduite de ce projet, baptisée Océan (Objectif Caraïbe EtudiANts). Et elle recherche encore activement des financements…

 
FRANCE 24 – 13/09/2010 / HAÏTI

L’aide de Monsanto aux Haïtiens : un "cadeau empoisonné"

monsanto1.jpg

Photos : Thalles Gomes-Haiti Kreyol.

En juin dernier, la multinationale Monsanto a fait acheminer 478 tonnes de semences de maïs hybride et de légumes potagers sur l’île d’Haïti. Objectif : venir en aide aux paysans sinistrés par le séisme de janvier 2010. Depuis, les associations paysannes se mobilisent contre ce qu’elles considèrent comme un "cadeau empoisonné".

Monsanto est le poids lourd de l’industrie agronomique mondiale. Entreprise de produits chimiques agricoles à l’origine, elle s’est depuis spécialisée dans les biotechnologies végétales et est considérée aujourd’hui comme leader sur le marché des semences génétiquement modifiées.

En juin dernier, plusieurs milliers de paysans haïtiens ont manifesté contre le don de Monsanto, accusant l’entreprise d’exporter une agriculture "toxique" sur l’île. L’entreprise a immédiatement publié un communiqué expliquant qu’il ne s’agissait pas de semences génétiquement modifiées mais de "semences hybrides", c’est-à-dire un croisement entre deux variétés végétales qui présenterait plusieurs avantages (meilleur goût, croissance accélérée). La compagnie a par ailleurs affirmé que la récolte serait d’une quantité supérieure à celles provenant de semences ordinaires.

Ce don avait été décidé en janvier, lors du dernier Forum de Davos, par Hugh Grant et Jerry Steiner, président et vice-président de Monsanto. En mai 2010, 60 tonnes de semences ont été acheminées , le reste sera distribué dans les 12 mois à venir. Au total, prés de 10 000 paysans devraient en bénéficier.

En réalité, les semences ne sont pas offertes mais revendues à bas prix (3kg = 1 dollar) par le Projet américain d’aide au développement "Winner" qui utilise les bénéfices pour acheter des pesticides et des herbicides revendues eux aussi à bas prix, et former les paysans.

Contributeurs

"C’est la souveraineté alimentaire du pays qui est en jeu"

Chavannes Jean-Baptiste est porte-parole de Mouvement paysans papaye.(MPP)

Le MPP ainsi que quatre autres associations paysannes a organisé sa première grande manifestation le 4 juin dernier. Nous avons marché 7 km de Papaye  jusqu’à la place principale d’Hinche (à 128 km de Port-au-Prince), une petite ville du plateau central. Nous étions près de 20 000 personnes à nous être mobilisées contre l’agriculture toxique et les produits chimiques de Monsanto. Nous savons que ces produits vont à l’encontre de la biodiversité et rendent les sols infertiles. C’est un cadeau empoisonné !

"Les semences hybrides ne fonctionnent que pour une récolte"

Le ministre haïtien de l’Agriculture, Joanas Gué, a affirmé que la donation ne contenait pas de semences génétiquement modifiées, mais seulement du maïs dit "hybride". Mais c’est tout aussi grave pour notre agriculture. Monsanto a beau dire le contraire, les semences hybrides ne fonctionnent que pour une récolte, ce qui signifie que les paysans vont devoir racheter d’autres semences la saison prochaine, ainsi que les pesticides et les herbicides qui vont avec.

"Un agriculteur s’est même brûlé la peau car il n’était pas protégé avec des produits chimiques" 

Par ailleurs, les responsables du projet Winner n’ont apporté aucune explication sur les nouvelles techniques qu’ils importent. Ils se sont contentés de distribuer les graines et les paysans, aveuglés par la promesse de meilleurs rendements pour la prochaine récolte, ont accepté. Mais ils ignorent que la saison suivante les rendements diminueront sérieusement. Sans compter qu’ils ne bénéficient d’aucune formation technique. Ils utilisent les produits chimiques sans précaution, un agriculteur s’est même brûlé la peau car il n’était pas protégé.

Avec notre association, nous essayons d’organiser, de former et d’informer le milieu paysan. Nous voulons que les agriculteurs sachent qu’ils peuvent vivre en cultivant des semences locales et par la même, garder leur indépendance vis-à-vis des multinationales.

"Il faut que le gouvernement définisse une politique de développement agricole"

Haïti est un petit pays qui vit de l’agriculture et ce qui est en jeu c’est la souveraineté alimentaire du pays [Droit international selon lequel les États peuvent définir les politiques agricoles les plus adaptées à leur population]. Pour nous protéger, il faut que le gouvernement définisse une politique de développement agricole. Aujourd’hui, environ 4 % à 5 % du budget national est alloué au ministère de l’Agriculture mais en réalité la plupart de ces fonds sont consacrés aux coûts de fonctionnement (salaires des fonctionnaires).

Pour l’instant, les paysans sont livrés à eux-mêmes, sans assistance technique, sans système d’irrigation etc. Depuis le séisme, le gouvernement est encore plus contrôlé par les institutions internationales qu’avant. Mais peut-être aussi que des membres du gouvernement reçoivent des pots-de-vin dans cette coopération avec Monsanto, sinon pourquoi ferment-t-ils les yeux ?" 

La manifestation du 4 juin contre Monsanto

 
La course à la présidentielle la plus chère de l’histoire d’Haïti
HAITI LIBRE – 12/09/2010 12:51:03

Haïti - Élections : La course à la présidentielle la plus chère de l’histoire d’Haïti
Les experts estiment entre 3 et 6 millions de dollars américains les sommes nécessaires [par candidat] pour mener leurs campagnes électorales, un défit qui sera difficile à surmonter pour de nombreux candidats. Les analystes politiques quant à eux, estiment que les budgets pourraient atteindre entre 10 et 20 millions de dollars pour les meilleurs candidats. La course à la présidentielle dans cette perspective, pourrait être la plus couteuse de l’histoire d’Haïti pour les candidats.

Haïti était déjà chère avant le séisme mais alors que la campagne va démarrer tous les prix ont explosé, la demande dépassant l’offre. Selon des experts, les élections présidentielles et législatives pourraient très bien devenir un moteur de relance économique, soulignant que les campagnes des candidats vont générer des dizaines de milliers d’emplois.

« Leslie Voltaire, qui envisage pour sa part d’embaucher 10.000 observateurs (à 20 dollars américain par personne et par jour). Il envisage aussi la location d’un hélicoptère (750 dollars de l’heure) pour se déplacer dans les zones difficiles d’accès. Il estime qu’il lui faudra entre 6 et 8 millions de dollars pour financer sa campagne. Il vient de passer 3 jours en Floride pour tenter de lever des fonds dans la diaspora « c’est coûts sont scandaleux […] heureusement qu’il y a des gens prêts à les subventionner ».

Un budget de campagne pour une visibilité minimale comprenant billboards, publicité dans les journaux locaux (1,000 dollars américains la page couleur, 450 dollars en noir et blanc), diffusions de spots audio de 30 secondes (entre 60 et 100 dollars par diffusion), T-shirts (29 à 35 dollars la douzaine) et posters, représentent déjà un montant d‘1 millions de dollars, hors frais de production, de véhicules, de carburants, de nourriture etc… [pour mémoire lors de la campagne de 2006, René préval avait fait distribuer près de 1,5 millions de T-shirts]

« Les véhicules sont difficiles à trouver en Haïti [essentiellement à cause de la pression excercée par les besoins des humanitaires] les locations, lorsqu’elles sont disponibles, sont passés de 150 dollars américains à 250 dollars par jour » a fait savoir le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur national pour INITE ajoutant qu’il est plus avantageux d’acheter les véhicules pour la campagne que de les louer. Encore faut-il pouvoir le faire lorsque l’on sait qu’un petit véhicule Ford qui se vendait 30,000 dollars américain avant le séisme est introuvable aujourd’hui à moins de 40,000 dollars!

Mais le transport n’est pas le seul coût important, rappelle le Sénateur. Il faut aussi inclure les coûts de la fourniture d’électricité et de la nourriture lors des rassemblements de campagne, « Le peuple a faim, vous ne pouvez pas aujourd’hui, simplement les inviter à venir à une réunion et de ne pas les nourrir […] cela est extrêmement cher ».

Lambert refuse de parler du coût de la campagne d’INITE mais assure que le financement se fera à partir de fonds provenant du secteur privé. Précisant, que lui et d’autres sénateurs, seront attentifs à ce que les fonds des ministères ne soient pas utilisés pour financer des candidats, déplorant cette pratique courante.

Steven Benoit, un ancien député, doute « avec l’absence d’un parlement fonctionnel, il sera difficile de surveiller les dépenses illégales » s’inquiétant des récentes décisions de M. Préval de prélever 100 millions de dollars du fonds PetroCaribe pour les routes et qui pourraient finir dans le financement de ses candidats. « Je suis convaincu que cet argent sera utilisé dans les élections pour acheter des votes ». Il est connu que des agences gouvernementales, dans le passé, ont été utilisées comme « boîtes noires » et ont payé des dépenses de campagne, une pratique interdite et illégale, mais rarement signalées. Étant donné le nombre d’anciens fonctionnaires du gouvernement parmi les candidats on ne sait pas si quelqu’un va recevoir des fonds publics autres que ce que le gouvernement prévoit officiellement.

Le financement des campagnes soulèvent inévitablement une autre préoccupation, l’utilisation des bénéfices de trafic de drogue, des rançons d’enlèvements et d’autres argent mal acquis dans le but de soutenir des candidats,d’acheter des voix ou de financer des désordres sociaux. « Le rôle du crime organisé est un grand sujet de préoccupation, nous craignons que des trafiquants profitent de la campagne pour essayer d’avoir une influence sur des politiciens » a déclaré Mark Schneider, un expert en Haïti a de la « Washington International Crisis Group». En Haïti, les experts internationaux rappellent que les organes électoraux n’ont pas la capacité de contrôler efficacement le financement des campagnes.

Il est à craindre, malheureusement, qu’au delà des qualités des candidats, ce soit le ou la candidate qui disposera du plus de moyens financier qui aura la plus grande chance de l’emporter.

 
 
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