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21 Sep
Bernard Kouchner et Hillary Clinton côte à côte pour Haïti

Bernard Kouchner et Hillary Clinton côte à côte pour Haïti 

Gaétan Mathieu / FRANCE AMERIQUE / 20 septembre 2010

En déplacement à New York avec Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères français, a signé ce lundi un protocole d’accord visant la réhabilitation de l’hôpital universitaire d’Haïti endommagé par le tremblement de terre du 12 janvier dernier. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et Jean Max Bellerive, le Premier ministre haïtien, ont également paraphé le document.

"Docteur Kouchner", comme s’est amusée à l’appeler Hillary Clinton , a réaffirmé l’importance de ces journées de coordination, qui selon lui, font souvent défaut à l’aide humanitaire. "Ils ont besoin de nous à Haïti, et vite. L’argent ne fait pas tout, il faut aussi de l’organisation." a ajouté le ministre francais des  Affaires étrangères. La reconstruction de l’hôpital de Port au Prince, d’un coût global de 50 millions de dollars, sera cofinancé à parts égales par les États-Unis et la France.  Avec un capacité de 500 lits, l’hôpital universitaire de Port au Prince est le plus important du pays. La France a en tout mobilisé 326 millions d’euros pour aider à la reconstruction d’Haiti, frappé par un tremblement de terre le 12 janvier dernier qui avait causé la mort de 200 000 personnes. Bernard Kouchner a d’ailleurs rappelé qu’avec 20 millards d’euros d’aide attribués l’année dernière dns le monde, la France est le deuxième pays le plus donateur pour les causes humanitaires.

Bernard Kouchner rencontrera mercredi 22 septembre le ministre des Affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos pour un débat dont le thème est  " L’Union Européenne et le processus de paix au Proche Orient au Kimmel Center de NYU. Il s’envolera jeudi à Haïti pour deux jours, avant de revenir à New York lundi prochain où il prononcera un discours devant l’Assemblée Générale de L’ONU.

 

Reconstruction de l’hôpital universitaire d’Etat en Haïti

DIPLOMATIE.GOUV.FR / 20-09-10

Ce 20 septembre 2010 à New York, le Premier ministre haïtien, M. Jean Max Bellerive, les ministres des Affaires étrangères américain et français, Mme Hillary Clinton et M. Bernard Kouchner, signent un protocole d’accord portant sur la réhabilitation de l’hôpital universitaire d’Etat d’Haïti, fortement endommagé par le tremblement de terre du 12 janvier dernier.

Cette initiative répond à la demande des autorités haïtiennes alors que les besoins dans le domaine de la santé sont immenses.

Pour la France, elle procède de la mise en œuvre des engagements du président Sarkozy d’aider à la reconstruction d’Haïti. La France a, pour cela, mobilisé 326 millions d’euros.

Avec une capacité de 500 lits, l’hôpital universitaire de Port au Prince est le plus important du pays. Son fonctionnement est une nécessité pour la capitale haïtienne. La coopération à parité entre la France et les Etats-Unis pour réaliser cet objectif sera déterminante.

Elle portera sur une opération d’envergure majeure. Par cette démarche conjointe, la France et les Etats-Unis co-financeront un projet d’un coût global de 50 millions de dollars. Cet effort complètera l’apport de 3,2 millions de dollars fait par le gouvernement haïtien.

L’ambition partagée avec nos partenaires haïtiens est que cette réalisation constitue une référence en matière de formation, par la qualité de sa gestion et des soins qui y seront dispensés.

Cette coopération franco-américaine en faveur de la réhabilitation de l’hôpital universitaire d’Etat de Port au Prince traduit l’esprit de solidarité qui prévaut autour de la reconstruction d’Haïti.

 
Haïti – Reconstruction : Haïti attend beaucoup du sommet «Clinton Global Initiative»
HAITI LIBRE – 20/09/2010 14:07:21

Haïti - Reconstruction : Haïti attend beaucoup du sommet «Clinton Global Initiative»
Selon une étude de la firme de relations publiques Weber Shandwick le «Clinton Global Initiative» qui s’ouvrira demain mardi à New York, a été jugée le sommet le plus populaire par les dirigeants en 2009. Au cours des cinq dernières années, 1,700 engagements pour un montant de 57 milliards de dollars ont amélioré la vie de 220 millions de personnes dans plus de 170 pays affirme le groupe «Clinton Global Initiative».

L’ex président Bill Clinton espère, durant cet événement, mettre à nouveau Haïti sous les feux des projecteurs en tenant une cession spéciale sur le financement de ce pays aux côtés du Président Haïtien René Préval et du Premier ministre Jean-Max Bellerive. Bill Clinton espère pousser les gouvernements à tenir leurs promesses de milliards de dollars dans la reconstruction d’Haïti.

Plus de 1,000 personnes, sont attendu à ce sommet [ou l’on parlera aussi de l’aide Pakistan] dont le Président américain Barack Obama, des chefs d’entreprise, y compris le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, des ONG et des célébrités. Chaque participant pour assurer sa présence doit débourser 20,000 $ et les règles du «Clinton Global Initiative» sont claires tout participant qui ne fait pas ou ne parvient pas à tenir ses engagements n’est plus autorisé à participer à ce sommet.

Clinton souligne que beaucoup d’argent a été promis pour Haïti, mais déplore que peu a été confirmé. Presque tout l’argent reçu l’a été pour la phase d’urgence rappelant que maintenant Haïti entre dans sa phase de reconstruction et que l’argent promis est indispensable. Ajoutant que la vitesse à laquelle la reconstruction se fera dépend dans une large mesure du respects des engagements des bailleurs internationaux.

L’ex-Président a rappelé qu’au début du «Clinton Global Initiative» les sociétés avaient tendances à venir et à faire des chèques aux humanitaires mais qu’aujourd’hui, beaucoup voient leur action philanthropique en termes de possibilités d’investissements. Face à cette nouvelle approche, l’ex-Président Clinton se dit plein d’espoir pour la reconstruction d’Haïti.

 
 
Haïti – Insécurité : Kidnapping, 1 mort, 1 blessé à Morne Calvaire
HAITI LIBRE – 20/09/2010 19:25:32

Haïti - Insécurité : Kidnapping, 1 mort, 1 blessé à Morne Calvaire
Dimanche matin des individus armés ont fait irruption dans la propriété de l’architecte Georges Mangonès dans le quartier de Morne Calvaire dans les hauteurs de Pétion-Ville. Alerté, des voisins sont intervenu pour porter secours à la famille en danger. Cet intervention imprévus a semé la confusion chez les agresseurs, qui échangèrent des tirs avec les voisins.

Un des hommes venu porter secours a été tué, l’architecte a été blessé au pied et les individus se sont enfuit en kidnappant son épouse, qui serait toujours entre les mains des ravisseurs.

Arrivée sur les lieux un peu plus tard, la police n’a pu que constater le drame. L’origine de la mort du voisin est contradictoire, certains témoignages affirment que l’homme a été tué par les ravisseurs, d’autres disent que le voisin aurait été victime par erreur d’une balle tirée par un de ses proches

Les actes de banditisme sont en augmentation ces derniers jours et la zone de Morne Calvaire autrefois épargnée par la violence, est confrontée depuis quelques mois à une vague de banditisme qui oblige les résidents à organiser des milices d’auto-défense.

 
 
Haïti – Élections : L’Office Nationale d’Identification est débordé
HAITI LIBRE – 20/09/2010 07:54:02

Haïti - Élections : L’Office Nationale d’Identification est débordé
Les électeurs qui se sont déplacés après le séisme, de leur zone de résidence habituelle, sont invités à se rendre dans les Centres d’Opérations et de Vérification (COV) afin de confirmer l’endroit où ils iront voter aux prochaines élections. Une démarche qui permet également au Conseil Électoral Provisoire (CEP) d’actualiser sa liste d’électeurs.

Richardson Dumesle, porte-parole du CEP a fait savoir que dans les différentes communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, tous les COV étaient actuellement fonctionnels.
 
Pour sa part, Jean François Alexis, le responsable de communication de l’Office Nationale d’Identification (ONI), a appelé les demandeurs de cartes d’électeur « à collaborer et à se montrer disciplinés pour faciliter le travail des opérateurs » afin de servir le maximum de citoyens qui ont besoin d’une cartes d’identification nationale [qui sert aussi de carte d’électeur] afin pouvoir voter le 28 novembre prochain.

Il aurait lancer un appel à la patience, car ces dernières semaines, les bureaux de l’ONI sont débordés avec des files d’attentes ou des gens attendent des heures et parfois des jours sans être assuré de pouvoir obtenir et repartir avec la précieuse et indispensable carte. Malgré cette forte affluence de demandeurs, l’ONI ne délivre chaque jour qu’un nombre réduit de cartes. Ce qui laisse craindre à certains, que tous les demandeurs n’obtiendront pas satisfaction.

 
 
Des candidats opposés au CEP réintègrent le processus

P-au-P, 20 sept. 2010 [AlterPresse] — La Plate- Forme des Patriotes Haïtiens (PLAPH) revient sur sa décision de boycotter les élections du 28 novembre, en annonçant la participation de ses candidats aux prochaines joutes électorales, dans un communiqué rendu public lundi 20 septembre et dont AlterPresse a pris connaissance.

Il s’agit d’un changement de position en accord avec les candidats du regroupement désireux de réintégrer le processus électoral, selon l’un des dirigeants de la PLAPH, Himler Rébu.

Plusieurs dizaines de candidats de l’Alternative, de Rasanble (Rassembler), de Liberasyon (Libération) et de l’Union des Citoyens Haitiens pour la Démocratie, le Développement et l’Education (UCADDE), quatre formations politiques toujours opposées à l’organisation des élections par l’actuel Conseil Électoral Provisoire (CEP), manifestent également leur désir de rester dans la course électorale avec ou sans l’accord de leurs dirigeants.

Entre-temps, à une semaine de l’ouverture de la campagne électorale, le CEP poursuit les opérations devant aboutir à la formation des bureaux de vote dans les dix départements géographiques du pays.

Ces opérations ont été rendues possibles grâce aux nouveaux fonds dont dispose l’institution électorale. Les Etats-Unis ont en effet honoré leurs engagements en décaissant cinq (5) millions de dollars, la semaine dernière, confirme, dans la presse, le directeur général du CEP, Pierre Louis Aupont.

Quant au Canada, l’Union européenne et d’autres contributeurs internationaux, ils devront débloquer leur aide dans les prochains jours, selon Pierre Louis Aupont.

La gestion des fonds internationaux destinés à l’organisation des élections est confiée à la représentation du Programme des Nations-Unies pour le Developpement (PNUD) en Haiti.

Le budget alloué aux activités du premier tour des élections présidentielles et législatives s’élève à 29 millions de dollars.

Le gouvernement haïtien contribue à hauteur de dix millions.

 
Haïti – Sénégal : D’autres pays d’Afrique pourraient accueillir des étudiants haïtiens
HAITI LIBRE – 20/09/2010 11:29:16

Haïti - Sénégal : D’autres pays d’Afrique pourraient accueillir des étudiants haïtiens
Selon M. Lamine Bâ, ministre-conseiller des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, le retour en Afrique des Haïtiens après le violent séisme qui a frappé leur pays en janvier 2010 est un acte humanitaire et historique. « Au lendemain du séisme en Haïti, le Président de la République Me Abdoulaye Wade a lancé un appel d’une grande portée historique. Il a ainsi tendu la main à tous les Haïtiens qui souhaitent revenir en Afrique. »

« Quand le président Wade leur a rappelé que la terre de leurs ancêtres c’est l’Afrique […] beaucoup [d’haïtiens] ont parlé de retour, mais personne n’a offert cette possibilité de revenir. Il n’y a que le président Wade qui l’a fait […] les haïtiens ont compris qu’ils pouvaient retourner chez eux. Des milliers de personnes ont manifesté le désir de venir au Sénégal. Il nous appartient à nous de matérialiser cette idée. Une commission nationale pour l’accueil des Haïtiens qui le souhaitent a ainsi été mise en place. Le Sénégal est un pays qui n’a pas de gros moyens, mais nous avons du cœur ».

Revenant sur les étudiants haïtiens boursiers qui arriveront au Sénégal le 10 octobre prochain, le ministre a précisé « nous avons recueilli 2,058 dossiers d’étudiants, et avons présélectionné 350 étudiants en mesure de suivre les cours dans nos universités. Nous avons finalement retenu 160 étudiants qui seront accueillis dans les universités du Sénégal au cours de l’année académique » La plupart des étudiants veulent faire des études en agronomie, Haïti est un pays agricole, d’autres souhaitent s’inscrire en médecine, parce qu’ils estiment qu’il y a beaucoup à faire dans la santé en Haïti. « Les 1,898 dossiers d’étudiants haïtiens qui n’ont pas trouvé de place dans nos universités « seront transmis aux autres pays d’Afrique ».

Des voix s’élèvent dans la population critiquant le gouvernement Sénégalais qui devrait d’abord penser aux Sénégalais en détresse avant de tendre la main à d’autres. En réponse, le ministre à déclaré « On pense au quotidien de nos compatriotes qui sont dans des situations difficiles, l’État s’occupe des Sénégalais qui sont en situation de détresse, mais cela n’empêche pas l’État du Sénégal d’exercer ses missions internationales […] Les missions régaliennes d’un État dépassent les frontières nationales ».

 
 
Haïti – Économie : Investissements entre 10 et 25 millions dans le textile
HAITI LIBRE – 20/09/2010 18:55:17

Haïti - Économie : Investissements entre 10 et 25 millions dans le textile
La division financement et développement de la Banque Mondiale (BM), des représentants du gouvernement d’Haïti et des États-Unis ont signé un accord aujourd’hui avec la «Sae-A Trading Company Limited», un important groupe industriel textile (producteur et exportateur) de la Corée du Sud. Cet accord vise à développer un nouveau parc industriel et l’exploitation d’une manufacture de vêtements en Haïti.

La compagnie Sae-A Trading Company Limited était déjà venue en mission exploratoire en novembre 2009 avec 4 autres compagnies et avait manifesté son intention d’investir dans une manufacture en Haïti. Aujourd’hui, la compagnie Sud Coréenne concrétise son projet qui devrait générer près de 10,000 emplois en Haïti.

Un porte-parole de l’International Finance Corporation (IFC) du groupe de la Banque Mondiale estime que le coût de ce projet pourrait se situer entre 10 et 25 millions de dollars, selon les besoins en infrastructures, en plus du fonds de roulement.

Ces nouvelles installations manufacturières seront situées, soit juste au nord de la capitale haïtienne [probablement Corail], ou sur la Côte Nord du pays, la localisation finale reste à déterminer avec les partenaires. Le projet inclus le développement des infrastructures routières et autres, ainsi que l’accès à l’énergie et à la logistique.

Après la signature d’une manufacture textile dans la 6 ème section de montagne Lavoute, commune de Jacmel de plusieurs millions de dollars, les investissements de la République Dominicaine (Groupe M), Haïti s’engage avec ce nouveau partenaire économique, fermement dans la reconstruction de ses infrastructures industriels dans le secteur du textile. Les organisations multilatérales et les groupes d’aide internationale ont l’espoir de dynamiser avec ces investissements le secteur du vêtements en Haïti, qui représentait 75 % des recettes d’exportation et employait plus de 25.000 travailleurs avant le séisme.

 

Haiti oubliée ?

 Par Wooldy Edson Louidor

Bogota, 20 sept. 2010 [AlterPresse] — Les projecteurs braqués sur Haiti durant les 3 premiers mois postérieurs au terrible séisme du 12 janvier tendent à s’éteindre. Les médias internationaux parlent de moins en moins du pays meurtri et des citoyens-nes de plusieurs nations, notamment en Amérique Latine, se posent la question : est-ce qu’on oublie Haïti ?

Le cas de la Colombie

Plus qu’une question, il s’agit d’un constat dans le cas de la Colombie. Les deux principales chaînes de télévision du pays, CARACOL et RCN, qui avaient dépêché leurs équipes en Haïti pour couvrir pendant tout le mois de janvier 2010 la situation post-séisme, ne font maintenant référence que rarement à la république caraïbéenne encore en détresse.

Pourtant, l’intérêt des Colombiens-nes pour Haïti n’est pas moindre aujourd’hui que pendant la période postérieure au tremblement de terre, lorsque dans presque toutes les villes du pays sud-américain la Croix-Rouge Colombienne recueillait des aides et de l’argent à envoyer aux sinistrés haïtiens. Les exemples de ce regain d’intérêt ne manquent pas.

À travers des émissions radiophoniques et des programmes de télévision il arrive souvent que des auditeurs et téléspectateurs colombiens s’enquièrent de l’actuelle situation humanitaire d’Haïti. Des mairies colombiennes réalisent des campagnes de levée de fonds pour la construction d’écoles et d’autres types d’aides à Haïti.

Tout Haïtien vivant en Colombie a été, au moins une fois, la cible de ces questions posées par des Colombiens désireux d’aider Haïti : « Comment va la situation dans ton pays, après le tremblement de terre ? C’est qu’on n’entend plus parler d’Haïti dans les médias… » Ou encore : « On voudrait bien continuer à aider les sinistrés, mais on ne sait pas comment ; qu’est-ce qui s’est passé avec la première aide d’urgence qui a été envoyée en Haïti ? On n’en a reçu aucune information. »

À qui demander des comptes ?

Voilà la question ! À qui demander des informations sur l’utilisation des fonds et d’autres aides humanitaires reçus pour Haïti ?

Les autorités haïtiennes se plaignent de ce que les Ongs se sont accaparées de ces fonds sans même daigner rendre compte de leur utilisation à l’État haïtien.

Les Ongs répondent que les fonds levés étaient destinés à satisfaire des nécessités urgentes qui sont bien précises et clairement identifiées et ciblées.

Entre-temps, des organisations locales et même les autorités haïtiennes dénoncent l’apparent manque de transparence des Ongs qui peinent encore, plus de huit mois après le séisme, à justifier les milliards de dollars américains qu’elles disent avoir dépensés en faveur des personnes sinistrées.

Par ailleurs, les personnes sinistrées expriment leur insatisfaction et leur colère grandissante contre les Ongs dans les camps, selon des témoignages concordants. Le communiqué de presse du Service Jésuite aux Réfugiés (SJR), publié à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Aide humanitaire, le 19 août dernier, abonde en ce sens.

Depuis plus de deux mois, plusieurs groupes de déplacés protestent également de plus en plus à Port-au-Prince contre les autorités haïtiennes en vue d’exiger la protection de leurs droits fondamentaux, dont celui à un logement digne et sécuritaire.

Haïti pourra-t-elle se refaire une place dans l’agenda des médias et de l’opinion publique internationale ?

Les opinions divergent : pour certains, Haïti posséderait la vertu d’ « adoucir même les cœurs les plus durs ». Selon ce courant d’opinion, tout le monde voudrait se solidariser avec « le pays le plus pauvre de l’hémisphère ». Il suffit de citer le nom d’ « Haïti » dans une campagne de « levée de fonds » (fundraising) pour voir affluer des élans de solidarité comme des ruisseaux généreux, alors que c’est tout à fait différent pour d’autres pays tels que le Pakistan, l’Afghanistan…

Ce manque d’intérêt des médias et de l’opinion publique internationale envers Haïti serait passager et se terminerait du moment où les spécialistes de l’humanitaire et de l’aide internationale redéployeraient l’offensive, avec le lourd arsenal des médias et des stars internationales, estiment certains.

Pour d’autres, les priorités de « l’international » semblent se trouver ailleurs : là où la furie de la nature continue à frapper à coup de « tremblements de terre », d’ « inondations », d’ « éruptions volcaniques »….

Les maux sont de plus en plus légion dans le monde, et les mots tels que « solidarité », « fraternité » et « charité » ne tardent jamais à venir à tout bout de champ sur toutes les lèvres « pures et impures » pour prêcher l’évangile de la « solidarité internationale » avec les pays « victimes ».

Le momentum de l’urgence, qui a porté le monde entier à voler au secours d’Haïti pour panser les plaies de ce pays grièvement blessé par le séisme du 12 janvier dernier, est passé. La page d’Haïti est définitivement tournée.

Plus de huit mois après le tremblement de terre, on dirait que « le soleil retourne à son horizon » en Haïti, mais cette fois-ci : l’horizon devient plus sombre. La situation humanitaire s’est aggravée : l’insécurité alimentaire menace environ 2 million d’Haïtiens, le nombre de sans sans-abris s´élève à plus de 1.3 million et les besoins en services sociaux tels que l’éducation, la santé et l’eau potable sont plus criants.

Les propriétaires des terrains sur lesquels les déplacés se sont installés depuis la tragédie procèdent à des expulsions violentes dans plusieurs camps, dont celui d’Automeca situé sur la Route de l’Aéroport. Les déplacés sont doublement victimes : de la violence de la nature et des propriétaires.

Les priorités du « national » semblent être branchées ailleurs : beaucoup plus sur l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010 que sur l’actuelle situation humanitaire de la population sinistrée.

À chacun selon son métier : la politique aux politiciens et l’humanitaire aux Ongs. Et ceci, sous l’œil complaisant des organisations internationales (OI), telles que l’Organisation des Nations Unies (Onu) et l’Organisation des États Américains (Oea). Et la population haïtienne se sent victime d’un jeu de dupes entre les autorités haïtiennes, les Ong et les organisations internationales.

 
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