MERCREDI 06 OCTOBRE 2010

6 Oct

Haïti – Reconstruction : 777 millions de dollars pour 18 nouveaux projets
HAITI LIBRE – 06/10/2010 18:38:45

Haïti - Reconstruction : 777 millions de dollars pour 18 nouveaux projetsLa Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), co-présidée par le Premier ministre Jean-Max Bellerive et le président Bill Clinton, ont réaffirmé aujourd’hui ses objectifs et ses priorités pour la reconstruction d’Haïti et annoncé une nouvelle série de projets lors de cette troisième réunion du Conseil, qui s’est tenue par téléconférence à partir de Port-au-Prince.
Le Conseil de la CIRH a approuvé ce mercredi 6 octobre, 18 nouveaux projets, pour un montant total de 777 millions de dollars, [bien que certains projet puissent être modifiés en fonction des commentaires du conseil d’administration] Cela porte à 49 le nombre total de projets approuvés à ce jour. [tous n’étant pas financé ou partiellement financé]. Le Conseil de la CIRH a également rendu compte des progrès réalisés sur plusieurs des projets approuvés lors de sa dernière réunion du 17 août.
« Je suis très confiant en ce qui concerne le soutien indéfectible et l’engagement de la communauté internationale à la reconstruction d’Haïti », a déclaré Jean-Max Bellerive, le Premier ministre d’Haïti et co-président de la CIRH. « La réunion du Conseil a confirmé aujourd’hui la précieuse collaboration entre tous les acteurs impliqués dans le processus, et je suis fier de la contribution de nos homologues haïtiens à notre travail »
Pour sa part, l’ex Président Bill Clinton a déclaré « Aujourd’hui, notre Commission a approuvé 18 projets évalués à 777 millions de dollars qui, entre autres, permettront d’accorder des subventions scolaires à 250,000 enfants, des subventions pour la construction de 5,000 maisons, des services de soutien psychologique et juridique, des services médicaux pour 50.000 femmes et filles. Une fois entièrement financé et mis en œuvre, les projets approuvés aujourd’hui devraient permettre d’améliorer la vie de plus d’un million de personnes en Haïti ».
«Nouveaux projets» approuvés par le Conseil de la CIRH lors de la réunion d’aujourd’hui :
– 474 millions de dollars pour le secteur de l’éducation sera financé par la Banque interaméricaine de développement (BID). Ce projet permettra à 250,000 enfants de bénéficier d’aides financières scolaire, chaque année, pour les 4 prochaines années.
[NdHL – Ce projet avait été annoncé le 17 août (hors CIRH). La BID a déjà versée un montant initial de 50 millions de dollars ce montant. Ce projet sera financé par moitié par des ressources de la BID et l’autre moitié par d’autres donateurs]
http://www.haitilibre.com/article-959-haiti-education-500-millions-de-dollars-pour-le-systeme-educatif.html
– 100 millions de dollars de la BID appuieront le développement des petites et moyennes entreprises en fournissant des services de développement aux entreprises et des crédits d’investissement.
[NdHL – Ce projet d’un montant inférieur figurait dans la liste des projets du 17 août – sous le titre Finance et Investissement – et semble avoir révisé à la hausse. Charles Castel, Gouverneur de la banque centrale, Jean-Max Bellerive, le Premier ministre et Ronald Baudin le ministre des Finances ont déclaré au début de ce mois « On espère que le fonds de crédit de garantie partielle et de développement industriel, pourrait dans un premier temps garantir 140 millions de dollars en prêts, et éventuellement plus par la suite ». Une annonce simultané de la BID aujourd’hui porte sur un fond de 20 millions de dollars aux entreprises].
http://www.haitilibre.com/article-1360-haiti-economie-20-millions-de-dollars-pour-les-entreprises.html
http://www.haitilibre.com/article-1345-haiti-economie-relance-du-credit-en-haiti.html
– 10 millions de dollars de l’UNICEF [nouveau projet en apparence] pour soutenir le gouvernement haïtien et la société civile dans la lutte contre la violence fondée sur le sexe.
– 25 millions de dollars à partir de l’UNICEF pour soutenir un plan pour évaluer l’état des installations scolaires améliorer des infrastructures de l’éducation; déblayer les débris des sites scolaires; construire 200 classes semi-permanente et 10 écoles pilotes primaire.
[NdHL – 100 de ces classes étaient déjà construite pour la rentrée scolaire, le reste est en cours de construction.]
http://www.haitilibre.com/article-1214-haiti-reconstruction-l-unicef-construit-200-ecoles.html
– Le groupe américain « Partners in Health » confirme que le projet de construction d’un hôpital Universitaire à Mirebalais d’un montant de 15 Millions est actuellement financé à hauteur de 11.8 millions. Soit 1.8 millions de plus que ce qui était déjà financé lors la dernière réunion de la CIRH. La pose de la première pierre a eu lieu en septembre.
[NdHL – Ce projet figurant le 17 août sous le titre « Construction d’un centre national de référence santé à Mirebalais» a fait l’objet d’une confirmation d’intention le 10 septembre dernier et est aujourd’hui confirmé par le Conseil de la CIRH]
http://www.haitilibre.com/article-1162-haiti-sante-construction-d-un-hopital-de-15-millions-de-dollars.html
– Signature d’un protocole d’entente par la France, les États-Unis et Haïti pour le co-financement du projet de reconstruction de l’Hôpital Universitaire d’État d’Haïti (HUEH). Ce protocole d’entente comblait le déficit de financement de 35 millions de dollars présenté lors de son approbation le 17 août dernier sous le titre « Reconstruction de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) à Port-au-Prince»
[NdHL – Le montant initial de ce projet, lors de la réunion du 17 août était de 40 millions et a donc subit une augmentation significative de 12 millions de dollars. L’entente tripartite a été signée à New York Le 20 septembre 2010.]
http://www.haitilibre.com/article-1236-haiti-reconstruction-reunion-speciale-de-la-cirh-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-1230-haiti-reconstruction-50-millions-pour-l-hopital-universitaire-d-etat-d-haiti.html
– Approbation du financement du projet d’enlèvement des débris de l’ONU à Port-au-Prince par le Fonds pour le rétablissement Haïti (HRF) sur Septembre 24. Le projet est maintenant prêt pour la mise en œuvre.
[NdHL – Ce projet sous le titre « L’enlèvement des débris » évalué à 17 millions sur 12 mois et approuvé le 17 août dernier ne disposait d’aucun financement, comme la plupart des projet de l’ONU à ce moment là. Le projet est donc maintenant financé et prêt à être mis en œuvre].
http://www.haitilibre.com/article-998-haiti-cirh-l-onu-n-a-pas-les-fonds-pour-ses-220-millions-de-projets.html

 

9 mois après le séisme, la situation est toujours la même
HAITI LIBRE – 06/10/2010 12:40:32

Haïti - Reconstruction : 9 mois après le séisme, la situation est toujours la même9 mois après le séisme, « Sur les deux millions de personnes affectées par le tremblement de terre, 1,3 million sont toujours déplacées dans 1,354 camps de fortune dans le pays », indique le bureau régional panaméricain de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans son rapport publié mardi. 21 organisations internationales sont présentes sur 266 sites afin de couvrir les besoins de santé de ces populations
Environ 600,000 personnes ont migré de la zone du séisme et vivent en province dans des familles d’accueil. Les agences de l’ONU, les autorités et les organisations non gouvernementales (ONG) ont à ce jour construit 15,981 abris de transition pouvant accueillir près de 80,000 personnes.
Le bureau régional panaméricain de l’Organisation mondiale de la santé se dit « vigilante » sur les risques d’une seconde crise humanitaire qui pourrait survenir à cause des inondations ou d’un ouragan.
D’après ce rapport, les principaux défis de ces prochains mois seront le déblaiement, la sécurité, la reconstruction et le retour des déplacés dans des logements. Le déroulement pacifique de l’élection présidentielle à la fin du mois de novembre est crucial pour le pays, conclut le rapport.

 

Haïti – Économie : 20 millions de dollars pour les entreprises
HAITI LIBRE – 06/10/2010 11:04:57

Haïti - Économie : 20 millions de dollars pour les entreprisesLa Banque interaméricaine de développement annonce une subvention de 20 millions de dollars pour aider Haïti à établir un fonds de garanties partielles de crédit pour faciliter la restructuration des prêts des affaires touchées par le séisme de janvier.
Le programme qui sera mis en place par le Fonds de développement industriel de la Banque de la République d’Haïti, permettra aux banques et aux coopératives de crédit de restructurer les prêts. Il permettra aussi de financer les entreprises commercialement viables qui ont souffert de pertes ou dommages à cause du séisme et qui sont aujourd’hui dans la difficulté d’honorer leurs emprunts.
Certaines estimations chiffrent les prêts en difficulté à cause du séisme à des centaines de millions de dollars. En aidant à la restructuration de ces prêts, la Banque centrale haïtienne préviendra des liquidations d´emprunteurs dont les affaires sont viables, réduira le coût financier des pertes pour les prêteurs et accompagnera la reprise économique du pays.
Sous ce programme, les entités commerciales prêteuses demanderont des garanties partielles de crédit au Fonds pour le développement industriel pour des prêts éligibles. Le programme se centrera initialement sur les prêts de moins d’1 million de dollars, dans le but d’aider à la reprise du financement des petites et moyennes entreprises.
Ce projet rejoint la stratégie de la BID pour promouvoir l’investissement dans le secteur privé et la création d’emplois en Haïti grâce à l’extension de l’accès au crédit. À travers un programme lancé par le Fonds Multilatéral d’Investissement, la BID est déjà en train d’aider les institutions haïtiennes de la micro-finance à faire face aux portefeuilles non remboursés ou en difficultés de remboursement. La Corporation d’investissement Interaméricaine (CII) de la BID travaille quand à elle à l’établissement d’un fonds de financement social destiné aux PME.
La BID a destiné 10 millions de dollars pour Haïti en subventions, lesquelles cherchent à aider à reconstruire les infrastructures de base (telles que le système routier ou électrique) ainsi qu’à reconstruire et étendre les zones industrielles. De plus la BID conseille actuellement le gouvernement haïtien sur l´amélioration des conditions pour les entreprises et accompagne ses efforts pour attirer des IDE dans le secteur de l’industrie de transformation, l’agriculture ou encore le tourisme.
Tout au long de la préparation de ce programme de garanties partielles de crédit, la BID a travaillé main dans la main avec les autorités haïtiennes ainsi qu’avec des responsables de la Banque Mondiale et le département du trésor des Etats-Unis. Le Fonds pour la reconstruction d´Haïti contribue à hauteur de 12,5 millions d´USD pour ce programme. La Banque Mondiale le fait à hauteur de 2,5 millions.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 6 octobre 2010 09:19

La quasi-totalité des candidats de l’Alternative participeront aux élections

66 candidats de le Plateforme Alternative ont décidé d’ignorer le mot d’ordre de boycott du directoire de ce regroupement de l’opposition.
Le directoire de l’Alternative, composé des dirigeants de la Fusion, de l’OPL et KID, maintiennent leur mot d’ordre de boycott en raison du manque de crédibilité des conseillers électoraux. Seuls 15 candidats, dont des membres du directoire de l’Alternative, Anick François Joseph, Andrice Riché et Serge Gilles, entendent respecter le mot d’ordre.
Face au refus du directoire, les candidats ont mis en place un bureau de coordination, chargé d’assurer la réalisation des différentes étapes du processus.
L’ex député de la 45 eme et de la 46 eme législature, Gary Guiteau, coordonnateur du Bureau, révèle que les multiples rencontres avec le directoire de l’Alternative n’ont pas permis d’harmoniser les points de vue. Il soutient que les candidats veulent prendre part aux joutes parce qu’ils sont en mesure de remporter les élections dans leurs régions.
Les candidats de l’Alternative sont pratiquement livrés à eux-mêmes. Le député Guiteau espère qu’il y aura avant la publication des résultats une entente entre les candidats et le directoire.
Toutefois les candidats de l’Alternative promettent de poursuivre la lutte afin de rendre le processus électoral plus crédible. Les élections sont un passage obligé, martèle M. Guiteau pour qui l’élection d’un parlement légitime est une condition du développement économique d’Haïti.
Interrogé sur le retard de ces candidats dans la course électorale, Gary Guyteau révèle que certains candidats avaient déjà lancé leur campagne.

 

Haïti -Élections : Jacques Edouard Alexis très agressif, mais…
HAITI LIBRE – 06/10/2010 10:50:21

Haïti -Élections : Jacques Edouard Alexis très agressif, mais...À l’occasion de l’inauguration du siège de son équipe de campagne à Port-au-Prince lundi dernier, Jacques Edouard Alexis, candidat à la présidence sous la bannière du parti Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), au côté de son épouse Mme Fédérika Alexis et devant un parterre de partisans acquis à sa cause, composé d’une majorité de jeune, Alexis à tenu a préciser en insistant fermement qu’il n’avait plus aucun rapport avec le Président Préval.
Il a poursuivi cette inauguration par une virulente attaque en règle contre le chef de l’Etat, « les candidats du pouvoir en place » et le « petit groupe » qu’il dit être derrière eux et dont le mobile n’est autre que de garder le pouvoir, ce qui a provoqué des ovations de ses partisans. L’ancien premier ministre s’est engagé à lutter contre ce « petit groupe » qui cherche à tout accaparer, tout en reconnaissant que les choses ne seront pas faciles. Il a parlé de manœuvres et révélé que le pouvoir en place était en train de distribuer des armes à feu à ses partisans à l’approche des élections du 28 novembre, enflammant son auditoire.
Des affirmations qui reviennent à chaque élection sans jamais e précision, de quelles armes parlent-on? distribuées à qui? et dans quel but? Des propos qui visent à alimenter les rumeurs dans une situation sociale pourtant déjà assez déjà explosive. SI dans ce discours Jacques Edouard Alexis, a voulu projeter l’image d’un leader déterminé, prêt à combattre les magouilles du pouvoir avec fermeté, son approche et sa position seront difficile à tenir au cours de sa campagne. Il est compréhensible que sa candidature, remise en question en dernière minute au sein d’INITÉ au profit de Jude Célestin, alimente sa frustration et son désir de revanche contre René Préval et ses candidats, jugeant sans aucun doute son rejet comme une trahison inacceptable.
Toutefois, attaquer l’équipe dont il faisait partie encore début Août risque plus de lui nuire que de l’aider car n’en doutons pas, certains candidats-cibles de sa vindicte, n’hésiteront pas à rappeler à M. Alexis que s’il avait été le choix d’INITE, il aurait trouvé normal ce qu’il reproche aujourd’hui. Ne plus avoir de contact avec René Préval, n’efface pas pour autant le passé.
Souhaitons que M. Alexis fasse campagne sur ses capacités, ses compétences, ses idées, ses solutions pour reconstruire le pays et qu’il ne gaspille pas son énergie en de vaines batailles ou l’issue de la victoire risque de ne pas être à son avantage.
Evoquant la rentrée scolaire, qui coïncide «par hasard» avec l’ouverture de son siège de campagne M. Alexis s’est engagé à doubler le budget de l’éducation s’il accède à la présidence. Une promesse que n’importe quel candidat aurait pu faire sans craindre l’échec puisque la Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé le mardi 17 août 2010 qu’elle entendait recueillir 500 millions de dollars afin de développer le système éducatif en Haïti, ce qui même sur 5 ans, fera plus que doubler le budget de l’éducation sans qu’aucun des candidats n’en est le mérite.
http://www.haitilibre.com/article-959-haiti-education-500-millions-de-dollars-pour-le-systeme-educatif.html
Une chose semble acquise, le candidat Jacques Edouard Alexis entend parler fort dans cette campagne, espérons que ce soit pour défendre les intérêts du peuple haïtien et qu’il laissera de côté les luttes fratricides, fussent-elles politiques.
La victoire appartient au peuple et se gagne dans les urnes.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 6 octobre 2010 08:58

Fin du parcours de l’équipe Préval – Alexis

L’ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis prend ses distances vis-à-vis du président René Préval et des membres du regroupement Unité. Deux fois Premier Ministre de René Préval, le candidat du MPH affiche ouvertement son opposition au chef de l’Etat.
M. Alexis qui n’avait pas reçu l’investiture de la plateforme présidentielle règle aujourd’hui ses comptes avec ses anciens collègues.  » Je suis reconnaissant envers Samir Moura (chef de file du MPH) qui m’a accueilli lorsque les dirigeants de l’Unité ont tenté d’empêcher ma candidature « , a martelé M. Alexis sous les applaudissements des militants venus assister à l’inauguration de son bureau politique.
Pour éviter toute mésinterprétation M. Alexis assure qu’aujourd’hui il n’a aucun contact avec le gouvernement.  » Je n’ai aucun rapport ni de près ni de loin avec le président Préval », a insisté M. Alexis qui dénonce une volonté du chef de l’Etat de conserver le pouvoir.
Comme pour expier ses anciennes déclarations M. Alexis précise qu’il n’est pas de connivence avec l’équipe au pouvoir qu’il accuse de clan. L’ex Premier ministre dénonce des complots du gouvernement visant à réaliser des fraudes lors des joutes du 28 novembre. Il accuse le gouvernement de distribuer des armes à feu dans certaines régions dans le cadre des préparatifs à de vastes fraudes électorales.
Alexis invite ses partisans à lutter pour que le pays ne sombre pas à nouveau dans la violence. Tout en lançant des flèches en direction du candidat de l’Unité, M. Alexis soutient que la nation a besoin d’un homme de courage et d’expérience.
Il se dit également favorable à l’élaboration d’un plan de retrait des troupes onusiennes en Haïti.

 

Haïti – Éducation : Lancement de la nouvelle campagne d’alphabétisation
HAITI LIBRE – 06/10/2010 13:09:38

Haïti - Éducation : Lancement de la nouvelle campagne d'alphabétisationLe Gouvernement haïtien a lancé sa nouvelle campagne d’alphabétisation dans les départements du Nord, Nord-Est, Ouest, Sud et Sud-Est avec le soutien de Cuba et du Vénézuela.
Compte-tenu des moyens important mis en œuvre, les autorités s’attendent à ce que 240,000 personnes dans ces provinces profitent de ce programme, qui implique 150 superviseurs, 1,000 animateurs et 15 personnels techniques de soutien.
À cette fin, 9,000 centres ont été installé dans les territoires concernés pour mettre en œuvre cet important programme qui se poursuivra durant les 22 prochains mois. En plus du personnel éducatif, Cuba fournira les outils pédagogiques audiovisuels et le Vénézuela assurera le financement.
Depuis le début de ce programme en Haïti, il y a dix ans, les enseignants ont appris à lire et à écrire à plus de 160,000 personnes.

 

Oxfam accuse les politiques commerciales de l’internationale
HAITI LIBRE – 06/10/2010 09:25:06

Haïti - Agriculture : Oxfam accuse les politiques commerciales de l’internationaleL’organisation internationale Oxfam a publié son rapport « Planter Maintenant : Défis et opportunités pour la reconstruction d’Haïti » . L’agronome Philippe Mathieu, directeur d’Oxfam Haïti, a plaidé pour un abandon par les pays donateurs de leur politique commerciale qui consiste à subventionner certains produits de consommation dont le riz et pour l’élimination des barrières à l’exportation des produits haïtiens.
« Il faut que la communauté internationale abandonne ses politiques commerciales contradictoires afin de supporter la croissance de l’économie rurale, déjà très fragile dans le pays » a indiqué le directeur d’Oxfam Haïti. Citant en l’exemple le riz subventionné en provenance des États-Unis alors que, dans le même temps, le gouvernement américain investit dans le développement  de la production agricole nationale en Haïti. 
Dans son rapport, Oxfam précise que « l’exonération des taxes sur les produits haïtiens qui entrent sur le marché américain serait l’une des mesures pouvant aider à lutter efficacement contre la pauvreté en Haïti ». OXFAM demande également aux pays donateurs de financer le plan agricole du gouvernement haïtien estimé à 772 millions de dollars.
Philippe Mathieu précise que la communauté internationale, n’a encore manifesté à ce jour, aucun intérêt à supporter ce plan d’agriculture qui consiste à mettre l’emphase sur l’amélioration des infrastructures, l’augmentation de la production et l’amélioration de l’accès aux services en milieu rural. Il rappelle que le séisme de janvier dernier a affecté gravement le secteur de la production agricole en Haïti, ce qui affecte plus de 60% de la population qui, déjà avant le séisme, souffrait d’une production alimentaire insuffisante.

 

Haiti-Production caféière : Un cas d’ineptie administrative

Par Marc Léo Laroche * / ALTERPRESSE / mercredi 6 octobre 2010

Débat

Récemment, dans un article paru dans Le Nouvelliste [1], j’ai eu à faire mention de la condition difficile de la paysannerie haïtienne à travers l’histoire, en raison de son continuel abandon par les pouvoirs publics. Les répercussions désastreuses de ce retrait politique sur la condition paysanne peuvent être attestées par tous les marqueurs sociaux de la précarité caractérisant le mode de vie rural.

En raison du rôle important qu’a joué le café dans l’évolution du pays en général et dans celle de la paysannerie en particulier, il n’est pas inopportun d’observer le comportement singulier des pouvoirs publics en regard du processus laborieux de cette production.

Comme indiqué antérieurement dans le texte déjà signalé, c’est, d’une certaine manière, la production caféière qui a sonné le glas de la production sucrière, dans la mesure où cette denrée, cultivée partout dans l’arrière-pays depuis le XVIIIe siècle, a monopolisé les bras que requéraient, au début du XIXe siècle, les installations sucrières héritées de la période coloniale. On connait la cause de cette situation : au lendemain de la libération des esclaves, les nouveaux libres n’avaient rien de plus urgent que de fuir les plantations agro-industrielles des plaines où sévissait la rigueur du caporalisme agraire qui leur rappelait le régime esclavagiste. De sorte que, dès cette époque, le café qui commande, comme production, moins d’investissement de temps de travail que les autres types de production, a été leur culture de prédilection dans les mornes, avant de ravir la première place comme ressource d’exportation. Par la suite, malgré la volonté de rentabiliser certaines industries antérieurement prépondérantes comme le sucre, l’indigo, le coton etc. les tentatives de l’État, à cet égard, n’ont pas été couronnées de succès.

C’est ainsi que le café allait devenir, pendant une période de 150 ans environ, la colonne vertébrale économique du pays. De la fin du XIXe siècle au premier quart du XXe siècle, Haïti a exporté une moyenne annuelle approximative de 32millions de kg de café. À compter du premier quart du XXe siècle jusqu’au milieu des années soixante, la moyenne annuelle a connu une baisse de 6 millions de kg environ passant à 26millions 5 ; cette chute s’est accélérée, tombant à 16 millions de kg, à compter du dernier tiers du XXe siècle. Pourtant, cette donnée moyenne ne rend pas justice de la réelle situation au cours des dernières années, car elle cache une baisse tendancielle qui s’est affirmée de plus en plus, puisque la production moyenne par année, de 1990 à l’an 2000 concernant les onze années impliquées, s’est affaissée à 984mille kg.

L’explication de cette situation dépend de plusieurs facteurs dont les principaux sont, d’une part, le désabusement des paysans-producteurs en raison de la chute des prix de la ressource sur le marché international. Moyennant quoi, les plantations de caféiers se voyaient, peu à peu remplacer, dans certaines régions, par des productions plus rentables. D’autre part, le recul de la ressource sur le marché de l’exportation en raison du délabrement des plantations dû à leur vieillissement et à l’érosion quand ce n’est pas certaines maladies propres aux arbres fruitiers. Enfin une troisième explication de la situation réside dans les nouvelles dispositions prises eu égard à la commercialisation du produit. En effet, il semble qu’une partie du café destiné à l’exportation ait pris, depuis quelques années, les chemins de la République Dominicaine sans que la transaction ait été préalablement enregistrée et donc, sans aucun bénéfice fiscal pour le pays. On se rend compte à quel point la situation actuelle laisse place à l’organisation et à la réglementation et combien l’inertie étatique s’avère éloquente !

Devant une telle situation et à cause de la place occupée par la ressource dans la balance des paiements du pays, depuis très longtemps, le tintement d’une sonnette d’alarme aurait dû se faire entendre aux oreilles du pouvoir. En effet, en dépit de la faiblesse de la production haïtienne de cette ressource, on peut imaginer que tout État se trouvant dans les mêmes situations se serait doté d’un centre de recherches sur le café permettant de maîtriser les facteurs susceptibles d’influencer sa production et d’augmenter son attrait sur le marché international.

Un tel centre se serait préoccupé de connaître le climat qui convient le mieux au développement de la ressource, la qualité des sols qui se prêtent davantage à cette culture, les causes de la destruction de certaines caféières (ancienneté, appauvrissement du sol, ravages d’insectes etc.) les espèces les plus appropriées aux latitudes, aux niches écologiques et aux conditionnement des sols et, bien entendu, les moyens agronomiques ( physiques, chimiques, biologiques y compris les travaux agricoles) que requiert le dynamisme des exploitations caféières en vue d’une performance optimale.

En conséquence, des solutions appropriées auraient pu être prises comme la chasse aux insectes ravageurs, la régénération des plantations, la fertilisation des sols etc. Mais, les pouvoirs publics n’ont jamais cherché à savoir les causes de la détérioration de la production pas plus qu’ils n’ont contribué, d’une quelconque façon, à des solutions circonstancielles. Ils sont heureux d’avoir les devises que procure le commerce du café sans jamais apporter d’aide aux paysans, qu’elle soit technique, scientifique, fiscale ou autre.

Il en est de même de l’aspect marketing du produit. Cela suppose, pour commencer, une réglementation relative au traitement de la production vouée au marché international et, bien entendu, un contrôle de la qualité qui se doit d’être contraignant pour l’intégrité du produit. Or, il semble que beaucoup de livraisons sur le marché international laissaient à désirer en regard de plusieurs dimensions de la qualité, même si les Haïtiens se targuent, depuis toujours, de produire le meilleur café du monde. Le mythe a la vie dure même après le déclassement du café haïtien, auprès de plusieurs officines d’importation. Il serait intéressant de savoir si l’Institut national du café haïtien (INCAH) est perméable à ces préoccupations et a déjà pris les mesures de redressement nécessaires.

Bien que le prix du café sur le marché international soit une donnée importante. En regard, toutefois, de notre réflexion sur le sujet, cette préoccupation est plutôt mineure. De toute manière, étant donné la faiblesse de la production haïtienne, c’est un secteur sur lequel les pouvoirs publics n’ont aucun contrôle. D’ailleurs, même le processus de la production et du traitement du produit sur lequel ils devraient avoir prise, leur a toujours échappé, soit en raison de leur indifférence à l’égard des paysans-producteurs, soit plus probablement, par ineptie administrative. De sorte que, de tout temps, la production caféière, principal facteur de l’entrée des devises au pays, a été régie par la force d’inertie.

Qu’aujourd’hui, certains secteurs paysans veuillent prendre la situation en main en s’organisant en coopérative de production ou de toute autre manière, pour remonter le courant, voilà qui devrait susciter l’encouragement, voire l’aide des pouvoirs publics. Pourtant, en dépit d’une orientation que salue le bon sens, il n’est pas sûr qu’elle soit toujours partagée au niveau où se prennent les décisions de manière à susciter l’aiguillon administratif nécessaire. L’indifférence à l’égard de la paysannerie est tellement forte qu’on oublie aisément qu’elle est un des principaux moteurs de l’évolution du pays, ne serait-ce que par son rôle d’approvisionnement alimentaire des villes. De sorte que toute politique dont elle pourrait être la cible spécifique est considérée a priori comme une perte de temps.

* Sociologue …………………..

www.cramoel.blogspot.com

[1] Marc-Léo Laroche : La paysannerie haïtienne : produit imprévisible d’un militarisme agraire, Le Nouvelliste, 18.08.10

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