VENDREDI – SAMEDI 08, 09 OCTOBRE 2010

9 Oct

 

Haïti – Politique : Leslie Voltaire rencontre le Ministre de l’Économie dominicaine
HAITI LIBRE – 08/10/2010 14:28:41

Haïti - Politique : Leslie Voltaire rencontre le Ministre de l'Économie dominicaineTemistocles Montas, le Ministre de l’Économie dominicaine a confirmé avoir rencontré dans son bureau au Palais Nationale le candidat à la présidentielle en Haïti Leslie Voltaire. « Pour nous, la présence de M. Voltaire est très importante, parce que le gouvernement de la République dominicaine a un intérêt spécial dans la promotion et le développement des relations avec le pays frère et que la tenue des prochaines élections est une bonne occasion de renforcer nos liens, de promouvoir nos relations bilatérales et d’entendre le point de vue des candidats sur les problèmes d’Haïti et la façon dont ils envisagent de traiter ces problèmes ».
Leslie Voltaire a également rencontré le Conseil National de l’Entreprise Privée (CONEP), et a exprimé au Ministre Montas toute sa gratitude « pour le peuple dominicain, le gouvernement dominicain et le secteur privé, et en particulier le Président Leonel Fernandez pour sa solidarité avec Haïti depuis la catastrophe de janvier dernier. » Il estime que cette tragédie a encore renforcé la coopération entre les deux pays, précisant « que la stabilité d’Haïti dépend de la création d’emplois et des investissements futurs ».
Le candidat a rappelé que 54 pays ont promis de verser plus de dix milliards de dollars sur dix ans pour la reconstruction d’Haïti et a encouragé les employeurs dominicains, haïtiens, canadiens, brésiliens et américains à rencontrer les entreprises haïtiennes afin de reconstruire ensemble Haïti « parce que seul, nous ne le pouvons pas ». Leslie Voltaire, croit que l’amélioration du niveau de vie des haïtiens, implique un changement social et économique dans le niveau de vie des Dominicains.

 

Haïti – Élections : Yves Cristalin reçoit le soutien de Fanmi Lavalas
HAITI LIBRE – 08/10/2010 10:14:24

Haïti - Élections : Yves Cristalin reçoit le soutien de Fanmi LavalasLa cellule de réflexion de l’Organisation Politique Fanmi Lavalas a décidé d’appuyer la candidature à la présidence d’Yves Cristalin du Parti « Oganizasyon Lavni » (LAVNI)
Sony Orélien, l’un des responsables de la cellule de réflexion de Fanmi Lavalas a affirmé que « M. Cristalin est un vrai fils de Fanmi Lavalas et qu’il signé la charte de l’organisation politique du Président en exil, Jean Bertrand Aristide ». Il rappelle «qu’Yves Cristalin est un administrateur qui a fait ses preuves dans l’administration publique ».
Il appelle tous les lavalassiens à s’unir pour barrer la route à tout ceux qui veulent faire disparaitre l’Organisation Fanmi Lavalas « Nous venons de passer 7 ans hors du pouvoir et si nous ne nous entendons pas dans le respect mutuel nous allons disparaitre comme le veulent les auteurs et supporteurs du coup d’État du 29 février 2004 ». Il lance une mise en garde à tous ceux qui auraient l’intention de détourner le vote populaire, rappelant que « Fanmi Lavalas saura défendre ses voix ».

 

Haïti – Élections : Divergences au sein de la Plateforme «Alternative»
HAITI LIBRE – 08/10/2010 09:33:38

Haïti - Élections : Divergences au sein de la Plateforme «Alternative»Alors que la plateforme Alternative est toujours en faveur du boycott pacifique des prochaines élections, près de 70 candidats inscrits sous la bannière de cette plateforme, ont décidé, contre la position du directoire, de mettre sur pied une direction nationale de campagne conduite par Gary Guiteau, l’ancien député de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL).
Selon M. Guiteau « Cette décision est motivée, entre autres, par le désir des candidats de faire l’équilibre au parlement » rappelant que les candidats de l’OPL, KID et Fusion qui composent l’Alternative, ont toujours manifestés leur opposition chaque fois que des débats parlementaires s’alignaient «B>unilatéralement sur les positions du gouvernement. « Ce sont ces même citoyens et citoyennes qui veulent aujourd’hui retourner au Parlement pour continuer de défendre les intérêts des haïtiens ». L’ancien député à cru bon de préciser que les candidats de cette direction nationale de campagne « conservaient de bonnes relations avec la Plateforme Alternative ».
Pour Victor Benoit, membre du conseil exécutif de l’Alternative, « la nouvelle  structure dont parle Garry Guiteau n’existe pas au sein de la Plateforme politique […] et n’a aucune valeur réelle pour cette institution ». Il rappelle que seuls les membres du comité exécutif de l’Alternative: Rosny Smart, Edgard Leblanc Fils, Victor Benoit, Serge Gilles et Evans Paul, sont autorisés à engager la Plateforme dans un quelconque processus politique ». Il a confirmé que l’Alternative maintenait sa position de boycott pacifique pour les élections annoncées « un scrutin qui ne sera en rien démocratiques, inclusif et crédible » selon lui.
À voir ce qui sépare la position des hauts cadres de la Plateforme et Cette «direction nationale de campagne» sans aucune légitimité au sein d’Alternative, les « bonnes relations » entre ces 75 candidats et la Plateforme risquent d’être éphémères.

 

La plainte déposée contre le ministre Lescouflair pour viol est « classée sans suite »

P-au-P, 8 octobre 2010 [AlterPresse] — La plainte pour viol et pédophilie déposée contre le ministre de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, a été « classé sans suite », informe son avocat Samuel Madistin.

Evans Lescouflair a été entendu jeudi 7 octobre au Parquet de Port-au-Prince par le commissaire du gouvernement Harricydas Auguste.

Le ministre faisait l’objet d’une plainte déposée contre lui par Willio Dor, un ex-employé du Centre d’Appui à la Jeunesse (CDAJ), dirigé par Lescouflair.

Dans un entretien à AlterPresse, Samuel Madistin explique que, compte tenu des pièces présentées, le commissaire de gouvernement a conclu qu’il s’agissait « d’une plainte fantaisiste ». C’est pourquoi le dossier a été « classé sans suite ».

Le dossier de Willio Dor reposait sur un certificat médical attestant le viol, 8 mois après la date à laquelle il aurait été commis.

Madistin indique qu’une plainte a été déposée contre Dor pour « dénonciation calomnieuse » et il risquerait une peine de 3 mois à 1 an d’emprisonnement.

La plainte cible également le médecin de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), Jorden Saint-Baptiste, qui a signé le certificat médical.

Saint-Baptiste devrait être poursuivi pour « faux en écriture publique ». Il s’agit d’un crime puni de 3 à 15 ans de prison avec suspension d’exercice de sa profession.

« C’est un fonctionnaire de l’Etat qui a fait une légèreté et qui a commis un crime », soutient Madistin.

Toutefois Willio Dor peut toujours saisir le Cabinet d’Instruction directement s’il juge son dossier assez solide, indique t-il.

 

Haïti – USA : Des membres du congrès critiquent l’exclusion des partis en Haïti
HAITI LIBRE – 09/10/2010 13:43:15

Haïti - USA : Des membres du congrès critiquent l’exclusion des partis en HaïtiLa «Congresswoman» Maxine Waters (Californie), a envoyé le 7 octobre 2010, une lettre à Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat Américain, lettre signée par 44 membres du congrès américain.
Nous vous écrivons pour exprimer nos préoccupations concernant les élections présidentielles et parlementaires du 28 Novembre en Haïti. Nous croyons qu’il est impératif que ces élections soient libres, équitables et inclusives pour aboutir à un gouvernement qui soit légitime et perçu comme légitime […] À l’heure actuelle, en Haïti le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a décidé d’exclure plus d’une douzaine de partis politiques aux élections, y compris Fanmi Lavalas, le plus grand parti politique. Ces exclusions sont une atteinte au droit de vote des haïtiens et la capacité du gouvernement de gouverner. En novembre dernier, le CEP, qui a été nommé par un processus non reconnu dans la Constitution d’Haïti, a exclus 14 partis des élections législatives, prévu initialement pour février 2010, sans fournir par écrit, une explication complète. Bien que ces élections ont été ajournées et reportées pour au 28 Novembre, le CEP a refusé de revenir sur la déchéance du droit, ce qui a été largement condamnées par la société civile et les partis travers tout le spectre politique en Haïti. […] Le prochain gouvernement d’Haïti sera appelé à prendre des décisions difficiles dans le processus de reconstruction qui auront un impact durable sur la société haïtienne, comme la réforme agraire et la répartition des projets de reconstruction des zones urbaines et rurales. L’attribution de ces décisions par un gouvernement perçu comme illégitime est une recette pour un désastre. Le prochain gouvernement d’Haïti aura également de demander à ses citoyens de faire des sacrifices, comme la perte des terres par expropriation, ou de prendre des risques, tels que déménager dans un camp de déplacés. Les citoyens ne sont pas susceptibles de se sacrifier pour un gouvernement […] qui a obtenu le pouvoir par des moyens malhonnêtes. […] des élections exclusive, avec le soutien de la communauté internationale, laissera de nombreux Haïtiens conclure qu’ils n’ont pas le choix, mais protesteront contre les élections et le gouvernement […] Ces perturbations menacent de limiter sérieusement la capacité du nouveau gouvernement à gouverner, et mettront en péril les investissements futurs des États-Unis dans la reconstruction d’Haïti […] Nous vous demandons de faire une déclaration claire que les élections doivent inclure tous les partis politiques admissibles l’accès au vote pour tous les Haïtiens, y compris les personnes déplacées. Le gouvernement des États-Unis devrait aussi affirmer sans équivoque qu’il ne fournira pas de financement pour les élections qui ne respectent pas ces normes minimales, des conditions démocratiques fondamentales.
« Evidemment, que nous voulons des élections libres, justes et démocratiques en Haïti et nous allons examiner ces allégations » a déclaré à la presse Mark Toner porte-parole du département d’Etat suite à ce courrier et « je suis sûr que nous réagirons de manière appropriée ».
Edmond Mulet, le chef de la mission de l’ONU en Haïti, a déclaré la semaine dernière qu’il croyait que les conditions étaient réunies pour le pays pour tenir avec succès, des élections crédibles. Il a dit que plus de 4 millions d’électeurs étaient inscrits, 66 partis politiques participent et 19 candidats à la présidentielle font campagne. Précisant qu’en dépit de « l’exclusion explicite du parti Fanmi Lavalas » les élections incluent des candidats partisans de ce parti interdit, restant persuadé que personne ne prendra le risque d’être responsable de l’arrêt de ce processus électoral aujourd’hui.
Membres du congrès appuyant cette lettre :
Maxine Waters; Donald Payne; William Delahunt; Barbara Lee; Debbie Wasserman Schultz; Alcee L. Hastings; Charles B. Rangel; Jan Schakowsky; Dennis Kucinich; Hank Johnson; Jim McDermott; Yvette D. Clarke; John W. Olver; Keith Ellison; Sam Farr; Donna M. Christensen; Raúl Grijalva; Michael Honda; Betty McCollum; Laura Richardson; Alan Grayson; Chellie Pingree; Eleanor Holmes Norton; Danny K. Davis; Sheila Jackson Lee; Elijah Cummings; Carolyn Cheeks Kilpatrick; Lynn Woolsey; Chaka Fattah; Fortney « Pete » Stark; Al Green; Stephen Lynch; Donna F. Edwards; John Lewis; Bob Filner; Diane Watson; Bennie G. Thompson; Tammy Baldwin; John Garamendi; Bobby L. Rush; Jesse L. Jackson Jr.; Bart Gordon; Melvin L. Watt; Corrine Brown; Lucille Roybal-Allard.

 

Une cinquantaine de congressmen américains exigent des élections inclusives en Haïti

Maxine Waters en tête, ces parlementaires écrivent à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour demander que Washington retire sa contribution financière au scrutin de novembre si une quinzaine de partis, dont Fanmi Lavalas, ne réintègrent pas le processus électoral après en avoir été écartés ; l’administration Obama promet d’examiner le dossier

Radio Kiskeya / vendredi 8 octobre 2010

45 congressmen américains ayant à leur tête la représentante démocrate de la Californie, Maxine Waters, ont exprimé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton leurs appréhensions sur le déroulement des prochaines présidentielles et législatives en Haïti, démarche à laquelle l’administration Obama a promis vendredi de réagir, selon la presse américaine.

Dénonçant l’exclusion du processus électoral d’une quinzaine de partis politiques, dont Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, les parlementaires ont envoyé jeudi une lettre à Mme Clinton pour demander au gouvernement américain d’affirmer de manière non équivoque son « refus de financer des élections qui ne respectent pas les principes démocratiques de base ».

Le Conseil électoral provisoire a « décidé d’exclure du scrutin des candidats de quatorze partis, dont Fanmi Lavalas », écrivent les signataires de la lettre qui réclament leur réadmission dans la course.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le porte-parole du Département d’Etat, Mark Toner, a pour sa part indiqué que les services de Hillary Clinton étaient touchés de cette initiative et des accusations contenues dans la missive.

« Nous allons les vérifier et nous promettons d’y répondre », a affirmé Toner avant d’ajouter « évidemment, nous voulons que les élections se réalisent en Haïti de manière libre, juste, démocratique et transparente. Nous examinerons ces accusations et nous répondrons de façon appropriée ».

Les congressmen soulignent qu’en dépit des graves problèmes auxquels Haïti est confrontée depuis le violent séisme l’ayant ravagée le 12 janvier, la communauté internationale ne peut permettre que se tiennent des élections inéquitables qui causeront des préjudices au processus de reconstruction.

« Les élections doivent aider à rétablir une législature effective, la reddition de comptes pour les énormes dépenses effectuées et la résolution des conflits sociaux actuels en Haïti de manière pacifique et démocratique », concluent les initiateurs de cette démarche.

Parmi les parlementaires américains qui se montrent préoccupés par l’orientation du processus électoral en Haïti, l’on retiendra le nom de Maxine Waters, très proche de l’ancien Président Aristide et de son parti.

Les Etats-Unis figurent parmi les principaux bailleurs de fonds qui se sont engagés à financer les élections présidentielles et législatives fixées 28 novembre et dont le budget d’environ 29 millions de dollars est désormais disponible quasiment à cent pour cent.

 

Haïti: la république des ONG

Jocelyn Coulon / CYBERPRESSE.CA / 08-10-10

La reconstruction est mal partie. La mise en... (PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

La reconstruction est mal partie. La mise en oeuvre des projets est lente, plus d’un million de sinistrés vivent toujours dans le dénuement complet.

PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Au moment où l’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean s’apprête à assumer ses responsabilités d’envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti, le représentant de l’ONU sur place lance un cri d’alarme. Ce pays est devenu une république aux mains des ONG et les choses stagnent dans ce pays, dit-il. Il faut tout revoir.

Edmund Mulet, le représentant spécial de l’ONU en Haïti et chef de la MINUSTAH, est d’un naturel calme et posé. Il a traversé de rudes épreuves comme opposant au Guatemala où il a été emprisonné. Négociateur impliqué dans les processus de paix en Amérique centrale, il sert l’ONU depuis une décennie. Il y représente la quintessence de son corps diplomatique. Au cours des dernières années, j’ai eu la chance de le rencontrer et de discuter longuement avec lui. Jamais un mot plus haut que l’autre. Sur Haïti, visiblement, il est exaspéré. Il ne mâche pas ses mots.

Dans un entretien accordé à l’agence Reuters la semaine dernière, M. Mulet regrette que les milliards de dollars investis en Haïti depuis longtemps n’aient eu «?aucun impact sur l’État de droit?». «?Cela doit changer?», insiste-t-il. Il reconnaît que la communauté internationale, inquiète des risques de corruption et d’instabilité politique, est responsable d’avoir affaibli le gouvernement haïtien et d’avoir fait du pays une «?république des ONG?» en créant des «?structures parallèles dans l’éducation, la santé et toutes sortes de secteurs que les Haïtiens eux-mêmes devraient assumer?». Pour le diplomate, «?nous devons changer notre manière de travailler en Haïti?» et «?oeuvrer avec le gouvernement et les institutions en place.?»

L’attaque est frontale. Est-elle justifiée?? Edmond Mulet est un témoin privilégié et crédible. Il était déjà en Haïti comme représentant spécial de l’ONU entre 2006 et 2007, avant les ravages du tremblement de terre, avant que l’industrie des bonnes causes ne s’installe pour apporter le bien. Il constate, et ce qu’il voit ne lui plaît pas. Il reprend, à sa manière, l’adage voulant que l’enfer soit pavé de bonnes intentions. Les Haïtiens sont exclus, ils n’ont pas voix au chapitre. Les quelque 10 000 ONG présentes en Haïti et les représentants des organisations internationales et des gouvernements étrangers font la pluie et le beau temps. Ils ont créé un état de dépendance envers l’aide étrangère qui favorise l’irresponsabilité et l’inertie. La reconstruction est mal partie, elle risque de dérailler. La mise en oeuvre des projets est lente, plus d’un million de sinistrés vivent toujours dans le dénuement, et la campagne électorale apporte chaque jour son lot de frustration.

Les interventions internationales en Haïti depuis 1990 ont souvent fait l’objet de critiques sévères. Ainsi, en 2003, une évaluation de l’ACDI sur l’intervention canadienne dans ce pays entre 1994 et 2002 afin de former la police nationale et de moderniser les institutions judiciaires et politiques a conclu à l’inefficacité de plusieurs programmes d’aide en Haïti. En particulier, les résultats obtenus après quelque 60 millions de dollars d’investissement dans l’aide à la gouvernance et au développement de la démocratie ont fortement déçu.

Edmond Mulet serine un air déjà connu. Sa dénonciation de la république des ONG est sans doute sévère, car, après tout, ces dernières font un travail nécessaire dans un pays où 30?% des fonctionnaires et des cadres étatiques ont péri dans le tremblement de terre de janvier dernier. Pourtant, nous aurions tort d’ignorer son constat. Le contexte est aujourd’hui différent d’il y a une décennie. La volonté internationale et l’aide financière sont présentes afin, non de tout changer, mais d’offrir un espoir aux Haïtiens. Quelque 10 milliards de dollars ont été promis pour la reconstruction, et un ancien président américain porte le flambeau de cet effort. Cela ne se représentera pas. D’où la nécessité de bien écouter Edmond Mulet et de réfléchir sérieusement à l’avenir de Haïti, avec les Haïtiens.

 

Haïti – Économie : Le FMI se félicite !
HAITI LIBRE – 08/10/2010 11:23:38

Haïti - Économie : Le FMI se félicite !Au cours d’une rencontre avec des représentants de la société civile dans le cadre de l’assemblée annuelle du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn, le Directeur Général du FMI, a salué hier le redémarrage « timide » de l’économie d’Haïti.
La situation économique post-séisme était « terrible », l’économie tout entière était bloquée à cause de « l’incapacité de la banque centrale à offrir des services aussi simples que fournir des billets de banque » a-t-il rappelé. « il nous a fallu rebâtir la capacité de l’économie à tourner, et cela s’est fait assez rapidement, ce qui a permis un lent redémarrage », s’est félicité M. Strauss-Kahn.
« Nous avons fait tout ce que nous pouvions faire, en annulant la dette de 268 millions de dollars d’Haïti ». Il a rappelé qu’effacer la dette d’un pays n’était pas une tâche facile pour une institution comme le FMI, « car l’argent prêté à Haïti provient des états membres » et qu’il fallait obtenir leurs accords pour procéder à cette annulation.


« Beaucoup a été fait, probablement pas assez » a ajouté le directeur du FMI, rappelant qu’après cette annulation de dette, son institution avait accordé un nouveau prêt de 60 millions de dollars à la Banque Centrale d’Haïti sur trois ans. Prêt destiné à servir de fonds de réserve pour la stabilisation de la monnaie locale et éviter une dévaluation source d’inflation.
Soyons sans inquiétude pour le FMI, Haïti n’ayant plus de dette, le Fonds va pouvoir de nouveau endetter le pays progressivement [même si c’est aux meilleurs taux, un prêt reste une dette]. L’emprise [et l’ingérence économique] du FMI dans les pays en voie de développement n’est plus a démontrer, le cercle vicieux de la dépendance économique avec cette institution est l’un des plus difficile à rompre.

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