MERCREDI 20 OCTOBRE 2010

20 Oct

RADIO METROPOLE / Mercredi, 20 octobre 2010 10:10

Myrlande Manigat marquera une rupture d’avec le gouvernement Préval

La candidate à la présidence du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, promet une rupture d’avec la politique du gouvernement Préval. L’ex sénatrice envisage une modification du plan de reconstruction, le retrait de la Minustah et la dissolution du CNE.
Intervenant à l’émission  » Face au public  » de Télé Métropole, Mme Manigat a critiqué le plan de reconstruction à ses yeux trop émotionnel. Rejetant la formule celui qui paie commande, la secrétaire générale du RDNP préconise une attitude basée sur le sérieux, la compétence et la préservation de la dignité nationale.
Cependant elle met en garde contre toute confrontation avec la communauté internationale. Dans ce contexte Myrlande Manigat entend négocier le retrait progressif des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
Tout en rappelant que la présence de ces soldats étrangers est anormale, la candidate précise qu’un retrait trop rapide peut déboucher sur un chaos.
Interrogé sur le fonctionnement du Centre National des équipements (CNE) Myrlande Manigat a déploré l’instrumentalisation de cette entreprise publique. Elle envisage de dissoudre le CNE qui fonctionne comme un état dans l’état.
Considérant le CNE comme une duplication des TPTC, Mme Manigat croit qu’il faut transférer les matériels au ministère des travaux publics.
Un audit du CNE et de plusieurs organismes de l’Etat devra être réalisé par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Adminstratif (CSCCA). Un renforcement du CSCCA est un préalable à la clarification des finances publiques insiste Mme Manigat.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 20 octobre 2010 09:52

Francesco Gosseti boucle sa mission en Haïti

Convalescent après une crise cardiaque Francesco Gossetti en poste depuis 4 ans devra dans les prochains jours être transféré vers une autre représentation de l’Union Européenne. Le diplomate qui s’est attaché au pays se dit triste à l’idée de partir. En larme il s’est dit peiné d’abandonner ce pays confronté à d’énormes difficultés depuis le violent séisme du 12 janvier.
Dans sa dernière interview sur radio Métropole avant son départ, M. Gosseti a tout de même salué des progrès accomplis dans le cadre de la coopération de l’Union Européenne. Connu pour son franc parler le diplomate a une nouvelle fois exhorté les autorités haïtiennes à œuvrer dans le cadre de la bonne gouvernance politique, sociale et économique. Il préconise également l’implication des élites haïtiennes dans la vie politique.
Le chef de la représentation de l’UE à Port-au-Prince soutient que la communauté internationale ne doit pas réaliser des projets pour les haïtiens mais privilégier l’appui budgétaire.  » Nous ne devons pas remplacer le gouvernement et la société insiste t-il.
Interrogé sur le fonctionnement des ONG, M. Gosseti déplore que ces grandes organisations ne réalisent que de petits projets. Les ONG sont souvent dans la charité business, martèle le diplomate européen estimant que peu d’ONG peuvent réaliser des projets durables et viables.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 20 octobre 2010 10:28

La Sous Secrétaire Générale de l’Onu aux Affaires Humanitaires effectue une visite d’évaluation en Haïti

La Sous Secrétaire générale aux affaires humanitaires (ASG) et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Catherine Bragg, a entamé hier une visite de 72 heures en Haïti. Au cours de son séjour Mme Bragg devra établir un bilan de la réponse humanitaire en cours depuis le séisme du 12 janvier.
En rendant visite à des personnes déplacées dans des sites d’hébergement à Maïs Gaté et Tabarre Issa (IDP), Mme Bragg a pu s’entretenir avec les acteurs humanitaires internationaux, les membres de la police des Nations Unies (UNPOL) ainsi que des organisations communautaire des camps.
Lors des échanges avec les membres du comité de femmes du site elle a abordé plus particulièrement la question de la violence sexiste (GBV). « Nous prenons cette question très au sérieux et voulons faire en sorte que les auteurs seront tenus pour responsables. Nous continuerons à fournir une aide à ces victimes tandis que les Casques bleus intensifient à l’heure actuelle leur présence pour décourager de tels actes », a-t-elle souligné.
Selon des statistiques disponibles environ 12 % des femmes vivant dans les camps d’hébergement sont enceintes
Ce mercredi la Sous Secrétaire générale aux affaires humanitaires effectuera une visite à Léogane où elle rencontrera les autorités locales.

 

Haïti-Elections

Quand Paul Raymond bombarde le pouvoir et l’opposition

Le chef d’OP Lavalas sort de ses gonds pour dénoncer l’utilisation de l’argent public dans la « campagne extravagante » de Jude Célestin et accuser Mirlande Manigat d’avoir reçu de Préval un véritable trésor de guerre, « 8 millions de dollars et un véhicule blindé »

Radio Kiskeya / mardi 19 octobre 2010

Le chef d’OP Lavalas Paul Raymond, dirigeant de l’organisation Bare Yo Saint-Jean Bosco, a décoché mardi des flèches à la fois contre le pouvoir et les candidats de l’opposition, s’en prenant en particulier à la candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes aux présidentielles, Mirlande Hyppolite Manigat.

Lors d’une conférence de presse annonçant la décision officielle d’une aile de Fanmi Lavalas de se rallier à la candidature du notaire Jean Henry Céant, M. Raymond a accusé la dirigeante du RDNP d’avoir « reçu du Président René Préval huit millions de dollars et un véhicule blindé » pour sa campagne.

Selon sa lecture de la conjoncture électorale livrée à l’appréciation de l’opinion publique, Paul Raymond, fidèle à son discours politique au vitriol, a fait savoir que le chef de l’Etat ferait de Mme Manigat l’un de ses atouts majeurs pour remporter les élections. Cette nouvelle stratégie serait la conséquence du pessimisme qui régnerait dans les rangs de INITE devant l’amenuisement des chances de son poulain, Jude Célestin, de triompher le 28 novembre, a poursuivi le représentant de la base Lavalas sans avancer la moindre preuve.

Toujours au chapitre du financement de la campagne électorale, il a estimé à plus de 20 millions de dollars le montant qu’aurait déjà utilisé Célestin pour financer l’impressionnante campagne de propagande orchestrée à travers la république en vue de promouvoir son image omniprésente. Cette caisse noire proviendrait des fonds publics, selon les mêmes accusations.

Enfin, sans passer par quatre chemins, Paul Raymond qualifie « d’ennemis du peuple haïtien » les 18 autres candidats que M. Jean Henry Céant devra affronter dans la course au fauteuil présidentiel. « Il s’agira de 18 contre 1 », a-t-il renchéri en dénonçant des « sondages programmés » qui ne viseraient qu’à discréditer celui qu’endosse Fanmi Lavalas.

« Le vote du 28 novembre symbolisera la fin de l’exclusion, de la trahison, de l’exil et de la liquidation d’Haïti », conclut le chef d’OP qui dit s’attendre à une victoire massive à l’aide de « l’arme pacifique » de la carte électorale.

Aucune réaction pour l’instant des candidats visés par les propos fielleux de M. Raymond, dont Mirlande Hyppolite Manigat qui dispose depuis lundi du soutien actif du Collectif pour le renouveau haïtien (COREH), un regroupement de parlementaires de l’opposition en fonction et d’anciens législateurs en quête de réélection.

Ces déclarations fracassantes constituent l’attaque la plus virulente lancée depuis l’ouverture, il y a moins d’une semaine, de la véritable campagne électorale placée par le CEP sous le signe du fair-play, de la tolérance et du respect mutuel.

 

Le Palais de Sans-Souci : bien culturel menacé au monde

MAXIMINI.FR / 20-10-10

 Le Palais de Sans-Souci à Milot (Nord du pays), construit en 1813 pour servir de résidence royale au premier monarque du Nouveau-Monde, Henry 1er, est classé dans le dernier rapport de la Global Heritage Fund, publié le 19 octobre 2010, parmi les 12 sites de près de 200 biens culturels exceptionnels, situés dans les pays en développement, classés à haut risque.
Selon ce rapport, le Palais Sans-Souci, qualifié de « Versailles de la Caraibes » dans ce document et 11 autres sont sur le point de subir des pertes irréparables ou sont menacé de destruction totale. Les causes de ces menaces sont: action destructrice de l’homme, pressions de toutes sortes dûes au développement incontrôlé, tourisme non planifié et non durable, absence ou faiblesse de gestion, voire guerres ou conflits politique…
« Dans le cas du Palais de Sans-Souci, la cause principale de la sévère menace qui pèse sur ses ruines est l’absence totale de gestion du monument historique », estime ce rapport communiqué par l’Institut de la Sauvegarde du Patrimoine national (ISPAN).

 

Haïti : Plus des trois-quarts des 268 000 armes en circulation seraient illégales

P-au-P, 20 oct. 2010 [AlterPresse] — Sur 268 000 armes en circulation actuellement dans le pays, plus de 205 000 seraient des armes illégales, selon une enquête réalisée par la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP).

L’enquête, dont les résultats viennent d’être communiqués à AlterPresse, a notamment été effectuée autour du thème de la prolifération des armes légères en Haiti.

Les 268 000 armes mentionnées ne tiennent pas compte de celles qui sont en possession des agents de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH).

La quantité d’armes détenues par la police, la Commission Nationale de Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) et des compagnies privées de sécurité s’élèvent à plus de 30 000.

33 000 armes enregistrées appartiennent à des civils, selon l’enquête qui considère la période 1986-2010.

Sur les plus de 205.000 armes non enregistrées, environ 17 000 se trouveraient entre les mains de groupes armés.

Dans le cadre de l’enquête, réalisée en été dernier, la JILAP a pu s’entretenir avec plusieurs responsables, dont ceux de la police et de la Secrétairerie d’État à la Sécuirté.

La police nationale a perdu un peu plus de 1000 armes à feu et saisi 6 278 armes entre 1995 et 2009 de concert avec la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), et dans certains cas avec l’aide de la population, selon l’enquête.

Cependant, aucune information n’est disponible sur ce qu’il est advenu des armes saisies par la MINUSTAH et remises à la police et de celles saisi après 1995 par la précédente mission onusienne MINUAH.

La CNDDR, créée en 2006, a pour sa part saisi 500 armes depuis son existence, indique le rapport d’enquête.

Après le départ de Jean Claude Duvalier en 1986, les Forces Armées d’Haïti (FADH) détenaient 13 400 armes à feu avec plus de 2000 en dépôt. Au moment du coup d’Etat militaire de 1991 ce chiffre était passé à 16 000, avec plus de 3000 armes en dépôt.

Dans l’effervescence du retour d’Aristide en 1995, plus de 2000 armes ont quitté les dépôts des FADH. Beaucoup sont restées entre les mains des anciens militaires démobilisés.

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