MARDI 26 OCTOBRE 2010

26 Oct

Haiti-Choléra : Que faire ?

par J. Demertine, M.D.* / ALTERPRESSE / mardi 26 octobre 2010

Le cholera est une maladie diarrhéique qui entraine une déshydratation profonde et la mort rapidement si le patient n’est pas très vite rehydraté avec du sérum oral ou (SRO sels de réhydratation Orale : eau salubre, sel et sucre), ou du soluté (sewom) intraveineux—(Ringer,s Lactate). Si l’eau et les électrolytes (Potassium, Sodium etc) ne sont pas remplaces surviennent un choc hypovolémique suivi du décès.

Mode de contamination :

L’ingestion d’eau contaminée par des matières fécales est le mode de contamination par Vibrio Cholerae, (des bacilles très mobiles, anaerobies facultatifs, à Gram négatif, incurvés, avec un ou plusieurs flagelles polaires. Il en existe deux biotypes et chaque biotype est divisé en deux sérotypes. ).

La diarrhée est due a une toxine elaborée par le micro-organisme V. Cholera après avoir colonisé l’intestin. Après une incubation de 24 a 48 heures on observe une diarrhée aqueuse (comme de l’eau de riz)sans douleur suivie de vomissements. Peuvent survenirs des crampes musculaires duent à des troubles electrolytiques —pertes de Potassium, Sodium, etc.

Traitement

La prévention est primordiale. Le premier traitement est la réhydratation orale et/ou intraveineuse (sewom oral ou nan ven).

Aussi l’utilisation d’un antibiotique :
V. Cholerae sont sensibles aux antibiotiques suivants :

Pour ceux qui sont déjà infectés :
Pour les Adultes
Soit,
Tetracycline 500mg, 4 comprimés per os en une seule prise
ou
Doxycycline 100mg, 3 comprimés per os en une seule prise
Ou en cas de résistance à la Tetracycline :
Ciprofloxaxin 500mg, 2 comprimés per os en une prise
Ou Erythromycin 40mg/kg/j repartis en 3 prises per os pendant 3 jours soit :
Erythromycin 500mg, 2comprimés 3 fois par jour pendant 3 jours
Antibiotiques à stocker pour la diarrhée en général : Cipro, Flagyl 250 ou 500mg, Bactrim-DS*

Pour les Enfants
Les médicaments recommandés sont :
En solution :Furazolidone ; Trimethoprime-Sulfamethoxazole (Bactrim)
Erythromycine 12.5mg/kg per os 4 fois par jour pendant 3 jours
L’émergence d’une résistance à ces médicaments est un souci. La prise d’antibiotique est souhaitable uniquement pour ceux qui sont déjà contaminés.

PREVENTION

La prévention est la meilleure stratégie de protection contre le Cholera : 1. Se laver les mains au savon ; 2. Faire bouillir l’eau ou la désinfecter avec une solution chlorée ; 3. Ne consommer que des aliments qui viennent d’etre cuits ; 4. Ne pas déféquer a proximité des sources d’eau ; 5.Utiliser des latrines et veiller à leur propreté.

Pour un dépliant educatif de l’OMS : http://www.who.int/topics/cholera/P…

Ref : Kasper, Braunwald et al, Principes de Médecine Interne, 16e Ed, Flammarion

* http://www.servimedhaiti.org

 

Haïti – Insécurité : Un mini bus de journalistes attaqué, 1 mort, 1 blessé
HAITI LIBRE – 26/10/2010 13:35:34

Haïti - Insécurité : Un mini bus de journalistes attaqué, 1 mort, 1 blesséUn mini bus transportant 7 journalistes qui suivaient la campagne électorale du candidat Jacques Edouard Alexis, a été attaqué sur la route, entre Gonaïves et Cap-Haïtien, par un groupe d’individus armés de pistolets et de machettes.
Le conducteur, un ex-policier voulant s’interposer et a été abattu d’une balle dans la tête. Les individus ont ensuite renversé le mini Bus, blessant un journaliste, a raconté un des passagers. Les individus se sont ensuite emparer de l’argent et ont volé un ordinateur portable avant de s’enfuir.
La Police Nationale Haïtienne (PNH) est intervenue rapidement sur les lieux du drame. Plus tard, Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH à indiqué que les forces de l’ordre avait traqué les suspects dans la soirée et procédé à l’arrestation de 3 individus au cours d’une fusillade entre la police et les suspects. Un policier a été blessé et une bandit a été mortellement atteint. Les suspects ont été conduit au poste de police des Gonaïves.

 

Haïti/choléra : la République dominicaine réautorise des marchés frontaliers

ROMANDIE NEWS / 26-10-10

SAINT-DOMINGUE – La République dominicaine a autorisé mardi la réouverture de marchés situés à la frontière avec Haïti, qui avaient été fermés en raison de l’épidémie de choléra sévissant chez son voisin au grand dam de commerçants haïtiens, a annoncé le ministre de la Santé.

Les autorités dominicaines ont « établi des contrôles sanitaires dans toutes la zone frontalière » permettant de rouvrir les « marchés binationaux », a précisé le ministre dominicain Bautista Rojas, dans un communiqué.

Elles ont notamment mis en place des points de contrôle, dotés d’eau potable, de savon et de chlore pour « garantir l’hygiène » sur ces marchés tenus deux fois par semaine aux cinq points frontières situés le long de la ligne de 376 km séparant les deux pays se ptageant l’île caribéenne d’Hispaniola.

Lundi, des soldats de la Missioarn des Nations unies en Haïti (Minustah) avaient dû tirer en l’air pour disperser des commerçants haïtiens venus s’approvisionner sur ces marchés et ils en avaient également arrêté plusieurs refusant d’obtempérer, selon les médias dominicains.

Mardi, le calme est revenu à la frontière entre les deux pays, selon ces mêmes médias.

Lundi, le gouvernement dominicain a anitaire défini par ses soins seraient autorisés à entrer dans le pays.nnoncé que seuls les Haïtiens munis d’un visa et ayant observé un protocole sa

Il a également annoncé le lancement d’une campagne nationale de prévention, bien qu’aucun cas n’ait encore été recensé de ce côté-ci de l’île d’Hispaniola.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a jugé mardi qu’il n’était « pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l’île et le commerce avec Haïti ».

Le dernier bilan de l’épidémie en Haïti faisait état mardi de 284 morts et 3.612 hospitalisations.

Les Nations unies redoutent une crise sanitaire d’ampleur nationale faisant des dizaines de milliers de malades.

 

La République Dominicaine pourrait interdire les vols en provenance d’Haïti
HAITI LIBRE – 26/10/2010 14:09:30

Haïti - Santé : La République Dominicaine pourrait interdire les vols en provenance d’HaïtiDes marchandises alimentaires, de commerçants haïtiens, se rendant lundi dans les marchés frontaliers ont été saisies par les autorités dominicaines. Parmi les aliments saisis : de la viande, les haricots, les denrées alimentaires, principalement le manioc, le plantain, l’igname, les bananes et autres, qui ont été introduits dans le pays dans des sacs en plastique. Les produits alimentaires ont été incinérés.
Il est a noté que de nombreux haïtiens ne comprenaient pas l’objet de ces saisies, ignorant pour plusieurs, tout de l’existence du choléra dans leur pays, un manque d’information très inquiétant au moment où en Haïti on ne cesse de parler de campagne d’informations. D’autre part, à Santo Domingo dans des communautés haïtiennes il n’est pas rare d’entendre des haïtiens douter de la véracité de cette épidémie…
Une équipe de médecins dirigée par l’épidémiologiste Angy Cerrano a examiné hier plus de 30 haïtiens de Juana Mendez. Aucun ne présentaient de symptômes du choléra, bien que trois d’entre eux avaient une infection intestinale causée par une bactérie différente, selon l’épidémiologiste. « Nous sommes dans une zone à haut risque, mais nous espérons que la maladie ne pénètrera pas dans le pays »
Parmi les autres mesures préventives prises hier à Dajabon par les autorités dominicaines pour empêcher l’entrée de choléra dans le pays , tous les véhicules en provenance d’Haïti sont soumis à une pulvérisation désinfectante pour éliminer toutes bactéries avant d’entrer sur le territoire.
Le directeur général des douanes dominicaines, Rafaël Camilo, a déclaré lundi, qu’il comprenait la colère des haïtiens, mais que son pays continuerait à prendre des mesures «pénibles» mais nécessaires pour prévenir l’entrée du choléra en République Dominicaine. Ces mesures peuvent aller jusqu’à une suspension totale des échanges commerciaux entre les deux parties de l’île » à-t-il déclaré.
Avec l’augmentation des cas de choléra en Haïti, Luis Paulino Rodriguez, le président du conseil d’administration de l’aviation civile à annoncé ce mardi que des mesures préventives ont été prises dans les ports et les aéroports. Il a également fait savoir que dans les prochaines heures, une réunions se tiendra avec le Ministère de la santé publique et d’autres organismes concernés, afin de déterminer des mesures supplémentaires, si nécessaire. Mesures pouvant entraîner jusqu’à l’interdiction des vols en provenance d’Haïti. 

Rappelons néanmoins, que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a pourtant jugé ce mardi qu’il n’était « pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l’île et le commerce avec Haïti ». Toutefois, les enjeux économiques important de la République voisine, ne laisse aucun doute sur la suite des mesures qui seront mises en places dans les heures et les jours qui viennent. La République Dominicaine disposant du droit souverain de mettre en place tous les moyens qu’elle jugera utile pour lutter contre un risque de propagation de choléra sur son territoire. Souhaitons seulement que ces opérations sanitaires ne servent pas de prétextes à une augmentation des expulsions de nos compatriotes.

 

La MINUSTAH tient à faire la lumière autour des rumeurs..

MINUSTHA.ORG /26 octobre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

PIO/PR/ 423/2010

Port-au-Prince, le 25 octobre 2010 – La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) tient à faire la lumière autour des rumeurs diffusées dans certains médias faisant croire que des déchets humains déversés dans une rivière à Mirebalais par la MINUSTAH seraient à l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti.

Un contingent militaire népalais est effectivement basé à Mirebalais, dans la localité de Meille, au bord de la rivière portant le même nom. Sept fosses septiques, construites en circuit fermé, desservent la base militaire et répondent aux normes de construction de l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA).

Ces fosses sceptiques sont vidées chaque semaine par quatre camions d’une compagnie privée contractuelle. Le site de décharge utilisé par la compagnie a obtenu l’autorisation de la mairie de Mirebalais. Il se trouve à 250 mètres de la rivière Meille, ce qui représente plus de 20 fois la distance requise au niveau international.

Par ailleurs, la MINUSTAH dispose d’une Unité chargée de la conformité environnementale qui s’assure régulièrement que la gestion de tous les déchets de la Mission concorde avec les normes internationale établies.

La MINUSTAH poursuit ses investigations en vue de s’assurer du respect scrupuleux de ses normes par toutes ses entités.

 

Manifestation contre un Centre de traitement du choléra
HAITI LIBRE – 26/10/2010 16:22:36

Haïti - Social : Manifestation contre un Centre de traitement du choléraCe 26 Octobre à 11h30 à Saint Marc (département de l’Artibonite), une manifestation hostile a eu lieu, contre un nouveau Centre de Traitement du choléra (CTC) que la Minustah vient tout juste de construire dans la localité afin de répondre à une demande de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Près 300 étudiants, prétendument incité par l’Union des professeurs, ont protestés en jetant des pierres et des cocktails Molotov pour montrer leur mécontentement à l’égard de la construction et de l’établissement du CTC à cet endroit.
Une tente a été partiellement endommagé, mais aucun blessé n’a été rapporté chez les patients à l’intérieur des tentes. Certains membres du personnel de l’ARGBATT (membre du bataillon argentin) ont été légèrement blessé. Le directeur du CTC est en train de parler avec les étudiants et la situation actuellement, est relativement stable.
Il a été décidé de déplacer le CTC dans un nouvel endroit qui reste à déterminer. Les militaires de la Minustah ont commencé le démontage. L’ARGBATT est sur place avec les UDMOs et plusieurs UNPOLs.

 

Choléra en Haïti: les Etats-Unis envoient une vingtaine d’experts

ROMANDIE NEWS / 26-10-10

PORT-AU-PRINCE – Le gouvernement américain a dépêché une vingtaine d’experts des Centres de contrôle des maladies (CDC) en Haïti pour travailler aux côtés des autorités sanitaires haïtiennes qui tentaient mardi de juguler l’épidémie de choléra qui a éclaté il y a une semaine.

Selon un dernier bilan fourni mardi par le ministère haïtien de la Santé publique, 284 décès ont été enregistrés et plus de 3.600 personnes infectées par l’épidémie qui sévit particulièrement dans le nord d’Haïti.

« Nos experts sont sur le terrain, ils travaillent dans la surveillance et la détection de la maladie ainsi que dans la communication publique. C’est un partenariat très fort qui est établi entre les deux gouvernements », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis, Jon Piechowsky.

Les Etats-Unis se préparent aussi à monter des centres de traitement du choléra en Haïti à la demande du gouvernement haïtien alors qu’une aide de 100.000 dollars est offerte au pays.

« Nous nous préparons à livrer plus de 750 coussins, un millier de lits spéciaux et d’autre matériel destinés à traiter et empêcher une plus grande propagation de l’épidémie », a indiqué Jane Laurente, responsable de la communication au sein de l’Agence américaine pour le développement international, USAID, en Haïti.

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis a d’autre part indiqué que son pays n’avait pas l’intention de prendre des mesures particulières concernant les voyages entre les deux pays.

« Le choléra peut exister partout. Il suffit d’observer les règles d’hygiène, et nous sommes déterminés à travailler avec les autorités haïtiennes pour renforcer la communication publique », a répété M. Piechowsky.

 

Haïti – Épidémie : Entre désinformation et réalité
HAITI LIBRE – 26/10/2010 12:48:49

Haïti - Épidémie : Entre désinformation et réalité Le directeur général du département de santé en Haïti, Gabriel Thimothé, a confirmé lundi que le taux d’augmentation des décès de choléra avait ralenti. Toutefois, le nombre d’infections a augmenté de près de 10% depuis le dimanche, passant de 3.115 à 3.342. « Nous pensons que la situation se stabilise. Cela ne signifie pas nécessairement que nous avons atteint un pic »
Nous poursuivons la mise en place de Centres de Traitement de Cholera (CTC). Un centre de ce genre est en cours de construction à Lestère, dans l’Artibonite, alors que 4 sites ont été identifiés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince qui doivent accueillir à terme 10 CTC.
Les autorités gouvernementales et sanitaires en Haïti s’entendent pour faire une communication de masse rassurante auprès de la population. Toutefois, de nombreuses voix, de spécialistes de grandes réputations sur place comme à l’extérieur du pays mettent en doutent chaque jour un peu plus la réalité d’une situation que l’on voudrait nous faire croire « sous contrôle ». Bien sûr il faut éviter d’être alarmiste mais il ne sert à rien de nier la réalité, le monde doit savoir, mentir n’a jamais endiguer une épidémie. Tromper une population n’est pas un remède.
Les chiffres « sous-évalue certainement le nombre réel de cas», a déclaré le Dr Jon K. Andrus, directeur adjoint de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), expliquant qu’en général, 75 % des personnes infectées par le choléra ne présentent pas de symptômes. Toutefois, ils peuvent rejeter des bactéries dans l’environnement pendant une période maximum de 2 semaines après l’infection, et peut contaminer d’autres personnes. Le risque est particulièrement élevé dans les endroits où une bonne hygiène fait défaut, comme dans de nombreuses régions d’Haïti et principalement les camps de réfugiés. « A partir du moment où le choléra s’est solidement établi en Haïti, il est clair pour nous, qu’il ne disparaîtra pas avant plusieurs années »
« Nous nous attendons à une extension progressive de choléra dans le pays, et la façon dont elle le fera encore imprévisibles » a déclaré Michel Thieren, un officiel de l’OPS en Haïti.
Une épidémie à l’échelle nationale avec des dizaines de milliers de cas est une réelle possibilité. « C’est une situation extrêmement grave et sur la base de l’expérience que nous avons des épidémies ailleurs dans le monde, il serait irresponsable de ne pas planifier dans l’éventualité d’une épidémie beaucoup plus importante », a déclaré Mr. Nigel Fisher, Coordonnateur de l’action humanitaire des Nations Unies en Haïti »
Michel Van Herp de MSF, le médecin-conseil aux équipes de l’organisation, rappelle que l’expérience antérieure de réponse au choléra en Amérique latine dans le début des années 1990, « nous suggèrent que la maladie pourrait se propager facilement dans de vastes zones et pourrait incuber pendant un certain nombre de jours avant de présenter des symptômes ».
[NdHL – Si le choléra venait à toucher les camps de réfugiés la situation serait catastrophique, il suffit de regarder les effets du choléra dans des camps de réfugiés au rwandais en juillet 1994 qui ont tué près de 23,800 personnes ].
Le Dr Ernst Robert Jasmin, le directeur départemental de la santé publique s’exprimant sur les ondes d’une radio de Port-au-Prince à indiqué que 17 cas probables de choléra, dont trois mortels, ont été recensés ces derniers jours dans le nord du pays. Les responsables sanitaires attendent les résultats des tests avant de se prononcer sur les cas de diarrhée pris en charge notamment dans des régions du département du Nord, à Port-au-Prince et à l’Arcahaie (Ouest).
Il y a encore un nombre important de patients qui se présente à l’Hôpital Saint-Nicolas dans la ville de Saint-Marc, près de l’épicentre de l’épidémie. Environ 450 patients ont été traités par jour pour les deux derniers jours, y compris ceux qui ont reçu une solution de réhydratation orale (SRO) et le traitement par voie intraveineuse a déclaré Federica Nogarotto, coordinateur MSF sur le terrain à Saint-Marc.

 

Voltaire favorable au report des élections si…
HAITI LIBRE – 26/10/2010 08:39:39

Haïti - Élections : Voltaire favorable au report des élections si... Sortant d’une conférence à la Fondation Globale Démocratie et Développement (FUNGLODE) en République Dominicaine, le candidat à la présidence, Leslie Voltaire s’est dit favorable au report des élections générales en Haïti si l’épidémie de choléra qui a tué près de 300 personnes se propageait en Haïti.
« Les élections doivent avoir lieu, mais pour nous, la chose la plus importante est que les gens continuent à vivre […] je pense que si l’épidémie se propage, il faudra reporter les élections dans mon pays parce que c’est le meilleur choix ».
Voltaire décrit l’épidémie de choléra comme une « situation grave »mais il s’est dit confiant que les autorités sanitaire de son pays, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vont réussir à contenir la propagation du choléra.

 

Haiti-Choléra :

Les plantes pour aider à la lutte contre l’épidémie

 

par Marilise Rouzier * / ALTERPRESSE / mardi 26 octobre 2010

Haiti est frappée par une épidémie de choléra, maladie très contagieuse touchant une population déjà fragilisée et due à une bactérie très agressive, le Vibrio cholerae. Cette maladie cause une déshydratation sévère qui peut en quelques heures emporter le malade si rien n’est entrepris. Le Ministère de la Santé publique à déjà fait sortir plusieurs notes et conseils à la population et il est très important de suivre ces recommandations à la lettre, en particulier en ce qui concerne les mesures d’hygiène, l’ajout de chlore à l’eau et la consommation de sérum oral dès les 1ers symptômes de la maladie (selles fréquentes, blanchâtres et très liquides, vomissements, coliques et fièvre). Dès les 1esr signes, Il faut aussi se rendre au centre de santé le plus proche. Voila également quelques plantes pouvant aider à diminuer l’activité de l’intestin sous l’action de la bactérie et à perdre moins d’eau par les selles en se rendant au centre. On peut aussi utiliser certaines de ces plantes à titre préventif afin de diminuer l’impact de la bactérie sur l’organisme.

Goyave – Cette plante est très connue un peu partout dans le monde tropical contre la diarrhée en général. De récentes publications indiquent qu’elle peut être d’une grande aide en cas d’épidémie de choléra. Elle agit de différentes façons :
– Elle ralentit les mouvements intestinaux et diminue le nombre de selles
– Elle a une action antibactérienne et s’attaque à la bactérie responsable de la maladie (leVibrio cholerae) à la manière d’un antibiotique
– Elle diminue sensiblement les pertes d’eau due à l’action de la toxine bactérienne sur l’organisme et permet une récupération plus rapide Une façon de tirer profit de son action est de faire bouillir pendant 5 à 10 minutes 5 à 6 feuilles de goyave dans 3 tasses d’eau ou on aura ajouté une petite poignée de riz et de boire une tasse de la préparation avant de se rendre au centre de santé. Les autres habitants de la maison qui ne sont pas atteints par la maladie peuvent aussi boire ce thé pendant quelques jours à titre préventif.

Girofle – Les clous de girofle ont aussi une action démontrée contre le Vibrio cholerae. On peut faire bouillir pendant 5 minutes 6 à 8 clous de girofle dans 1 verre d’eau et demi et boire. A titre préventif, on peut aussi mettre d’avantage de girofle dans la nourriture.

Ail– C’est un bon désinfectant qui aide à assainir les intestins. Faire bouillir 2 dents d’ail haché dans une tasse d’eau pendant 2 ou 3 minutes et boire. On peut aussi cuisiner en ayant la main légère avec l’ail.

Grenade– Récemment, la pelure de grenade a montré en expérimentation une forte action contre le bacille responsable du choléra. La plante devient rare dans le pays, mais ceux qui ont la chance d’en avoir peuvent préparer un thé en faisant bouillir un morceau de pelure du fruit dans 2 tasses d’eau.

Nime– Les feuilles de nime ont une action démontrée contre le Vibrio cholerae. Comme en expérimentation, il a été prouvé que l’extrait alcoolique est plus efficace que l’extrait à base d’eau, on pourrait faire la préparation suivante et la garder sous la main afin de pouvoir s’en servir pour une urgence : Prendre quelques feuilles fraiches de nime, les laver, les hacher finement et les mettre dans un bocal (format bocal de confiture du commerce). Recouvrir les feuilles d’alcool buvable (alcool à liqueur). Agiter vigoureusement et laisser reposer pendant quelques jours. Cette préparation peut être utilisée aux premiers symptômes de la maladie à raison d’une grande cuillerée du produit dans un peu d’eau.

Gingembre : selon les recherches faites, le gingembre a une action contre la substance toxique émise par la bactérie ; il a aussi une action contre les vomissements ; boire un thé préparé en faisant bouillir pendant quelques minutes 3 à 4 rondelles de gingembre dans une tasse d’eau et aussi se servir de gingembre comme épice dans les bouillies. On aurait tous intérêt à avoir sous la main quelques unes de ces plantes pour pouvoir s’en servir à titre préventif ou en cas d’urgence, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.

 

Le Venezuela décrète la « veille épidémiologique »

Caracas, qui classe Haïti parmi les pays naturellement exposés au choléra, impose des contrôles sanitaires à tous les voyageurs en provenance de Port-au-Prince

Radio Kiskeya / lundi 25 octobre 2010

Le gouvernement vénézuélien a ordonné lundi l’adoption de « mesures de veille épidémiologique » afin d’éviter que l’épidémie de choléra qui touche sévèrement Haïti, depuis une semaine, ne s’étende à l’Etat sud-américain, a annoncé Eugenia Sader, ministre de la santé du Président Hugo Chàvez.

Cette directive inclut également « la mise en observation des voyageurs en provenance d’Haïti et l’adoption de mesures visant à écarter la bactérie en cas de vols humanitaires entre Caracas et Haïti », a déclaré Mme Sader qui intervenait sur VTV, la tévision d’Etat vénézuélienne.

Elle a aussi souligné que « l’apparition du choléra requiert des conditions spéciales comme la promiscuité, le manque d’eau potable, la malnutrition et la pauvreté extrême », des situations qui, soutient-elle, « n’existent pas au Venezuela ».

De toute façon, a poursuivi Eugenia Sader, « les médicaments et les moyens de détection de la maladie sont garantis dans le pays ».

La ministre de la santé a participé lundi, avec ses homologues de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), à une vidéoconférence au cours de laquelle devaient être arrêtées des « mesures conjointes afin de protéger la population de toute la région ».

Les participants ont aussi planché sur l’appui à apporter à la stratégie adoptée par les autorités haïtiennes en vue de combattre le choléra, déjà responsable de 259 morts et de plus de 3.000 cas d’hospitalisation.

 

L’UNASUR se mobilise pour venir en aide à Haïti frappé par le choléra

Par Aline Timbert / ACTULATINO / le 26 octobre 2010 à 16 h 17 min

L’épidémie croissante de choléra en Haïti met en état d’alerte maximum la communauté internationale, tant au niveau des secours qui se mobilisent pour se rendre sur l’île, qu’au niveau des mesures prises par certains pays latino-américains afin d’éviter la propagation de la bactérie sur le continent, et freiner ainsi une possible pandémie.

Amérique du Sud : L’UNASUR se mobilise pour venir en aide à Haïti frappé par le choléra Dans cette optique, l’Organisation panaméricaine de la santé (Organización Panamericana de la Salud ou OPS) a affirmé, hier 25 octobre, lors d’une conférence de presse que le nombre de cas de choléra devrait augmenter à Haïti et prévoit même une propagation de la maladie.

L’épédimiologiste Jon Andrus, de la OPS, a déclaré que 259 personnes étaient décédées de la maladie mais a priori ce chiffre n’est pas « exact » et ne reflète pas la réalité sur le terrain, de plus le risque d’une propagation en République Dominicaine est « très élevé » en raison du passage fréquent de haïtiens à la frontière commune, c’est pourquoi les mesures préventives doivent être une priorité.

Le médecin de l’organisation a expliqué que les autorités prenaient en compte les exemples du passé, en particulier lorsque le Pérou a été confronté à la maladie en 1991, une pandémie s’en est suivie sur tout le continent latino-américain, à l’exception des Caraïbes. En deux ans, 500 000 cas de choléra avaient été enregistrés.
Ces exemples ont aidé les autorités à mettre en place un plan d’action qui inclut, selon Andrus, la mobilisation d’experts en « élimination » des cadavres et une distribution de médicaments à base de tétracycline aux malades.

« Nous ne pouvons pas prédire l’intensité d’une épidémie, nous n’en savons rien, mais nous devons mettre en place tous les moyens de prévention possibles et aider au mieux le peuple haïtien sur du long terme » a-t-il souligné.

David Chiriboga

Selon des chiffres relayés hier par le gouvernement haïtien, le nombre de victimes officiel est donc de 259 et le nombre d’individus qui souffrent du choléra s’élève à 3 342, la majorité des malades résident au nord de l’île, à Artibonite, la zone la plus affectée par l’épidémie.

Face aux cinq cas suspects de choléra à Port-au-Prince, le directeur général du ministère de la santé publique et de la population, Gabriel Timothée, a affirmé que les personnes concernées avaient été prises en charge et que les résultats des examens visant à confirmer le diagnostic de choléra, ou au contraire à l’infirmer, seraient bientôt connus.

Le fonctionnaire a exprimé sa préoccupation sur les conséquences que pourraient avoir la propagation de la maladie jusqu’aux camps de réfugiés installés à Port-au-Prince après le tremblement de terre du 12 février dernier, « nous sommes inquiets pour la situation dans les camps », a-t-il souligné. C’est pourquoi il préconise une série de mesures en ces lieux de promiscuité, comme l’évacuation quotidienne des ordures et des matières fécales.

Pour faire face à cette menace, Timothée a annoncé que dix centres de santé allaient être mis en place à Port-au-Prince afin d’accueillir les éventuels malades.

Dans leur volonté d’éviter la propagation du choléra dans leur pays, le gouvernement de la République Dominicaine a décidé de suspendre le marché binational qui se tient deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, une mesure qui a suscité une vague de contestation et de mécontentement dans la localité frontalière de Ouanaminthe.

Les manifestations ont été réprimées rapidement par des membres de la police de la République Dominicaine et de la Mission des Nations- Unis pour la stabilisation d’Haïti (Minustah).
Cette mesure n’est pas isolée, le gouvernement de République Dominicaine a renforcé les mesures de contrôle à la frontière.

Le ministre de la Santé Publique, Bautista Rojas Gómez a annoncé que les mesures de surveillance épidémiologique allaient être renforcées dans les aéroports et ports locaux, un cordon sanitaire de prévention va être établi, enfin trois tonnes de chlore, destinées à rendre potable l’eau, principal foyer d’infection, ont été expédiées à Haïti.

Parmi les mesures d’urgence à adopter, la Organización Panamericana de la Salud, OPS, a souligné l’importance de prendre en charge comme il se doit les cadavres car ils constituent une source de contamination.

L’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et les principales ONG espagnoles qui travaillent à Haïti (Farmamundi, Croix Rouge, Médecins du Monde) doivent aujourd’hui 26 octobre affréter un avion avec plus de 15 tonnes de sérum physiologique, de matériel sanitaire destiné au 3 600 malades, a informé la secrétaire d’état à la Coopération internationale et au Développement, Soraya Rodríguez.

Pour sa part, la Commission Européenne (Comisión Europea) se tient prête à envoyer de l’aide supplémentaire si les autorités du pays sollicitent davantage d’assistance pour faire face à l’épidémie de choléra, a déclaré le porte-parole Ferrán Tarradellas.

La porte-parole a toutefois souligné que la Commission Européenne travaillait à l’éradication de la maladie et a expliqué que les membres de l’Exécutif ont centré leurs efforts sur la logistique, les centres de traitements contre le choléra, l’assainissement de l’eau, mais aussi sur la diffusion des mesures de prévention.« Nous avons agi rapidement. Nous avons renforcé l’équipe dans le secteur de la santé et nous essayons de coopérer avec les organisations et le gouvernement d’Haïti afin d’aider les malades à récupérer le plus vite possible » a déclaré Tarradellas.

La nouvelle ministre des Affaires Étrangères espagnole, Trinidad Jiménez, a déclaré qu’elle « allait solliciter l’Union Européenne afin qu’elle s’implique encore plus et qu’on puisse éviter un désastre humanitaire encore plus grand que celui qu’a connu la population haïtienne après ce terrible séisme ».

Unasur

L’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) a décidé d’envoyer aujourd’hui depuis le Venezuela un premier avion d’aide humanitaire. Les ministres de la santé du bloc régional (formé par l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Chili, la Colombie, la Guyane, le Paraguay,le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela) ont pris cette décision lors d’une vidéo-conférence organisée lundi, depuis Quito, par le président pro tempore rattaché à la Santé au sein de l’UNASUR, l’équatorien David Chiriboga (ministre de la santé équatorien).

Les fonctionnaires ont également convenu de consolider une liste « du matériel indispensable et de l’aide logistique nécessaire » qui sera présentée aux autorités haïtiennes afin de répondre avec précision aux besoins sur place. Le gouvernement haïtien a souligné qu’il avait besoin en priorité de solutions de réhydratation, de sondes gastriques, de cathéters, de bandes et compresses stériles.

Chiriboga a également offert ses services afin que les autorités puissent bénéficier de l’expérience de l’Équateur et du Pérou en matière d’épidémies pour mettre en place un plan de soutien.

Le Venezuela avait pris les devants en envoyant un avion de la Fuerza Aérea, avec à bord des experts et du matériel sanitaire comme 100 000 sachets de réhydratation et mille comprimés d’antibiotiques. L’appareil transportait aussi du chlore et du savon désinfectant a précisé le président vénézuélien Hugo Chávez.

« Nous aidons Haïti du mieux que nous pouvons  » a affirmé le chef de l’État, qui regrette le drame qui frappe l’île.

Informations sur le choléra (source OMS) :

-Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.

-Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès.

-On peut réussir à traiter jusqu’à 80% des cas avec les sels de réhydratation orale.

-Les mesures de lutte efficaces s’appuient sur la prévention, la préparation et la riposte.

– L’approvisionnement en eau sûre et l’assainissement sont essentiels pour réduire l’impact du choléra et des autres maladies à transmission hydrique.

– On considère que les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne doivent pas remplacer les mesures classiques.

 

Le CIO approuve les plans pour la construction d’un centre sportif en Haïti

Associated Press (CP) / 26-10-10

ACAPULCO, Mexique — Le Comité international olympique a accepté de construire un centre de développement multi-sports en Haïti.

Le porte-parole du CIO Mark Adams a dit lundi que le centre représentera un «héritage durable», alors que la nation insulaire tente de se remettre du tremblement de terre survenu en janvier qui a tué plus de 300 000 personnes.

Le centre de Haïti sera le deuxième du «Programme Sport pour l’espoir» du CIO, après un complexe de 10 millions $ en Zambie, qui a ouvert ses portes en mai et qui accueille environ 1000 athlètes par mois, qui pratiquent 21 différents sports.

M. Adams a précisé que le centre de Haïti suivra le modèle de celui de la Zambie, même s’il reste encore à déterminer l’emplacement exact, la grandeur et les coûts.

 

Haïti-OEA/ Économie : Un projet de cadastre va être initié

P-au-P, 26 oct. 2010 [AlterPresse] — L’Organisation des États Américains (Oea) et le gouvernement haïtien annoncent le financement du projet intitulé « Foncier Haïti » pour un montant de 1,5 million de dollars [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui].

Cette somme provient des compagnies internationales Stewart Global Solutions, ESRI et Trimble Navigation investissant dans les domaines liés au cadastre et au registre de propriété, dans le cadre de leur collaboration avec l’Oea, indique un communiqué transmis à AlterPresse.

Le Projet « Foncier Haïti » est élaboré par l’Office national du cadastre (Onaca) et l’Oea. Il vise à moderniser le cadastre et les infrastructures du registre mobilier en Haïti.

Ce financement permettra au gouvernement haïtien de disposer dans le court terme de nouveaux outils en matière de cadastre, ainsi que de la formation et de services consultatifs, selon Christian Caceres, coordinateur du projet cadastre de l’Oea, rejoint par AlterPresse.

« L’aboutissement du projet aura un impact sur les efforts de relance des entreprises et sur le développement économique du pays », soutient le secrétaire général de l’Oea, José Miguel Insulza, cité dans le communiqué.

Le projet « foncier Haïti » doit se réaliser en deux étapes qui s’étendent sur 7 ans.

Au cours de la première phase, des mesures seront prises pour répondre aux besoins du cadastre découlant du processus de reconstruction du pays, suite au séisme dévastateur du 12 janvier.

A la seconde étape, sera élaborée une infrastructure du cadastre et du registre qui soit solide et durable.

Christian Caceres évalue à 70 millions de dollars le cout total de réalisation du projet de cadastre qui va être initié.

Ce projet reçoit également le soutien de la Direction générale du Cadastre de Québec, l’École nationale d’administration publique de Québec (Enap), et de l’Institut pour la liberté et la démocratie (Ild).

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