MERCREDI 27 OCTOBRE 2010

27 Oct

Haïti-Elections

Mirlande Manigat favorite, mais avec une avance marginale sur Jude Célestin, selon un nouveau sondage

Cette étude commanditée une fois de plus par le secteur privé semble annoncer un duel serré entre la dirigeante du RDNP et le candidat officiel, les deux devançant largement les autres compétiteurs avec respectivement 23 et 21% des intentions de vote ; l’échantillonnage concernait exclusivement les électeurs ayant l’intention de se rendre aux urnes

Radio Kiskeya / mardi 26 octobre 2010

La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Hyppolite Manigat, 69 ans, conserve la tête dans les intentions de vote, mais elle est désormais au coude à coude avec son rival immédiat Jude Célestin de la plateforme au pouvoir INITE, selon ce qui ressort d’un nouveau sondage d’opinion du BRIDES à un mois exactement des présidentielles du 28 novembre.

Créditée de 23,1% d’opinions favorables (1.230 votes potentiels), celle qui représente désormais l’alliance RDNP/COREH devance le représentant du parti officiel, en progression avec 21,3% (1.132 votes potentiels), indique le Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social qui a publié mardi les résultats de cette nouvelle étude d’opinion commanditée par le secteur privé des affaires et menée auprès d’un échantillon de 6.000 électeurs potentiels déjà en possession de leur carte électorale.

Mme Manigat et M. Célestin semblent creuser l’écart sur les autres prétendants à la succession de René Préval dont l’ordre d’apparition réserve toutefois une surprise de taille. Le chanteur de Compas Direct Michel Martelly dit « Sweet Micky », candidat de Repons Peyizan, pointe à la troisième place avec 9,7% d’intentions de vote, damant le pion à l’industriel Charles Henri Baker du parti RESPE, 4e avec 8,7%.

Parmi les autres aspirants susceptibles de jouer les premiers rôles, figurent l’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, présent dans la course sous la bannière du MPH (8,1%) et le notaire Jean Henry Céant de Renmen Ayiti (7,3%).

En revanche, le pasteur Chavannes Jeune de ACCRHA et l’ancien ministre des affaires sociales, Yves Cristallin, de LAVNI, sont à la traîne avec respectivement 3,8% et 3,1% d’opinions favorables de l’électorat.

Quant aux onze autres concurrents, ils recueillent des scores nettement insignifiants et pour certains proches de 0%.

Lors du précédent sondage, début octobre, la secrétaire générale du RDNP était arrivée en tête avec 16% des intentions de vote contre 13% à l’héritier politique du Président René Préval, qui ne reste plus que trois mois à passer au pouvoir.

Réalisée avec l’appui des universités Notre Dame et Quisqueya, la nouvelle enquête, dont la marge d’erreur est d’un peu plus de 1%, a été conduite entre le 13 et le 20 octobre à travers le pays où moment où certaines alliances n’avaient pas encore été annoncées ou venaient à peine d’être scellées.

A l’échelle départementale, la bataille pourrait tourner à un bras de fer entre les deux candidats les mieux placés.

Si Mirlande Manigat est la favorite des sondés dans l’ouest (27%), un département qui à lui seul représente 40% de l’électorat national, le sud (30,9%), les Nippes (sa région natale, 33,9%), le nord-ouest (37,2%) et le nord-est (25,3%) ; a contrario, Jude Célestin s’impose dans les cinq autres départements, l’Artibonite (nord, 20,9%), le nord (30,1%), le sud-est (sa zone d’origine, 49,2%), la Grand’Anse (sud-ouest, 19,3%) et le Plateau Central (centre, 27,9%).

Concernant les sénatoriales, tous les candidats de INITE sont bien placés pour l’emporter. Sauf dans l’ouest, où l’ancien Député Steven Benoît, ex-beau-frère du chef de l’Etat passé à l’opposition, caracole en tête avec 49,4% des intentions de vote contre seulement 14,9% à Marie-Denise Claude, sa plus proche poursuivante qui n’est autre que la représentante du pouvoir.

Interrogé en marge de la présentation du sondage -le troisième réalisé en deux mois- et le deuxième pour le compte du Forum économique du secteur privé des affaires, le PDG de BRIDES, Frantz Fortuna, a dégagé la spécificité de l’étude au cours de laquelle seuls les électeurs ayant l’intention de voter le 28 novembre ont été pris en compte contrairement à la première qui portait sur la popularité des candidats engagés dans la course.

Visé par de nombreuses critiques, le sondeur s’est refusé à tout commentaire sur la progression irrésistible d’un seul des 19 prétendants, Jude Célestin, préférant confier aux médias la responsabilité d’interpréter des données disponibles.

Même attitude du président du Forum et de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Réginald Boulos, dont l’attention a été plutôt monopolisée par l’épidémide de choléra qui frappe le pays.

Le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, a réaffirmé mardi, à l’occasion de l’arrivée de 8 mille kits électoraux en provenance du Mexique, la détermination de l’institution à réaliser le premier tour des présidentielles et législatives comme prévu le 28 novembre. L’épidémie de choléra, qui touche principalement deux régions du pays, ne retardera pas le processus électoral, a-t-il promis.

Deux derniers sondages doivent paraître les 16 et 25 novembre.

 

Haïti – Grande Saline : Les victimes du choléra interdites de funérailles
HAITI LIBRE – 27/10/2010 11:08:44

Haïti - Grande Saline : Les victimes du choléra interdites de funérailles  « Nous avons pris la décision d’inhumer dans des fosses communes le corps des personnes non identifiées ou réclamées qui sont mortes de l’épidémie de Choléra en Grande Saline, la région où le nombre de décès est le plus critique » à déclaré aujourd’hui Gabriel Thimothé, le Directeur général du ministère haïtien de la Santé publique.
Le gouvernement en accord avec la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), qui fournir un soutien logistique, a pris des mesures strictes pour gérer les corps des victimes de l’épidémie.
« Aucun corps de peut quitter l’hôpital sans avoir été désinfecté et placé dans un sac mortuaire en plastique » a déclaré un des responsables, tout en précisant que « les familles des victimes ne peuvent pas faire funérailles parce que le défunt doit être enterré immédiatement ». De plus, il a été décidé de former des équipes au niveau communautaire pour procéder à la désinfection des malades décédés dans leur communauté ainsi que des maisons ils vivait.

 

Haïti – Épidémie : Quand l’ignorance et l’incurie mettent en danger la population
HAITI LIBRE – 27/10/2010 12:07:21

Haïti - Épidémie : Quand l’ignorance et l’incurie mettent en danger la populationLa construction d’un Centre de Traitement du Choléra de 400 lits (CTC) a été stoppée, lundi 26 octobre, quand un groupe de personnes (dont de nombreux jeunes) ont manifesté violemment contre l’ouverture de l’établissement. Plusieurs tentes du centre ont été brûlés. Il n’y a pas eu de blessures graves résultantes de la manifestation.
« La conséquence ultime est que nous sommes maintenant incapables de répondre à l’épidémie de choléra dans la région de l’Artibonite de la manière la plus efficace et dans les meilleures conditions possibles », a déclaré Francisco Otero, chef des équipes d’intervention d’urgence de Médecins sans Frontière (MSF) à Saint-Marc. « Cette installation était essentiel pour alléger le fardeau du nombre élevé de cas sur l’hôpital Saint-Nicolas et assurer un traitement rapide des cas critiques. […] La proximité d’un CTC d’une communauté ne pose pas un risque supplémentaire pour la population, au contraire, un CTC permet un traitement rapide des victimes touchées par le choléra, en aidant à assurer des soins vitaux à des cas critiques et à contrer la propagation de la maladie. L’apparition rapide de la diarrhée et des vomissements de l’infection cholérique qui peut être mortelle en moins de 24 heures si elle n’est pas traitée »
Le ministère de la Santé qui avait autorisé MSF à installer ce CTC sur un terrain de football à proximité de l’hôpital a recommandé le démantèlement des installations afin de soulager les tensions avec la communauté et de donner l’occasion de rassurer davantage la population que l’installation ne pose pas du tout de risque pour eux. Les autorités haïtiennes ont déclaré qu’elles proposeraient un autre emplacement pour le CTC.
« Ce CTC aurait soulagé la pression sur l’hôpital, lui permettant de poursuivre sa fonction normale au service de la population. Il aurait aussi permis à contrôle de l’hygiène optimale, ce qui est fondamental pour le traitement du choléra » déplore un porte-parole de MSF qui rappelle qu’à l’heure actuelle MSF peut traiter le choléra, dans huit de ses installations dans la région de l’Artibonite et dans et autour de Port-au-Prince et que cette année seulement, les équipes MSF ont répondu à des flambées de choléra au Cameroun, Tchad, Niger, Nigéria, Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Zambie.
Il est regrettable que l’ignorance des populations puissent ainsi aggraver une situation déjà extrême, mais il est encore plus déplorable de constater l’incurie d’un gouvernement incapable de faire respecter ses décisions dans une zone déclarée en état d’alerte maximum et de contribuer, en acceptant de céder à la population, à mettre en danger davantage cette même population qu’il est censé protéger.

 

Haïti – Elections :

Des hommes d’INITE tirent sur un candidat de l’UCADDE
HAITI LIBRE – 27/10/2010 08:34:15

Haïti - Politique : Des hommes d’INITE tirent sur un candidat de l’UCADDE Lundi 25 Octobre aux environs de 15:00 heures, à Maissade, Hinche (département du Centre) quatre individus armés, dans un véhicule identifié au parti INITE, ont tirée des coups de feu sur le véhicule utilisé par M. Jean Leonard Joseph, et son entourage, candidat pour Union de Citoyens Haïtiens Démocrates pour le Développement et l’Education (UCADDE).
Les suspects ont pris la fuite, mais trois d’entre eux ont pu être identifiés par les victimes. Après l’attaque, M. Leonard est allé à une station de radio locale pour rapporter l’attaque, mais a été confronté par un groupe d’une vingtaine de personnes qui l’ont menacé pour qu’il ne reporte pas l’incident en onde. Le chauffeur de M. Leonard a eu un fusil pointé sur la tête par un homme qui a menacé de le tuer si son patron poursuivait sa campagne. M. Leonard a été invité à présenter une plainte officielle à la Police Nationale Haïtienne (PNH).

 

 

Haïti – Reconstruction :

Subvention de 30 millions de dollars de la Banque Mondiale
HAITI LIBRE – 27/10/2010 08:50:15

Haïti - Reconstruction : Subvention de 30 millions de dollars de la Banque Mondiale Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, hier, une subvention de 30 millions de dollars pour le Projet de développement communautaire participatif en milieu urbain (PRODEPUR) qui vise à améliorer l’accès aux infrastructures et aux services de base, y compris le déblayage des débris résultant du tremblement de terre, la réparation et la reconstruction des maisons, ainsi que la réparation et l’amélioration des infrastructures de proximité. Ce projet évoluera directement dans les municipalités de Port-au-Prince (Carrefour-Feuille) et Delmas (Delmas 32).
Selon des estimations, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a détruit 115,000 habitations dans la capitale Port-au-Prince et ses alentours; quelque 14,500 habitations ont été sérieusement endommagées et 167,000 ont subi des dégâts modérés forçant ainsi quelque 1,3 million de personnes à chercher refuge dans des camps temporaires.


« Sortir les personnes des camps et créer les conditions propices pour leur retour en toute sécurité dans leurs quartiers d’origine est l’un des besoins les plus pressants, tout en demeurant également un élément clé pour garantir la stabilité sociale », a déclaré Ronald Baudin, Ministre de l’économie et des finances pour Haïti.


Plus précisément, cette subvention de 30 millions de dollars appuiera les activités suivantes:

  • Déblayage d’environ 60,000 mètres cubes de débris de construction des espaces publics et des lots privés.
  • Subventions en espèces pour la réparation et la reconstruction du logement. Ces subventions couvriront 5,000 dons en espèces qui seront soit alloués aux propriétaires/résidents pour réparation de maisons dont la structure a été évaluée comme solide, ou utilisés pour la reconstruction de maisons totalement détruites ou endommagées au-delà de réparation.
  • Réparation et amélioration des infrastructures de services communautaires, y compris les routes, les trottoirs, les fossés de drainage et de canalisation, la gestion des déchets solides, les systèmes d’approvisionnement en eau, les installations sanitaires et les équipements connexes, ainsi que la création de centres de reconstruction communautaires.
  • Services consultatifs ayant pour but d’aider les communautés et les autorités locales dans la gestion du déblayage  des débris, ainsi que la réparation et la reconstruction des logements de manière efficace et en conformité aux normes de sécurité du risque sismique et des catastrophes naturelles. En outre, cette composante viendra en appui à  la préparation de la stratégie de développement  urbain à moyen et  long terme ainsi que celle du logement.

« Ce projet renforcera les efforts collectifs déployés par les gouvernements central et locaux ainsi que les communautés dans la reconstruction d’Haïti », a déclaré Yvonne Tsikata, directeur de la Banque Mondiale pour les Caraïbes. « Cette subvention fait état de leurs efforts collectifs et met à leur disposition des ressources supplémentaires, afin de leur permettre de continuer à restaurer les services de base et créer des possibilités économiques pour les résidents locaux ».

 

Gonaïves a son système d’alerte précoce aux inondations

MAXIMINI / 27-10-10

Le directeur général du projet WINNER de l’USAID, Jean-Robert Estimé, a remis officiellement, vendredi dernier, un lot de matériel qui doit servir au fonctionnement du « Système d’alerte précoce à l’inondation » installé aux Gonaïves, ville menacée par des inondations. Cinq sirènes, des téléphones cellulaires, des bottes, des par-dessus, des casques, des torches électriques et des jumelles constituent le lot de matériel offert à la ville des Gonaïves qui a été deux fois ravagée en 2004 et en 2008 par des inondations.
Selon les responsables, ce nouveau système mis en place aux Gonaïves et ses environs analyse la pluviométrie et le niveau d’eau dans les 4 rivières alimentant la rivière La Quinte et a pour mission d’alerter la population en cas de dangers imminents d’inondation. En effet, les différents acteurs se sont engagés à mettre sur pied une campagne de sensibilisation incluant quelques séances de simulation au bénéfice de la population.

 

Contre l’incarcération prolongée de Larack Sylvestre

MAXIMINI / 27-10-10

Les membres de la famille de l’inspecteur de police Larack Sylvestre ainsi que ses avocats dénoncent la détention préventive de l’ancien directeur de la prison civile des Cayes. L’inspecteur de police a été arrêté puis incarcéré le 28 juin 2010, quelques mois après une mutinerie à la prison civile des Cayes. L’inspecteur de police est accusé de « complicité d’incendie et d’évasion et tentative d’assassinat ».
Les avocats de l’accusé, dont Me Lucmanne Délille, qualifient ces chefs d’accusation de « fantaisistes ». L’inspecteur de police, a-t-il avancé, ne se trouvait pas à la prison lors de la mutinerie. « L’inspecteur peut avoir une certaine responsabilité, car il est le directeur de la prison. Par contre, en matière pénale, la responsabilité est personnelle. Nous ne comprenons pas pourquoi on a inculpé l’inspecteur dans cette histoire, critique Me Délille. Même si l’inspecteur avait une responsabilité dans cet incident, il ne peut pas être pour autant gardé en prison depuis plus de cinq mois sans jamais être jugé ».
« Mon mari a cinq mois en prison sans jamais être jugé. C’est un père responsable qui a six enfants. Pour la rentrée des classes, je suis aux abois. Mes enfants ne peuvent pas aller à l’école. Je crois que c’est une injustice de le garder depuis tout ce temps, sans pouvoir se présenter devant un juge d’instruction », se lamente, de son côté, Madame Florise Sylvestre.

 

Démantèlement du gang qui a attaqué l’autobus des journalistes

MAXIMINI / 27-10-10

La police a tué, lors des échanges de tirs, l’un des bandits armés qui ont attaqué et cambriolé un autobus transportant des journalistes au lancement de campagne de Jacques-Edouard Alexis, candidat à la présidentielle du 28 novembre. Six autres suspects qui seraient membres du gang armé ont été arrêtés par la police des Gonaïves.
Le chauffeur de l’autobus, Gaurin Théodore, a été tué lors de l’attaque menée lundi soir sur une route entre Gonaïves et Cap-Haïtien. Le chauffeur (un policier qui n’était pas en service) a tenté de foncer sur les hommes armés avec son véhicule, mais il a été abattu d’une balle à la tête, selon la police. Le véhicule s’est ensuite renversé, blessant un journaliste. Les assaillants se sont alors emparés d’argent et d’un ordinateur portable.
Le matériel des journalistes a été récupéré par la police suite au démantèlement du gang.

 

Artibonite : un plan de riposte pour juguler le choléra

MINUSTHA.ORG / 26 octobre 2010

Pour faire face à l’épidémie de choléra qui a déjà provoqué plus de 254 morts et 3015 malades, un plan de riposte alliant intervention sur le terrain et campagne de sensibilisation est mise en place. Les autorités sanitaires de l’Artibonite l’ont annoncé, lors d’une conférence de presse tenue le samedi 23 octobre 2010, à Saint-Marc, deuxième ville du département.

 

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« On a commencé à exécuter un plan de riposte avec tous les partenaires », a déclaré Mme Dieula Louissaint, directrice départementale de la Santé de l’Artibonite, principal foyer de l’épidémie. Un plan de riposte destiné à contrer l’épidémie de cholera, une infection intestinale aigue causée par la bactérie « Vibrion Cholerae ».

Des cellules consacrées à la prévention et à la sensibilisation, à l’eau et l’assainissement ont été en effet constituées. Huit messages de sensibilisation et d’information ont été produits par le Ministère de la Santé publique, à l’intention des populations. Une vaste campagne de sensibilisation va être entreprise dans les écoles, les églises et dans les temples vaudou. Seront également utilisés des moyens de communication comme la radio, la télévision, les SMS, les mégaphones et des camions sonores.

Toujours dans le cadre de la mise en place de la stratégie de riposte, le président de la République, René Préval, a effectué, le dimanche 24 octobre, une visite dans l’Artibonite, accompagné des membres du gouvernement dont les ministres de l’Intérieur, de la Santé, de l’Education et de l’Agriculture, les responsables nationaux et locaux de la Protection civile. Sur place, il s’est entretenu avec les autorités locales au siège de l’Organisme de Développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) à Pont Sondé, non loin de la commune de Saint Marc.

Parmi ses interlocuteurs, les Délégué (équivalent de Préfet) et Vice-Délégué départementaux, des maires, des responsables de pouvoirs locaux comme les délégués de ville, les Assemblées des Sections Communales (ASEC) et les Conseils des Section Communales (ASEC), directeurs départementaux des Ministères ainsi que les responsables locaux de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Et au cœur des préoccupations, la stratégie à mettre sur pied pour que l’information sur le cholera parvienne à toutes les couches de la population et les modalités pour rendre accessibles les intrants disponibles tels que le HTH, le chlore, le sérum oral, le savon et l’eau potable, entre autres.

En outre, il a été décidé une plus grande implication des élus locaux dans la gestion de l’épidémie. Ainsi, en plus des agents de santé et de la Protection civile, les ASEC, les CASEC, les délégués de ville et les maires feront désormais partie des Noyaux d’Education communautaire (NEC). Cette structure aura à charge de mettre en application la campagne de sensibilisation des populations et de distribution des médicaments de première nécessité.

Au niveau du système des Nations Unies, la réponse à l’épidémie s’est tout de suite mise en place. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Office pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) sont impliqués auprès de la Direction sanitaire dans le soutien à la coordination de la réponse pour ce qui est de la prise en charge médicale, la distribution d’eau potable, l’assainissement, l’information et la sensibilisation du public.

La MINUSTAH a mobilisé toutes ses ressources logistiques pour faciliter le travail des acteurs humanitaires, notamment dans la distribution des produits pour le traitement d’eau et autres intrants de première nécessité. Par ailleurs, depuis le déclenchement de l’épidémie, le 24 octobre, les soldats argentins et les FPU2 Pakistanais de la MINUSTAH ont distribué plus de 70.000 litres d’eau, notamment dans les orphelinats et autres endroits vulnérables.

De même, des militaires argentins et uruguayens de la MINUSTAH transportent par bateaux à Grande Saline et à  Dauphin, deux localités isolées et difficiles d’accès par la route, des membres du personnel de la santé de diverses organisations, de l’eau potable, du matériel de purification d’eau, du savon et de sels de réhydratation orale.

Par ailleurs, dans la mise en place, par le gouvernement, d’un Centre de traitement du choléra (CTC) à Saint Marc et d’un autre à l’Estère, des ingénieurs militaires brésiliens et chiliens de la MINUSTAH travaillent de jour comme de nuit dans la préparation des terrains devant les accueillir. Des centres qui seront équipés par des partenaires internationaux, dont la branche espagnole de Médecins Sans Frontières. Des militaires boliviens vont également installer 20 tentes -d’une capacité totale de 250 personnes- et 48 latrines.

Lors de la conférence de presse, les autorités ont  rappelé les mesures à adopter en vue de freiner la propagation du cholera. Parmi elles, le lavage continuel des mains, une bonne gestion des cadavres et l’utilisation de l’eau chlorée.

Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition ; Faustin caille

 

L’école pour les jeunes d’Haïti

ANTOINE TREMBLAY / HEBDO DU ST MAURICE / 27-10-10

À l’instar des quatre principaux acteurs, toute la population est invitée à signer la pétition. De gauche à droite : Claude Bélizaire (GRAHN), Madeleine Plamondon (porte-parole), Andrée Hammond (initiatrice du projet) et Médo Touré (GRAHN). Pho

À l’instar des quatre principaux acteurs, toute la population est invitée à signer la pétition. De gauche à droite : Claude Bélizaire (GRAHN), Madeleine Plamondon (porte-parole), Andrée Hammond (initiatrice du projet) et Médo Touré (GRAHN). Pho

Le comité d’accueil des personnes immigrantes (CAPI) du Centre d’action bénévole de Shawinigan de concert avec le Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) a lancé le 26 octobre dernier, une pétition d’envergure mondiale pour que tous les enfants d’Haïti aient accès à l’école.

La porte-parole pour la CAPI, Andrée Hammond, explique que cette action se veut une parole d’espérance donnant du souffle à tous ceux et celles qui sont impliqués dans la reconstruction d’Haïti.

Elle souligne que le CAPI a été fortement interpellé par le fait que près d’un demi-million d’enfants en âge de fréquenter l’école n’y ont pas accès. «Une action concrète s’est donc imposée en faveur de la scolarité obligatoire, sans discrimination, jusqu’à un niveau fondamental pour tous les enfants de ce pays», ajoute-t-elle.

La pétition s’adresse au gouvernement canadien. «Nous voulons qu’il prenne la parole. Nous voulons qu’il joue un rôle de vigilance. Nous voulons allumer des lumières pour être branchés les uns aux autres», précise Mme Hammond.

La porte-parole de cette initiative, Madeleine Plamondon, expliquait l’importance pour un enfant d’avoir accès à un livre. «Seriez-vous ici si vous ne saviez pas lire?, questionnait-elle. «Les livres et savoir lire sont d’une importance pour moi. Apprendre à lire à un enfant, c’est lui ouvrir des portes. On lui donne la chance d’avoir un esprit critique. Par la suite, il peut participer à l’histoire de son pays», relate Mme Plamondon.

La pétition se veut une pétition en chaîne. Chaque personne fait signer sa feuille. Par la suite, tous ceux qui ont signé apportent avec eux une feuille pour la faire signer et ainsi de suite. Grâce au GRAHN, la pétition sera traduite et se retrouvera partout dans le monde. Les compagnies sont également invitées à signer une résolution en guise de solidarité.

Tous les documents requis et toute l’aide nécessaire à la mise en place de cette pétition se retrouvent au Centre d’action bénévole de Shawinigan. Sans avoir d’objectif sur le nombre de noms amassés, la pétition prendra fin le 17 avril 2011.

Centre d’action bénévole de Shawinigan, 4393, boul. des Hêtres (819-539-8844)

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