L’ACTUALITE DU JEUDI 28 OCTOBRE 2010

28 Oct

 

A un mois de la présidentielle le choléra semble se stabiliser en Haïti

TV5 (AFP) – 28.10.2010 17:56

A un mois jour pour jour des élections législatives et présidentielle tout est fait à Haïti pour endiguer le choléra, qui a déjà fait 305 morts selon un nouveau bilan, et déterminer l’origine de cette épidémie qui provoque la colère des habitants.

voir_le_zoom : Un homme souffrant du choléra au bord d'une route à Pont-Sonde, en Haïti, le 27 octobre 2010

Un homme souffrant du choléra au bord d’une route à Pont-Sonde, en Haïti, le 27 octobre 2010

voir_le_zoom : Des personnes souffrant de déshydratation attendent d'être soignées à l'hôpital Saint Nicolas à Saint-Marc, en Haïti, le 27 octobre 2010Des personnes souffrant de déshydratation attendent d’être soignées à l’hôpital Saint Nicolas à Saint-Marc, en Haïti, le 27 octobre 2010

Une dizaine de jours après l’apparition de la bactérie tueuse, des rumeurs circulent dans le pays sur l’origine de l’épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l’aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l’ONU.

voir_le_zoom : Carte d'Haïti situant les départements touchés par le choléra

Carte d’Haïti situant les départements touchés par le choléra

L’épidémie de choléra en Haïti a fait 305 morts, a indiqué jeudi le ministère de la Santé haïtien, soit 13 décès de plus que le bilan communiqué la veille, tandis que 502 hospitalisations supplémentaires ont été enregistrées, soit 4.649 au total.

A un mois jour pour jour des élections législatives et présidentielle tout est fait à Haïti pour endiguer le choléra, qui a déjà fait 305 morts selon un nouveau bilan, et déterminer l’origine de cette épidémie qui provoque la colère des habitants.

L’épidémie de choléra en Haïti a fait 305 morts, a indiqué jeudi le ministère de la Santé haïtien, soit 13 décès de plus que le bilan communiqué la veille, tandis que 502 hospitalisations supplémentaires ont été enregistrées, soit 4.649 au total.

Ce bilan montre une certaine stagnation du nombre de nouveaux morts par rapport au précédent, qui évoquait huit nouveaux décès, et des nouvelles hospitalisations toujours nombreuses. Mercredi, 535 hospitalisations supplémentaires avaient été enregistrées.

En République dominicaine, au Pérou, en Colombie, au Venezuela ou encore en Equateur des alertes épidémiologiques ont été lancées depuis mardi en particulier à destination des postes frontaliers, des ports et des aéroports afin de renforcer la surveillance des voyageurs et les mesures sanitaires.

En République dominicaine, qui partage avec Haïti l’île d’Hispaniola, les personnes souhaitant traverser la frontière doivent se désinfecter les mains et remplir un questionnaire médical.

En Colombie, le responsable de la coordination de la veille sanitaire, Victor Hugo Alvarez, a pour sa part indiqué à l’AFP que des mesures avaient été adoptées dans les aéroports et les ports, où les bateaux pouvant véhiculer de l’eau contaminée en provenance d’Haïti sont particulièrement surveillés.

Une dizaine de jours après l’apparition de la bactérie tueuse, des rumeurs circulent dans le pays sur l’origine de l’épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l’aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l’ONU.

Du personnel de MSF a ainsi été attaqué mardi soir à coups de pierres dans la ville de Saint-Marc, à environ 100 km au nord de la capitale Port-au-Prince, par quelque 300 manifestants craignant que l’afflux de patients ne propage l’épidémie.

A cet égard, le directeur général du ministère de la Santé haïtien, Gabriel Thimoté, a indiqué jeudi que des analyses avaient permis de déterminer que le premier cas de choléra avait été enregistré « à Grand Boucan dans le département du Centre ». Le plus grand nombre de décès a néanmoins été constaté dans le département Artibonite, le long du fleuve du même nom, à Drouin et Grande Saline, a-t-il précisé.

« Paradoxalement l’épidémie a commencé dans le Centre mais ce n’est pas là qu’on a découvert le plus grand nombre de cas », a déclaré à la presse Gabriel Thimoté.

Interrogé sur l’origine de l’épidémie, il a précisé que le choléra avait pu venir d’un porteur sain, haïtien ou étranger. Il a aussi annoncé que des nouvelles analyses avaient été commandées pour déterminer cette origine.

 

Haïti – Sénégal : Les étudiants haïtiens victimes des problèmes de l’Ucad
HAITI LIBRE – 28/10/2010 14:27:27

Haïti - Sénégal : Les étudiants haïtiens victimes des problèmes de l’UcadDes représentants des Amicales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont menacé, hier, de chasser les étudiants haïtiens du pavillon qu’ils occupent, après les codifications (formalités pour accéder aux commodités sociales : logements, soins de santé, etc…), si les autorités ne leur trouvent pas de nouveaux logements.
« Il est absurde que nos frères traînent à la place de ces Haïtiens » a déploré Amadou Lamine Diongue, Président de l’Amicale de la Faculté des sciences et techniques, « L’Ucad souffre d’une capacité d’accueil insuffisante [5,000 lits pour 50,000 étudiants] nous n’allons pas sacrifier les étudiants sénégalais au profit des étudiants haïtiens […] nous n’acceptons pas, que pour satisfaire une volonté politique, ces haïtiens prennent la place de nos frères ». Indiquant que l’arrivée des étudiants haïtiens avait permis de remettre en avant les problèmes de l’université. Rappelons qu’il est courant que dans une petite chambre de deux lits, les étudiants sénégalais y vivent à 6 ou à 7 dans des conditions d’hygiènes et de promiscuité très difficile à supporter
Le Collectif reproche, entre autres, aux autorités d’avoir attendu la veille de l’arrivée des Haïtiens au campus pour les informer de la situation, tout en rappelant que cela n’avait pas empêcher les étudiants du campus d’accueillir dignement les étudiants haïtiens à leur arrivée, en vertu du sens élevé de l’hospitalité sénégalaise.
De plus, Amadou Lamine Diongue rapporte que le Directeur du Coud lui a confié avoir acheté trente ordonnances pour les haïtiens qui sont victimes d’intoxications liées à une mauvaise alimentation. Pointant du doigt les entreprises gestionnaires des restaurants universitaires il affirme la volonté du Collectif de rompre unilatéralement le contrat avec ces entreprises, si l’alimentation ne s’améliore pas.
Par rapport aux pavillons en chantiers à l’Ucad, le Collectif souligne un manque de volonté des autorités à les achever rapidement, les travaux commencé depuis 2007 progresse à vitesse de caméléon, les pavillons préfabriqués sont vétustes et le collectif exigeons l’achèvement des nouveaux pavillons dans les meilleurs délais. Rappelons que le directeur du service des cités (service chargé de l’hébergement des étudiants), Matar Ndoye reconnaissait, il y a quelque temps, les difficultés que traversaient les étudiants dans les logements des résidences universitaires. Selon lui, bien que de nouveaux pavillons soient en construction, vu le nombre d’étudiants à l’Ucad ce n’est qu’une alternative temporaire. Il est d’avis qu’il faut désengorger l’Ucad en construisant plusieurs centres universitaires à travers le pays et encourager la création d’autres universités privées.
Face à ces difficultés, les étudiants demandent à être reçu par le Président Wade, en cas de refus, il menace de mettre le campus en ébullition soulignant que tout retard à régler cette situation ne fera qu’augmenter les tensions sur le campus.

L’UE s’engage dans le Pôle économique du Nord
HAITI LIBRE – 28/10/2010 12:13:16

Haïti - Cap-Haïtien : l’UE s’engage dans le Pôle économique du NordUne délégation de l’Union européenne (UE) conduite par Mme Lut Fabert, chef de délégation de l’UE en Haïti, a participé à Cap Haïtien, ce jeudi 28 octobre, à la présentation du projet global de développement du Pôle économique Nord d’Haïti.
Lors de cette conférence, l’UE a confirmé son engagement aux côtés des autorités haïtiennes, de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et de l’USAID à ce vaste projet qui vise au développement du pôle économique Nord du pays à travers notamment le développement des secteurs touristiques, agricoles et textiles. L’UE, du fait de son expérience de réalisation de projets d’infrastructures majeurs en Haïti, s’est engagée à participer, notamment, au volet infrastructures du projet.
Le projet discuté en détail lors de la conférence en présence de représentants du gouvernement et du secteur privé haïtiens, qui prévoit notamment la création d’un parc industriel, a évalué à 75,000 le nombre d’emplois créés dans l’industrie textile, le tourisme et l’agriculture. Les premières études menées montrent que le projet générerait plus de 360 millions de dollars de revenus et aurait des retombées économiques pour 500,000 personnes dans le département du Nord.
Cette participation de l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de la coopération euro-haïtienne en cours, qui se concentre sur les secteurs des infrastructures et de la décentralisation, à travers notamment le désenclavement du plateau central et le développement de la partie Nord du pays.
Ce projet est totalement complémentaire avec la construction, grâce au financement de l’Union européenne, de la route nationale # 3 entre la capitale Port-au-Prince et la deuxième ville du pays Cap Haïtien, longue de presque 200 kilomètres, elle permettra, une fois terminée, de relier les deux principales villes en à peine 3 heures contre plus de 8 heures actuellement.
L’UE a déjà achevé le tronçon Port-au-Prince – Mirebalais long de 62 kilomètres en 2009. Le tronçon Mirebalais – Hinche, long de 53 kilomètres, en cours de réalisation, sera terminé l’an prochain en 2011 tandis que le dernier tronçon Hinche – Cap Haitien long de 74 kilomètres sera terminé en 2013.
La finalisation du tronçon entre Hinche et Cap Haïtien permettra de relier les deux villes en 1:30 contre presque 5 heures à l’heure actuelle. La route achevée permettra de libérer les capacités productives de la contrainte qui freine l’écoulement des produits, notamment agricoles, vers le marché et d’améliorer l’accès des populations haïtiennes aux infrastructures de base.

 

Haïti – Choléra: Enquête en cours

Canadian Press – 28/10/10

MIREBALAIS, Haïti — Des enquêteurs de l’ONU ont récolté, mercredi, des échantillons de résidus liquides malodorants s’écoulant d’une base de casques bleus népalais vers le réseau fluvial du centre d’Haïti infecté par le choléra, à la suite d’accusations persistantes voulant que les excréments de l’unité nouvellement déployée dans le pays aient causé l’épidémie qui a fait plus de 4000 malades.

Des journalistes de l’Associated Press qui se sont rendus à l’improviste à la base des Nations unies à Mirebalais sont tombés sur les enquêteurs. Vincenzo Pugliese, un porte-parole de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a confirmé par la suite que l’équipe d’enquêteurs menait des tests de choléra.

 

Polémique autour de la bactérie du choléra

MAXIMINI / 27-10-10

Les membres de la commission santé du Sénat ont discuté, mardi, avec le ministre de la Santé Alex Larsen, de l’épidémie de choléra qui frappe particulièrement les départements de l’Artibonite et du Centre. Cette rencontre alimente davantage la polémique entre le ministre Larsen et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sur l’origine de la bactérie du choléra qui a fait quelque 300 morts dans le pays.
Le fleuve Artibonite est contaminé par des éléments externes, a affirmé Alex Larsen lors des échanges avec les parlementaires. Des citoyens de pays où le germe existe sont actuellement en Haïti, citant entre autres des latino-américains, des africains et des asiatiques. « Il s’agit d’une maladie importée », a insisté le docteur Alex Larsen.
Le sénateur, Youri Latortue, qui participait à la rencontre exige l’ouverture d’une enquête pour connaitre l’origine de la maladie qui a été éradiquée, il y a un siècle dans le pays. Ex-membre des Forces armées d’Haïti démantelées en 1994, Youri Latortue estime que les soldats népalais pourraient ne pas être innocents « puisqu’ils ont l’habitude de jeter leurs excréments dans le fleuve Artibonite ». Il y a une base de soldats népalais à grand Boukan où la maladie s’est d’abord déclarée, a jugé le parlementaire, tout en rappelant que le Népal est l’un des pays où ce germe existe.
La Minustah a récusé, dans un communiqué de presse, les informations selon lesquelles des déchets humains déversés dans une rivière à Mirebalais par la mission seraient à l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti. Un contingent militaire népalais est effectivement basé à Mirebalais, dans la localité de Meille, au bord de la rivière portant le même nom, a indiqué la mission Onusienne. « Sept fosses sceptiques, construites en circuit fermé, desservent la base militaire et répondent aux normes de construction de l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) », a-t-elle ajouté. Ces fosses sceptiques, selon la Minustah, sont vidées chaque semaine par quatre camions d’une compagnie privée contractuelle.
Le site de décharge utilisé par la compagnie, a expliquée la Minustah, a obtenu l’autorisation de la mairie de Mirebalais. Il se trouve à 250 mètres de la rivière Meille, « ce qui représente plus de 20 fois la distance requise au niveau international ».

 

Point de vue

Francophonie : foutaise, fracas fabulateur et faramineuse fumisterie

27 octobre 2010 par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE / Source Oulala

Tout est vendable et vraisemblable, une fois porté par l’imposture du discours idéologique dominant qui a bonne presse par la mise à contribution des intervenants publics officiels autorisés ayant le contrôle des médias. La construction de la réalité par eux prise en charge, se moque hautainement du réel et de la vérité.

Le G20 et la Francophonie se sont affublés respectivement à Gyeongju et à Montreux de deux sommets officiels hauts en couleur en cette dernière fin de semaine écoulée, ajoutant ainsi la leur à celles des splendeurs multicolores du climat automnal. Il faut dire que les très honorables politiciens qui gouvernent ce genre de rencontres, ont l’art politique de la prestance scénique. Pour le premier (qui ne nous intéresse pas en ce billet), le fameux G20, ses membres nous auront à nouveau servi – sur fond de réforme du Fmi, cette organisation d’asservissement économique des pays pauvres à l’échelle du monde – le vieux fumet rance et réchauffé de réparation des conditions économiques d’une planète qu’ils ont pourtant fortement eux-mêmes contribué à rendre invivable. Quant à la Francophonie, sujet de la présente brève réflexion, elle aura été pathétique jusqu’au bout, jusque dans l’excentricité des divagations et la fumisterie extrême des manières. Le glorieux Sarkozy – roi soleil de la Francophonie, vu la préséance évidente de la France en cet organisme quasi fantôme qui ne sert même pas à promouvoir les œuvres de langue française au sud quand celles-ci sont sans intérêt colonialiste – bruyamment engagé aux côtés des moins nantis de cet apathique regroupement de pays à populations francophones, a pompeusement condamné la spéculation sur les matières premières, la crise alimentaire frappant les pauvres… Alors que précisément la France est en tête de ceux qui altèrent la texture voire déchirent par endroit, ce tissu hétéroclite dit Francophonie frappé d’inanité et de forclusion quand on y considère les peuples du sud qui n’ont rien en commun avec le nord sinon la langue (parfois fossile ou symbolique, vu la réduction des pourcentages de locuteurs la parlant encore) et les balafres de l’histoire traumatique que pérennisent les politiques nord-sud en vogue à l’intérieur même de ladite Francophonie.

Comme on le sait, les « chefs » (plutôt les histrions pour la plupart) du nord ont la fâcheuse tendance de prendre tout le reste du monde pour des ineptes au point de collectionner des ramassis de mots délavés, galvaudés, désubstantialisés par simulation d’éthique pour ne pas dire de moralisation de ce qui est foncièrement et essentiellement immorale : leur hégémonie impérialiste. Naturellement, c’est le contraire qui serait étonnant car n’est-ce pas normal que des représentants d’un système insensé, qui n’obéit qu’à la logique de l’argent pour l’argent, contribuent à désignifier tout ce qu’ils touchent de leur « pouvoir » !? En vérité, il serait tout simplement hérésiarque que les politiciens, ces prêtres de la religion du marché présidé par leurs vrais patrons, délaissaient le rituel de l’exploitation et de la subordination de l’homme pour le culte du profit des institutions de finance et du commerce.

Les sommets internationaux de chefs d’État (surtout ces sommets décalés nord-sud) sont souvent des scènes où les saltimbanques prétentieux, les plus dédaigneux et les plus impassibles du nord, vont avec quelques pairs farceurs, vomir leur incongruité faraude, habillée de mignardise pour se donner bonne conscience et se laisser croire des surhommes tout en infantilisant les représentants du sud. En guise d’illustration de cet état de fait, il faut justement constater le dernier élan susmentionné dans ce texte du Sarkozy humaniste condescendant, promoteur pédantesque de la justice interétatique et grand discoureur progressiste, qui vient de s’inscrire avec une grandiloquence émouvante, en défenseur des pays périphériques de la Francophonie, évoquant par exemple en les fustigeant, les émeutes de la faim de 2008. Un simple petit laisser-aller à leur discours comme par amnésie volontaire de quelques minutes, et l’on pourrait vraiment s’en convaincre ! Sauf que dans le même temps, le Fmi de Strauss-Kahn dont la France est part très influente et active, réaffirme la mise à mort de tous relèvements endogènes agricoles et autres des pays périphériques, en s’arrangeant pour maintenir la mainmise tueuse des grands sur les petits. (En passant, dans ce sommet de Francophonie, pas un mot n’a été soufflé sur la restitution des 17 milliards d’euros dus par la France à Haïti). Quand il s’agit de mentir pour avoir bonne presse tout en fignolant les pires destructions et paupérisations, l’attitude schizophrénique d’État est la santé bien ancrée des monstres hégémoniques. Pour le reste, les traitements nosocomiaux appliqués aux pays du sud les plus paupérisés, ne feront qu’accentuer leur dépendance et servir l’ironie macroéconomique iatrogène du nord, un peu comme le sourire sinistre et glacial du tueur compulsif et sadique aux victimes prédestinées de ses méfaits…

Narcissisme « altruiste » du nord…

Naissance d’un économisme bienfaiteur où le prédateur économique, comme jadis les colons esclavagistes, se croit débonnaire et porteur altruiste du salut aux peuples étrangers plus ou moins inaptes ! Ce capitalisme gauchisant, comme le gauchisme de marché des socialistes de carrière, instaure l’ère d’un « impérialisme révolutionnaire » prêché des lèvres maudites de ceux qui se paient la tête des peuples par des matoiseries politiques simplistes. Ce capitalisme de bonté inexorable ne servira que le narcissisme cannibale du nord. La mission des taupes politiciennes de la ploutocratie mondiale que sont les illustres élus du nord économique, consiste à acheter quelques écrivains et personnalités « morales et intellectuelles » du sud pour radoter et asseoir la crédibilité des politiques du nord. Ainsi, les politiciens des pays impérialistes, peuvent se permettre de confabuler à contre courant de la véritable action de leur système représenté, qui n’est que le supplice planifié des damnés d’une économie planétaire prise en otage par les cossus et invisibles terroristes économiques des banques et multinationales du nord usant des institutions financières planétaires telle la Banque mondiale, le Fmi quand ce n’est carrément l’Onu contre les peuples.

Ce ne sont point les manigances de roi des politicards délégués d’oligarchies – délégués qui n’ont d’ailleurs rien de régalien – qui nous feront croire à leurs bobards humanitaires, eux, qui depuis longtemps déjà, ont déserté leur propre humanité au profit de l’argent sale, du financiarisme et de la gloire ignoble d’exterminer le monde par le crime économique et la finance en clamant leur grandeur immonde.

Dans la Francophonie comme ailleurs, seuls les suds peuvent quelque chose pour les suds en s’émancipant de la barbarie de l’économie malsaine du nord. Tant qu’ils ne l’auront compris, le mirage d’un monde solidaire et altruiste maintiendra longtemps encore les peuples écrasés des suds à travers un destin exproprié et l’abîme économique généré via la logique de l’aide à un pseudo-développement exogène, logique délétère et illusoire du cautère sur la jambe de bois !

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