L’ACTUALITE – SAMEDI 30 OCTOBRE 2010

30 Oct

Haïti – Norvège : Don de 850,000 dollars pour lutter contre le choléra
HAITI LIBRE – 30/10/2010 12:11:37

Haïti - Norvège : Don de 850,000 dollars pour lutter contre le choléraRamon Ripoll, le Vice-ministre cubain du Commerce extérieur et des investissements étrangers et Jan Tore Holvik, Ambassadeur de Norvège à La Havane ont signé vendredi, un accord pour aider le gouvernement haïtien à lutter contre l’épidémie de choléra. Un premier accord d’un montant similaire avait été signé en Janvier après le séisme.
Selon le Ministère cubain de la santé publique, la Norvège a fait don de 850,000 dollars US pour l’achat et l’expédition de fournitures médicales et autres ressources matérielles pour Haïti.
Cuba a fourni une assistance médicale à Haïti depuis plus d’une décennie, mais a augmenté son aide après le séisme. Le responsable de la santé haïtien a confirmé vendredi que le nombre de morts de l’épidémie a augmenté de 8,20 % portant le nombre de personnes décédées du choléra à 330 (chiffre de jeudi dernier), et à 4,714 (+13.9%) le nombre de personnes infectées recevant des soins.

 

Haïti – Politique : Mises au point du candidat Chavannes
HAITI LIBRE – 30/10/2010 09:43:41

Haïti - Politique : Mises au point du candidat ChavannesLe pasteur Jean Chavannes Jeune (Alliance chrétienne citoyenne pour la reconstruction d’Haïti – ACCRHA) a mis en garde les candidats tentés d’utiliser l’épidémie de choléra comme prétexte pour reporter les élections.
« J’imagine que ceux qui tirent les ficelles des élections doivent se sentir inconfortables en voyant  la population tout à fait décidée à y participer, alors que leurs intentions était d’avoir le moins de participants possible pour pouvoir magouiller » à déclaré le candidat Jean Chavannes Jeune. Une opinion que partage Jean David Génesté candidat au Sénat pour qui le report des élections ne peut que favoriser les candidats proches du pouvoir, qui disposent de plus de moyens financiers que les autres candidats pour relancer une campagne.
Concernant l’existence d’une organisation appelée « Association Nationale des Leaders Evangéliques – ASNALE » qui a apporté son soutien à Jacques Edouard Alexis et lancé un appel aux chrétiens pour supporter l’ancien premier ministre, Jean Chavannes, devant le soutien d’un de ses adversaires par un mouvement chrétien, s’est dit étonné « Je connais très bien le milieu évangélique et je serais au courant si une telle organisation existait » affirmant que c’était peut-être une organisation qui n’existait que de nom « créée pour les élections du 28 novembre »…

 

 

 

Le candidat à la présidence Charles Henri Baker (Respè) furieux contre un dernier sondage le plaçant en 4ème position derrière sa rivale du RDNP, Mirlande Manigat

« Sondages bourgeois commandités par des amis de Préval ayant amassé fortune pendant son mandat »

Radio Kiskeya / vendredi 29 octobre 2010

Le candidat à la présidence du parti « Respè », l’homme d’affaires Charles Henri Baker, s’en est violemment pris jeudi au secteur privé des affaires et à la série de sondages sur la popularité et les intentions de vote commandités par celui-ci auprèsdu Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) dont le dernier le place en 4ème position derrière Mirlande Manigat (RDNP), Jude Célestin (INITE) et Michel Martelly (Repons Peyizan).

Pour Baker (classé en 4ème position lors de la présidentielle de 2006), « les sondages bourgeois en question sont l’œuvre d’un petit groupe d’hommes d’affaires proches du président René Préval qui, après avoir bénéficié des largesses du pouvoir, cherchent maintenant à préserver leurs intérêts en pavant la voie au dauphin du chef de l’Etat ».

« C’est uniquement dans l’enceinte du Palais national (siège de la présidence) que le candidat de la plateforme officielle INITE (Unité) peut occuper la seconde place dans un sondage », a péremptoirement déclaré le leader de « Respè ». D’après lui, « jamais l’on ne verrait pareille situation à Cité Soleil et à Raboteau » ( deux quartiers défavorisés de Port-au-Prince et des Gonaïves (Artibonite, Nord).

Un autre candidat, à la députation cette fois-ci, l’avocat Jean Tolbert Alexis (Ansanm Nou Fò), a menacé jeudi de traduire en justice la firme BRIDES si celle-ci s’avise encore d’utiliser son nom dans ses prochains sondages, sans son autorisation préalable. Me Alexis qui se présente pour la circonscription Croix-des-Bouquets/ Thomazeau (Ouest) proteste contre son classement dans le dernier sondage du BRIDES. Pour lui, les sondages de ladite firme sont manipulés et portent préjudice aux candidats, dont lui-même.

De nombreux autres candidats, partis et plateformes politiques ont déjà dénoncés les sondages du BRIDES commandités par le Forum économique du secteur privé, un regroupement d’associations patronales. Le responsable de la firme, le professeur Frantz Fortunat a défendu jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya le caractère scientifique de ces sondages, mettant l’accent sur le fait que les uns et les autres devraient se résigner à ne plus se faire d’illusion sur leur réelle popularité. Il a aussi souligné la nécessité qu’Haïti s’ouvre à la modernité en acceptant l’utilisation de techniques telles que les sondages d’opinion.

 

Haïti – Politique : Déclarations de Michel Martelly en République Dominicaine

HAITI LIBRE – 29/10/2010 10:40:44

Haïti - Politique : Déclarations de Michel Martelly en République DominicaineHier jeudi 28 octobre, Michel Martelly, candidat à la présidence d’Haïti, a prononcé une conférence dans l’auditorium de la Fondation Globale Démocratie et Développement (FUNGLODE) a Santo Domingo en République Dominicaine.
Reconnaissant sans complexe devant l’assistance, être un « novice » en politique, il s’est défini comme un homme plein de rêves, de bonne volonté ayant la force de relever son pays de la ruine « Je suis un rebelle, je suis un rebelle contre la médiocrité […] tous les pays des Caraïbes vendent leur soleil à l’exception de mon pays, cela ne peut pas continuer ».
Utilisant un langage simple et parfois humoristique, le candidat Martelly a déclaré que son programme de gouvernement est fondé sur la décentralisation de la gestion de l’État haïtien, et comme preuve de ce qu’il affirme, il suggère en priorité de s’occuper des 1,5 millions de victimes du séisme qui vivent dans des camps depuis plus de 10 mois plutôt que d’entamer la reconstruction de Port-au-Prince.
Il déplore que son pays ait reculé de 25 ans, victime « des gouvernements paresseux » qui ont « laissé mourir les enfants dans les rues, tandis que la corruption devenait presque légale ».
Avec vigueur, il a déclaré qu’Haïti avait besoin de son peuple et de ses amis internationaux pour se relever », mais comme un pays indépendant, sans être pris en charge par les nombreuses ONG qui gèrent, sans contrôle, plus d’argent que le gouvernement haïtien.
Il a déclaré à son auditoire qu’il ne suffit pas de construire des écoles si l’on ne peut pas s’assurer de nourrir les élèves « Vous ne pouvez pas étudier le ventre vide, sans savoir si vous mangerez dans la journée » Il a demandé aux dominicains d’investir en Haïti pour reconstruire le pays, rappelant qu’Haïti et la République dominicaine partagent la même île et que « si Haïti est malade, la République dominicaine est affectée […] Nous avons besoin de l’appui des dominicains dans de nombreux domaines comme l’environnement, la technologie, la construction pour la stabilité économique ».

 

Haïti-Epidémie

Choléra : Plusieurs centaines de manifestants réclament à Mirebalais le départ des casques bleus

Diabolisant les soldats népalais, des jeunes en majorité ont défilé dans les rues à l’occasion de l’une des plus importantes marches de protestation en faveur du désengagement de la MINUSTAH rendue responsable d’une épidémie dont le bilan a atteint vendredi 330 décès et plus de 4.700 personnes hospitalisées ; des journalistes troublés par des évidences concernant une fosse septique apparemment polluante

Radio Kiskeya / vendredi 29 octobre 2010

Plusieurs centaines de personnes, en majorité des écoliers et étudiants, ont manifesté vendredi à Mirebalais (centre) pour réclamer le retrait d’Haïti des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qu’ils ont rendues responsables de l’épidémie de choléra qui, en une dizaine de jours, a fait au moins 330 morts.

Le mouvement de protestation, qui s’est déroulé sans incident, a pris fin devant la base du contingent népalais déployé dans la région et accusé d’avoir contaminé le fleuve Artibonite avec les matières fécales de casques bleus qui seraient des porteurs asymptomatiques du vibrion cholérique, la bactérie à l’origine de la maladie.

« A bas MINUSTAH, A bas le choléra importé », ont scandé des manifestants très en colère qui ont aussi demandé « justice et réparation » pour les nombreuses victimes de la maladie dont le point de départ était les communautés rurales traversées par le fleuve, lui-même situé en aval de deux affluents, les rivières Meille et La Tombe.

Le bacille du choléra aurait infecté la première rivière où, pour des raisons inconnues, les soldats népalais auraient déversé leurs excréments dont la gestion est confiée à une compagnie qui se sert d’un site de décharge dans la localité de Meille, près de Mirebalais.

Les responsables de la Sanco Entreprises S.A ont organisé vendredi une visite guidée afin de montrer aux journalistes que toutes les normes de sécurité sanitaire sont respectées dans les opérations de vidange réalisées dans une décharge située à 250 mètres de la rivière Meille.

Cependant, un fait troublant retient l’attention. Les reporters dépêchés sur place ont constaté que des pierres et de la terre en quantité ont été utilisés pour dissimuler la présumée fosse septique incriminée contenant des matières fécales et qui débouche sur la rivière.

Multipliant ses interventions dans la presse afin de couper court aux rumeurs, la MINUSTAH, qui est déployée en Haïti depuis 2004, a pourtant décliné toute responsabilité dans la propagation meurtrière du choléra en prenant la défense des militaires népalais issus d’un pays où la maladie est à l’état endémique.

Le nouveau bilan communiqué par les autorités sanitaires fait état de 330 morts, soit 25 de plus par rapport à jeudi, et d’un total de 4.714 cas d’hospitalisation dans le Bas-Artibonite (nord) et le Bas-Plateau Central, les deux régions les plus affectées.

Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Timothée, qui maintient que l’épidémie est en régression, a exhorté, une fois de plus, la population à respecter scrupuleusement les règles d’hygiène. Le pays, rappelle-t-il, n’est toujours pas à l’abri d’une nouvelle vague cholérique encore plus virulente que la première.

 

RADIO METROPOLE / Vendredi, 29 octobre 2010 09:19

Marlene Liautaud recommande des principes d’hygiène pour lutter contre le choléra

L’épidémiologiste Marlene Liautaud recommande l’adoption de principes d’hygiènes en vue d’empêcher la propagation du choléra.
Elle révèle que l’utilisation du savon de lessive est efficace pour le lavage des mains. Le détergent présent en grande quantité dans le savon de lessive détruit le vibrio cholérique assure Mme Liataud également microbiologiste.
Intervenant à la rubrique « Le Point sur le 100.1 de radio Métropole Dr. Liautaud a démenti les rumeurs sur la nécessité d’éviter certains aliments pour se prémunir du choléra. Tous les aliments secs, haricots et riz notamment, ne portent pas la bactérie, explique Dr Liautaud qualifiant d’absurde l’interdiction du riz de l’Artibonite dans certaines régions.
Le poisson cuit n’est pas nocif, dit-elle précisant qu’on peut prendre sans crainte des bains de mer. En ce qui concerne les légumes et les fruits, Dr. Liautaud soutient qu’il faut les laver dans de l’eau chlorée. La bassine d’eau chlorée pourra être utilisée pendant une journée..
Docteur Marlene Liautaud n’est nullement surprise par l’entrée du choléra en Haïti. Elle rappelle que la bactérie est déjà présente dans de nombreux pays.
Outre les principes d’hygiènes et l’utilisation du chlore, la bactérie ne résiste pas aux températures extrêmes. Le vibrio cholérique meurt a moins de 4 degrés et a plus de 57 degrés centigrades.

 

Choléra en Haïti: 25 décès de plus en 24 heures, 330 au total

(AFP) – 29-10-10

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Une petit Haïtienne atteinte du choléra dans les bras de sa mère à petite Rivière le 28 octobre 2010

PORT-AU-PRINCE — L’épidémie de choléra en Haïti avait fait 330 morts vendredi, soit 25 de plus que la veille, ont annoncé les autorités haïtiennes, qui ont également fait état de 65 hospitalisations supplémentaires, soit 4.714.

Le nouveau bilan a été communiqué par le directeur général du ministère de la Santé haïtien, Gabriel Thimoté, au cours d’une conférence de presse.

Il montre à la fois une hausse du nombre de décès et un net ralentissement du nombre de nouvelles hospitalisations: la veille, les autorités avaient enregistré 13 morts et 502 hospitalisations nouvelles.

« Nous avons pris toutes les dispositions pour contrôler la propagation de l’épidémie en renforçant la sensibilisation et la surveillance épidémiologique », a déclaré le Dr Thimoté.

« Nous avons demandé à nos partenaires internationaux d’aider le ministère de la Santé à renforcer la surveillance épidémiologique », a-t-il ajouté, précisant que les autorités avaient reçu de ces partenaires « des lits en quantité et des médicaments » qui ont été prépositionnés dans les différentes régions du pays.

Interrogé sur l’état de l’enquête au sujet de l’origine de l’épidémie, le Dr Thimoté a répondu qu’elle n’avait rien apporté de concluant pour le moment mais que l’hypothèse d’une contamination du fleuve Artibonite restait privilégiée.

Les autorités sanitaires haïtiennes ont également relevé que la plupart des victimes du choléra en Haïti étaient comptées parmi « les personnes à faible niveau d’éducation, les agriculteurs et les paysans ».

« Les hommes sont presque autant victimes de l’épidémie que les femmes. Dans une seule communauté, nous avons dénombré 114 femmes décédées contre 107 chez les hommes », a indiqué le Dr Thimoté.

Environ 30% des décès sont enregistrés chef les enfants de cinq ans et plus, « une population très vulnérable », a souligné un responsable du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

De nombreuses organisations internationales intervenant en Haïti depuis le séisme du 12 janvier ont depuis le début de cette épidémie concentré leurs activités dans les régions les plus affectées par l’épidémie.

L’ONG Action contre la faim (ACF) a distribué près de 10.000 kits de lutte contre le choléra à plus de 35.000 personnes dans les sections communales de Marchand Dessalines, un des foyers de la maladie. L’organisation a également annoncé dans un communiqué le renforcement de son action de nettoyage et de désinfection dans les quartiers de Port-au-Prince.

La République dominicaine a par ailleurs renforcé vendredi ses contrôles militaires à la frontière avec Haïti, pour tenter d’empêcher la propagation de l’épidémie chez son voisin, selon la presse locale.

Les soldats ont notamment effectué plusieurs descentes dans la ville de Dajabon (nord), située au bord de la frontière de 376 km de long séparant les deux pays se partageant l’île caribéenne d’Hispaniola, pour détecter la présence d’Haïtiens entrés clandestinement.

La République dominicaine avait déjà mis en place des contrôles sanitaires depuis lundi et exige en outre la présentation d’un passeport et d’un visa pour laisser entrer les Haïtiens.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pourtant jugé mardi qu’il n’était « pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l’île et le commerce avec Haïti ».

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Haïti-Choléra : L’ONU aurait ouvert une enquête sur son contingent à Mirebalais

P-au-P, 28 oct. 2010 [AlterPresse] — L’organisation des Nations Unies (ONU) a apparemment ouvert une enquête sur son unité de casques bleus népalais pointée comme éventuelle source de l’apparition du cholera qui a tué 305 personnes en Haïti, apprend AlterPresse.

Mercredi, des enquêteurs de l’ONU ont récolté des échantillons de résidus d’eaux usées s’écoulant de la base de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) située à Mirebalais (Est), confirme à AlterPresse le porte-parole de la force onusienne, Vicenzo Pugliese.

Cependant, selon lui, cette démarche fait partie des procédures normales de contrôle des normes d’élimination des déchets.

Des tests médicaux conduits les 22 et 27 octobre sur les soldats népalais basés à Mirebalais révèlent qu’ils n’ont pas le choléra, insiste-t-il.

Il souligne que les soldats népalais actuellement en poste au pays sont arrivés entre le 08 et le 15 octobre, et avaient subi des tests m’médicaux avant leur voyage dans le pays caribéen.

Pugliese ne voit aucun rapport entre le moment de déclenchement de la maladie le 19 octobre et celui de l’arrivée des Népalais, soit une semaine auparavant.

Il qualifie de « rumeur » les affirmations selon lesquelles le vibrio cholerae serait amené par les militaires du Népal, où la maladie a fait 80 morts en 2007.

La mission onusienne avait déjà démenti les informations accusant son contingent népalais d’avoir déversé dans le fleuve Artibonite des déchets humains infectés par le choléra.

Parallèlement les autorités sanitaires n’ont toujours pas fourni les résultats de leur enquête sur la source de la maladie. Les échantillons prélevés sont en train d’être analysés à l’étranger, a répété ce jeudi le directeur général du Ministère de la Santé, Gabriel Timothé.

305 personnes ont déjà trouvé la mort principalement dans la région Nord du pays des suites du choléra, une pathologie qui selon les autorités haïtiennes n’avait jamais existé dans le pays auparavant.

 

Choléra : Une religieuse chilienne hospitalisée au Panama après un séjour en Haïti

Sur le terrain, le bilan des victimes de l’épidémie se chiffre maintenant à 305 morts et plus de 4.600 personnes hospitalisées

Radio Kiskeya / jeudi 28 octobre 2010

Les autorités sanitaires panaméennes ont annoncé jeudi avoir hospitalisé et maintenu en état d’isolement une missionnaire chilienne non identifiée qui a présenté, dès son arrivée en Amérique centrale, les symptômes du choléra après un séjour en Haïti où l’épidémie a officiellement franchi la barre des 300 décès.

Le nouveau bilan officiel est de 305 morts et 4.649 cas d’hospitalisation, a fait savoir le Dr Gabriel Timothée, directeur général du ministère de la santé publique, qui souligne que la « tendance à la stabilisation se confirme ».

La religieuse chilienne tombée malade voyageait à destination du Venezuela et était arrivée mercredi à l’aéroport international de Tocumen, de Ciudad de Panama, en provenance de Port-au-Prince via la République Dominicaine, a indiqué à EFE le ministre panaméen de la santé, Franklin Vergara.

Souffrant de nausée, de douleurs abdominales et de diarrhée sanguinolente, elle venait de passer en Haïti cinq jours consacrés à des travaux humanitaires.

Le ministre a expliqué que la dame est soignée au service d’infectiologie de l’hôpital public Saint-Thomas au milieu de strictes mesures de « biosécurité ».

Des échantillons de selle prélevés sur la malade faisaient l’objet d’analyses en laboratoire avant que leurs résultats ne soient connus vendredi.

Franklin Vergara assure que depuis le début de l’épidémie en Haïti, le Panama, qui accueille régulièrement des commerçantes haïtiennes, a nettement renforcé les mesures d’hygiène dans ses ports et aéroports tout en appelant à la vigilance sanitaire dans les foyers.

A Port-au-Prince, lors de la conférence de presse quotidienne du MSPP, le Dr Gabriel Timothée s’est félicité de la baisse substantielle du taux de mortalité quotidien du choléra, passé de 68 la semaine dernière à huit actuellement.

Il a cependant mis en garde contre tout triomphalisme, car une remontée subite de la maladie demeure toujours possible comme l’a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Haïti – Épidémie : Le Japon au côté d’Haïti contre le choléra
HAITI LIBRE – 29/10/2010 16:26:59

Haïti - Épidémie : Le Japon au côté d’Haïti contre le choléraDans son désir de contribuer à la lutte contre le choléra, le gouvernement Japonais, par le biais de son Ambassade en Haïti, a décidé de mettre à la disposition du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), la somme de 183.000 dollars.
La majeure partie de ce montant, soit 122.000 dollars sera fournie sous forme de biens d’équipements destiné au traitement et à la préservation de l’eau potable dont notamment : 40 réservoirs d’eau flexibles, 30 purificateurs, 1,800 Jerrycans semi-pliables, 40 bâches plastique…
L’avion transportant cette aide d’urgence a atterri hier, jeudi 28 octobre 2010, vers 18:10. Monsieur Kentaro Minami, le nouveau Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Japon en Haïti, a procédé à la remise immédiate de ces matériels, au représentant en douanes du MSPP, M. Pierre Fanfan dans le bâtiment abritant le dépôt de l’Aéroport.
L’utilisation des 61.000 dollars restant est actuellement en cours de discussion avec les responsables du ministère concerné afin de les orienter vers d’autres secteurs prioritaires. Le Japon tient à présenter ses plus sincères condoléances aux familles victimes de cette épidémie et tient particulièrement à renouveler au peuple Haïtien sa solidarité en ces moments pénibles.

 

Situation explosive au Lycée Pinchinat de Jacmel (Exclusif)
HAITI LIBRE – 29/10/2010 13:07:36

Haïti - Jacmel : Situation explosive au Lycée Pinchinat (Exclusif)Jeudi matin, les activités scolaires au Lycée Pinchinat étaient totalement paralysées. Suite au pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Jacmel, mercredi soir, les tentes usées servant de classes, [depuis mars dernier], ont été mis à terre, partiellement détruites, envahies par l’eau et la boue.
Devant cette situation catastrophique, Ernst Cadet, le directeur du Lycée Pinchinat de Jacmel a été contraint de suspendre les activités scolaires jusqu’au 8 novembre prochain « Nous avons mené des démarches auprès de la direction départementale de l’éducation du Sud-Est ainsi qu’auprès des différentes ONG, mais aucunes réponses concrètes n’a pas été fournie jusqu’à présent » a-t-il indiqué. Le directeur du Lycée dénonce un manque de volonté de l’État qui a pris tout ce temps, sans apporter une solution. Afin de remédier à cette situation, Ernst Cadet a déclaré que « si ce problème n’est pas résolu, je donnerai ma démission dans un bref délai ».
Interrogé par HaïtiLibre sur les cours du lycée Pinchinat, beaucoup d’élèves dénoncent les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ils qualifient de politique la situation dans laquelle le Lycée se trouve actuellement, « presque toutes les classes sont remplies comme un œuf, ne respectant aucune norme pédagogique, les politiciens se contentent de soumettre des listes de noms aux responsables du lycée, sans tenir compte de l’espace et de l’insuffisance de mobiliers » ont-ils déplorés.
Les lycéens, pour l’instant, ont choisi la voie du dialogue comme première démarche, ils ont formé un comité interclasse en vue de rencontrer d’une part les responsables de l’éducation à Jacmel et d’autre part les représentants des différentes ONG, afin de trouver une solution permettant aux élèves de bénéficier du pain de l’instruction. Toutefois, les étudiants préviennent que si ces démarches n’aboutissent pas, ils envisageront d’investir les rues de la ville pour forcer les autorités à assumer leurs responsabilités dans ce dossier.
Depuis la rentrée des classes, en octobre, le Lycée Pinchinat ne cesse d’être confronté à de sérieux problèmes, qui l’empêche de fonctionner normalement, notamment un manque d’espace. À ce sujet, la semaine dernière, les élèves de classe de 3e et de seconde, se sont affrontés pour l’occupation d’une tente en meilleure condition que les autres. Cet incident a perturbé la journée scolaire, les élèves ont jeté des pierres sans faire, heureusement de victime.
« Les autorités du pays disent que l’éducation est la base de toute développement » souligne un élève, « à Jacmel le dossier de l’éducation est politisé, les véhicules du bureau départemental de l’éducation, recouvert de posters, sont livrés aux candidats du parti proche du pouvoir en place, dans le cadre de la campagne électorale dans le Sud-Est ».
Les responsables de l’éducation font la sourde oreille aux cris d’alarme lancés par les élèves, préférant ignorer le dossier Pinchinat au profit de la campagne électorale. Une attitude méprisante et irresponsable qui pourrait bien allumer la méche d’une révolte des jeunes, source de désordre social.

 

Haïti – Cap-Haïtien : Une ville livrée à elle-même
HAITI LIBRE – 29/10/2010 13:43:47

Haïti - Cap-Haïtien : Une ville livrée à elle-mêmeSites historiques, plages mythiques, population hospitalière, boulevard idyllique… Cap-Haïtien, jadis le Paris de St Domingue avait tout pour plaire. Depuis quelque temps, la 2e ville du pays vit dans l’ombre de son passé.
L’exode rural massif, les troubles politiques ajoutés aux laisser-aller renforcé par le manque de compétence des autorités tant politique que civile ont, entre autres causes, contribué a sa détérioration a outrance. Les chiffres officiels indiquent une population de 300,000 habitants tandis que d’autres statistiques parlent plutôt de 800.000. Sans structures d’accueil pour les populations rurales ni plan d’aménagement, l’urbanisation sauvage a fini par imposer son anarchie dans toute la ville. « Il suffit d’un rien comme espace pour que les gens établissent leur maison » se désole cet ingénieur cinquantenaire. Des maisonnettes sont bâties dans les couloirs et corridors sans respect des règles de l’urbanisme. Cette situation au fil du temps a rendu vulnérable la ville, affaiblissant toutes ses infrastructures.
« La mairie n’est pas en mesure de répondre aux exigences de la population ». Pour illustrer Michel St Croix, maire titulaire de Cap-Haïtien, indique que la ville ne perçoit presque rien des ressources générées par les activités touristiques au niveau du quai de Labadie.
« L’État doit venir en aide à la mairie pour sauver la ville de son agonie » soutient Hérold, un jeune capois qui dénonce par ailleurs les promesses fallacieuses des gouvernements envers la ville de Christophe.
Depuis quelques années, la moindre averse est source de préoccupation. De l’avis de plusieurs experts, l’encombrement des égouts et des canaux d’évacuation par des tas d’ordures constitue le véritable danger. Plus il pleut, plus les fatras et les alluvions s’amoncellent. Et plus les habitants, qui luttent contre les eaux pour éviter qu’elles ne pénètrent dans leurs maisons, craignent le pire. « J’ai eu l’occasion de consulter les rapports d’une étude réalisée sur la ville du Cap-Haïtien, et la conclusion montre l’impérieuse nécessité pour l’Etat haïtien de consentir dans l’immédiat à des débours énormes pour refaire les caniveaux, égouts et systèmes d’évacuation de cette ville, sinon les conséquences pourraient être désastreuses dans un futur très proche», a indiqué un jeune architecte qui préfère garder l’anonymat.
L’absence d’une politique de gestion et de collecte des détritus est aussi à incriminer. «Nous n’achevons presque jamais les opérations de curage nulle part», reconnaît un chef d’équipes du MTPTC. Pour lui en effet, « chaque semaine, nous commençons le nettoyage d’une zone, le directeur nous déplace sur une autre zone ». Autre difficulté soulevée par ce dernier est relative à l’insuffisance et l’inadéquation des équipements « Nous n’avons que quelques pelles, râteaux, brouettes, alors que les tâches s’accompliraient mieux avec une grosse machinerie ».
Les monticules de déchets et les nids de poules constatées au niveau des entrées de la ville – Barrière Bouteille et Pont Neuf – accusent l’irresponsabilité de nos dirigeants. Les entrées sont crasseuses, les rues défoncées en dépit du fait que le projet de réhabilitation des rues de la ville soit confie à la compagnie V&F. Des travaux qui suscitent la grogne parmi la population capoise sur la méthodologie appliquée par la dite compagnie.
Une ville livrée a elle-même si on tient compte de certaines déclarations de quelques responsables, il n’y a pas longtemps des politiques critiquent leurs adversaires de mener une politique du fatras. Près de 400 m3 de fatras sont produits par jour au Cap-Haïtien. Ces déchets ne sont pas assez souvent collectés par les services responsables, voire éliminés. Ils se retrouvent le plus souvent dans les égouts et les canalisations.
Comme on le voit, la situation semble catastrophique. Toutefois, de l’avis de plus d’un, des solutions sont possibles, et avec un peu de volonté, le Cap-Haïtien présentera un meilleur paysage, au grand bénéfice des habitants qui ont grand besoin d’éducation et qui sont préoccupes par leur survie, a s’approprier le patrimoine collectif qui doit renaitre de ses cendres dixit, le roi Henri Christophe dont on vient de commémorer les 190 ans de sa mort.

 

Haïti – Social : Violents affrontements à Dajabon
HAITI LIBRE – 29/10/2010 16:13:21

Haïti - Social : Violents affrontements à DajabonLe marché binational traditionnel, qui a lieu les lundi et vendredi à la frontière, a été annulé sur décision des autorités des deux pays. Des centaines d’haïtiens refusant cette décision ont essayer de traverser la rivière Massacre, dans la ville d’Ouanaminthe, pour se rendre malgré tout sur le territoire dominicain et acheter des aliments, mais ont été dispersées par des hommes armée de bâton.
Rappel des faits :
Lors d’une rencontre mercredi, Bautista Rojas Gomez avait annoncé la réouverture des marchés de la zone frontière binationale en précisant que ceux-ci devront respecter les mesures d’hygiène et de contrôle mises en place par le Ministère de la Santé afin de prévenir la pénétration du choléra sur le territoire dominicain. Ce qui a motivé les réactions violentes de ce vendredi, c’est la décision des dominicains d’interdire tous les produits haïtiens sur le marché, une mesure vivement contesté par la partie haïtienne qui conteste les raisons et son caractère injuste sur le plan commercial notamment. Jean Baptiste Bien-Aimé à Dajabon, Le consul haïtien, qui a participé à la rencontre de mercredi aux côtés du maire de Ouanaminthe et des commerçants haïtiens s’est déclaré opposé à la « proposition » dominicaine. Une autre rencontre est prévue le 5 novembre en vue d’essayer harmoniser les positions.
L’homme d’affaires haïtien Paul Baricua Renson, à informé la presse que ses compatriotes sont interdits d’entrée sur le territoire dominicain sauf s’ils sont munis d’un passeport ou d’un visa pour ce pays « cette décision a fait beaucoup de remous entre les différents secteurs » a t-il précisé et il met en garde les autorités des conséquences négatives que cela pourraient entraîner.
Lundi dernier, la Police Nationale Haïtienne (PNH) appuyée par la Minustah avait déjà réprimé, en utilisant des gaz lacrymogènes, une manifestation d’haïtiens qui protestaient contre la fermeture du marché.
Le Gouvernement dominicain, à cette semaine, procédé au renforcement militaire de sa frontière terrestre (près de 200 militaires supplémentaires). Les membres du CESFRONT, une unité spéciale de surveillance des frontières dominicaines, accompagnée du procureur du Nord-Ouest a procédé à l’arrestation d’au moins 170 Haïtiens sans papiers qui ont été remis aux autorités de l’immigration à Dajabón en vue d’être renvoyé en Haïti.
Toutefois, vers 09:15 du matin, dans Ouanaminthe, environ une centaine haïtiens armées de bâtons et de machettes sur le vieux pont de Dajabón (du côté haïtien), ont exigé la libération de leurs compatriotes appréhendés après avoir franchi illégalement la frontière dominicaine. Après les procédures en usages, les services de l’immigration dominicaine, ont renvoyé en Haïti toutes les personnes arrêtées.
Le calme est revenu sur la frontière.

 

Haïti – Insécurité : Encore et toujours…
HAITI LIBRE – 29/10/2010 18:29:48

Haïti - Insécurité : Encore et toujours...Hier, au Marché Central du Cap-Haïtien, une adolescente de 16 ans été poignardée à mort par un homme. Après le crime, le suspect a cherché refuge au sous-commissariat de Barriere Bouteille, puis a été transféré au commissariat central du Cap-Haïtien, où il est en détention préventive. Aujourd’hui les parents de la jeune victime ont mis le feu à certains produits sur le marché, l’incendie a finalement été contrôlés par les pompiers ainsi que la PNH et de l’UNPOL.
Hier matin, en plein Centre-ville du Cap-Haïtien, une patrouille de la Minustah a été bombardé de pierres et de bouteilles en verre par une foule hostile. La patrouille a dû tirer plusieurs coups de feu en l’air ainsi que des grenades anti-émeutes. Une équipe de réaction rapide (QTR Quick Reaction Team) a été dépêché sur place, à son arrivé la foule été déjà dispersé. Un casque bleu de la Minustah a été légèrement blessé au visage. et un homme de 34 ans a été appréhendé et remis-à la PNH. Le motif de l’agression est toujours inconnu.
Hier vers 12h10, en face du Lycée Soficat à Tabarre, un jeune homme de 18 ans a été kidnappé par un suspect non identifiés. Une rançon a été réclamée à la famille qui a déposé une plainte à la Cellule Contre Enlèvements de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ-CCE).
Hier à Montagne des Oliviers à Carrefour Feuille, un corps d’un homme dans la trentaine a été trouvé. Le corps portait des traces de plusieurs projectiles et coups de couteau. Aujourd’hui dans la matinée, un autre corps, celui d’un homme non identifié a été trouvé au centre ville de Port-au-Prince près de la cathédrale à la rue Monseigneur Guilloux Prolongé. Les deux corps ont été transportés à la morgue de l’HUEH pour suites judiciaires.

 

Haïti – Insécurité : Situation dans la zone métropolitaine
HAITI LIBRE – 28/10/2010 16:43:14

Haïti - Insécurité : Situation dans la zone métropolitaineLe 27 octobre, dans la zone de Cazaeu, une jeune adolescente de 14 ans, fille d’un ingénieur de la Minustah, a été kidnappée dans la soirée par trois suspects non identifiés alors qu’elle était chez elle. La victime a été libérée par ses ravisseurs sur la route de l’aéroport. La jeune victime a été conduite à la clinique de l’ONU pour un contrôle médical. Une enquête est ouverte.
A Source Matelas dans la zone de Cabaret un corps d’un homme a été découvert. L’enquête préliminaire a révélé qu’il s’agit d’un voleur notoire et qu’il a été lynché par la population locale.
Hier à Fort-National sur la rue du Peuple, un corps non identifié d’un homme a été découvert avec des blessures par balles. D’après des témoins les suspects ont pris la fuite après l’incident.
Hier dans les premières heures, un nombre indéterminé de jeunes ont brûlé des pneus et jeté des pierres contre la Police Nationale Haïtienne (PNH) sur l’avenue Solino à Fort National. Ils protestaient car il n’avait pas reçu les sommes prétendument promises par le candidat à la présidence Jude Célestin (INITE).

 

           28 octobre 2010, 28e Journée Internationale de la Langue Créole

Déclaration du Comité d’Initiative pour l’établissement de l’Académie Haïtienne

AlterPresse / jeudi 28 octobre 2010

Une Académie haïtienne est instituée en vue de fixer la langue créole et de permettre son développement scientifique et harmonieux.
(Constitution République d’Haïti, 1987, Art. 213)

Nous, de l’Université d’État d’Haiti, de la Secrétairerie d’État à l’Alphabétisation, des Presses Nationales d’Haïti, de la Confédération Nationale des Vodouisants Haïtiens, du Journal Bon Nouvèl, qui constituons le Comité d’Initiative pour l’établissement de l’Académie Haïtienne, nous nous inclinons devant le courage et la détermination du peuple haïtien.

Nous profitons de la 28e Journée Internationale de la Langue Créole pour rappeler à tous l’importance de la langue créole pour nous Haïtiens, importance clairement exprimée dans la Constitution. Les membres de l’Assemblée constituante de 1987 avait bien compris l’importance de cette question. En témoignent les différents articles concernant la place des langues ainsi que leur rôle dans la société haïtienne :
- Article 5 Tous les Haïtiens sont unis par une Langue commune : le Créole. Le Créole et le Français sont les langues officielles de la République.
- Article 24.3 Pour que ce mandat puisse être exécuté, il faut qu’il exprime formellement en créole et en français le ou les motifs de l’arrestation ou de la détention et la disposition de loi qui punit le fait imputé ;
- Article 40 Obligation est faite à l’Etat de donner publicité par voie de presse (…) à tout ce qui touche la vie nationale…

De même, nous attirons l’attention sur l’exigence faite dans l’article 211 qui demande d’utiliser les langues officielles à tous les niveaux du système éducatif haïtien (…) La plupart des cours doivent être faits dans les langues officielles du pays.

Nous les membres du Comité d’Initiative, nous apprécions tout ce qui a été fait pour renforcer le français qui est l’une de nos langues officielles, mais nous sommes préoccupés en constatant que, malgré les progrès du créole dans notre société, d’énormes difficultés continuent de s’imposer au développement de l’unique langue qui lient les haïtiens entre eux. Ainsi, nous croyons que l’un des obstacles au strict respect des articles concernant les langues, c’est la violation de la loi-mère du pays, principalement l’article 213 qui préconise l’Académie Haïtienne.

Nous croyons que, tel que l’exige la Constitution, la question de la langue dans une nation ne saurait être laissée à la dérive. Au contraire c’est une question qu’il faut dans une perspective stratégique. C’est dans cette perspective que s’inscrit la formation de ce Comité qui, depuis un certain temps, a pris l’initiative du débat, de la réflexion, de la discussion et de la consultation pour l’établissement de l’Académie Haïtienne. Ainsi, nous profitons de cette célébration pour annoncer à la population toute entière, aux étudiants, professeurs, sociologues, anthropologues, linguistes, écrivains, poètes et à tous ceux qui luttent pour l’avancement de la langue créole en particulier, de la réalisation d’un Colloque International sur la stratégie à adopter pour porter les décideurs et le Parlement à mettre en place l’Académie Haïtienne pour de bon.

Pour cela, nous les membres du Comité d’Initiative, nous déclarons notre plein soutien à la Constitution de 1987, spécialement l’article 213 qui expose cette exigence. Nous sommes conscients que le problème de la langue créole est un dossier stratégique, c’est-à-dire, un dossier d’extrême importance pour le Peuple Haïtien qui doit être traité correctement et en toute urgence. Aucun progrès n’est possible sans la planification et l’aménagement équitable de nos deux langues officielles.

Ce premier pas que nous avons fait est insuffisant au regard de tout ce qui reste à faire. Et pour que le travail puisse produire de bons résultats, il faut la participation de toutes les institutions, tous les groupes et tous les secteurs de la société : femmes et hommes, éducateurs, sociologues, écrivains, linguistes, prêtres, pasteurs, houngan, juristes, syndicalistes, citadins aussi bien que les paysans, étudiants, entrepreneurs, commerçants, etc. qui se sentent concernés et qui approuvent cette démarche que le Comité d’Initiative a déjà lancé ! En ce sens, nous invitons tout un chacun et toutes les institutions à appuyer cette déclaration en la signant.

Ceux qui ont signé cette déclaration :

Jean-Vernet HENRY, de l’Université d’État d’Haïti (UEH)
Carol JOSEPH, de la Secrétairerie d’État à l’Alphabétisation (SEA)
Max BEAUVOIR, de la Confédération Nationale des Vodouisants Haïtiens
Jean-Pierre Nzemba WAYI, cicm du Journal Bon Nouvèl

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