L’ACTUALITE DU LUNDI 1 NOVEMBRE 2010

1 Nov

La souche du choléra qui frappe actuellement Haïti pourrait bien provenir du Sud de l’Asie, selon le National Public Radio (NPR) des Etats-Unis

En dépit des résultats d’analyses établissant cette provenance et confirmant presque la piste népalaise, le ministre haïtien de la santé croit que l’origine exacte de la bactérie peut ne jamais être connue

Radio Kiskeya / lundi 1er novembre 2010

Des recherches menées en Haïti sous la supervision conjointe du Ministère haïtien de la Santé Publique et le Centre de Contrôle des Maladies et de Prévention (CDC, Atlanta, USA), établissent que la souche de la bactérie du choléra découverte en Haïti ressemble à celle généralement trouvée dans le Sud de l’Asie.

Le National Public Radio (NPR) des Etats-Unis qui, sous la plume de Scott Hensley, fait état lundi des conclusions de ces recherches, précise que des investigations plus poussées doivent encore être menées afin d’identifier la souche de façon plus précise.

L’analyse a isolé l’ADN des échantillons de la bactérie prélevés sur des victimes du choléra en Haïti. Les 13 spécimens étaient identiques et montrent que la poussée épidémiologique enregistrée en Haïti provient d’une souche unique, indique NPR.

« Quoique les résultats des analyses prouvent que la souche est non-haïtienne, c’est-à-dire importée, il faut reconnaitre que les souches du choléra peuvent circuler d’une région à une autre de la planète en raison des voyages et du commerce », a déclaré le ministre haïtien de la santé cité par NPR. Le Dr Alex Larsen croit en ce sens que « nous ne saurons jamais la provenance exacte de la souche qui a causé l’épidémie en Haïti ». « La souche a été transmise par des aliments ou de l’eau contaminés ou par une personne infectée », a ajouté le Dr Larsen.

Des rumeurs ont circulé en Haïti sur l’implication d’un contingent de militaires népalais fraichement débarqués dans le Plateau central, dans la transmission de la maladie aux haïtiens. Le choléra est endémique au Népal. Mais, les Nations Unies soutiennent qu’aucun des casques bleus apparemment concernés n’a été testé positif pour le choléra.

Un porte-parole de l’ONU a confié à NPR que d’autres tests sont réalisés mais qu’il n’y a aucune date pour que leurs résultats soient connus.

L’épidémie de choléra a déjà fait plus de 330 morts en Haïti. Plus de 4.000 personnes infectées ont été hospitalisées, notamment dans les départements de l’Artibonite (Nord) et du Centre.

 

72 heures avant l’arrivée de Tomas
HAITI LIBRE – 01/11/2010 15:59:44

Haïti - Tomas : 72 heures avant l'arrivée de TomasLes autorités haïtiennes ont demandé, aux centaines de milliers d’haïtiens vivant dans les camps de tentes, de commencer l’évacuation.
« Nous avons lancé un appel à l’évacuation volontaire, en particulier dans les camps » a déclaré Alta Jean-Baptiste, directeur du bureau de la protection civile en Haïti « Nous avons des plans pour évacuer les camps mais nous ne pourrons pas évacuer tout le monde ».
Selon le Centre national des ouragans (NHC) américain, basé à Miami (Floride), Tomas, un ouragan rétrogradé en tempête tropicale devrait se renforcer de nouveau et pourrait toucher Haïti dans les prochaines 72 heures
Lundi, le président René Préval s’est rendu dans le sud, une des régions les plus menacées, pour mobiliser les équipes de secours de la Protection civile.
De son côté, la Croix-rouge internationale a envoyé du matériel dans 13 localités d’Haïti pour venir en aide à 25.000 familles « Nos équipes d’urgence sont prêtes à réagir pour distribuer de l’aide et préparer les gens à réagir et à trouver des abris pour se protéger » a déclaré Sophie Chavenel porte-parole de la Croix-rouge internationale.
L’ONU a ordonné l’acheminement d’urgence ce lundi, d’abris et de denrées alimentaires dans certaines zones d’Haïti, où jusqu’à 500.000 personnes pourraient être touchées par Tomas.
Le Centre National de Météorologie (CNM) précise que le centre de la tempête tropicale Tomas a été localisé à A 15H00 GMT à 13.6 degrés de latitude nord et 68.7 degrés de longitude ouest soit à environ 150 km au nord nord-est de Curaçao et 675 km au sud-est de Port-au-Prince (745 km des Cayes). La tempête se déplace actuellement en direction ouest à 22 km/h. Une diminution dans la vitesse de déplacement est encore prévue dans les prochaines 24 heures. D’après les différents modèles de prévisions de trajectoire, le système changera de direction en empruntant une trajectoire nord d’ici mercredi pour viser directement la péninsule sud d’Haïti et le reste des départements géographiques du pays. Par cette trajectoire, il ne fait aucun doute que toute la République d’Haïti sera incluse dans l’enveloppe des vents forts et de fortes pluies à partir de mercredi soir et jusqu’à vendredi.
En conséquence, le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres (SPGRD) garde ce lundi 01 novembre 2010 à 10:00 le niveau de vigilance orange (i.e. risque d’impact d’intensité modérée à forte ) aux fortes pluies dans le Plan d’urgence National face aux menaces des rafales de vent et des orages violents, des averses dispersées avec risques de crues et de débordement de rivière, d’éboulements et d’inondations d’intensité modérée à forte notamment pour les départements du Sud-Est, du Sud, des Nippes, de la Grande Anse et de l’Ouest.

 

Distribution d’armes par INITE dans le département du Centre, selon le coordonnateur du MPP/MPNKP, Chavannes Jean-Baptiste

Au moins 18 enfants de Maïssade armés

Radio Kiskeya / lundi 1er novembre 2010

Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP) et du Mouvement National Paysan du Congrès de Papaye (MPNKP), Chavannes Jean-Baptiste, a fait état samedi au micro de Radio Kiskeya, d’une vaste distribution d’armes effectuée à l’issue d’une rencontre des candidats de la plateforme gouvernementale INITE (Unité) mercredi dernier à Hinche (Centre).

Une distribution d’armes aurait été également effectuée dans la commune de Maïssade (toujours dans le Centre) par l’ex-député Willo Joseph, selon le leader paysan. Il précise que des membres du MPP dans cette commune ont dénombré au moins 18 enfants détenteurs d’armes à feu.

Exprimant des appréhensions sur les violences qui pourraient survenir à l’occasion des élections présidentielles et législatives prévues pour le 28 novembre, Chavannes Jean-Baptiste déplorent des incidents violents qui se sont déjà produits dans les communes de Maïssade et de Cerca-Carvajal et qui seraient l’œuvre, selon lui, de partisans de la plateforme officielle.

Interrogé sur l’appui que son mouvement a décidé d’apporter au candidat à la présidence de « Renmen Ayiti », Me Jean Henry Céant, et sur les implications de rapprochement éventuel avec l’ancien président Jena Bertrand Aristide dont de nombreux partisans supportent la même candidature, le coordonnateur du MP/MPNKP a précisé qu’il ne milite pas en faveur du retour de l’ancien chef d’Etat. Dans le même temps, il déclare ne pas s’opposer au retour au pays d’exilés politiques pourvu que ces derniers respectent la loi. M. Jean-Baptiste justifie enfin son soutien à Me Céant par la nécessité d’épauler un candidat qui puisse contribuer à déjouer le projet du président René Préval de garder le pouvoir.

A propos de la distribution d’armes, il faut rappeler que des révélations en ce sens avaient déjà été faites à la fois par l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis (candidat à la présidence du Mouvement pour le Progrès d’Haïti, MPH) et la sénatrice du Centre, Mme Edmonde Supplice Beauzile.

 

23 haïtiens clandestins grièvement blessés dans un accident
HAITI LIBRE – 01/11/2010 15:11:24

Haïti - Social : 23 haïtiens clandestins grièvement blessés dans un accidentCe lundi 1 novembre, 87 haïtiens, qui tentaient d’entrer illégalement en République Dominicaine, à bord d’un camion ont été victime d’un accident de la route dans la municipalité de Villa Vasquez au Nord Ouest de la République Dominicaine.
Alberto Peña Rodriguez, le conducteur dominicain semble avoir perdu le contrôle de son camion avant de s’écraser contre un poteau électrique. D’après les témoignages d’un passager, le conducteur se croyait poursuivit par une voiture des gardes-frontières (ce qui n’était pas le cas). Environ 38 personnes d’origine haïtienne ont été blessées dans cet accident, dont 23 grièvement.
Des équipes de la défense civile, des pompiers, policiers et bénévoles sont rapidement intervenus sur les lieux pour porter secours aux victimes. Les blessés ont été transportés à l’hôpital de Villa Vasquez, dans la province de Montecristi.
Elioset Castro González, le directeur de l’hôpital de Villa Vasquez, a indiqué que la majorité des blessés souffraient de blessures graves et étaient pour certains dans un état critique (fractures du bassin, des membres supérieurs et inférieurs et d’autres ecchymoses dans diverses parties du corps). Il a mentionné que certains cas avaient été redirigé sur l’hôpital régional José María Cabral et l’hôpital Báez au Nord de Santiago.
La police rapporte que Rodríguez Alberto Peña, le conducteur du camion, bien que blessé, a pris la fuite mais que son complice, Idilio de los Santos, originaire de Jimaní a été grièvement blessé dans l’accident. D’après le témoignage de Piguí Sonson Foot, l’un des haïtiens clandestin, les 87 passagers provenaient d’un village près de Port-au-Prince, et avaient payé au total 9,000 dollars américains au passeur. Il a précisé que le conducteur était passé par le Nord, afin d’éviter les contrôles militaires trop nombreux au Sud.
Une enquête est ouverte afin de déterminer comment ce camion chargé d’haïtiens a pu traverser la frontière et les contrôles renforcés depuis l’épidémie de choléra sans être découvert. Une source policière a révélée que le conducteur du camion était un individu connu de la police et qu’il est déjà passé à deux reprises devant la Cours, pour contrebande de personnes sans documents en provenance d’Haïti. La police soupçonne un dominicain d’être à la tête d’une organisation de trafic de personne, un certain « Búfalo» qui résiderait à Villa Elisa.
Les 64 autres haïtiens (incluant les blessés légers) ont été arrêtés et remis aux autorités de la Migration pour être rapatrié ultérieurement en Haïti.

 

Haïti, les promesses non tenues

Les promesses d’aide et la mobilisation semblent déjà oubliées. Sans moyens considérables, Haïti s’enfoncera toujours plus dans la misère et les épidémies.

Une rue de Port-au-Prince, le 17 janvier 2010  Daniel Aguilar / Reuters –

L’AUTEUR

Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Economiste, écrivain, éditorialiste à l’Express, Président de Planet Finance. Il est l’auteur de nombreux essais et romans dont récemment La Crise et après ? Ses articles

Le 12 Janvier dernier, une catastrophe sans précédent a frappé Haïti. Un séisme de 7 sur l’échelle de Richter, dont les secousses se sont encore fait sentir 8 jours plus tard. Au moins 220.000 personnes sont mortes. Tristement, ce bilan s’aggrave chaque jour à cause d’une situation sanitaire qui ne s’améliore pas: c’est désormais le choléra qu’il faut combattre. Comment a-t-on pu en arriver là?

Car dans les heures qui ont suivi le drame, grâce en particulier à la République Dominicaine, le voisin d’Haïti, les premiers secours ont pu être coordonnés particulièrement rapidement. Puis la communauté internationale et notamment les Etats-Unis ont pris le relais.

Trois conférences ont été organisées depuis pour venir au chevet du pays le plus pauvre du monde et présenter des plans pour sa reconstruction: à Montréal, à New York, puis en République Dominicaine à Punta Cana. Les dégâts ont été chiffrés à 11,5 milliards de dollars, c’est-à-dire, 120% du PIB haïtien, dont près de 6 milliards pour l’action sociale et 1,9 milliards pour les infrastructures. Déjà le premier rapport des Nations Unies sur la catastrophe soulignait l’urgence de l’action, pour préparer la saison des pluies et l’arrivée des ouragans.

Trois Présidents américains, Barack Obama, Georges W. Bush et Bill Clinton se sont réunis pour appeler les donateurs à la générosité. Leur message  et d’autres ont été entendu puisque 9,9 milliards de dollars ont été promis, dont 2,7 milliards venant des Etats-Unis et de l’Union Européenne ensemble.

Dix mille ONG sont aujourd’hui présentes sur place. Leur engagement, leurs efforts, et leur solidarité sont remarquables. Mais cela n’a pas permis d’empêcher le pire: le choléra a provoqué en quelques jours plus de 330 morts, et 4.700 hospitalisations. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)  juge qu’il faudra des années désormais pour retrouver une situation sanitaire saine.

Il faut dire que coordonner tant d’organisations, sans mettre l’Etat haitien sous tutelle, soulager tant de sans-abris, plus d’un million, et prévenir tant de risques d’épidémie, demande des moyens considérables et une volonté de les mettre en oeuvre rapidement. Or, quatre mois après la conférence de Punta Cana, une part infime des promesses de dons a effectivement été versée. Pourtant, sur les 9,9 milliards promis, 5,3 milliards auraient dû déjà être débloqués.

Mais passé l’émotion, les priorités des Etats donateurs sont ailleurs. Elles sont surtout à faire des économies. Et celles-ci sont indispensables à l’heure où plusieurs pays menacent encore de faire défaut. Quelle idée pour un séisme de se produire en pleine crise de la dette!

Le triste sort d’Haïti fait plus que jamais réaliser qu’une administration internationale sérieuse est nécessaire: pour créer des assurances contre les catastrophes naturelles internationales, pour réguler la finance, pour lutter contre les trafics de drogue et le blanchiment d’argent…  et  pour faire respecter les promesses de dons. Car une gouvernance mondiale ne serait pas un autre G20 tentant vainement de faire respecter quelques principes économiques et financiers. Il s’agirait d’un ensemble de valeurs, de principes, et surtout de moyens d’action et de suivi tres concrets.

Elle aurait par exemple le pouvoir de coordonner en Haiti l’action internationale, afin d’aider toutes les ONG dans leurs actions, et d’accélérer les processus de reconstruction en s’appuyant sur les pays voisins.

Elle pourrait s’assurer, tout simplement, que les promesses sont tenues.

Jacques Attali

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :