L’ACTUALITE DU LUNDI 08 NOVEMBRE 2010

8 Nov

Haïti – Ouragan : Bilan provisoire de la situation
HAITI LIBRE – 08/11/2010 13:11:43

Haïti - Ouragan : Bilan provisoire de la situationBien que l’impact de l’ouragan a été jusqu’à présent moins grave que prévu, les inondations et les glissements de terrain ont déjà créé de nouveaux besoins humanitaires dans tout le pays, en raison de la grande vulnérabilité d’Haïti aux conditions climatiques extrêmes. En outre, les mauvaises conditions sanitaires dans de nombreuses régions du pays, combinées avec des eaux polluées et les inondations, sont susceptibles d’accélérer la propagation du choléra.
On nous rapporte qu’à Môle Saint Nicolas un bateau aurait coulé avec 900 sacs de charbon vendredi (en attente d’une deuxième confirmation).
Dès samedi, Oxfam-Québec étaient à pied d’oeuvre pour procéder à l’évaluation des besoins dans 37 camps de réfugiés de la zone de Delmas, suite au passage de l’ouragan Tomas. Des bâches ont été déjà distribuées à 126 familles et 1,000 autres devraient en recevoir ce lundi. Les évaluations dans les camps où Oxfam-Québec intervient font état de 16 abris détruits, 68 fortement endommagés et 513 faiblement abîmés. Un réservoir d’eau potable a également été touché ainsi que 14 latrines sur 186. Six des 58 douches sont également à réparer. Des opérations devront être menées à de nombreux endroits pour évacuer la boue qui s’est accumulée.
Dimanche l’inondation de l’Hôpital Sainte-Croix Léogâne a été confirmé.
La localité de Boje, sur la route de Malpasse, est inondée
Ce matin, 8 novembre 2010, la Direction de la Protection Civile rapporte dans un bilan partiel, qu’au moins 20 personnes ont perdue la vie, 7 sont disparues et 36 autres ont été blessées. 36,755 personnes ont été évacuées dont 31,731 sont toujours réfugiés dans 120 abris temporaires. Il est plus que probable que ce bilan se révèlera malheureusement beaucoup plus lourds au cours des prochains jours, de nombreuses régions sont encore difficile d’accès ou coupées du monde. De plus, le niveau de l’eau dans certaines zones inondées est toujours très élevés. L’évaluation des dommages et des pertes de vies en raison des conditions sur le terrain, progresse très lentement.
L’UNICEF a confirmé hier, que l’ouragan avait provoqué des inondations en Haïti dans les cinq départements du Sud et dans d’autres régions, y compris l’Artibonite, Centre, Nord-Ouest, et les communautés de Léogane et de Gressier, à l’Ouest de Port-au-Prince. Les fortes pluies ont provoquées de graves inondations dans le haut l’Artibonite jusqu’à un mètre d’eau stagnante signalé aux Gonaïves, au nord du fleuve Artibonite.
Dimanche en fin de journée, la DPC faisait savoir que les derniers contacts pris avec la commune de Bombarde laissaient croire que l’ouragan avait frappé fortement cette dernière. Les cultures de Sorgho et de Pois Congo ont été détruits à 80% (ces dégâts restent les plus catastrophiques pour la commune). Il s’agit de la principale récolte de la saison qui allait permettre aux paysans de passer la période de janvier à juin 2011. Maintenant les ménages n’auront ni revenus ni stocks dans la maison pour faire face aux besoins alimentaires et autres de première nécessité. Des dizaines de maisons ont été endommagées, la plupart par les vents violents. De nombreux animaux ont été tués par les pluies et les vents (chèvres, équins et bovins), c’est en grande partie l’épargne des paysans qui a été détruite.
Au niveau des zones côtières, les petites embarcations ont été fortement endommagées.
Les besoins d’aides ont été évalué rapidement entre 14 et 18 millions de dollars afin de faire face à la dévastation causée par l’ouragan dans plusieurs villes.

 

Au moins 20 morts après le passage de Tomas en Haïti

L’ouragan Tomas a fait, vingt morts 36 blessés et 11 disparus. L’annonce a été faite par les responsables du bureau de la protection civile, dans un nouveau bilan partiel publié ce lundi. Selon Yolene Surena du bureau de la Protection civile, les victimes ont été recensées dans les départements de la Grande Anse, Sud, Sud-est et Artibonite. Elle a également fait remarquer que plusieurs tronçons de route ont été endommagés et nombreuses plantations ont été détruites.
Madame Suréna a indiqué que les responsables du ministère des travaux publics sont déjà mobilisés en vue de réparer les dégâts causés par l’ouragan Tomas, dans certaines régions du pays. Entre temps, le directeur du Centre National de Météorologie, Ronald Semelfort annonce que l’alerte rouge est levée sur tous les départements géographiques du pays

 

Haiti-Choléra : Le nombre de décès passe à 544

P-au-P., 08 nov. 2010 [AlterPresse] — Le nombre de décès dus à l’épidémie de choléra qui frappe Haiti depuis environ 3 semaines s’élève à 544 et les personnes hospitalisées sont au nombre de 8.138, selon un rapport actualisé le 6 novembre par le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).

Entre ce rapport et celui publié précédemment, soit le 4 novembre, 43 personnes ont été tuées par la maladie.

Avec 393 décès et 6.423 personnes hospitalisées, le département de l’Artibonite (Nord) demeure la région la plus durement touchée par l’épidémie, tandis que dans le département du Nord 52 morts et 404 personnes hospitalisées ont été dénombrés.

Dans le département du Plateau Central (Est), 44 décès se sont produits et 623 personnes ont été hospitalisées.

Dans le département du Nord-Ouest les personnes décédées se chiffrent à 35 et celles qui ont été hospitalisées à 465.

Dans l’Ouest, où se trouve la capitale Port-au-Prince, l’épidémie est stationnaire avec 20 morts et 223 personnes soignées dans les hôpitaux.

Cinq des dix départements – Grand Anse, Nippes (au Sud-ouest), Sud, Sud-Est et Nord-Est – ne sont pas affectés par l’épidémie, suivant le rapport.

 

Haïti – Épidémie : Un barrage pourrait faire déborder le fleuve Artibonite
HAITI LIBRE – 08/11/2010 08:34:03

Haïti - Épidémie : Un barrage pourrait faire déborder le fleuve ArtiboniteLe fleuve Artibonite, vecteur initial probable du choléra, risque de déborder. Déjà fortement chargé par les pluies apportées par l’ouragan, et à la limite de la crue, le fleuve Artibonite pourrait sortir de son lit au cours de la journée suite à l’ouverture des vannes d’un barrage hydroélectrique situé sur le fleuve.
Un représentant des Nation Unis à indiqué que les ingénieurs avaient été obligés d’ouvrir les vannes d’un barrage sur le fleuve, dont le niveau du réservoir était trop élevé, afin de laisser l’eau s’échapper et réduire la pression sur l’ouvrage.
Il a été demandé à la population vivant sur les bords du fleuve infecté par le choléra d’évacuer leurs familles et bétails. La situation sanitaire est déjà grave, mais le débordement du fleuve contaminé pourrait contribuer à répandre le choléra et aggraver considérablement la situation.
Dans le courant de la journée, la zone devrait être survolée afin de localiser et d’évaluer d’éventuelles inondations.

 

Léogâne: la ville de toutes les catastrophes

L'eau qui coule dans les rues et les... (Photo: David Boily, La Presse)

L’eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes et les enfants s’amusent pieds nus dans l’eau.

Photo: David Boily, La Presse

Michèle Ouimet, envoyée spéciale
La Presse / 08-11-10

(Haïti) Épicentre du tremblement de terre en janvier, Léogâne a vu l’ouragan Tomas inonder la moitié de ses maisons vendredi. Collée sur Port-au-Prince, la petite localité de 60 000 habitants est vulnérable avec une rivière qui la traverse et la mer qui la longe. Si Léogâne a été inondée, ses banlieues, elles, ont été coupées du reste du monde. La Presse s’y est rendue.

Des hommes et des femmes assis sur un parapet regardent la rue enfouie sous un pied d’eau. Silencieux, ils fixent l’eau boueuse qui coule en cascades. Encore une fois, la nature a frappé leur ville, Léogâne.

«L’eau a saisi ma maison», dit Tony Dieuvert. Appuyé sur sa vieille bicyclette, il regarde l’eau en secouant la tête. Une eau sale, boueuse qui charrie des déchets et les matières fécales des latrines qui ont débordé. L’eau a aussi inondé le cimetière fissuré par le tremblement de terre.

L’eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes et les enfants s’amusent pieds nus dans l’eau.

En janvier, Léogâne a été frappée de plein fouet par le tremblement de terre. C’est dans cette petite ville qui s’étire le long de la mer que le séisme a frappé le plus fort. L’épicentre était à Léogâne. Vendredi, lorsque l’ouragan Tomas a déferlé sur Haïti, Léogâne a été, encore une fois, aux premières loges.

La rivière Rouyonne qui traverse Léogâne est sortie de son lit, et la moitié de la ville a été inondée. Normalement, la rivière se jette dans la mer, mais le niveau de l’eau était trop haut, ce qui a refoulé la rivière vers l’intérieur des terres. Léogâne s’est retrouvée coincée au milieu des eaux tumultueuses, la rivière au centre, la mer au bout.

«La mer a grondé», dit Jackson, 12 ans, en ouvrant des yeux immenses.

Pendant que Léogâne et ses 60 000 habitants pataugent et essaient de se relever, ses banlieues sont isolées. Bossant: 250 familles, Bino Lapointe: 223 familles, Bino Lestère: 243 familles, Lompré: 3000 familles et Ça Ira: 5000 familles. Coupées de tout, sans aucun secours.

Entre ces banlieues et Léogâne, une route de 2 km que les véhicules quatre-quatre ne peuvent pas franchir parce que l’eau est trop haute.

Le coordonnateur des activités de la protection civile de Léogâne, Joseph Philippe, avoue son impuissance. «On a parlé à des sinistrés au téléphone. On ne peut pas les aider parce que nous n’avons pas de camion. Nous n’avons même pas de matériel de bureau! Nous sommes des pieds nus.»

Joseph Philippe retourne à sa réunion au pas de course. Ils sont une quinzaine, dont le maire adjoint, Wilson Saint-Juste. Ils discutent pour essayer de trouver des solutions à la crise. C’est tout ce qu’ils ont les moyens de faire: penser et discuter.

***

Il faut un camion pour franchir les 2 km de route inondée. Un gros camion, avec des roues énormes. Un Haïtien de Léogâne nous dit qu’il connaît un type qui conduit ce genre de mastodonte. Il l’appelle. Kenson Joinville accepte de nous dépanner. Son prix: 50$?US.

Kenson arrive avec son monstre. Son camion a au moins 100 ans: vieux, pour ne pas dire ancestral, bringuebalant, pas de poignée de porte, bancs défoncés. À chaque changement de vitesse, le camion gémit. Vieux, peut-être, mais diablement efficace. Le mastodonte s’enfonce dans l’eau brune et avance à pas de tortue.

De chaque côté de la route, des maisons, de l’eau, de la boue. Et des gens qui lèvent les bras au ciel en nous voyant. Ils veulent de l’aide. N’importe quelle aide.

Nous croisons deux blindés de l’ONU, une équipe américaine de télévision, NBC, et un quatre-quatre de CARE qui a une crevaison. C’est tout. Personne n’apporte de l’aide. CARE évalue la situation, les journalistes de NBC pataugent dans l’eau et les blindés de l’ONU font l’aller-retour sans s’arrêter.

Sur la devanture d’un petit commerce, une inscription: Christ capable.

Jean-Claude Mimi a construit un abri temporaire fait... (Photo: David Boily, La Presse) - image 2.0Jean-Claude Mimi a construit un abri temporaire fait de tôle ondulée, de bois et de toiles de plastique.

Photo: David Boily, La Presse

Au bout de la route, Ça Ira et ses 5000 familles sinistrées. Un vieux monsieur, Anderson Pierre, nous regarde nous enfoncer dans l’eau jusqu’aux genoux, une lueur amusée dans l’oeil. Il fume tranquillement une cigarette, le dos appuyé sur l’échoppe de son fils.

«Le temps nous a mis sur les fesses, raconte-t-il en tirant une longue bouffée de cigarette. On ne peut pas monter, on ne peut pas descendre, alors on reste là.»

La nuit dernière, il a dormi dans sa maison. «L’eau coulait sous mon lit», dit-il sans broncher.

Des enfants nous écoutent, immobiles, les pieds dans l’eau. Comme Anderson Pierre.

Dans une rue transversale ensevelie sous l’eau, des cabanes plantées les unes à côté des autres. Il fait chaud, l’air est saturé d’humidité. Les gens ne font rien, ils attendent des secours qui n’arrivent pas.

Marius Jean-Baptiste a 46 ans et neuf enfants. Sa femme est étendue sur un lit, souffrante. En marchant dans l’eau, elle a mis le pied sur le tranchant d’une boîte de conserve qui lui a coupé le gros orteil. Une vilaine blessure. Son mari est inquiet. Ils n’ont ni médicament ni nourriture. Que de l’eau qui flotte dans l’unique pièce où toute la famille vit entassée.

Les enfants sont grippés. Ils ont faim.

«Des gens sont venus nous voir pour évaluer la situation, mais ils n’ont rien apporté, même pas d’eau!» déplore Marius Jean-Baptiste.

Il lève son chandail et montre son ventre plat. «J’ai faim!»

Au loin, on voit la mer et on entend son grondement. Marius vit ici depuis 20 ans. Jamais il n’a vu autant d’eau. Sa maison a été détruite par le tremblement de terre. Il ne reste que trois murs en ciment et un toit en tôle. Sur une étagère, des vêtements jetés en vrac. Au sol, six pouces d’eau.

Une dame me fait signe. «Venez, venez!»

Elle s’appelle Élisabeth. Elle a 42 ans. Elle vit avec sa fille et sa petite-fille. Seules, sans homme. Elles ont quitté leur maison fissurée par le tremblement de terre pour se réfugier dans un abri en toile qu’une ONG est en train de construire. Le sol est surélevé, l’eau n’a pas envahi le plancher.

Par terre, le bébé de 18 mois dort comme une bûche, la bouche entrouverte. Des mouches tournent autour d’elle et se posent sur son corps chaud. Elle fait de la fièvre et tousse beaucoup.

«Avez-vous mangé?

– Non, répond Élisabeth, mais on a acheté du manger cuit chez une marchande pour la petite.»

Au plafond, accrochée à une poutre en bois, une pouliche jaune et rose.

Le voisin d’Élisabeth s’appelle Jean-Claude Mimi. Il a 43 ans et six enfants. Lui aussi parle du goudou goudou (tremblement de terre) qui a jeté sa maison par terre. Il a construit un abri temporaire fait de tôle ondulée, de bois et de toiles de plastique. Le jour, le soleil tape sur la tôle et surchauffe l’abri.

Il y a environ six pouces d’eau dans sa maison sans fenêtre. Il fait très sombre. Jean-Claude montre d’un geste impuissant ses quelques biens détrempés. Il vit les pieds dans l’eau. Il fait de la fièvre et se sent grippé.

Et la nourriture? «On s’organise entre voisins», répond-il.

On revient vers le camion. Une vielle dame nous arrête. Elle insiste pour qu’on aille chez elle. Même abri de fortune, même misère mouillée, même ventre creux et mêmes yeux fiévreux.

On monte dans le camion. Des hommes nous regardent. L’un d’eux crie: «Blancs, Blancs! Partez! Vous ne faites rien pour nous!»

***

Le maire adjoint, Wilson Saint-Juste, vient de terminer sa réunion. Il sort de la pièce d’un pas pressé.

Grand, mince, traits fins, il porte le poids de Léogâne sur ses épaules. Le maire est malade, alors la communauté s’est tournée vers lui.

«Toute cette eau sale qui coule dans la ville risque de provoquer des problèmes de santé, dit-il. Diarrhées, gastros intestinales… et le choléra, peut-être. Les enfants, les femmes enceintes et les vieillards marchent dans cette eau. Ça crée une psychose dans la population.»

Il soupire et passe une main fébrile dans ses cheveux. «La mairie, c’est le gouvernement le plus près de la population. Quand il y a une catastrophe, les gens viennent nous voir, mais on n’a pas de moyens. On n’a rien: pas de couverture, pas de matelas, pas de médicaments, pas d’eau et pas de camion. Rien!»

«Et les ONG?

– Elles ne bougent pas. Elles nous disent qu’elles doivent faire des évaluations, commander du stock, sauf que les besoins sont urgents. Je suis fatigué des réunions, des dires et des redires qui n’ont pas de fin et ne donnent pas de résultats! Si les ONG pouvaient passer de la parole aux actes, on serait heureux.

– Qu’allez-vous faire pour les gens de Ça Ira?

– On va attendre que l’eau baisse.»

Le maire adjoint s’en va, les mains dans les poches, les traits tirés. Avec tout le poids de Léogâne sur ses épaules.

 

Le CNE prêt à entreprendre la réfection des routes endommagées

RADIO METROPOLE / 08-11-10

La remise en état des voies de communication est la principale priorité du gouvernement haïtien après le passage de l’ouragan Tomas. Le chef de l’Etat René Préval mise sur les interventions du Centre National des Equipements (CNE) à partir de ce lundi dans les départements du sud, des Nippes et de la Grand Anse.
4 équipes du CNE sont affectées à des travaux de réfection des routes endommagées. Le président Préval assure que 55 camions, 8 pelles excavatrices, 9 loaders, 9 bulldozers, 5 rouleaux et 4 graders entreront en action dans les principaux sites. La plus grande équipe de 30 camions, 5 pelles excavatrices, 5 loaders et 5 bulldozers sera déployée dans sud.
Des équipes d’autres compagnies de construction seront dépêchées dans les autres régions. Deux équipes de construction composées de techniciens coréens de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) se chargeront de la remise en état des tronçons Léogane – Jacmel et Miragoane – Petit Goave.
Dans le même temps, la compagnie brésilienne OAS interviendra dans les infrastructures routières de la Grand Anse. L’entreprise haïtienne Vorbe et Fils est chargée d’intervenir dans les tronçons de route endommagés des Nippes.

 

Des pertes matérielles énormes sont enregistrées dans le sud d’Haïti

RADIO METROPOLE / 08-11-10

Plusieurs villes de la grand Anse et du Sud ont été sévèrement touchées lors du passage de l’ouragan Tomas. Dame Marie, Tiburon et Belladères ainsi que Léogane (Ouest) et Gonaïves (artibonite) ont été partiellement inondées. Les habitants de Dame Marie ont été confrontés à la fois à la marée montante et au débordement de la Grande Rivière de la Grande Anse.
L’ex député Acluche Louis Jeune explique que plusieurs maisonnettes ont été emportées par les vagues. Il assure que c’est la première fois que la mer a causé des dégâts aussi importants.
Associés aux vagues, des rafales de vents ont contribué à la destruction de nombreuses plantations dans la région. Le Centre National de Météorologie (CNM) confirme que des vagues de plus de 3 mètres ont été enregistrées dans la mer des caraïbes. On ignore pour l’instant l’ampleur des pertes économiques dans ces régions agricoles.
Les habitants des villes côtières de la Grand Anse ont payé le plus lourd tribut du passage de l’ouragan Tomas dans les eaux territoriales haïtiennes. Les averses, qui se sont poursuivies dimanche dans plusieurs régions du sud d’Haïti, limitent les recherches et l’acheminement de l’aide aux sinistrés des régions reculées.

 

Le choléra importé à Haïti ?

SCIENCES ET AVENIR / 08-11-10

La souche du choléra qui sévit à Haïti est similaire à des souches d’Asie du Sud, ce qui suggère que la maladie a été importée.

Pour certains l'épidémie de choléra a été introduite par un contingent de casques bleus originaires du Népal. Ramon Espinosa/AP/SIPA Pour certains l’épidémie de choléra a été introduite par un contingent de casques bleus originaires du Népal. Ramon Espinosa/AP/SIPA

D’où vient-il ? C’est l’une des questions que se posaient les épidémiologistes depuis le début de l’épidémie de choléra, à Haïti. En effet la maladie n’avait jamais touché cette île avant cet automne.  L’analyse génétique des microbes prélevés sur treize patients a permis d’apporter un début de réponse.

Réalisée par les CDC (Center for Disease Control and Prevention) américains, elle montre que la souche de choléra haïtienne est similaire à des souches d’Asie du Sud. Il s’agit du biotype El tor qui est apparu en Asie il y a une cinquantaine d’année et qui depuis se propage lentement à travers le monde notamment en Afrique où il est enraciné depuis dix ans.

Ce variant provoque une maladie plus longue et peut demeurer plus longtemps dans l’environnement. Cette nouvelle ne fait pas l’affaire de l’ONU, en effet depuis le début de l’épidémie une suspicion pèse sur un contingent de casques bleus originaires du Népal. C’est autour de la rivière qui longe leur base que sont apparus une grande partie des cas.

Néanmoins, l’étude génétique de cette souche de Vibrio cholerae, publié dans la revue Science, ne permet pas d’affirmer avec exactitude l’origine précise de la maladie. En effet, elle aurait également pu être importée par un voyageur provenant d’un foyer endémique ou par des marchandises alimentaires.

Selon le dernier bilan de l’OMS, l’épidémie a fait près de 500 victimes et a entrainé plus de 8000 hospitalisations. Un constat qui risque d’être aggravé par les conséquences de l’ouragan Tomas qui a frappé l’île la semaine dernière.

J.I.
Sciences et Avenir.fr

08/11/2010

 

Haïti – Élections : L’ONI commence la distribution des CIN
HAITI LIBRE – 08/11/2010 13:27:24

Haïti - Élections : L’ONI commence la distribution des CINL’Office National d’Identification (ONI) en partenariat avec l’Organisation des Etats Américains (OEA) débutent ce lundi 8 novembre 2010, la campagne de distribution des Cartes d’Identification Nationale (CIN) dans le département de l’Ouest pour les Communes de Port-au-Prince, Delmas, Pétion-ville et Tabarre.
En conséquence, l’ONI invite tous les électeurs de venir retirer leur carte dans les bureaux de l’ONI dans les Communes précitées dans les heures habituelles, c’est-à-dire de 8:00 heure am à 4:00 pm, du lundi au vendredi et de 8:00 heure am à 1:00 heure pm les samedis et dimanches.
Par ailleurs, l’Office National d’Identification informe que la distribution des CIN débutera ce jeudi 11 novembre dans tous les autres Départements du territoire national. [Les bureaucrates de L’ONI et de l’OEA respectent sans aucun doute le calendrier électoral mais visiblement, confortablement installés dans leurs bureaux, ils ne prennent pas en compte la situation désastreuse de nos concitoyens sur le terrain]
L’ONI informe aussi que en plus de 140 bureaux dans tout le pays, 63 unités mobiles seront déployées sur l`ensemble du territoire national afin de faciliter aux citoyens et citoyennes d’avoir leur carte.
Enfin, l’ONI rappelle à la population que seules les personnes ayant fait leurs demandes avant le 28 septembre 2010, pourront voter, mais également pourront retirer leur CIN dans les bureaux de l’ONI. Les personnes qui ont fait leur demande après le 28 septembre 2010 recevront leurs CIN à une date ultérieure qui leur sera communiquée en temps et lieux.

 

Haïti ne doit plus être un laboratoire, selon Michaëlle Jean

Jean: Haïti ne doit plus être un laboratoire

MICHEL DOLBEC / / Publié: 08 novembre 2010 14:33

PARIS – La nouvelle envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, Michaëlle Jean, souhaite que son pays d’origine cesse d’être un «vaste laboratoire d’essais et d’erreurs» de l’aide internationale.
L’ancienne gouverneure générale du Canada a été officiellement nommée dans ses nouvelles fonctions, lundi à Paris, par la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Irina Bokova.
À peine investie de ses nouvelles responsabilités, Mme Jean a déclaré que la population haïtienne avait désormais besoin d’un «pacte de solidarité essentiel» qui aille «au-delà de la logique de l’assistance» qui prévaut en Haïti depuis des décennies. D’urgences en catastrophes, celle-ci «a fini par faire d’Haïti un immense laboratoire de toutes les expériences, de tous les essais et erreurs de l’aide, avec une somme de stratégies lacunaires qui n’ont jamais rien produit, rien réalisé de réellement durable».
«Le grand problème en ce moment, c’est l’éparpillement. Il y a un besoin de coordination et de cohésion», a poursuivi Michaëlle Jean quelques minutes plus tard en conférence de presse.
Pour mettre fin à la dispersion et à la «fragmentation» des efforts de reconstruction, la nouvelle diplomate en appelle à la mise en place d’un plan de développement humain, «inclusif et durable», qui viendrait soutenir, notamment, le «renforcement des capacités de gouvernance» de l’État et la fondation d’un système d’éducation publique de qualité.
Le directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a assuré Michaëlle Jean de son entier appui. «Nous pourrons compter, lui a-t-elle dit, sur votre connaissance intime du terrain, de sa population, de sa culture, pour mettre en oeuvre les programmes les plus efficaces, susceptibles d’être les mieux acceptés et de s’inscrire dans la durée.»
Mme Jean estime d’ailleurs que c’est là sa principale «valeur ajoutée».
«Le fait d’être d’Haïti est une plus value. Je parle la langue, je connais le pays de l’intérieur et en même temps j’ai le recul nécessaire», a-t-elle fait valoir.

 

Haiti-Recontruction : « Argent contre travail » ou « argent pour faire passer le temps » ?

HAITI LIBRE – lundi 8 novembre 2010

Enquête: Dans le cadre du partenariat médiatique « Ayiti Je Kale »*, dont AlterPresse fait partie

P-au-P., 8 nov. 2010 [Ayiti Je Kale / AlterPresse]—Depuis le séisme du 12 Janvier, les agences multilatérales et les organisations humanitaires se sont déployées à travers Haïti avec le programme « cash-for-work” (“argent contre travail”), employant des dizaines de milliers de personnes.

Prises ensemble, ces agences et les “Organisations Non Gouvernementales” ou ONG – le terme est impropre, car beaucoup d’entre elles sont des sous-traitantes directes du gouvernement des États-Unis et d’autres gouvernements – sont susceptibles d’être les plus grandes pourvoyeuses d’emplois en Haïti.

Partout dans le monde, la plupart des médias ne tarissent pas d’éloges sur ces programmes.

Le Monde a relayé joyeusement les commentaires de l’ancien président américain Bill Clinton qui a qualifié le programme de « vraiment important, » ajoutant que les Etats-Unis avaient « beaucoup d’expérience dans ce domaine au Proche-Orient et en Afghanistan, » et également les commentaires du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui a dit : « Il est vraiment important de donner aux gens quelque chose à faire de positif. »

PBS a été ravie d’annoncer que, désormais, « [s]ur tous les trottoirs et dans tous les coins de Port-au-Prince il ya des entrepreneurs. » http://www.pbs.org/newshour/ rundown/2010/07/dispatch from-haiti-getting-back-to-work-in-port-au-prince.html

Et dans un de ses titres, le Christian Science Monitor a proclamé que le « cash for work » aide « la relance. »

Es-ce que les programmes cash-for-work aident vraiment « la relance” ? Est-ce une bonne chose que les trottoirs soient encombrés de gens qui vendent des biens importés, des vêtements et des chaussures usagés venant de l’étranger ? Que cachent les commentaires de Clinton et Ban ?

Ayiti Kale Je a jeté un coup d’œil sur les programmes cash-for-work et dans une série en deux parties, répond à ces questions :

• Qu’est-ce que le cash-for-work ?

• Est-ce que le cash-for-work fonctionne ? Quels sont ses effets sur l’économie et la société haïtiennes ? [akj apr 08/11/2010 11 :30]

………………

* « Ayiti Kale Je » (http://www.ayitikaleje.org/) est une initiative de partenariat médiatique en vue d’assurer des investigations journalistiques sur la reconstruction d’Haïti suite au séisme dévastateur qui a frappé le pays et fait 300.000 morts et autant de blessés.

Le Groupe Médialternatif est un des partenaires de cette initiative, à travers son agence multimédia AlterPresse (http://www.alterpresse.org/), avec la Société pour l’Animation de la Communication Sociale (SAKS – http://www.saks-haiti.org/). Deux réseaux participent également : le Réseau des Femmes Animatrices des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA) et l’Association des Médias Communautaires Haïtiens (AMEKA), qui est composé de stations de radios communautaires à travers le pays.

 

Haïti – USA : Nouveau retard pour l’argent promis
HAITI LIBRE – 08/11/2010 10:09:07

Haïti - USA : Nouveau retard pour l’argent promisLes fonds de 1,15 milliards destinés à la reconstruction d’Haïti (logements, emplois, infrastructures…) promis par la secrétaire d’état Hillary Clinton depuis maintenant sept mois ne cessent de rencontrer des obstacles bureaucratiques qui en retarde le décaissement.
Le congrès des États-Unis, compte tenu la réputation de corruption notoire en Haïti, demande maintenant (en vertu de la section 1007) des assurances que l’argent des contribuables américains ne sera ni volé ni détourné.
P.J. Crowley, le porte-parole de département d’état ne voit pas dans cette démarche un nouvel obstacle mais un processus normal dans l’étape finale du processus avant décaissement. Sans toutefois pouvoir préciser combien de temps il faudra pour répondre à cette demande, il assure que ce sera prochainement… Il reconnaît que les haïtiens doivent expliquer comment l’argent des contribuables américain est dépensé et c’est pourquoi, la communauté internationale, à mis en place des structures, pour s’assurer que l’aide que les pays fournissent, répondent aux besoins véritables de la population d’Haïti dans le cadre du plan de reconstruction.
Rappelons que ces fonds ne seront pas directement versé à Haïti mais passeront par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) co-présidée par l’ancien Président Bill Clinton, ce qui devrait permettre d’apporter [en principe] les assurances suffisantes au Congrès américain. À moins qu’il ne s’agisse d’un nouveau prétexte pour gagner du temps et attendre le résultat des prochaines élections prévues le 28 novembre prochain. Des rumeurs, liées à la propagation de l’épidémie de choléra à travers le pays et aux nombreuses inondations provoquées par l’ouragan Tomas, circulent concernant un report possible de ces élections.
Tom Coburn, le sénateur républicain de l’Oklahoma dans une lettre datée du 8 octobre dernier, faisait savoir qu’il ne s’opposait pas à cette aide, rappelant toutefois, que toute aide additionnelle est payée à partir de coupes dans les budgets du gouvernement fédéral et qu’il ne fallait pas que l’aide américaine se fasse aux dépens de la prochaine génération.

 

Haïti – Sénégal : Pas de traitement de faveur pour les Haïtiens
HAITI LIBRE – 08/11/2010 08:05:38

Haïti - Sénégal : Pas de traitement de faveur pour les HaïtiensS’exprimant devant les députés sénégalais lors du vote du budget de son département, le Pr Amadou Tidiane Bâ, ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur des Universités a déclaré que les étudiants boursiers haïtien vont bénéficier des mêmes conditions sociales et académiques que les sénégalais.
« Pour l’insertion sociale, les étudiants haïtiens vont avoir exactement les mêmes bourses que les Sénégalais » a précisé le ministre ajoutant qu’en ce qui concerne l’insertion académique « il n’y aura pas de faveur, les examens, les cours, les contrôles, seront la même chose pour les sénégalais et les haïtiens ». Toutefois, Amadou Tidiane Bâ à fait savoir que le Président Wade lui avait demandé de lui faire un rapport périodique sur leur insertion à la fois académique et social, « puisque les niveaux d’étude entre Haïti et notre pays ne sont pas les mêmes. C’est un peu plus élevé ici que de l’autre côté [Haïti] ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :