L’ACTUALITE DU MARDI 09 NOVEMBRE 2010 (2)

9 Nov

Haïti – Épidémie : Le Choléra frappe Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 09/11/2010 08:54:01

Haïti - Épidémie : Le Choléra frappe Port-au-PrinceLes autorités sanitaires, ont déclaré lundi qu’ils examinaient au moins 120 cas suspects de choléra dans la capitale d’Haïti, Port-au-Prince. Au moins 114 cas soupçonnées d’avoir la maladie dans la capitale proviennent de Cité Soleil. Les échantillons sont actuellement analysés au Laboratoire National pour confirmer la présence de bactéries Vibrio cholerae « Nous travaillons sur le cas… Nous n’avons pas de confirmation encore » a déclaré Gabriel Timothée, le Directeur général du Ministère de la Santé.
Si le laboratoire confirme la présence du choléra, c’est une population de 2,5 à 3 millions de personnes qui sera menacée dont près de la moitié vivent dans des camps. Timothée précise que bon nombre de patients sont soupçonnés de venir de l’Artibonite.
Il serait temps que le gouvernement dise la vérité à la population, tenter de faire croire que le foyer de choléra est contenu dans l’Artibonite c’est de la pure désinformation, le choléra ne connaît pas de frontière. D’ailleurs le directeur général ne sait-il pas que son Ministère a confirmé que, les cinq régions, l’Artibonite, Centre, Nord, Nord-Ouest, et de l’Ouest d’Haïti ainsi que la capitale, était touchées par le choléra ?
Pourquoi cacher à la population haïtienne, que de nombreux cas suspects se déclarent presque chaque jour à Port-au-Prince ?
Ainsi nous avons appris de source médicale sûre, qu’un cas de choléra avait été signalé (le 31 octobre) a l’hôpital Bernard Mevs. Que l’échantillon prélevé sur le patient et envoyé au Laboratoire Nationale (Delmas 33) pour analyse était revenu positif. Le laboratoire dans son rapport confirmait la présence du Vibrio cholérae type 01. Précisons que ce patient, venait d’un camp près de la route de Bâtimat, et qu’après enquête de l’hôpital, ce patient n’avait pas voyagé (depuis au moins un an), dans la région de l’Artibonite ou de St-Marc et n’avait pas été en contact avec des personnes de ces régions. Il s’agit donc d’un cas d’infection provenant d’un foyer local.
Une autre information en provenance du «Pan American Development Foundation» (PADF), confirme avoir reçu samedi dernier, 5 personnes, à Wharf Jérémie, situé à la périphérie de Cité Soleil (près de la pointe de La Saline ronde). Les 5 personnes présentaient tous les symptômes du choléra et sont décédés 3 heures après leur admission, même sans rapport du laboratoire la probabilité de choléra nous semble plus que probable.
La clinique «The Samaritan’s Purse» à Cité Soleil qui avait signalé mercredi 27 octobre un premier cas suspect et dont nous avions fait échos dans un de nos articles, annonce à présent 47 nouveaux cas suspects présentant des symptômes cliniques correspondant en tout point à ceux définis par l’OMS.
Alors que des CTC (centre de traitement du Choléra) s’installent à Port-au-Prince, on parle actuellement d’une capacité de 2,000 places, il va falloir que le gouvernement ait le courage politique de dire non seulement à la population ce qui se passe, mais aussi qu’il communique sur la situation réelle de l’épidémie dans le pays et diffuse enfin les véritables chiffres, ce qui à l’heure actuelle est loin d’être le cas. Il est vrai qu’à 19 jours des élections, il ne fait aucun doute que révéler l’ampleur de la situation à la population ne peut avoir que des retombées négatives sur le gouvernement et ses candidats… La politique pour le gouvernement de René Préval semble actuellement plus importante que la santé de la population.

 

73 cas de choléra à Port-au-Prince, propagation rapide attendue

LE NOUVELLISTE / 09-11-10

Le choléra qui touche actuellement Haïti a fait 73 malades à Port-au-Prince, où l’épidémie devrait « rapidement se propager », a indiqué mardi l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), émanation de l’OMS.
Au cours d’une conférence de presse à Washington, le docteur Jon K. Andrus, directeur adjoint de l’OPS, a indiqué que le ministère de la Santé haïtien avait fait état de 73 cas de choléra à Port-au-Prince, où des dizaines de milliers de sinistrés du séisme du 12 janvier vivent dans une promiscuité favorable à la propagation d’épidémies.
« Port-au-Prince est un bidonville étendu où les conditions sont très mauvaises en matière d’installations sanitaires et d’eau. Ce sont des conditions optimales pour une propagation rapide du choléra », a-t-il dit. « Nous devons nous tenir prêts. Il n’y a pas d’hésitation à avoir ».
Le docteur a indiqué que « les installations permettant l’accès à de l’eau potable » étaient « très mauvaises » à Port-au-Prince. Le séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 250.000 morts, et le passage de l’ouragan Tomas vendredi, qui a provoqué des inondations, ont accru le risque d’une flambée de choléra dans la capitale, a-t-il noté.
« Nous avons de bonnes raisons de penser que les inondations ont accru les risques de propagation de choléra. Les effets de cette situation pourraient se faire sentir avec une augmentation des cas dans les jours qui viennent », a-t-il déclaré.
La maladie a fait son apparition à la mi-octobre dans le centre et le nord du pays. Le dernier bilan national était de 583 morts et plus de 9.000 hospitalisations mardi.
Evoquant ce bilan et les 73 cas à Port-au-Prince, le docteur Jon K. Andrus a déclaré s’attendre à ce que ces chiffres « continuent à augmenter dans la mesure où de nouveaux cas sont encore détectés ».
Le directeur général du ministère de la Santé haïtien, Gabriel Thimoté, a indiqué mardi qu’un décès dû au choléra avait été confirmé à Cité-Soleil, quartier le plus pauvre de Port-au-Prince.
Le Dr Jon K. Andrus a prévenu que différents chiffres circulaient à propos de la propagation du choléra en Haïti et que l’OPS travaillait avec le ministère de la santé pour améliorer la fiabilité des bilans.

 

Haïti – Épidémie : 3ème cas suspect en République Dominicaine
HAITI LIBRE – 09/11/2010 13:25:56

Haïti - Épidémie : 3ème cas suspect en République DominicaineDans le sud de la République dominicaine, un homme présentant tous les symptômes du choléra a été admis dans un hôpital. Si ce cas est confirmé, ce serait le premier cas officiel de choléra en République Dominicaine.
Le patient Emilio Antonio Perez Feliz, âgé de 43 ans est traité actuellement dans au centre Hospitalier Régional Universitaire de Barahona. Selon des informations, Pérez serait un homme d’affaires qui venait de rentrer d’Haïti. Ce patient est le 3ème cas suspect à être observé sur le territoire dominicain.
Déjà, fin octobre, le Dr Loida Gonzalez, du Laboratoire National docteur Defilló avait confirmé avoir reçu deux échantillons de cas suspects provenant de Moca et de Santiago, dans le nord de la République Dominicaine. Elle avait alors précisé que le processus d’analyse prenait 4 jours et que les résultats seraient communiqué au terme de ce délai. 8 jours plus tard les autorités dominicaines n’ont toujours pas communiqué sur les résultats de ces deux cas.
Une épidémie de choléra aurait sur le tourisme en République Dominicaine, un effet catastrophique. Plus de trois millions de voyageurs choisissent chaque année cette destination. Le tourisme en République Dominicaine représente 12% du produit intérieur brut.

 

Haiti-Choléra : L’épidémie qui a déjà tué 583 personnes est devenue un « problème de sécurité nationale », selon le gouvernement

P-au-P., 9 nov. 2010 [AlterPresse] — Les autorités haïtiennes déclarent l’épidémie de choléra qui affecte le pays depuis le 19 octobre et qui a déjà causé la mort de 583 personnes un « problème de sécurité nationale ».

« Maintenant il ne s’agit plus d’une simple urgence humanitaire, mais plutôt d’un problème de sécurité nationale », déclare le directeur général du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), Gabriel Timothée.

Entre le rapport présenté ce mardi en date du 7 novembre et celui qui a été publié le 6 novembre, 39 personnes son mortes des suites de la maladie.

Durant la même période 985 personnes se sont rendus dans divers hôpitaux et centres médicaux pour des cas de diarrhée, portant à 9123 le nombre des personnes supposément infectées.

« Ca prendra beaucoup de temps avant qu’on puisse contrôler l’épidémie », reconnait le docteur Timothée, qui exprime des préoccupations quant à l’ampleur de la maladie dans les régions qui n’ont pas été affectées auparavant.

Dans le département du Sud, où aucun cas n’a été signalé auparavant, quatre cas suspect ont été rapportés et ils sont dans un état « stable », selon le médecin.

Dans le bidonville de Cité Soleil, à la périphérie nord de la capitale, 115 cas, dont un mort, ont été répertoriés entre le 22 octobre et le 7 novembre.

De nombreux cas ont également été enregistrés dans des régions non encore infectées de l’Artibonite, un des foyers de l’épidémie. Il en est ainsi du bidonville de Raboteau, aux Gonaives, où une centaine de personnes sont soignées et où plusieurs décès sont rapportés.

Dans le Nord, Limbé et Pilate suscitent la préoccupation des autorités sanitaires.

Toutefois, dans les premiers foyers identifiés dans l’Artibonite et le Plateau Central (Est) aucun décès n’a été dénombré durant les derniers jours.

Le directeur général du MSPP constate que dans toutes les régions où les cas se multiplient « il y a un problème d’hygiène ».

Il appelle au « renforcement de sensibilisation »face à un « problème national ».

Les autorités assurent qu’elles mettent en œuvre des Centres de Traitements du Cholera (CTC) et procèdent au renforcement des hôpitaux publics et privés pour lutter contre l’épidémie.

Dans des régions comme Saint Marc (Artibonite), la population qui craint la contamination continue d’empêcher l’installation d’un CCT.

« C’est un gros problème », estime Jocelyne Pierre-Louis, directeur de la promotion de la famille au MSPP. Elle appelle à « éviter la discrimination ».

 

Haïti – Tomas : 50 millions de gourdes pour assister les victime de l’ouragan
HAITI LIBRE – 09/11/2010 12:44:33

Haïti - Tomas : 50 millions de gourdes pour assister les victime de l’ouraganLe président d’Haïti, René Préval a tenu hier lundi, deux conseils des ministres concernant l’aide à apporter aux victimes de l’ouragan Tomas. Dans la matinée, le premier conseil des ministres a réunit le chef de l’Etat, le premier ministre Jean-Max Bellerive, des ministres et des représentants d’autres organismes d’État dont la Direction de la Protection Civile (DPC). Suite à la présentation de la situation et du dernier bilan de l’ouragan, le gouvernement a décidé d’engager 50 millions de gourdes (1), pour encadrer et assister les victimes dans les différentes actions et initiatives de secours. Cette somme sera gérée par la DPC.
En fin de journée, le chef de l’État à tenu un second conseil des ministres où Edmond Mulet, le représentant du secrétaire général de l’ONU, a présidé une délégation de la communauté internationale qui comprenait entres autres des représentants de la Croix-Rouge, de l’UNICEF et d’autres secteurs étrangers. Edmond Mulet a félicité la Protection Civile pour le travail réalisé avant, pendant et après le passage de Tomas. Il a renouvelé l’engagement de la Communauté internationale à contribuer au renforcement de la Protection Civile qui « a fait preuves d’efficacité » selon ses propos.
(1) 1 dollars US = ± 40 gourdes

 

Haïti – Tomas : Les secours s’organisent en Haïti
HAITI LIBRE – 09/11/2010 10:01:02

Haïti - Tomas : Les secours s’organisent en HaïtiL’ouragan Tomas est désormais loin du territoire haïtien. Non sans laisser ses impacts. Au nombre des régions les plus touchées figurent l’Artibonite, la Grand’Anse, l’Ouest et le Sud. Sur place, la Direction de la Protection civiles (DPC), aidée de ses partenaires, poursuit nombre d’actions pour répondre aux besoins des personnes des zones les plus affectées.
Selon le dernier bilan officiel, Tomas a occasionné 21 décès dont 7 dans le département de la Grand’Anse et 36 blessés. 9 personnes sont aussi portées disparues. A cela s’ajoutent quelques 1,004 maisons détruites et 5,336 autres endommagées.
A travers le territoire, l’on dénombre 6,610 familles sinistrées. La Protection civile et ses partenaires ont pu évacuer 48,235 personnes et 24,212 sont aujourd’hui dans des abris provisoires.
Parmi les villes les plus touchées, les Gonaïves. Sur place, l’on a constaté l’ouverture d’une brèche sur la rivière La Quinte suite à la montée du niveau des eaux occasionnant des inondations sur Bigot, Assipha et Descahos. La route du nord reliant les Gonaïves au Cap-Haïtien a été interrompue au niveau d’Ennery pendant quelques heures, suite à des éboulements.
Dans la commune de Grande Saline, la montée de la mer et les fortes averses en amont du fleuve ont occasionné des inondations suite au débit important de la rivière l’Artibonite et de son canal nord. Comme le souligne le Maire de Grande Saline, 75% des récoltes de riz, principale culture de la commune, sont perdues. Toujours selon le maire, «il est urgent de curer le canal nord de l’Artibonite entre Drouin et Dauphine afin d’éviter de futurs débordements de la rivière sur la route».
Pour Dorceus Dagobert, agriculteur de Dauphine, dans la commune de Grande Saline, et père de cinq enfants, l’inondation a eu des conséquences catastrophiques. « Nous avons tout perdu. Tout ce que nous avions planté sur une superficie d’un carreau de terre (1,29 ha) est irréversiblement parti ». Aussi, craint-il qu’« à la réouverture des classes, je n’aurai plus les moyens d’envoyer mes enfants à l’école. Je m’en remets aux mains des autorités ».
Selon Jean Michel Sabbat, coordinateur de la protection civile départementale, « la priorité était de rétablir les routes afin de pouvoir évaluer la situation et acheminer l’aide ». M. Sabbat a aussi fait remarquer que les écoles ont pu ouvrir ce lundi matin, mais qu’il est urgent de remplacer les tentes déchirées qui font office de classes.
Sur le terrain, les secours continuent de s’organiser. Les 10 Centres d’Opérations d’Urgence Départementales (COUD) sont activés et travaillent en synergie avec le Centre d’Opération d’Urgence National (COUN), établi au niveau du Palais national. De concert avec les acteurs humanitaires, ils procèdent aux évaluations des besoins d’urgence.
Une mission présidentielle s’est rendue, le samedi 6 novembre, dans le département du Sud, l’un des plus touchés, et a activé les opérations d’assistance à la population. Le Gouvernement haïtien a également débloqué 16 millions de gourdes pour les départements. « Des montants qui seront ajustés en fonction des besoins », lit-on dans un rapport préliminaire de la Direction de la Protection Civile (DPC).
Le Ministère des Travaux Publics Transport et Communication (MTPTC) et le Centre National d’Equipement (CNE) interviennent au niveau des infrastructures. Une tâche confiée également aux compagnies privées de génie national, comme Vorbe et Fils, et dominicaines, comme Estrella ainsi Amarante & Asociados, entre autres, engagées antérieurement dans la construction de routes pour le compte de l’Etat.
Ils s’activent, dans le Grand Sud, pour rétablir la communication sur les tronçons de routes coupées, effectuer des travaux de drainage pour favoriser l’écoulement des eaux, notamment. De même, la compagnie Estrella est intervenue sur la route du nord, entre Gonaives et Ennery, pour rétablir la circulation.
Par ailleurs, dans le Sud-Est, un autre département du Grand sud, nombreuses sont les voies endommagées, au nombre desquelles la route de l’amitié, reliant Jacmel à Léogane. Grâce à l’intervention des d’ingénieurs coréens de la Minustah, elle a été réouverte dimanche. Les coréens ont également travaillé à rétablir le trafic sur la route Jacmel/Cayes.
A Léogane, la Minustah a aussi commencé à réparer les berges de la rivière Rouyonne, à l’origine des inondations dans le centre-ville. Toujours à Léogane, les casques bleus sont à l’œuvre pour débarrasser la voie des arbres qui y empêchent la circulation. Autre action des casques bleus, des travaux pour déboucher un canal aux abords du camp provisoire Accra, notamment pour limiter les risques d’inondation dudit camp. La Minustah travaille aussi à la réhabilitation du pont de Fauché, à Petit-Goave.
Les soldats de la Paix ont aussi apporté leur contribution dans l’évacuation de personnes vulnérables des zones à risque vers des abris plus sûrs, notamment dans l’Ouest du pays, comme à Léogane, Grand-Goave, Petit Goave et à Port-au-Prince. Les casques bleus et l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) ont appuyé les efforts gouvernementaux dans l’évacuation de 3,000 déplacés d’un camp informel non loin du camp Corail Cesse-lesse. Les évacués sont provisoirement gardés dans un hôpital et une église de la Croix des Bouquets.
Dans le département du Sud, la Minustah a apporté son appui dans l’évacuation 2,762 personnes vers des abris provisoires aménagés par l’OIM and des ONG. Quelques 1,512 personnes évacuées viennent des Cayes. Dans l’Artibonite, les militaires et UNPol ont appuyé la PNH dans le transfert de 210 prisonniers des Gonaïves vers des centres de détention de St Marc (100), de Mirebalais (62) et au Pénitencier national, à Port-au-Prince, (48).
A travers le pays, 6,442 les casques bleus ont aussi mené nombre d’actions à caractère humanitaire comme l’assistance médicale, la distribution des rations alimentaires et 99,000 litres d’eau potables. Des actions qui ont vu l’implication de 6,442 soldats de la paix.
Les distributions de vivres sont également menées dans le Grand Sud, à Port-au-Prince et aux Gonaïves par le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Dans ces régions, le PAM a distribué des rations alimentaires à plus de 9,000 personnes. Par ailleurs, une équipe de l’OPS/OMS a été déployée à Port-au-Prince afin d’appuyer le dépôt médical de PROMESS dans la distribution du matériel médical aux hôpitaux, ce en coordination avec la DPC.

 

Haïti – Unesco : Première déclaration de Michaëlle Jean
HAITI LIBRE – 09/11/2010 11:14:18

Haïti - Unesco : Première déclaration de Michaëlle JeanMichaëlle Jean l’ancienne Gouverneure générale du Canada a été officiellement nommée dans ses nouvelles fonctions, lundi à Paris, par la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Irina Bokova.
Irina Bokova, a assuré Michaëlle Jean de son entier appui « Nous pourrons compter sur votre connaissance intime du terrain, de sa population, de sa culture, pour mettre en oeuvre les programmes les plus efficaces, susceptibles d’être les mieux acceptés et de s’inscrire dans la durée. […] Je dirais à la fois pour l’Unesco et pour Haïti, je me réjouie infiniment que vous, madame Michaëlle Jean, ayez accepté de mettre votre énergie au service de notre action ».
Lors d’une cérémonie au siège de l’organisation à Paris, Michaëlle Jean a dit qu’il était temps de mettre en place un plan pour assurer le développement à long terme d’Haïti. À peine investie dans ses nouvelles fonctions, Mme Jean a déclaré que la population haïtienne avait désormais besoin d’un « pacte de solidarité essentiel » qui aille « au-delà de la logique de l’assistance » qui prévaut en Haïti depuis des décennies.
« Mon Haïti natal, lourdement endeuillé, exsangue est plus désœuvré que jamais depuis le tremblent de terre du 12 janvier dernier. La catastrophe continue son macabre travail, avec cette épidémie maintenant de choléra, qui a déjà fait des centaines de victimes et que les pluies diluviennes provoquée par l’ouragan Tomas, ne font qu’aggraver.
L’Unesco peut assurément s’associer à un plan de développement humain, inclusif et durable, l’Unesco peut appuyer le renforcement des capacités de gouvernance, accompagner la formation d’un système d’éducation publique de qualité, qui réponde aux besoins criant au niveau de l’éducation de base, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, en plus de collaborer à la préservation et à la reconstruction des œuvres et infrastructures culturelles et des trésors patrimoniaux.
Aujourd’hui même, dans une première séance de travail, j’ai eu l’occasion de faire un tour d’horizon des projets en marche en ce moment et qui agissent en ce sens. Dans tous ces domaines, sur tous ces terrains, l’Unesco peut jouer un rôle de premier plan, j’en suis persuadé. L’Unesco peut rassembler et coordonner les efforts au côté de l’État Haïtien et de la société civile d’Haïti »

 

L’ONI s’attaque au défi de la distribution des cartes

RADIO METROPOLE / 09-11-10

Les responsables de l’Office Nationale d’Identification (ONI) entendent relever un nouveau défi dans le cadre du processus électoral. Le directeur de cette institution, Ronald Covil, annonce la distribution de plus de 411 000 nouvelles cartes d’identification nationale (CIN) avant le 28 novembre.
A partir de cette semaine toutes les ressources de l’ONI seront concentrées dans le processus de livraison des CIN. Afin de s’assurer de la réussite du programme M. Covil soutient que l’institution fonctionne 7 jours par semaine et interrompt le processus d’enregistrement de nouveaux citoyens. Les personnes réclamant de nouvelles CIN ne pourront pas exercer leur droit de vote le 28 novembre 2010.
Au moment de lancer le processus de livraison, l’ONI dispose de 50 % des nouvelles cartes ( 212 000). L’organisme a dû faire appel à l’Organisation des Etats Américains (OEA) afin de s’assurer du succès du processus.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’OEA à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, affirme que 62 000 cartes imprimées à New York ont été livrées hier lundi aux autorités haïtiennes.
Lancé dans l’Ouest hier lundi, le processus de livraison doit démarrer dans les villes de province ce jeudi. M. Seitenfus promet de fournir des unités mobiles qui permettront de distribuer les cartes dans les sections communales.
Grace à des fonds de l’ACDI, l’OEA apporte un appui logistique et technique à l’ONI dans la fabrication et la livraison des CIN.
Tenant compte des récentes catastrophes, M. Seitenfus affirme que la situation d’Haïti est unique. Il promet d’apporter tout l’appui nécessaire à la réussite du processus électoral.

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