L’ACTUALITE DU MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010

10 Nov

Haïti – Épidémie :

60 décès, panique aux Gonaïves
HAITI LIBRE – 10/11/2010 08:18:31

Haïti - Épidémie : 60 décès, panique aux GonaïvesL’épidémie de choléra se propage rapidement aux Gonaïves, au moins 60 personnes sont mortes du choléra dans les dernières 72 heures, dont une trentaine pour la seule journée de mardi, à fait savoir Jean François Adolphe, le maire de la 4ème ville du pays.
« Entre jeudi et lundi dernier 25 personnes sont décédées dans les hôpitaux de la ville » a indiqué le maire précisant que son administration avait découvert et ramassé une quarantaine de cadavres dans les villages, faute d’avoir pu recevoir des soins à temps « les gens malades doivent se rendre à pied à l’hôpital parce que les taxis et les transports en commun refusent de les transporter », certains succombemt sur le chemin de l’hôpital.
D’autres cadavres, recouverts d’un drap, ont été découverts aux abords du cimetière » a révélé le maire qui à ajouté que la ville est en proie à la panique. La population a bruyamment manifesté hier pour exiger du gouvernement, de l’aide d’urgence pour faire face à l’épidémie.

 

Haïti – Épidémie :

73 cas de choléra confirmés à Port-au-Prince, 1 mort
HAITI LIBRE – 09/11/2010 19:35:12

Haïti - Épidémie : 73 cas de choléra confirmés à Port-au-Prince, 1 mortDepuis le 21 octobre, le choléra en Haïti, a fait au moins 583 victimes rapportées officiellement.
9,123 personnes infectées par le Vibrio cholérae type O1 sont hospitalisées. L’épidémie de choléra, est maintenant considérée comme « une question de sécurité nationale » a déclaré ce mardi, Gabriel Thimothé, le directeur général du Ministère haïtien de la Santé.
Selon les dernières données du Ministère de la Santé, les cinq régions, l’Artibonite, Centre, Nord, Nord-Ouest, et de l’Ouest d’Haïti ainsi que la capitale, sont maintenant touchées par le choléra.
Si l’épidémie s’est déclarée dans l’Artibonite, elle a désormais atteint la capitale, Port-au-Prince. Les organisations internationales s’attendent à ce que l’épidémie se propage rapidement. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), émanation de l’OMS, a pour sa part indiqué que le ministère de la santé avait fait état de 73 cas confirmés de choléra à Port-au-Prince, Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenskoff, Pétion ville et Tabarre. 1 décès du choléra est déjà confirmé, à l’hôpital Ste-Catherine, tenu par MSF ont confirmé les autorités haïtiennes.
Stefano Zannini chef de mission de Mission Sans Frontière (MSF) en Haïti a déclaré « Il y a des cas suspects un peu partout dans le pays. Selon nos équipes, des cadavres sont abandonnés dans les rues de certains villages » a-t-il précisé alors que MSF a traité plus de 200 cas atteints de diarrhée sévère, un symptôme du choléra, ces trois derniers jours à Port-au-Prince dans les centres hospitaliers tenus par MSF.
Pour le docteur Jon K. Andrus de l’OPS, les conditions sanitaires de Port-au-Prince sont très mauvaise et représentent les conditions optimales pour une propagation rapide du choléra. De plus, les mauvaises conditions d’hygiène dans les camps surpeuplés de réfugiés, font craindre une aggravation de l’épidémie.

 

Les risques de propagation du choléra de plus en plus élevés, selon l’ONU

Le passage du cyclone Tomas pourrait aggraver la situation sanitaire et causer un important flux migratoire, indique l’OCHA

Radio Kiskeya / mardi 9 novembre 2010

Les risques de propagation du choléra « se multiplient » en Haïti à cause des inondations provoquées par le passage, la semaine dernière, de l’ouragan Tomas et de nouveaux déplacements de population, a déclaré mardi la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Elisabeth Byrs.

Même s’il a été moins violent que prévu, le cyclone, qui a fait 21 morts et neuf disparus, a causé une détérioration de la situation, a-t-elle souligné dans une intervention à Genève.

Un dernier bilan rendu public mardi à Port-au-Prince par le ministère de la santé publique sur l’évolution de l’épidémie de choléra fait état de 583 morts et 9.123 hospitalisations.

La maladie, dont la présence dans la capitale est désormais confirmée, est devenue « une question de sécurité nationale » selon le directeur général du MSPP, Gabriel Timothée.

Maladie hautement contagieuse, le choléra peut se propager rapidement dans un environnement où les conditions sanitaires sont précaires.

 

Les Etats-Unis confirment leur support dans la lutte contre le choléra

RADIO METROPOLE / 10 NOVEMBRE 2010

L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten, confirme la présence d’experts du CDC qui apportent une assistance technique au Ministère de la santé publique. L’assistance américaine comprend également un appui dans la campagne de sensibilisation de la population.
Le respect des principes d’hygiène est recommandé par les autorités sanitaires dans le cadre de la lutte contre la bactérie qui se transmet par les matières fécales. Il rappelle que les Etats-Unis sont déterminés à accompagner le gouvernement et les autres partenaires dans la lutte continuelle contre l’épidémie.
Rappelant que le choléra restera endémique en Haïti, M. Merten n’a pas voulu faire de commentaires sur l’origine de la maladie. Il assure que les spécialistes ne pourront pas identifier de quel pays provient la bactérie.
Invité à la rubrique  » Le Point sur le 100.1  » de radio Métropole le diplomate s’est dit préoccupé par la situation des ressortissants américains. Toutefois il s’est dit satisfait des dispositions adoptées par les autorités sanitaires.
Interrogé sur les rumeurs relatives à des restrictions de l’Immigration américaine, M. Merten a assuré qu’il n’y a pas eu de décision en ce sens.
Par ailleurs, l’ambassadeur américain confirmé le départ du navire de guerre USS Iwo Jima. Le diplomate soutient que le navire a pu accomplir sa mission au bout de 4 jours. Selon M. Merten le navire a levé l’ancre parce que le cyclone Tomas n’avait pas provoqué des dégâts énormes en Haïti.

 

Haïti – Insécurité :

Les clients des banques, des proies trop facile
HAITI LIBRE – 10/11/2010 09:13:04

Haïti - Insécurité : Les clients des banques, des proies trop facileMaître Renan Hédouville, secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a lancé mardi un SOS auprès de l’Association des Professionnels des Banques (APB) et de la Police Nationale Haïtienne (PNH), en faveur des clients des banques commerciales exposés à l’insécurité.
Le secrétaire général du CARLI, note que depuis quelques temps, les clients qui reviennent des institutions bancaires se font agresser  par des individus qui leur réclament le montant exact qu’ils viennent d’encaisser. Me Hédouville dénonce l’existence d’une complicité entre les malfrats et certains caissiers ou employés de ces institutions bancaires.
Il  souligne que ces actes criminels se font parfois sous le regard de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dont les agents mettent semblent mettre plus de temps à intervenir pour appréhender les bandits.
Le secrétaire du CARLI, s’interroge sur l’absence des forces de l’ordre aux abords des institutions bancaires, et recommande entre autres mesures, aux responsables des institutions bancaires d’installer des caméras de surveillance pour détecter les employés qui utilisent un téléphone portable dans leur établissement. Il demande également à la PNH d’assurer la surveillance du périmètre immédiat de chaque banque.

 

10 mois après le séisme

Haïti : Une dynamique de survie dans un cycle de difficultés
par Ronald Colbert

P-au-P, 10 nov. 2010 [AlterPresse] — Environ 10 mois après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, la république d’Haïti semble davantage tourner autour d’une dynamique communautaire, plutôt sectorielle qu’institutionnelle, portant citoyennes et citoyens à rechercher eux-mêmes leurs propres voies de survie et de résistance, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Ce que les internationaux appellent “résilience” se traduit dans des efforts d’adaptation, voire d’innovation, de quête d’alternatives, à de nouvelles réalités d’existence après l’impact du séisme, face à des intempéries successives et autres phénomènes naturels non contrôlés par la population.

Il suffit d’observer le vécu quotidien des gens pour se rendre compte d’une apparente indifférence devant les démarches de politiciens qui cherchent à obtenir leurs faveurs au scrutin présidentiel et législatif, annoncé pour le dimanche 28 novembre 2010.

Au-delà de la peur et des interrogations, suscitées par l’apparition brusque, le 19 octobre, de la bactérie de choléra et son extension moins d’un mois après, différentes communautés de personnes, contraintes à vivre dans des camps de fortune depuis 10 mois, ont fait, début novembre, un choix difficile d’affronter les pluies incessantes du cyclone Tomas au lieu de s’évacuer de leurs abris précaires, comme le souhaitaient la protection civile et des autorités gouvernementales.

Sérénité et gravité paradoxales dans la douleur et les privations : telle est une caractéristique chez de nombreuses gens qui affirment ne pas croire en un hypothétique sauvetage national, à partir de la configuration politique probable qui sera issue des prochaines élections.

Les millions de gourdes [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui], qui se gaspillent dans la multiplication des affiches électorales de candidates et candidats depuis plusieurs semaines, auraient mieux servi dans l’implantation de logements sociaux durables pour le million et demi de personnes déplacées du tremblement de terre.

En lieu et place d’espaces sociaux sécuritaires et durables, parasismiques et imperméables aux intempéries, de la définition d’un milieu de vie qui prend en compte les aléas sismiques et la vulnérabilité environnementale (sur divers paliers, y compris sanitaires), l’accent a été plutôt mis sur l’élaboration de plans de reconstruction importés et non concertés avec les secteurs vitaux de la nation.

Après le séisme, beaucoup de ménages se sont évertués à dégager des ressources financières pour pouvoir envoyer leur progéniture à l’école. D’autres ont conquis des terrains et autres espaces publics afin de pouvoir accéder à l’aide internationale ou nationale post-séisme.

Diverses organisations non gouvernementales et internationales ont essayé, tant soit peu, de colmater les brêches et autres insuffisances institutionnelles en structures sanitaires (eau potable et assainissement), en allocations alimentaires et accompagnement psycho-émotionnel.

Plusieurs associations et mouvements sociaux ont investi dans des méthodes participatives d’approche et d’accompagnement, pour chercher à surmonter des défis sectoriels, structurels et infra-structurels.

10 mois après le séisme, la quantité de décombres s’étalent, presque sans fin, dans plusieurs quartiers de la capitale Port-au-Prince, les maisons effondrées et/ou fissurées n’ayant pas encore été totalement déblayées à date.

Pendant que l’année 2010 touche à sa fin, les politiques tentent de propulser l’organisation d’élections pour le renouvellement de la présidence et du parlement, dans un contexte de revendications insatisfaites pour des logements sociaux durables et de propagation géographique de l’épidémie de choléra.

La question de l’insécurité alimentaire est agitée, sans considération des ressources et potentialités agricoles qui pourraient permettre d’asseoir une souveraineté nationale effective.

Ce sont, pourtant, les cultivatrices et cultivateurs locaux qui continuent à alimenter quotidiennement et régulièrement les marchés publics nationaux [1] lesquels regorgent de fruits, vivres, légumes et autres produits alimentaires autochtones même le jour du passage du cyclone Tomas le vendredi 5 novembre.

En l’absence de véhicules de transports publics, ayant connu un net ralentissement en raison de l’imminence du passage du cyclone Tomas, les paysannes et paysans ont utilisé leurs mulets pour amener leurs récoltes sur différents marchés publics nationaux.

Quelles formes, couleurs et stratégies – dans les dimensions sociales, économiques, politiques et culturelles – pourrait prendre cette dynamique de survie et de résistance communautaire, en fonction des perspectives, qui se dessineront avant, pendant et après les prochaines compétitions électorales promises par les autorités gouvernementales et leurs alliés internationaux ?

Et si la propagation de la bactérie de choléra bloquait l’aboutissement du processus électoral, prévu pour le 28 novembre 2010 ? [rc apr 10/11/2010 0:00]

[1] Le marché public national se déroule régulièrement 1 ou 2 fois par semaine, dépendant de l’endroit et de la zone, dans des espaces principalement appropriés par les marchandes (agricultrices ou non) qui viennent offrir – sans aucun encadrement étatique – les productions agricoles puisées des jardins (exploitations agricoles familiales et/ou communautaires) paysans.

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