L’ACTUALITE DU LUNDI 15 NOVEMBRE 2010

15 Nov

Haïti-Choléra-ONU

Des milliers de manifestants dans les rues du Cap-Haïtien (Nord) contre le choléra et la mission des Nations-Unies

Tirs en l’air et gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants

Radio Kiskeya / lundi 15 novembre 2010

Toutes les activités sont paralysées lundi matin au Cap-Haïtien (Nord, seconde ville d’Haïti) où des dizaines de milliers de manifestants réclamaient le départ de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dont le contingent népalais est accusé d’avoir introduit le choléra dans le pays.

La Police nationale d’Haïti et des casques bleus de l’ONU qui ont essayé de disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de tirs en l’air, semblaient quelque peu dépassés par les événements. Les manifestants ont lancé des pierres sur des véhicules et des blindés de la mission onusienne.

Le commerce, les écoles et l’administration publique ont cessé de fonctionner en raison de cette situation qui avait débuté tôt lundi matin par des jets de pierres et des barricades de pneus enflammés dans divers quartiers défavorisés de la périphérie de la ville.

L’épidémie de choléra a déjà causé la mort de plus de 900 personnes tandis que près de 10.000 autres ont été infectées. Des casques bleus népalais basés dans le Centre sont accusés d’être à l’origine de l’épidémie pour avoir déversé des excréments dans un cours d’eau qui se jette dans le Fleuve Artibonite.

La MINUSTAH a pour sa part formellement rejeté de telles allégations précisant que les soldats en question n’ont pas été testés positifs pour la maladie, en dépit de l’identification par le CDC d’Atlanta (Etats-Unis) de la souche sud-asiatique du choléra sévissant en Haïti.

 

Epidémie de choléra en Haïti : les autorités organisent un débat national

Une Haïtienne et son enfant victime de l'épidémie du choléra.

Une Haïtienne et son enfant victime de l’épidémie du choléra.

REUTERS/St-Felix Evens

L’épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti continue à prendre de l’ampleur, le dernier bilan fait état de 917 décès et plus de 14 000 personnes hospitalisées. Face à l’aggravation de la situation et pour pallier au manque d’éducation et d’information, le gouvernement a organisé le 14 novembre, une journée de débat et discussion : un événement retransmis en direct sur toutes les radios et chaînes de télévision du pays.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron / RFI / 15/11/2010

Le gouvernement ne veut rien cacher du danger du choléra : information, éducation et opération de vérité pour les ministres et ONG. Et René Préval, lui-même, n’a pas mâché ses mots.

Pour le président de la République, l’Etat a sa part de responsabilité dans la propagation de l’épidémie : « Aujourd’hui, le pays n’a aucune hygiène. Il n’y a pas une eau qui ne soit pas polluée. Le réseau n’est pas fiable. Quelle que soit l’eau que vous buvez, il faut la traiter parce que l’Etat ne peut garantir sa fiabilité.

Nous connaissons une crise sérieuse. Je ne veux pas défendre ma tête contre l’Etat mais l’Etat n’a pas fait son travail. Ce n’est pas de votre faute, ce n’est pas de la mienne. Nous sommes dans une situation telle que nous recommandons à tout le monde de ne boire aucune eau, sans la traiter préalablement ».

L’Etat s’étant montré incapable depuis des années de fournir des services à sa population, le président a reconnu que moins de 40% des Haïtiens sont connectés aux conduites de distribution d’eau. Une eau, qui reste impropre à la consommation. Quant à s’attaquer rapidement à la résolution de ce problème, René Préval a indiqué en souriant qu’il ferait part de la situation au prochain président qui prendra son poste le 7 février.

 

Maison d’Haïti à Montréal

La reconstruction d’Haïti passe par l’éducation

Maison d’Haïti à Montréal - La reconstruction d’Haïti passe par l’éducationL’écrivain et enseignant Raymond Chassagne s’est montré très engagé pour la cause haïtienne. 

© Agence QMI –

Étienne Laberge – 14/11/2010 21h36

MONTRÉAL – «Devenir un vrai citoyen, c’est la clé de la réussite et de la reprise en main du pays», a lancé Raymond Chassagne, écrivain et enseignant. Selon lui, l’avenir d’Haïti passe par l’éducation de la jeunesse haïtienne.

La Maison d’Haïti à Montréal a accueilli, dimanche, une conférence où plusieurs intervenants se sont réunis autour d’un même axe de travail: le développement de l’enfant rural haïtien pour en faire un vrai citoyen.

Selon M. Chassagne, il faudrait mener deux combats de front: réformer les programmes du primaire et du secondaire et procéder à une alphabétisation puissante, avec l’insertion de nouvelles matières d’enseignement.

«L’enfant doit se construire en tant qu’individu autonome en dehors de sa famille pour devenir un vrai citoyen», explique Michaëlle de Verteuil, elle aussi enseignante. À l’origine de la construction d’une douzaine d’écoles en Haïti, elle fait tout pour que les enfants élevés dans les milieux ruraux de l’île prennent le chemin de l’école; mais aussi pour que leurs parents comprennent l’importance de leur présence sur les bancs des classes.

Michaëlle de Verteuil explique notamment aux enfants qu’ils ont des choix. Elle leur apprend à dire non. Elle a soulevé l’importance des travaux manuels, la place des sciences et de l’expérimentation. Elle encourage enfin le développement de l’entrepreneuriat à l’aide d’outils virtuels stimulant l’esprit créatif des élèves.

L’importance du rôle de l’État

«Si on ne renforce pas la place de l’État, on va tout droit à l’échec», a mis en garde Marjorie Villefranche, chargée de projets de la Maison d’Haïti. «L’État doit reconnaître les Haïtiens en tant que citoyens, les protéger et faire respecter les lois.»

Soutenue par plusieurs personnes dans la salle, elle a avancé un autre problème. En pensant combattre la corruption au gouvernement en s’attaquant à l’État, les ONG ont peu à peu pris sa place au lieu de travailler avec lui. Selon Marjorie Villefranche, il est primordial que l’entité étatique existe pour que le pays s’en sorte. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Surnommé «la perle des Antilles», ce pays n’a été épargné ni par le poids de son histoire, ni par les catastrophes naturelles et sanitaires qui s’abattent sur l’île depuis le début de l’année. Malgré ces accumulations, la communauté haïtienne se serre les coudes. La Maison d’Haïti à Montréal et la Fondation Haïti Partage œuvrent main dans la main sur le terrain pour faire en sorte que le pays parvienne peu à peu à sortir la tête de l’eau.

 

Le choléra s’attaque au nord d’Haïti de façon virulente

Étienne Laberge / QMI / 14/11/2010 18h59

L’intervenante pour OXFAM s’explique mal la rapidité avec laquelle la maladie a franchi les 100 km de chaîne de montagnes qui la séparent du foyer d’infection.

MONTRÉAL – Le choléra gagne rapidement du terrain à Haïti alors que l’épidémie a pris d’assaut la deuxième ville en importance au pays, Cap-Haïtien, une zone nordique relativement épargnée depuis le début du fléau. Porte-parole pour OXFAM, Julie Schindall précise que la situation s’aggrave dangereusement dans ce secteur.

«Nous ne connaissons pas les chiffres officiels, précise-t-elle. Les autorités gouvernementales parlent de plusieurs centaines de cas et d’autres organismes ont qualifié la situation de très sérieuse là-bas.»

À l’échelle nationale, les dernières statistiques divulguées dimanche faisaient état de 917 cas et de plus de 14 000 hospitalisations.

Sans explications

L’intervenante pour OXFAM s’explique mal la rapidité avec laquelle la maladie a franchi les 100 km de chaîne de montagnes qui la séparent du foyer d’infection, en Artibonite, avant de toucher la ville de Cap-Haïtien où vivent 250 000 personnes.

«Il y a deux possibilités. Peut-être que ce sont des voyageurs de province qui sont venus du centre du pays ou bien c’est l’eau qui est maintenant contaminée, et dans ce cas, on ne sait pas comment c’est arrivé.»

L’infection a aussi traversé le canal de Saint-Marc pour se répandre sur l’île de la Gonâve, tout comme elle prend de l’ampleur dans le sud, à Léogâne.

Pas de panique

La vitesse avec laquelle le choléra tue inquiète autant les autorités d’Haïti que les organismes à pied d’œuvre dans le secteur, mais plusieurs soutiennent que la situation est généralement sous contrôle.

«Les cas augmentent, oui, mais c’est stable à Port-au-Prince, où on compte 30% de toute la population d’Haïti. On attend de voir ce qui arrivera là précisément», relativise Stefano Zannini, chef de mission pour Médecins sans frontières.

Quant au chiffre alarmant de 200 000 personnes infectées d’ici un an, nombre avancé par l’Organisation mondiale de la santé, le chef de mission préfère attendre avant de se prononcer.

«C’est très difficile d’arrêter un chiffre puisque le pays n’a pas d’histoire du choléra. On pense cependant qu’on n’a pas atteint le sommet.»

 

Un autre séisme pourrait menacer Haïti, selon des études US

par Julie Steenhuysen / PARIS-NORMANDIE.FR / lundi 15 novembre 2010 à 15H29

CHICAGO (Reuters) – Le tremblement de terre qui a dévasté la capitale haïtienne et tué environ 300.000 personnes le 12 janvier a peut-être été provoqué par une faille insoupçonnée, ce qui rendrait possible un nouveau séisme, ont annoncé dimanche des experts en sismologie.

Deux documents publiés par le journal Nature Geoscience aboutissent, par des voies différentes, à la conclusion que la faille à laquelle a été initialement attribué le séisme n’était pas son origine réelle et qu’en conséquence une menace subsiste.

« Comme la faille Enriquillo-Plantain Garden n’a relâché aucune contrainte accumulée (…) significative, elle demeure une menace sismique importante pour Haïti et pour Port-au-Prince en particulier », écrivent Eric Calais, de l’université de Purdue (Indiana), et ses collègues.

« Il reste beaucoup à faire pour identifier et quantifier les sources potentielles de séismes à Hispaniola et autour (de cette île qui) restera sans doute très vulnérable aux tremblements de terre dans un proche avenir », ajoutent-ils.

FAILLE INCONNUE

Selon l’équipe de Calais, l’analyse de légers déplacements de terrain observés par systèmes GPS et radar laisse penser qu’une faille non encore explorée, proche de la ville de Leogan, était peut-être l’origine du séisme de janvier.

Les chercheurs se sont d’abord concentrés sur la faille Enriquillo-Plantain Garden, dans la presqu’île du sud d’Haïti – l’une des deux principales failles de la région.

Mais d’après l’équipe de Calais, le mesurage des mouvements telluriques tend à étayer l’idée qu’ils ont fait bouger la surface mais sans en provoquer la rupture. Les mesures effectuées ont amené l’équipe à conclure qu’une faille jusque-là inconnue avait dû provoquer le séisme de janvier.

Une étude distincte dirigée par Carol Prentice, de l’US Geological Survey de Menlo Park (Californie), note aussi que le tremblement de terre de Port-au-Prince n’a peut-être relâché aucune contrainte sur la faille Enriquillo-Plantain Garden.

L’équipe de Prentice a utilisé des appareils de télédétection et des études de terrain pour dresser la carte des changements provoqués à la surface terrestre par le séisme de janvier ou un phénomène antérieur.

Les chercheurs ont découvert neuf cours d’eau dont les lits avaient été modifiés par l’un des deux puissants séismes survenus autour de la faille Enriquillo-Plantain Garden en 1751 et en 1770. Mais le séisme de 2010 n’a pas laissé de trace en surface et Prentice juge possible que les contraintes tectoniques accumulées dans le passé n’aient pas été relâchées.

« L’absence de rupture en surface est inhabituelle », souligne l’équipe de Prentice. « La zone de la faille Enriquillo-Plantain Garden représente un risque sismique persistant pour Haïti, en particulier pour la région de Port-au-Prince. »

Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 

Haïti – Reconstruction :

 Nouvel Institut français à Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 15/11/2010 10:18:43

Haïti - Reconstruction : Nouvel Institut français à Port-au-PrinceLes locaux de l’Institut français d’Haiti (IFH), gravement endommagés, lors du séisme, ont été rasés pour donner lieu à une nouvelle construction respectant les normes de construction parasismiques. Ces nouveaux locaux accueillent également une nouvelle équipe, avec comme directrice, Corinne Micaelli, qui a rappelé les missions poursuivies par l’IFH depuis 1945, qui consistent en la diffusion de la culture française sous toutes ses formes et la promotion de la culture locale. La nouvelle programmation de l’IFH se déroulera sur quatre grands axes : la formation, la programmation artistique, le débat d’idées et l’audiovisuel.
Le nouvel espace de l’IFH, situé sur l’avenue Lamartinière, comprend aujourd’hui 7 salles de cours, une salle informatique, une bibliothèque pédagogique. Il est également ouvert à la création musicale, avec un studio d’enregistrement et de répétition équipé, qui sera à la disposition des artistes musiciens locaux. Il accueillera également in situ des rendez-vous culturels de plus petits formats qu’auparavant – conférences, débats d’idées, lectures, expositions, projections de films, concerts.
L’Institut Français d’Haïti restera ce qu’il a toujours été, selon Mme. Micaelli, une référence dans la vie culturelle haïtienne, mais sous une autre forme, avec une nouvelle impulsion tournée vers le développement des activités « hors murs ». Le réseau des alliances françaises, présent dans 6 villes de province, développeront également des activités et permettront une large résonance sur une grande partie du territoire haïtien.

 

15-11-2010  Communiqué de presse 10/206

Haïti : des milliers de handicapés bénéficieront de la reconstruction d’un centre de réadaptation physique

Port-au-Prince (CICR) – Au cours des douze prochains mois, le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH), avec le soutien financier de la Croix-Rouge américaine et de la Croix-Rouge de Norvège, s’attachera à reconstruire et rééquiper – et par la suite à entretenir – l’un des principaux centres de réadaptation physique d’Haïti, géré par Healing Hands for Haiti International (HHHI). Des milliers de personnes handicapées pourront ainsi bénéficier de ses services dans tout le pays.

La réouverture du centre de réadaptation physique est prévue pour fin 2011. Cette structure comprendra des espaces pour les consultations et la physiothérapie, un atelier de fabrication de prothèses et autres aides à la mobilité, ainsi que des salles de formation pour le personnel de HHHI.
« Aider les très nombreux handicapés qui vivent en Haïti était un défi déjà avant le tremblement de terre. Or des milliers de personnes sont devenues handicapées à la suite de la catastrophe, tandis que nos structures médicales, centres et ateliers orthopédiques ont été entièrement dévastés », explique Eric Doubt, directeur général de HHHI, peu avant la signature d’un accord de projet entre HHHI et le FSH. « Il y a actuellement entre 8 000 et 10 000 amputés qui ont besoin de soins spécialisés. Pour leur venir en aide, nous devons reconstruire les infrastructures de toute urgence. »
Depuis le séisme de janvier 2010, le personnel et les volontaires de HHHI ont travaillé dans des installations de fortune et, à tour de rôle, dans divers hôpitaux et centre de soins de santé. « Nous faisons tout notre possible, mais les thérapies de réadaptation exigent des équipements spécifiques et un engagement à long terme », poursuit M. Doubt. « Par exemple, Blaurha a perdu un jambe lors du séisme. Jusqu’à la fin de sa croissance, cette fillette de deux ans devra changer sa prothèse tous les deux ou trois mois, et chacune d’entre elle devra être fabriquée individuellement. »
« Les besoins humanitaires sont énormes. Le nouveau centre de réadaptation physique sera donc plus grand et mieux équipé que le précédent. Il disposera d’une plus grande capacité, mais nous nous efforcerons aussi d’élever la qualité des services fournis et d’améliorer le fonctionnement du centre à long terme », explique Andreas Lendorff, membre du conseil d’administration du FSH. « La réouverture du centre aidera les amputés et les autres personnes handicapées, qui l’étaient déjà avant le tremblement de terre ou qui le sont devenues par la suite, à devenir plus autonomes et à retrouver une vie active. »
La Croix-Rouge américaine prendra en charge les coûts de reconstruction du centre, estimés à 1,8 million de dollars US, tandis que la Croix-Rouge de Norvège financera le soutien matériel, technique et éducationnel que le FSH fournira à HHHI au cours des cinq prochaines années.
« La Croix-Rouge américaine est heureuse de pouvoir financer la reconstruction de cette importante structure », déclare Ricardo Caivano, directeur régional de la Croix-Rouge américaine en Haïti. « Grâce à notre coopération avec un groupe de partenaires de premier choix, nous espérons que ce centre orthopédique pourra répondre aux besoins d’une partie importante – et souvent ignorée – de la population haïtienne. »
« La vie n’est pas facile à Haïti, surtout lorsqu’on est porteur d’un handicap physique », affirme Sven Mollekleiv, président de la Croix-Rouge de Norvège et vice-président du FSH. « Ce centre ne se limitera pas à fournir des jambes et des bras artificiels aux handicapés ; il les aidera aussi à vivre dans la dignité. Son action est vitale, et il permettra aux personnes de s’en sortir dans leur vie de tous les jours. Nous sommes ravis de soutenir cet effort important qui vise à redonner valeur à la vie », ajoute-t-il.
Fondé en 1999, HHHI s’emploie à mettre en place des services et programmes de médecine et réadaptation physique en Haïti, dans l’optique qu’ils soient, à terme, gérés par les Haïtiens pour les Haïtiens.
Le FSH a été fondé en 1983 par le CICR. Il soutient les services de réadaptation physique dans plus de 30 pays à faible revenu, en fournissant essentiellement du matériel et des formations aux experts locaux pour la fabrication de prothèses et autres aides à la mobilité grâce à des techniques peu coûteuses. Le FSH coopère avec HHHI depuis 2005.

Informations complémentaires :
Olga Miltcheva, CICR Haïti, tél. : +870 772 381 258 ou +509 37 02 31 52
Marçal Izard, CICR Genève, tél. : +41 22 730 2458 ou +41 79 217 3224
Eric Doubt, Healing Hands for Haiti International, tél. : +1 801 349 2865
Julie Cell, Croix-Rouge américaine à Haïti, tél. : +509 3488-5864
Croix-Rouge de Norvège, bureau de presse à Oslo, tél. : +47 948 72 999

 

Haïti – Football masculin : L’équipe nationale est au Qatar
HAITI LIBRE – 15/11/2010 09:14:40

Haïti - Football masculin : L’équipe nationale est au QatarLa plupart des Grenadiers sont arrivés au Qatar samedi sur invitation, pour jouer un match amical international contre la sélection Nationale du Qatar le 17 Novembre 2010 à 17:00 Heures. Les grenadiers évoluant au Portugal et en France rejoindront l’équipe nationale au Qatar seulement ce lundi 15, en raison de leurs obligations en championnat et des nouveaux règlements de la FIFA qui permet aux Clubs de libérer les joueurs 48 heures avant un match FIFA.
L’organisation de ce match a été conclue entre les deux fédérations en mars dernier en marge des réunions de comité de la FIFA dans le cadre des efforts de la Fédération Haïtienne de Football (FHF) pour relancer le football haïtien après le séisme.
La Fédération Qatari, en plus de la volonté d’accompagner et de donner une visibilité mondiale à Haïti pour appuyer ses efforts de reconstruction, s’est engagée à faire une donation, sans en préciser la nature et l’importance à la Fédération Haïtienne de Football.
Malheureusement beaucoup de joueurs pressentis pour ce match sont devenus indisponibles: le cas de Jean François Lecsinel, Jhonny Placide, Abel Thermeus  ainsi que de nombreux autres comme Saint Preux, Parnel Guerrier laissés , en Haïti, à la disposition de leurs Clubs engagés en championnat national.
Pendant son séjour au Qatar, l’équipe haïtienne sera logée à l’Hôtel Sheraton-Doha.

Composition de l’équipe :
Gardiens :
Peterson Occenat (Aigle Noir, Haiti)
Dominique Jean Zephirin (Farnborough FC, Angleterre)
Défenseurs :
Frantz Bertin (OFI Crete, Grèce)
Kevin La France (FK Banik Most, Republique Tchèque
Jean Sony Alcenat (Leixoes Sport Club, Portugal)
Rubin Jean Garry (America Des Cayes, Haiti)
Junior Clairssainvil  (ASCAR, Haiti)
Vaniel Sirin (Tempete, Haiti)
Milieux de terrain :
Peterson Joseph (SC Braga, Portugal)
Kenel Pierre Louis (Vannes Olympique Club, France)
Jean Mark Alexandre (Realt Salt Lake, USA)
Brunel Fucien (Aiglon Lamentin, Martinique)
Valdano Paul (Tempete, Haiti)
Mones Chery (Aiglon Lamentin, Martinique)
Constant Monuma (ASCAR, Haiti)
Attaquants :
Darlin Thoby (Racing Club Haitien, Haiti)
Ricardo Charles (Victory Sportif Club, Haiti)

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