L’ACTUALITE EN HAITI

19 Nov

RADIO METROPOLE / Vendredi, 19 novembre 2010 11:55

Retour au calme au Cap -Haïtien après plusieurs jours de violences

La ville du Cap s’est réveillée ce vendredi matin dans le calme. Les activités tendent à reprendre après quatre journées consécutives de violences entre manifestants et soldats de la mission onusienne déployée en Haïti.
Cette accalmie précaire, fait suite à des rencontres entre des responsables du gouvernement, des autorités locales et des groupes de manifestants.
Nahoune Marcellus, pour le département du nord, a confirmé que la situation s’améliore effectivement dans la cité Christophienne.
Le candidat au Sénat sous la bannière de la plateforme présidentielle l’INITE, révèle avoir rencontré avec des responsables d’organisations populaires ce qui aurait facilité un retour à la normale dans la deuxième ville du pays.
Le délégué du départemental du Nord Ardouin Zephirin se félicite, pour sa part, du retour au calme dans la ville, le responsable qui intervenait sur les ondes de radio Métropole s’est gardé de commenter les informations selon lesquelles ce mouvement était manipulé par un secteur politique.
Notons qu’aucune manifestation commémorative de la bataille de Vertières n’a été organisée, hier 18 novembre, dans la métropole du nord en raison du climat de tension.
Rappelons que des heurts entre soldats de la Minustah et manifestants ont fait au moins 3 morts et plusieurs blessés en début de semaine.

 

Haïti-Choléra/MINUSTAH :

 Edmond Mulet « alarmé »

P-au-P, 19 novembre 2010 [AlterPresse] — Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, qualifie les récentes manifestations contre les casques bleus à Port-au-Prince et au Cap Haïtien d’actes « criminels et irresponsables ».

Le représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en Haïti déclare que les manifestants « empêchent l’acheminement de l’assistance médicale et sanitaire aux milliers de patients récemment frappés par l’épidémie de cholera, les condamnant ainsi à une mort certaine », lit-on dans un communiqué transmis à AlterPresse.

« Si cette situation perdure, beaucoup de patients dans l’attente désespérée de soins risquent de mourir ; de plus en plus d’Haïtiens dans l’attente désespérée de l’accès à des soins préventifs risquent d’être rattrapés par l’épidémie », affirme Edmond Mulet.

Il déplore que la région du Cap Haïtien, l’une des plus affectées par le cholera selon lui, soit bloquée et exhorte les manifestants à « faire preuve de compassion » envers les victimes de la maladie.

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans différentes villes du pays pour réclamer le départ de la MINUSTAH, pointée comme responsable de l’apparition du choléra dans le pays.

La mission s’est défendue à maintes reprises de ces allégations, s’appuyant sur les résultats de sa propre enquête menée sur son contingent de casques bleus népalais basé à Mirebalais.

Le ressentiment ne s’est toutefois pas apaisé. Jeudi 18 novembre, la situation était encore tendue au Cap Haïtien ainsi que dans la capitale, Port-au-Prince.

 

Haïti – Épidémie :

 Dernier bilan, 19,646 cas déclarés, 1,186 morts
HAITI LIBRE – 19/11/2010 10:05:19

Haïti - Épidémie : Dernier bilan, 19,646 cas déclarés, 1,186 mortsLe Gouvernement d’Haïti a mis en place un centre d’intervention d’urgence au Palais national afin de mieux coordonner une réponse nationale à l’épidémie de choléra. Le centre est composé de représentants des principaux ministères, y compris la communication, la santé, et des finances, la Direction Nationale d’Eau Potable et Assainissement (DINEPA), et des représentants des agences des Nations Unies et des organisations bilatérales. L’objectif est de rationaliser les activités et les informations pour une réponse multisectorielle.
Le choléra continue d’affecter sept départements en Haïti et leurs communes. Partners in Health/Zanmi Lasante rapporte un nombre croissant de patients atteints de choléra dans l’Artibonite, et dans les départements du Centre et de l’Ouest, avec un total de 7,159 patients hospitalisés dans les installations sanitaires de l’Artibonite/Plateau central.
Pour la zone métropolitaine de Port-au-Prince, un nombre supplémentaire de cas a été notifié : Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff, Pétion Ville, et Tabarre. L’augmentation du nombre de cas à Cité Soleil est particulièrement inquiétante, en raison de ses conditions de surpeuplement, de la mauvaise hygiène et du manque d’accès à l’eau potable. Médecins du Monde (MDM)-Canada exploite trois cliniques mobiles qui desservent une population de 45 000 personnes dans 14 camps à Cité Soleil, ainsi que 55,000 personnes qui vivent dans les zones entourant les camps.
Une hausse sensible des cas dans les départements du Nord-Ouest et du Nord a été signalée au cours des trois derniers jours. Les partenaires essayent actuellement de trouver des locaux appropriés pour les patients et les fournitures pour pouvoir les soigner. Les manifestations violentes de cette semaine ont aggravé la situation car elles ont limité ou bloqué la distribution de fournitures médicales essentielles et elle ont empêché le déploiement de campagnes de promotion de la santé. Les formations des travailleurs de la santé ont également dû être reportées en raison des troubles civils.
Bilan au niveau national :
Le dernier bilan (cumulatif), en date de mardi 16 novembre 2010 et publié aujourd’hui vendredi (!), par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) fait état de 19,646 hospitalisation depuis le début de l’épidémie soit 1,264 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 15 novembre (+ 6.87 %) et 1,186 décès soit 76 nouveaux décès supplémentaires (+ 6.84 %).
Port-au-Prince et région métropolitaine :
À Port-au-Prince et la région métropolitaine (Port-au-Prince: Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff, Pétion-Ville, Port-au-Prince, Tabarre et Croix des Bouquets) il est fait état de 1,291 hospitalisations depuis le premier cas déclaré dans ces zones, soit 338 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 15 nov (+ 35.46 %) et 61 décès, soit 13 nouveaux décès supplémentaires (+ 27.08 %)
De nombreux travailleurs humanitaires estiment que les chiffres officiels sont sous-estimé. De plus ce bilan sort avec 4 jours de décalage. Dans le Nord où le taux de mortalité à l’hôpital était le plus élevé du pays 7.5 %, ce dernier est maintenant de 7.8 %. Le taux de mortalité total (hôpital et communauté) était de 9.26 % dans le Nord en date du 16 novembre. Le Ministère indique, que les chiffres du Nord sont partiels.
Note : Les comparaisons sont faites entre les bilans du 15 et du 16 novembre 2010. Les chiffres officiels, intègrent les données envoyées par les départements à la Direction de l’Épidémiologie et incluent désormais, les cas notifiés par les ONG et la Mission médicale cubaine.

 

Haïti – Dominicanie :

 Création d’un Institut des relations haïtiano-dominicaines
HAITI LIBRE – 19/11/2010 09:18:15

Haïti - Bilatéral : Création d’un Institut des relations haïtiano-dominicainesL’Université Autonome de Santo Domingo (UASD) a annoncé hier la création de l’Institut des relations haïtiano-dominicaines (IERDH). Une nouvelle institution qui se consacrera à l’étude, la recherche académique, la promotion, la diffusion et l’impact des relations entre les deux pays.
L’Institut est enregistré à l’Université comme un espace de recherche et d’études à la Faculté de droit et sciences politiques de l’UASD, aux niveaux du premier cycle et cycles supérieurs.
Parmi les objectifs de l’IERDH citons entre autres : le développement de projets scientifiques dans le domaine des relations internationales, encourager la discussion sur des questions pertinentes et proposer des solutions, conseiller la communauté nationale et académique sur les relations entre les deux pays.

 

Haïti – Économie :

 Interdire le travail aux haïtiens, des mesures lourdes de conséquences
HAITI LIBRE – 19/11/2010 13:10:03

Haïti - Économie : Interdire le travail aux haïtiens, des mesures lourdes de conséquencesDepuis la confirmation du premier cas de choléra en République Dominicaine, le gouvernement de ce pays à considérablement intensifié les mesures préventives dont l’interdiction d’engager de nouveaux employés haïtiens dans le secteur de la construction et du tourisme sans l’autorisation du Ministère de la Santé.
Secteur de la construction :
Le secteur de la construction qualifie ces nouvelles mesures de « déraisonnables ». Interdire d’embaucher de la main d’œuvre haïtienne va provoquer plus d’insécurité dans le pays, a déclaré Jaime Gonzalez, président de L’Association des constructeurs et promoteurs de logement (Acoprovi). Il a tenu à préciser qu’une telle mesure se traduira aussi par d’important retard dans le secteur de l’immobilier « que vont faire ces gens dans la rue, s’ils n’ont plus de travail et ne peuvent plus gagner d’argent? » Jaime Gonzalez a rappeler l’importance de la main d’œuvre haïtienne dans le domaine de la construction citant comme exemples : Bávaro, Samaná où 95% des travailleurs de la construction sont des Haïtiens ou Santo Domingo ou ils sont près de 75%.
Pour le Président de l’Acoprovi « La première chose que le gouvernement devrait faire, c’est d’éviter la migration illégale, afin de ne pas augmenter le nombre d’haïtien sans travail ». Défendant son association, il a souligné que ce n’étaient pas les ingénieurs ni les promoteurs qui engageaient la main d’œuvre haïtienne, mais les chefs de chantier qui n’ont pas d’autres choix vu que la main d’œuvre dominicains dans ce domaine est généralement limitée.
Il a tenu à plaider en faveur du respect du Code travail en particulier l’article 135, qui précise, que dans toute entreprise dominicaine, 80% au moins des travailleurs doivent être dominicain, et qu’il n’est donc pas nécessaire de renforcer la loi par de nouvelle restrictions, mais de la faire respecter dans les entreprises.
Secteur du tourisme :
Arturo Villanueva, homme d’affaires et vice-président de l’Association nationale des hôtels et restaurants, a déclaré que ses membres allaient se conformer à toutes les mesures prises par les autorités gouvernementales « quoi qu’il arrive, nous assumerons nos responsabilités, parce qu’il s’agit d’une affaire d’Etat ». Il faut dire que le secteur touristique représente 4 milliards de dollars de revenus annuel pour la République Dominicaine.
Bien que peu de données soient disponibles, en 2007 on estimait à près de 20,000 haïtiens le nombre de travailleurs dans le secteur du tourisme à Bavaro et Punta Cana (pour la plupart sans papier), sans compter la main d’œuvre haïtienne travaillant dans toutes les autres zones touristiques du pays. Arturo Villanueva estime que même avec l’augmentation probable aujourd’hui, de ce chiffre, la situation est parfaitement gérable, sans devoir prendre des mesures extrêmes.
Si l’on ajoute à ces deux secteurs importants, les restrictions concernant la ventes des vêtements et chaussures usagées, celles concernants la vente des produits alimentaires fait maison, en provenance d’Haïti sur les marchés binationaux et les mesures concernant le contrôle et la limitation du commerce informel des vendeurs haïtiens dans les rues (mesures dont les détails ne sont pas encore connu), il va s’en dire que sans compromis raisonnable, la situation risque d’être explosive entre les haïtiens et les dominicains dans les semaines et mois à venir. Rappelons qu’on estime à près d’un millions le nombre d’Haïtien en situation irrégulière qui vivent en république Dominicaine.

 

Haïti-Elections

S’achemine-t-on vraiment vers des élections le 28 novembre ?

Gare aux « impédimentas » de toute nature !

Marvel DANDIN / Radio Kiskeya / vendredi 19 novembre 2010

Elections Jour “J moins 9” : Il semble qu’on s’achemine vers la tenue des élections le 28 novembre. Il semble… Car, tout peut encore arriver… Tout peut toujours arriver en « Haïti-Thomas ». A la dernière minute. Ou le jour même. Ou après, par la magie de la tabulation, ou de la « fabulation ».

On voudrait bien être moins sceptiques. Mais, il y a des signes inquiétants. Des faits, des informations et des rumeurs très peu rassurants.

- D’abord, les déclarations de l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis et de la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile sur la distribution d’armes par le pouvoir n’ont jamais été démenties. Aucune investigation d’un quelconque Parquet de la République, encore moins du Gouvernement. Des déclarations qui ont même été quelque peu corroborées par le chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, sur les ondes de Radio Métropole. Il s’est tout de même habilement repris quand il s’est agi pour lui d’être plus précis.

- La campagne électorale est déjà émaillée de plusieurs incidents, dont certains graves. En divers endroits, des appréhensions sont exprimées quant à la possibilité de violences le jour du scrutin, avant ou après.

- Le moment choisi pour la mobilisation anti-MINUSTAH (Mission de l’ONU) en relation avec le choléra au Cap-Haïtien, à Hinche, à Port-au-Prince, constitue un autre signe troublant au regard de l’échéance électorale. Avec la propagation alarmante du choléra, faut-il y voir vraiment le signe de l’exaspération de la population face à une mission internationale qui, au lieu de nous sortir du gouffre, nous y plonge encore plus profondément au moyen d’une bonne dose d’« excrétas agrémentés de vibrion cholerae sud-asiatique, pour ne pas dire tout simplement népalais ». Faut-il accréditer, peut-être avec la facilité de l’empressement, la thèse de la manipulation des masses par le pouvoir qui ne croirait plus en sa capacité de remporter « totalement » les élections ? Y a-t-il également lieu de croire, comme on le prétend, en l’action funeste d’affidés de certains dinosaures de INITE ou des secteurs mafieux liés à la drogue et au crime ?

- Autres signes inquiétants : la difficile élaboration des listes électorales et les problèmes y relatifs entre le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et l’Office National d’Identification (ONI), les graves difficultés enregistrées dans le processus de distribution des Cartes d’Identification Nationale (CIN). Le jour des élections, chacun saura-t-il où voter ? Les électeurs savent-ils où se situent les Centres et Bureaux de vote ? Les Bureaux Electoraux Départementaux (BED) et les Bureaux Electoraux Communaux (BEC) ne vont-ils pas les déplacer à la dernière minute : difficultés techniques programmées ?

- Enfin, la pire des inquiétudes demeure le choléra, avec son cortège de morts, de personnes infectées et la psychose qu’il répand.

Entre-temps et malgré tout, la campagne électorale suit son cours. Pour la présidence, sur les 19 prétendants, les plus remarqués sur le terrain sont pratiquement au nombre de huit : Mirlande Manigat (RDNP), Jean Henry Céant (Renmen Ayiti), Jude Célestin (INITE), Charles Henri Baker (Respè). Michel Martelly (Repons peyizan), Jacques Edouard Alexis (MPH), Yves Cristalin (LAVNI), Leslie Voltaire (Ansanm Nou Fò).

Les candidats ne se sont pas ménagés pour « se vendre » : photos, « billboards », spots publicitaires, débats à la radio et à la télévision ; rassemblements publics, rallyes à travers le pays. Il a fallu beaucoup d’argent. Pour certains, il s’est agi d’une véritable fortune, d’origine assurément douteuse. Pour d’autres, c’est l’audace dans la gêne, l’orgueil d’être irrémédiablement sur la liste et dans la course, avec l’espoir d’être éventuellement « appelé » demain.

Les sondages ne sont pas passés inaperçus, cette fois-ci. D’ailleurs, on est en droit de croire qu’ils ont en quelque sorte influencé et les débats et les intentions de vote. Mais, c’est le 28 novembre qu’on vérifiera véritablement les sondages. Car, s’il y a eu manipulation, le verdict des urnes, dans le cas d’élections régulières, sera fatal pour telle firme, tel candidat, telle candidate ou telle association d’entrepreneurs. Autrement, si les sondages se vérifient, l’on entrera en Haïti dans l’ère fantastique de l’utilisation des grands instruments d’évaluation de comportements et de phénomènes sociaux.

Un grand « absent-présent » dans ces élections qui joue certainement son avenir politique : Jean-Bertrand Aristide.

Jusqu’à preuve du contraire, l’exilé de Prétoria semble avoir choisi de ne supporter aucun candidat. Pourtant, l’arène ne manque pas de lavalassiens, candidats et supporters qui, se réclamant tous de lui, tentent de reconquérir le pouvoir à la faveur des élections.

L’attitude du « Docteur » devrait être appréciée de son-ex-alter ego, René Préval, grand artisan de la pulvérisation du secteur Lavalas. Car, tout appui direct ou indirect d’Aristide à l’un ou à l’autre quelconque des candidats aurait pour conséquence immédiate de reconstituer en quelque sorte « son camp ». Un « camp » qui serait alors placé, même provisoirement, sous le leadership ou le contrôle d’un allié. Mais, justement, l’ancien président ne semble pas croire en l’utilité d’un allié à ce carrefour critique de l’histoire nationale. Du moins, jusqu’à la minute où nous écrivons ces lignes. Il mise sans doute sur l’échec des élections qui justifierait son opinion à savoir qu’il s’agira d’une sélection.

Personne n’entrevoit cependant pourquoi, au cas où les élections seraient vraiment frauduleuses, c’est forcément Jean Bertrand Aristide qui en tirerait des bénéfices politiques. Seuls ceux qui, sur le terrain, ont pris le risque de se lancer dans cette course avec un CEP tel que celui présidé par Gaillot Dorsainvil et un Gouvernement tel que celui dirigé par Préval/Bellerive appuyé par une large frange de la communauté internationale, paraissent être les mieux placés pour, en cas d’élections frauduleuses, se propulser comme leaders incontestables de l’opposition démocratique.

Le « laboratoire » d’Aristide [pour utiliser un terme cher à lui] devrait donc bien mesurer les différents paramètres et voir quel jeu correspond le mieux à la stratégie du « retour », si toutefois ce projet de retour existe. Plus d’uns en doutent, estimant que l’ancien président préfèrerait jouer au trouble-fête, car « hors de lui, point de salut » : aucun nouveau leader de Lavalas et de l’opposition démocratique ne devrait poindre à l’horizon.

Au même titre que Jean Bertrand Aristide, [si sa position est bien celle exprimée en maintes occasions par le Dr Maryse Narcisse], d’autres alliés objectifs de René Préval et de INITE dans le projet de démantèlement définitif de Lavalas sont ces candidats du secteur qui, sans discernement, se dirigent droit vers l’échec. Le venin de l’ambition leur obstrue la vue à un point tel que désister ou s’allier en faveur de l’un quelconque d’entre eux leur parait être l’idée la plus saugrenue.

Pour la super favorite des sondages du BRIDES, Mme Mirlande Hyppolite Manigat (Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, RDNP), du chemin reste sans doute à parcourir cette semaine. Peut-être qu’elle devrait encore rassurer les plus irréductibles ennemis de la mafia politico-financière et administrative en place sur sa capacité à l’affronter et à créer les conditions d’émergence d’un nouveau système. Car, « n’aura pas raison de ce monstrueux appareil qui vient avec des gants ».

Enfin, deux derniers et importants facteurs du succès aux élections demeurent, pour tous : la capacité de contrôler le scrutin au niveau des Centres et Bureaux de vote, le 28 novembre et, par la suite, le Centre de Tabulation désigné par certains sous le vocable assez évocateur de « Centre de Fabulation ».

 

Le cadeau des écrivains haïtiens au Québec

CHANTAL GUY / LA PRESSE / 19-11-10

Les écrivains haïtiens Dany Laferrière, Leslie Péan, ... (Photo: André Pichette, La Presse)

Les écrivains haïtiens Dany Laferrière, Leslie Péan, Kettly Mars, Gary Victor et Christophe Charles, à Montréal pour participer à Haïti Solidarité. Photo: André Pichette

Après le grand mouvement de solidarité envers Haïti qu’on a vu au Québec après le 12 janvier, c’est au tour des écrivains haïtiens de venir à notre rencontre. Une vingtaine d’entre eux, parmi les voix les plus vivantes de la littérature haïtienne, sont là pour offrir le meilleur d’eux-mêmes, malgré le pire qui sévit dans leur pays.

C’est toute une délégation que vous pouvez croiser au stand de Mémoire d’encrier, dirigé par Rodney Saint-Éloi, qui a organisé avec le Salon du livre l’événement Haïti Solidarité. Car, ne l’oublions pas, au moment du séisme, Port-au-Prince s’apprêtait à célébrer une année exceptionnelle pour ses écrivains couronnés de prix un peu partout dans le monde.

Ils sont une vingtaine, d’ici et d’Haïti, à tenir le fort. En dépit de la destruction, du choléra, des tensions, des élections, plusieurs sont arrivés mercredi soir pour participer au Salon du livre de Montréal. «Il fallait faire quelque chose, explique Dany Laferrière. Par ce geste, c’est Haïti qui apporte quelque chose au Québec, c’est un changement dans le mouvement. Ce que les Québécois attendent depuis un moment, c’est que les gens se relèvent et ils sont là pour montrer que l’esprit n’est pas mort. Ces écrivains ont été touchés par la catastrophe, mais ils écrivent quand même.»

Parmi eux, le jeune poète Makenzy Orcel, qui vit sous la tente au coeur de Port-au-Prince. Il vient de publier son premier roman, Les immortelles. En hommage aux prostituées de sa ville qui sont mortes, anonymes, pendant le séisme. «Après le tremblement de terre, je ne voulais plus écrire, mais c’est devenu une priorité. Quand j’ai marché dans Grand-Rue, j’ai vu que tous les bordels étaient tombés. Je voulais donner une voix aux sans-voix, à ces prostituées que tout le monde oublie.»

Littérature féminine

Kettly Mars est une figure importante de la littérature haïtienne actuelle – d’ailleurs, il faut découvrir les écrivaines haïtiennes, plutôt époustouflantes en général. Son plus récent roman, Saisons sauvages, raconte une passion contre nature sous l’ère Duvalier. «La culture et la créativité haïtienne, c’est notre bannière, notre fierté qui nous permet de transcender la situation. Je suis encore plus déterminée à écrire qu’avant.»

Emmelie Prophète, qui nous avait déjà offert Le testament des solitudes, a terminé son dernier roman, Le reste du temps, bouleversant témoignage romanesque sur le journaliste Jean Dominique (assassiné en 2000), peu après le séisme. «J’ai dû faire beaucoup d’effort pour ne pas que le séisme entre dans ce roman. Car le décor dans lequel nous campons nos histoires n’existe plus, nous avons perdu nos repères.» Emmelie est aussi responsable de la Direction nationale du livre en Haïti. Elle a mis sur pied le programme Un livre à la maison, pour que les enfants aient accès à au moins un livre chez eux. «La culture est toujours une urgence, celle de partager le savoir», dit-elle. D’ailleurs, elle déplore le fait que la littérature québécoise ne soit pas plus connue en Haïti. Elle songe même, très sérieusement, à créer une librairie pour combler cette lacune. Car, après tout, il y a bien une Librairie du Québec à Paris.

Un autre acteur du domaine littéraire en Haïti est Clément Benoit II (oui, comme le pape!). Il a créé la bibliothèque Georges-Castera et s’occupe de l’initiative Livres en liberté, qui consiste à diffuser la littérature dans les coins les plus reculés du pays. «Nous invitons aussi les écrivains à rencontrer les lecteurs, c’est essentiel.» Un travail héroïque, selon Makenzy Orcel.

Du côté des essais, Leslie Péan signe un des textes du collectif Refonder Haïti, qui vient tout juste de paraître chez Mémoire d’encrier. Sur la situation actuelle dans son pays, il dit: «Il ne faut pas que le choléra serve à la continuation des mauvaises politiques actuelles.» D’ailleurs, tous les auteurs invités estiment que les élections doivent avoir lieu, qu’il faut un renouvellement politique. Et pour lui, Montréal est un carrefour important de la culture française, de l’intelligentsia des Caraïbes et de l’Afrique. «C’est un pôle francophone qui permet l’éclosion de cultures venant d’autres espaces francophones que Paris.»

Des nouvelles du pays

C’est finalement un grand rendez-vous entre le Québec et Haïti pendant ce salon. Vous pourrez aussi croiser Gary Victor, Lyonel Trouillot, Christophe Charles, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Joël DesRosiers ou Gary Klang pendant votre passage au salon. Enfin, sachez que le stand de Mémoire d’encrier offre une bibliographie de grande qualité concernant la littérature haïtienne, si vous voulez y plonger – faites attention, on n’en revient pas. Les écrivains seront tous là pour vous conseiller et, disons-le, c’est une façon très intéressante de prendre des nouvelles d’Haïti par les gens les plus concernés par sa situation.

 

Haïti : la souche de choléra présente pendant des années ?

USHUAIA / 19 NOVEMBRE 2010

Le choléraConcernant la souche de choléra, maladie hautement contagieuse qui sévit en Haïti, elle « semble plus virulente que la normale » a déclaré Thomas Adams, coordonnateur spécial pour Haïti au sein de l’administration Obama.
Une mauvaise nouvelle peut en cacher une autre : cette souche pourrait rester présente dans l’environnement à l’état endémique pendant des années, ont estimé des responsables américains de santé publique.

L’étude de la corrélation entre le taux de mortalité infantile et la vitesse de propagation de la maladie, considérée comme un indicateur de la force de l’épidémie, donne à penser que « la transmission va continuer pendant un certain nombre d’années » a indiqué Manoj Menon, chargé de la liaison entre le Centre de contrôle des maladies et l’agence américaine de l’aide publique au développement.
Le spécialiste a observé que le choléra avait été absent d’Haïti depuis « au moins cinquante ans, et peut-être un siècle », ce qui pourrait expliquer en partie la rapidité de sa diffusion actuelle.
Les Etats-Unis mettent en place un plan de riposte
Washington a mis en place un plan de riposte à l’épidémie, fournissant des millions de comprimés de purification d’eau et de sachets de solution de réhydratation. Les Etats-Unis ont également investi dans des centres de traitement décentralisés pour les cas les plus sévères, ainsi que dans une campagne d’éducation aux mesures d’hygiène et dans le suivi épidémiologique de la maladie.
Plus de 1.000 morts, des milliers de personnes touchés et de violentes manifestations

En Haïti, l’épidémie de choléra, qui sévit depuis la mi-octobre, a déjà fait 1.110 morts et touché environ 18.000 personnes. Des manifestations violentes ont éclaté sur l’île. Une partie de la population accuse les Casques bleus de l’ONU d’être à l’origine de la catastrophe.

 

RADIO METROPOLE / Vendredi, 19 novembre 2010 06:06

Les manifestations anti Minustah gagnent Port-au-Prince

Plusieurs centaines de manifestants ont lancé des pierres le jeudi 18 novembre contre les casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) les accusant d’avoir apporté le choléra sur le territoire haïtien. Les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés et enlevé les posters du candidat à la présidence de l’unité dans plusieurs artères de la capitale.
Les protestataires ont justifié la manifestation par la nécessité de consolider le mouvement de protestation contre les casques bleus au Cap Haïtien. Au cours des trois dernières journées plusieurs accrochages entre casques bleus et manifestants capois ont été enregistrés.
Des accrochages ont eu lieu entre forces de l’ordre et manifestants non loin du Palais National. Les policiers haïtiens sont intervenus et ont dispersé la manifestation en faisant usage de gaz lacrymogène.
Port-au-Prince est la troisième ville, après Cap Haïtien et Hinche a avoir été le théâtre de manifestation anti Minustah. Les casques bleus népalais sont soupçonnés d’avoir contaminé le fleuve artibonite avec la bactérie vibrio Colarae.
Plusieurs personnalités dont l’ambassadeur d’Espagne, Juan Fernadez Trigo et l’ancienne porte parole du secrétaire général de l’ONU, Michele Montas, ont condamné les accusations gratuites à l’endroit des casques bleus.
A l’occasion du 18 novembre, aucune cérémonie officielle n’a été organisée par le gouvernement.

 

RADIO METROPOLE / Vendredi, 19 novembre 2010 06:02

Une haïtienne résidant en Floride atteinte du choléra

Une haïtienne résidant en Floride, atteinte du choléra, a été hospitalisée mercredi dernier rapportent les autorités sanitaires de l’état de Floride. La femme dont l’identité n’a pas été révélée avait rendu visite quelques jours auparavant à sa famille en Haïti.
« Nous avons une confirmation émanant d’un laboratoire qu’il s’agit de la souche qui sévit en Haïti », a expliqué un porte-parole du département de la Santé de Floride, Rob Hayes. La patiente « a été soignée et se porte bien », affirment les responsables américains soulignant que la probabilité pour qu’elle ait infecté d’autres personnes est faible.
Des responsables de la santé publique de Floride enquêtent tout de même sur d’autres cas potentiels de choléra, mais se refusent à tout commentaire sur ces dossiers.
Un expert en choléra du bureau d’épidémiologie du département de la Santé de Floride, Thomas Torok, affirme que les officiels ne s’attendent pas vraiment à une contagion soutenue venue d’Haïti en Floride ou dans d’autres régions du pays. « Si le risque est si faible, c’est parce que notre système d’eau potable et nos installations sanitaires minimisent vraiment le risque pour la population » a-t-il précisé.
Les médecins assurent que les américains ne sont pas menacés par l’épidémie de choléra. La directrice du district sanitaire Southwest Georgia, Dr. Jacqueline Grant, soutient que le respect des principes d’hygiène permet de se prémunir de la bactérie vibrio cholérique.

 

Graves incidents à Port-au-Prince lors d’une manifestation contre la MiNUSTAH et le Gouvernement

Des photos du candidat officiel Jude Célestin déchirées par des manifestants

Radio Kiskeya / jeudi 18 novembre 2010

De nombreux incidents ont été enregistrés jeudi à Port-au-Prince à l’occasion des manifestations organisées par des étudiants et des groupes du secteur des mouvements sociaux contre la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et le Gouvernement Préval/Bellerive.

« A bas MINUSTAH-Préval-Choléra ! », ont scandé les manifestants.

A maintes reprises, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Ils se sont regroupés à chaque fois pour continuer à lancer des slogans contre la Mission onusienne, le Gouvernement Préval et la plateforme électorale de celui-ci, INITE (Unité), représentée à la présidentielle du 28 novembre par Jude Célestin.

Des vitres de véhicules de la police nationale ont été brisées à coups de pierres lancées par les manifestants. Des véhicules de la UNPOL (police de l’ONU) ont été également attaqués. Des gaz tirés par des policiers de l’ONU ont sérieusement affecté des enfants et des adultes du camp d’hébergement de sinistrés du tremblement de terre sis au Champ-de-Mars (à proximité du Palais national, siège de la Présidence). Certains d’entre eux ont dû être transportés d’urgence à l’hôpital.

En début d’après-midi, les manifestants ont entrepris de descendre ou d’incendier des « billboards » géants du candidat officiel Jude Célestin et de déchirer ses photos en divers endroits.

Les manifestations coïncidaient avec la commémoration du 207ème anniversaire de la Bataille de Vertières. Le 18 novembre 1803 a marqué la victoire à Vertières, dans le Nord, de l’armée indigène sur les forces coloniales françaises. L’indépendance devait être proclamée le 1er janvier 1804.

 

Haïti – Épidémie :

 Edwin Paraison en République Dominicaine
HAITI LIBRE – 18/11/2010 16:27:30

Haïti - Épidémie : Edwin Paraison en République DominicaineEn sortant du séminaire, sur les relations bilatérales entre la République dominicaine et Haïti, qui s’est tenu jeudi, à l’Université Autonome de Santo-Domingo, Edwin Paraison, le Ministre des Haïtiens Vivant à l’Étranger, (MHAVE), s’est exprimé sur la nécessité d’accroître les mesures binationales pour empêcher la propagation du choléra.
« Certaines mesures, visant à prévenir la propagation du choléra ont été coordonnées entre les deux pays, mais tandis que nous prenons le contrôle pour prévenir la maladie, nous devons être prudents, avant d’imposer des obstacles aux activités commerciales, en particulier dans la zone frontalière » a déclaré le Ministre.
Edwin Paraison a mis en évidence les mesures coordonnées par les autorités des deux pays pour prévenir la propagation du choléra qui a fait 1,110 victimes en Haïti depuis le début de l’épidémie, le 20 Octobre dernier.
Il a déclaré que sur les instructions du Premier ministre Jean Max Bellerive, dans les prochains jours sera mis en place une campagne d’éducation et de sensibilisation dans la communauté haïtienne vivant en République Dominicaine. Pour mener à bien cette activité, il a appelé les organisations travaillant avec la communauté haïtienne dans le pays, à une réunion samedi prochain. Après cette réunion, le Ministre rencontrera, dans l’après-midi, les agriculteurs à San Francisco de Macoris.
« Le Premier ministre nous a demandé de rencontrer l’Ambassadeur d’Haïti et les trois consuls haïtiens qui sont dans le pays, afin de les sensibiliser aux mesures d’hygiènes que doivent respecter les personnes pour prévenir le choléra et ainsi, collaborer avec la société dominicaine » a conclus Edwin Paraison.

 

L’épidémie de choléra qui touche Haïti remonte à 49 ans
/ 18/11/2010 14h04

Santé - L'épidémie de choléra qui touche Haïti remonte à 49 ans ©AFP

Une garçon se lave les mains, à Haïti, pour contrer le choléra. 

L’épidémie de choléra, qui a tué plus de 1110 personnes et touché 12 382 autres à Haïti, est la même que celle qui a fait irruption en Indonésie il y a 49 ans, rapportent jeudi des experts.

«Haïti est le dernier pays à être touché par cette épidémie de choléra, survenue il y a 49 ans à Sulawesi, en Indonésie, et qui a duré plus longtemps et s’est propagée plus rapidement que toute autre épidémie de choléra», indiquent les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et l’Organisation panaméricaine de la santé.

Des tests génétiques pratiqués sur des échantillons de la bactérie ont révélé des similitudes avec une autre bactérie, appuyant la thèse qu’une seule personne a fait entrer la maladie sur l’île, soulignent les scientifiques dans l’étude hebdomadaire des CDC consacrée à la mort et la maladie.

De nombreux Haïtiens ont accusé les casques bleus de la Minustah d’être responsables de la propagation de la maladie dans l’île où 1,5 million de sans-abris vivent toujours dans des conditions très précaires depuis le séisme du 12 janvier. Les instances humanitaires ont déploré mercredi que les violences dirigées contre les casques bleus perturbent la lutte contre la maladie.

 

Épidémie de Violence à Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 18/11/2010 13:14:38

Haïti - Social : Épidémie de Violence à Port-au-PrinceAprès les heurts violent lundi et mardi au Cap-haïtien et à Hinche, plusieurs scènes de violence ont été rapportées aujourd’hui à Port-au-Prince. Des pneus en feu bloquaient la circulation aux carrefours, dans une atmosphère de gaz lacrymogènes. Des coups de feu, d’origine indéterminé, ont été entendu.
Des manifestants ont attaqué une patrouille de la Minustah au Champ de Mars en leur lançant des pierres. Ils accusent les casques bleus d’être responsable du choléra en Haïti. Une rumeur persistante, savamment orchestré par des individus qui cherchent à destabiliser le climat social à 10 jours du scrutin. Une rumeur relayer par les médias haïtiens, qui ne font que souffler, d’une manière irresponsable, sur les braises de la révolte.

Les forces de l’ordre, ont rapidement repris le contrôle de la situation, mais plusieurs centaines de manifestants à travers la capitale, se sont mis en quête d’autres casques bleus, cherchant l’affrontement. « On manifeste contre le pouvoir et la Minustah qui ne font rien. La Minustah devait pacifier le pays et partout où elle est, c’est pire. La Minustah tue des Haïtiens » assurait un manifestant qui déplorait que le gouvernement les avait abandonné.
OXFAM, une organisation humanitaire, craint que ces affrontements contribuent à la propagation du choléra.

 

Haïti – Épidémie :

 La République Dominicaine renforce son dispositif sanitaire
HAITI LIBRE – 18/11/2010 12:24:51

Haïti - Épidémie : La République Dominicaine renforce son dispositif sanitaireSuite au premier cas de choléra déclaré en République Dominicaine, le président dominicain Leonel Fernandez a convoqué une réunion d’urgence pour faire le point, avec un groupe de ministres de haut rang, sur l’efficacité des mesures adoptées pour lutter contre la propagation du choléra.
Bautista Rojas Gomez, le Ministre de la santé publique, accompagné entre autres de : Sigfrido Pared, Directeur de l’immigration et de Virgilio Felix, ministre des forces armées, a fait l’annonce en conférence de presse de plusieurs mesures supplémentaires visant a renforcer celles déjà en place.
Des dispositifs de désinfection des véhicules (nettoyage au jet d’eau chloré) et des personnes (latrines et dispositif de lavage des mains, savons, chlore,) seront installés à l’entrée du territoire dominicain, aux 4 postes frontières (Dajabón, Pedernales, Elías Piña et Jimaní). Des tapis imprégnés de chlore permettront de désinfecter les pneus des véhicules et les semelles des chaussures des personnes entrant en République Dominicaine. Le ministre à de plus donné des instruction visant à augmenter la quantité de chlore dans le service public de distribution d’eau.
Un cordon militaire renforcé , en plus du dispositif sanitaire, empêchera le passage de toute personne non autorisée. L’intensification de cette surveillance a été décidé suite à la déclaration de 3 nouveaux cas de choléra dans la ville frontalière d’Ouanaminthe (Haïti), située à 600 mètres de la province dominicaine de Dajabón où la population manifeste une grande inquiétude.
Bautista Rojas Gomez a demandé aux gestionnaires de la construction de ne plus embaucher, pour le moment, de nouveaux employés haïtiens à titre préventif contre le choléra. En ce qui concerne le tourisme, le Ministre à précisé à l’attention des propriétaires d’hôtels et de restaurant, que l’embauche de personnel de nationalité haïtienne doit dorénavant avoir l’autorisation du Ministère de la santé publique. Julio Libre, le président de l’Association nationale des hôtels et du tourisme, a déclaré que le cas identifié en République Dominicaine est un cas isolé et qu’il n’y a pas de danger pour le secteur du tourisme.
Rafael Sala, le directeur provincial de la santé publique à Dajabón, a déclaré que bien que soit généralement admis sur le territoire dominicain des commerçants haïtiens sans papiers, qui viennent sur les marchés binationaux, il ne sera plus possible pour ceux-ci, d’entrer sur les marchés sans être en possession de document en règle.
Il a également annoncé une augmentation des patrouilles militaires le long de la frontière avec Haïti et des contrôles plus stricts. Toutes les personnes en provenance d’Haïti (quelque soit leur nationalité), seront suivi à partir du moment où ils arrivent jusqu’à leur destination finale.

 

Haïti – Épidémie :

 1 millions de dollars pour former 10,000 agents de la santé
HAITI LIBRE – 18/11/2010 10:57:29

Haïti - Épidémie : 1 millions de dollars pour former 10,000 agents de la santéLa Fondation William J. Clinton a annoncé une donation de 1,5 millions de dollars en réponse à l’épidémie de choléra en Haïti. Ces dernières semaines, la maladie a coûté la vie à plus de 1,000 personnes.
Dans le cadre de son assistance immédiate, la Fondation Clinton s’engage dans un premier temps à verser 1 million de dollars pour la formation (en partenariat avec le ministère de la Santé) de 10,000 agents communautaires de santé publique à travers le pays, ainsi que l’achat de 10.000 packs de traitement portable contre la choléra.
À plus long terme, la Fondation Clinton, versera 500,000 dollars supplémentaires, pour soutenir la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation et d’éducation nationale.
Dans les prochaines semaines, la Fondation et le ministère de la Santé procèderont à l’identification d’une entreprise haïtienne qui sera chargé de mettre en œuvre ces efforts. Ces deux projets seront soumis, lors de la prochaine réunion, à l’approbation de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).

 

Haïti – Épidémie :

 Le point sur la situation en Haïti
HAITI LIBRE – 18/11/2010 09:22:36

Haïti - Épidémie : Le point sur la situation en HaïtiOuest :
Pour la zone métropolitaine de Port-au-Prince, un nombre supplémentaire de cas a été rapporté : Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff, Pétion Ville, et Tabarre. L’augmentation du nombre de cas à Cité Soleil est particulièrement inquiétante, en raison de ses conditions de surpeuplement, de la mauvaise hygiène et du manque d’accès à l’eau potable. Médecins du Monde (MDM) – Canada exploite trois cliniques mobiles qui desservent une population de 45,000 personnes dans 14 camps à Cité Soleil, ainsi que 55,000 personnes qui vivent dans les zones entourant les camps.
Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, 9 Centres de Traitement du Choléra (CTC) sont opérationnels, avec une capacité estimée de 600 à 1,000 lits. Et dans tout le pays, 30 CTC sont opérationnels avec une capacité estimée de 1,600 à 2,000 lits. Ces CTC sont exploités par les plus importantes ONG de santé. La mise en place de nouveaux CTC et l’ajout de lits supplémentaires dans les CTC existants sont des priorités absolues.
La formation sur la gestion des personnes décédées du choléra a été effectuée au Département Sanitaire de l’Ouest (DSO) à Port-au-Prince le 14 novembre. Vingt participants ont été formés à la décontamination et au transport des corps, des installations médicales et des communautés vers les lieux désignés. Des véhicules appropriés, des équipements de protection individuelle et des fournitures pour gérer les victimes, seront fournies aux organisations participantes, sous la supervision du directeur du Département Sanitaire.
Médecin du Monde (MDM-Canada) est présent dans 14 camps à Cité Soleil où ils gèrent trois cliniques mobiles. À Cité Soleil, ils servent plus de 45,000 personnes déplacées et 55,000 personnes vivant à proximité des camps.
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) soutient l’entreprise publique en charge de la distribution d’eau (CAMEP) pour qu’elle puisse augmenter le taux de chlore dans le système. De plus, toute personne qui prend de l’eau à chacune des 44 fontaines réhabilitées ces dernières années par le CICR, reçoit des tablettes purifiantes à mettre dans son récipient.
Dans le quartier défavorisé de Martissant, le CICR a mis à la disposition des secouristes de la Croix-Rouge haïtienne des moyens de transport pour faciliter les évacuations médicales, du matériel de protection et des kits de premier secours.
82 promoteurs de santé de la Croix-Rouge américaine travailleront cette semaine dans les lieux publics de Pétion Ville, y compris les marchés, les églises et les gares routières. Lors des deux premières semaines de cette campagne soutenue, la Croix-Rouge américaine a formé plus de 220 promoteurs à la promotion de l’hygiène et à la prévention du choléra, qui ont déjà visité 41 camps.
Nord-Ouest :
L’impact de l’épidémie à Port de Paix est inquiétant, et la capacité pour traiter le nombre croissant de cas et les hospitalisations est insuffisante. Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a déployé 100 agents de santé, et mis en œuvre un plan de sensibilisation de la communauté en partenariat avec CARE et le Secours catholique. La pénurie d’infirmières à l’hôpital, le manque de véhicules pour le transport de patients, et l’insuffisance des fournitures de nettoyage sont parmi les principales lacunes citées par les partenaires santé de la zone.
L’Hôpital des Missionnaires de la Charité à Port de Paix, un établissement de 200 lits, rapporte plusieurs centaines de cas au cours des deux dernières semaines. Les besoins primaires dans cet établissement comprennent une formation supplémentaire du personnel sur les procédures de traitement du choléra.
A La Pointe, une petite ville de 25,000 habitants, à 8 km à l’est de Port de Paix, dispose d’un CTC opérationnel à l’Hôpital Béraca.
Dans ce département, de nombreux cas ont été examinés, et en particulier au cours des deux derniers jours. Les fournitures ont grandement diminué, mais l’OPS/OMS a pris des dispositions pour l’acheminement d’un nouvel arrivage de fournitures. Une préoccupation persiste, néanmoins : le difficile accès aux centres de santé et aux CTC, en raison de la géographie montagneuse et de l’état des routes.
Nord :
Dans le Nord, le choléra affecte toujours les énormes bidonvilles de Cap-Haïtien, et des déclarations de cas arrivent des villes nouvelles. Le 14 novembre, le Centre de santé de la Grande Rivière du Nord a reçu plusieurs dizaines de patients et leurs activités normales ont dû être diminuées pour répondre cas de choléra. La mise en place d’un UTC ou d’un CTC sera nécessaire, si les cas continuent d’augmenter.
Médecins Sans Frontière (MSF-Suisse), qui gère le CTC Gymnase au Cap-Haïtien, va tenter d’augmenter le nombre de lits de l’actuel CTC Gymnase et l’ouverture d’un nouveau CTC dans une autre zone. Les protestations au Cap-Haïtien, du 15 et 16 novembre, ont limité les déplacements des représentants de l’ONU et des ONG. Cela pourrait devenir problématique dans les prochains jours pour l’approvisionnement des fournitures et pour le traitement des patients.
Nord-Est :
Le département du Nord-Est est à présent affecté par le choléra, avec des déclarations de cas en provenance d’Ouanaminte, Terrier Rouge, Trou du Nord, et la Perche. Ces communautés sont proches de la frontière de la République Dominicaine. L’OPS/OMS a soutenu le MSPP dans le département à travers la fourniture de matériel médical, logistique et la formation du personnel médical.
Artibonite :
Dans l’Artibonite, 9 CTC sont opérationnels, avec une capacité de 750 lits. Partners in Health/Zanmi Lasante rapporte un nombre croissant de patients atteints de choléra dans l’Artibonite, et dans les départements du Centre et de l’Ouest, avec un total de 7,159 patients hospitalisés dans les installations sanitaires de l’Artibonite/Plateau central. Du 8 au 11 novembre, au moins 62 patients ont été traités dans une des nouvelles unités de stabilisation du campement situé dans l’ancien aéroport militaire.
Les CTC continuent à fonctionner à l’intérieur de St Marc et les hôpitaux PRA rapprochent, malgré tout, l’accès aux services de santé de premier et deuxième niveau proposés à la population. Tous les acteurs s’efforcent d’obtenir des lieux appropriés et acceptables pour que les CTC puissent être déplacés à l’extérieur des installations existantes, et permettre ainsi que les soins de santé primaires puissent revenir à leur rythme normal.
Aux Gonaïves : 20 personnes de CHF International travaillent autour de trois zones des Gonaïves. Elles visitent les ménages, les églises, et réalisent des réunions publiques pour partager des informations sur la prévention du choléra et pour dispenser un enseignement public au même temps que sont distribués par ACF et l’OIM des kits d’hygiène.
L’Estere : Sous l’égide de l’UNICEF, le CTC cubain a été déplacé à un nouveau CTC dans le même lieu. Le CTC dispose à présent de deux sections différentes, organisées en fonction de la gravité des cas.
Dessalines : HRC/SPRC soutient le CTC avec une équipe de désinfection et des possibilités d’assainissement de l’eau avec MSF Espagne, qui gère le CTC.
Saint Marc : Deux équipes de désinfection ont été créés dans la région de St Marc. Une équipe effectue des activités de désinfection dans la ville tandis que l’autre s’occupe de la périphérie.
Sud-Est
Dans les départements du Sud-Est, la Croix-Rouge néerlandaise, en collaboration avec la Croix-Rouge haïtienne, s’emploie à contenir la propagation du choléra par la promotion de l’hygiène et par la distribution de jerricans, du savon, des comprimés d’eau en tant que mesures préventives. Les personnes ciblées seront les bénéficiaires (en plus de la communauté élargie) du programme WASH que la Croix-Rouge néerlandaise met en œuvre dans les départements du Sud-Est et de l’Ouest d’Haïti (10,000 ménages dans le département du Sud-Est, communes de Jacmel, Cayes Jacmel , Marigot, et La Valée; 10,000 ménages dans le département de l’Ouest, commune de Léogane).

 

Haïti – Épidémie :

 Pénitencier National, 30 cas, 7 morts
HAITI LIBRE – 18/11/2010 08:31:30

Haïti - Épidémie : Pénitencier National, 30 cas, 7 mortsAu pénitencier National de Port-au-Prince, la plus grande prison du pays (près de 2,000 détenus – estimation novembre 2010) la situation est alarmante. Durant les trois derniers jours, une trentaine de nouveaux cas ont été signalés et 7 détenus sont morts. Le dernier bilan faisait état de 10 cas et 4 morts. La surpopulation carcéral et le manque d’espace vital par détenu inquiète.
Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) continue de soutenir l’administration pénitentiaire dans la gestion de cette grave crise. Une équipe composée de délégués spécialisés dans les visites de prisons et de médecins intervient à la prison nationale. Des contacts au plus haut niveau ont été pris afin de coopérer avec l’État et de donner tous les moyens nécessaires à la Direction de l’Administration pénitentiaire pour lutter contre l’épidémie.
Depuis trois semaines, dans les 11 centres de détention à risque dans le pays, les équipes du CICR mettent en place des mesures de prévention telles que le nettoyage et la désinfection des cellules et des toilettes, la distribution d’articles d’hygiène et la purification de l’eau potable. Nous soutenons également les dispensaires des prisons en leur distribuant des médicaments et du matériel et en les conseillant a précisé un des responsables.
Le CICR se dit très préoccupés par les conséquences de cette épidémie sur la population des détenus. Une de ses premières actions, au tout début de la crise, a été de mettre en place une clinique mobile, en collaboration avec les autorités. Des médecins haïtiens se déplacent ainsi d’une prison à l’autre pour superviser les dispensaires et contribuer au respect quotidien des directives sur l’hygiène.

 

Haïti-Epidémie

Choléra : Haïti pourrait compter jusqu’à 10.000 morts, selon l’OPS

Un scénario pessimiste pour les six à douze prochains mois face à la fulgurance d’une épidémie qui a déjà causé officiellement 1.110 décès

Radio Kiskeya / mercredi 17 novembre 2010

L’épidémie de choléra, qui sévit en Haïti, pourrait toucher 200.000 personnes et tuer jusqu’à 10.000 personnes dans les six à douze prochains mois, sans un renforcement de la lutte contre la propagation de la maladie, a affirmé mercredi à Washington un médecin de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

« Nos projections montrent qu’il pourrait y avoir environ 200.000 cas d’infection par le choléra dans les six à 12 mois », a fait savoir le Dr Ciro Ugarte dans une interview à l’AFP alors que depuis l’apparition de la maladie, il y a un mois, au moins 1.110 personnes ont été tuées.

« Si le taux de mortalité actuelle de 4 à 5% est maintenu, nous pourrions alors avoir jusqu’à 10.000 morts », a poursuivi le Dr Ugarte qui a qualifié cette perspective de « scénario le plus sombre ».

16.000 autres personnes infectées ont, dans leur grande majorité, déjà quitté l’hôpital.

Seul un combat plus efficace contre l’expansion du choléra pourrait inverser la tendance, conclut le spécialiste qui croit que les données officielles communiquées par les autorités sanitaires haïtiennes sur le nombre de décès et d’hospitalisations pourraient ne pas refléter le bilan réel.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 17 novembre 2010 05:51

Un premier cas de choléra en République Dominicaine

Après avoir franchi le seuil du millier de morts en Haïti, le choléra a atteint, mardi 16 novembre, la République dominicaine. Le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas, a annoncé qu’un ressortissant haïtien malade du choléra avait été hospitalisé.
Le patient, un ouvrier de la construction de 32 ans, souffrait de violentes diarrhées après un court séjour en Haïti. Il a été hospitalisé dans une clinique de Higuey où il est réhydraté avec succès.
Ces dernières semaines les autorités dominicaines avaient adopté de nouvelles dispositions pour empêcher la propagation de l’épidémie sur leur territoire. Plus de 170 ressortissants haïtiens avaient été refoulés à la frontière par les militaires dominicains.
Les marchés bi nationaux interrompus pendant la première semaine de l’épidémie avaient été autorisés récemment.

 

RADIO METROPOLE / Mercredi, 17 novembre 2010 05:30

Les Dominicains déploient un nouveau dispositif sécuritaire à la frontière

Le gouvernement dominicain a renforcé sa présence militaire à la frontière et limité le commerce avec Haïti. Ces dispositions visent à empêcher la propagation de l’épidémie de choléra qui a causé le décès de plus de 1 000 personnes.
Les militaires dominicains ont pour mission d’empêcher l’entrée clandestine de ressortissants haïtiens. Plus de 170 personnes ont été refoulés ces dernières semaines.
Aucun cas de choléra n’a été enregistré en République dominicaine, selon les autorités sanitaires. Toutefois le Collège médical dominicain a prévenu mardi que le pays n’était pas à l’abri de la maladie. « Il y a vraiment un sérieux danger, car comme l’a déjà dit notre comité exécutif, le choléra pourrait arriver en République dominicaine », a souligné le dirigeant du Collège médical, Santos Ramirez. « Le choléra pourrait devenir une pandémie en passant dans cette partie de l’île. Nous devons éviter une catastrophe de cette magnitude », a-t-il ajouté.
Les autorités dominicaines ont interdit entre autres la vente de vêtements usagés d’origine américaine et de chaussures canadiennes ou européennes.
Récemment les autorités haïtiennes avaient indiqué qu’aucune des villes frontalières n’étaient touchées par le choléra.
Les dernières statistiques du Ministère de la santé indiquent que l’épidémie a fait 1034 morts depuis son apparition il y a trois semaines, tandis que plus de 16 700 personnes ont été hospitalisées.

 

Haïti – Jacmel : Les partis politiques dénoncent les malversations d’INITE et du CEP
HAITI LIBRE – 17/11/2010 15:34:04

Haïti - Jacmel : Les partis politiques dénoncent les malversations d’INITE et du CEP Les représentants départementaux des différents partis politiques et regroupements politiques à Jacmel, notamment les partis : « Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH) », « Ansanm nou fò », « RDNP », « Repons Peyizan », et « Renmen Ayiti » ont dénoncé les malversations, les fraudes et les vagabondages de certains membres de la machine électorale du Sud-Est en complicité avec les représentants de la plateforme d’INITE. Les représentants de ces différents partis, ont donné une conférence de Presse conjointement, au local du Bureau Politique de Wilnet Content, candidat à la députation pour la 1ère circonscription de Jacmel sous la bannière « Ansann nou fò » le mardi 16 novembre 2010, visant à dénoncer, entre autres, le conseiller électoral départemental Antenord Guerrier de connivence avec les représentants du parti proche du gouvernement, qui créé le désordre dans l’organisation des prochaines élections.
Zidor Fednel, l’ex Vice-délégué de l’arrondissement de Jacmel et coordonnateur départemental du parti MPH, ayant Jacques Edouard Alexis comme candidat à la présidence, a dénoncé la violation des lois électorales par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) à travers son représentant Antenord Guerrier, conseillé départemental du Sud’Est (article 140 de la loi électorale, relative aux choix des Bureaux de Votes (BV)). À moins de 15 jours du scrutin, de nouveaux bureaux de vote sont en train d’être installés de façon isolée, sans informer les partis politiques. Selon l’article 138-1 de la loi électorale, les listes des BV doivent être soumises aux partis politiques et affichées dans les centres de vote, 30 jours avant le scrutin. « Jusqu’à présent, rien n’est encore fait » a-t-il déploré. Le coordonnateur du MPH, a dénoncé certains membres de la machine électorale du Sud-Est et en particulier Antenord Guerrier, le conseillé départemental, qui planifient un plan de fraudes massif le jour du scrutin.
De son coté, Yves Rabel, coordonnateur de « Ansanm nou fò » du Sud-Est a dénoncé des irrégularités dans le processus électoral. Il a fait savoir que les 545 BV, sont passés à 621 actuellement et que dans 228 BV, 75 % des superviseurs électoraux avaient été révoqués sans motif. « Tous ces changements se font sans l’aval des partis politiques » a-t-il affirmé.
Pour sa part, Wilnet Content, candidat à la députation pour la première circonscription de Jacmel du parti « Ansanm nou fò » a indiqué que tous les représentants des partis politiques influents dans le département, à partir de cette conférence se sont mis d’accord pour rejeter tous les intérêts mesquins et défendre le bien commun du pays, particulièrement celui du département du Sud-Est. Ce dernier demande à tous les partis politiques, de s’unir, afin de contrecarrer toutes formes de magouilles dans les élections du 28 novembre 2010. Wilnet Content, critique vigoureusement le comportement immoral des représentants de l’INITE, qui sèrment la terreur à Jacmel et qui utilisent la dialectique des armes, en vue de remporter les élections.
Richard Désir, l’un des représentants du parti « Renmen Ayiti », du Candidat à la présidence, Jean Henry Céant, a dénoncé la relocalisation de certains bureaux de vote habituellement placés au centre ville de Jacmel, et qui se trouvent actuellement dans la localité de Bréman située à l’Est de Jacmel. « Tous ces bureaux de vote vont être placés à l’école Nationale de Bréman à environ 10 mètres de la résidence du sénateur Joseph Lambert, coordonnateur National de la Plateforme INITE où les électeurs ne seront pas en sécurité lors du déroulement des joutes, en raison du commando d’INITE [aux ordres du Sénateur Lambert], qui à déjà commencé à semer la terreur dans la ville. » En dépit de toutes les intimidations et des actes de banditisme des partisans proches du pouvoir en place, Mr Richard Désir demande à la population de prendre le chemin des urnes le 28 novembre.
Pour sa part, Adonis Noé, le représentant du parti « Repons Peyizan » parti de Joseph Michel Martelly, candidat à la présidence, a indiqué que cette conférence de presse conjointe, traduit le processus d’apprentissage de la démocratie. Ce dernier, a dénoncé le changement des membres des BV qui se fait par le personnel du Bureau électoral départemental (BED) et la distribution d’argent, à certains observateurs électoraux, visant à acheter leur conscience. Adonis Noé demande aux autorités du pays, d’assumer leur responsabilité dans ce dossier.
A noter que, les représentants des partis politiques participant à cette conférence de presse, ont annoncé qu’ils avaient dû faire appel au support de militaires de l’ex FADH (Force Armée D’Haïti) et de policiers révoqués de la Police Nationale Haïtienne (PNH), afin de contrecarrer les actes de banditisme des partisans de l’INITE.
Article 138.1
Le Conseil Électoral Permanent rend publique, dans les BED et les BEC, la liste des Centres de Vote ainsi que celle des membres qui y sont affectés au moins trente (30) jours avant le jour du scrutin.

 

Troubles au Cap-Haitien : Une délégation officielle lance un appel au calme

Des candidats régissent : l’un d’entre eux y voit la « main » du pouvoir/ Le chef de l’Etat prévient que les atteintes à l’ordre public ne seront pas tolérées

Radio Kiskeya / mardi 16 novembre 2010

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-aimé, s’est rendue mardi au Cap-Haïtien (Nord) où de violents incidents ayant fait un mort et plusieurs blessés par balle se sont produits la veille, à l’occasion d’une manifestation contre la mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) accusée d’avoir introduit le choléra dans le pays.

Un appel au calme a été lancé à la population par le chef de la délégation. Le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, qui en faisait également partie, a annoncé des poursuites contre les auteurs de la destruction par incendie de deux commissariats de la ville. Il a également informé de l’arrivée au Cap de renforts provenant des unités spécialisées de la PNH déployées dans des régions proches de la métropole du Nord.

Le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, et ses collègues Joanas Gué (agriculture), Jacques Gabriel (Travaux publics), Alex Larsen (Santé), faisaient également partie de la délégation officielle.

Des véhicules à bord desquels se trouvaient des membres d’unités spécialisées de la PNH avaient essuyé des jets de pierres dans la matinée, les habitants les ayant pris pour des membres de la délégation gouvernementale dont l’arrivée était annoncée. Face à cette hostilité, la délégation avait dû faire halte à Quartier-Morin, le temps que la tension baisse quelque peu.

Dans un message à la nation, le chef de l’Etat, René Préval, a condamné mardi les troubles enregistrés au Cap-Haïtien et à Hinche (Centre) et présenté ses sympathies aux victimes. Il a attiré l’attention sur le danger que font courir ces troubles au pays en rapport avec le choléra. Les forces de l’ordre ne tolèreront pas des infractions du genre de celles enregistrées lors de ces événements, prévient-il.

Le chef de l’Etat a souhaité que l’esprit de concorde et de solidarité règne à la veille des élections du 28 novembre et en ces moments difficiles causés par le choléra.

Réagissant mardi au micro de Kiskeya aux événements du Cap, le candidat à la présidence de « Respè », Charles Henri Baker, a fait état d’informations selon lesquelles les troubles enregistrés dans le Nord et le Plateau central sont commandités par le pouvoir en place en vue du report des élections du 28 novembre. Il appelle en ce sens la population à éviter le piège qui lui est tendu. Baker affirme que ses différentes tournées dans le pays l’ont convaincu de l’intérêt que le peuple accorde déjà à la question des élections.

Pour sa part, le candidat à la présidence de MODEJHA, le sénateur Jean Hector Anacacis, n’écarte pas la possibilité que les événements du Cap découlent d’un conflit larvé entre deux potentats de la plateforme officielle INITE qu’il s’est refusé à identifier. Affirmant qu’il revient au Conseil Electoral Provisoire et à la communauté internationale de décider du maintien ou non de la date du 28 novembre pour la tenue des élections, il a proposé au chef de l’Etat de convoquer la classe politique si les élections ne peuvent plus se tenir à cette date.

Intervenant dans le débat, le président du Sénat, Kelly Bastien, a rejeté la thèse selon laquelle le pouvoir serait l’instigateur principal des événements du Cap. Il met en garde contre l’aggravation de la situation avec la propagation encore plus dévastatrice du choléra au cas où les troubles persistent et que, en raison de l’impossibilité de circuler, les personnes infectées ne puissent être transportées aux centres de traitement.

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