L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE DU MARDI 23 NOVEMBRE 2010

23 Nov

Haïti – Épidémie :

 Dernier bilan, 1415 décès et 25248 hospitalisations

1.3 personnes infectées et confirmées chaque minute
HAITI LIBRE – 23/11/2010 14:58:09

Haïti - Épidémie : Dernier bilan, 1.3 personnes infectées et confirmées chaque minuteLe choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La brève période d’incubation, de 2 heures à 7 jours, renforce la dynamique potentiellement explosive de l’épidémies. C’est la grande maladie «des mains sales», de l’incurie de la sanitation et de la chaîne alimentaire. Défécations humaines qui aboutissent aux terrains de culture des agrumes, aux sources d’eau, en bord de mer et à ses produits (le vibrion peut survivre plus de 15 jours en eau salée).
Environ 75% des sujets infectés par V. cholerae ne manifestent aucun symptôme, bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours après l’infection et sont éliminés dans l’environnement, où ils peuvent potentiellement infecter d’autres personnes.
Pour ceux qui manifestent des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans 80% des cas, tandis que chez environ 20% des cas, une diarrhée aqueuse aiguë, s’accompagnant de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.
Contrairement à ce qu’affirment certains médias, Haïti a déjà connu des cas de choléra dans les années 60. Haïti n’a pas connu d’épidémie de choléra depuis 100 ans, ce qui est différent, il est important de rétablir les faits. Carleene Dei, qui est directrice de la mission en Haïti de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), a dit à la station WAMU qu’il avait été difficile de diagnostiquer la maladie au début de l’épidémie « Quand le foyer a éclaté, les gens ne savaient pas de quoi il s’agissait. Il n’y avait pas eu de cas de choléra en Haïti depuis 50 ou 60 ans. Alors il était quelque peu difficile de le diagnostiquer. Et beaucoup de gens ont péri parce qu’ils ne savaient pas qu’ils étaient très malades ou de quoi ils souffraient. Et le choléra peut tuer en deux heures ».
Stefano Zanini, chef de mission pour Médecins Sans Frontières en Haïti rapporte dans une entrevue « Le choléra est une maladie presque inconnue dans ce pays où les derniers cas ont été recensés il y a 60 ans. Le fait que la maladie soit inconnue implique que le personnel médical local n’était pas préparé à y faire face, tout comme la population qui n’en connait pas les dangers, à un tel point que le choléra était considéré comme un mythe ».
Bilan au niveau national :
Le dernier bilan (cumulatif), en date de samedi 20 novembre 2010 et publié aujourd’hui mardi 23, par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) fait état de 25,248 cas d’hospitalisation traités depuis le début de l’épidémie soit 1,871 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 19 novembre (+ 8 %) et 1,415 décès soit 71 décès supplémentaires (+ 5.28 %).
Port-au-Prince et région métropolitaine :
À Port-au-Prince et la région métropolitaine (Port-au-Prince: Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff, Pétion-Ville, Port-au-Prince, Tabarre et Croix des Bouquets) il est fait état de 2,140 hospitalisations depuis le premier cas déclaré dans ces zones, soit 522 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 19 novembre (+ 32.26 %) et 95 décès, soit 18 nouveaux décès supplémentaires (+ 23.37 %)
De nombreux travailleurs humanitaires estiment que les chiffres officiels sont sous-estimé, les informations en notre position le confirme. Les victimes dans des communauté isolés sont peu ou pas rapporté. Les taux de mortalité dans le Nord-Est (18.8 % + 4.8 %), le Sud (9.9% + 0.4%) et le Sud-Est (13.3% – 4.9 %) restent les plus élevé du pays (taux de mortalité incluant les décès en hôpital et dans la communauté). Entre le 19 et 20 novembre (sur 24 heures) 1.3 personne par minute ont été infectées et confirmées comme atteinte du choléra au niveau national durant cette période.
Note (1) : Les comparaisons sont faites entre les bilans du 19 et du 20 novembre 2010 (24 heures). Les chiffres officiels, intègrent les données envoyées par les départements à la Direction de l’Épidémiologie et incluent désormais, les cas notifiés par les ONG et la Mission médicale cubaine

 

Haïti – Élections :

 Affrontement Célestin-Baker, 3 morts et plusieurs blessés
HAITI LIBRE – 23/11/2010 13:34:13

Haïti - Élections : Affrontement Célestin-Baker, 3 morts et plusieurs blessésDes affrontements meurtriers entre les partisans de Charles Henri Baker «Regwoupman sitwayen pou espwa (Respè)» et ceux de Jude Célestin «INITE se sont déroulé lundi soir, dans la petite ville de Beaumont, dans le département de Grand’Anse. Les deux groupes de partisans ont commencé à s’injurier puis à se lancer des pierres et des bouteilles avant que les premiers tirs d’armes à feu, transforment l’affrontement en drame.
D’après le témoignage d’un partisan de Baker, ce sont les hommes de Jude Célestin qui ont ouvert le feu sur les militants de Baker, faisant 2 morts et plusieurs blessés. Le parti «Regwoupman sitwayen pou espwa (Respè)» confirme la mort de deux de ses partisans : Ti Peau Plume et Jean Wilnes.
Pour les partisans de Jude Célestin, qui dénombrent 1 mort et plusieurs blessé dans leurs rangs, ce sont les partisans de Baker qui les ont attaqué à coup de pierres et de tessons de bouteilles, et c’est pour se défendre, que la sécurité du candidat d’INITE a ouvert le feu pour disperser les agresseurs.
Les membres de l’équipe de campagne de Charles Henri Baker, dénoncent l’inaction des autorités policières qui ne sont pas intervenues immédiatement pour rétablir l’ordre, alors que les affrontements se déroulaient non loin du commissariat.
Le Directeur Général du Conseil Électorale Provisoire, a demandé une enquête pour déterminer les responsabilités de chacun dans cet incident. Quant à la police, elle n’est pas en mesure de confirmer tous les faits rapportés et à ouvert une enquête pour tenter de comprendre ce qui s’est passé, à déclaré l’inspecteur de police Casamajor Pradel.

 

Le service bancaire par téléphone, opérationnel en Haïti
HAITI LIBRE – 23/11/2010 15:42:31

Haïti - Télécommunication : Le service bancaire par téléphone, opérationnel en HaïtiDigicel et la Scotiabank ont lancé hier TchoTcho Mobile, un service qui permet aux Haïtiens d’effectuer des transactions bancaires de base en toute sécurité à partir de leur téléphone portable sans qu’ils aient besoin de disposer d’un compte bancaire.
Digicel et la Scotiabank ont reçu l’approbation finale pour le lancement de TchoTcho Mobile via une lettre de non objection de la Banque de la République d’Haïti (BRH), la Banque Centrale d’Haïti, ainsi que l’approbation du régulateur des télécommunications en Haïti, le CONATEL.
Au cours des trois premiers mois, le programme offrira à près de 20,000 utilisateurs la possibilité de faire des retraits et des dépôts d’argent, des transferts d’argent nationaux vers d’autres utilisateurs de téléphones mobiles, d’acheter des recharges téléphoniques et de gérer leurs comptes TchoTcho Mobile.
A l’avenir, TchoTcho Mobile offrira une gamme étendue de services bancaires par téléphone supplémentaires.
De plus, l’ONG, World Vision utilise déjà le service pour payer son personnel travaillant sur le terrain en Haïti. Il existe actuellement environ 130 employés de la World Vision qui reçoivent leur salaire via TchoTcho Mobile et World Vision va également utiliser ce service pour effectuer des paiements de «cash-for-work ». De même, un certain nombre d’entreprises locales utilisent ce service novateur pour payer les salaires hebdomadaires et mensuels de leurs employés.
L’enregistrement à TchoTcho Mobile est simple et ne nécessite qu’une seule pièce d’identification valide émise par le gouvernement. Les pièces d’identification valides telles que requises par la Banque de la République d’Haïti sont la carte d’identification nationale, le passeport ou le permis de conduire. L’ouverture d’un compte ne coute rien en termes de frais, il suffit seulement d’effectuer un dépôt minimum de 100 Gourdes (USD 2.50).  Les limites de  transactions quotidiennes par utilisateur sont de 20,000 gourdes (USD 500) et les clients ne seront pas en mesure d’effectuer une transaction unique supérieure à 10,000 gourdes.
Le concept du service bancaire par téléphone sera surement un succès en Haiti, où seulement 10% de la population possédait un compte en banque avant le tremblement de terre (selon l’USAID) avec, par contre, une pénétration cellulaire de plus de 35%, un taux qui continue de croître chaque année.

 

Haïti: 200.000 nouveaux cas de choléra possibles dans les 3 mois

AFP – 23/11/10

WASHINGTON — Il pourrait y avoir jusqu’à 200.000 nouveaux cas de choléra au cours des trois prochains mois en Haïti soit plus qu’un triplement, a estimé mardi un haut responsable sanitaire de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Ce nombre pourrait doubler d’ici douze mois pour atteindre 400.000, a précisé le Dr Jon Andrus, directeur adjoint de l’OPS, émanation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’une conférence de presse à Washington.

« Nous devons nous préparer à avoir suffisamment de médicaments et autres produits pour pouvoir traiter jusqu’à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois », a-t-il dit.

« Nous devons aussi prévoir que la moitié de ces cas pourraient se produire durant les trois prochains mois en raison de la nature galopante de cette épidémie », a également prévenu ce médecin.

« Etant donné les conditions sanitaires extrêmement précaires qui existaient bien avant le séisme, et qui ont empiré après le passage d’un ouragan et avec l’épidémie de choléra, nous nous attendons à voir le nombre de cas continuer à augmenter », a-t-il expliqué. Il a ajouté que « l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. Nous ignorons quand cela pourrait se produire ».

Le responsable de l’OPS a insisté sur la priorité à fournir de l’eau potable et des sanitaires suffisants aux habitants de Port-au-Prince, mais aussi dans le reste du pays. Il a rappelé que 58% de la population n’a pas accès à l’eau potable.

Au total, 60.240 cas de contamination ont été recensés en Haïti depuis le début de l’épidémie à la mi-octobre. La maladie a déjà fait 1.415 morts et occasionné plus de 25.000 hospitalisations, selon le nouveau bilan communiqué mardi par le ministère haïtien de la Santé.

Depuis le début de l’épidémie l’OPS a distribué suffisamment de médicaments et autres produits sanitaires, y compris des sels de réhydratation par voie orale ainsi que des fluides pour des intraveineuses pour les cas les plus graves, permettant de traiter jusqu’à 80.000 cas, a dit le Dr Jon Andrus.

« Nous travaillons avec les partenaires-clé pour affiner ces estimations préliminaires de manière à améliorer et à maintenir durablement la réponse à l’épidémie », a-t-il souligné.

Notant que des cas de choléra ont été signalés en République dominicaine et aux Etats-Unis, le Dr Andrus a indiqué que l’OPS avait pressé les ministres de la santé des pays membres de l’organisation à travers les Amériques de se préparer au cas où l’épidémie s’étendrait.

Il a rappelé qu’en 1991, une épidémie de choléra au Pérou s’était propagée dans plus de seize autres pays de la région en deux ans.

 

La Fédération de la Diaspora Haïtienne en Europe, existe maintenant
HAITI LIBRE – 23/11/2010 16:21:19

Haïti - Europe : La Fédération de la Diaspora Haïtienne en Europe, existe maintenantLa Fédération de la Diaspora Haïtienne en Europe (FEDHE) a été officiellement constituée le 5 novembre 2010, sous la forme d’une association régie par la loi française, ce qui ne limite pas son champ d’activité à la France.
Cette Fédération est née de la volonté d’un groupe d’Haïtiens responsables associatifs vivant dans la Région Parisienne, soucieux de l’implication des Haïtiens installés en Europe dans le processus de reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier 2010. Il existe déjà une structure de la diaspora haïtienne en Amérique, plus particulièrement aux Etats-Unis, qui s’est montrée très active. Il serait difficile d’imaginer cette reconstruction sans que les Haïtiens puissent émettre des propositions. Voilà pourquoi nous avons décidé de mettre ensemble notre savoir faire, agir autrement et en quête d’une conscience collective
Le 17 juillet 2010 une première réunion à laquelle participaient des Haïtiens venus de différents pays d’Europe, a permis de recueillir des idées et d’entamer la constitution d’un groupe de travail. Désormais, la Fédération de la Diaspora Haïtienne en Europe (FEDHE) existe. Elle est ouverte à tous les Haïtiens vivant dans tous les pays d’Europe, à toutes les associations et autres personnes morales évoluant en Europe.
Un bureau provisoire a été mis en place, jusqu’au premier trimestre 2011, au moment de la première Assemblée Générale de la Fédération, où seront élus les dirigeants selon les termes prévus par les statuts.
21 place de la république, 75003 Paris
Tél: 0144782082/ 0620293307
contact@fedhe.org
Tout Haïtien vivant sur le sol européen est concerné par les activités de la Fédération. Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés. Haïti doit vivre, la diaspora haïtienne en Europe doit y contribuer, en faisant entendre ses propositions.
Pour la FEDHE :
Samuel COLIN Délégué général
Dr Harrigan CHARLES Délégué général adj.
Jacques LEON EMILE Secrétaire exécutif
Willer RIVIERRE Secrétaire exécutif adj.

 

Haïti – Élections :

 Lut Faber aurait mieux fait de se taire
HAITI LIBRE – 23/11/2010 12:14:03

Haïti - Élections : Lut Faber aurait mieux fait de se taireLa chef de la délégation de l’Union européenne en Haïti, Lut Faber-Gossens, a déclaré en conférence de presse, qu’il n’y avait pas d’obstacle à la tenue des élections dimanche prochain en Haïti. Elle souligne que le calendrier électoral est respecté et « qu’il n’y a pas de problème particulier pour aller voter ».
Lut Fabert a même tenu à préciser « que l’environnement en Haïti est comparable à celui de n’importe quel pays qui prépare des élections » [!]

Elle juge indispensable d’élire, comme prévu dimanche prochain, un nouveau président et un nouveau parlement « Ne pas avoir d’élections en ce moment pourrait mettre en péril la stabilité politique en Haïti. On est en pleine reconstruction d’un pays où on a besoin d’un gouvernement capable de gérer la situation. Il ne peut pas y avoir d’interruption dans l’élan mis en place après le séisme » ajoutant que « le choléra ne devrait pas empêcher les haïtiens d’aller voter dimanche. Tout est prêt, la Minustah est prête à assurer la sécurité » a affirmé la diplomate européenne.
Nous sommes heureux d’apprendre de cette « éminente diplomate », que la situation pré-électorale en Haïti est comparable à celle de n’importe qu’elle autre pays [?]. Pendant un instant, nous avons cru que les violences électorales en Haïti étaient une exception… Nous ignorions jusqu’à présent, qu’en Europe les élections engendraient des violences similaires.
Vouloir rassurer est une chose, dire n’importe quoi en est une autre. Lut Faber a manqué une occasion de se taire. Elle dit « on est en pleine reconstruction » et parle du risque d’interruption « de l’élan mis en place ». Elle doit avoir « une bonne vue », car sur le terrain, cette reconstruction et cet élan, ne sont guère visible, à moins que pour cette diplomate, l’élan de reconstruction fait référence à la multiplication des camps dans notre pays ?
Pense-t-elle nous rassurer lorsqu’elle nous dit que la Minustah est prête à assurer la sécurité des élections…? Lorsque l’on sait, qu’il a fallut 4 jours, 4 mort et plus de 20 blessés à la Minustah, pour rétablir la sécurité dans le Nord, face à quelques casseurs et criminels armés, nous ne pouvons que douter de ses propos. De plus, rappelons qu’actuellement la seule présence des casques bleus suffit à provoquer des mouvements de violence anti-Minustah.

 

Haïti – Élections :

 La Grande Magouille d’INITE se met en place
HAITI LIBRE – 23/11/2010 10:07:44

Haïti - Élections : La Grande Magouille d’INITE se met en placeDans les Nippes (Sud-Ouest), à Miragôane, des barricades de pneus enflammés ont été dressées lundi matin, par des manifestants dans plusieurs quartiers de la ville pour protester contre le choix des membres du bureau de vote local. Une disposition qui favorise le parti INITE.
Ginette Chérubin (une conseillère électorale) a révélé l’existence de listes parallèles aux listes authentiques. Elle a déclaré que c’est une machination, et que ces listes sont à l’origine des manifestations dans plusieurs régions du pays.

À Grand-Goâve, un mandat a été lancé contre Frank Laporte, maire adjoint et candidat à la députation pour le parti « Ansanm nou fò », accusé avec 4 de ses collègues d’association de malfaiteurs suite a un conflit qui l’oppose à Jude Célestin. Le maire adjoint aurait subit des violences et conduit au commissariat ou il a été libéré, peu de temps après, par une foule en colère.
À Desdunes, dans l’Artibonite, des tirs ont été entendus lors d’un mouvement de protestation d’un ensemble de partis politiques. Des candidats à la députation sont descendus dans la rue dimanche pour dénoncer le remplacement des membres de bureaux électoraux communaux par des partisans d’INITE.
D’autres bureaux du Conseil Électoral Provisoire (CEP) ont fait l’objet d’attaques dans plusieurs régions du pays.
À Cabaret, un bureau électoral a été incendié dimanche.
Plusieurs partis politiques ont dénoncé des actes d’intimidation lors de rassemblements dans les provinces ainsi que des menace armées.
Le commissariat de police de Grand-Goâve (50 km au sud-ouest de Port-au-Prince) a été saccagé en réaction à l’arrestation de 4 partisans de INITE qui affrontaient ceux de la plateforme « Ansanm Nou Fò ». Suite a ces violents incidents, les partisans d’INITE ont retrouvé leur liberté.
À Jérémie, c’est un candidat au Sénat de la plateforme INITE qui accuse Laurette Croyance, conseillère électorale, d’avoir orchestré des manœuvres pour placer uniquement des superviseurs des plateformes Alternative et Solidarité dans les différents BEC du département.

 

Haïti – Élections :

 Jude Célestin échappe à un attentat
HAITI LIBRE – 23/11/2010 09:13:57

Haïti - Élections : Jude Célestin échappe à un attentat Alors que la plateforme INITE du candidat Jude Célestin est accusée de toute part de faire usage de violence, c’est au tour de Jude Célestin d’en être victime.
Lundi soir, à hauteur du commissariat de Beaumont, dans le département de Grand’Anse (sud-ouest) à 40km de Jérémie, où le candidat était en tournée, le cortège électoral du candidat a été attaqué par un groupe d’hommes armés. Des jets de pierres et bouteilles ainsi que plusieurs coup de feu on été tirés sur le convoi, blessant au moins 3 personnes, selon l’ancien Député Saurel Jacinthe, candidat aux législatives. Jude Célestin est sorti indemne de l’attaque et s’est réfugié dans un endroit inconnu.
Jude Célestin, qui ferme les yeux sur les actes de banditisme de ses partisans, et qui ne craint pas les paradoxes, a lancé un appel à la non-violence [?] « l’arme la plus puissance dont dispose le peuple haïtien dans sa lutte pour la justice » (en parlant de la non-violence) alors que la veille de cette attaque, Mirlande Manigat était victime d’un groupe d’une dizaine d’individus armés, brandissant des photos de Jude Célestin, qui ont lancé des gaz lacrymogènes lors d’un meeting de la candidate.
A six jours des élections beaucoup d’incertitudes entourent l’issue de la journée électorale de dimanche.

 

Haïti – Élections :

 Mirlande Manigat, cible de Célestin et Martelly
HAITI LIBRE – 23/11/2010 08:41:43

Haïti - Élections : Mirlande Manigat, cible de Célestin et MartellyLa candidate Mirlande Manigat (Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes – RDNP) n’échappe pas au tentative d’intimidation et aux violences électorales. Dimanche dernier, une dizaine d’individus armés, brandissant des photos de Jude Célestin, ont lancé des gaz lacrymogènes lors d’un meeting de la candidate.
Jean-Robert Bossé (bannière Alternative), candidat à la députation, a dénoncé ces actes qui proviendrait de son rival, le député sortant Fritz Gérald Bourjolly de la plateforme INITE. M. Bossé soutient que des policiers se trouvaient parmis ces individus, ce qui d’après lui, n’a rien d’étonnant Bourjolly aurait la majorité des policiers de la ville à son service, ce qui expliquerait la lenteur d’intervention des policiers pour rétablir l’ordre.
Mme Manigat s’est rendue par la suite aux Cayes où son meeting a été, cette fois-ci perturbé par des motards, qui brandissaient, d’après des témoins, des posters de Michel Martelly (Repons peyizan). Ces derniers ont traversé la foule rassemblée, créant un mouvement de panique.
Les partisans de Mirlande Manigat passent aussi à l’action. Lundi, des incidents ont éclaté dans le département du Nord-Ouest où un siège électoral a été saccagé par des individus en colère qui se réclamant du RDNP. La désignation des membres des bureaux de vote qui seraient exclusivement des membres du parti INITE, serait à l’origine de cette flambée de violence. Les manifestants réclamaient l’intégration des membres locaux du RDNP, dans la composition des bureaux de vote et de la supervision électorale.
À 6 jours du scrutin, cette semaine s’annonce à haut risque pour les candidats et la population.

 

RADIO METROPOLE / Mardi, 23 novembre 2010 05:42

Choléra: Les autorités sont préoccupées par la gestion des cadavres

Le responsable de la morgue de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) affirme que ce centre hospitalier ne recevra plus les cadavres contaminés par la bactérie vibrio Cholérae.
Les autorités sanitaires ont identifié récemment des sites devant accueillir des fosses communes. L’inhumation des personnes décédées sera prise en charge par le gouvernement haïtien.
47 cadavres contaminés au choléra avaient été admis à la morgue de l’Hueh avant la décision des autorités haïtiennes préoccupées par une certaine phobie de la population vis-à-vis du choléra.
Un climat de tension a régné dans la commune de Carrefour le Week end écoulé en raison d’une rumeur faisant état de la préparation d’une fosse commune dans le quartier de Bertin. Des citoyens opposés à l’inhumation ont lancé des jets de pierres afin d’empêcher l’arrivée du camion transportant les cadavres. Au moins 3 personnes ont été blessées lors de ces incidents.
Le maire Yvon Jérôme qui a été pris a partie par certains riverains a apporté un démenti formel à ces rumeurs. Il assure que les autorités municipales n’ont identifié aucun site pouvant accueillir des fosses communes.
18 décès ont été recensés à Carrefour au cours de ces dernières semaines. M. Jérôme informe que deux centres de traitement de choléra sont opérationnels dans sa commune ce qui aidera à une meilleure prise en charge des malades.
Le climat de tension qui a régné à Carrefour témoigne de l’anxiété au sein de la population qui n’a pas été informée des dispositions adoptées par les autorités.

 

RADIO METROPOLE / Mardi, 23 novembre 2010 05:34

Les autorités dominicaines font état d’un 4 eme cas de choléra

Un quatrième de choléra a été recensé en République Dominicaines hier. Le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas, affirme qu’il s’agit d’une femme de 20 ans repérée lors d’un examen de routine. Cette résidente de la capitale est d’ores et déjà hors de danger, comme les trois autres malades.
Outre un ouvrier haïtien, les deux autres personnes atteintes de choléra n’avaient jamais visité Haïti. Une femme de 55 ans et sa petite-fille de trois mois résident dans un quartier situé à quelques mètres d’un fleuve contaminé.
Le gouvernement dominicain a augmenté les mesures de contrôle sanitaire ces derniers jours pour enrayer la propagation de la maladie, limitant le commerce binational et l’entrée d’Haïtiens sur son territoire.
En Haïti le dernier bilan fourni par les autorités fait état de 1.344 décès. Ces statistiques prouvent que 69 personnes ont perdu la vie au cours de la seule journée du 18 novembre.
Le nombre d’hospitalisations est passé à 23.377 depuis le début de l’épidémie. Le ministère de la santé révèle que depuis la mi octobre 56.901 cas de contamination ont été recensés.

 

Faiblesses du dispositif anti-choléra à Haïti

LEMONDE | 23.11.10 | 14h19  •  Mis à jour le 23.11.10 | 17h15

A Haïti, l’épidémie de choléra qui sévit depuis près d’un mois met en évidence la faiblesse du dispositif international de réponse à des épisodes aigus de ce type. Les violences dirigées contre les soldats de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), accusés par la rumeur publique d’être les vecteurs de cette maladie infectieuse, nous rappellent que les épidémies attisent les peurs et que l' »étranger » sert d’exutoire à ces angoisses à Haïti comme ailleurs.

Les travaux d’historiens et d’anthropologues nous le rappellent, le choléra, mais aussi le typhus autrefois, la tuberculose, le sida, le Marbourg aujourd’hui, sont des condensateurs de passions collectives. On sait qu’en Europe, au XIXe siècle, les épidémies de choléra s’accompagnèrent d’émeutes. « En France, écrit le virologue Jean-François Saluzzo, les travailleurs étaient convaincus que la bourgeoisie, de connivence avec le pouvoir politique, utilisait l’arme du choléra pour les empoisonner. » Ne nous étonnons pas que dans un pays qui ignorait ce fléau jusqu’alors et où les inégalités sont si criantes et les tensions sociales si vives, cette maladie suscite de telles réactions. Certainement instrumentalisées par des groupes politiques en cette veille d’élections, elles ne sont pas fabriquées.

Que faire devant une telle situation ? D’abord, traiter les patients dans des centres de réhydratation intensive (par voie orale, ou veineuse dans les cas graves) mis en place à cet effet et dont l’efficacité est démontrée. On se rétablit en quelques heures et on en guérit en quelques jours dans l’immense majorité des cas, la létalité étant alors de 1 % à 2 %, contre 30 % à 50 % en l’absence de traitement. Le choléra est une des rares maladies à offrir un tel contraste entre la sévérité des signes initiaux et la rapidité de la guérison. On comprend mal, dans ces conditions, pourquoi les équipes médicales d’urgence dépêchées sur place à la suite du tremblement de terre de janvier et reparties quelques semaines plus tard ne reviennent pas aujourd’hui, Médecins sans frontières prenant en charge près de 90 % des cas à Port-au-Prince.

Les mesures de prévention collective et individuelle ne sont pas à négliger mais, dans l’environnement insalubre qui est celui des bidonvilles où vit la population affectée, leur portée reste pour le moins limitée. La distribution d’eau chlorée est certes utile, mais les concentrations de population que de telles distributions peuvent entraîner sont en elles-mêmes des facteurs de risque. D’où l’importance de chlorer à la source et de multiplier les points d’accès à l’eau potable décontaminée afin de diminuer ce danger.

Par ailleurs, les aliments souillés sont aussi des vecteurs de la maladie. Si l’on prend la peine de se représenter les conditions de vie dans les bidonvilles, on comprend que les appels à se laver les mains au savon n’auront que peu, voire pas d’effets sur la propagation de l’épidémie. D’autant moins que le savon lui-même ne détruit pas le germe. C’est pourquoi le transport rapide des patients vers des centres de réhydratation où ils recevront un traitement intensif précoce reste le moyen privilégié de réponse. Ces centres pourraient être désengorgés grâce à la multiplication des points de réhydratation orale pour les patients chez qui l’infection est débutante ou modérée et n’a pas encore provoqué une déshydratation sévère.

L’épidémie qui a frappé l’Amérique latine dans les années 1990 (plus d’1,2 million de cas, près de 12 000 morts enregistrés) était nouvelle, elle aussi, le continent n’ayant pas connu la maladie au cours du denier siècle. Elle est arrivée dans des eaux de ballast rejetées par un bateau chinois à Lima, se propageant à la plupart des pays du continent à l’exception de la Caraïbe et de l’Uruguay. L’affinité du germe pour le phyto-zooplancton, les crustacés et certaines plantes aquatiques assure sa pérennité et déjoue les prévisions de survenue, des phénomènes climatiques tels El Nino intervenant également dans sa diffusion.

Selon David Sack, de l’université Johns Hopkins (Maryland), l’épidémie actuelle est vraisemblablement liée à l’augmentation de la salinité et de la température des eaux de l’estuaire de l’Artibonite, phénomène lui-même lié au réchauffement climatique. Le zoo-phytoplancton et l’effet de serre seraient donc les coupables plausibles. Le vibrion cholérique prospère dans les eaux saumâtres stagnantes et les planctons où il peut survivre des années, ce qui laisse prévoir que des foyers persisteront durablement, Saint-Domingue ne pouvant échapper à l’épidémie.

Ce qui est étonnant n’est donc pas qu’une épidémie ait éclaté, mais qu’elle ne soit pas survenue avant, lorsqu’elle circulait dans l’ensemble du continent. Quoi qu’il en soit, nous sommes malheureusement assurés que la présence du germe sera durable. C’est ce qu’a annoncé récemment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoutant que 200 000 personnes risquaient d’être atteintes par la maladie.

Si la première partie de cette déclaration est scientifiquement fondée, on peut toutefois s’interroger sur la pertinence de la seconde, tout particulièrement dans les conditions actuelles. D’une part, en effet, les vertus prédictives des modèles épidémiologiques utilisés par cette organisation n’ont pas été vérifiées à ce jour, c’est le moins qu’on puisse en dire, si l’on se souvient des deux milliards de cas de grippe H1N1 annoncés en 2009, pour ne parler que de la prévision la plus récente.

D’autre part, une telle prophétie, à laquelle il n’y a donc pas lieu d’accorder plus de crédit qu’aux précédentes, ne fait que rajouter à l’angoisse sans faire avancer le moins du monde le dispositif médical défaillant.

Ce dont ont besoin les Haïtiens et les équipes médicales débordées, c’est d’une mobilisation des secours d’urgence, non de prophètes de catastrophes.

Rony Brauman, directeur d’études à la Fondation Médecins sans frontières/Crash, professeur associé à Sciences Po

 

Haïti : un Président ? Pourquoi faire ?


Par Claude Carré / CARAIB CREOLE NEWS / 23-11-10

image Port-au-Prince. 23 novembre 2010. CCN. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle du 29 novembre ont souhaité, eu égard à la situation sanitaire et administrativement chaotique d’Haïti, un report des élections. Mais le pouvoir en place n’en a cure. Claude Carré, talentueux jazz-man haïtien, et aussi fin observateur de la situation de son pays, a adressé à CCN, sa plus récente chronique dans laquelle il s’interroge à juste titre sur la fonction présidentielle.

La tempête tropicale Tomas est passée. Heureusement les dommages ont été bien moins graves que ne le prévoyaient les météorologues. On a eu droit à du temps complètement couvert, de la pluie intermittente mais peu de vent. Elle a fait moins de 10 victimes sur tout le territoire et provoqué par endroit des inondations somme toute pas trop débordantes.
Par contre l’épidémie de cholera gagne du terrain, les derniers chiffres font état de plus de 7000 cas et près de 700 victimes. Elle a atteint Port-au-Prince avec 73 cas dénombrés hier. Aux Gonaïves on a trouvé des cadavres de « cholereux » abandonnés à même le sol ce qui a mis la population aux abois. Les experts prédisent une extension dangereusement exponentielle du fléau et une bataille de plusieurs années pour l’éradiquer.
Une secousse a eu lieu ce matin, très ressentie dans la banlieue de carrefour, est-ce la faille d’ Henriquillo ou celle de Léogane nouvellement découverte ?
Question sécurité, la proximité des élections (prévues pour le 28 novembre)  fait monter la tension. Une responsable de la campagne de Charles H. Baker a été attaquée chez elle par des sbires cagoulés, inféodés au candidat du pouvoir Jude Célestin selon les dires de Baker. Une enquête qui se poursuivra est diligentée. Des menaces et des intimidations sont reportées à plusieurs endroits et des rumeurs persistantes de préparatifs macabres visant à torpiller les élections circulent de plus en plus.
Pendant ce temps, la Chambre des représentants américains aurait enfin consentie à débloquer seulement 120millions de dollars sur les 1.9milliars prévus depuis plus de 10 mois. Sur ce point, il est clair que l’administration américaine n’est guère empressée de transférer à la Banque mondiale les sommes promis pour la reconstruction du pays ; les difficultés de la reprise économique et l’échec du Parti démocrate aux élections de ce mois de novembre à la Chambre des représentants où il a perdu la majorité des sièges au profit de son rival républicain , la volonté du président Obama de revoir la stratégie américaine de l’aide aux pays pauvres devant dorénavant s’appuyer sur le partenariat et viser le développement à moyen et long terme en lieu et place de l’assistanat actuellement en vigueur, laisse accroire que les millions restants nous feront cruellement défaut dans les mois sinon les années à venir. Par surcroit, il est à prévoir que nombre de pays (surtout occidentaux) qui sont eux aussi chancelants et dubitatifs vis-à-vis de cette aide ne manqueront pas de plagier le comportement de leur grand allié.
En fait, les vrais problèmes de la reconstruction du pays ne sont même pas abordés, jusqu’à présent tout le monde (ONGs et Gouvernement) ne font qu’essayer de se colleter de manière chaotique aux urgences : pluies, cyclones, épidémies, manque d’eau, de nourriture, d’abris, de latrines, conditions sanitaires désastreuses, vulnérabilité de la population. Il y a non seulement des sans-abris (entre 1 et 1.5millions) mais encore tout ce qui vivent dans des maisons fissurées, les déplacés, les rescapés physiques et psychologiques du séisme, les infrastructures scolaires endommagées ou carrément détruites, les hôpitaux hors état, les usines fracassées, les bâtiments étatiques réduites en miettes, la grande quantité de débris dont pas même 5% ont été dégagés ce qui constitue un préalable à toute reconstruction physique des habitats.
A ce niveau mentionnons que la campagne d’expropriation et de reconstruction du centre-ville annoncée en grande pompe par l’actuel gouvernement semble battre de l’aile de même que les expropriations, prévues depuis plusieurs mois, des terres d’une région de la plaine de Cul-de-Sac pour le relogement des sans-abris. A ce sujet, René Préval lui-même a eu à dire qu’il n’y a « pas d’endroit » où délocaliser les sans-abris et de toute façon le coût des abris provisoires dépasserait le budget global de la reconstruction sur 3 ans. Une récente étude sur les camps fait savoir que 75% des familles n’arrivent pas à nourrir se membres de manière adéquate, 44% boivent de l’eau non-traitée, 27% n’ont guère d’accès aux latrines. 12.000 réfugiés ont été chassées des camps et 87.000 d’entre eux sont sur le point d’y être expulsés par des propriétaires avides de reprendre possession de leurs terres occupées.
A ceux qui pensent que cet état de fait est une fatalité, je rappelle que dans ma chronique du 3 avril 2010, je faisais ressortir que le PDNA* avait consciemment consenti à sacrifier les secteurs du logement, des infrastructures urbaine et administrative, le commerce et l’industrie en espérant ainsi débarrasser la capitale de ses habitants alors que dans le même temps le pouvoir central refusait de se relocaliser dans l’Artibonite ou le Plateau central comme l’avait conseillé des sismographes étrangers (jusqu’à présent René Préval siège dans les ruines du Palais national duquel il ne peut de toute évidence se séparer). Une comparaison des dommages et pertes subis versus les besoins projetés par les stratèges du PDNA m’avait montré que, sur 3 ans, le logement aurait un manque à gagner de 78,5 %, les infrastructures urbaines et administratives de 54,67% et le secteur commerce et industrie de 78,37 %.
Mais quel est le point fondamental sur lequel j’insiste depuis le commencement ? C’est le problème de l’état, de sa faillite, de son effondrement physique, de son émasculation qui constitue le nœud gordien, l’alpha et l’oméga de notre tragédie. Corollairement c’est aussi la société civile qui, malgré des soubresauts remarqués, n’est pas et ne peut pas être en fin de compte à la hauteur de la situation. Je réalise qu’un peu d’histoire m’est indispensable pour mieux comprendre la profondeur du drame que le pays vit actuellement.
La révolution de 1804 a fait exploser le système inhumain colonialiste-esclavagiste mais a aussi détruit les moyens de productions, les infrastructures, les instruments de production et les savoir-faire forgés par les colonisateurs. Les nouveaux dirigeants, c’est-à-dire les chefs de guerre et de bandes qui ceux sont illustrés lors de la révolution, alliés aux grands propriétaires terriens (nouveaux et anciens), s’accaparèrent des biens des colons défaits et bloquèrent l’accès au droit de propriété à la masse paysanne devenue semi-servile, tributaire et parcellaire et sur laquelle donc ils prélevèrent une rente en nature et en espèce exorbitante. Cette masse paysanne (les anciens esclaves) tenta, faute d’alternative, de reproduire le mode de production de leurs ancêtres basé sur le modèle de l’organisation villageoise africaine, le « lakou ». Ce système archaïque était du point de vue des moyens et techniques de production en retard sur le système latifundiste-esclavagiste et ne cadrait pas du tout avec le projet de fondation d’une nation et d’un état modernes.
Avides de pouvoir, ils ne tardèrent pas à s’entretuer (Jean-Jacques Dessalines, le père fondateur, est lui-même assassiné par ses rivaux en 1806) et à instaurer des régimes basés sur la corruption (comme celui d’Alexandre Pétion dans le sud qui invente le « laisser-grainen ») et le despotisme (comme celui d’Henry Christophe dans le Nord qui abandonné et détesté par tous se suicide en 1820). Incapables de formuler une politique de développement pour la jeune nation et  d’articuler un vrai projet de société, ils ne connaissaient que la tactique du « koupe tèt boule kay » issue de la révolution et prônée par Jean Jacques Dessalines lui-même. Ils étaient en plus obsédés par une éventuelle nouvelle expédition punitive et restauratrice de l’esclavage des Français qu’ils avaient entre-temps massacrés jusqu’au dernier. Ils militarisèrent donc à outrance la société où ils ne firent que battirent des forts pour contrer l’éventuel retour des colons. Une course effrénée pour le pouvoir politique, clé de l’appropriation des richesses, s’instaura, sans aucun souci d’amélioration de la production et de remise en question du système archaïque.
Sur le plan international, en raison du blocus imposé par les puissances colonisatrices d’alors, ils firent toutes les concessions possibles pouvant leur permettre d’obtenir une certaine reconnaissance qui aurait put briser leur isolement. De guerre lasse, ils capitulèrent en 1825 sous  Boyer et sous la menace d’une flotte de guerre de la France à qui ils consentirent à payer, pendant près de 125 années, une « dette de l’indépendance » ce qui étouffa dans l’œuf toute possibilité d’épargne de la nation. Bien entendu c’est sur la paysannerie semi-servile  que furent prélevées les taxes qui alimentèrent l’état et les banquiers de France. Cette paysannerie, taillable et corvéable, s’essouffla de plus en plus surtout avec l’augmentation de la population, la baisse de la productivité agricole, l’impossibilité d’accumulation de capital. et l’inefficience du système de production. Dans ces conditions, l’indépendance et la fondation de l’état-nation proclamée par les combattants de la liberté n’ont  pas pu créer les conditions d’un développement autonome, fiable et durable.
En fait, cette nation et cet état n’ont jamais pu s’actualiser et prendre corps. Tout au long du XVIIIième siècle et jusqu’à l’occupation américaine de 1915, Haïti n’a jamais pu accouchée d’une nation et d’un état à part entière. Hormis l’idéologie

anti-esclavagiste et la lutte pour l’émancipation de la race noire, dont une certaine élite et des politiciens ceux sont gavés tout au long de notre histoire, l’état haïtien n’était qu’une bande de seigneurs de guerre et de chefs de bande en rivalité constante, alliés aux grands propriétaires terriens et ayant à leur  solde une armée de percepteurs d’impôt grugeant, à leur profit et à celui des anciens colons, une paysannerie archaïque.
Vers les années 1900-1915 Haïti offrait un spectacle peu enviable de scènes de violences, de révolutions de palais, de conspirations et de coups d’état incessant et une pratique généralisée de corruption couronnée par le despotisme local. Lorsque les yankees, sous le prétexte fallacieux de vouloir y rétablir l’ordre suite à lynchage du Président chef de guerre Vilbrun Guillaume Sam, débarquèrent en Haïti en 1915, les seigneurs de guerre et les chefs de bande ont vite fait de collaborer avec l’occupant. Mis à part le pillage de nos ressources, les américains crurent bon de monter la gendarmerie d’Haïti (pour entre autres tenter de mettre fin au règne des seigneurs de guerre et chefs de bandes), de réformer-refonder les douanes, de construire le  palais des ministères (en fonctionnement jusqu’au séisme du 12 janvier), d’effectuer quelques travaux d’infrastructures comme les chemins de fer (aujourd’hui hors service) et quelques travaux d’irrigation (non entretenus). A leur départ en 1935 les généraux de cette nouvelle armée de métier, créée par l’occupant, continuèrent à se comporter en chef de guerre ; en témoigne les nombreux coups d’état qui émaillèrent cette période. Après 46, où une lueur d’espoir s’était fait sentir par suite d’une montée nationaliste concomitante à l’occupation étrangère, le pays sombra encore dans la discorde jusqu’à aboutir  au despotisme réactionnaire des Duvalier (1957-1986) qui tentèrent de contourner la menace des généraux et des officiers en fondant le corps paraétatique des tontons macoutes (de tristes mémoires) sur lesquels François Duvalier exerçait un contrôle quasi-absolu. Duvalier achève de détruire l’économie paysanne et les infrastructures du pays.
En 1986 à la chute brutale du régime des Duvalier, l’économie est en lambeau, la paysannerie est aux abois. Haïti est terriblement en retard par rapport aux pays voisins, l’état archaïque « Duvaliérien » s’effondre. L’opposition jusqu’ici muselée se déploie anarchiquement, l’armée déjà affaiblit par les 30 ans d’humiliation infligées par les Duvalier ne s’est plus à quel saint se voué. Un environnement chaotique s’ensuivit, des gouvernements provisoires s’alternent et les coups d’état de l’armée reprennent de plus belle. Un mouvement démocratique porteur d’espoir nait, se fraye un chemin et aboutit à l’élection de Jean-Bertrand Aristide en 1990. Entre-temps l’armée qui était revenue au temps des chefs de guerre (pensez aux entres aux Prosper Avril, Jean-Claude Paul, Henri Namphy, Himler  Rébu, Biamby, … et même aux chefs de bandes : Kola chat et Gro Chilè à la solde d’ Henri Namphy) accentuait sa décomposition. Lorsque Jean-Bertrand accéda au pouvoir pour la seconde fois, l’armée (et la police) s’étaient largement auto-discréditées et autodétruites. Aristide acheva de la liquider mais ne tarda pas à asseoir son pouvoir sur les dits comités de vigilance dont les leaders ne tardèrent pas eux-aussi à régresser en chefs de bandes d’abord et en chef de gangs ensuite et ainsi menacer l’intégrité même d’un état privé de corps d’armée. Dans ces circonstances, nonobstant l’occupation d’Haïti par les forces Onusiennes (Minhua puis Minhusta), la nation toute entière aurait pu sombrer dans un chaos dominé par les chefs de bande et les seigneurs de guerre à l’exemple de la Somalie.
Cette communauté internationale qui, pour des raisons d’abord de sécurité régionale et internationale, appréhende l’effondrement annoncée de la société haïtienne, s’est attelée, depuis, à la difficile construction-reconstruction d’un état et d’une nation (state-building, nation-building) qui n’a jamais pris, bien qu’elle soit  elle-même traversée par le doute et non-dépourvue de corruption et de contradiction. Et alors qu’un fragile climat d’apaisement s’était difficilement installé, est brutalement survenu le cataclysme du 12 janvier.
Lorsque je me place dans cette perspective historique, esquissée plus haut, je me rends compte que seul un grand chambardement mobilisant tous les fils de cette nation pourrait redresser la barre. Ce grand chambardement qui permet en un cours laps de temps (5 ans par exemple) de remettre un pays sur les rails ne peut être autre chose qu’une révolution. Dans l’histoire de l’humanité seuls quelques moments exceptionnels ont pu produire de tel résultat ; je peux citer la révolution française de 1789, la bolchévique de 1917, la révolution américaine de 1783…Malheureusement à l’heure où j’écris ces lignes, l’état haïtien est physiquement inexistant, les institutions sont défaites, les masses sont aux abois, l’épidémie de cholera fait rage, l’absence de leadership est cruelle, l’assistanat est la norme, le moral s’effrite et le fatalisme fait place au pessimisme. On aurait pu espérer une relance du dynamisme national à la faveur des élections générales qui sont prévues pour le 29 Novembre, mais rien ne la laisse entrevoir, au contraire. Cependant, même quand cette campagne aurait été l’occasion de mobiliser les gens autour d’un projet crédible (ce qui n’est pas du tout le cas) j’aurais quand-même raison de me demander : mais un Président, pourquoi faire ?

*Post-Disaster Needs Assessment, Rapport d’évaluation des besoins après désastres (PDNA)

 

Sean Penn : Son glorieux combat sans relâche depuis dix mois !

PURE PEOPLE / Mardi 23 Novembre 2010 à 15:57

Sean PennLe 12 janvier 2010, un terrible séisme ravage l’île d’Haïti. Le bilan humain est effrayant : en date du 9 février 2010, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des Communications, confirme un bilan de 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Face à ce drame, le monde entier s’est mobilisé et de nombreuses personnalités sont montées au créneau, accentuant la médiatisation de ce tremblement de terre.
Emissions, concerts caritatifs : de nombreuses manifestations ont été mises en places et les stars se sont montrées très affectées. Près d’un an après le tremblement se distingue toutefois une personnalité parmi elles, une star hollywoodienne qui, par son travail humanitaire qui s’étend sur le long terme, vient d’obtenir son « plus beau rôle« , si l’on reprend les mots de Libération : Sean Penn. Le quotidien français fait état de l’action du comédien. Extraits.
De la rébellion à l’action
Militant de gauche qui a écrit à George W. Bush une lettre ouverte pour dénoncer en 2002 la guerre que les Etats-Unis s’apprêtaient à lancer contre l’Irak et s’est mobilisé après l’ouragan Katrina en 2005 en Louisiane, Sean Penn a fait parler de lui à Haïti. Sauveur, porteur de cartons pleins de vivres et de médicaments, « il a passé six mois sur place à dormir sous une tente et à répondre aux urgences« , indique Libération. Sean Penn n’est pas une star à Haïti, c’est un homme habité par une volonté puissante.
Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que l’acteur américain se rende sur les lieux. Après six jours d’images insoutenables à la télévision, Sean Penn est venu sur place avec une équipe de médecins et des spécialistes de l’humanitaire. Son objectif était de voir l’étendue de la catastrophe mais il a pris des initiatives et a fondé au côté d’une philanthrope et activiste, Diana Jenkins, une ONG, J/P HRO, Jenkins Penn Human Relief Organization. Loin de se limiter à envoyer de l’argent, Sean Penn est impliqué à tous les niveaux : « Voilà maintenant dix mois que Sean Penn a pris la direction de ce camp de 55 000 personnes qui était, en un autre temps, le club de golf de Piétonville, dans la banlieue sud-est de Port-au-Prince », précise Libération.
Longtemps, Sean Penn a traîné derrière lui une image de beau gosse rebelle d’Hollywood, un bagarreur gauchiste en constante révolte. Aujourd’hui et à Haïti, personne ne s’attarde sur sa réputation. « Un acteur américain ? Ah bon, nous on connaît Brad Pitt et Tom Cruise, Sean Penn, on pensait juste que c’était le patron« , déclarent deux adolescents du camp géré par la star. Son engagement total a pu être nourri de sa vie personnelle, lui qui a vécu une douloureuse séparation avec la mère de ses enfants, Robin Wright, comme il le laissait supposer dans une interview pour Vanity Fair. Ou encore l’histoire de son fils Hopper, sauvé miraculeusement d’un accident cérébral après une chute de skateboard.
Une seule priorité : reconstruire
Toutefois, l’acteur n’est pas là pour parler de sa vie et surtout pas de ses états d’âme, il n’a qu’une chose en tête : faire avancer les choses à Haïti. Il montre aux journalistes l’école qu’il a montée très vite, dans les jours qui ont suivi la catastrophe : « Ça permet d’apporter un peu de stabilité à quelques gamins. […] Evidemment, ce n’est pas suffisant, mais on manque de ressources. Il faut qu’on trouve de l’argent. Et puis, il faut aussi préparer le départ des gens du camp pour qu’ils bénéficient d’abris plus pérennes. Autant dire que je suis là pour longtemps… » Le cinéma est donc mis de côté et il a fait le strict minimum pour la promotion du thriller politique Fair Game. Il vient de tourner There Must Be The Place et est attendu de pied ferme dans Tree of Life.
Sean Penn utilise de façon constructive sa colère, dont la source est simple : « Ce n’est pas le tremblement de terre qui tue les gens, c’est la pauvreté. » La situation à Haïti l’insupporte mais il ne se limite pas aux discours emplis de colère contre les promesses non tenues, l’argent promis non versé (sur les 164 millions de dollars attendus après un appel de l’ONU il y a dix jours, seul 6,8 millions de dollars ont été récoltés) : « Lui si hostile à la chose militaire a appris à travailler avec l’armée, qui lui a même décerné une médaille« , explique Libération. « Ici, si tu travailles tout seul, tu n’arrives à rien. Tu peux toujours dire ‘moi je’ mais t’as l’air d’un con. C’est le ‘nous’ qui importe« , explique Sean Penn.
Accomplir des choses à Haïti est un objectif qui prend au coeur pour Sean Penn. C’est pour cela qu’il n’a pu contenir son énervement face aux prétentions électorales du chanteur, ex-Fugees, Wyclef Jean. Ce dernier a souhaité se présenter à l’élection présidentielle et Sean Penn l’a accusé d’être muet et peu présent pour pouvoir accéder à cette fonction. Wyclef a répondu pour sa défense que Sean Penn était certainement trop occupé à sniffer de la cocaïne pour le voir, une argumentation douteuse qui met en lumière l’écart entre les accomplissements de l’acteur et du chanteur.
Le défi est loin d’être terminé pour Sean Penn. « Il faut impliquer les entreprises, créer des emplois. Mais il faut de l’argent et de l’expertise. » Pour lui, les camps sont comme « des châteaux de cartes qui dépendent des dons et de la bonne volonté des individus« . Sean Penn fait aussi face à des critiques et à des épreuves : « Nous sommes l’organisation la plus offensive […]. Mais nous avons été critiqués par de nombreuses ONG parce que soi-disant on se disperse. Pourtant, la seule façon de faire avancer les choses, c’est de travailler comme une pieuvre avec plusieurs bras qui interviennent sur plusieurs fronts en même temps. »
Puis vient le danger du choléra qui a atteint l’île. Selon un dernier bilan des autorités sanitaires haïtiennes, 23 377 personnes ont été hospitalisées et 1 344 sont décédées des suites de la maladie. L’acteur salue le travail des médecins mais se désole face à la situation : « Il existe 700 hôpitaux et cliniques dans le pays. Mais seuls 65 acceptent les malades du choléra, parce que les gens ont peur de la maladie. […] L’une de nos infirmières sur place nous dit que les gens meurent dans la rue comme dans un film d’horreur. »
L’horreur, Sean Penn la voit de près mais il ne détourne pas le regard. « Si nous le voulons vraiment, nous pouvons sauver les Haïtiens« , déclare-t-il avec un optimisme « à l’américaine », digne d’un héros de cinéma… sorti de l’écran.

 

L’ONU exclut tout retrait d’Haïti de son contingent népalais accusé dans l’épidémie de choléra

Déclaration de Tony Banbury, secrétaire général adjoint chargé de la planification, qui croit que la priorité aujourd’hui doit être la réponse à la maladie en vue de stopper sa progression

Radio Kiskeya / lundi 22 novembre 2010

Les Nations Unies ont affirmé lundi qu’elles n’avaient pas l’intention de retirer le contingent népalais de la Mission de stabilisation en Haïti (MINUSTAH), accusé par la population d’avoir provoqué l’épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 1.300 morts et entraîné de violentes manifestations de rue.

« A l’heure actuelle, il n’est pas prévu de les retirer », a fait savoir Tony Banbury, secrétaire général assistant de l’ONU pour la planification, qui répondait à des questions sur l’avenir du bataillon népalais qui compte plus d’un millier de soldats et policiers.

« Le pays souffre, il y a des gens qui meurent. Il est naturel que les haïtiens veuillent connaître la source du choléra », a estimé M. Banbury, étroitement associé à la mission de l’ONU en Haïti depuis le séisme dévastateur de janvier ayant fait quelque 300.000 morts.

« Mais nous ignorons » l’origine de l’épidémie et « les épidémiologistes indiquent qu’il est difficile de la déterminer. Plusieurs experts très professionnels s’orientent dans des directions très différentes », a poursuivi le haut responsable.

Accusés d’avoir propagé le choléra à travers le pays en déversant leurs excréments contaminés dans le fleuve Artibonite (nord), les casques bleus asiatiques, originaires du Népal, un pays où la maladie est à l’état endémique, ont été placés sous protection spéciale depuis les protestations appelant à leur rapatriement immédiat enregistrées la semaine dernière.

Plusieurs personnes ont été tuées et blessées au Cap-Haïtien, théâtre des principales manifestations d’hostilité à la présence militaire onusienne qualifiées par le chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, de « malveillantes » et « criminelles ». Le même mouvement a aussi touché Hinche (centre) et Port-au-Prince.

« Nous devons nous concentrer sur la réponse au choléra, même s’il est important de savoir d’où il vient », a fait remarquer Tony Banbury avant d’ajouter « la crise est vraiment grave et les vrais chiffres des morts sont significativement plus élevés que les chiffres diffusés. Il y a plus de morts que ce que nous savons et davantage de gens contractent la maladie ».

Jouant le rôle de juge et partie dans cette affaire, l’ONU prétend que les tests effectués dans le camp des népalais ont été tous négatifs.

Outre les 1.300 décès enregistrés, plus de 23.000 personnes ont été hospitalisées depuis l’apparition, il y a un mois, de la virulente épidémie.

 

Haïti-Choléra :

 19 détenus décédés et environ 50 autres contaminés

P-au-P, 22 nov. 2010[AlterPresse] — 19 prisonniers ont succombé à l’épidémie de choléra qui affecte Haïti depuis octobre dernier, apprend AlterPresse de source policière.

13 décès ont été enregistrés au Pénitencier national (Port-au-Prince / Ouest), 4 à la prison de Mirebalais, 1 à celle de Hinche (Est), et 1 autre à Saint Marc (Nord), indique à AlterPresse le porte-parole adjoint de la police, Garry Desrosiers.

50 autres détenus sont atteints par le choléra dans ces mêmes régions et reçoivent des soins dans à l’intérieur des centres de détention.

Moins d’une dizaine a du être soignée hors des prisons, selon la même source.

Desrosiers a précisé que le manque de conditions d’assainissement et le surpeuplement des prisons rendent difficile la tache des policiers en vue de faire face à la progression de la maladie.

En ce qui concerne le Pénitencier national, qui compte 1.500 prisonniers soit 30 à 60 par cellule, il représente « un danger » pour les personnes incarcérées, les agents de la police affectés à la prison et le personnel administratif, souligne-t-il.

Des mesures ont été prises en rapport aux visites et à l’alimentation en vue de prévenir la propagation de l’épidémie au sein des prisons.

Les derniers chiffres communiqués par les responsables sanitaires font état de 1.344 décès et 55.000 cas de contamination.

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