L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE : JEUDI 25 NOVEMBRE 2010

25 Nov

Haïti – Épidémie :

 Dernier bilan, 27,933 cas, 1,523 décès, capacité des centres insuffisante
HAITI LIBRE – 25/11/2010 04:46:24

Haïti - Épidémie : Dernier bilan, 27,933 cas, 1,523 décès, capacité des centres insuffisanteLa situation en Haïti est urgente et va aller en empirant dans les semaines à venir. Un mois après les premiers cas de choléra, 24 organisations non gouvernementales (ONG) assurent des services de santé de réponse au choléra dans les Centres de Traitement du Choléra (CTC) et dans les Unités de Traitement du Choléra (UTC). Dans l’ensemble d’Haïti, 36 CTC sont opérationnels avec une capacité de lits totale d’environ 2.830. Ces centres et leur capacité actuelle, ne suffisent pas à répondre aux besoins de la population alors que la flambée s’étend.
Entre le 19 et le 22 novembre, l’OPS/OMS a distribué 87 tonnes de médicaments et de fournitures essentiels, en coordination avec le MSPP et le PAM. Cette opération, qui englobait tous les neuf départements à l’exception de celui de l’Ouest, a reconstitué les stocks de médicaments dans les zones déjà touchées et a positionné des fournitures pour le traitement d’environ 30% des cas potentiels à traiter sur les mois à venir. Cette semaine, des fournitures médicales sont distribuées à 23 hôpitaux et centres de santé dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Les départements les plus affectés en termes de nombres plus élevés de cas et de décès sont : Artibonite, Nord, Nord-Ouest, Ouest (y compris Port-au-Prince) et Nord-Est. Sur les trois derniers jours, les rapports de partenaires en santé dans le département de l’Artibonite indiquent que les zones rurales suivantes en dehors de Gonaïve notent une augmentation de l’activité des cas : Lalomas (Saint Michel), Gros Morne, Cator, Odige, Bayonnais, Marmelade, Platon, ainsi que Bassin et Vieux Cordes. À Petite Rivière de l’Artibonite, les rapports signalent un nombre élevé de cas dans les zones rurales à Perodin (60 cas) et Medor (105 cas avec 22 décès (20.90%)). Dans le Nord, Cap Haïtien a besoin de fournitures et de ressources humaines à cause de son nombre de cas à la hausse. Une augmentation substantielle de cas est signalée à Le Borgne.
Bilan au niveau national :
Le dernier bilan (cumulatif), en date de lundi 22 novembre 2010 et publié hier mercredi 24, par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) fait état de 27,933 cas d’hospitalisation traités depuis le début de l’épidémie soit 2,685 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 20 novembre (+ 10.63 %) et 1,523 décès soit 108 décès supplémentaires (+ 7.63 %).
Port-au-Prince et région métropolitaine :
À Port-au-Prince et la région métropolitaine (Port-au-Prince: Carrefour, Cité Soleil, Delmas, Kenscoff, Pétion-Ville, Port-au-Prince, Tabarre et Croix des Bouquets) il est fait état de 2,866 hospitalisations depuis le premier cas déclaré dans ces zones, soit 776 cas supplémentaires de plus que le dernier bilan du 20 novembre (+ 33.09 %) et 140 décès, soit 45 nouveaux décès supplémentaires (+ 47.36 %)
De nombreux travailleurs humanitaires et officiels des institutions onusiennes de la santé estiment que les chiffres officiels sont sous-estimé, les informations en notre position le confirme. Les victimes dans des communauté isolés sont peu ou pas rapporté pour des raison d’accessibilité [ou politique…]. Tous s’accordent pour dire que le chiffre des morts est sans doute supérieur à 2,000. Les taux de mortalité dans le Nord-Est (18.2 % -0.4 %), le Sud (9.6% – 0.3%) et le Sud-Est (9.1 % – 4.2 %) restent les plus élevé du pays (taux de mortalité incluant les décès en hôpital et dans la communauté). Entre le 19 et 20 novembre (sur 24 heures) 1 personne par minute a été infectée et confirmée comme atteinte du choléra au niveau national durant cette période (- 0.30 %)
Note (1) : Les comparaisons sont faites entre les bilans du 20 et du 22 novembre 2010 (48 heures). Les chiffres officiels, intègrent les données envoyées par les départements à la Direction de l’Épidémiologie et incluent désormais, les cas notifiés par les ONG et la Mission médicale cubaine

 

Haiti-Élections/Reconstruction : La confusion plane

Enquête

Dans le cadre du partenariat médiatique « Ayiti Je Kale »*, dont AlterPresse fait partie

P-au-P., 25 nov. 2010 [Ayiti Je Kale / AlterPresse] — Les Haïtiens ont une expérience électorale qui remonte très loin dans l’histoire du pays, mais c’est seulement à la fin de la dictature des Duvalier en 1986 que le pays est entré dans l’ère des élections modernes. Depuis, Haïti a déjà réalisé plus d’une douzaine d’élections présidentielles, législatives et locales.

D’après le préambule de la Constitution de 1987, Haïti est une démocratie, ce qui implique « le pluralisme idéologique » et « l’alternance politique ».

Parmi les droits et devoirs des citoyens, figurent celui de « voter » lors d’élections libres, honnêtes et démocratiques. C’est à travers les élections que le citoyen peut participer à la vie politique du pays.

Mais, en Haïti comme dans d’autres pays, il semble qu’il y a une confusion entre « élections » et « développement ».

Leyan Dorin, une vendeuse qui fait des allers-retours entre Vallue et Grand Goave (Ouest), a indiqué à « Ayiti Kale Je » que « des élections seraient utiles » parce qu’ « il faut des gens qui puissent apporter des solutions aux problèmes des (centaines de milliers de) sans-abri », suite au séisme dévastateur du 12 janvier.

La confusion chez Dorvin entre « élections » et service social ou « développement » n’est pas étonnant, et se retrouve aussi dans les propos du président René Préval.

« S’il n’y a pas un président élu, légitime, un parlement, une chambre basse, un Senat, à mon départ, s’il n’y a pas d’élections… cela créera de la méfiance et il ne pourra pas y avoir de développement », a-t-il déclaré lors de la visite d’une délégation des Nations Unies à Port-au-Prince en avril.

Préval est correct dans les détails : le mandat de beaucoup de parlementaires a expiré et son propre mandat arrive à terme le 7 février 2011. Cela signifie que, d’après la Constitution de 1987, les élections du 28 novembre sont nécessaires. De plus si elles n’ont pas lieu, il est probable que les bailleurs et créanciers qui ont promis de l’argent au pays se sentent mal à l’aise.

Quelques semaines seulement après le 12 janvier, la communauté internationale a « commencé à appuyer l’idée des élections ». Edmond Mulet, représentant spécial de l’ONU en Haïti, a indiqué qu’elles représentaient « un pas important dans le processus de renforcement de la démocratie et de la réhabilitation de l’Etat ».

Colin Granderson, ancien secrétaire d’Etat de la Communauté Économique de la Caraïbe (CARICOM), a travaillé en Haïti dans les années 90 et est revenu récemment pour diriger une mission d’observation OEA (Organisation des états Américains)-CARICOM ayant pour tâche de garantir des élections crédibles.

Granderson a indiqué à « Ayiti Kale Je » que les élections de 2010 sont extrêmement « importantes », et tout comme Préval, il a souligné la nécessité qu’il y ait un président et un parlement « légitimes » en charge d’assurer la « reconstruction » du pays.

Mais ce que Granderson, Mulet et Préval ont oublié de noter c’est que le pays souffre d’une crise économique et humanitaire qui est antérieure au 12 janvier. En plus aujourd’hui, Haïti est en pleine crise politico-institutionnelle et ce ne sont pas des élections qui vont nécessairement changer la donne.

En janvier dernier, le parlement haïtien a voté une « loi d’urgence » spéciale qui donne les pleins pouvoirs à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, dominée par l’ancien président américain Bill Clinton et des bailleurs internationaux, pour qu’elle « conduise le Plan de relèvement et de développement d’Haïti » jusqu’au mois d’aout 2011.

Selon Robert Faton, professeur à l’Université de Virginie aux Etats-Unis, Haïti a « pratiquement perdu sa souveraineté » à cause de la mise en place de cette Commission qui fonctionne avec un éventail de consultants étrangers, de bailleurs et d’agences internationales.

« De plus il n’est pas clair qu’un parlement élu pourra fonctionner dans une situation dominée par cette commission internationale ».

Cependant selon Nicolas Jean Louis, ancien membre de INITE et transfuge de Fanmi Lavalass, « le mandat du gouvernement actuel va prendre fin, cela signifie qu’il faut le remplacer ». Comme Préval, Jean Louis est convaincu que les élections permettront d’assurer de meilleurs services sociaux.

Quels sont les résultats de 23 ans d’élections jusqu’ici ?

Granderson a admis rapidement que la « transition démocratique » en Haïti n’est pas un succès total. Coup d’Etat, répression, assassinat, exil, instabilité. Il a reconnu également qu’il n’y a pas eu une grande amélioration des conditions sociales et économiques du peuple haïtien.

« Il est clair bien sur que le rendement démocratique est très bas. Cela c’est très clair. Mais malgré tout, je pense qu’on n’a pas jeté l’éponge en Haïti en ce qui concerne la démocratie…Il y a des choses qui changent…Pour moi il y a une évolution en cours ».

Mais quelle évolution ?

« Ayiti Kale Je » a interrogé Anselme Rémy, professeur à l’Université d’Etat d’Haïti, qui s’est dit opposé au point de vue de Colin Granderson.

Rémy qualifie les élections du 28 novembre de « perte de temps, d’argent » et de « compromis anti-national ». Selon lui, le type de démocratie en Haïti est une « démocratie bourgeoise » où c’est l’argent et la classe qui déterminent qui prendra la tête du pouvoir.

« Ces élections sont un exemple typique de compétitions électorales dans un contexte de démocratie bourgeoise. Premièrement il y a une série de règles de qualification, qui définissent clairement le caractère de classe. Par exemple pour être candidat il faut donner en dépôt 500 000 gourdes, soit près de 12 000 dollars américains. C’est une fortune en Haïti ! ».

Le système de financement de campagne par des compagnies ou des banques est déjà très développé aux Etats-Unis. Les candidats au Senat dépensent parfois 50 millions de dollars américains et aux élections de 2008, Barack Obama avait dépensé 740 millions.

Toutefois, pour Remy ce système est « encore plus grossier » que celui qui existe jusqu’à présent en Haïti. [akj apr 25/11/2010 15:00]

………………

* « Ayiti Kale Je » (http://www.ayitikaleje.org/) est une initiative de partenariat médiatique en vue d’assurer des investigations journalistiques sur la reconstruction d’Haïti suite au séisme dévastateur qui a frappé le pays et fait 300.000 morts et autant de blessés.

Le Groupe Médialternatif est un des partenaires de cette initiative, à travers son agence multimédia AlterPresse (http://www.alterpresse.org/), avec la Société pour l’Animation de la Communication Sociale (SAKS – http://www.saks-haiti.org/). Deux réseaux participent également : le Réseau des Femmes Animatrices des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA) et l’Association des Médias Communautaires Haïtiens (AMEKA), qui est composé de stations de radios communautaires à travers le pays.

 

Haïti – Élections :

 Faits alarmants et irrégularités constatés
HAITI LIBRE – 25/11/2010 07:01:39

 Haïti - Élections : Faits alarmants et irrégularités constatésPlusieurs organisations de la Société Civile, engagées dans l’observation du processus électoral et signataires de la présente, se font le devoir de communiquer à l’opinion publique quelques-uns de leurs constats, préoccupations et recommandations, ce, dans le but d’aboutir à la réalisation d’élections crédibles et d’éviter au pays une crise post-électorale.
Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a jusqu’ici, respecté pour l’essentiel, les grandes étapes du processus électoral. Au plan technique, des dispositions sont prises pour la tenue des élections, le 28 novembre 2010. A côté de ces points positifs, les organisations signataires de ce «Rapport préliminaire d’observation électorale», tiennent à révéler leurs inquiétudes et préoccupations quant aux faits alarmants et irrégularités déjà constatés.
Violence et insécurité :
En plusieurs endroits du pays, des cas d’affrontements entre partisans, d’agression de candidats et d’attaques perpétrées à l’encontre de responsables politiques ont été enregistrés. Les villes, théâtre de ces actes barbares sont entre autres, Aquin, Anse d’Hainault, Tiburon, Cayes, Gonaïves, Port-au-Prince, Cité-Soleil, Pétion-ville.
Dans la plupart de ces cas, des candidats proches du Pouvoir en place sont pointés du doigt.
Parallèlement, il se développe au Cap-Haïtien et à Port-au-Prince un inquiétant climat d’insécurité, sur fond de manifestations contre la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), et contre l’actuel Gouvernement.
Dans ces situations, la Police Nationale d’Haïti (PNH) ainsi que l’appareil judiciaire font montre respectivement d’une passivité troublante et d’une complicité évidente vis-à-vis des fauteurs de trouble. De plus, les moyens mis en œuvre dans ces manifestations indiquent qu’il ne s’agit pas de réactions populaires spontanées, mais d’actions commanditées par des secteurs organisés, disposant de ressources importantes.
Les organisations signataires de la présente, se demandent, perplexes, si la finalité de ces troubles, n’est pas de créer un climat d’insécurité et d’intimidation de nature à empêcher une participation massive aux élections.
Elles rappellent que la Police Nationale Haïtienne (PNH) ainsi que l’appareil judiciaire doivent se placer au dessus des partis politiques, protéger le processus électoral, la population et poursuivre les coupables. Etant donné le degré de frustration du peuple haïtien non disposé à accepter des résultats imposés par la violence, la peur et l’intimidation, tout dérapage peut conduire à des débordements incontrôlables.
Irrégularités au niveau du processus électoral :
Jusqu’ici, de sérieux doutes persistent sur la fiabilité de la préparation des listes électorales. A ce sujet, il y a lieu de mentionner quelques faits troublants :
La mise à l’écart par le CEP de l’Office National d’Identification (ONI), dans le processus d’enregistrement des demandes de transfert d’un bureau de vote à un autre, qui normalement est de la compétence de l’ONI ;
La constitution par le CEP, d’une base de données spéciale mise en œuvre par les Centres d’Opération et de Vérification (COV) ;
L’acceptation sans justification, par le CEP, après la date règlementaire, d’une liste spéciale de trente-cinq mille (35,000) électeurs, communiquée par l’ONI ;
La différence de 71,030 électeurs qui existe entre les listes électorales affichées par le CEP et celles de l’Office Nationale d’Identification.
Tous ces faits démontrent que la Loi électorale n’a pas été respectée par le CEP dans la prise des décisions susmentionnées.
Si certains efforts ont été consentis par le CEP dans le domaine de la communication, il n’en reste pas moins vrai que l’organisme électoral n’a pas toujours fait montre de transparence dans la préparation de la liste électorale nationale et des listes électorales partielles afin d’assurer tous les acteurs impliqués dans le processus ainsi que les observateurs, sur la fiabilité des listes présentées. Aussi, les organisations signataires de la présente, formulent-elles toutes leurs réserves par rapport à la régularité de ces listes.
Par ailleurs, ces organisations notent qu’à quelques jours des élections, une opération absolument illégale de remplacement de superviseurs de centres de vote et de membres de bureaux de vote est en cours. Cette opération est dénoncée par différents partis politiques, par certains conseillers électoraux et risque de compromettre le processus électoral, en raison des réactions de colère et de violence qu’elle provoque.
En effet, selon l’article 11 de la Loi électorale, les superviseurs doivent être recrutés sur concours et leur responsabilité principale est de superviser les centres de vote et de distribuer le matériel sensible c’est-à-dire : bulletins de vote, formulaires de procès-verbal etc. Quant aux membres des bureaux de votes, selon l’article 140 de la même loi, ils sont recrutés par tirage au sort sur des listes préalablement fournies par les partis politiques, soixante (60) jours avant le scrutin.
Cette opération de remplacement arbitraire et unilatérale de superviseurs et de membres de bureaux de vote est une violation flagrante de la loi électorale. Elle répond sans nul doute à une logique partisane qui ne peut que décrédibiliser le processus électoral.
Des partis politiques dénoncent également la création sans raison apparente, de nouveaux centres de vote situés en des endroits où ils seront facilement contrôlables par des dirigeants des partis politiques ou toutes autres personnalités qui auraient intérêt à frauder lors du scrutin et influencer ainsi, les résultats du vote.
Recommandations :
Fort de toutes ces considérations, les organisations signataires de la présente
Demandent instamment au Gouvernement, d’assumer ses responsabilités régaliennes telles qu’elles sont fixées par la Constitution Haïtienne de 1987 et les Lois de la République, c’est-à-dire, de garantir la sécurité de toute personne évoluant sur le territoire national et de maintenir la paix publique, avant, pendant et après les élections ;
Recommandent aux candidats, à quelque parti qu’ils appartiennent, de renoncer à la violence ;
Exigent que la Loi électorale soit scrupuleusement respectée à toutes les étapes du processus électoral et en particulier que les superviseurs de centres et les membres des bureaux de vote illégalement nommes soient écartes avant la tenue des élections.
Demandent au CEP d’organiser, dans l’esprit de l’article 26 de la Loi électorale, avant le jour du scrutin, une séance spéciale de vérification du registre électoral, au cours de laquelle des observateurs et des représentants de partis politiques, avec le concours d’experts en informatique, pourraient s’assurer qu’aucun biais n’ait été introduit dans la préparation des listes électorales ;
Enjoignent le CEP à mettre à la disposition des observateurs et des partis politiques le « Manuel de Procédures » du Centre de Tabulation afin de bien informer tous les acteurs des dispositions prévues dans chaque situation et d’éviter une répétition de cette fameuse mise en quarantaine de votes qui a entaché les élections sénatoriales de 2009 ;
Invitent enfin la population à ne pas se laisser intimider par les actes de violence mais à se rendre massivement aux urnes pour accomplir leurs devoirs civiques et défendre leurs droits politiques.
Port-au-Prince, le 23 novembre 2010
Organisations signataires de ce rapport préliminaire :
Conseil d’Observation Electorale (CNO)
Initiative de la Société Civile, (ISC),
Réseau Nationale de Défense des Droits Humains (RNDDH)
Conseil Haïtien des Acteurs non Etatiques (CONHANE)
Centre d’Education, de Recherches et d’Actions en Sciences Sociales et Pénales (CERESS)
Mouvman Fanm Aktif Kafou (MOFKA)

 

RADIO METROPOLE / Jeudi, 25 novembre 2010 09:42

Le nouvel ambassadeur canadien veut intensifier la coopération avec Haïti

Le nouvel ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Henry Paul Normandin, entend œuvrer au renforcement de l’étroite relation entre les peuples et les gouvernements haïtiens et canadiens. Il soutient que le pays, confronté à de nombreux défis, dispose de grandes potentialités.
Je m’inscris dans la continuité, martèle M. Normandin assurant de la poursuite des nombreux programmes en cours. Le diplomate annonce tout de même des ajustements dans la coopération. Ceux ci tiendront compte des priorités du gouvernement haïtiens après la catastrophe du 12 janvier.
Le diplomate canadien parle de l’intensification de la coopération et non d’un changement dramatique. Les champs d’intervention prioritaires de la coopération canadienne sont l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, le développement économique ( micro crédit), la réforme judiciaire et la police.
Interrogé sur le déroulement du processus électoral, M. Normandin a fait remarquer que les élections représentent une opportunité de transition démocratique. Il se réjouit que les débats entre les candidats et les échanges avec les électeurs aient pu se dérouler dans un climat sain. Cependant il déplore les violences qui peuvent nuire à la démocratie et au développement économique.
72 heures avant le scrutin le diplomate canadien invite les électeurs haïtiens à se rendre massivement aux urnes. Il faut saisir cette opportunité lance le diplomate canadien pour qui il est important que la majorité de la population choisisse le prochain gouvernement.

 

Une affiche à Port-au-Prince de six candidats lors de la campagne présidentielle

 

Haïti – Jacmel :

 Importante manifestation contre Joseph Lambert et INITE
HAITI LIBRE – 25/11/2010 08:23:45

Haïti - Jacmel : Importante manifestation contre Joseph Lambert et INITEPlusieurs milliers de citoyens provenant des 10 communes du département du Sud-Est, ont organisé un mouvement de protestation mercredi matin 24 novembre, devant le parquet de Jacmel en vue d’apporter leur soutien à l’Agronome Gerald Mathurin, coordonnateur du CROSE (Coordination Régionale des Organisations du Sud-Est), qui était cité à comparaître par le parquet de Jacmel, suite à une plaintes du sénateur Joseph Lambert. Gerald Mathurin est accusé d’avoir diffamé le sénateur Lambert Joseph, en traitant ce dernier de « Drug dealer ».
Furieux, les manifestants ont lancé des propos hostiles contre le sénateur Joseph Lambert et la Plateforme Présidentielle INITE, « Aba INITE, viv Jeral, Ba nou Gérald Mathurin poun ale ». Des partisans de la Plateforme présidentielle INITE, vêtus de maillots imprimés ont provoqués les manifestants, criant a leur tour : « Joseph Lambert Cocaïne ».
Les agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre de Jacmel (UDMO), ont appréhendé, devant le parquet de Jacmel, un partisan de l’INITE en possession d’une arme blanche, qui agressait des supporteurs de Gérald Mathurin. Ceux-ci ont qualifié cette arrestation de fantaisiste « Cet individus ne va pas être placé en garde à vue, puisque c’est un partisan d’INITE » ont–ils déploré.
L’agronome Gerald Mathurin, en compagnie de son avocat, Maître Aviole Fleuren, du barreau de Port-au-Prince ont du attendre près de 4 heures l’arrivée du sénateur Lambert qui n’est jamais venu. L’affaire a été renvoyé à la huitième. En sortant du parquet de Jacmel, les manifestants ont gagné les rues de la ville, détruisant les affiches et des posters géants du candidat à la présidence Judes Célestin.
Pourquoi le Sénateur Lambert n’a-t-il pas été arrêté, suite aux actes de banditisme dans lequel il a été impliqué dans la nuit du 11 au 12 novembre alors qu’il dirigeait un commando d’hommes armés? http://www.haitilibre.com/article-1653-haiti-elections-un-commando-d-inite-seme-la-terreur-a-jacmel.html bien que des plaintes ont été formellement déposées (PNH, Caricom, Minustah, CEP)…
Comme l’a dit un des manifestants, on n’arrête pas des membres d’INITE.

 

Haïti – Élections :

 La société civile va déployer 6,000 observateurs
HAITI LIBRE – 25/11/2010 09:04:25

Haïti - Élections : La société civile va déployer 6,000 observateursPlusieurs organisations de la société civile, dont le Centre National d’Observation (CNO), le RNDDH, le CONHANE et l’Initiative de la société civile (ISC), se préparent à déployer 6,000 observateurs dans les différents centres de vote. La Société Civile déplore la très grande disparité des moyens financiers des candidats dans cette campagne, en particulier les moyens du candidat du pouvoir (Jude Célestin).
Rosny Desroche, le directeur exécutif de l’ISC, a fait remarquer qu’entre les listes d’électeurs préparées par le CEP et celle de l’Office Nationale d’Identification il existe un écart important très anormal. L’ONI fait état de 4,565,000 électeurs inscrits, alors que le CEP avance le nombre de 4,694,961 soit un écart de 129,961 électeurs (+2.84%).
Edouard Paultre, le coordonateur du CONHANE, dénonce quant à lui, le processus de recrutement des Membres de Bureau de Vote (MBV) et des superviseurs électoraux [partisans d’INITE] en dehors des procédures, et en toute illégalité. Une situation qui risque de compromettre le processus électoral d’après lui.

 

ANGOLA PRESS – 25/11/10 08:14

Haïti: le futur président trouvera « un Etat amputé » dans un pays dévasté

     PORT-AU-PRINCE – Un président qui gouverne sous une tente dans les jardins de son palais en ruines: au-delà du symbole, le vainqueur des élections en Haïti va diriger une administration amputée par le séisme, dans un pays où le taux de chômage déjà élevé devrait encore augmenter en 2010.

    Fierté des Haïtiens et symbole de l’indépendance du premier Etat noir, le « Palais national » inauguré en 1921 a été en partie détruit par le séisme du 12 janvier, qui a fait au moins 250.000 morts. La France avait proposé de le reconstruire quelques jours après la catastrophe.

  Depuis, l’ambassadeur de France, Didier Le Bret, a affirmé que Paris était toujours dans « l’état d’esprit de contribuer à sa reconstruction » mais qu’il ne fallait pas « s’engager dans des investissements qui seraient mal compris par les populations » haïtienne et française. En avril, des bulldozers ont lentement entamé sa démolition. Les services de la présidence ont été relogés dans des préfabriqués et des tentes.

Outre le palais présidentiel, la Cour suprême, le Sénat, l’Assemblée nationale et 90% des ministères ont été détruits. Difficile dans ces conditions de remettre sur pieds le pays le plus pauvre des Amériques, malgré les milliards promis par la communauté internationale, dont la présence la plus visible, celle des Casques bleus de l’ONU, est de plus en plus mal vécue: une partie de la population les accuse d’avoir introduit le choléra.

  Les fonctionnaires eux-mêmes ont payé un lourd tribut au séisme. « Il y a eu beaucoup de morts. Dans bon nombre de cas, il n’y a pas eu d’embauches pour les remplacer », reconnaît le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Joseph Jasmin.

 

Election en Haïti: le favori s’invente un titre d’ingénieur de l’EPFL

Présidentielle | Parmi les 18 candidats à la présidentielle, Jude Célestin, affirme être diplômé de la haute école. Or il n’en est rien.

Dominique Roux | 24h.ch / 25.11.2010 | 00:00

© AFP | Grâce à ses gros moyens, Jude Célestin a fait tapisser les murs des villes avec ses affiches.

«Je suis diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) en génie mécanique. Dans sa catégorie, L’EPFL est l’une des meilleures écoles au monde.»

Flatteuse pour la haute école des bords du Léman, cette phrase est tirée de la présentation de Jude Célestin, l’un des 18 candidats à la présidentielle, dont le premier tour aura lieu dimanche en Haïti. A 48 ans, ce proche du président sortant René Préval (qui ne peut pas se représenter) est l’un des favoris du scrutin.

Dans un pays frappé par le choléra et dont plus de 1 million et demi d’habitants vit encore dans des conditions effroyables, dix mois après le tremblement de terre du 12 janvier, se présenter comme ingénieur serait un magnifique argument électoral. Qui de mieux, en effet, qu’un scientifique – actif ces dernières années à la tête du Centre national d’équipement qui gère l’essentiel des travaux publics en Haïti – qui de mieux, donc, pour diriger le pays et sa reconstruction?

Pas dans la liste

Le problème, c’est que Jude Célestin n’apparaît nulle part dans les registres de l’EPFL. Son porte-parole, Jérôme Grosse, est formel: «La personne en question n’apparaît pas dans la liste des diplômes d’ingénieurs de l’EPFL.» L’institution n’en dira pas plus.

Cependant, à la décharge de Célestin, d’anciens étudiants n’excluent pas qu’il ait pu fréquenter tel ou tel cours en auditeur libre, mais de cursus menant à un diplôme, pas de trace.

Selon nos informations, Jude Célestin, né le 19 juin 1962 à Port-au-Prince, a bénéficié de 1983 à 1986, d’un permis B délivré par les autorités vaudoises, puis d’un visa touriste de 5 jours en 2007. Mais qu’a donc fait le jeune homme durant ces années passées en Suisse?

«Oh, vous savez, c’était un homme à femmes qui aimait faire la fête», raconte un Haïtien de Lausanne qui l’a bien connu à l’époque, mais préfère garder l’anonymat pour ne pas mettre en danger sa famille restée au pays. «Il passait la plupart de son temps à l’Association des travailleurs antillais de Suisse où il aimait faire le DJ», ajoute ce témoin.

Jude Célestin n’a donc pas laissé le souvenir d’un étudiant studieux, dans la communauté haïtienne lausannoise. On y dit aussi qu’il aimait les voitures et que c’est à cause d’elles qu’il a dû quitter la Suisse.

«Il ne payait plus ses assurances ni ses amendes, dit un autre témoin, et un jour il a été pris, par hasard, dans un contrôle de police à la gare de Lausanne.» A-t-il été expulsé, ou a-t-il quitté la Suisse de son plein gré? «On ne peut pas le dire, répond l’Office fédéral des migrations, cela relève de la protection des données.»

Jude Célestin sera-t-il élu à la tête d’Haïti? Selon les observateurs, il a les moyens financiers et les appuis politiques nécessaires. Malgré des démêlés avec le fisc de Floride – où il posséderait plusieurs maisons – il pèserait plusieurs millions de dollars et bénéficie du soutien du parti présidentiel INITE (unité en créole). Cependant, une victoire au premier tour de «l’ingénieur» semble difficile. Réponse dimanche.

 

Haïti – Épidémie :

 Plan stratégique national de la DINEPA
HAITI LIBRE – 25/11/2010 09:51:15

Haïti - Épidémie : Plan stratégique national de la DINEPALa Direction Nationale de l’Eau Potable et d’Assainissement (DINEPA) a présenté mercredi, les grandes lignes d’un plan stratégique national de lutte contre le choléra en Haïti. Ce plan qui sera réalisé sur 14 mois comprend 3 phases : l’urgence, la stabilisation et le renforcement du secteur de l’eau potable en Haïti.
L’ingénieur Gérald Jean-Baptiste, directeur général de la DINEPA, a informé également la  construction d’un site de décharge des excrétas à Croix-des-Bouquets ainsi que la fourniture de 30 camions au Ministère de la Santé pour la gestion des déchets humains.
Eduardo Almeida, l’un des représentants de la Banque Interamericaine de développement (BID), présent lors de cette annonce, a confirmé que son institution, fournira un appui financier, des ressources humaines et logistiques pour soutenir la bonne exécution de ce plan. De plus, la BID aidera au renforcement des capacités du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et de la DINEPA. Cette aide à la DINEPA s’ajoute a celle de l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECI).

 

Haïti – Culture : Concours de fanaux de Noël
HAITI LIBRE – 25/11/2010 09:11:20

Haïti - Culture : Concours de fanaux de NoëlFokal et American Airlines, avec le concours de Voilà, Sogecarte et Valerio Canez organisent un concours de fanaux de Noël sous le thème « Kay pa nou ». Le concours comprendra deux catégories : enfants (de 7 à 16 ans) et adultes (à partir de 16 ans). Les inscriptions, obligatoires pour toute participation au concours, se tiendront les 23, 24, 30 novembre et les 1er, 2 et 3 décembre, de 9:30 à 15:30 au local de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), situé au 143 de l’avenue Christophe. 
Chaque participant ne pourra soumettre qu’une œuvre, représentant une des diverses formes d’architecture typiques de chez nous (maison, église, etc.). Les œuvres devront mesurer moins de 12 pouces par 12 pouces (30,5 centimètres sur 30,5 centimètres) pour les enfants. Les œuvres des adultes ne pourront dépasser 20 pouces par 20 pouces (51 centimètres sur 51 centimètres). Ces œuvres devront être réalisées en bristol et papiers de soie de couleur avec, si besoin, une base en carton. 
Les œuvres devront être déposées à FOKAL du 6 au 10 décembre inclus, entre 9:30 et 15:30 de l’après-midi. Aucune soumission ne sera acceptée au-delà de cette date. Les œuvres primées seront conservées par les organisateurs afin d’être exposées dans différents lieux. Les pièces non primées seront remises aux participants le vendredi 17 décembre. 
Un jury de sept personnes sélectionnera les meilleures pièces et un 1er, 2 et 3 ème prix seront remis dans chaque catégorie. Un prix d’originalité et un prix spécial pour une maison Gingerbread seront décernés en plus de ces premiers prix. Ces prix seront accompagnés de nombreuses primes : billets d’avion, four, téléviseur, téléphones portables avec cartes de recharge et cartes de cadeau offertes par les différents organisateurs et partenaires du concours.

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