L’ESSENTIEL DU SAMEDI 27 NOVEMBRE 2010

27 Nov

Reuters, le 27/11/2010 à 18:53

Fusillade lors d’un meeting la veille des élections haïtiennes

Des coups de feu ont perturbé le dernier rassemblement de campagne en vue des élections présidentielle et législatives de dimanche en Haïti, ajoutant aux tensions qui affectent ce pays en proie au choléra et aux incertitudes politiques.

Pris de panique, des partisans du musicien Michel Martelly se sont enfuis en même temps que le candidat et sa famille lorsque les tirs ont interrompu son meeting vendredi soir aux Cayes, dans le sud du pays, ont rapporté ses agents de campagne et des témoins.

Selon des médias locaux, une personne au moins a été tuée et plusieurs autres ont été blessées dans ces incidents. Un porte-parole de la police a déclaré à Reuters qu’une enquête était en cours, mais sans pouvoir avancer de bilan des victimes.

« Michel était en train de marcher au milieu de la foule immense (…) quand une fusillade à l’arme automatique a été déclenchée contre le cortège« , a déclaré l’épouse de Martelly, Sophia, au journal Le Nouvelliste.

Antonio Sola, collaborateur de « Sweet Micky » Martelly, a déclaré à Reuters que le candidat, qui n’a pas été blessé, avait été conduit en toute hâte jusqu’à sa voiture blindée où il a revêtu un gilet pare-balles.

Le candidat, vedette de la musique de danse Kompa, est l’un des 19 candidats à la présidence. Plusieurs ont des chances de l’emporter mais aucun ne semble en mesure d’atteindre les 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour, ce qui laisse présager qu’un second tour sera nécessaire, le 16 janvier.

Pascal Fletcher, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 

Haïti – Épidémie :

 Fidel Castro annonce l’envoi de renforts médicaux
HAITI LIBRE – 27/11/2010 13:09:06

Haïti - Épidémie : Fidel Castro annonce l’envoi de renforts médicauxL’ex président Fidel Castro, a annoncé que Cuba va augmenter ses ressources humaines médicales déjà présentent en Haïti, afin de lutter contre l’épidémie de choléra, qui a déjà fait près de 2,000 victimes.
« Aujourd’hui la décision a été prise par le Parti et le Gouvernement de renforcer la Brigade Médicale Cubaine en Haïti avec 300 médecins, infirmières et techniciens de la santé supplémentaires, portant à plus de 1,200 nos effectifs » a déclaré Castro dans une réflexion publiée samedi dans la presse cubaine.
L’épidémie de choléra pourrait toucher plus de 400,000 personnes, selon les Nations Unies.
Castro a déclaré « il est important d’éviter que l’épidémie s’étende à d’autres pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, parce que, dans les circonstances actuelles, cela causerait un dommage extraordinaire aux nations de cet hémisphère »
« Il importe de chercher des solutions efficaces et rapides pour lutter contre cette épidémie » a-t-il ajouté.

 

Haïti – Épidémie :

 Frontière fermée, important dispositif militaire dominicain
HAITI LIBRE – 27/11/2010 12:38:21

Haïti - Épidémie : Frontière fermée, important dispositif militaire dominicainL’épidémie de choléra en Haïti, ne cesse de se propager. Les ressources médicales insuffisantes sur le terrain ne sont pas en mesure de contrôler la maladie. Face à cette situation alarmante, la République Dominicaine, qui a décidé de déployer d’important moyens militaires à ses frontières. « Avec le choléra l’on ne peut pas jouer, ni négliger les risques en dépit de toutes les mesures de contrôle des maladies, nous ne sommes pas entièrement blindé face à cette menace » à déclaré un fonctionnaire du gouvernement.
Alors que seulement 4 cas de choléra, ont été confirmés et soignés ces derniers jours, en République dominicaine (sans aucun décès), les autorités ont décidé de fermer la frontière avec Haïti où cette maladie a déjà fait plus de 2,000 morts.
Le Major Général Carlos Alberto Rivera Portes, le Chef de l’armée dominicaine, a déclaré que le renforcement et la fermeture de la frontière pour une durée indéterminée, répondaient aux dispositions adoptées lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi dernier, au Palais National, sous la direction du Président de la République Dominicaine Leonel Fernández ou assistaient, entre autres, les ministres : de la Santé publique, des Forces Armées et les directeurs des Cesfront, migrations et autres institutions.
« Nous devons appliquer la décision du gouvernement, renforcer ou fermer les points les plus vulnérables de la frontière, où peuvent s’infiltrer des haïtiens ou autres étrangers, sains ou malades, nous allons suspendre au besoin, les marchés binationaux, même si cela signifie des pertes économiques importantes pour les deux pays » à fait savoir le chef de l’armée.
Rivera Portes, est arrivé à Dajabón dans la nuit de jeudi à la tête d’un imposant convoi militaire. Un cordon militaire, formé par plus de 1,500 membres de l’armée et des centaines de professionnels et de travailleurs de la santé publique a été déployés dans les zones les plus vulnérables de la frontière avec Haïti pour éviter la propagation du choléra. Ce dispositif pourrait être renforcé au besoin.
Les soldats patrouillent la frontière et sont chargés de différents territoires, depuis Pepillo Salcedo jusqu’à Pedernales en attendant un renfort de 500 hommes supplémentaire pour mettre un terme définitif au trafic illégal de personnes à travers la frontière.
Jeudi matin des dizaines d’haïtiens qui ont essayé de traverser la frontière, ont été capturés par les soldats qui gardaient les sentiers et les routes dans les zones boisées et montagneuse, entre les provinces d’Elias Piña et Dajabón.
Dans plusieurs endroits, a précisé le Major Général, les soldats ont pourchassés et appréhendés des haïtiens qui tentaient de rejoindre Santiago en passant à travers les bois et les fermes de la frontière entre Dajabón et Elías Piña.
L’armée, accompagnée d’agents de l’immigration, effectuent également des contrôles aléatoires dans différentes villes proches de la frontière, et expulsent les personnes sans documents ou les soumettent à des examens médicaux dans les centres désignés par le ministère de la Santé publique.
Les arrestations d’haïtiens en situation irrégulière et la saisie de véhicules utilisés par des dominicains et des haïtiens pour le trafic de personnes, ont considérablement augmenté ces dernières heures, depuis l’intensification des contrôles militaires.
Plusieurs dominicains ont été arrêtés et présentés à la justice.
Le commandant de la troisième brigade, le général Jesus Gomez Frias Milton a précisé que toutes les routes sont surveillés, et que des contrôles aléatoires sont effectués dans les petites collectivités et les zones agricoles afin de détecter les immigrants clandestins.
La Marine de guerre dominicaine patrouille 24/24 dans les baies de Manzanillo à Cabo Rojo pour empêcher l’entrée illégale de personnes par voie maritime.
Le gouvernement haïtien, quant à lui, s’apprête à fermer sa frontière aujourd’hui avec la République dominicaine voisine, 24 heures avant le scrutin. Du côté haïtien, les effectifs militaire de la Minustah, chargés de la surveillance aux frontières, ont été doublés en prévision des troubles pouvant survenir avant, pendant et après les élections de dimanche.

 

Haïti – Séisme :

 Nouvelle station de surveillance sismique
HAITI LIBRE – 27/11/2010 08:52:42

Haïti - Géologie : Nouvelle station de surveillance sismiqueLe gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a aidé à renforcer la capacité du gouvernement d’Haiti à détecter les mouvements sismiques en lui fournissant une station de surveillance composée de cinq sismomètres.
La station de surveillance sismique va contrôler les régions de Port-au-Prince et du Nord, mais un système plus élargi pourrait également couvrir d’autres régions dans le futur. Cet équipement va remplacer l’équipement de surveillance temporaire, que le gouvernement américain avait fourni après le séisme de janvier dernier. Le Bureau de Mines et de l’Énergie recevra également une formation sur les techniques d’utilisation et une assistance logistique pour améliorer la surveillance sismique.
« Au lieu de communiquer les données sur les activités sismiques au gouvernement haïtien, nous lui offrons la capacité de pouvoir faire le travail lui-même», a déclaré Madame Carleene Dei, Directrice de l’USAID en Haiti « C’est ce que nous entendons quand nous parlons de supporter le plan du gouvernement d’Haiti à mieux reconstruire ».

 

Rien de tel que des élections pour changer le mal de place en Haïti

par: Pierre Emmanuel / 27 novembre 2010, 08:14

Dans son ouvrage de littérature haïtienne, Frère Rafaël Berrou invite ceux qui ne connaissent pas Haïti à découvrir un trait particulier de son histoire souvent tragique, où se retrouvent «les rires et les pleurs ainsi que les espoirs d’un peuple sympathique qui chante et danse dans sa misère». Cette phrase tourne en boucle dans ma tête, comme ces images de populations en liesse qu’on voit à la télévision, à l’occasion des dernières journées de la campagne électorale.
Pas plus tard que mardi, j’écrivais dans ces colonnes qu’après les échaufourrées avec les casques bleus, les gens étaient revenus à leur préoccupation première, à savoir l’extension du choléra. Pourtant en quarante-huit heures la priorité est devenue la question électorale. Du moins en apparence.
Malgré certaines réticences, l’impression générale est que tout le monde a embarqué dans la dynamique électorale. En plein coeur des zones catastrophées le 12 janvier, les deux poursuivants de Mirlande Manigat dans les sondages ont fait de véritables démonstrations de force. Jude Célestin avait un hélicoptère et des avions qui déployaient des banderoles aux couleurs de son parti dans le ciel de Port-au-Prince, alors que Michel Martelly animait un véritable parcours de carnaval, de Pétion-ville au Champ de mars, où se trouve l’immense camp de sinistrés.
Les deux envoyés spéciaux de CPAM à Port-au-Prince me racontaient encore hier matin, combien les files d’attente devant les bureaux d’identification étaient interminables. Malgré le fait que 63 unités mobiles aient été créées en plus des 140 bureaux d’enregistrement. Ils ont aussi rapporté l’inquiétude grandissante sur l’existence de faux procès-verbaux et de faux bulletins de vote. Bien pire encore, l’existence de deux listes électorales qui auraient un écart de plus de 71 000 inscrits.
Au moment d’écrire ces lignes, le pays vit les derniers moments d’une campagne électorale relativement mouvementée. La grande mobilisation s’étant concentrée à Port-au-Prince qui représente près de 40% de l’électorat et détermine généralement le gagnant des présidentielles.
Après un séisme, des ouragans à répétition et une épidémie de choléra en pleine extension, le peuple haïtien s ‘est offert ces dernières quarante-huit heures un moment de répit. Une sorte de thérapie collective. Mais, dites vous que les foules en liesse de la campagne ne garantissent pas pour autant une forte participation populaire à ces élections.

 

Londres finance du personnel médical contre le choléra en Haïti

AFP / 27 novembre 2010 13h52

LONDRES – La Grande-Bretagne va financer la mobilisation d’un millier de médecins et d’infirmières pour lutter contre l’épidémie de choléra en Haïti et éviter la propagation de la maladie dans la région, a annoncé samedi le ministère du Développement international.

« Le gouvernement va financer 115 médecins, 920 infirmières et 740 aassistants de la région afin de mettre en place 12 grands centres de traitement contre le choléra et 60 filiales », a indiqué le ministère.

Ces moyens devraient permettre de traiter plusieurs milliers de victimes du choléra au cours des deux prochains mois via un financement de 2 millions de livres à l’Organisation panaméricaine de la santé, précise-t-il dans un communiqué.

Plus de 1.400 personnes ont déjà succombé à la maladie dans le pays et l’ONU a estimé que jusqu’à 400.000 personnes pourraient être infectées par le choléra dans les six prochains mois.

« Malgré des promesses d’aide importantes pour venir en aide à Haïti, il y a des lacunes dangereuse dans la fourniture de matériel médical d’urgence et un manque dramatique de personnel médical, notamment dans le nord du pays », a souligné le ministre au Développement international, Andrew Mitchell.

La Grande-Bretagne va également financer des équipements médicaux, sanitaires et faciliter l’accès à l’eau pour la population via des financements versés à plusieurs ONG.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu a déploré cette semaine la lenteur de la réaction des donateurs et précisé n’avoir reçu que 19,4 millions de dollars sur l’appel de fonds de 164 millions réclamé pour faire face à l’épidémie de choléra en Haïti.

 

Le mystère de Jude Célestin

De tous les candidats à l'élection présidentielle haïtienne,... (Photo: AP)

De tous les candidats à l’élection présidentielle haïtienne, Michel Martelly est celui qui soulève l’engouement le plus enthousiaste. Pourtant, selon les sondages, il n’obtiendrait demain que 14% des intentions de vote et il est peu probable qu’il passe au second tour. Photo: AP

Agnès Gruda / La Presse / 27 novembre 2010

Jeudi midi, à Pétion-ville, le quartier huppé de Port-au-Prince, des partisans du chanteur Michel Martelly se pressent autour du candidat à la présidence dans un brouhaha étourdissant. Certains ont transformé son affiche rose en chapeau, d’autres en cravate.

«Martelly? Wow! Il a beaucoup de rêves pour les jeunes, il peut corriger le désordre créé par les élites», s’exclame un jeune homme.

Appelés à se joindre à une «marche de libération», les partisans de «Sweet Micky» descendent vers le Champ-de-Mars où se tiendra le grand rassemblement pro-Martelly.

En Haïti, toute manifestation se fait au pas de course. Des groupes passent en courant, par vagues, sous le soleil brûlant. Les commerçants qui bordent la route lèvent le pouce sur leur passage. «Il va changer les choses, il y aura de quoi manger, des routes, des hôpitaux, des écoles, des universités!», se réjouit Sabrina Saint-Louis, esthéticienne au salon de beauté Studio Modena.

À l’autre bout de la ville, au Carrefour Aéroport, les partisans de Jude Célestin, qui a l’appui du président sortant René Préval, sont rassemblés eux aussi, en attendant leur candidat. Un avion fait pleuvoir des calendriers aux couleurs du candidat du régime. Sur la scène aménagée au milieu de la place, les haut-parleurs crachent une chanson vaudou. La foule est clairsemée et des filles en t-shirt jaune et vert dansent de façon suggestive. Nadine, Barbara et Muscardy ont entre 16 et 19 ans. Depuis le tremblement de terre, elles vivent dans un camp de déplacés.

«Si nous sommes là, c’est parce qu’on nous a donné ces t-shirts», dit Barbara en toute candeur. «On est ici pour s’amuser, pas pour Célestin. Moi, je préfère Michel Martelly…»

Quand Jude Célestin finit par rejoindre ses troupes, avec trois heures de retard, il promet des routes, des emplois. Un discours de moins de 10 minutes, puis il s’en va. Michel Martelly, lui, tient son auditoire en haleine avec des blagues, des imitations et une charge à fond de train contre l’establishment politique haïtien.

Le contraste entre ces deux événements en dit long sur cette campagne électorale qui s’achève aujourd’hui, alors que plus de quatre millions d’Haïtiens s’apprêtent à élire leur prochain président.

De tous les candidats, Michel Martelly est celui qui soulève l’engouement le plus enthousiaste. Et les fans de Jude Célestin ne courent vraiment pas les rues.

Encore hier, alors que Jude Célestin clôturait sa campagne électorale dans le quartier Carrefour, une passante qui tenait une de ses affiches nous a dit: «Je ne vais pas vous mentir, moi c’est Martelly.»

Dans les camps de déplacés, dans les quartiers populaires ou à l’université, le nom de Jude Célestin suscite des sourires ironiques. Et c’est sans grand enthousiasme que ses supporters affirment qu’une fois président, leur candidat apportera «du changement» et des emplois.

Inconnu il y a six mois, le poulain du président Préval se classe pourtant deuxième, derrière la favorite Mirlande Manigat, à qui le plus récent sondage accorde 36% des intentions de vote, contre 20% à Jude Célestin et 14% à Michel Martelly.

Jude Célestin a donc de bonnes chances de survivre au premier tour du scrutin de demain. Et même de remporter le second tour, le 16 janvier, au hasard des ralliements des candidats défaits. Et des tours de passe-passe électoraux qui, comme on s’y attend, risquent d’influer sur le résultat du vote.

L’ingénieur Don Juan

À 48 ans, Jude Célestin a une image sulfureuse. On lui attribue un passé de playboy, qui aurait eu 13 enfants de huit femmes différentes, et qui serait le concubin de la propre fille de René Préval.

«Nous n’avons jamais pu confirmer ces rumeurs», dit le rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, Frantz Duval.

Sur le plan professionnel, Jude Célestin s’est fait connaître en dirigeant le Centre national des équipements, une agence responsable de la construction de routes à laquelle on reproche quelques accrocs aux règles d’attribution de contrats.

Jude Célestin se présente comme un ingénieur qui a obtenu son diplôme de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Mais le journal suisse 24 heures n’a trouvé aucune trace de son passage dans les registres de cette institution.

Le candidat du parti INITE (Unité, en créole) fuit littéralement les médias. Il a refusé systématiquement toutes les demandes d’entrevues. En revanche, son portrait est omniprésent. D’immenses panneaux publicitaires à son effigie surplombent la capitale. Et son avion tourne de façon insistante au-dessus de la capitale.

«Les gens ne connaissent toujours pas vraiment ses idées, mais ils connaissent sa photo», résume Frantz Duval.

 

L’UNICEF a un besoin urgent d’infirmières et d’infirmiers francophones autorisés pour lutter contre l’épidémie de choléra en Haïti

MONTRÉAL, le 27 nov. /CNW Telbec/ – UNICEF Canada adresse une demande urgente de personnel infirmier autorisé francophone dans l’ensemble du Canada pour se rendre immédiatement en Haïti afin de travailler auprès du personnel de l’UNICEF sur place, qui lutte déjà contre l’épidémie de choléra. Dans cette situation de crise, les enfants, qui représentent plus de la moitié de la population du pays, sont les plus vulnérables.

L’UNICEF expédie actuellement des fournitures additionnelles et déploie davantage de personnel sur le terrain, mais le manque de partenaires et de ressources humaines, notamment de personnel médical dans un système de santé débordé, constitue un obstacle sérieux aux efforts déployés pour endiguer l’épidémie et réduire la mortalité.

UNICEF Canada communique directement avec la communauté médicale canadienne pour obtenir son aide et continue de recueillir des précisions auprès d’UNICEF Haïti concernant les besoins spécifiques.

Pour obtenir de plus amples renseignements, les infirmières et infirmiers autorisés qui souhaitent travailler en Haïti doivent consulter le site www.unicef.ca.

 

Haïti : agir contre le choléra dès les premiers symptômes

Plusieurs semaines après la découverte du choléra en Artibonite, la maladie prend de l’ampleur. Les dix départements que compte Haïti sont aujourd’hui tous affectés. Le bureau de l’Unicef en Haïti met tout en œuvre pour prévenir la maladie.

UNICEF / Friday 26 November 2010

Haïti : agir contre le choléra dès les premiers symptômes

Dans les quartiers vulnérables, comme ici à Cité l’Eternel, les bonnes pratiques de l’hygiène sont affichées.

Avec près de 30000 cas de choléra déclarés dans les hôpitaux et 1603 décès recensés, d’après les autorités haïtiennes, l’épidémie de choléra est loin d’arriver à sa fin. Désormais, ce sont surtout les quartiers surpeuplés qui préoccupent les acteurs humanitaires.  La promiscuité, le manque d’eau potable multiplie les risques de propagation de la maladie au moment où  l’épidémie se répand comme une trainée de poudre à travers tout le pays . C’est notamment le cas à Port-au-Prince, la capitale. L’Unicef a déjà distribué des tentes pour dix centres de traitement du choléra autour de la ville et les approvisionne en sachets de sels de réhydratation . 

Dans le même temps, ces centres de traitement sont prêts à faire face à de nouveaux cas, comme le dispensaire de Gheskio. C’est là qu’a été pris en charge le fils de Fabiula Deballe. « Nous l’avons emmené ici en moto-taxi, on s’est immédiatement occupé de lui et le médecin m’a dit qu’il allait s’en sortir », raconte cette jeune maman soulagée. Actuellement, le dispensaire de Gheskio dispose d’une quarantaine de lits. Mais d’après le Docteur Margarethe Colepodre, cela ne va pas suffire : « De la façon dont  évolue  l a situation , je pense que nous  devons rapidement  augmenter le nombre de lits » s’inquiète t -elle.

La maladie peut être évitée et soignée

Le dispensaire jouxte la Cité l’Eternel, un des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince est doté de peu d’infrastructures et  quasiment pas  d’assainissement. Ici, les lieux souffrent d’une surpopulation évidente. Et depuis l’arrivée des sinistrés du 12 janvier, les installations se sont davantage dégradées. 

Face à cette situation, l’Unicef et ses partenaires ont apposé des affiches et diffusé par mégaphone des informations sur la prévention du choléra, dans les quartiers touchés. « La principale information est que le choléra est évitable et curable, » dit Mireille Tribie, chargée de Santé à l’Unicef. « Une fois que le malade a été diagnostiqué, le choléra est traité ». À présent, la plupart de la population de la Cité l’Éternel prend son eau à des points publics où l’Unicef et ses partenaires distribuent gratuitement des comprimés chlorés pour la purification de l’eau.

D’après certaines estimations, le pic de l’épidémie pourrait avoir lieu, au plus tard, à la fin du mois de décembre. Dans le même temps, certaines régions comme l’Artibonite, où l’épidémie s’était initialement déclarée, le nombre de nouveaux cas au quotidien a tendance à baisser ces jours-ci. Mais il faut rester très prudent avec ces estimations, car on ne peut pas savoir si le pic de l’épidémie aura lieu à une échelle localisée ou à une échelle nationale.

 

Haïti-Elections

Passe d’armes entre Manigat et le duo Martelly-Céant

Cible privilégiée de ses deux rivaux, la candidate du RDNP les accuse de véhiculer de fausses rumeurs sur une prétendue « alliance » avec Préval

Radio Kiskeya / vendredi 26 novembre 2010

Deux des principaux candidats aux présidentielles de dimanche, Mirlande Hyppolite Manigat (RDNP) et Michel Martelly (Repons Peyizan) ont croisé l’épée à distance vendredi, la première rejetant catégoriquement des accusations personnelles du second auxquelles a été également associé un troisième concurrent, Jean Henry Céant (Renmen Ayiti).

« J’accuse deux candidats à la présidence, Jean-Henry Céant et Michel Martelly, de véhiculer à mon sujet des rumeurs faisant croire que j’aurais reçu de l’argent du Président Préval », a lancé lors d’une conférence de presse Mirlande Manigat qui souligne que la prétendue somme est passée, en quelques jours, de 8 à 18 millions de dollars. Soit plus que la moitié du budget général des élections qui se chiffre à 29 millions.

« On ne devient pas immorale à 70 ans », a soutenu la dirigeante démocrate-chrétienne en parodiant une journaliste avant d’attribuer aussi à MM. Céant et Martelly (3e et 4e dans les intentions de vote) d’autres méchantes rumeurs sur un « accord secret » qu’elle aurait scellé avec l’actuel chef de l’Etat ou son poulain, Jude Célestin.

Un peu plus tôt dans la journée, Michel Martelly s’en était pris une fois de plus à Mme Manigat à qui elle reproche d’avoir « reçu de Préval un véhicule blindé et de l’argent » à l’issue d’une rencontre.

Tout en reconnaissant les qualifications académiques de sa rivale, une constitutionnaliste et universitaire qui fait autorité, le candidat de Repons Peyizan lui a rappelé qu’elle n’avait pas le « monopole du savoir ».

Me Jean Henry Céant a été le premier à déclencher la polémique en accusant la secrétaire générale du RDNP d’être la « candidate du pouvoir » et en affirmant qu’il n’y aurait pas de « nouvelle percée louverturienne tragique ». Allusion à l’élection controversée en 1988 de l’époux de la compétitrice, Leslie Manigat, à la suite du massacre des électeurs, lors de la première tentative d’élections démocratiques en Haïti, le 29 novembre 1987.

Mercredi, après avoir accusé sa rivale du RDNP de “complicité politique” avec René Préval, Michel Martelly s’était vu taxer, à son tour, “d’immoralité” pour les années de grivoiserie ayant marqué sa carrière artistique.

Le chanteur de Compas, devenu tout récemment leader politique sous la bannière de la plateforme Repons Peyizan, avait revendiqué la première place dans les enquêtes d’opinion et dénoncé une alliance entre le Président René Préval et Mme Manigat dont l’objectif serait un partage du pouvoir à partir de la création d’un “mouvement populaire”.

“Préval et Mme Manigat ne font que perdre leur temps, car, je vais gagner”, avait-il martelé sous les applaudissements nourris de plusieurs dizaines de partisans.

Un sondage réalisé par le gouvernement lui accorderait la victoire aux présidentielles, avait ajouté « Sweet Micky » en accusant le pouvoir de chercher à lui mettre des bâtons dans les roues.

Dans la foulée, le candidat, arrivé en troisième position derrière Mirlande Manigat et Jude Célestin dans la dernière enquête d’opinion du BRIDES publiée mercredi, avait rejeté sur le candidat officiel la responsabilité de “violences incontrôlées” enregistrées dans plusieurs points du pays, à la veille des élections.

Peu après la diffusion sur nos ondes de ces déclarations, le chef de campagne de Mme Manigat, Dr Gérard Evans Beaubrun, avait, dans une réplique cinglante, catégoriquement démenti les allégations de Martelly relatives au supposé “pacte secret” entre la responsable du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes et le Président sortant.

Reprenant une intervention faite la veille, M. Beaubrun avait dépeint René Préval comme le responsable par excellence du recul économique et social et de la désinstitutionnalisation ayant caractérisé la gestion du pays au cours de ces 20 dernières années. Comme alternative à ce modèle d’échec politique, il promet une gouvernance de “rupture” sous le leadership de Mme Manigat.

Le dirigeant du RDNP a aussi dénoncé les excentricités passées de M. Martelly, un homme qu’il qualifie “d’immoral” qui n’hésistait pas, jusqu’à tout récemment, à se montrer sur ses chars de carnaval en “jupe et petite culotte”.

Outre des attaques et accusations mutuelles de plus en plus fielleuses, les candidats les plus en vue ont préparé psychologiquement leurs partisans à revendiquer la victoire.

L’enjeu du scrutin de dimanche concerne non seulement la succession du Président Préval, mais aussi le renouvellement d’un tiers du Sénat (19 sièges) et de la Chambre basse (99 sièges).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :