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29 Nov

Incident à la frontière, au moins 5 haïtiens blessés par balle
HAITI LIBRE – 29/11/2010 17:59:57

Haïti - Insécurité : Incident à la frontière, au moins 5 haïtiens blessés par balleAu moins cinq Haïtiens ont été blessés par balles aujourd’hui, à Dajabon, lors de violents affrontements avec d’une part, des membres de la sécurité à la frontière dominicaine (CESFRONT), et d’autre part avec les soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti (Minsustah), selon des médecins et des autorités haïtiennes.
La confrontation a commencé lorsqu’un groupe d’haïtiens en colère, a attaqué avec des pierres, des bâtons et des armes blanche, des membres du (Cesfront) en République Dominicaine, ils accusaient ces derniers d’avoir saisie une cargaison d’ail, qui aurait été supposément introduite en contrebande sur le territoire dominicain, par un homme d’affaires haïtien.
Selon le Cesfront, les haïtiens ont attaqué les bureaux des douanes dominicaine à Dajabon, brûlé un camion transportant du ciment et détruit les pares-brise de nombreux véhicules. Au cours de ces affrontements, Junior Floresta, un haïtien de 19 ans a été touché d’une balle à la poitrine tiré par un soldat dominicain. Le blessé à été transporté à l’Hôpital de Santiago pour y recevoir des soins.
En Haïti, les manifestants ont causé des dommages à un véhicule de la Minustah dans la ville de Ouanaminthe, à la frontière avec la République dominicaine. En raison des protestations violentes en Haïti, les casques bleus ont évacué le personnel du consulat dominicain de la ville, menacé d’attentat d’après des sources militaires.
Plus tard dans la journée, des manifestants ont attaqué les forces de la Minustah en Haïti, un affrontement qui a fait au moins 4 blessés par balle chez les manifestants. Les blessés ont été pris en charge à l’hôpital public de Ouanaminthe et Fort-Liberté en Haïti. Les médecins et des militants des droits de l’homme ont confirmés les faits.
Une commission de fonctionnaires et de haut responsables militaires a ouvert une enquête sur les incidents côté dominicain.

 

Haïti-Cholera : 1721 décès et plus de 75 000 personnes contaminées

P-au-P, 29 nov. 2010 [AlterPresse] — 1721 décès et 75 888 cas de contamination, c’est le dernier bilan de l’épidémie de cholera qui frappe Haiti depuis la mi-octobre.

Le Ministère de la Santé Publique et de la Population indique que 33 485 personnes ont été hospitalisées, selon ce bilan.

Toujours aucun décès dans les Nippes, et les autorités n’ont enregistré aucun décès communautaire dans la Grand Anse et dans le Sud-Est.

Le taux de mortalité général qui au début était de plus de 4% est maintenant en dessous de 3%.

Alors que la préoccupation concernant l’origine de la maladie ne s’est pas dissipée, un éminent expert français, Renaud Piarroux, a confirmé que le cholera était bel et bien « importé » en Haiti.

La souche présente dans le pays avait déjà été identifiée comme semblable à celle présente en Asie.

 

L’épidémie de choléra en Haïti importée, selon un épidémiologiste réputé

De Deborah PASMANTIER (AFP) – LUNDI 29 NOVEMBRE 2010

Photo 1 sur 3

                   

Des soignants prennent en charge le corps d »une victime du choléra à l’extérieur de Port-au-Prince, le 27 novembre 2010

PARIS — L’épidémie de choléra en Haïti a été importée, la souche ne pouvant provenir ni de l’environnement ni des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier, a déclaré à l’AFP le professeur français Renaud Piarroux, épidémiologiste de retour d’une mission pour le gouvernement haïtien.

Le Pf Piarroux, spécialiste du choléra revenu dimanche d’une mission de trois semaines en Haïti à la demande du ministère haïtien de la Santé et de l’ambassade de France est formel : l’épidémie « n’est pas liée au séisme, elle ne provient pas non plus d’une souche environnementale ».

« Cela a commencé dans le centre du pays. Pas au bord de la mer ni dans les camps de sinistrés (où vivent 1,3 million de personnes). L?épidémie ne peut donc être d’origine locale. C’est-à-dire que c’est importé », explique ce chef de service dans un hôpital de Marseille (sud de la France).

Selon des responsables haïtiens, les premiers cas sont apparus mi-octobre sur les bords d?un affluent du fleuve de l’Artibonite, à proximité de la base des Casques bleus népalais de la Mission de l’ONU en Haïti (Minustah) à Mirebalais (centre).

Ces derniers ont été accusés par une partie de la population d’avoir importé la maladie qui a fait plus de 1.721 morts.

Le docteur français Gérard Chevallier, qui a travaillé avec le professeur Piarroux, a récemment estimé que « la probabilité épidémiologique est élevée ».

Des accusations démenties par la Minustah qui a indiqué que les tests réalisés dans les latrines et eaux du camp népalais étaient « négatifs ».

« L’épidémie a explosé sur un mode extrêmement violent le 19 octobre avec plusieurs milliers de cas et plusieurs centaines de morts en quelques jours après que de très nombreuses personnes ont bu l’eau du fleuve dans le delta de l’Artibonite. On n’a jamais vu ça en termes de rapidité de démarrage depuis l?épidémie autour de Goma (ex-Zaïre) en 1994 », poursuit le professeur Piarroux.

La bactérie se transmet généralement d’homme à homme. Elle peut aussi se transmettre par de l’eau « mais normalement avant d’arriver à toucher plusieurs milliers de personnes, il se passe des semaines ou des mois. Là, on parle de jours », poursuit l’épidémiologiste qui a fait de nombreuses missions sur le choléra en Afrique.

L’épidémie a aussi connu « une vitesse de diffusion exceptionnelle car les gens ont fui et amené en quelques jours le choléra dans de nombreuses communes à la périphérie de l’Artibonite ». Elle va continuer à s’étendre, mais avec une vitesse de propagation bien moins rapide notamment dans le sud du pays, selon M. Piarroux.

A ce stade, « à peu près la moitié des communes du pays sont touchées plus ou moins fortement », selon les constatations faites par le professeur sur le terrain. « On en est à plus de 70.000 cas, on peut facilement imaginer qu’on atteigne les 200.000. Mais il n’y aura pas des dizaines de milliers de morts ni de pic majeur ».

Plusieurs zones restent très vulnérables en particulier dans les montagnes situées au nord de la plaine de l’Artibonite. « Ce sont des zones rurales avec des villages isolés où il y a peu d’accès aux soins et où l?eau potable manque. Par endroits, on compte déjà plus d’un mort pour 1.000 habitants ».

La situation est également très tendue dans certaines zones urbaines, telles que le faubourg de Cité Soleil à Port-au-Prince et la ville de Cap-Haïtien (nord).

Le professeur, qui remettra un rapport au ministère français des Affaires étrangères, estime que l’accès aux soins et leur qualité sont « bons » avec une létalité autour de 1% dans la plupart des structures d’accueil.

Il estime également que la récente mise en place avec les Haïtiens d’un système permettant de recueillir les informations sur le choléra dans chaque commune, avec un délai de deux ou trois jours, devrait permettre de mieux cibler la prise en charge des malades.

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