L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – MERCREDI 1 DECEMBRE 2010

1 Déc

« Je serai présidente », déclare Myrlande Manigat

P-au-P., 1 déc. 2010 [AlterPresse] — La candidate à la présidence Myrlande Manigat s’est proclamée ce 1er décembre vainqueur des élections du 28 novembre en Haïti.

« Je sais et vous vous savez que je serai présidente du pays », parce que telle est, selon elle, la volonté du peuple.

Manigat s’est exprimée ainsi lors d’une conférence de presse, 72 heures après le scrutin présidentiel et législatif, entaché d’irrégularités et de fraudes.

« Plusieurs résultats circulent, des manœuvres son en cours », déclare la candidate du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP).

Elle lance un « avertissement » à ceux qui voudraient détourner le vote de dimanche dernier et demande « le respect de la volonté du peuple haïtien ».

Sans les identifier, Manigat accuse ses concurrents d’avoir mis en place des opérations frauduleuses pour l’empêcher de remporter les élections.

La candidate du RDNP a admis avoir demandé, dimanche, l’annulation des élections pour fraude massive, mais, a-t-elle dit, l’autorité électorale n’a pas accédé à cette demande.

Myrlande Manigat a participé à l’événement baptisé « pacte de Karibe » par les médias, et qui a vu 12 candidats affirmer solennellement dans un document leur souhait que le scrutin du 28 novembre soit annulé par le Conseil Electoral Provisoire (CEP).

Manigat affirme 72 heures plus tard qu’elle n’a rien eu à voir avec le dit document. Elle indique toutefois que c’est elle qui a proposé l’idée d’ « annulation », le document initial réclamant un « report ».

« J’avais demandé l’annulation du vote cependant je suis encore candidate à la présidence », a-t-elle souligné, ajoutant que « seul le CEP a l’autorité d’annuler les élections. Je le lui ai demandé mais il ne l’a pas fait. Alors le processus se poursuit ».

La cheffe du RDNP indique qu’elle va continuer à demander l’annulation des élections là où il y a eu des irrégularités et la garantie que celles-ci ne se répéteront pas au second tour.

Par ailleurs, Myrlande Manigat se dit prête à dialoguer avec les autres candidats dans la course.

 

Haïti-Cholera : 90.000 cas de contamination, dont 1817 morts

P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] — L’épidémie de cholera a fait 1817 morts, dont 66 nouveaux décès, selon le site du Ministère de la Santé Publique et de la Population(MSPP) qui a présenté un bilan actualisé de l’épidémie.

En un mois et demi, près de 90 000 personnes ont été contaminées, ce qui laisse craindre le scenario de 200 000 cas dans les prochains mois, tel que pressenti par les spécialistes.

36 207 personnes ont pu être admises à l’hôpital. Mais les Nippes où la maladie n’est apparue que tardivement, n’a pas enregistré de décès jusqu’ici, alors que l’Artibonite approche des 40 500 cas de contamination.

Les données du ministère demeurent incomplètes pour la Grand Anse, le Nord et le Sud.

Pourtant des alertes émanent sans cesse de ces deux dernières régions décrivent notamment dans la presse une situation d’extrême urgence découlant du cholera.

 

Fidel Castro critique les candidats
HAITI LIBRE – 01/12/2010 14:02:50

Haïti - Élections : Fidel Castro critique les candidatsL’ancien dirigeant cubain de 84 ans, Fidel Castro, qui a laissé le pouvoir à son frère Raul, pour des raison de santé, a appelé mercredi, dans la presse locale, à lutter et à vaincre l’épidémie de choléra en Haïti.
Il a souligné que si le choléra n’est pas vaincu en Haïti, il pourrait devenir endémique dans ce pays, et menacer d’une façon permanente les Caraïbes, l’Amérique Latine et d’autres pays du tiers monde. « Notre pays, en ce moment est engagé dans une bataille contre le choléra en Haïti » a déclaré le leader cubain.
Rappelons que plus de 1,200 cubains, médecins et infirmières luttent, aux côtés des américains, contre l’épidémie et que près de 27,000 personnes atteinte par la maladie, ont été soignées par ses équipes.
Au sujet des élections, le leader communiste cubain, s’est dit inquiet des informations publiées dans la presse internationale, relatant la généralisation de la violence en Haïti après les élections. Il a reproché indirectement, aux candidats à la présidence, leur manque de responsabilité « ce sont les candidats eux-mêmes, qui appellent les gens à manifester dans les rues », tandis que le pays est en pleine crise sanitaire, soulignant, « avec de telles actions, il est impossible de vaincre l’épidémie ».

 

Le point au centre de traitement
HAITI LIBRE – 01/12/2010 10:53:43

Haïti - Élections : Le point au centre de traitementMardi à midi, quelque 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) avaient déjà été reçus au centre de traitement (tabulation) ou quelque 600 personnes travaillent depuis lundi matin. Plus de 60% de ces 15,000 PV ont été traité, a confirmé hier, Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre. Il a dit espérer, recevoir l’ensemble des procès-verbaux dressés, d’ici mercredi.
M. Gauthier a fait savoir qu’il existait 6 exemplaires de chaque procès-verbal. « un pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP ».
M. Gauthier a indiqué que « les résultats partiels qui circulent à Port-au-Prince », ne proviennent pas du centre de traitement, mais sont dû à l’existence des six exemplaires de chaque PV et à des comptages parallèles plus ou moins précis, fait par des partis ou candidats.
Le plus sage est d’attendre la proclamation des résultats officiels le 7 décembre, conformément à la loi électorale. Ensuite commencera la période de contestations, par les candidats, et le 20 décembre les résultats définitif seront publiés.

 

Le coup de maître de Michel Martelly

par: Pierre Emmanuel / METRO MONTREAL / 01 décembre 2010, 15:26

  Archives Métro

Le spectacle scandaleux, auquel nous avons eu droit durant la journée électorale en Haïti, est loin d’être terminé. Les manifestations, déclarations et revirements des acteurs nous donneront certainement l’occasion d’assister à de plus «amusants» scénarios que celui, médiocre, de dimanche. Du moins, je l’espère.
J’éviterai dans l’immédiat d’aborder les détails de cet échec annoncé, en attendant que des informations essentielles sur le taux réel de participation et l’ampleur des irrégularités viennent éclairer certains angles obscurs de ce qui est présenté par le candidat à la présidence Leslie Voltaire comme «la plus importante des catastrophes».
Ceci étant dit, permettez que je revienne sur le temps fort de la journée, quand les deux tiers des candidats ont, dans un geste qualifié d’historique, demandé l’annulation des élections. Ce communiqué de douze présidentiables a été aussi surprenant qu’inespéré, puisque la veille encore certains étaient à couteaux tirés . De fait, cette coalition n’aura duré que le temps de l’annoncer. En soirée, Mirlande Manigat prend ses distances avec le groupe, alors que Michel Martelly fixera les limites de ce «geste spontané» le lendemain matin.
Déçus les autres candidats dénonceront le fait que les deux qui ont foutu le camp étaient ceux-là mêmes qui réclamaient le plus fortement l’annulation du vote. Jean Henry Céant révèlera que l’initiative venait de Michel Martelly, répondant ainsi à la question qui nous permettra de mettre le mouvement en contexte.
Ainsi des informations, glanées ici et là, permettent de mieux lire dans le jeu de Michel Martelly qui a tenté un coup de maître. Et, il l’avait presque réussi, en poussant tous ses collègues candidats à se retirer du processus et en se positionnant à la tête de ce qui se dessinait comme une grosse vague de contestation populaire. La manifestation improvisée est dans ce même ordre d’idées. Malheureusement ce bain de foule mettra la puce à l’oreille de Mirlande Manigat  et motivera son revirement en soirée.
L’idée de la manifestation était l’ultime geste de couronnement d’une journée fructueuse pour Martelly. Il a réussi à faire monter sur son char improvisé son alter ego Wyclef Jean qui refusait de soutenir un quelconque candidat et Charles Henry Baker qui s’est toujours montré, en privé, insulté par la présence de «Sweet Micky» dans la course présidentielle. C’était la cerise sur le gâteau.
Ceux qui croyaient que Michel Martelly prenait son saut en politique pour une partie de plaisir doivent se raviser. Nous assistons peut-être au retour d’une certaine droite populiste haïtienne.

 

INITE se dit victime d’un coup d’état électoral raté !
HAITI LIBRE – 01/12/2010 09:25:04

Haïti - Élections : INITE se dit victime d’un coup d'état électoral raté !La plateforme au pouvoir « INITE » a démenti mardi, quelques heures après les déclaration du Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme, avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence Jude Célestin.
INITE accuse la presse d’avoir fait « des interprétations contraire aux propos tenus par le Sénateur Lambert » et précise que « les procès verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat, Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour ».
Mentionnons que d’après Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre de tabulation, mardi à midi, environ 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) attendus avaient été reçus. Sur ces 15,000 PV, plus de 60% ont déjà été traités. « La plupart de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince » a précisé Alain Gauthier.
Le Sénateur Joseph Lambert, considère que la position commune des candidats réclamant l’annulation des élections « est une manipulation ratée c’est un coup d’état électoral raté » dont INITE serait la victime…
Déclarations du Sénateur, ayant donnés lieu a diverses « interprétations » :
« C’est le vérité des urnes, qui déterminera bien sûr les prochains élus que ce soit au niveau présidentiel au niveau législative. […] Nous sommes en démocratie, la démocratie ne va pas sans conflit mais ce n’est pas pour autant une guerre, ce qui doit faire la différence ce sont les idées et les projets. Nous sommes en démocratie, nous sommes pour l’alternance démocratique du pouvoir. Si l’on rate les élections au niveau présidentiel on va à l’opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections mais nous sommes en démocratie, nous sommes des démocrates convaincu. Mais nous n’en sommes pas encore là »
Le Sénateur Lambert a indiqué qu’INITE avait « déjà en sa possession 4 sénateurs et 23 députés élus ». Une information partisane qu’il faut prendre avec les réserves d’usage, en attendant les résultats préliminaires officiels.
Tout comme des propos attribués au Sénateur Lambert, qui circulent aujourd’hui, ou il aurait déclaré que Jude Célestin était en tête dans la plupart des départements suivit de Mirlande Manigat…. et que « la défaite n’est pas une option »…
En s’en tenant aux seuls faits rapportés officiellement, et non aux rumeurs accusant le parti INITE, et d’autres faits impliquant le Sénateur Lambert et sa réputation en particulier, il va s’en dire qu’il est difficile d’imaginer un seul instant INITE en victime et encore moins d’apporter une quelconque crédibilité aux propos d’un Sénateur dont l’implication dans des actes de violence à Jacmel ont fait l’objet de plusieurs plaintes officielles, juste avant les élections

 

« Inite » déclare être en bonne position pour remporter le scrutin, mais n’écarte pas l’hypothèse d’une défaite

P-au-P., 01 déc. 2010 [AlterPresse] —- Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur national du parti au pouvoir, « Inite », a déclare que son parti pourrait gagner dès le premier tour les élections présidentielles et législatives organisées dimanche dernier en Haïti ou se rendre au second tour, sans toutefois écarter, par principe, une défaite.

« Nous gagnerons les élections, ou bien nous irons au second tour », a t-il déclaré à AlterPresse, tout en admettant que si, par hypothèse, son parti perdait les élections législatives et présidentielles, il devrait passer à l’ « opposition » ou entrer dans « une cohabitation » avec le parti victorieux.

« Quand on va aux élections, on gagne ou on perd », a t-il indiqué. « Si nous perdons, nous passons à l’opposition ou entrons dans une cohabitation », a t-il ajouté.

Il a admis ainsi que « perdre entre dans l’ordre des choses possibles », mais « comment peut-on déjà parler de défaite, quand nous sommes en train de collecter les procès verbaux », s’interrroge-t-il.

Lambert affirme que les procès verbaux dont dispose la direction de « Inite » démontrent, une « large avance » du parti.

Lambert a soutenu que « Inite » se trouve en bonne position dans la plupart des dix départements du pays, alors que, dans l’Ouest et le Nord-ouest, d’autres candidats à la Présidence sont mieux positionnés.

Il précise que son parti est sûr, pour l’instant, de remporter au moins 24 des 99 sièges de député et 5 des 11 postes de sénateur à pourvoir.

Par ailleurs, lors d’une conférence de presse, Lambert a critiqué la dizaine de candidats qui demande l’annulation des élections considérées comme frauduleuses.

Douze candidats ont sollicité initialement l’annulation, mais lundi, l’ex-première dame Myrlande Manigat a fait savoir qu’elle a de bonnes chances d’aller au deuxième tour et nié avoir appuyé cette demande. Elle a affirmé qu’elle est toujours dans la course électorale, alors que le candidat Michel Martelly a demandé que le processus continue.

Lambert a accusé les candidats qui sollicitent l’annulation du scrutin de « manipulation abjecte de l’opinion publique ».

Selon lui, ces candidats ont réalisé une manœuvre politique sous la forme d’un « coup d’État électoral », en appelant la population à gagner les rues, ce qui est contraire à la loi électorale.

La plate-forme « Inite » a appelé ces candidats à reprendre le chemin de la démocratie et invité ses partisans à rester sereins et à garder leur « calme » en attendant que le Conseil Électoral Provisoire (CEP) proclame les résultats des élections.

Lambert a reconnu des « faiblesses et des erreurs techniques » qui ont affecté les élections du 28 novembre, principalement dans le département de l’Ouest.

Quant aux autres candidats qui ont demandé l’annulation des élections, ils ont critiqué l’attitude de Martelly et de Manigat.

Entre temps, des centaines de sympathisants de certains candidats ont manifesté dans quelques régions du pays pour proclamer la victoire de divers postulants aux élections présidentielles.

 

Fraudes, Charles Henri Baker reste ferme
HAITI LIBRE – 01/12/2010 08:34:08

Haïti - Élections : Fraudes, Charles Henri Baker reste fermeUn mouvement planifié de fraudes à grande échelle a poussé 15 des 18 candidats à la présidence à exiger, dimanche, l’annulation du scrutin. Devant la presse locales et internationale nombreuse, 12 candidats, signataires d’une déclarations commune, ont dénoncé « le détournement du processus électoral dans tout le pays » par le « régime corrompu du président Préval » et réclamé un nouveau scrutin « Nous avons récupéré des données enregistrées qui prouvent des fraudes organisées à haut niveau » à déclaré Mirlande Manigat.
Suite à cette déclaration commune, Charles Henri Baker confirme sa position et celle de son parti « RESPÉ »

  • Considérant qu’après avoir déployé plus de 11,000 mandataires dans les bureaux de vote, le parti politique RESPÈ s’est vu nier l’accès au vote initial et à l’observation dans plus de 80% des bureaux ;
  • Considérant le fait que la plupart des partis politiques, sauf celui du pouvoir, se sont vus nier l’accès de leur mandataires à différents degrés ;
  • Considérant le fait qu’un nombre important de citoyens et citoyennes n’ont pas pu voter en raison d’une confusion massive causée d’abord par des déplacements de votants par rapport à leur centre de vote respectif, et aussi par des disparités entre les listes de votants et les listes d’émargement ;
  • Considérant qu’à travers le pays des groupes armés sont entrés systématiquement pour enlever des urnes dans les centres où il était clair que, de par les positions prises par la population, le vote ne leur serait pas favorable ;
  • Considérant qu’à la faveur de nomination de superviseurs dans des centres clés et à la faveur de l’exclusion des mandataires ; des bourrages systématiques des urnes ont été effectués dans de nombreux centres à travers le pays ;
  • Considérant que le parti politique RESPÈ a documenté, devant juge de paix, de multiples irrégularités dans des méga-centres comme le Lycée Pétion, le Lycée Toussaint Louverture et d’autres, y compris l’arrestation d’un membre d’INITE en train de bourrer les urnes au centre de vote Sylvio Cator ;
  • Considérant que le parti RESPÈ a notifié formellement le CEP de ces irrégularités et de sa demande d’annulation des élections du 28 Novembre 2010 ;
  • Considérant que de multiples organismes nationaux et internationaux ont constaté que cette journée était « une mascarade électorale » et une journée électorale désastreuse ;

A la lumière de ces considérants, le parti politique RESPÈ confirme par la voix de son président, M. Charles Henri Baker, sa position que le 28 Novembre 2010, le peuple Haïtien n’a pas pu exprimer librement et sereinement sa voix, son droit civique et que les votes exprimés n’ont pas été respectés selon les procédures de la loi électorale.
En conséquence, nous supportons la position initiale de tous les candidats réunis à l’hôtel Karibe, que les élections doivent être annulées. Même s’il y aurait des défections à cette position de principe, nous maintenons que ces élections sont inacceptables.
Charles Henri Baker
Président du Parti RESPE

 

Le comptage des voix avance

P-au-P, 01 déc. 2010 [AlterPresse] — Les opérations de comptage des voix se poursuivent 72 heures après la tenue des élections législatives et présidentielles du 28 novembre, entachées de fraudes, d’irrégularités et émaillées de violence.

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), chargée du transport des matériels de vote, annonce à AlterPresse que selon son plan tout le matériel « devrait être à Port-au-Prince ce mercredi 1er décembre ».

De son coté, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) affirme ne pas avoir encore reçu les données en provenance de ce centre. Et aucune information sur le pourcentage de participation au scrutin du 28 novembre n’est communiquée.

Une centaine de personnes sont engagées dans cette tâche, selon ce qu’a constaté AlterPresse lors d’une visite au Centre de Tabulation, situé dans un parc industriel de la périphérie nord de la capitale.

Un seul observateur international portant une veste de l’Organisation des ’Etats Américains (OEA), a pu être remarqué sur place. Les employés interrogés, affirment qu’aucun autre observateur ne s’est présenté de la matinée.

Dans la vaste salle, où les machines d’une usine de sous-traitance avaient du être alignées auparavant, les employés du CEP, en veste rouge, assis devant des ordinateurs, s’occupent de la saisie des données.

D’autres en veste bleu sont assis ou font des va et vient avec des lots de procès verbaux sous le bras, sous le regard des agents de la MINUSTAH, affectés à la sécurité, et des membres civils de la mission.

 

Un chanteur ou une femme en route pour la fonction suprême ?

Un chanteur ou une femme en route pour la fonction suprême ?

Après le premier tour de l’élection présidentielle haïtienne qui n’a pas encore livré son verdict définitif, deux candidats figure de favoris. Portraits de Michel Martelly et Mirlande Manigat, qui espèrent succéder à René Préval.

Par FRANCE 24 / 01-12-2010

Deux jours après le premier tour de l’élection présidentielle en Haïti, le parti au pouvoir a admis qu’il pourrait avoir perdu le scrutin. Les deux favoris, Mirlande Manigat et Michel Martelly, croient  de plus en plus en leur chance de succéder au président René Préval. Alors qu’ils avaient dans un premier temps exigé l’annulation des élections en raison de fraudes, à l’instar d’une dizaine des dix-huit candidats, ils se sont finalement ralliés lundi au processus électoral.

Portraits de ces deux candidats avant le second tour de la présidentielle, prévu le 16 janvier.

Mirlande Manigat : une ancienne Première dame bientôt première présidente ?

Mirlande Manigat lors du premier tour de la présidentielle, le 28 novembre.

« Son chignon strict, elle le porte depuis des années. Ses verres larges lui collent au visage comme une seconde peau. Madame la professeure Mirlande Hyppolite Manigat est si sérieuse, si concentrée, si réfléchie que l’on s’étonne de l’entendre partir dans un rire, un vrai et grand rire. » C’est ainsi que le quotidien haïtien « Le Nouvelliste » décrit Mirlande Manigat.

« Je suis toujours dans la course, j’ai de bonnes chances de remporter l’élection », a déclaré lundi la candidate à la présidentielle du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP). Professeure d’université, constitutionnaliste, intellectuelle et figure phare de l’opposition, Mirlande Manigat espère, à 70 ans, devenir la première femme à occuper la plus haute fonction de l’État.

Si elle n’a rien d’une insurgée, elle prône aujourd’hui une « rupture » avec le système politique haïtien. « Je ne veux pas d’une rupture violente ou brutale, mais il doit y avoir du changement, a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire américain « Time ». Nous ne pouvons plus abandonner autant de millions d’Haïtiens ».

Mirlande Manigat a fait de la lutte contre les inégalités sociales, par le biais de l’éducation, son cheval de bataille. Elle se dit particulièrement préoccupée par les jeunes : « Notre jeunesse est en train de se gaspiller », écrit-elle sur le site du RDNP.

Si elle est élue, elle affirme que sa priorité sera la lutte contre le choléra et le sort de ceux qui vivent toujours dans les camps de déplacés, après le séisme de janvier dernier. « Mais à Haïti, tout est une priorité : la santé, l’éducation, l’eau, la construction des routes, affirme-t-elle au magazine français « Témoignage chrétien ». Je n’envisage donc pas de faire redécoller le pays avant dix ou quinze ans. »

Pour reconstruire le pays, Mirlande Manigat compte sur la collaboration des Haïtiens installés à l’étranger et réclame que soit supprimée l’interdiction de la double nationalité. « J’ai répété et écrit, je ne sais combien de fois, que le ‘malade Haïti’ avait besoin de soins intensifs et que nous devrions faire appel à nos « médecins » de l’extérieur », assène-t-elle. 

Mère d’une fille et grand-mère de trois petits-enfants installés au Togo, l’itinéraire de Mirlande Maginat reste indissociable de celui de son mari, Leslie François Manigat.

Elle le rencontre à Paris, où elle étudie les sciences politiques à la Sorbonne. Lui est alors professeur, exilé en France après avoir été déchu de ses droits civils et politiques par le gouvernement du dictateur François Duvalier. Le couple se marie en 1970 à Paris, avant de s’installer à Trinidad puis au Venezuela, où ils fondent le RDNP. 

A la chute de François Duvalier, les Manigat rentrent à Haïti et Leslie est élu président en 1988. Mirlande, Première dame, est alors sénatrice. Quatre mois plus tard, un coup d’État les pousse de nouveau à l’exil, cette fois en Suisse et aux Etats-Unis. De retour en 1990, Leslie Manigat est largement battu par l’actuel chef de l’Etat René Préval lors de la présidentielle de 2006. Mirlande devient à cette date secrétaire générale du RDNP, dont elle tient depuis les rênes.

Née à Miragoâne le 3 novembre 1940, Mirlande est élevée par un officier de l’armée d’Haïti, qui finira colonel, dans une famille de cinq enfants. Catholique, elle se dit fanatique de la télévision et des romans policiers, « avec un faible pour Agatha Christie », mais avoue ne pas trop connaître la musique des jeunes… « J’ai de la sympathie pour Sweet Micky [son opposant, lire ci-dessous] quand il ne dit pas trop de bêtises », déclare-elle.

Michel Martelly, de chanteur à président ?

Si la candidature du rappeur Wyclef Jean n’a pas été validée, le chanteur Michel Martelly (à droite) est l’un des 18 candidats à la présidentielle.

« Michel Martelly, un nouveau début ». Ce slogan, inscrit par le candidat à la présidentielle Michel Martelly sur son site internet, s’applique-t-il à lui-même ou à son pays ? Aux deux, sans doute. Car à 49 ans, Michel Jospeh Martelly fait bien figure de petit nouveau en politique. Lui-même se décrit d’ailleurs comme un agent du changement social plus que comme un politicien.

Si Michel Martelly découvre la scène politique haïtienne, il fait partie de la vie publique depuis vingt-deux ans. Le chanteur populaire « Sweet Micky », roi de la musique konpa, n’a pas hésité à parcourir des dizaines de kilomètres à pied pendant la campagne pour aller à la rencontre des électeurs, drainant derrière lui des milliers de sympathisants. Le tout dans une ambiance festive : « Sweet Micky » amuse, chante, danse. Michel Martelly se présente comme le seul candidat capable de rassembler parce qu’il a toujours « vécu avec le peuple, main dans la main ». « Cela ne sera pas facile, mais avoir un leader en qui le peuple a confiance sera déjà d’une grande aide », affirme-t-il sur son site.

S’il vit aujourd’hui entre les quartiers riches de Pietonville et la Floride, il reste le symbole de la classe moyenne haïtienne, étant né dans la région populaire de Carrefour, à Port-au-Prince.

L’un des clips du chanteur « Sweet Micky » (2000)

En campagne, Michel Martelly n’a eu de cesse de dénoncer la corruption du pays. « En Haïti, la corruption est légale. On vit de corruption. On est corrompu du plus haut au plus bas niveau. Il faut changer tout cela et responsabiliser l’État. Il faudra changer nos mentalités en tant qu’Haïtiens », a-t-il répété. Il a aussi promis l’éducation gratuite, sans toutefois détailler comment il financerait une telle mesure.

Dans un programme ambitieux, il assure vouloir en premier lieu répondre aux « besoins de base des Haïtiens » et notamment au problème du logement, alors qu’ils sont encore près d’un million à dormir sous des tentes. Il entend également mettre en place un plan de développement économique et prévoit de promouvoir le tourisme ou de développer l’agriculture.

« L’audace, une détermination sans faille, l’innovation et une discipline rigoureuse seront la base de toutes nos actions », écrit-il.

Marié et père de quatre enfants, Michel Martelly a fondé avec sa femme la « Fondation Rose et blanche », en septembre 2008. Ladite fondation distribue nourriture et jouets aux plus démunis. Le slogan de cette association ? « Haïti est trop riche pour être pauvre ! »

Alors que certains observateurs mettent en doute la capacité de Michel Martelly à gouverner s’il était élu, lui répond qu’il s’entourera d’experts et n’entend pas diriger seul. Si sa candidature a pu au départ avoir l’effet d’une blague, son score au premier tour de la présidentielle semble prouver que le peuple l’a bien prise au sérieux.

 

Haïti /Droits humains : Évolution “catastrophique” de la violence faite aux femmes depuis le séisme de janvier 2010, selon la Sofa

P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] — La violence à l’égard des femmes a évolué de manière catastrophique depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, indique le 10e rapport-bilan de la Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa) don’t a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Cette augmentation n’est pas sans lien avec le séisme, signale le rapport, qui prend en compte le cas de 718 femmes et filles victimes ayant été reçues cette année dans les centres “Douvanjou” (Ouest, Sud-Est, Artibonite et Grande Anse / Sud-Ouest),de la Sofa.

« Un nombre important de femmes, d’adolescentes, de petites filles » vivent dans des camps, « un contexte de promiscuité sans pareille » qui augmente « leur vulnérabilité aux agressions de toutes sortes, particulièrement celles dirigées contre leurs sexes », explique l’organisation dans une lettre adressée le 25 novembre dernier aux autorités.

107, parmi les 718 victimes, vivent dans des camps de la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince. Elles ont, pour la plupart, subi des viols, des coups et blessures, ou des voies de faits.

« Les déclarations de ces 718 femmes/filles nous rappellent que cette violence, qui constitue une grave violation des droits des femmes, est la cause de nombreuses souffrances chez les femmes, affecte leur vie, leur bien-être, quand elle ne cause pas leur mort », souligne la lettre.

La Sofa se dit « préoccupée » du fait qu’en dépit de 24 ans de lutte des organisations féministes, l’Etat n’a toujours pas pris des mesures pour éliminer la violence de genre et que la société continue de la banaliser.

« L’élimination de la violence faite aux femmes doit être au nombre des priorités de l’Etat, comme l’exigent tout problème, qui affecte l’intégrité humaine, et également les conventions et accords signés par les gouvernements, ratifiés par le Parlement haïtien », réaffirme l’organisation.

 

Eventuelle défaite aux présidentielles : INITE souffle le chaud et le froid

Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme au pouvoir, revient sur une déclaration qui laissait entrevoir que INITE serait sur le point de concéder la victoire et évoque un « coup d’état électoral raté » contre son parti qui aurait raflé de nombreux sièges au Parlement

Radio Kiskeya / mardi 30 novembre 2010

La plateforme au pouvoir INITE a démenti mardi avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence, Jude Célestin, quelques heures après que le Sénateur Joseph Lambert avait affirmé que le parti officiel pourrait passer à l’opposition ou entrer dans une cohabitation avec le parti vainqueur des présidentielles.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le coordonnateur général de INITE a indiqué que ses dirigeants sont des démocrates qui croient en l’alternance politique et a dénoncé un « coup d’état électoral raté » qui visait sa formation.

« Nous sommes pour l’alternance démocratique. Si on rate les élections au niveau présidentiel, on va à l’opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections », a déclaré le Sénateur Lambert qui s’est empressé d’ajouter qu’on en est pas encore là.

Affirmant que la plateforme voulait qu’un Président élu remplace le chef de l’Etat sortant, René Préval, le parlementaire en a profité pour dénoncer une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers des « informations farfelues » véhiculées, dit-il, sur les noms des candidats susceptibles d’aller au deuxième tour.

Dans une note de presse, INITE, qui attribue à des agences de presse des « informations et interprétations contraires » aux propos tenus, soutient que les procès-verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat « Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour ».

Toutefois, en réponse à une question lors de sa conférence de presse, le dirigeant politique a révélé que la plateforme présidentielle se préparait à exercer des recours contre les résultats préliminaires des élections dont la publication devrait intervenir à partir du 7 décembre.

Interrogé sur l’extrême discrétion de Jude Célestin, invisible depuis les élections très controversées de dimanche, le coordonnateur général précise qu’il est « chez lui, serein, attendant le verdict des urnes ».

Joseph Lambert, pour qui son camp disposerait déjà de trois ou quatre sièges au Sénat et de 23 à la chambre des Députés, appelle les partisans de INITE à garder leur calme et à éviter les provocations.

Parlant d’un scrutin présidentiel et législatif « globalement réussi », il a toutefois déploré des irrégularités ou faiblesses de la machine électorale notamment dans le département de l’ouest.

Le deuxième Sénateur du sud-est a aussi fait état d’un ensemble d’attaques violentes perpétrées au cours de la journée électorale de dimanche contre les représentants de la plateforme présidentielle. Il n’hésite pas à accuser Jean-Robert Bossé, candidat à la députation de l’Alternative dans la circonscription d’Aquin (sud), d’être le commanditaire de l’assassinat de trois militants de INITE qui auraient été tués dans un autobus.

Enfin, M. Lambert n’était pas en mesure de chiffrer le budget de campagne de la plateforme dont la puissante machine de propagande a orchestré un véritable déferlement de spots publicitaires dans les médias et l’affichage surmultiplié de photos dans toutes les villes du pays.

45% des procès-verbaux ont été acheminés au centre de tabulation où le processus de dépouillement du scrutin a commencé depuis lundi, selon les responsables du Conseil électoral qui annoncent déjà des mesures correctives en vue du second tour.

Marquées par des irrégularités en cascade et des interventions violentes de présumés partisans zélés du pouvoir dans divers centres de vote, les élections ont plongé Haïti dans une nouvelle impasse laissant les acteurs politiques divisés sur la suite des événements face à un CEP de plus en plus discrédité.

 

Nouvelles manifestations à St-Marc où un premier mort a été enregistré

La MINUSTAH repousse une fois de plus plusieurs miliers de protestataires déterminés à obtenir l’annulation du scrutin de dimanche et le départ des casques bleus

Radio Kiskeya / mardi 30 novembre 2010

Les agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont fait usage mardi de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient pour la troisième journée consécutive à St-Marc (Artibonite, nord), dans le cadre d’un mouvement de protestation contre les élections ayant déjà fait 1 mort et une vingtaine de blessés.

Incommodés par les grenades lacrymogènes lancées contre les positions des manifestants, des habitants du quartier de Pivert ont du abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs.

Un enfant de douze ans, qui avait reçu lundi une balle à la tête, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas.

Les manifestants, favorables pour la plupart à la candidate à la présidence Mirlande Manigat, réclament depuis dimanche l’annulation des élections jugées frauduleuses et le retrait des casques bleus.

Les soldats brésiliens déployés à St-Marc ont beau employer la manière forte, ils n’ont pu faire plier jusqu’ici les protestataires engagés dans une véritable intifada.

Dans la commune proche de Grande Saline, plus d’une dizaine de maisons et un véhicule ont été incendiés, à l’occasion de ce même mouvement.

Aux Gonaïves, de nombreux manifestants conduits par le Sénateur Youri Latortue ont encore gagné les rues mardi pour proclamer ce qu’ils considèrent comme la victoire de Mme Manigat aux élections.

Un peu plus tôt, les partisans de Jean Henry Céant, un des rivaux de la candidate du RDNP, avaient manifesté dans la Cité de l’indépendance en vue d’exiger l’annulation pure et simple du scrutin.

Depuis dimanche, de violentes protestations anti-gouvernermentales ont secoué plusieurs villes d’Haïti suites aux tournures dramatiques prises par la journée électorale.

 

Préval dépeint comme un « caméléon » par les américains, révèle Wikileaks

Une vision machiavélique du pouvoir et un ego surdimensionné caractérisent le chef de l’Etat haïtien en fin de mandat, observe Washington, selon le site spécialisé qui vient de publier des tonnes de documents secrets sur la politique américaine au niveau mondial

Radio Kiskeya / mardi 30 novembre 2010

Le site américain Wikileaks, spécialisé dans la diffusion d’informations secrètes sur la politique et les affaires à l’échelle planétaire dans une perspective militante et de défense des droits, a mis en ligne mardi des révélations relatives à la façon dont Washington perçoit le Président haïtien, René Préval, qualifié de « caméléon » en raison des éléments déroutants de sa personnalité et de ses pratiques politiques.

Citant un mémo intitulé « Déconstruire Préval », rédigé par des diplomates américains accrédités à Port-au-Prince ayant suivi les dix années de pouvoir du chef de l’Etat, Wikileaks souligne qu’en dépit de ses contradictions, les Etats-Unis considèrent le personnage comme « l’homme indispensable d’Haïti ».

« La relation avec lui est un défi qui peut être frustrant et parfois gratifiant », poursuit le mémo qui attribue les problèmes de la gestion politique de Préval à sa « vision du monde, sa personnalité et son style de leadership renfermé », sans oublier un « caractère de caméléon ».

Mettant en exergue ses tendances autocratiques, l’analyse soutient qu’il arrive rarement au chef de l’Etat, « têtu et soupçonneux », d’accepter les « opinions divergentes ».

« Personnalité discrète et complexe, le président partage peu. Son cercle rapproché a beaucoup rétréci ces deux dernières années (…), selon les mêmes observations qui parlent d’un « isolement notable » de René Préval.

Et les fuites obtenues par Wikileaks de poursuivre que le dirigeant haïtien demeure « sceptique sur les engagements de la communauté internationale » et serait essentiellement un « nationaliste ». Celui qui se montre « méfiant à l’égard des intentions des étrangers » est également « convaincu que personne ne comprend Haïti aussi bien que lui ».

Préval, c’est aussi le vide politique. « Tantôt déterminé, tantôt distrait, il est souvent réticent à utiliser les leviers du pouvoir », indique le mémo qui, en guise de conclusion, déplore la prise en charge de ce « vide politique » par « ceux qui ne pensent pas nécessairement aux intérêts de la nation » haïtienne.

Wikileaks, dont le texte a été repris par le quotidien français Le Monde, rappelle que les Etats-Unis, le Brésil et la France avaient contribué à l’accession au pouvoir en 2006, pour un deuxième et dernier mandat, de M. Préval. Devenu impopulaire, celui-ci a été sévèrement critiqué pour ses hésitations et son attitude désinvolte vis-à-vis de la population au lendemain du séisme dévastateur de janvier, à l’origine d’environ 300.000 morts.

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