L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – JEUDI 2 DEC. 2010

2 Déc

Manifestation anti-élections à Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 02/12/2010 15:37:14

Haïti - Social : Manifestation anti-élections à Port-au-PrinceSuite à l’appel à manifester, lancé par les candidats Leslie Voltaire et Charles Henri Baker (entre autres du groupe), pour demander l’annulation des élections, plusieurs centaines de personnes ont défilé aujourd’hui dans les rues de la Capitale haïtienne Port-au-Prince. La manifestation qui a débutée Place de la Constitution s’est terminée devant les bureaux du Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Parmi les manifestants, encadrés par la Police National Haïtienne (PNH), se trouvaient certains des 15 candidats à la présidentielle, BAKER Charles Henri du Regwoupman sitwayen pou espwa (Respè), CÉANT Jean Henry de Renmen Ayiti, JEUNE Léon J. de Konbit Liberation Ekonomik (KLE) et ALEXIS Jacques Édouard de Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), qui se sont dits dimanche, victimes de fraudes au profit du candidat d’INITE, (Jude Célestin). Les manifestants criaient des slogans «Arrêtez Préval» ou « Annulez les élections », et brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire, entre autres : « Aba eleksyon machoket » ou « Aba KEP».
Après la manifestation, des barricades enflammées ont été érigées sur la Route de Delmas, des véhicules de l’ONU ont été la cible de jets de pierres.
Une nouvelle manifestation est prévue ce dimanche, 5 Décembre.

 

Plusieurs milliers de manifestants réclament l’annulation du scrutin

P-au-P, 2 déc. 2010 [AlterPresse] — Plusieurs milliers de personnes ont pris part ce jeudi à une manifestation convoquée par une dizaine de candidats à la présidence pour réclamer l’annulation des élections du 28 novembre, entachées d’irrégularités.

Les manifestants accompagnés de bandes de rara et d’un char musical sont parvenus en début d’après midi devant le bâtiment abritant le Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Delmas (secteur nord) où ils ont défait les barrages installés par les forces de l’ordre.

Partis du Champ de Mars (centre de la capitale), les manifestants, portant des petits drapeaux aux couleurs nationales (bleu et rouge), ont traversé la ville en scandant « Prison pour (le président René) Préval et Liberté pour le peuple ».

Les agents de la police nationale ont pris position devant l’entrée du bâtiment pour éviter toute intrusion à l’intérieur du périmètre occupé par les bureaux de l’institution électorale.

Plusieurs candidats à la présidence dont Jean Henry Céant (Renmen Haiti), Léon Jeune (KLE), Garaudy Laguerre (WOZO), Jacques Edouard Alexis (MPH) et Charles Henri Baker (RESPE) ont été remarqués dans la foule.

L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis a fait savoir à la presse que si le scrutin n’est pas annulé « le pays sera ingouvernable ».

Charles Henri Baker (Respe) a proposé, pour sa part, de nouvelles élections dans trois mois.

« Il n’y a pas eu d’élections, on n’a fait qu’usurper le vote du peuple », a-t-il critiqué. « Il n’y a pas eu de premier tour, il ne peut donc pas y avoir de second tour ».

Baker a également ajouté qu’il ne faut pas être surpris « si samedi on annonce que c’est Jude Celestin (INITE, parti au pouvoir) qui remporte les élections ».

 

Tension à Delmas après une manifestation anti-CEP

P-au-P, 2 déc. 2010 [AlterPresse] — La situation était tendue en milieu d’après-midi de ce 2 décembre sur l’artère principale de Delmas (secteur nord) où des individus ont dressé des barricades de pierres et de pneus enflammés, suite à une manifestation contre les élections du 28 novembre.

Les chefs de file de ce mouvement ont demandé à leurs sympathisants de rentrer chez eux annonçant une autre manifestation dimanche 5 décembre.

Cependant, la tension ne s’est pas relâchée à Delmas. Des véhicules de l’Organisation des Nations Unies (Onu) ont été la cible de jets de pierre.

La circulation automobile est demeurée paralysée, alors que les auteurs de ces actes continuaient de lancer des slogans en faveur de l’annulation des élections.

Des milliers de personnes avaient défilé dans le secteur, un peu plus tôt, dans la zone où se situent des bureaux du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

A l’appel d’une dizaine de candidats à la présidence et de certains partis politiques, les manifestants ont réclamé l’annulation des élections, considérées comme frauduleuses.

 

Haïti: 12 personnes lynchées en lien avec le choléra

Clarens Renois / Agence France-Presse / le 02 décembre 2010 à 14h54

Selon les autorités sanitaires haïtiennes, la région de... (Photo: AP)

Selon les autorités sanitaires haïtiennes, la région de Grand’Anse, située à quelque 300 km de Port-au-Prince, est la moins touchée par l’épidémie qui a fait depuis la mi-octobre 1 817 morts dans le pays. Photo: AP

Au moins 12 personnes ont été lynchées au cours des derniers jours dans le sud-ouest d’Haïti en lien avec l’épidémie de choléra, tandis que plusieurs centaines de personnes défilaient dans la capitale Port-au-Prince pour réclamer l’annulation des élections de dimanche.

«Une douzaine de personnes accusées d’avoir importé le choléra dans la région jusque-là épargnée ont été tuées à coups de machette, de pierres et les corps ont été brûlés dans la rue», a indiqué un inspecteur de la police locale haïtienne contacté par téléphone par l’AFP.

«Le premier cas de lynchage remonte à la semaine dernière et depuis nous avons des cas tous les jours et aussi des tentatives qui échouent», a précisé Kesner Numa, procureur de Jérémie, chef-lieu du département de Grand’Anse.

«Ces personnes sont accusées de sorcellerie liée au choléra. Selon la foule, elles auraient semé une substance qui propage la maladie dans la région», a expliqué M. Numa, chargé de l’enquête.

«Il est difficile d’enquêter car la population refuse toute collaboration avec la justice parce qu’elle croit vraiment que les sorciers sont en train de tuer en profitant de l’épidémie de choléra», a-t-il ajouté.

Au moins trois personnes seraient mortes dans ces conditions à Jérémie et plusieurs autres dans des villages et localités environnantes, selon des journalistes locaux. Six personnes auraient été lynchées à Chambellan et cinq autres à Marfranc et Dame-Marie.

Selon les autorités sanitaires haïtiennes, la région de Grand’Anse, située à quelque 300 km de Port-au-Prince, est la moins touchée par l’épidémie qui a fait depuis la mi-octobre 1 817 morts dans le pays.

Les dernières statistiques publiées sur le site du ministère de la Santé, montrent que 6 décès (BIEN 6) ont été dénombrés récemment dans ce département pour une soixantaine de personnes malades.

Depuis le début de l’épidémie de choléra dans le pays, le plus pauvre des Amériques, dévasté en janvier dernier par un séisme qui a fait 250.000 morts, plus de 80 000 personnes ont été reçues dans les hôpitaux et les centres de traitement du choléra.

À Port-au-Prince, plusieurs centaines de personnes défilaient pacifiquement à l’appel des candidats à la présidentielle demandant l’annulation du scrutin.

Parmi les manifestants, encadrés par la police, se trouvaient certains des 18 candidats en lice pour la présidentielle qui se sont dits dès dimanche victimes de fraudes au profit du candidat du parti au pouvoir Jude Célestin, comme Charles-Henri Baker ou Jean-Henry Céant.

Dimanche, les Haïtiens ont été appelés à élire leurs députés et sénateurs ainsi qu’à désigner un successeur au président René Préval.

«Arrêtez Préval» ou «Annulez les élections», scandaient les manifestants qui comptaient se rendre devant un bureau du Conseil électoral provisoire (CEP), dont ils réclament le renvoi.

«On ne peut pas exiger de destituer une autorité légitimement élue sous prétexte d’elections qui n’ont pas abouti. Ce serait un coup d’État», a assuré l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, sur Radio Métropole.

Certains des candidats qui avaient réclamé l’annulation du scrutin, marqué par des incidents, se sont toutefois par la suite ralliés au processus électoral et notamment deux favoris des sondages, qui ont laissé entendre en début de semaine qu’ils allaient remporter le scrutin, Mirlande Manigat et la star de la chanson Michel Martelly.

Les résultats préliminaires des élections seront proclamés le 7 décembre.

 

Les revendications des candidats ne sont pas crédibles ?
HAITI LIBRE – 02/12/2010 14:16:46

Haïti - Élections : Les revendications d’Haïti ne sont pas crédibles ?Pour résumer en quelques mots les conclusions des intervenants étrangers ayant organisé ou participé aux élections du 28 novembre 2010 (OEA/CARICOM, Minustah) et des autorités locales concernées (Conseil Électoral Provisoire – CEP, Gouvernement), ces élections se sont bien déroulée, hormis quelques incidents mineurs qui ne remettent nullement en cause le processus démocratique de ces élections.
Le président du CEP et son directeur général, ont parlé d’une «journée bouclée et réussie». D’après eux, seulement 56 (3.7%) des Centres de Vote (CV) sur 1,500 auraient été affectés par les irrégularités dénoncées pendant la journée du 28 novembre, et s’en sont félicités.
Colin Granderson, le chef de la Mission conjointe de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et du Marché Commun Caribéen (CARICOM) « Selon les observations fournies par nos équipes, nous ne pensons pas que les irrégularités constatées, en dépit de leur importance, soient de taille à remettre en cause la légitimité du vote et rendre impérative son invalidation »
M. Granderson a par ailleurs signalé que la Mission avait noté que des rumeurs et allégations relatives à des « préparatifs en vue de réaliser des fraudes massives » émanaient de candidats, notamment ceux qui étaient les favoris dans les sondages. Il regrette que des officiels du CEP se soient laissés entrainer dans cette « atmosphère toxique créée par des allégations sans fondement et y ont ajouté leur voix ».
http://www.haitilibre.com/article-1786-haiti-elections-le-cep-se-felicite-du-succes-des-elections.html
http://www.haitilibre.com/article-1788-haiti-elections-l-oea-caricom-jugent-les-elections-valides.html
Pour la Minustah et son chef Edmond Mulet, les élections se sont bien passée malgré des incidents mineurs… http://www.haitilibre.com/article-1771-haiti-elections-pour-mulet-tout-est-paisible-c-est-une-fete-electorale.html
Le Président Préval qui a voté au Lycée Marie Jeanne, a déclaré que « tout va bien dans les élections en Haïti aujourd’hui » et dit espérer que le deuxième tour, se réalisera dans la Paix. http://www.haitilibre.com/article-1769-haiti-elections-preval-vote-et-declare-que-tout-va-bien-dans-les-elections.html
La Mission de l’OEA/CARICOM (± 250 observateurs) se garde bien de quantifier la privation du droit de vote des milliers (voir peut-être des dizaines de milliers) d’électeurs dans les CV détruit (rien que le CV détruit près de l’aéroport qui comprenait 25 bureaux de vote, avait plus de 10,000 inscrits). Nous exigeons la publication de la liste de tous les CV détruit et le nombre des électeurs inscrits pour chacun.
La Mission de l’OEA se garde bien d’avancer un chiffre concernant le nombre d’électeurs qui s’est trouvé dans l’incapacité de voter à cause de la confusion des listes. (POHDH, avec la Plate-forme pour un Développement Alternatif (PAPDA), l’organisation Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) et la Justice et Paix ont estimé que plus de la moitié des électeurs n’ont pas trouvé leurs noms sur les listes électorales… Même si ce chiffre n’est qu’à moitié vrai c’est encore 25% des électeurs qui sont concernés. La Mission en rejette la responsabilité, sur la population, qui ne s’est pas bien informée (alors que la responsabilité de la campagne d’information relevait de la responsabilité du CEP).
La Mission de l’OEA se garde bien de quantifier le nombre d’électeurs au niveau national qui n’a pas pu exercer son droit de vote en raison d’actes de violence et d’intimidation
La Mission de l’OEA se garde bien de quantifier le taux de participation (et de privation de vote) des électeurs, lorsque l’on sait qu’un grand nombre de bureaux ont ouvert très en retard et que nombreux autres on fermé bien avant l’heure prévue.
De plus, l’international, en s’appuyant sur ses quelques observateurs, ose affirmer que ce que disent les haïtiens sont des allégations sans fondement. L’international met en cause, indirectement, la capacité de jugement des candidats à la présidence, qui à leur yeux, sont incapable de discerner une fraude isolée d’une fraude massive, alors que ces mêmes candidats disposaient de 350,000 mandataires (observateurs) sur l’ensemble du territoire pour les tenir informés.
L’internationale ignore les faits rapportés par la société civile qui est mise dans le même lots que ceux qui ont exagéré la situation…
Les autorités reprochent aux médias d’avoir rapporter seulement les problèmes et de ne pas avoir assez parlé de ce qui marchait bien ! Comme s’il n’était pas du devoir des médias de rapporter les incidents?
En résumé, les candidats, la société civile haïtienne, les mandataires, la populations et les médias ne sont «que des menteurs» qui à partir d’incidents mineurs isolés, ont généralisé une situation de fraudes, d’irrégularités et de violences. Haïti est sans aucun doute un pays qui n’est pas comparable, aux pays développés, mais cela n’autorise pas l’international et les différentes organisations ayant participé à ces élections à prendre l’ensemble des haïtiens pour témoins non crédibles. Nous avons le droit au même titre que n’importe quel autres pays au respect de notre point de vue.
Nous exigeons au nom de la démocratie et de la justice, que ces organismes fournissent des réponses quantifiées, au delà des simples procès verbaux, sur le préjudice causé aux électeurs qui dans les circonstances ont été empêchés d’exercer leur droit de vote.

 

23,000 procès-verbaux sont déjà traités
HAITI LIBRE –  02/12/2010 12:24:50

Haïti - Élections : 23,000 procès-verbaux sont déjà traitésDans le Centre de Tabulation des Votes (CTV), gardé 24 heures sur 24 par les soldats de la Minustah, deux équipes de 120 opérateurs attentifs devant l’écran de leurs ordinateurs, travaillent jour et nuit au transfert des procès-verbaux en données informatisées. Environ 28,000 procès-verbaux des bulletins de vote (84 %), sont arrivés au CTV. 23,000 sur 33,500 attendus, sont déjà traités (68.6 %), a fait savoir Alain Gauthier, Conseiller technique au CTV.
Alain Gauthier espère recevoir dans les prochaines heures d’autres procès-verbaux, même s’il admet que c’est impossible de les récupérer en totalité. « Ce n’est pas sûr qu’on va pouvoir recevoir les 100 % des procès-verbaux », faisant allusion aux actes de sabotage enregistrés lors du scrutin de dimanche qui a été entaché d’irrégularités et de fraudes dans le pays, 56 des 1 500 centres de vote ayant été saccagés.
Lors des dernières élections pour le renouvellement du tiers du Sénat en 2009, la crédibilité du Centre de tabulation avait été mise en cause, suite à un ensemble d’irrégularités. Le processus mis en place aujourd’hui, devrait éliminer les risques de fraudes mentionne les responsables. Lorsque les procès-verbaux arrivent, ils font l’objet d’une première saisie sur ordinateur, puis ils sont remis à un deuxième opérateur (au hasard) qui va procéder a une deuxième saisie. Si les données ne concordent pas, le processus est recommencé. Au cas où un procès-verbal paraîtrait douteux après ce processus, il sera revu par un comité. À la publication des résultats, tous les procès-verbaux vont être diffusés sur Internet nous assure-t-on.
Les journalistes ne peuvent assister au travail de ces opérateurs qu’à distance. Il n’est pas permis de les approcher sans l’autorisation d’un superviseur du CTV. Seuls les observateurs nationaux ou internationaux peuvent y accéder.

 

Lynchages en série, au moins 14 victimes…
HAITI LIBRE – 02/12/2010 11:55:48

Haïti - Social : Lynchages en série, au moins 14 victimes...Dans le département de la Grand’Anse, la population semble avoir été prise d’une soudaine poussée de folie mystico-meurtrière liée à la psychose de l’épidémie de choléra. La Police Nationale Haïtienne (PNH) rapporte qu’au moins 14 personnes « accusées d’avoir importé le choléra dans la région ont été tuées à coups de machette, de pierres et les corps ont été brûlés dans la rue ». À Jérémie au 3 personnes ont été lynchées ainsi que, 6 dans la localité de Chambellan et 5 autres à Dame-Marie et Marfranc.
Selon Kesner Numa, chargé de l’enquête « Ces personnes sont accusées de sorcellerie liée au choléra. Selon la foule, elles auraient semé une substance qui propage la maladie dans la région ». D’après le représentant de la justice, l’enquête sera difficile « car la population refuse toute collaboration avec la justice, parce qu’elle croit vraiment que les sorciers sont en train de tuer en profitant de l’épidémie de choléra ».
Un drame épouvantable qui montre qu’au delà des campagnes d’informations peu efficaces, du gouvernement, il reste encore beaucoup à faire, avant que l’ignorance des populations face à cette épidémie, ne cause d’autres morts.

 

L’OEA suggère une enquête sur les irrégularités

P-au-P, 2 déc. 2010 [AlterPresse] — Le Secrétaire général adjoint de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Albert Ramdim, suggère que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) enquête sur les irrégularités qui ont entaché les élections du 28 novembre et prenne des mesures pour qu’elles ne se répètent pas, selon une note de l’institution.

Ramdin indique qu’il y a des dispositions dans la loi haïtienne permettant d’entreprendre des démarches relatives aux irrégularités relevées dans le déroulement des élections.

Selon lui, à travers ces mécanismes, il serait possible de pousser le CEP à prendre les irrégularités au sérieux et les examiner en urgence.

« Il est important de fournir des informations claires et précises » à propos des entorses observées lors des élections du 28 novembre, a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint de l’OEA, a également recommandé que le CEP commence à examiner sa logistique, ses capacités organisationnelles et sa chaine de communication.

« Dans un processus électoral, les faiblesses techniques doivent être adressées pleinement, pour éviter qu’elles ne soient politisées », a-t-il indiqué.

Ramdim appelle en outre les candidats à la présidence haïtienne à « promouvoir la paix et la stabilité » dans la perspective d’un second tour des élections.

Le CEP affirme pour sa part avoir pris « bonne note de certaines faiblesses évoquées lors du scrutin du 28 novembre 2010 », dans une note parvenue à AlterPresse.

Le Conseil annonce pour cela plusieurs mesures, dont le renforcement de la formation des agents électoraux pour leur permettre d « identifier l’électeur efficacement ». Un membre du personnel électoral sera présent pour aider les électeurs à retrouver leur nom sur la liste électorale.

Le CEP compte également « préciser de façon exacte » l’adresse des Centres de vote sur la Liste électorale.

Entre-temps, le groupe d’une dizaine de candidats à la présidence ayant demandé l’annulation des élections, organise ce jeudi une manifestation dans les rues de la capitale, afin de forcer le CEP à accéder à leur demande.

Une conférence de presse prévue dans la journée par l’institution électorale, a été reportée.

 

Manigat et Martelly revendiquent la victoire !
HAITI LIBRE – 02/12/2010 10:21:03

Haïti - Élections : Manigat et Martelly revendiquent la victoire !Après des élections frauduleuses du 28 novembre, après une demande d’annulation de ces élections par 15 candidats, Mirlande Manigat et Michel Martelly assurent tout deux avoir la victoire…
Hier en conférence de presse, la candidate Mirlande Manigat déclarait « Je sais et vous vous savez que je serai présidente du pays parce que telle est la volonté du peuple […] Je sais et vous savez aussi, que je serai la présidente, car c’est la volonté de la majorité »…
Concernant sa position sur les nombreuses irrégularités qui se sont produites dimanche dernier, elle explique « Les troubles ont été faits parce que nous allions gagner ». Elle a affirmé qu’elle maintiendra sa demande d’annuler les élections, dans les endroits où il y a eu des irrégularités, et proposera que le scrutin soit repris partiellement dans les zones où des fraudes et de graves irrégularités ont été enregistrées. Au sujet de l’éventualité d’un second tour, la candidate se dit ouverte au dialogue et aux alliances.
Si Mirlande Manigat fait preuve d’ouverture, pour le candidat Michel Martelly, le ton est nettement plus ferme, ce dernier prévient qu’on ne pourra pas lui voler sa «victoire». Tout comme Manigat, Martelly dénonce un complot qui visait à l’écarter de la course. Il affirme que rien ne pourra le faire reculer et promet à ses partisans de ne jamais les lâcher. Le mot d’ordre du parti de Martelly (Repons Peyizan) est de maintenir la mobilisation dans la rue pour mieux défendre le vote populaire [et partisan…].
On est loin des déclarations du candidat qui avait déclaré en août dernier « Je ne suis pas là pour gagner les élections, je suis là pour changer mon pays. Je suis peut-être le seul candidat qui soit prêt à accepter n’importe quel verdict ». http://www.haitilibre.com/article-939-haiti-elections-propos-de-michel-martelly.html
Aujourd’hui, la position et le ton, de Michel Martelly, ne sont plus les mêmes. Dialogues et alliances ne sont jamais évoqués dans ses déclarations où la défaite n’est pas envisagée. Mobilisateur et «rebelle» il avait déclaré 2 jours avant les élections « Si le peuple n’a pas la possibilité de faire entendre sa voix par le vote, il la fera connaître autrement, quel qu’en soit le moyen […] s’il doit faire la révolution pour se faire entendre, il le fera par la révolution » http://www.haitilibre.com/article-1751-haiti-elections-michel-martelly-prevoit-des-fraudes-et-de-la-violence.html et il va sans dire que pour lui, la voix du peuple concerne exclusivement son accession au pouvoir.
D’après de nombreux analystes et observateurs et compte tenu du nombre de candidats dans la course, il est peu probable qu’un candidat puisse l’emporter dès le premier tour. Néanmoins, si le taux de participation est très faible, le premier tour pourrait déjouer cette faible probabilité et réserver des surprises. Le taux de participation reste l’inconnu majeur de ce scrutin, les observateurs s’attendent à ce que celui soit faible, compte tenu qu’un «grand nombre» d’électeurs semblent ne pas avoir été en mesure de voter. Un faible taux pourrait favoriser d’autres candidats surprises.
Bien que depuis dimanche les médias se concentrent essentiellement sur les candidats, il ne faut pas oublier qu’il ne suffira pas à un candidat de remporter la présidence, il faudra aussi qu’il l’emporte avec un taux de participation suffisant pour que le nouveau gouvernement soit crédible et légitime aux yeux de la communauté internationale et nationale. Rappelons que cette légitimité nécessite un taux de participation des électeurs supérieur à 40%.
En dehors de ces déclarations entre candidats vedettes, Jude Célstin qui s’abstient de toute déclaration, reste dans l’ombre en embuscade.. Si des voix, de plus en plus nombreuses prédisent [prématurément] l’échec de Célestin, il ne faut pas sous-estimer l’adversaire. La victoire ne se gagne pas seulement par le poste Présidentiel, mais aussi par le contrôle des deux chambres (députés et sénateurs). Si le parti INITE remporte le contrôle des deux chambres (droit de former le prochain gouvernement) et perd la présidence, cela placerait le pays [et son nouveau président] dans une situation politique sans précédent, porteuse d’instabilité institutionnelle.
Une chose est certaine, la publication des prochains résultats (qui devraient être publié le 7 décembre, ou peut-être avant) va provoquer de vives contestations. Souhaitons que celles-ci n’entraînent pas des débordement sociaux incontrôlables.

 

Michel Martelly prévient qu’on ne pourra pas lui voler sa « victoire »

Une dirigeante de Repons Peyizan incite les partisans du chanteur-candidat à occuper la rue systématiquement en vue de faire échouer le scénario qui viserait à imposer au pays l’héritier politique de René Préval, Jude Célestin

Radio Kiskeya / mercredi 1er décembre 2010

Le chanteur Michel Martelly, l’un des prétendants à la succession de René Préval, a dénoncé mercredi un « complot » qui viserait à l’écarter de la course et appelé à la vigilance ses partisans dont des dizaines devaient gagner les rues dans l’après-midi afin de réclamer la « victoire » de leur leader.

Parlant d’une voix tonitruante et avec nervosité dans une déclaration préenregistrée, le candidat de Repons Peyizan (Réponse Paysanne), qui n’a identifié aucun secteur comme responsable des manoeuvres orchestrées contre lui, soutient que « le complot a été déjoué grâce à la mobilisation populaire », dimanche, le jour des élections.

Martelly, 49 ans, assure que rien ne pourra le faire reculer et promet à ses partisans de ne jamais les lâcher.

S’identifiant comme « Sweet Micky », un surnom qu’il tient de sa carrière artistique marquée par l’excentricité et dont il voulait se débarrasser, l’aspirant à la Présidence exhorte les siens à surveiller partout l’ennemi aux « sept têtes » dont il dit connaître les secrets.

Pour sa part, Evelyne César, qui se présente comme une conseillère politique de Michel Martelly, a explicitement demandé aux partisans et sympathisants de Repons Peyizan de maintenir la mobilisation de la rue pour mieux défendre le vote populaire. Il s’agit aussi, poursuit-elle, de contrer la stratégie du Conseil électoral accusé de préparer, avec le pouvoir, une « césarienne » pour accoucher de résultats favorables au candidat officiel, Jude Célestin.

Dans la foulée, quelques dizaines de personnes ont manifesté mercredi après-midi devant le siège du CEP dans le but d’exiger que la victoire aille au chanteur de Compas Direct.

Le calme est revenu dans les différentes villes d’Haïti où, depuis dimanche, des milliers de manifestants avaient, dans certains cas, violemment demandé l’annulation d’élections jugées frauduleuses et réclamé la victoire au nom de leur favori respectif, Michel Martelly et Mirlande Manigat.

Le CEP doit publier à compter du 7 décembre (mardi prochain) les résultats préliminaires des présidentielles et législatives qui risquent d’être très contestés.

 

Mirlande Manigat se pose en future « Présidente » d’Haïti

Optimiste et sereine, la candidate du RDNP exige le respect du vote populaire et lie sa participation à un éventuel second tour à des garanties nationales et internationales destinées, dit-elle, à empêcher la répétition du « brigandage » de dimanche dernier

Radio Kiskeya / mercredi 1er décembre 2010

La candidate Mirlande Hyppolite Manigat a déclaré mercredi qu’elle allait remporter les présidentielles et exigé des autorités haïtiennes et des partenaires internationaux le respect du « vote populaire » et des garanties pour un éventuel deuxième tour, trois jours après la tenue d’élections calamiteuses ayant précipité le pays dans un grand dilemme politique.

« Je reste dans la course et je serai Présidente d’Haïti », a affirmé avec assurance, lors d’une conférence de presse, la dirigeante du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes(RDNP), donnée vainqueure par les sondages réalisés avant le 28 novembre.

Se disant disposée à aller au second tour, elle conditionne néanmoins sa participation à une nouvelle consultation à des « engagements fermes » du CEP, du gouvernement et de la communauté internationale relatifs aux correctifs qui doivent être apportés au fonctionnement de l’appareil électoral. Seules de vraies garanties peuvent, considère-t-elle, empêcher la réédition du « brigandage » de dimanche dernier.

« Je respecte la loi et la constitution. J’ai demandé au CEP, la seule instance ayant des pouvoirs en la matière, d’annuler les élections. Il ne l’a pas fait, alors le processus se poursuit », a fait valoir Mirlande Manigat qui avait été la première à souhaiter l’interruption des opérations électorales devant l’ampleur des problèmes constatés dans les centres de vote.

Ele propose que le scrutin soit repris partiellement dans les zones où des fraudes et de graves irrégularités ont été enregistrées.

Mme Manigat en a profité pour clarifier sa situation vis-à-vis de dix autres candidats à la Présidence qui n’entendent pas accepter les résultats des élections et organisent jeudi une manifestation pour exiger une remise à plat de l’ensemble du processus.

Face aux critiques persistantes assimilant à un revirement l’évolution de sa position depuis la journée électorale clôturée dans l’anarchie, la concurrente souligne qu’elle n’a jamais appartenu au groupe qui avait été constitué en son absence avant de rédiger une déclaration conjointe sans l’implication du RDNP.

Citant à témoin ses rivaux Charles-Henri Baker et Leslie Voltaire, Mirlande Manigat ajoute que compte tenu des circonstances dans lesquelles se déroulait la rencontre politique au Karibe Convention Center, elle devait se montrer solidaire des autres. Même si elle avait été désagréablement surprise d’entendre son nom citer parmi les signataires du document.

Confiante en ses chances de l’emporter, la responsable politique rassure son électorat et laisse entrevoir des possibilités d’alliance dans la perspective d’un éventuel second tour.

« Je dis à mes électeurs, aux partisans des autres partis et aux haïtiens que nous sommes les enfants d’un seul pays, malade, et qui a besoin de l’aide de nous tous. Je compte sur vous et vous pouvez continuer à compter sur moi », a martelé Mirlande Hyppolite Manigat, 70 ans.

Elle a aussi abordé la question d’une possible cohabitation avec INITE au cas où la plateforme au pouvoir perdrait la Présidence et détiendrait la majorité dans les deux chambres du Parlement. Avec donc, le droit de former le prochain gouvernement.

Le cas échéant, la constitutionnaliste et légaliste serait prête à « s’incliner ». Mais, loin d’être fataliste, elle redit sa détermination à lutter contre la présence d’un parti majoritaire au Parlement qui placerait le pays dans une situation politique sans précédent, porteuse d’instabilité institutionnelle.

Alors qu’une véritable cacophonie s’installe dans le paysage politique haïtien depuis dimanche et une journée électorale mouvementée et émaillée d’incidents, les opérations de dépouillement du scrutin avançaient à grands pas au centre de tabulation du CEP où la majorité des procès-verbaux ont été déjà traités.

Si aucun des candidats à la Présidence n’obtient la majorité absolue, Haïti devra patienter jusqu’au deuxième tour prévu le 16 janvier pour connaître le nom de celui ou de celle qui succédera à René Préval, le 7 février.

 

Le président haïtien René Préval craindrait d’être forcé à l’exil

Jonathan M. Katz, Associated Press, Port-au-Prince, le 01 décembre 2010 à 21h03

La note affirme que «l'objectif numéro un» de... (Photo: Thomas Coex, AFP)

La note affirme que «l’objectif numéro un» de René Préval est «d’orchestrer la transition présidentielle de 2011 de manière à s’assurer que la personne qui sera élue lui permette de rentrer chez lui sans entrave». Photo: Thomas Coex, AFP

Une note de service rédigée en 2009 par une ambassadrice des États-Unis en Haïti affirme que la première préoccupation du président René Préval face à l’élection présidentielle, qui a eu lieu dimanche, était de s’assurer que le vainqueur ne le forcerait pas à l’exil.

La note, datée de juin 2009 et signée par l’ambassadrice de l’époque, Janet Sanderson, a été rendue publique mercredi par WikiLeaks.

L’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince n’a pas voulu confirmer l’authenticité du document.

La note de service, qui montre une connaissance approfondie du fonctionnement interne du gouvernement Préval et d’Haïti en général, est publiée au moment même où les bulletins de vote des élections contestées de dimanche sont compilés.

Les résultats n’ont pas encore été annoncés.

La note affirme que «l’objectif numéro un» de René Préval est «d’orchestrer la transition présidentielle de 2011 de manière à s’assurer que la personne qui sera élue lui permette de rentrer chez lui sans entrave».

«D’après nos conversations, c’est effectivement une question qui pèse lourd pour Préval», ajoute le document.

La crainte de l’exil peut paraître justifiée dans un pays où six présidents ont fui ou ont été contraints à l’exil depuis 1986.

La note pourrait alimenter les rumeurs relayées par l’opposition, selon lesquelles René Préval aurait manipulé le scrutin pour faire élire son successeur désigné, Jude Célestin. Cette perception est à l’origine d’affrontements violents au cours des derniers jours entre des partisans de l’opposition et les casques bleus des Nations unies.

Le parti de René Préval a nié les allégations de fraude et a accusé les candidats rivaux de Jude Célestin de tenter de fomenter un coup d’État.

Le document diplomatique, rédigé sept mois avant le séisme qui a détruit une bonne partie de la capitale haïtienne, décrit René Préval, âgé de 67 ans, comme une personne isolée et indépendante, «prudente devant le changement» et qui «se méfie des gens de l’extérieur».

La note qualifie d’«erratique» le processus décisionnel du président Préval et affirme qu’il a négligé sa santé après avoir combattu un cancer de la prostate, ajoutant qu’il a recommencé à boire.

Paradoxalement, le document juge que M. Préval est «l’homme indispensable d’Haïti» et son seul politicien influent.

«Gérer Préval restera un défi durant le reste de son mandat, mais le faire est la clé de notre succès et de celui d’Haïti», ajoute la note diplomatique.

 

WikiLeaks

Préval a cherché à «orchestrer» les élections

Agence France-Presse / 02/12/2010 16h39

WikiLeaks - Préval a cherché à «orchestrer» les électionsLe président sortant haïtien René Préval a cherché à «orchestrer» sa succession de peur d’être contraint à un exil forcé, révèle une note diplomatique américaine de juin 2009 diffusée par le site internet WikiLeaks.

«Des amis proches pensent que les agissements de Préval l’année passée… découlent de sa peur réelle (…) de ne pas pouvoir retrouver une vie privée en Haïti après sa présidence», écrit dans la note l’ambassadrice américaine de l’époque en Haïti Janet Sanderson.

«Ils soutiennent que son principal objectif est d’orchestrer la transition politique de 2011 pour garantir que quiconque sera élu président lui permettra de retourner chez lui librement», poursuit la note diffusée mercredi.

«D’après nos conversations, ceci est vraiment une question importante pour Préval», écrit encore Mme Sanderson. «Il m’a dit à plusieurs reprises qu’il était inquiet à propos de sa vie après la présidence, qu’il ne survivrait pas à un exil».

Le diffusion de cette note intervient au moment où plusieurs des 18 candidats en lice dans la course à la présidentielle de dimanche dernier réclament l’annulation du scrutin se disant victimes de fraudes au profit du candidat du parti au pouvoir Jude Célestin.

Toutefois, le parti du président Préval a reconnu mardi qu’il pourrait avoir perdu les élections.

Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, dévasté par un séisme en janvier dernier et aux prises avec une épidémie de choléra qui a fait plus de 1800 morts, a connu coups d’État, régime dictatoriaux et élections truquées au cours de son histoire récente. Plusieurs dirigeants ont été contraints à l’exil, parmi lesquels le premier président élu démocratiquement, Jean-Bertrand Aristide.

L’ambassadrice américaine dépeint le président Préval comme ayant un «caractère de caméléon» avec lequel il est difficile de coopérer. Lors de son élection en 2006, il avait obtenu le soutien des États-Unis, du Brésil et de la France.

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