L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Vendredi 03 déc. 2010

3 Déc

Sénat : Steven Benoit gagnant au premier tour ?
HAITI LIBRE – 03/12/2010 08:20:47

Haïti - Élection Sénat : Steven Benoit gagnant au premier tour ?L’ex-député Steven Benoit, candidat au Sénat pour le département de l’Ouest, sous la bannière de la plateforme Alternative s’est montré confiant de remporter les législatives du 28 novembre.
Il affirme, à partir des copies de procès-verbaux (1) qu’il a en sa possession, qu’il dispose d’une forte avance sur son principal rival l’ancien sénateur Rudy Hériveau, suffisante pour remporter la victoire dès le premier tour. Toutefois le candidat se dit attendre les résultats officiels.
Concernant les demandes d’annulation des élections par divers candidats, Steven Benoit reconnaît que, dans certains endroits où les élections n’ont pas été jusqu’à leur terme pour diverses raisons le CEP peut décider une annulation mais que cela ne justifie pas l’annulation de l’ensemble du processus.
« Le démocrate que je suis sait que pour accéder au pouvoir, les élections sont la seule option acceptable » a dit Steven Benoit, qui soutient que, parmi ceux qui appellent a l’annulation des élections, « plusieurs sont certains de perdre».
(1) Rappelons qu’il existe 6 exemplaires de chaque procès-verbal. « un pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP ».

 

En Haïti, l’ONU suspend sa présence au respect des urnes

Par Thomas Vampouille / LE FIGARO / 03/12/2010

À Port-au-Prince, entre 2000 et 3000 personnes ont encore défilé jeudi pour réclamer l'annulation du scrutin.
À Port-au-Prince, entre 2000 et 3000 personnes ont encore défilé jeudi pour réclamer l’annulation du scrutin. Crédits photo : FELIX EVENS/REUTERS

La communauté internationale menace de se désengager de l’île si celle-ci continue à s’enfoncer dans la crise post-électorale. La publication des résultats est annoncée pour le 7 décembre.

L’ONU ne veut pas cautionner un nouveau déni de démocratie en Haïti. «Si la volonté populaire n’est pas respectée», a prévenu jeudi le chef de la mission onusienne dans le pays, Edmond Mulet, «la communauté internationale se retirera (…) et le pays ne bénéficiera pas de l’appui et de ressources internationales». «Si la volonté du peuple est respectée et reconnue par le Conseil électoral haïtien, il n’y aura aucun problème», a-t-il néanmoins promis.

Depuis dimanche, le pays attend la publication des résultats du premier tour des élections, annoncée pour le 7 décembre. Les Haïtiens ont été appelés à élire leurs députés et sénateurs, ainsi qu’à désigner un successeur au président René Préval. Mais sans attendre l’annonce des résultats, un groupe de douze candidats à la présidence exige l’annulation des élections présidentielle et législatives. Celles-ci ont en effet été marquées par des incidents meurtriers et, selon eux, par des fraudes en faveur du candidat du pouvoir, Jude Célestin.

Un climat tendu règne donc dans le pays, où les manifestations publiques pour réclamer le départ du président sortant René Préval sont désormais interdites. Le parti au pouvoir en Haïti a reconnu mardi qu’il pourrait avoir perdu les élections présidentielle et législatives. À Port-au-Prince, entre 2000 et 3000 personnes ont malgré tout défilé jeudi, dans le calme, pour réclamer l’annulation du scrutin.

12 personnes lynchées

Cette crise post-électorale inquiète la communauté internationale, dans un pays qui a connu coups d’État, régime dictatoriaux et élections truquées au cours de son histoire récente. Une fragilité politique aggravée depuis qu’un séisme a dévasté Haïti en janvier dernier, plongeant le pays le plus pauvre des Amériques dans le chaos.

L’épidémie de choléra qui s’en est suivie depuis la mi-octobre – le dernier bilan en date dénombre 1882 morts – ajoute encore aux tensions. Ainsi ces derniers jours, au moins 12 personnes sont mortes après avoir été lynchées dans une région du sud-ouest, soupçonnées de sorcellerie liée au choléra. Elles ont été tuées «à coups de machette, de pierres, et les corps ont été brûlés dans la rue», a indiqué un inspecteur de la police locale. Avant cela, la population s’en était déjà prise aux Casques Bleus, également accusés d’avoir propagé la maladie.

Autant d’ingrédients pour un cocktail potentiellement explosif, qui rend la présence des Casques bleus plus que jamais nécessaire. Créée à la mi-2004, la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah) est prévue sur le long terme. Son mandat, périodiquement prolongé par le Conseil de sécurité, a encore été renouvelé en octobre pour un an. La semaine dernière, Edmond Mulet avait indiqué que la possibilité d’un «éventuel départ» ne serait pas examinée avant le printemps 2011, «si nous avons de bonnes élections (…) et qu’il y a un transfert de pouvoir démocratique».

 

Obsédé par l’exil, Préval s’évertue à faire triompher les siens aux élections, dit WikiLeaks

Ces nouvelles diffusions du site le plus fouineur de la planète font parler des notes de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Haïti, Janet Sanderson, qui mettent en lumière la gestion politique d’un Président qui ne se préoccuperait que de son avenir personnel

Radio Kiskeya / jeudi 2 décembre 2010

Le Président René Préval s’est employé à « orchestrer » sa succession au pouvoir de peur de devoir partir en exil, à la fin de son mandat, le 7 février prochain, révèle une note diplomatique américaine datée de juin 2009 et mise en ligne jeudi par le site internet WikiLeaks, au premier plan de l’actualité pour ses fuites à sensation de documents confidentiels du gouvernement américain.

« Des amis proches pensent que les agissements de Préval l’année passée (2008) découlent de sa peur réelle (…) de ne pas pouvoir retrouver une vie privée en Haïti après sa présidence », écrit l’ambassadrice des Etats-Unis alors en poste à Port-au-Prince, Janet Sanderson, dans un mémo envoyé à Washington.

« Ils (les amis) soutiennent que son principal objectif est d’orchestrer la transition politique de 2011 pour garantir que quiconque sera élu Président lui permettra de retourner chez lui librement », indique plus loin la diplomate avant de poursuivre « d’après nos conversations, ceci est vraiment une question importante pour Préval ».

Citant encore Janet Sanderson, WikiLeaks rapporte que le chef de l’Etat haïtien avait confié, à plusieurs reprises, à la représentante de l’administration américaine « qu’il était inquiet à propos de sa vie après la présidence, qu’il ne survivrait pas à un exil ».

L’ex-ambassadrice des Etats-Unis présente celui qui doit boucler, dans deux mois, son deuxième et dernier mandat, comme un homme au « caractère de caméléon » avec qui la coopération s’est avérée « difficile ».

En dépit du fait qu’il n’avait pas obtenu la majorité absolue obligatoire pour se faire élire dès le premier tour, René Préval avait accédé au fauteuil présidentiel en 2006 grâce au soutien déclaré des Etats-Unis, du Brésil et de la France.

Ces nouvelles révélations de WikiLeaks concordent avec la diffusion précédente de notes diplomatiques peu favorables au chef de l’Etat que Washington a toutefois qualifié « d’homme indispensable ».

La peur bleue que M. Préval aurait de l’exil est relancée au moment où l’avenir paraît sombre pour le pays à l’aube d’une nouvelle crise politique majeure que pourraient entraîner les élections présidentielles et législatives de dimanche dernier marquées par des fraudes en cascade qui auraient été commises pour favoriser le dauphin du Président, Jude Célestin.

 

Douze candidats à la Présidence mobilisent plusieurs milliers de manifestants pour l’annulation des élections

Le départ du Président Préval et des membres du CEP sur les lèvres de protestataires farouchement opposés à la tenue d’un second tour

Radio Kiskeya / jeudi 2 décembre 2010

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi à Port-au-Prince pour réclamer l’annulation des élections présidentielles et législatives confuses de dimanche dernier, à l’initiative de douze candidats briguant la magistrature suprême qui souhaitent obtenir l’interruption du processus électoral entaché de graves irrégularités.

Du Champ de mars, non loin du Palais National (siège de la présidence) à l’annexe du Conseil électoral provisoire à Delmas (est de Port-au-Prince), les manifestants ont appelé à l’arrestation du Président Préval et des conseillers électoraux tout en mettant en garde contre l’organisation d’un second tour du scrutin présidentiel. « Le premier tour n’a pas eu lieu, il ne peut y avoir de second tour », ont-ils scandé.

Tous les membres du groupe des douze ont défilé dans les rues de la capitale pour porter leurs revendications : Jean Henry Céant (Renmen Ayiti), Charles-Henri Baker (RESPE), Jacques-Edouard Alexis (MPH), Chavannes Jeune (ACCRAH), Yves Cristalin (Lavni), Leslie Voltaire (Ansanm Nou Fò), Eric Smarki Charles (PENH), Léon Jeune (KLE), Josette Bijou (indépendante), Wilson Jeudy (Force 2010), Génard Joseph (Solidarité) et Garaudy Laguerre (Wozo).

S’exprimant à tour de rôle devant les bureaux du CEP, les différents candidats ont invité les manifestants à rester mobilisés afin de signifier leur rejet de ce qu’ils considèrent comme une « mascarade électorale » qui pourrait coûter au pays cinq nouvelles années de crise.

Le notaire Jean Henry Céant a, dans son intervention, exigé la démission des membres du Conseil électoral arguant qu’ils ont perdu la confiance de la population et des acteurs politiques.

Pour sa part, l’industriel Charles-Henri Baker a pris date avec la foule et annoncé pour dimanche une nouvelle marche de protestation des douze au cours de laquelle un hommage sera rendu aux nombreuses victimes de l’épidémie du choléra qui frappe Haïti depuis plus d’un mois.

Les chefs de file du mouvement ont été rejoints par des dirigeants de plateformes de l’opposition ayant boycotté les élections et la coalition des employés révoqués des entreprises publiques.

Des incidents ont éclaté à la fin de la manifestation à Delmas 33 où des soldats de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont essuyé des jets de pierres au milieu d’une scène de panique. Des barricades de pneus et de blocs de construction ont été érigées sur la chaussée, paralysant la circulation.

Malgré les protestations qui ont embrasé plusieurs villes d’Haïti depuis dimanche, le processus de dépouillement se poursuit au centre de tabulation et le CEP s’apprête à publier le 7 décembre (mardi prochain) les résultats préliminaires des présidentielles et législatives.

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