L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Lundi 13 déc. 2010

13 Déc

Le second groupe cubain de la brigade médicale « Henry Reeve » arrive à Haïti

Port-au-Prince. Lundi 13 décembre 2010. CCN/Granma/RHC – 65 membres de la brigade médicale « Henry Reeve, spécialisée dans des situations de catastrophes et dans des cas de grandes épidémies sont arrivés en Haïti en vertu de l’engagement d’en envoyer 300 pris par le gouvernement cubain pour aider à la lutte contre l’épidémie de choléra qui sévit en Haïti. Il s’agit du second groupe de cette brigade qui arrive en territoire haïtien.

Ricardo Garcia, Ambassadeur de Cuba en Haití, le docteur Lorenzo Somarraba, vice-ministre cubain de la santé et coordonnateur général de la Brigade Médicale Cubaine ; le docteur Alina Cárdenas, Secrétaire du Parti Communiste au sein de la brigade ont accueilli le second groupe de la brigade « Henry Reeve » à l’aéroport. Ces derniers se joindront à plus d’un millier de coopérants de la santé envoyés par Cuba pour la plupart dans le cadre du Programme Intégral de Santé.
14 médecins formés à l’Ecole Latino-américaine des Sciences Médicales de La Havane provenant de la Bolivie, du Mexique, du Pero, de l’Ecuateur, du Paraguay et de la Colombie tous des résidants en Médecine Générale Intégrale font partie de ce groupe.

 

12 candidats à la présidence maintiennent leur demande d’annulation du scrutin

ALTERPRESSE / lundi 13 décembre 2010

Note de presse

Nous, les douze candidats à la présidence réclamant l’annulation de la mascarade électorale qui s’est transformée en crise nationale, exhortons tous les acteurs politiques nationaux et internationaux qui s’y intéressent, à la concertation en vue d’aboutir à la seule solution équitable pour la société haïtienne, laquelle demeure l’annulation pure et simple des élections du 28 novembre 2010.

L’énormité du déni du droit le plus sacré du peuple haïtien, celui de choisir librement ses dirigeants, se mesure à l’ampleur des manifestations populaires ainsi provoquées. Nous regrettons la douloureuse perte en vies humaines. Nous déplorons la destruction irréfléchie des biens tant publics que privés ainsi que les attaques inqualifiables perpétrées contre les médias, journalistes et autres travailleurs de la presse, partenaires irremplaçables pour une société démocratique. Ces actes de violence s’opposent à l’essence même de la démocratie. Il revient à tous ceux concernés de s’y impliquer activement à éviter que le pays s’achemine davantage vers le chaos. Nous, les douze candidats à la présidence, réitérons à la Nation notre engagement d’œuvrer sans relâche et sur tous les fronts pour l’obtention de l’annulation des élections frauduleuses du 28 novembre 2010 et de garantir, sans discrimination, le rétablissement du droit de vote du citoyen haïtien, de son droit d’aspirer à la démocratie. Nous continuerons à accompagner le peuple haïtien dans l’exercice de tous ses droits constitutionnels, notamment celui de choisir librement ses représentants, celui de réclamer ses droits et de manifester pacifiquement dans le respect absolu tant de l’intégrité physique que de la propriété de ses concitoyens et des choix politiques de chacun.

Vive la démocratie.

Vive Haïti.

Port-au-Prince, ce 13 Décembre 2010

Pour les 12 : Jean-Henry Céant, candidat à la Présidence

 

Aux Haïtiens d’assumer leur responsabilité

Pas d’intervention disent Cannon et Clinton

De gauche à droite, Hillary Clinton, Patricia Espinosa et Lawrence Cannon.

De gauche à droite, Hillary Clinton, Patricia Espinosa et Lawrence Cannon.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Pool/Susan Walsh

MARIE VASTEL / / Publié: 13 décembre 2010 18:51

WAKEFIELD, Qc – Pas question d’intervenir, pour l’instant, dans le processus électoral en Haïti malgré les allégations d’irrégularités, ont tranché les ministres des Affaires étrangères du Canada et des États-Unis, lundi.
Mais que le gouvernement haïtien se le tienne pour dit: les deux pays ne feront pas pour autant preuve de patience éternellement. S’ils sont demeurés polis, les deux ministres ont néanmoins été clairs à l’effet que le gouvernement du pays devait prendre les choses en main et trouver une issue au scrutin controversé qui s’est tenu il y a deux semaines.
Réunis pour une rencontre tripartite avec leur homologue mexicaine, Patricia Espinosa, Lawrence Cannon et Hillary Clinton ont souligné que «la communauté internationale ne peut pas tout faire» et qu’il revient au gouvernement et au peuple haïtiens de s’assurer que la démocratie se poursuive dans ce petit pays des Antilles.
«D’abord et avant tout, il est important que les Haïtiens eux-mêmes assument cette responsabilité parce que, je le répète, il n’y aura pas de progrès économiques s’il n’y a pas de stabilité gouvernementale. Et ce qui est essentiel, c’est d’obtenir la stabilité gouvernementale», a souligné le ministre Cannon, en point de presse pour clore la rencontre de quelques heures qui s’est tenue lundi à Wakefield, en Outaouais.
Une position partagée par son homologue américaine, Hillary Clinton, qui a dû expliquer les commentaires d’un sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy. Ce dernier a suggéré vendredi qu’il fallait geler l’aide au gouvernement haïtien en réaction aux rumeurs de fraude électorale qui ont suivi le premier tour de l’élection présidentielle, fin novembre, et qui ont donné lieu à d’importants soulèvements violents au pays.
La secrétaire d’État américaine n’a pas condamné les propos du sénateur, qui dirige un sous-comité qui décide à qui est versée l’aide internationale des Américains.
«Mais nous ne voulons pas non plus punir les Haïtiens à cause des problèmes qui ont été constatés pendant l’élection», a-t-elle précisé.
Mme Clinton a néanmoins reconnu que la sortie du sénateur Leahy traduisait une «certaine frustration» — partagée par une partie de la population américaine — à l’approche du premier anniversaire du tremblement de terre qui a secoué le pays, face au manque de réaction coordonnée de la part du gouvernement haïtien.
La semaine dernière, le ministre Cannon avait évoqué la possibilité que le Canada ne reconnaisse pas les résultats du deuxième tour de l’élection, prévu mi-janvier, si celui-ci se déroule dans les mêmes conditions que le premier.
M. Cannon et Mme Clinton ont suggéré que leurs pays offrent un soutien technique, comme d’envoyer des spécialistes en Haïti à l’occasion de cette prochaine étape électorale.
Une réponse qui semble satisfaire, pour le moment, l’opposition à Ottawa.
Bloquistes et néo-démocrates ont reconnu que le Canada ne pouvait pas faire beaucoup plus que d’exercer des pressions sur les autorités haïtiennes afin qu’elles redonnent confiance à la population du pays, qui ne croit plus au processus électoral entamé fin novembre.
«Maintenant on verra s’ils finiront par comprendre», a réagi le leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
Le libéral Denis Coderre estime cependant qu’il faudrait songer à dépêcher un envoyé spécial en Haïti, qui pourrait servir de «trait d’union entre l’ensemble des différents ministères» en s’occupant uniquement de ce dossier.
Or, tous s’entendent sur l’urgence d’agir pour répondre à l’épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 2000 morts, ce qui ne pourra pas se faire sans un gouvernement stable en Haïti, selon le néo-démocrate Paul Dewar.
La question d’Haïti aura par ailleurs occupé une bonne partie de la soirée, aux Communes, les députés fédéraux ayant mené un débat d’urgence sur la situation. Outre les élections, les élus voulaient discuter de l’épidémie de choléra et de l’aide financière qui a été promise à Haïti mais qui ne semble pas avoir trouvé son chemin jusque sur le terrain.
Périmètre de sécurité nord-américain
Au cours de leur réunion qui n’aura duré que quelques heures, les ministres des Affaires étrangères ont également discuté de la sécurité du continent.
Si des médias rapportaient la semaine dernière qu’Ottawa et Washington auraient négocié une entente prévoyant un périmètre de sécurité entre les deux pays, M. Cannon et Mme Clinton se sont abstenus de commenter l’annonce potentielle de celle-ci en janvier, dont faisait état le quotidien The Globe and Mail.
Questionnés sur ce plan commun, les ministres se sont contentés de souligner les défis auxquels ils sont confrontés, c’est-à-dire de maintenir leurs échanges commerciaux tout en protégeant leur territoire contre la menace terroriste. Tous deux sont restés muets quant à l’accord qui serait discuté en coulisses, selon des documents d’information obtenus par le quotidien torontois.
Mais à l’issue de la conférence de presse, la secrétaire d’État a affirmé au ministre Cannon qu’elle le reverrait en janvier, ce qui pourrait indiquer une annonce des deux gouvernements sur le sujet d’ici quelques semaines.
Les ministres nord-américains ont enfin discuté de la lutte contre les organisations criminelles transnationales, et d’un dialogue sur le sujet avec les pays d’Amérique centrale, ainsi que d’économie, d’énergie et de changements climatiques.
La rencontre trilatérale visait à préparer les pays au prochain Sommet des leaders nord-américains, que doit accueillir le Canada au début de l’année 2011.

 

Haïti – Reconstruction :

 1.6% pour les PME d’Haïti, 98.4% pour les américains…
HAITI LIBRE – 13/12/2010 13:45:36

Haïti - Reconstruction : 1.6% pour les PME d’Haïti, 98.4% pour les américains...D’après une analyse réalisée par l’Associated Presse, sur les contrats de reconstruction octroyés par les États-Unis, depuis le 12 janvier, il apparaît que pour chaque 100 dollars octroyé par le Gouvernement américain à une compagnie américaine, seulement 1.60 $ a été octroyé aux PME haïtiennes…
Des 1,583 contrats octroyés par les États-Unis jusqu’à présent, pour un montant de 267 millions de dollars, seulement 20 contrats totalisant 4,3 millions de dollars ont été octroyés à des compagnies Haïtiennes. Les sociétés en Virginie ont reçu la part la plus importante des fonds que n’importe quel autre état (45,3 millions), suivi du Maryland, (44,6 millions), puis du district de Colombia (31,7 millions)…
Parmi les raisons invoquées pour tenter d’expliquer cette disparité : l’USAID (United States Agency for International Development) est plus habitué à travailler avec les entrepreneurs américains, les entrepreneurs haïtiens auraient une «compréhension limitée» des pratiques en usage au gouvernement américain. En outre, de nombreuses demandes du gouvernement américains auprès des sous-traitants haïtiens sont publiées seulement en anglais, limitant l’accès pour beaucoup d’haïtiens qui ne parlent que créole. Mais d’autres d’obstacles pour signer un contrat avec des haïtiens sont invoqués : prix anormalement élevé, corruption etc… Janice Laurente, porte parole de l’USAID précise que « des efforts sont fait auprès des PME haïtiennes pour les mettre au courant de la façon dont elles peuvent être partenaire avec nous.»
Il apparaît aussi que 25% des contrats sont allés directement aux entreprises américaines sans appel d’offre et donc sans donner l’opportunité aux PME haïtiennes d’offrir leurs services, parce, soit-disant, les besoins étaient urgent… et qu’il n’y avait pas suffisamment de temps pour procéder à un appel d’offre formel…
D’après Clare Lockhart, cadre supérieur de l’Institute for State Effectiveness, l’utilisation de l’aide étrangère aux profits des compagnies locales est l’un des aspects les plus importants de la reconstruction « Vous ne pouvez pas simplement payer pour des services de main-d’œuvre, vous devez contracter des compagnies haïtiennes de sorte que les PME contribuent avec succès dans leur économie ».
Les économistes disent que donner des contrats aux entreprises locales est créateur d’emplois, et aident à développer et consolider le secteur privé. De plus, les donateurs sont plus disposés à voir à s’enrichir des entreprises locales que de voir des entreprises étrangères profiter d’un désastre.
Si l’on compare les retombées économiques obtenues par des contrats de reconstruction entre l’Afghanistan (37 % de retombées de l’aide) à celui d’Haïti (1.6% de retombées de l’aide) il est évident qu’Haïti se situe au plus bas niveau de l’échelle, en terme des retombées économiques au niveau des entreprises, dans le cadre de la reconstruction du pays…

 

Il est temps de surmonter l’impasse électorale, selon le Club de Madrid

ALTERPRESSE / lundi 13 décembre 2010

Communiqué du Club de Madrid

Le Club de Madrid a suivi de près le processus électoral en Haïti. Notre organisation se déclare préoccupée par les derniers événements qui ont secoué le pays, condamne fermement toute forme de violence politique, et lance un appel à tous les partis pour qu’ils exhortent leurs sympathisants à la non-violence. Le Club de Madrid regrette profondément la perte de vies humaines. Tout processus électoral se doit d’être une célébration de la citoyenneté, et tous les partis et institutions impliqués se doivent de respecter la loi ainsi que leurs différences, et recourir à des moyens démocratiques dans la résolution de possibles conflits.

Le Club de Madrid est conscient des revendications postélectorales présentées aux autorités, et appelle tous les partis politiques et institutions à y répondre en respectant les procédures prévues par la Constitution et la Loi Electorale.

Le Club de Madrid comprend l’importance de chacune des phases du processus électoral, de la formulation d’un programme politique à la période de campagne ; du vote et du dépouillement des voix, jusqu’à la publication et la vérification des résultats. Nous sommes conscients de la teneur des débats et des intérêts en jeu. Cela dit, les élections ne sont pas une fin en soi, mais plutôt un moyen pour tout gouvernement d’acquérir la légitimité requise afin de tenir ses engagements auprès des citoyens et cultiver les valeurs démocratiques du pays. Elles constituent une plate-forme au sein de laquelle tous les candidats ont un rôle à jouer, qu’ils forment partie du gouvernement ou de l’opposition.

Le peuple d’Haïti a besoin d’une démocratie qui « délivre ». Les dirigeants d’Haïti, avec la société civile et la communauté internationale, ont la responsabilité de regarder au-delà des élections, et d’ériger un cadre institutionnel légitime et démocratique qui puisse soulager la souffrance de tous les haïtiens.

Il est temps pour chacun de jouer son propre rôle de manière responsable et de surmonter l’impasse électorale actuelle de manière constructive, et agir en fonction de ses propres responsabilités afin de répondre aux besoins des citoyens haïtiens et commencer à mieux reconstruire l’Etat lui-même.

Le Club de Madrid fait également appel à la communauté internationale pour qu’elle s’unisse dans son action de soutien au futur démocratique d’Haïti. Le soutien massif dont ont fait preuve les citoyens et gouvernements aux quatre coins du monde à l’égard d’Haïti, se doit d’être géré de manière cohérente et efficace afin de créer des synergies et éviter la duplication d’efforts et le gaspillage. Le Club de Madrid appelle la communauté internationale à renforcer, dans les plus brefs délais, les équipes d’observation électorale pour le second tour des élections.

Le Club de Madrid réaffirme son engagement à travailler pour le futur d’Haïti. Nous menons à bien notre projet de Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti avec la ferme intention de soutenir les autorités haïtiennes afin qu’elles puissent atteindre et nourrir cette vision. Le Club de Madrid reste dès lors disponible afin de collaborer avec tous les parties le cas échéant.

Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et du leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l’expérience unique de ses membres : 79 anciens Chefs d’Etat et Gouvernement de plus de 55 pays qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d’anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politiques.

12 décembre 2010

 

Haïti : le choléra a été importé, confirme une étude américaine

MAXISCIENCES / 13 décembre 2010

Haïti : le choléra a été importé, confirme une étude américaineAlors qu’Haïti est actuellement en proie à une épidémie de choléra importante, plusieurs chercheurs auraient déterminé que le virus présent provient d’Asie du Sud, ce qui inquiète les autorités mondiales de santé.

Depuis mi-octobre, Haïti est victime d’une épidémie de choléra, épidémie qui mobilise plusieurs organisations internationales et qui a déjà tué plusieurs milliers de personnes (voir notre article). Alors qu’au commencement de l’épidémie, les experts avançaient comme explication à la réapparition de la maladie, les conditions sanitaires déplorables du pays à la suite de plusieurs accidents climatiques, un épidémiologiste français, Renaud Pierroux, a fait savoir la semaine dernière que d’après ses propres recherches, l’épidémie aurait pour origine à un camp népalais de Casques bleus en Haïti, installé près d’un fleuve, l’Artibonite (voir notre article).

Dernièrement, plusieurs scientifiques auraient alors décidé d’analyser plus profondément la souche du virus du choléra dans le pays et auraient confirmé que le virus sévissant actuellement dans le pays serait d’origine asiatique. Ainsi, LeMonde.fr explique que c’est le vibrion cholérique « El Tor 01 » qui aurait été identifié, un vibrion observé pour la première fois en Indonésie, avant de sévir en Amérique du Sud et d’être identifié au Bangladesh. Les chercheurs expliquent : « Il existe une étroite relation entre les souches isolées en Haïti et les souches ‘El Tor o1’ isolées au Bangladesh en 2002 et 2008. Par contraste, l’analyse des variations du génome des prélèvements haïtiens révèle une relation plus distante avec les souches circulant en Amérique latine ». Et d’ajouter : « De ce fait, il est peu vraisemblable que des événements climatiques soient à l’origine de l’épidémie en Haïti« . Reste à savoir comment ce vibrion a été introduit sur le continent Américain en général.

 

Haïti: les Européens devraient débloquer 10 millions d’euros contre le choléra

AFP – 13/12/10

BRUXELLES — La Commission européenne a annoncé lundi qu’elle était prête à débloquer 10 millions d’euros supplémentaires pour venir en aide aux victimes de l’épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre.

« Cet argent, qui va s’ajouter aux 12 millions d’euros déjà dégagés par la Commission européenne, sera disponible dès que les ONG partenaires sur le terrain seront prêtes à absorber cette somme », a dit la commissaire chargée de l’aide humanitaire d’urgence, Kristalina Georgieva.

Les violences qui ont suivi les résultats contestés du premier tour de la présidentielle ont entravé le bon fonctionnement de l’aide sur le terrain, a déploré Mme Georgieva.

« Pour vaincre le choléra, les travailleurs humanitaires et les victimes ont besoin de paix », a-t-elle dit. « Si la violence persiste, l’épidémie de choléra pourrait échapper à tout contrôle », a-t-elle mis en garde.

Selon le dernier bilan disponible, le choléra a touché 93.222 personnes en Haïti et fait 2.120 morts dans le pays déjà dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier (plus de 250.000 morts, 1,3 million de sinistrés).

Les dix départements du pays et la capitale Port-au-Prince ont fait état de cas confirmés de choléra et la maladie très contagieuse continue de se répandre rapidement.

Selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu’à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.

 

La « communauté internationale » invite les candidats à faire valoir leurs contestations dans le délai légal qui s’achève mercredi

Elle appelle au respect de la Constitution en ce qui concerne le caractère « pacifique » de toute forme d’expression politique

Radio Kiskeya / lundi 13 décembre 2010

Dans un communiqué conjoint transmis à la presse dimanche soir par le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Vicense Pugliese, des Ambassadeurs accrédités en Haïti, dont ceux de l’Allemagne, du Brésil, du Canada, de l’Espagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations Unies, de l’Organisations des Etats Américains, et de l’Union Européenne déclarent, au nom de la communauté internationale, avoir pris note de la décision du Conseil Électoral Provisoire de fixer le délai de contestation de 72 heures du lundi 13 décembre au mercredi 15 décembre 2010, pour permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l’instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix.

Les signataires du communiqué encouragent « l’exploitation de toutes les voies légales pour faire avancer un processus électoral crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens, dans la transparence et le respect de la constitution ». La communauté internationale réitère en ce sens son invitation à tous les candidats à utiliser les procédures de recours légaux mises à leur disposition par la loi électorale, ajoutent-ils.

« La communauté internationale prend également note de la proposition de la mise en place d’une Commission Spéciale de Vérification par le Conseil Électoral Provisoire et invite tous les acteurs concernés à prendre part au processus d’établissement de la Commission », lit-on dans le communiqué.

Les Ambassadeurs étrangers disent par ailleurs avoir pris note du fait que l’article 31 de la constitution haïtienne garantit “La liberté d’association et de réunion sans armes à des fins politiques, économiques, sociales, culturelles ou toutes autres fins pacifiques”. De ce fait, la communauté internationale déclare déplore les actes de violence qui, entre autres, ont paralysé l’activité économique, empêché les écoliers et étudiants de poursuivre leurs cours et, plus tragiquement, entravé l’accès aux soins pour les malades du choléra.

Elle exhorte par conséquent tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et à demander à leurs partisans de s’abstenir de tout recours à la violence, dont l’unique victime est l’ensemble du peuple haïtien.

Un appel est lancé en conclusion à tous les acteurs politiques et étatiques pour qu’ils mettent tout en œuvre afin d’assurer la reconstruction et de permettre aux personnels de santé et aux acteurs humanitaires haïtiens et internationaux de continuer en toute sécurité à fournir la réponse vitale à l’épidémie de choléra.

 

Haïti

Le Canada aidera à rétablir l’ordre si nécessaire

Agence QMI / 13/12/2010 04h05

Haïti - Le Canada aidera à rétablir l’ordre si nécessaireMONTRÉAL – Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, est prêt à agir, si nécessaire, pour que l’ordre soit rétabli en Haïti, toutefois, cela ne signifie pas l’envoi de nouvelles troupes pour l’instant.

En entrevue à CTV, dimanche matin, M. Cannon, a expliqué que le Canada, à travers l’envoi d’une centaine de soldats et de policiers membres d’une équipe de sécurité dirigée par l’ONU, travaille déjà à maintenir l’ordre en Haïti.

«Nous sommes actifs dans ce pays, a indiqué le ministre. On continue de travailler à le rebâtir, et à le sécuriser. Y aura-t-il des demandes afin que nous envoyions plus de troupes? Je ne crois pas. J’ai obtenu l’assurance de la part des autorités en place que l’ordre allait être maintenu et au moment où on se parle, c’est ce qui se passe.»

Des irrégularités dans le scrutin haïtien, en plus de la mise à l’écart du candidat Michel Martelly, très populaire, ont plongé les rues de Port-au-Prince dans le chaos.

«J’ai discuté récemment avec René Préval (président sortant d’Haïti), a expliqué Lawrence Cannon. Je lui ai parlé de nos inquiétudes face au dernier scrutin, il m’a assuré que des outils seraient mis en place pour corriger la situation.»

Le ministre a aussi précisé que le Canada a offert sa collaboration afin d’aider au bon déroulement du processus électoral en Haïti.

 

Haïti, le grand amour de Bill Clinton

Antoine Char / MÉTRO  / 12 décembre 2010 20:52

Bill Clinton a deux amours. Hillary, bien sûr, vient en premier. Haïti est sans doute le second. L’ex-président américain et l’actuelle secrétaire d’État se disent d’ailleurs «obsédés» par ce pays, et ce n’est pas uniquement parce qu’ils y ont passé leur lune de miel il y a trente-cinq ans. À la Maison-Blanche, non seulement Clinton vivait au milieu de peintures haïtiennes, mais il avait fait d’Haïti une de ses grandes priorités de politique étrangère.
C’est grâce à lui que Jean-Bertrand Aristide, chassé en 1991, put regagner trois ans plus tard son fauteuil présidentiel à Port-au-Prince. En 1995, Clinton devenait le second président américain à visiter le pays le plus pauvre des Amériques, après Frank­lin D. Roosevelt en 1934. On le voit, si les États-Unis ont envoyé à plusieurs repri­ses leur armée dans l’ex-Perle des Antilles (qu’ils ont par ailleurs occupée militairement de 1915 à 1934), leurs présidents évitaient comme la peste de fouler son sol. Bon an, mal an, Clinton venait, lui, prendre le pouls de ses «frères» haïtiens, frappés par quatre ouragans consécutifs en 2008. L’année suivante, il fut nommé émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, avec un salaire annuel d’un dollar.
Depuis, il crie sur tous les toits que cette nation des Ca­raïbes n’est pas «maudite». Il se démène comme il peut pour aider un pays dépourvu de tout, terrassé par le séisme de janvier (250 000 morts) et le choléra (plus de 2 000 décès). Il sermonne les bailleurs de fonds internationaux. Tenez vos promesses! Rien n’y fait. Les milliards ne déferlent pas. Le scénario est le même. À chaque catastrophe naturelle, c’est moins du quart de l’aide promise qui est versée. L’émotion médiatisée ne dure jamais longtemps.
À présent, la première république noire du monde est secouée par un séisme politique grave. Le scrutin présidentiel du mois dernier, qui a coûté une trentaine de millions de dollars alors que plus d’un million d’Haïtiens vivent toujours sous des tentes, a débouché sur une crise électorale aux retombées imprévisibles.
Qui va succéder à René Préval? Son poulain, Jude Célestin, l’ex-première dame, Mirlande Manigat, ou le chanteur Michel Martelly, dit Sweet Micky? Ce dernier demande au président sortant de quitter le pays. S’il le fait, il ne partira sûrement pas avec en poche 80 % de l’aide internationale, com­me Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier, en 1986. Au cours des prochains jours, le pays qu’aime tant Bill Clinton va de nouveau compter ses morts.

 

FORUM DU 3EME FESMAN

Wade annonce la création d’une chaire de la Diaspora à l’Ucad

Bacary Domingo MANE / SudOnLine / 13-12-10

Une chaire de la diaspora à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). C’est du moins l’annonce faite hier, dimanche 12 décembre, au Méridien Président, lors du Forum du 3ème Festival mondial des arts nègres, par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Ce dernier a aussi annoncé la création du Musée de la République où seront exposés tous les cadeaux présidentiels.

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade a annoncé hier, dimanche 12 décembre, la création d’une chaire de la Diaspora à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Il a fait l’annonce dans le grand amphithéâtre de l’hôtel Méridien Président lors de sa rencontre avec les intellectuels africains et de la diaspora. Pour le chef de l’Etat, cette chaire permettra aux étudiants de connaître l’histoire des noirs de la diaspora.

Dans le même temps, Me Wade va présenter une motion à l’Union Africaine pour que la Diaspora constitue la 6e région d’Afrique, avec un chef d’Etat (de la diaspora) qui aura un statut d’observateur au niveau de l’instance continentale. Il va aussi proposer un Ministre des affaires d’Haïti qui va devenir le ministre des affaires de la diaspora.

Un musée pour les cadeaux présidentiels   

Autre annonce, Me Abdoulaye Wade va construire un Musée de la République où seront exposés tous les cadeaux qu’il a reçus en sa qualité de Chef d’Etat. Ces cadeaux, dit-il, sont présentement dans les caves du palais de la République.
Me Abdoulaye Wade a fait cette déclaration à la suite d’un cadeau de Benny Wenda, leader indépendantiste de West Papua, un pays mélanésien (Nouvelle Guinée) vivant présentement en exil au Royaume Uni. Il a offert son chapeau « plumé » des tributs de la Papouasie et le drapeau de son pays, la  Mélanésie, au Président Wade. Un geste qui n’a pas laissé ce dernier indifférent.

 

Haïti – Humanitaire :

Ronaldo, Zinédine Zidane joueront le match contre la pauvreté
HAITI LIBRE – 13/12/2010 09:41:56

Haïti - Humanitaire : Ronaldo, Zinédine Zidane joueront le match contre la pauvretéPlus de 30 joueurs internationaux de football issus des meilleures équipes du monde disputeront mardi prochain le Match contre la pauvreté qui sera accueilli cette année par l’Olympiacos Football Club en Pirée, en Grèce.

 Parmi les joueurs réunis pour l’occasion par Ronaldo, Zinédine Zidane et Didier Drogba, tous les trois Ambassadeurs de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), figurent Pavel Nedved, Gio Van Bronckhorst, Mahmadou Diarra et Raúl Albiol.


Le match amical fait partie d’une série annuelle visant à réduire la pauvreté et à atteindre les huit objectifs du Millénaire pour le développement. Les recettes générées par cet événement iront au soutien des quelques 25 millions de personnes affectées par le séisme d’Haïti en janvier et les inondations qui ont touché le Pakistan en juillet. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues le soir du match. Il sera diffusé en direct sur plus de 20 chaînes de télévision nationales et internationales dans le but de transmettre le message suivant « Faisons équipe pour mettre fin à la pauvreté. »


L’Union des Associations Européennes de Football (UEFA) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ont apporté leur soutien au match, dont le but est de montrer que le football peut contribuer à éliminer des fléaux tels que la pauvreté, l’exclusion scolaire et les inégalités. 

« Je tiens à exprimer mon soutien absolu à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour cette rencontre spéciale, sans oublier nos porte-paroles du PNUD Ronaldo et Zinédine Zidane, et tous les joueurs et supporteurs qui se sont seront là », a dit le président de l’UEFA Michel Platini.


Le Match contre la pauvreté a lieu tous les ans depuis 2003 à l’initiative de Zinédine Zidane et Ronaldo. En janvier dernier, la 7ème édition a attiré une foule de 55 000 spectateurs et a permis de récolter plus d’un demi-million d’euros (767 000 dollars) en faveur du peuple d’Haïti.

Le rendez-vous de mardi prochain sera arbitré par Massimo Bussaca, un arbitre suisse qui a officié lors de la Coupe du Monde 2010. Plus de joueurs internationaux devraient répondre présents dans les prochains jours.
Parmi les participants figurent : Zinédine Zidane (France), Ronaldo (Brésil), Didier Drogba (Côte d’Ivoire), Pedro Pauleta, Fernando Couto, Sá Pinto, Luís Boa Morte et Nuno Gomes (Portugal), Pavel Nedved (République tchèque), Pierre Van Hooijdonk, Ronald de Boer et Gio Van Bronckhorst (Pays-Bas), Gheorghe Popescu (Roumanie), Luciano da Silva, William et Sonny Anderson (Brésil), Raúl Albiol (Espagne), Mahmadou Diarra (Mali) et Sabri Lamouchi (France) qui joueront pour l’équipe des Amis de Ronaldo et Zidane. Les anciens et actuels joueurs de l’Olympiacos constitueront la formation All-Star de l’Olympiacos. S.A.

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