L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Dimanche 19 déc. 2010

19 Déc

Entretien

«Haïti est la preuve de l’échec de l’aide internationale»

Par Arnaud Robert, de retour de Port-au-Prince, LE TEMPS.CH, dimanche19 décembre 2010

Ricardo Seitenfus: «Pour rester ici, et ne pas être terrassé par ce que je vois, j’ai dû me créer un certain nombre de défenses psychologiques.» (Paolo Woods)

Ricardo Seitenfus: «Pour rester ici, et ne pas être terrassé par ce que je vois, j’ai dû me créer un certain nombre de défenses psychologiques.» (Paolo Woods)

Diplômé de l’Institut de hautes études internationales de Genève, le Brésilien Ricardo Seitenfus a 62 ans. Depuis 2008, il représente l’Organisation des Etats américains en Haïti. Il dresse un véritable réquisitoire contre la présence internationale dans le pays

Le Temps: Dix mille Casques bleus en Haïti. A votre sens, une présence contre-productive…

Ricardo Seitenfus: Le système de prévention des litiges dans le cadre du système onusien n’est pas adapté au contexte haïtien. Haïti n’est pas une menace internationale. Nous ne sommes pas en situation de guerre civile. Haïti n’est ni l’Irak ni l’Afghanistan. Et pourtant le Conseil de sécurité, puisqu’il manque d’alternative, a imposé des Casques bleus depuis 2004, après le départ du président Aristide. Depuis 1990, nous en sommes ici à notre huitième mission onusienne. Haïti vit depuis 1986 et le départ de Jean-Claude Duvalier ce que j’appelle un conflit de basse intensité. Nous sommes confrontés à des luttes pour le pouvoir entre des acteurs politiques qui ne respectent pas le jeu démocratique. Mais il me semble qu’Haïti, sur la scène internationale, paie essentiellement sa grande proximité avec les Etats-Unis. Haïti a été l’objet d’une attention négative de la part du système international. Il s’agissait pour l’ONU de geler le pouvoir et de transformer les Haïtiens en prisonniers de leur propre île. L’angoisse des boat people explique pour beaucoup les décisions de l’international vis-à-vis d’Haïti. On veut à tout prix qu’ils restent chez eux.

– Qu’est-ce qui empêche la normalisation du cas haïtien?

– Pendant deux cents ans, la présence de troupes étrangères a alterné avec celle de dictateurs. C’est la force qui définit les relations internationales avec Haïti et jamais le dialogue. Le péché originel d’Haïti, sur la scène mondiale, c’est sa libération. Les Haïtiens commettent l’inacceptable en 1804: un crime de lèse-majesté pour un monde inquiet. L’Occident est alors un monde colonialiste, esclavagiste et raciste qui base sa richesse sur l’exploitation des terres conquises. Donc, le modèle révolutionnaire haïtien fait peur aux grandes puissances. Les Etats-Unis ne reconnaissent l’indépendance d’Haïti qu’en 1865. Et la France exige le paiement d’une rançon pour accepter cette libération. Dès le départ, l’indépendance est compromise et le développement du pays entravé. Le monde n’a jamais su comment traiter Haïti, alors il a fini par l’ignorer. Ont commencé deux cents ans de solitude sur la scène internationale. Aujourd’hui, l’ONU applique aveuglément le chapitre 7 de sa charte, elle déploie ses troupes pour imposer son opération de paix. On ne résout rien, on empire. On veut faire d’Haïti un pays capitaliste, une plate-forme d’exportation pour le marché américain, c’est absurde. Haïti doit revenir à ce qu’il est, c’est-à-dire un pays essentiellement agricole encore fondamentalement imprégné de droit coutumier. Le pays est sans cesse décrit sous l’angle de sa violence. Mais, sans Etat, le niveau de violence n’atteint pourtant qu’une fraction de celle des pays d’Amérique latine. Il existe des éléments dans cette société qui ont pu empêcher que la violence se répande sans mesure.

– N’est-ce pas une démission de voir en Haïti une nation inassimilable, dont le seul horizon est le retour à des valeurs traditionnelles?

– Il existe une partie d’Haïti qui est moderne, urbaine et tournée vers l’étranger. On estime à 4 millions le nombre de Haïtiens qui vivent en dehors de leurs frontières. C’est un pays ouvert au monde. Je ne rêve pas d’un retour au XVIe siècle, à une société agraire. Mais Haïti vit sous l’influence de l’international, des ONG, de la charité universelle. Plus de 90% du système éducatif et de la santé sont en mains privées. Le pays ne dispose pas de ressources publiques pour pouvoir faire fonctionner d’une manière minimale un système étatique. L’ONU échoue à tenir compte des traits culturels. Résumer Haïti à une opération de paix, c’est faire l’économie des véritables défis qui se présentent au pays. Le problème est socio-économique. Quand le taux de chômage atteint 80%, il est insupportable de déployer une mission de stabilisation. Il n’y a rien à stabiliser et tout à bâtir.

– Haïti est un des pays les plus aidés du monde et pourtant la situation n’a fait que se détériorer depuis vingt-cinq ans. Pourquoi?

– L’aide d’urgence est efficace. Mais lorsqu’elle devient structurelle, lorsqu’elle se substitue à l’Etat dans toutes ses missions, on aboutit à une déresponsabilisation collective. S’il existe une preuve de l’échec de l’aide internationale, c’est Haïti. Le pays en est devenu la Mecque. Le séisme du 12 janvier, puis l’épidémie de choléra ne font qu’accentuer ce phénomène. La communauté internationale a le sentiment de devoir refaire chaque jour ce qu’elle a terminé la veille. La fatigue d’Haïti commence à poindre. Cette petite nation doit surprendre la conscience universelle avec des catastrophes de plus en plus énormes. J’avais l’espoir que, dans la détresse du 12 janvier, le monde allait comprendre qu’il avait fait fausse route avec Haïti. Malheureusement, on a renforcé la même politique. Au lieu de faire un bilan, on a envoyé davantage de soldats. Il faut construire des routes, élever des barrages, participer à l’organisation de l’Etat, au système judiciaire. L’ONU dit qu’elle n’a pas de mandat pour cela. Son mandat en Haïti, c’est de maintenir la paix du cimetière.

– Quel rôle jouent les ONG dans cette faillite?

– A partir du séisme, Haïti est devenu un carrefour incontournable. Pour les ONG transnationales, Haïti s’est transformé en un lieu de passage forcé. Je dirais même pire que cela: de formation professionnelle. L’âge des coopérants qui sont arrivés après le séisme est très bas; ils débarquent en Haïti sans aucune expérience. Et Haïti, je peux vous le dire, ne convient pas aux amateurs. Après le 12 janvier, à cause du recrutement massif, la qualité professionnelle a beaucoup baissé. Il existe une relation maléfique ou perverse entre la force des ONG et la faiblesse de l’Etat haïtien. Certaines ONG n’existent qu’à cause du malheur haïtien.

– Quelles erreurs ont été commises après le séisme?

– Face à l’importation massive de biens de consommation pour nourrir les sans-abri, la situation de l’agriculture haïtienne s’est encore péjorée. Le pays offre un champ libre à toutes les expériences humanitaires. Il est inacceptable du point de vue moral de considérer Haïti comme un laboratoire. La reconstruction d’Haïti et la promesse que nous faisons miroiter de 11 milliards de dollars attisent les convoitises. Il semble qu’une foule de gens viennent en Haïti, non pas pour Haïti, mais pour faire des affaires. Pour moi qui suis Américain, c’est une honte, une offense à notre conscience. Un exemple: celui des médecins haïtiens que Cuba forme. Plus de 500 ont été instruits à La Havane. Près de la moitié d’entre eux, alors qu’ils devraient être en Haïti, travaillent aujourd’hui aux Etats-Unis, au Canada ou en France. La révolution cubaine est en train de financer la formation de ressources humaines pour ses voisins capitalistes…

– On décrit sans cesse Haïti comme la marge du monde, vous ressentez plutôt le pays comme un concentré de notre monde contemporain…

– C’est le concentré de nos drames et des échecs de la solidarité internationale. Nous ne sommes pas à la hauteur du défi. La presse mondiale vient en Haïti et décrit le chaos. La réaction de l’opinion publique ne se fait pas attendre. Pour elle, Haïti est un des pires pays du monde. Il faut aller vers la culture haïtienne, il faut aller vers le terroir. Je crois qu’il y a trop de médecins au chevet du malade et la majorité de ces médecins sont des économistes. Or, en Haïti, il faut des anthropologues, des sociologues, des historiens, des politologues et même des théologiens. Haïti est trop complexe pour des gens qui sont pressés; les coopérants sont pressés. Personne ne prend le temps ni n’a le goût de tenter de comprendre ce que je pourrais appeler l’âme haïtienne. Les Haïtiens l’ont bien saisi, qui nous considèrent, nous la communauté internationale, comme une vache à traire. Ils veulent tirer profit de cette présence et ils le font avec une maestria extraordinaire. Si les Haïtiens nous considèrent seulement par l’argent que nous apportons, c’est parce que nous nous sommes présentés comme cela.

– Au-delà du constat d’échec, quelles solutions proposez-vous?

– Dans deux mois, j’aurai terminé une mission de deux ans en Haïti. Pour rester ici, et ne pas être terrassé par ce que je vois, j’ai dû me créer un certain nombre de défenses psychologiques. Je voulais rester une voix indépendante malgré le poids de l’organisation que je représente. J’ai tenu parce que je voulais exprimer mes doutes profonds et dire au monde que cela suffit. Cela suffit de jouer avec Haïti. Le 12 janvier m’a appris qu’il existe un potentiel de solidarité extraordinaire dans le monde. Même s’il ne faut pas oublier que, dans les premiers jours, ce sont les Haïtiens tout seuls, les mains nues, qui ont tenté de sauver leurs proches. La compassion a été très importante dans l’urgence. Mais la charité ne peut pas être le moteur des relations internationales. Ce sont l’autonomie, la souveraineté, le commerce équitable, le respect d’autrui qui devraient l’être. Nous devons penser simultanément à offrir des opportunités d’exportation pour Haïti mais aussi protéger cette agriculture familiale qui est essentielle pour le pays. Haïti est le dernier paradis des Caraïbes encore inexploité pour le tourisme, avec 1700 kilomètres de côtes vierges; nous devons favoriser un tourisme culturel et éviter de paver la route à un nouvel eldorado du tourisme de masse. Les leçons que nous donnons sont inefficaces depuis trop longtemps. La reconstruction et l’accompagnement d’une société si riche sont une des dernières grandes aventures humaines. Il y a 200 ans, Haïti a illuminé l’histoire de l’humanité et celle des droits humains. Il faut maintenant laisser une chance aux Haïtiens de confirmer leur vision.

 

Le bilan de l’épidémie de choléra dépasse les 2.500 morts

AFP – 19/12/10

WASHINGTON — L’épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 2.500 morts depuis son apparition à la mi-octobre et près de 115.000 cas ont été recensés, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé haïtien consulté dimanche par l’AFP.

Au total, 2.535 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie qui ne montre pas de signes de ralentissement et 114.497 personnes ont contracté la maladie, selon un bilan arrêté au 14 décembre.

Le département de l’Artibonite (nord), où s’est déclarée l’épidémie, reste le plus touché, avec 807 morts, tandis que la capitale Port-au-Prince, où vivent dans des conditions très précaires de nombreux sinistrés du séisme de janvier, déplore 235 morts.

Selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu’à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.

Ces nouveaux chiffres sont publiés alors que les Haïtiens attendent la publication des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielle et législatives du 28 novembre, qui avaient été marquées par des incidents et des accusations de fraudes.

Ceux-ci étaient attendus lundi mais l’Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats ne soient pas publiés avant que le recomptage des voix effectué sous son autorité soit terminé.

 

Ebooks : une bibliothèque numérique à Haïti

par IDBOOX, 19 décembre, 2010

IDBOOX_Ebooks_Bibliotheques_sans_frontieresC’est un formidable projet qui voit le jour, grâce à Bibliothèques Sans Frontières (BSF). L’association mettra à la disposition de 15 000 étudiants, professeurs et chercheurs une bibliothèque numérique située à Port au Prince.
Suite au séisme de l’année dernière, 11 des 12 bibliothèques universitaires du pays ont été détruites.
BSF a donc pris la situation très au sérieux. Dès la rentrée de janvier, les étudiants pourront avoir accès à des milliers de livres électroniques, des ressources en ligne, des périodiques numériques.

Pour accueillir les universitaires, un bâtiment écoresponsable a été construit avec des containers recyclés. 80 ordinateurs ont été installés pour permettre l’accès à des ressources techniques et scientifiques dans plus de 10 disciplines !1.A court terme (dès janvier 2011), permettre aux étudiants, professeurs et chercheurs haïtiens d’avoir accès à des ressources documentaires de qualité par l’intermédiaire de la bibliothèque numérique
2.A long terme, doter Haïti d’une bibliothèque universitaire de référence pour ouvrir la voie à une recherche de qualité en Haïti et renforcer durablement l’enseignement supérieur dans le pays. 70 bibliothécaires Haïtiens seront formés au numérique.

2 grands objectifs à court et à moyen terme :

Pour monter ce fabuleux projet, l’organisme s’est appuyé sur des partenaires prestigieux : Cyberlibris, l’ENS de Paris, Caregmia et Ex Libris.
Les éditeurs de livres numériques ont également répondu présents, parmi eux : Springer, Elsevier, Francis Lefebvre, Willey…
Voilà aussi à quoi peut servir la numérisation des fonds, cet exemple est sans appel pour ceux qui se demandent encore si oui ou non il faut passer aux livres numériques.

Appel à solidarité : Haïti un an après…

BSF organise un grand concert le 12 janvier au New Morning à Paris. Prenez vos places, vous passerez une excellente soirée et participerez à l’action.

 

La Mission OEA/CARICOM surveille les contestations
HAITI LIBRE – 19/12/2010 12:44:44

Haïti - Élections : La Mission  OEA/CARICOM surveille les contestationsLa période du dépôt des contestations relatives aux résultats préliminaires du premier tour des élections législatives et présidentielles en Haïti a pris fin le 15 décembre dernier, quatre jours après la date prévue au calendrier électoral, en raison des troubles qui ont suivi la publication des résultats préliminaires.


La Commission spéciale de vérification, mécanisme extraordinaire et d’urgence initié le 9 décembre par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) ayant pour but de vérifier la tabulation des résultats préliminaires, ne s’est pas concrétisée. Le 14 décembre, le CEP a informé la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) qu’il « s’est trouvé dans l’obligation de surseoir à la mise en place de la Commission qu’il se proposait de créer afin de prévenir toute éventuelle duplication entre le mandat de celle-ci et celui de la mission commandée par le Chef de l’Etat ».


En ce qui concerne la période des contestations, la MOEC note que le nombre de plaintes déposées par les candidats varie d’un département à l’autre et que la majorité d’entre elles ont été soumises comme on s’y attendait par les candidats à la Chambre basse. La Mission note également que plusieurs candidats profitent des recours juridiques prévus par la Loi électorale. Parmi les contestations déposées, plusieurs sollicitent l’annulation du processus électoral sur la base que les irrégularités, les cas de violence et la fraude ont entaché le premier tour des élections en privant de nombreux électeurs d’exercer leur droit de vote. 


La MOEC réitère son appel au CEP afin que, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions juridictionnelles, ces plaintes soient traitées avec la transparence, la rigueur et l’équité qu’elles méritent lors des auditions au Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED) et au Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN). Ces auditions permettent aux candidats d’obtenir réparation lorsqu’ils fournissent la preuve qu’ils ont été victimes d’irrégularités ou de fraude. Malgré les retards enregistrés lors du début de la période d’auditions, le CEP doit prendre son temps pour veiller à ce que les procédures d’adjudication soient effectuées soigneusement.


Ces auditions sont d’une importance critique puisque les décisions rendues conduisent à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielles et législatives, initialement prévue pour le 20 décembre mais qui sera probablement reportée. La Mission espère que la période de calme qui prévaut offrira un environnement serein propice à la rigueur des délibérations et à l’équité des décisions qui seront rendues par les BCED et le BCEN.

 

Michel Martelly, un Superman contre les bourgeois

Par Rémi Carayol, envoyé spécial, JEUNE AFRIQUE, 19/12/2010 à 18h:09

Michel Martelly lors d'un rassemblement de ses partisans, le 20 octobre.

Michel Martelly lors d’un rassemblement de ses partisans, le 20 octobre. © AFP

Candidat atypique à l’élection présidentielle, Michel Martelly transforme chacun de ses discours en véritable one man show. Mais derrière le chanteur populaire, le candidat est à prendre au sérieux.

Il faut le voir, en jean et tee-shirt, haranguer la foule, la faire rire après une saillie contre Mirlande Manigat ou s’étouffer de rage à l’évocation de la corruption supposée de Jude Célestin – ses deux principaux adversaires. Il faut l’entendre alterner slogans politiques, blagues salaces et chansons. Puis se tourner vers ses partisans, ivres de ses paroles, pour comprendre que Michel Martelly n’est pas un candidat comme les autres à l’élection présidentielle.

Certains le comparent à Jean-Bertrand Aristide. Non, pas le président contraint à l’exil en 2004, mais le prêtre qui, en 1990, redonna espoir à tout un peuple avec ses discours antibourgeois. La vérité est que Martelly (49 ans) n’a pas grand-chose à voir avec « Titid », auquel, dans le passé, il s’est opposé. Mais aujourd’hui, le symbole de la révolte contre les élites, c’est lui. Le 7 décembre, quelques minutes après l’annonce des résultats provisoires du 1er tour, ses partisans n’ont pas attendu son mot d’ordre pour laisser éclater leur colère. Martelly en troisième position avec 21,84 % des voix, derrière Célestin (22,48 %) et Manigat (31,37 %) ? Impossible. Pour eux, c’est forcément « du vol », la « victoire de l’argent ». Le lendemain, la vague d’indignation a gagné l’ensemble du pays.

Martelly n’a pas reconnu ces résultats – pas plus que Manigat, les États-Unis ou le Canada. Il a quand même appelé au calme. Cela suffira-t-il à apaiser la colère des jeunes ? Au cours de la campagne, il n’a cessé de progresser dans les sondages. « Dans la situation actuelle, cela revient à allumer un feu dans une forêt de pins, en plein été », juge un observateur. « En Haïti, on attend toujours une figure messianique », analyse le géographe Jean-Marie Théodat.

Martelly en a le profil. Rien à voir avec cette universitaire coincée de Manigat. Ni avec ce froid technicien de Célestin. « Il n’est pas très sérieux », concède l’un de ses partisans. Mais ses diatribes plaisent. Il promet la fin de la corruption, la gratuité des soins et de l’éducation. Son grand tube, il le chantait déjà en 1998 : « Ayez un peu d’amour pour Haïti / Le peuple ne devrait pas souffrir / Il est temps d’arrêter cette comédie… »

Sur sa photo officielle, il arbore aujourd’hui chemise et cravate bleues. Son regard est déterminé. Il joue au candidat propre sur lui, au responsable qui-a-une-grave-décision-à-prendre. C’est nouveau. Avant, il était « Sweet Micky », un bad boy du micro, un pionnier du kompa (sorte de zouk haïtien), capable de baisser son pantalon sur scène. « Il faut distinguer l’artiste de l’homme, dit-il. Il y a Christopher Reeve et Superman ; il y a Michel Martelly et Sweet Micky. » Mais chassez le naturel… Le 25 novembre, son meeting au Champ de Mars, où vivent 20 000 sans-abris depuis le séisme du 12 janvier, a tourné au one-man-show. « J’ai réuni mon peuple autour de la musique. Maintenant, je veux le réunir autour du drapeau d’Haïti », s’enflamme-t-il.

 

Le nouveau travail de Michaëlle Jean en Haïti comporte défis et opportunités

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 19 décembre 2010 à 11h06.

MONTRÉAL – Michaëlle Jean espère contribuer à ce que son pays d’origine règle ses problèmes, et ce, pour de bon.

L’ex-gouverneure générale du Canada affirme que beaucoup de travail doit encore être réalisé, près d’un an après le tremblement de terre qui a fortement secoué Haïti.
Maintenant envoyée spéciale pour les Nations unies, Mme Jean soutient que les Haïtiens sont frustrés par la lenteur et la désorganisation qui ressort parfois des efforts de reconstruction.
«Malheureusement, nous allons souligner le premier anniversaire du séisme, et les Haïtiens n’ont observé aucun signe leur laissant croire que le travail a commencé», a-t-elle affirmé lors d’un entretien téléphonique accordé à La Presse Canadienne.
La violence qui a éclaté à la suite des récentes élections présidentielles et l’épidémie de choléra ont rendu la situation encore plus difficile.
La population est «fatiguée» et «traumatisée» a indiqué Mme Jean.
Michaëlle Jean se dit tout de même optimiste. Elle croit que son pays pourra se remettre sur pied, même si une grande partie de la population de la capitale haïtienne doit encore s’abriter sous des tentes et que l’eau et la nourriture demeurent rare pour plusieurs.
«Les besoins sont incroyables, mais nous ne devrions pas être découragés», a affirmé Mme Jean, dont le mandat de gouverneure générale a pris fin en octobre.
«C’est un travail en cours et le moment est venu d’agir», a-t-elle ajouté.
Mme Jean croit qu’un système d’éducation de qualité et accessible à tous permettra aux Haïtiens de rebâtir eux-mêmes leur pays.
«Ça va marcher. Nous avons d’autres exemples dans le monde», a-t-elle dit en parlant de la reconstruction d’Haïti.
Mme Jean a donné en exemple la rapide reconstruction de la province du Sichuan, en Chine, où 90 000 personnes ont perdu la vie lors d’un séisme en 2008. Elle a également parlé du Rwanda, pays d’Afrique où un génocide a fait en 1994 pas moins de 100 000 victimes en 100 jours, selon les estimations.
«Seize ans plus tard, le Rwanda (et) Kigali sont plus propres que Ottawa», a-t-elle dit, ajoutant que la reconstruction du Rwanda avait été menée grâce à une stratégie claire et précise.
Le séisme de janvier dernier en Haïti a fait plus de 200 000 morts et plus d’un million de sans abris.

 

Haïti – Épidémie : Fidel Castro tient ses engagements
HAITI LIBRE – 19/12/2010 12:06:35

Haïti - Épidémie :  Fidel Castro tient ses engagementsUn nouveau contingent médicale de 65 personnes, dont 13 en provenance de l’École de médecine latino américaine, est arrivé vendredi en Haïti. Ces renforts s’inscrivent dans le cadre des engagements pris par le chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro le 27 novembre dernier, d’envoyer 300 médecins, infirmières et techniciens de la santé supplémentaires, pour porter à 1,200 les effectifs médicaux cubains en Haïti pour lutter, contre l’épidémie de choléra.
Ce contingent est composé principalement d’infirmières, qui ont été accueilli à leur arrivée, par le Dr Lorenzo Somarriba, coordinateur général de la Brigade médicale cubaine.
Rappelons que le 4 Décembre dernier, la coopération médicale Cuba-Haïti, fêtait son 12 anniversaire. Au cours de ces nombreuses années, des milliers de professionnels de la santé cubains ont servi en Haïti.

 

Jacques Edouard Alexis en faveur d’un gouvernement provisoire
HAITI LIBRE – 19/12/2010 11:37:47

Haïti - Élections : Jacques Edouard Alexis en faveur d’un gouvernement provisoireJacques Edouard Alexis, candidat « Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH) » et membre du groupe des 12 (Karibe), continue de plaider en faveur de l’annulation des élections du 28 novembre. « Il nous faut un gouvernement provisoire de consensus pour refaire ces élections », rappelant que les joutes du 28 novembre « constituent l’échec du chef de l’État, du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et de la communauté internationale » qui ont cautionné « la magouille ».
Une position partagée par des plateformes politiques de l’opposition : l’UCADDE, Rasanble, Libération, Alternative ainsi que la coalition d’organisations populaires « Tèt kole ».
Turneb Delpé, un des portes parole de « Tèt kole » qualifie de « coup d’État électoral » le scrutin du 28 novembre et plaide lui aussi pour l’annulation des élections. « Le peuple a trop souffert, il lui faut un CEP impartial et un gouvernement fiable capable de lui laisser la possibilité de choisir librement ses futurs dirigeants ». Turneb Delpé et l’ex député, Serge Jean-Louis, responsable de la plateforme Libération, ont appelé à la poursuite de la mobilisation pacifique anti-gouvernementale.
Les quatre plateformes politiques de l’opposition, qui avaient appelé au boycott des élections du 28 novembre, ont lancé vendredi l’idée d’une conférence politique nationale avec différents secteurs en vue de la formation d’un gouvernement provisoire.
Rappelons que la solution d’un gouvernement de transition, a été exclue des options possible, par les Nations-Unies et les représentants de divers gouvernements étrangers, fortement impliqués dans le dossier d’Haïti.

 

Jean Henry Céant, affirme que l’OEA n’a aucune crédibilité
HAITI LIBRE – 19/12/2010 11:00:09

Haïti - Élections : Jean Henry Céant, affirme que l’OEA n’a aucune crédibilitéLe candidat à la présidence, Jean Henry Céant « Renmen Ayiti », affirme que l’Organisation des États Américains (OEA) n’a aucune crédibilité pour compter ou recompter quoique ce soit en ce qui a trait au scrutin du 28 novembre, une position partagé par le groupe des 12.
Il estime que les hauts fonctionnaires de l’OEA dont Ricardo Seitenfus, son représentant en Haïti et Jose Miguel Insulza son secrétaire général ainsi que les observateurs de L’OEA et le chef de la mission OEA/CARICOM Colin Granderson ont cautionné ce qu’il appelle « la mascarade électoale » du 28 novembre dernier. Rappelant qu’à l’issue d’une visite en Haïti, peu avant les élections, M. Insulza avait déclarer que tout se déroulait bien, malgré les mises en garde et les dénonciations d’un grand nombre d’acteurs participants au processus électoral.

 

Haïti – Élections : Rencontre Albert Ramdin-René Préval
HAITI LIBRE – 19/12/2010 10:07:22

Haïti - Élections : Rencontre Albert Ramdin-René PrévalLe Secrétaire général adjoint de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, s’est rendu samedi en Haïti rencontrer le président René Préval, suite à l’aide sollicité par le chef de l’État haïtien auprès de l’OEA en vue de résoudre la crise politique post-électorale, créée après la publication des résultats préliminaires des élections du 28 Novembre.
Au cours de son séjour l’Ambassadeur Ramdin a également eu des conversations avec les différents acteurs politiques et sociaux, parmi lesquels, les trois candidats à la présidentielle, Mirlande Manigat, Jude Célestin et Michel Martelly et des candidats aux élections législatives. Il a également eu des discussions avec les responsables du Conseil Électoral Provisoire (CEP), des experts du centre de tabulation, des groupes de la société civile, le secteur privé, le chef de la commission d’observation mixte OEA/CARICOM, Colin Granderson, Edmond Mulet chef de la Minustah et certains ambassadeurs résidents.
À 24 heures de la publication des résultats définitif du premier tour, tel qu’inscrit au calendrier électoral, nous ne savons toujours pas [en dehors des rumeurs] ce que le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a décidé suite a la demande de report de publication, demandée vendredi, par José Miguel Insulza, le secrétaire général de l’OEA auprès du Président René Préval.

 

Haïti – Reconstruction : 267 millions d’aide américaine
HAITI LIBRE – 19/12/2010 09:14:53

Haïti - Reconstruction : 267 millions d’aide américaineLe gouvernement américain a annoncé l’approbation par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) [mardi dernier], de quatre projets de reconstruction financés conjointement avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Ces projets d’un montant total de 267 millions de dollars, en conformités avec les priorité du gouvernement haïtien, concernent la construction du parc industriel près du Cap-Haitien, la revalorisation et l’expansion des quartiers situés aux environs de Port-au-Prince et au Nord d’Haïti, et l’enlèvement de décombres.  
Le projet de construction du parc industriel, qui s’inscrit dans les nouveaux pôles de développement, dans la région du Nord va employer directement 18,000 ouvriers haïtiens dans l’industrie du vêtement et jusqu’à 65,000 emplois permanents dès que le parc sera complètement achevé. Ce projet sera subventionné avec une contribution de 124 millions de dollars du gouvernement américain et 50 millions de dollars de la BID, et s’appuie sur un protocole d’accord signé au mois  d’Août entre le gouvernement américain, la BID, le gouvernement haïtien, et la compagnie coréenne de manufacture Hansoll Textile Ltd. Les entreprises qui fonctionnent en dehors du parc industriel jouiront des avantages commerciaux offerts par la loi HELP (Haiti Economic Lift Program Act) et le parc pourra doubler les emplois dans le secteur de l’industrie du vêtement en Haïti.
« Le développement du parc industriel dans le Nord représente une opportunité pour Haïti de reconstruire son secteur industriel léger, qui augmentera la prospérité économique des Haïtiens, tout comme il fournira des vêtements de qualité à prix abordable au consommateur américain », a indiqué l’Ambassadeur américain en Haïti Kenneth Merten.
Le gouvernement américain, à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), maintient également son engagement dans la reconstruction en finançant trois projets qui supporteront la réparation et la réhabilitation de logements, la construction de toutes nouvelles communautés, et l’enlèvement des décombres en utilisant des équipements lourds :
65 millions de dollars pour le Projet de revalorisation de quartiers, lequel améliorera les conditions de vie en conformité avec les normes du projet de reconstruction de logement et d’infrastructure communautaire du partenaire d’exécution, la Banque Mondiale, pour environ 10,000 familles dans les communautés touchées par le séisme de janvier dernier.
53 millions de dollars pour le Projet de construction de nouveaux villages, lequel permettra de construire des milliers de maisons dans les régions du Nord et de Port-au-Prince. 30 millions de dollars serviront à la construction de logement pour le parc industriel du Nord.
25 millions de dollars pour un Projet d’enlèvement de débris, lequel renforcera les efforts déjà mis en œuvre. Le partenaire d’exécution est le Programme de Développement des Nations-Unies qui utilisera des équipements lourds et mobilisera les communautés affectées pour enlever et traiter les débris afin de préparer plusieurs quartiers à la reconstruction.
« Les projets d’infrastructure approuvés par la CIRH jettent les bases pour de meilleures conditions de vie pour de milliers d’Haïtiens et s’appuient sur les efforts soutenus de l’USAID en vue de permettre aux gens de retourner dans leurs communautés », a déclaré Carleene Dei, Directeur de la Mission de l’USAID en Haïti.
En plus de l’assistance humanitaire considérable fournie suite au tremblement de terre du 12 Janvier, le gouvernement américain a identifié quatre secteurs prioritaires tels les infrastructures, l’agriculture, la santé et la gouvernance, à être implémentés dans trois axes de développement qui sont Port-au-Prince, Saint-Marc et le Cap-Haïtien, afin de maximiser l’impact des investissements à long terme des contribuables américains en Haïti et conduire vers la création d’emplois permanents et une Haïti plus prospère.

 

Un haïtien élu au Centre de la francophonie des Amériques
HAITI LIBRE – 19/12/2010 08:47:05

Haïti - Culture : Un haïtien élu au Centre de la francophonie des AmériquesLe Centre de la francophonie des Amériques a dévoilé cette semaine, le nom des sept nouveaux administrateurs élus par ses membres, au terme de ses premières élections. Le président du conseil d’administration, monsieur Jean-Louis Roy a félicité les nouveaux élus qui se joignent aux huit administrateurs actuels au sein du conseil d’administration.
Ces nouveaux administrateurs sont : madame Céleste Godin (personne provenant de l’Acadie), madame Trèva Cousineau (personne provenant de l’Ontario), madame Mariette Mulaire (personne provenant de l’Ouest ou des Territoires – Canada), madame Gabrielle Durana (personne provenant de l’extérieur du Canada), madame Monique Giroux (personne provenant du Québec), madame Marie-France Kenny (personne élue parmi les dirigeants des organismes pancanadiens des communautés francophones et acadiennes du Canada) et monsieur Max Jean-Louis.
Max Jean-Louis, un jeune haïtien de 20 ans, a été élu au poste d’administrateur du Centre de la Francophonie des Amériques. Après avoir remercié spécialement, tous ceux qui voté pour lui et qui ont fait cru en ces nombreuses propositions, il s’est dit prêt à assumer ses nouvelles fonctions et à travailler pour la promotion du fait francophone en Amérique. Il regrette que son élection intervienne dans un contexte difficile pour son pays Haïti, marqué par une crise post-électorale et en a profité pour encourager tous les acteurs à se concerter afin de trouver une solution politique durable. « Il faut toujours prioriser l’intérêt général et ne pas désavouer le sang coulé des milliers d’esclaves qui se sont battus pour nous donner notre indépendance » a déclaré le jeune administrateur.
En savoir plus sur le Centre de la francophonie des Amériques :
Le Centre de la francophonie des Amériques contribue à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle en misant sur le renforcement et l’enrichissement des relations ainsi que sur la complémentarité d’action entre les francophones et les francophiles du Québec, du Canada et des Amériques. Il s’intéresse au développement et à l’épanouissement des francophones et des francophiles et soutient le rapprochement des personnes, groupes et communautés intéressés par la francophonie. Il favorise les échanges, le partenariat et le développement de réseaux francophones afin de soutenir des projets structurants liés aux enjeux de société et diffuse l’information concernant diverses thématiques liées à la francophonie.
Le Centre de la francophonie des Amériques bénéficie du soutien financier du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec.

 

Une personne tuée lors d’une manifestation pour la fermeture d’une déchetterie

P-au-P., 18 déc. 2010 [AlterPresse] — Une personne a été tuée ce 18 décembre dans la région de Duvivier (périphérie nord de Port-au-Prince) lors d’une protestation contre le refus des autorités de fermer une déchetterie de cette localité, qui reçoit entre autres des excréments que les riverains lient à l’épidémie de choléra.

Ramon Robert a été tué par la police qui a fait feu pour disperser une manifestation des habitants de la région, selon Salvatory Saint Victor, membre du Comité de Relèvement de Duvivier.

Plusieurs centaines de personnes participaient à cette marche, la quatrième organisée par le comité pour demander la fermeture de cette déchetterie, déclare à AlterPresse Salvatory Saint-Victor, qui souligne que « les matières fécales augmentent les risques de propagation du choléra ».

Les cas de choléra se sont multipliés durant les dernières semaines à Duvivier, où les résidents craignent des risques de pollution de la nappe phréatique par les excréments humains déposés dans la déchetterie.

Au cours des événements, au moins trois personnes ont été arrêtées, indique la même source.

Le Secrétaire général de la Plate-forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH), Antonal Mortimé, condamne l’attitude de la police, qui, selon lui, n’a « aucune considération pour le droit à la vie ».

Il souligne à AlterPresse que depuis plusieurs mois les habitants de Duvivier sont mobilisés contre la déchetterie située près de Duvivier.

L’épidémie de choléra a déjà fait 2.535 morts en Haiti, suivant les dernières données communiquées par le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).

A ce jour, 114.497 personnes ont été contaminées par le choléra, qui affecte le pays depuis la mi-octobre.

 

Publication définitive des résultats du premier tour reportée, selon divers médias

P-au-P., 18 déc. 2010 [AlterPresse] — Le président haïtien, René Préval, a demandé au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de surseoir à la publication, initialement prévue le 20 décembre, des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives du 28 novembre, entachées d’irrégularités et de fraude, annoncent les médias haïtiens.

Le chef de l’État a pris cette décision sur demande de l’Organisation des États Américains (OEA), indiquent les mêmes sources. L’organisation hémisphérique a demandé que les résultats ne soient pas publiés avant tout recomptage des voix.

Le Secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert Ramdin, a effectué une visite cette semaine en Haïti, où il a rencontré le président Préval et d’autres personnalités politiques.

Selon Ramdin, cité par les médias haïtiens, Préval a décidé de requérir du CEP la non-publication des résultats définitifs, puisque l’OEA n’a pas pris part au processus de vérification, décidé par l’institution électorale.

Dans un communiqué transmis ce 18 décembre à AlterPresse, la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) souligne que la Commission spéciale de vérification « ne s’est pas concrétisée ».

Entre-temps, Préval a demandé à l’Organisation hémisphérique d’envoyer deux nouvelles missions en Haïti pour aider aux tâches de vérification des résultats.

Selon le communiqué, le CEP a confié à la MOEC qu’il « s’est trouvé dans l’obligation de surseoir à la mise en place de la Commission qu’il se proposait de créer afin de prévenir toute éventuelle duplication entre le mandat de celle-ci et celui de la mission commandée par le Chef de l’Etat ».

En ce qui concerne la période de contestation qui a pris fin mercredi, l’OEA a noté que « plusieurs (contestations présentées) sollicitent l’annulation du processus électoral sur la base que les irrégularités, les cas de violence et la fraude ont entaché le premier tour des élections en privant de nombreux électeurs d’exercer leur droit de vote ».

La mission de l’OEA a réitéré sa demande au CEP « afin que (…) ces plaintes soient traitées avec la transparence, la rigueur et l’équité qu’elles méritent ».

Le pays est plongé dans une crise depuis la proclamation des résultats préliminaires des élections, violemment rejetés par la population lors d’émeutes qui ont fait au moins 4 morts.

Selon les données officielles, Mirlande Manigat est arrivée en première position dans les résultats avec 31,37 % des voix contre 22.48 % au candidat officiel Jude Celestin. En troisième position figure le chanteur Michel Martelly, qui a remporté 21,84 % des voix.

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2 Réponses to “L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Dimanche 19 déc. 2010”

  1. Mikerlande Legrand 20 décembre 2010 à 1:39 #

    Pour information

    • Mikerlande Legrand 20 décembre 2010 à 1:46 #

      pour information

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