L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Lundi 20 déc. 2010

20 Déc

L’OEA obtient le report de la publication des résultats du scrutin

RADIO METROPOLE / Lundi, 20 décembre 2010 07:22

Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Miguel Inzulsa, a sollicité et obtenu le report de la publication des résultats définitifs du scrutin du 28 novembre.
L’Organisation hémisphérique a demandé au président haïtien René Préval que les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne soient pas publiés avant recomptage et assuré que le chef de l’Etat avait donné son accord. « Le président a dit qu’il était d’accord pour demander au Conseil Electoral Provisoire (CEP) de ne pas annoncer de résultats tant que l’OEA n’avait pas participé au processus de vérification des résultats », a révélé le secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert Ramdin.
L’OEA a commencé à préparer la mission de recomptage des voix et ses équipes pourraient se rendre à Port-au-Prince en début de semaine, a indiqué M. Ramdin. Néanmoins l’OEA, qui travaille conjointement avec les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), ne se rendra pas en Haïti si l’annonce des résultats définitifs du premier tour n’est pas reportée comme elle le demande. « Cela n’a pas de sens de vérifier les résultats si ces derniers sont déjà définitifs », a expliqué Albert Ramdin.
De leur coté les responsables du Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont confirmé ce lundi le report de la publication des résultats. Les responsables du CEP gardent un profil bas depuis la publication des résultats préliminaires contestés.
La publication des résultats définitifs pourraient de toute façon s’avérer difficile en raison de la poursuite de la phase de délibération des tribunaux électoraux départementaux. Un responsable du Bureau Electoral Départemental (BED) de l’Ouest a indiqué samedi que les verdicts devraient être publiés au plus tard mardi. Dans le sud, l’un des responsables du BED, indique que les verdicts seront transmis au CEP ce lundi. 15 dossiers de contestation ont été entendus par le BCED. Certains dossiers pourraient être transmis au CEP. Après la publication des verdicts des BED, les candidats contestataires peuvent porter les dossiers par devant le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN).

 

Le CEP confirme le report de la publication des résultats définitifs
HAITI LIBRE – 20/12/2010 08:01:31

Haïti - Élections : Le CEP confirme le report de la publication des résultats définitifsDans un bref communiqué publié tard dimanche soir, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) indique « En attendant la fin de la phase contentieuse du processus électoral, l’arrivée et l’accomplissement des travaux d’une mission d’experts de l’OEA sollicitée par le président René Préval, le CEP a décidé de surseoir à la publication des résultats définitifs du premier tour » aucune nouvelle date n’est précisé. Toutefois, selon ce que nous avons pu apprendre Pierre Louis Opont, le Directeur Général du CEP aurait confié « nous nous réunissons lundi pour fixer une nouvelle date. Une date qui est sûre et bonne pour le pays ».
Selon nos informateurs, Pierre Louis Opont, aurait fait savoir dimanche, que ce report n’avait rien à voir avec la demande faites par José Miguel Insulza, le Secrétaire Général de l’Organisation des États Américains (OEA), demande qui n’a jamais été adressé au CEP à-t-il souligné. Pierre Louis Opont justifie ce report par l’instabilité social dans le pays, le traitement des contestations [décalage du calendrier électoral] ainsi que le délai qui sera nécessaire aux vérifications des procès verbaux. En résumé, cette décision, d’après son Directeur Générale est une décision « indépendante » prise par le CEP sans « influence ni pressions »…
L’attente d’une nouvelle date, le report de la publication des résultats définitifs du premier tour des élections du 28 novembre, va être la cause d’une grande confusion dans la population et alimenter la « machine à rumeurs ». De nombreuses manifestations et appels à la mobilisations sont annoncés ces dernier jours pour ce lundi et sont prises très au sérieux par la population. Dès samedi les particuliers se sont rués sur les stations services et dans les magasins pour faire des provisions.
À port-au-Prince la tension est palpable et il est à craindre, s’il y a des manifestations, que celles-ci seront plus importantes que celles qui ont suivi les résultats préliminaires et le risque de paralysie des activités est une nouvelle fois à craindre.

 

Gerandale Thelusma tuée lors d’un accident de la route

RADIO METROPOLE / Lundi, 20 décembre 2010 07:23

L’ex députée de Gros Morne, Gerandale Thelusma, est décédée ce lundi lors d’un accident de la circulation à Marchand Dessalines dans le département de l’Artibonite. L’accident est survenu dans la localité de Pinson, commune de Marchand Dessalines, ce lundi vers 5 heures AM.
Mme Thelusma a été tuée sur le coup quand le véhicule a heurté un camion de transport en commun en stationnement à l’entrée de Desdunes, au niveau de Carrefour ODVA. Des témoins indiquent que le conducteur aurait perdu le contrôle du véhicule. Les proches de Mme Thelusma informent que l’ex députée qui avait déposé une contestation au Bed de l’Artibonite s’apprêtait à regagner la capitale.
Mme Thelusma, candidate à la députation sous la bannière de Mouvement Chrétien pour une nouvelle Haïti (Mochrena), était admis pour le second tour du scrutin selon les résultats préliminaires du Cep.
Dans ses dernières déclarations à radio Métropole Mme Thelusma, avocate de profession, s’était plainte de l’intolérance de nombreux partisans d’un de ses concurrents. L’ex parlementaire, qui bénéficiait de l’appui de plusieurs organisations féministes, figurait parmi la vingtaine d’orateurs réguliers de la chambre basse. Présidente de la commission affaires sociales, elle s’était illustrée notamment lors de l’analyse de la loi sur le salaire minimum.

 

La candidate Myrlande Manigat dénonce un « complot »

P-au-P, 20 déc. 2010 [AlterPresse] — La candidate à la présidence, Myrlande Manigat, dénonce un « complot » qui serait ourdi contre son parti, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), dont le responsable de communication, Patrice Dumont, a été interpellé la semaine dernière par la justice.

Le chroniqueur sportif bien connu Patrice Dumont a comparu le 16 décembre au parquet de Port-au-Prince pour répondre aux questions de la justice à propos d’un éventuel attentat qui se préparerait en vue d’incendier la Télévision Nationale d’Haiti.

« Ce n’est pas seulement Patrice qui a été visé dans cette affaire mais également le RDNP », a déclaré Myrlande Manigat, arrivée en tête des résultats préliminaires des présidentielles avec 31,37% des voix.

« Parlez de mes idées de mon programme, de ce que je veux faire, mais manigancez pas de complot précaire, prématuré », a avancé la candidate qui voit en cette interpellation une tentative d’intimidation contre son parti.

A l’issue de son audition, le chroniqueur sportif et analyste politique qui a bénéficié de la solidarité de bon nombre de personnalités, a été invité à rester disponible pour la Justice.

« La manière d’interpeller Patrice n’était pas bonne », a dit Myrlande Manigat. « Ce qui est arrivé montre qu’on a un système judiciaire qui n’est pas indépendant du pouvoir politique », soutient Myrlande Manigat qui croit en la nécessité d’une reforme de la justice en Haïti, ce qu’elle promet de faire une fois accédée au pouvoir.

« La justice doit signifier quelque chose en Haïti », souligne-t-elle.

La candidate invite le commissaire du gouvernement Harrycidas Auguste et les juges à être au service de la République et non du ministre de la justice (Paul Denis), en dépit leur dépendance du ministère de la justice.

 

45 techniciens haïtiens en agroforesterie ont été formés
HAITI LIBRE – 20/12/2010 08:55:36

Haïti - Agriculture : 45 techniciens haïtiens en agroforesterie ont été formésSuite à l’accord signé en Août dernier par M. Tadashi Ikeshiro, représentant de l’Agence de coopération internationale au japon (JICA), le Dr Fritz Cinéas, l’Ambassadeur d’Haïti et Alejandra Liriano, Vice-Ministre du ministère des Affaires étrangères de la République dominicaine, 45 techniciens-formateurs haïtiens en agroforesterie ont été formés aux techniques de production agricole en zones de montagne afin qu’ils puissent être en mesure de transférer ces techniques aux agriculteurs.
La formation a été dispensée en Haïti par « le Cours international en systèmes de production agricole » dans les régions montagneuses. L’objectif était de former du personnel aux systèmes de production adaptés aux sols de montagne, afin d’améliorer la productivité des cultures et le niveau des revenus des producteurs, dans le respect de la protection de l’environnement.
En Haïti, plus de 50% de la population travaille dans l’agriculture. On estime que 80% de ces agriculteurs ne sont pas en mesure d’atteindre un niveau d’auto-suffisance. D’autres causes que l’insuffisance de formation sont à considérer comme le peu de financement disponible, le manque d’infrastructures nécessaires à l’entreposage, la conservation et le transport des produits agricoles et le faible niveau des technologies agricoles utilisées.

 

Gonaives demeure encore vulnérable aux inondations, malgré d’importants travaux d’infrastructures

Correspondance – Mergenat Exalus

Malgré les importants travaux de drainage, curage des canaux, traitements des ravines et conservation de sol réalisés par des organisations non-gouvernementales œuvrant aux Gonaïves (nord), cette ville n’est toujours pas à l’abri des inondations. La cité de l’indépendance garde encore les séquelles des derniers ouragans (Jeanne en 2004, Hanna et IKE en 2008) et n’est toujours pas prête à faire face à d’éventuelles inondations.

Gonaives, 20 déc. 2010 [AlterPresse] — D’importants travaux sont en cours actuellement aux Gonaïves, ville côtière de 250 mille habitants, qui continue de faire face à la menace d’inondations malgré la fin de la période cyclonique.

Les intempéries survenues la semaine dernière en raison du passage d’un front froid sur le pays ont provoqué des inquiétudes chez les populations. Dans certains quartiers réputés vulnérables comme Trou Sable, Ka-Soleil et Assifa, l’eau a envahi des cours et des maisons.

Selon Faustin Joseph, technicien en appui au système de gestion de risque et de désastre de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Gonaïves court encore des risques à cause de la non-réalisation de certains travaux de traitement des bassins versants de Marmelade et Ennery (nord de la ville).

En s’appuyant sur une étude effectuée sur la problématique des inondations aux Gonaïves, Faustin Joseph a révélé que les bassins versants, qui apportent 70% des eaux vers la cité, sont l’une des principales causes des inondations enregistrées.

En aval, d’importants travaux ont pourtant été effectués notamment dans la rivière la Quinte. L’eau de la ravine Durée a été détournée. Suite à des travaux de maçonneries et de bétonnage, un drain de ceinture du mont Bienac est alimenté en saison pluvieuse par les eaux de la Quinte et celles ruisselants des bassins versants environnants. Ces eaux ne présentent plus de risque pour la ville.

Cependant, il semble qu’il reste encore beaucoup à faire. Hérold St-Pierre, haut responsable départemental du Ministère de l’agriculture a annoncé la continuité des travaux de reprofilage de la Quinte. Cette rivière a été curée jusqu’à environ 40 mètres par le centre national d’équipement (CNE). Ces travaux doivent être finalisés dans le cadre d’un projet de l’Agence internationale d’aide américaine (USAID) appelé WINNER.

St Pierre a aussi précisé que dans le but d’éviter l’effet d’entonnoir, les ponts Mapou et Gaudin qui sont jetés sur la Quinte seront élargis à 60 mètres et les travaux de construction ont déjà commencé.

Ces travaux viendront s’ajouter a toute une série de mesures préventives et de préparation prises cette année par les responsables locaux de la protection civile pour parer aux risques de la saison cyclonique qui vient de s’achever.

Il s’agit de l’installation de pluviomètres, de limnimètres (bâtons gradués) et d’un système d’alarme (sirène) sur tous les bassins versants, surtout ceux qui alimentent la Quinte. Ces instruments au nombre de 9 ont été installés en vue de contrôler le débit, la montée des eaux surtout en saison pluvieuse et alerter la population au moment opportun.

Ils sont contrôlés par un réseau d’agents, tous des agronomes, qui ont pour mission d’alerter les autorités de la protection civile sur le niveau des eaux dans les rivières pour les suites nécessaires, selon Youdeline Cherizard Joseph, coordonatrice du comité communal de la protection civile aux Gonaïves.

La coordonatrice a indiqué que la sirène d’alarme qui fait partie de ce système d’alerte précoce peut résonner sur une étendue de 10 kilomètres carrés.

 

Haïti – Reconstruction : Confiance et optimisme de Michaëlle Jean…
HAITI LIBRE – 20/12/2010 11:36:20

Haïti - Reconstruction : Confiance et optimisme de Michaëlle Jean...Lors d’un entretien avec la la presse canadienne, Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti a déclaré que devant les lenteurs et la désorganisation de la reconstruction en Haïti, « Les gens sont très frustrés à l’heure actuelle » ajoutant que la population est « fatiguée » et « traumatisée ». Elle affirme que beaucoup de « travail doit encore être réalisé », près d’un an après le séisme de janvier dernier « Malheureusement, nous allons commémorer le tremblement de terre un an plus tard, et les haïtiens n’ont pas vu beaucoup de signes pour leur faire croire que le travail a commencé. »
Michaëlle Jean se dit tout de même optimiste. Elle croit que son pays pourra se remettre sur pied, même si une grande partie de la population de la capitale haïtienne doit encore vivre sous des tentes et que l’eau et la nourriture demeurent rare pour plusieurs « Les besoins sont incroyables, mais nous ne devrions pas être découragé. »
Les clés du développement pour Mme Jean passent par le renforcement du soutien aux petites et moyennes entreprises, la reconstruction et la restauration des trésors culturels pour encourager le tourisme, et la création d’un vrai registre foncier National.
Mais avant tout, Mme Jean est convaincu qu’un système d’éducation de qualité et accessible à tous, permettra aux haïtiens de rebâtir eux-mêmes leur pays « Les Haïtiens veulent être considérés et reconnus comme faisant partie des solutions […] Si nous ne faisons pas cela, ce sera une catastrophe, se sera comme d’habitude »
Elle rappelle aussi, qu’a cause du passé douloureux d’Haïti, beaucoup de ses élites ont dû fuir le pays et les membres dynamiques de sa diaspora ont atterri dans des pays comme le Canada ou les les États-Unis. « Donc, je pense qu’à bien des égards, le reste de l’humanité a également une dette certaine envers Haïti, une dette morale »
« Ça va marcher » affirme t-elle, « Nous avons d’autres exemples dans le monde de reconstruction réussie », citant en exemple la reconstruction de la province du Sichuan, en Chine, où 90,000 personnes ont perdu la vie lors d’un séisme en 2008 et le Rwanda où un génocide a fait en 1994 pas moins de 800,000 victimes.
Semblant oublier que la reconstruction de la province du Sichuan en Chine a nécessité 10 milliards de dollars d’investissement sur deux ans, sans qu’il soit nécessaire de faire appelle à l’aide internationale, avec des moyens techniques et des ressources humaines considérables disponible sur place. Quant au génocide du Rwanda ce terrible drame humain, il n’est nullement comparable en terme de dommages à ceux causés par le séisme qui à frappé Haïti et détruit 80% de la capitale faisant près de 300,000 morts. Une catastrophe sans équivalent dans le monde, selon les experts internationaux.
Rappelons qu’Haïti a reçu jusqu’à présent moins d’un milliards des 11 milliards de promesses faites à New-York au sommet des pays donateurs en mars dernier, même si depuis, plus de 3 milliards de projets ont été approuvé par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Des projets pour la plupart, au financement incomplet et incapable de démarrer ou tout simplement des projets à la recherche d’un financement…
Souhaitons que nos concitoyens partagent l’optimisme et la confiance de Mme Michaëlle Jean, ils en ont particulièrement besoin en ce moment, où les troubles et violences post électorales sont venu s’ajouter à l’épidémie de choléra. Souhaitons surtout, que Mme Jean use de ses relations et de son influence pour que les promesses et les paroles de réconfort, se transforment très rapidement en actions.

 

Des organisations politiques et sociales souhaitent le départ du gouvernement

P-au-P, 20 déc. 2010 [AlterPresse] — Près d’une vingtaine d’organisations politiques et sociales suggèrent la révocation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et le départ de l’actuel gouvernement en guise de solution à la « crise électorale », dans une déclaration commune transmise ce lundi à AlterPresse.

Ces organisations recommandent en plus de la révocation du CEP, la mise en place d’un comité d’experts ayant pour tâche de faire la lumière sur les irrégularités du processus électoral. Ce comité d’experts aura aussi à soumettre des propositions permettant de « reformer l’appareil électoral ».

Parmi les organisations qui endossent cette prise de position, figurent le parti Konbit pou Bati Ayiti (KONBA), le Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye (MPNKP) et la Coordination Régionale des Organisations du Sud-Est (CROSE).

Selon les propositions faites dans la déclaration, le juge le plus ancien de la Cour de Cassation devrait remplacer le président René Préval le 7 février 2011, date constitutionnelle de la fin du mandat du chef de l’État.

Un gouvernement de consensus ayant à sa tête un nouveau premier ministre prendrait également les rennes du pouvoir.

Ce nouveau gouvernement aurait pour tâche de régler les affaires courantes de l’Etat, d’appliquer les recommandations du comité d’experts, de trouver des solutions aux problèmes urgents du pays notamment le relogement des sans abris du séisme, l’épidémie de choléra, et permettre la réalisation des élections générales en 2011.

La position de ces organisations rejoint celle de 5 sénateurs de l’opposition qui se sont exprimés vendredi 17 décembre pour réclamer entre autres l’annulation du scrutin du 28 novembre et la formation d’un gouvernement de consensus.

 

Haïti terre d’accueil
HAITI LIBRE – 20/12/2010 14:58:10

Haïti - Social : Haïti terre d’accueilPour la deuxième fois, le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), dans le cadre de la Journée internationale des Migrants et des Réfugiés, a organisé jeudi dernier, une cérémonie avec remise d’un certificat officiel « Honneur et Mérite », à six immigrés pour leurs contributions à la société haïtienne.
La cérémonie a été précédée par une table ronde intitulée « envisager les migrations internationales en provenance d’Haïti » En plus d’Edwin Paraison, Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, était présent Rubén Silié Valdez, l’Ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Guy Alexandre, représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et le professeur Jean Marie Theodata de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Le Ministre Paraison, a déclaré que son pays [Haïti] a toujours été une terre d’accueil, même si parfois, certains dirigeants haïtiens ont adoptés des mesures et des politiques défavorables à l’intégration des immigrants.
L’Ambassadeur dominicain, a reconnu pour sa part « la contribution importante » de la migration haïtienne dans son pays, reconnaissant que la main d’œuvre haïtienne, dans la production de sucre, à joué un « rôle vital » dans le développement urbain de villes comme Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata et San Pedro de Macoris. Il a souligné que la facilité avec laquelle les Haïtiens parlent des langues étrangères, a conduit les dominicains à employer du personnel haïtien dans le domaine du tourisme et de l’accueil.
Au cours de cette cérémonie, chaque immigrant honoré par le gouvernement haïtien, a donné un témoignage de sa vie et de ses contributions en Haïti : Joan Martineau (États-Unis), mariée à un Haïtien a 41 années de résidence., Maureen Fuekell, une religieuse canadienne qui travaille depuis 47 ans en Haïti, Jean Sprumont (Belgique) depuis 44 ans. Juan Martínez Ventura photographe dominicain (originaire de Boca Chica) depuis 11 ans, et son compatriote Margarita Martinez (originaire d’Azua), en Haïti depuis 18 ans qui appartiennent tous deux, à des organisations de résidents dominicains en Haïti.

 

Marqué à vie par Haïti

Président de Secouristes sans frontières, Jean-Philippe Oustalet a fouillé huit jours les décombres de Port-au-Prince

Par camille boulongne / 20 décembre 2010 06h00

 Jean-Christophe Oustalet a rapporté une pierre du magasin d'où a été extraite Hoteline.  photo B. Lapègue

Jean-Christophe Oustalet a rapporté une pierre du magasin d’où a été extraite Hoteline. photo B. Lapègue

«Séisme 7,3 Haïti. Épicentre Port-au-Prince. » C’est par ce texto laconique émanant de l’ONU que Jean-Pierre Oustalet, président de Secouristes sans frontières depuis deux ans et responsable de la sécurité des plages de Biarritz depuis 2007, a été averti en pleine nuit du terrible tremblement de terre qui a dévasté cet État le 12 janvier dernier (lire par ailleurs).

« Nous avons monté la mission dans la nuit. Le lendemain à 8 heures, je posais ma demande de congés et nous sommes partis à 20, se souvient le secouriste bénévole, âgé de 46 ans, qui enchaîne les missions depuis 1994. Après deux jours bloqués à Paris, nous avons atterri à Port-au-Prince. Le 4e jour au matin, nous étions sur zone. C’était le chaos total, tout était défoncé. Mais contrairement au tsunami en Thaïlande, nous savions qu’il y avait beaucoup de chances de trouver de la vie. La tâche était immense. Il faisait très chaud. Nous manquions de tout. Se déplacer, se procurer de l’eau… Tout était compliqué. » Presque sans relâche pendant une semaine, il fouille avec ses hommes les décombres de la capitale haïtienne. En vain. « À 4-5 heures, nous étions debout. On s’arrêtait vers minuit et on définissait notre plan de travail du lendemain pendant la nuit dans le PC de l’ONU, » précise le chef d’équipe natif d’Arrens (65). La persévérance des secouristes français finit par payer. Sept jours après la catastrophe, ils extraient des décombres d’un supermarché Hoteline, une jeune femme de 26 ans, au terme de douze heures de travail acharné de consolidation et déblaiement. Le lendemain, une réplique finit d’écrouler le bâtiment. « Plus de 120 personnes ont été sauvées, ce qui est exceptionnel. Le 13e, le 17e jour… des survivants ont encore été retrouvés. D’habitude, au bout de 3-4 jours c’est fini », souligne Jean-Philippe Oustalet qui a gardé contact avec Hoteline. « Nous correspondons pas mal par mail ou téléphone. Elle a attaqué sa deuxième vie et a repris le travail, mais elle ne peut toujours pas retourner à Port-au-Prince psychologiquement. La force de ces gens, qui souffrent au quotidien, est une leçon de vie à chaque fois. Cela me fait encore plus apprécier la région, mes conditions de travail. »

Un séisme ravage Haïti le 12 janvier

Mardi 12 janvier à 16 h 53 (22 h 53 en France), l’État d’Haïti, situé au large de Cuba, est dévasté par un puissant tremblement de terre (7,3 sur l’échelle de Richter). Située à une vingtaine de kilomètres de l’épicentre, sa capitale, Port-au-Prince, est ravagée. Selon les derniers bilans, plus de 300 000 personnes ont perdu la vie et autant ont été blessées. Le palais présidentiel, le Parlement, la majorité des bâtiments des ministères et de l’administration publique ont été détruits et plus de 313 000 résidences touchées. La valeur totale des dommages est estimée à 7,9 milliards de dollars, soit 120 % du produit intérieur brut du pays en 2009. Actuellement en pleine élection présidentielle, Haïti est en proie à une grave épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 2 500 victimes.

« Je suis rentré un dimanche, se souvient-il. Le lundi, j’étais au boulot. C’est sûr, cela fait un gros décalage. Mais je peux m’appuyer sur mon épouse et mes deux enfants, à fond derrière moi. Ma thérapie, c’est de parler de mes missions. Et celle-là, il m’a fallu en parler. C’est pour le moment la plus marquante de ma vie. »

Prêt à repartir

Pas reparti depuis, l’éducateur sportif, longtemps secouriste dans les Alpes avant d’emménager au Pays basque en 1998 pour rejoindre le service des sports de Biarritz, se dit prêt physiquement et psychologiquement à porter à nouveau secours n’importe où. « Je m’oblige à courir tous les jours, qu’il fasse chaud ou froid, car on peut se retrouver en Arménie par – 15 degrés ou en Haïti par + 30, note-t-il. J’ai besoin d’aider les autres. Ce qui me plaît, c’est l’urgence, même si cela laisse toujours un goût d’inachevé. Partir vite, atterrir dans un pays où il n’y a plus rien et arriver à faire quelque chose. Le secours, c’est une passion depuis toujours. Elle est toujours intacte et j’ai la chance que Didier Borotra, mon employeur, me la laisse vivre à fond. Je me considère comme un privilégié. Le jour où je ne serai plus sensible à la misère des personnes secourues, où je ne ressentirai plus rien lorsque je ramasserai des cadavres, j’arrêterai. Mais ce n’est pas encore le cas. »

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