L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Mardi 21 déc. 2010

21 Déc

L’OPS annonce pour début 2011 une campagne de vaccination anti-choléra en Haïti

La présence à l’état endémique dans le pays de la maladie au cours des prochaines années explique cette nouvelle approche que la République Dominicaine avait appelé de ses voeux

Radio Kiskeya  / Mardi 21 décembre 2010

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a annoncé mardi son intention d’initier en avril prochain un programme de vaccination en Haïti où sévit une meurtrière épidémie de choléra, mais elle estime qu’auparavant il faudra encourager et financer la production du vaccin fabriqué en petite quantité sur le marché international.

Selon EFE, la branche régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est ravisée après avoir manifesté antérieurement son opposition à une campagne de vaccination anti-choléra arguant qu’elle serait très difficile et très coûteuse.

Ce changement d’attitude s’explique par la découverte d’une réserve additionnelle de vaccins et la reconnaissance par les autorités scientifiques du fait que le choléra ne pourra pas être éradiqué en Haïti à court terme.

« C’est une maladie provoquée par une bactérie ayant son point d’appui en Haïti et elle restera dans le pays comme un mal endémique au cours des années à venir », a déclaré le directeur général de l’OPS, Jon Andrus.

Il existe actuellement entre 200.000 et 300.000 doses de vaccin dans le monde et seulement deux compagnies sont en mesure d’en produire, a confié Ciro de Quadros, vice-président de l’institut des vaccins Albert Sabin.

La République Dominicaine voisine, où au moins 70 cas de choléra ont été recensés, avait exigé lundi de la communauté internationale qu’elle entreprenne une campagne nationale de vaccination en Haïti en raison de la gravité de l’épidémie.

La maladie, qui a touché toutes les régions du pays, a déjà tué 2.535 personnes et entraîné l’hospitalisation de 114.497 autres.

 

Haïti-Choléra : L’épidémie a déjà tué 2 591 personnes

P-au-P, 21 déc. 2010 [AlterPresse] — L’épidémie de choléra, qui frappe le pays depuis un peu plus de deux mois, a déjà fait 2 591 décès, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires.

Actuellement, le choléra tue quotidiennement environ 48 personnes.

121 518 cas ont été vus, parmi lesquels 63 711 ont été hospitalisés, tandis que 61 917 autres ont bénéficié d’un exéat.

L’épidémie qui n’a pas encore atteint son pic est désormais présente dans les 10 départements géographiques du pays.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a annoncé au cours du week-end écoulé qu’un panel international de scientifiques sera mis en place en vue de déterminer l’origine de la bactérie en Haïti.

Jusqu’à date, une hypothèse laisse croire que le Vibrio Cholerae aurait été introduit en Haïti par des soldats népalais originaires de Katmandou (ville népalaise) déjà touchée par une souche similaire.

 

Haïti – Élections : Résultats définitifs, il va falloir être très patient…
HAITI LIBRE – 21/12/2010 12:43:34

René Préval avait sollicité la semaine dernière, une aide auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA), afin de résoudre la crise politique, suite à la publication des résultats préliminaires contestés des élections du 28 novembre. Le soutien de l’OEA avait été conditionné au report de la publications des résultats définitifs du premier tour, ce qui fut accepté officiellement lundi, par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Cette aide se traduit par 2 nouvelles missions, la première mission technique aura pour tâche d’appuyer la vérification des procès verbaux et le recomptage, alors que la seconde fournira une assistance technique légale dans la phase contentieuse du processus de contestation.
La mission technique de l’OEA est arrivée dimanche et « a commencé son travail » hier lundi, d’autres spécialistes sont attendu cette semaine. Albert Ramdin, le Secrétaire Général adjoint de l’OEA a tenu à préciser « Il faut d’abord qu’on examine quelle sera la portée de la mission, ce que les experts vont faire et jusqu’où va aller le processus de vérification des résultats du premier tour de la présidentielle du 28 novembre »
Parallèlement au processus de vérification, le traitement des contestations, (environ 200), se poursuit. La phase contentieuse du processus de contestation risque d’être longue, les candidats ayant la possibilités après le verdict du Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED), premier niveau de la contestation, de faire appel de la décision, au niveau du Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN). Ces auditions sont importantes puisque les décisions rendues, peuvent conduire à la modification des résultats définitifs.
La présence des missions de l’OEA suscitent peu d’enthousiasme et des réactions diverses, auprès des acteurs politiques ou de la société civile.
Le groupe des 12 campe sur ses positions et continu de réclamer l’annulation des élections. Charles Henri Baker, candidat à la présidence, fait peu de cas de ces missions, et exige l’annulation du scrutin et le renvoi des conseillers du CEP. Serge Jean Louis, chef de la Plateforme Libération, demande lui aussi le renvoi des conseillers électoraux mais souhaite la formation d’un gouvernement de transition. Rosny Desroche, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), ne fait pas confiance aux missions de l’OEA et l’ex député Saurel Jacinthe (INITE) estime, quant à lui, que le report des résultats est de nature à favoriser un dialogue et la recherche d’une solution politique à la crise.
La date de publication des résultats définitifs n’est pas à l’ordre du jour, contrairement à ce que pensait Pierre Louis Opont, le Directeur Général du CEP qui avait confié dimanche que cette nouvelle date pourrait être connue dès lundi… La seule chose dont nous soyons sûre, c’est qu’il va falloir être très patient avant de connaître les résultats définitifs de ce premier tour. Un retard qui pourrait avoir des conséquences sur la calendrier électoral concernant la date du second tour…

 

Rosemond Pradel pour l’annulation des élections du 28 novembre

RADIO METROPOLE / Mardi, 21 décembre 2010 13:52

ROSEMOND PRADEL L’annulation des élections est la seule voie à emprunter aujourd’hui pour une sortie acceptable de la crise post électorale. C’est ce qu’affirme L’ancien secrétaire général du conseil Electoral provisoire Rosemond Pradel.
Intervenant à la rubrique le point sur le cent point de radio Métropole l’ingénieur Pradel a indiqué que le coût des élections ne devrait pas constituer un obstacle en vue de la reprise de ces joutes.
« Si les élections en Haïti sont couteuses c’est parce que la communauté international et les dirigeants haïtiens le veulent », a fait remarquer, Rosemond Pradel.
L’ex conseiller électoral, a plaidé en faveur de l’utilisation du vote électronique dans le système électoral haïtien.
Rappelons que de nombreux secteurs dont un groupe de 12 candidats à la présidence continuent d’exiger l’annulation du scrutin de dimanche 28 novembre dernier .

 

De l’importance de connaître les origines de l’épidémie de choléra en Haïti

LEMONDE.FR | 21.12.10 | 10h02  •  Mis à jour le 21.12.10 | 12h04

Dr. Marie-Pierre Allié, présidente de Médecins sans frontières

Plus de 2 000 morts et près de 100 000 malades, tel est le bilan provisoire deux mois après l’apparition du choléra en Haïti, où Médecins sans frontières a soigné plus de 51.000 personnes à ce jour. Surprenante par son ampleur et sa vitesse initiale de propagation, la maladie soulève d’importantes questions demeurées sans réponse. Son origine et le recensement quotidien des cas figurent ainsi parmi les inconnues qui constituent pourtant le B. A.-BA dans la compréhension de la dynamique d’une épidémie.

Essentiel pour guider la réponse, le système de surveillance et d’information mis en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) présente des lacunes. Outre l’absence de données précises sur le type de contamination initiale, il aura fallu attendre près de deux mois pour obtenir enfin une présentation de chiffres permettant aux acteurs de terrain de répondre, région par région, aux questions posées par l’évolution de l’épidémie : quand a-t-elle commencé dans cette zone ? Quelle est sa dynamique ? Peut-on craindre un rebond ? Pour sa part, le Center for Disease Control refuse officiellement d’enquêter sur l’origine de la maladie. Contrairement aux principes justifiant son existence, l’agence d’investigation et de surveillance épidémiologique du gouvernement américain affirme que « la réponse à cette question ne fait pas de différence en matière de prévention des cas ».

De fait, l’absence d’investigations et les carences de la documentation laissent le champ libre à plusieurs théories. Schématiquement, deux hypothèses s’affrontent sur l’origine de l’épidémie dans l’Ile. L’une s’appuie sur le réchauffement climatique, l’autre sur une importation asiatique du vibrion.

L’hypothèse « verte » est notamment défendue par l’épidémiologiste David Sack de l’université Johns Hopkins (Maryland). D’après lui et certains de ses confrères, l’augmentation de la température des eaux et de leur salinité aurait favorisé le développement de zooplancton hébergeant le vibrion cholérique. Selon cette théorie, des foyers de vibrions pourraient persister durablement dans les eaux saumâtres stagnantes, et seraient susceptibles de déclencher de nouveaux pics épidémiques.

Microbiologiste à l’Université d’Harvard, John Mekalanos propose avec d’autres chercheurs une explication différente. Pour les partisans de l’hypothèse « népalaise », l’introduction du choléra serait liée à l’arrivée début octobre d’un contingent de Casques bleus (Minustah) comprenant des soldats originaires de Katmandou. Cette ville a en effet connu cet été un épisode de choléra dont la souche serait similaire à celle qui circule aujourd’hui en Haïti. Auteur d’une enquête réalisée sur place pour les gouvernements français et haïtiens, le Pr Renaud Piarroux (CHU Nice) renforce cette hypothèse en situant les premiers cas à proximité du camp de la Minustah de Mirebalais, en plein centre du pays et à distance des eaux éventuellement peuplées de zooplancton. Cette théorie peut aussi expliquer le démarrage brutal du choléra en Haïti.

Ces deux modèles explicatifs n’ayant pas du tout les mêmes implications quant à l’évolution de l’épidémie, la confirmation ou l’infirmation de l’une ou l’autre par une équipe multidisciplinaire indépendante constitue une priorité. Pourtant, l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies répète inlassablement que « la question de l’origine de l’épidémie n’a réellement aucune importance ». La Minustah a longtemps récusé le besoin de toute investigation, affirmant que « des experts ont souligné la difficulté, voire l’impossibilité de déterminer avec précision la manière dont le choléra est arrivé en Haïti ».

MSF ne peut cautionner ce type de déclarations. Dissimuler les données épidémiologiques ou garder confidentiels les rapports d’investigation est contre-productif. Cela empêche de poser un diagnostic précis et peut conduire à orienter les secours dans de mauvaises directions. Ainsi, l’OMS explique que l’épidémie continue de s’aggraver en se basant sur le nombre de cas cumulés (qui par définition ne cessent d’augmenter jusqu’à la fin). Sur la base de ses chiffres d’activité correspondant à plus de la moitié des malades, MSF observe quant à elle une tendance à la stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens au cours des deux dernières semaines, à l’exception de certains foyers situés dans le département du Nord.

Invérifiables aujourd’hui, les prédictions alarmistes de l’OMS et du Secrétaire Général de l’ONU qui annoncent jusqu’à 650 000 cas ne peuvent qu’alimenter la peur. Pire, le refus de répondre aux questions de la société haïtienne sur l’origine du choléra entretient un climat de défiance et de suspicion envers les étrangers. Or, la confiance et un élément essentiel pour obtenir l’adhésion de la population aux dispositifs mis en place par les ONG internationales.

Pour ces raisons, la lumière doit être faite sur l’origine de l’épidémie. Il est essentiel que les résultats des différentes investigations épidémiologiques soient publiés et qu’une commission d’experts indépendants soit nommée.

 

En Haïti, la reconstruction est au point mort

Marc MAHUZIER / OUEST FRANCE / mardi 21 décembre 2010

  • Onze mois après le tremblement de terre, les maisons effondrées restent des tas de ruines, l'aide arrive mal ou pas, la misère, la maladie et la peur règnent.

    Onze mois après le tremblement de terre, les maisons effondrées restent des tas de ruines, l’aide arrive mal ou pas, la misère, la maladie et la peur règnent.

+ EN IMAGES. Haïti, onze mois après le séisme+ DOSSIER. Coulisses du reportage

Le 12 janvier, un séisme dévastait Haïti. 250 000 tués, 1 500 000 sans-abri. Retour sur les lieux du drame.

Port-au-Prince. De notre envoyé spécial

Cela saute aux yeux dès les premiers faubourgs, après avoir quitté l’aéroport international Toussaint-Louverture. Rien n’a changé. Rien de visible, en tout cas. Les maisons effondrées restent des tas de ruines. Par endroits, une parcelle nette. Mais elles sont rares !

En remontant par Delmas, l’un des deux grands axes de Port-au-Prince, on croise les premiers camps. Les sans-abri s’y sont installés dès le soir du tremblement de terre. Ils y sont encore. L’organisation internationale pour l’immigration (OIM) a recensé 1 376 de ces campements de toile. Leur nombre n’a pas bougé. Ils sont juste un peu moins peuplés. De 1,5 million, la population des déplacés est passée à environ 900 000.

Par endroits, une tente sur la terrasse d’une maison en chantier. Un privilégié qui, au moins, dispose d’un espace à lui. Mais devant, dans la rue, des tas d’ordures. Des cochons qui fouillent dedans et, à côté, des gosses qui jouent, qui rient.

« Rien n’a changé »

Partout dans la capitale, des habitations qui menacent ruine, châteaux de cartes branlants qui font peur. Pas une tractopelle, aucun de ces gros engins de chantier pourtant si efficaces. Ce n’est qu’au bout de dix jours, en repartant vers l’aéroport, que je croiserai le premier Caterpillar jaune qu’un camion achemine vers un chantier.

Où est-elle, l’aide promise ? Où sont-ils passés les milliards de dollars que la communauté internationale avait juré d’apporter au pays mutilé ? Place du Champ de Mars, dans le centre de la capitale, les ministères continuent de ressembler à des immeubles bombardés. Le palais présidentiel, fierté des Haïtiens, est toujours à terre.

« Rien n’a changé », dit Jonas, le chauffeur du vieux 4×4 coréen qui nous transporte en sautant sur la chaussée défoncée. Les rues de Port-au-Prince sont toujours aussi crasseuses, offrant un contraste saisissant avec la propreté de la population, polos toujours nets, pantalons impeccables. On trouve sur les trottoirs les mêmes petits marchands – les ti komes (petits commerces) – qui vendent aussi bien des chaussures, que des bananes, des poulets vivants, des comprimés d’aspirine à l’unité ou des pneus rechapés. Jonas a raison, rien n’a changé.

La survie s’est organisée

Dans Pétion-Ville, un immeuble neuf, tout de même. Un market, comme on appelle ici les supermarchés. Il appartient à des Libanais et avait été mis en chantier avant le séisme. Aucun rapport, donc, avec la solidarité internationale. De même, le marché Hyppolite, superbement rénové dans le style Eiffel, près du Champ de Mars. C’est un privé, l’opérateur téléphonique Digicel, qui a payé la note, 8 millions de dollars.

Dans les camps, la survie s’est organisée. Les draps tendus entre des piquets ont été remplacés par des tentes. Au fil des mois, la toile s’use, quelquefois part en lambeaux. De grandes bâches distribuées par les ONG améliorent l’étanchéité. À l’intérieur, les vêtements, les ustensiles de cuisine, quelques rares provisions éparpillées car, évidemment, il n’y a aucun meuble. À même le sol, un grand matelas sur lequel on dort à cinq ou six, dans quelques mètres carrés.

Joseph, 38 ans, nous montre son logis, au camp de la place Boyer. Comme beaucoup, il a construit des bas de murs en mortier pour éviter que l’eau entre quand il pleut. Il a aussi installé un cadre de porte et posé de la tôle ondulée rouillée sur le toit. La tente devient cabane. « Les camps sont en pleine bidonvilisation. C’est un des gros problèmes », confirme Lucile Grosjean, d’Action contre la faim.

« On ne reçoit plus rien du tout »

Dans la ville, on croise sans arrêt des véhicules aux sigles des organisations internationales. Haïti, surnommée « république des ONG », en compterait plus de 10 000. Mais la majeure partie des camps ne reçoit quasiment pas d’aide de leur part, surtout depuis que le gouvernement a interdit les dons de nourriture pour ne pas ruiner le petit commerce des rues – et les grandes familles qui tiennent l’importation, glisse un volontaire d’une ONG. « On ne reçoit plus rien du tout », confirme Onise, 20 ans, qui habite dans une tente de la place Saint-Pierre, à l’un des pires emplacements, près des toilettes. Il s’en dégage une odeur effroyable, car elles ne sont vidées que tous les quinze jours.

La jeune fille est à bout. Sa cousine a failli être violée, la semaine dernière, dans une tente voisine. Désormais, elle dorment ensemble. « On a peur toutes les nuits », disent-elle. Des milices sont organisées dans les camps. Mais l’insécurité règne. Benita, quatre enfants, montre le petit abri de toile où elle rangeait le lait et le chocolat qui lui servait à un ti biznes de boisson, dans la rue. « On m’a tout volé. Je ne peux plus gagner d’argent », se lamente-t-elle.

Comment font-ils pour tenir, ces gens sur lesquel le sort s’acharne ? Comment peut-on résister au tremblement de terre, aux cyclones, aux émeutes politiques, à l’épidémie de choléra qui a déjà fait 2 500 morts et plus de 115 000 malades ? « On est Haïtiens, on est durs au mal, on s’habitue », dit Evelyne, ancienne croupière de casino, désormais au chômage.

 

Des professionnels pour reconstruire Haïti

Agence QMI – Stéphanie Saucier – 1/12/2010 19h06

Haïti - Des professionnels pour reconstruire HaïtiLes étudiants du programme accompagné des enseignants et de l’initiateur du projet Sylvain Tremblay, photographiés lors du point de presse pour faire connaître le projet de formation en machinerie lourde . 

© Agence QMI / Luc Cinq-Mars

MONTRÉAL – Après une formation de trois mois créée exclusivement pour eux, une trentaine de Montréalais d’origine haïtienne ont obtenu, mardi, un diplôme de conduite de machinerie lourde qui leur permettra de participer concrètement à la reconstruction de leur pays natal, dévasté par un puissant séisme en janvier 2010.

Les élèves et les nombreux partenaires du programme intitulé Conduite de machinerie lourde et voirie et forestière, ont convié les médias, mardi, dans l’ancienne carrière Francon où ils ont appris la manipulation d’excavatrices, de chargeuses frontales, de tombereaux et de niveleuses.

Dès janvier, l’instigateur du projet, le directeur du Centre de formation professionnelle du Mont-Laurier, Sylvain Tremblay, se rendra en Haïti pour tâter le terrain et faire les premiers contacts avec les entreprises de construction du secteur.

«L’instabilité politique actuelle nous empêche d’entreprendre quoi que ce soit d’autre. Dès que cet aspect sera réglé, on pourra faire des ententes avec les équipes du Centre national d’équipement là-bas, et solliciter des subventions», indique-t-il.

«Projet porteur d’espoir»

M. Tremblay voulait tout de même trouver une façon de faire sa part pour aider les citoyens d’Haïti. Ayant observé l’hiver dernier que les débris à Haïti étaient constitués de matériel de maçonnerie, le résidant de Mont-Laurier a eu l’idée de donner une formation à des Montréalais d’origine haïtienne pour qu’ils puissent non seulement participer à la reconstruction de leur pays, mais aussi revenir à Montréal avec une formation en poche.

Le centre de formation qu’il dirige offrait déjà le cours. Il lui suffisait de trouver une façon de l’adapter à la situation en Haïti. Après avoir pris contact avec les élus de sa ville, ceux de Montréal et ceux du ministère de l’Éducation, il a pu faire en sorte que, plutôt que d’enseigner en forêt, le professeur pourrait le faire en carrière à Montréal.

«C’est la même base, mais on a ajusté la formation pour que les élèves aient une meilleure précision dans les mouvements et qu’ils soient plus délicats parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a sous les débris là-bas», a expliqué l’enseignant du groupe, Ian Bellavance.

Les 30 étudiants ont été sélectionnés parmi une centaine de candidats qui ont passé des tests psychologiques et physiques. Tous avaient le désir d’aider leur peuple et de collaborer à la reconstruction de leur pays d’origine.

«Ce genre de travail m’a toujours fasciné, a témoigné Wilder Nelson, l’un des participants, qui œuvrait auparavant dans le domaine de la sécurité. En tant que Haïtien, je voulais suivre la formation et participer à la reconstruction.»

Les apprentis termineront officiellement leur cours le 11 février prochain après avoir obtenu le permis classe 3 qui complètera leur enseignement.

 

Pradel Henriquez nie avoir un rapport avec la récente convocation en justice de Patrice Dumont

P-au-P, 20 déc.2010 [AlterPresse] — Le directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Pradel Henriquez, nie avoir un rapport avec la comparution du journaliste Patrice Dumont devant la justice haïtienne le 16 décembre dernier, à propos d’un éventuel attentat qui se préparerait en vue d’incendier le média d’État.

« Je n’ai rien à voir avec ce qui s’est passé…je ne sais rien des accusations », déclare Pradel Henriquez, lors d’une conférence de presse ce 20 décembre, au local de la station de télévision à Delmas (Nord de la capitale).

Le directeur de la TNH estime qu’il a été diffamé par le chroniqueur sportif et analyste politique, qui a mentionné son nom dans des déclarations à la presse en laissant le parquet.

« J’ai été informé comme tout le monde », affirme Henriquez, qui dit ne pas comprendre pourquoi son nom a été cité.

A l’issue de son audition, Patrice Dumont, qui est maintenant chef de communication de la campagne de la candidate à la présidence Myrlande Manigat, a été invité à rester disponible pour la Justice.

Pour Myrlande Manigat, l’interpellation de Patrice Dumont par la justice, ferait partie d’un « complot » ourdi contre son parti, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP).

« Ce n’est pas seulement Patrice qui a été visé dans cette affaire mais également le RDNP », a déclaré Myrlande Manigat, arrivée en tête des résultats préliminaires des présidentielles avec 31,37% des voix.

La candidate a invité le commissaire du gouvernement Harrycidas Auguste et les juges à être au service de la République et non du ministre de la justice (Paul Denis), en dépit leur dépendance du ministère de la justice.

 

Haïti – Agriculture : Les attentes de la filière café
HAITI LIBRE – 21/12/2010 09:22:37

Haïti - Agriculture : Les attentes de la filière café Frito Merisier et David Nicolas, représentants de la Plateforme Nationale des Producteurs de Café d’Haïti (PNPCH) dans une entrevue téléphonique ont fait le point sur la situation de la filière café, son avenir et ses attentes.
« Cela a pris 20 ans de dur labeur aux paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café : ceci leur permet maintenant d’établir avec des clients internationaux (la coopérative nOula par exemple) des relations directes, d’égal à égal. Ils sont déterminés à multiplier ce type de partenariat, et de continuer ce travail en bâtissant sur ces fondations. Et puis, brusquement, 3 nouveaux fléaux se sont abattus successivement sur Haïti au cours des deux derniers mois : d’abord le choléra, puis l’ouragan Tomas et, pour couronner le tout, le chaos post-électoral… Cette succession de crises est venu accentuer l’impact déstabilisant qu’avait eu depuis le début 2010 le séisme de janvier sur l’économie et la vie rurale. Nous avons survécu à ce cocktail de catastrophes naturelles et artificielles. Et en 2011 nous continuerons à nous battre pour la même cause. Plus que jamais, pour relever les défis colossaux auxquels nous sommes confrontés, nous aurons besoin de solidarité internationale. Mais pas n’importe comment, ce que nous voulons c’est :

  • moins de charité mais plus de développement durable
  • moins de « sweat-shops » dans les parcs industriel de Port-au-Prince, mais plus d’ investissements adéquats dans une éco-agriculture visant l’autosuffisance nationale
  • moins d’aide mais plus de commerce
  • moins de promesses de milliards mais plus d’acheteurs pour notre café et nos autres produits de qualité »


Aujourd’hui, le tableau de la situation tel que dressé par les partenaires et amis de la PNPCH est encore celui d’un état de crise, malgré la nette avancée du commerce international solidaire et les acquis de la filière café. Ce sont en effet maintenant les régions rurales qui sont les plus vulnérables et les plus touchées par l’épidémie de choléra qui s’y répand à la faveur de l’isolement, du manque d’information et du manque d’intervenants qualifiés pour réussir à arrêter ce mal nouveau.
Dès le mois de février 2011, la PNPCH va lancer une campagne de promotion du café en Haïti. Les producteurs de café comptent sur nOula (1) et sur leurs autres partenaires canadiens pour propager ce message au Canada, afin d’augmenter rapidement la demande et les ventes du café haïtien au Canada.
Ce faisant, la pression sera appliquée de plusieurs axes sur le nouveau gouvernement. Il sera encouragé à exercer son leadership dans ce processus en suivant les recommandations de la PNPCH : investir dans les infrastructures, fournir du crédit agricole et appliquer la loi pour que le café haïtien ne quitte pas le pays à vil prix par le biais de la contrebande.
Ce dernier point à lui seul, consistant simplement à faire appliquer les règlements douaniers, pourra du jour au lendemain augmenter jusqu’à 30% la capacité d’exportation d’Haïti sur le marché international solidaire. Car ce café de qualité est déjà produit puisque l’équivalent de 500 conteneurs de café (120,000 sacs de 60kg) passe chaque année la frontière clandestinement Telle est l’ampleur de la contrebande de café vers la République Dominicaine qui sévit depuis une quinzaine d’années. Arrêter cette hémorragie représente une possibilité réaliste d’augmentation substantielle de revenus pour l’État et pour les paysans producteurs. Rediriger ce café sur les voies du commerce international solidaire permettra d’amener aux paysans et au pays deux à trois fois plus de revenus pour le même travail.
Les paysans d’Haïti comptent sur nOula et leurs autres partenaires canadiens ainsi que sur des clients internationaux pour participer à cet effort en créant un marché et une plus forte demande à Montréal, au Québec et au Canada pour le café équitable haïtien. Ils comptent sur la diaspora haïtienne partout dans le monde pour participer à cet effort collectif de relance de l’économie nationale. Une simple et toute petite décision personnelle appliquée systématiquement et multipliée 4 millions de fois (total de la population haïtienne transnationale vivant hors du pays) peuvent renverser le cours des choses.

 

 

Haïti : Penser la reconstruction avec le Plateau Central

Correspondance – Ronel Audate / ALTERPRESSE / mardi 21 décembre 2010

Le Plateau Central, département situé à l’est d’Haiti, apparemment délaissé. Peu d’infrastructures routières, pas d’eau potable, peu d’électricité. La région est plusieurs fois revenue dans l’actualité comme une zone de turbulence, comme lors des Législatives du 19 avril 2009, lorsqu’elle a été classée « zone rouge ». Mais derrière ces images obscures, demeurent une réalité tout à fait exceptionnelle et d’énormes potentialités.

Hinche, 21 déc. 2010 [AlterPresse] — Alors que les autorités haïtiennes cherchent à se procurer de fortes sommes d’argent pour reconstruire Port-au-Prince, nul ne songe á investir dans le Plateau Central afin de mettre à profit les potentialités de cette région au bénéfice du ppays tout entier.

Le Plateau Central est non seulement une zone protégée des séismes et ouragans mais aussi une région jalonnée de sites touristiques.

La chute de Bassin Zim qui se trouve non loin de Papaye dans la commune de Hinche pourrait attirer des centaines de visiteurs par jour. Mais le manque d’infrastructures, et l’érosion qui diminue le débit de la chute sans doute causeront la disparition de ce patrimoine d’ici quelques années.

Les grottes de Layaye et de Saltadère situées dans la section de Juanaria (commune de Hinche) relâchent parfois des eaux chaudes et froides. Elles pourraient, selon les habitants de la zone servir de pôle d’attraction pour les touristes. Pour l’heure selon eux, elles n’abritent que misère et désolation.

Saut d’eau, décrété Parc Naturel, est une terre fertile, où il y a de l’eau en abondance. Saut d’eau se trouve à 65 kms de la capitale avec une grande couverture végétale riche et diversifiée. Grace à ses grottes réputées mystiques notamment celles de Marotière et Doco, Saut d’eau pourrait devenir la plus grande destination touristique du pays.

Saut d’Eau c’est aussi un haut lieu de pèlerinage compte tenu de la présence de sites tels l’Immaculée, Calvaire, Palmes qui font de saut d’eau un haut lieu de pèlerinage. Malgré tout, Saut d’Eau ne peut nourrir ses fils. Des habitants interrogés n’ont pas caché leur insatisfaction face au gouvernement en place, qui selon eux, n’a rien fait pour répondre a leurs besoins en termes d’accompagnement dans la production agricole et d’accès aux services sociaux de base.

« La maladie, la misère, le chômage c’est notre lot quotidien » confie une militante d’organisation paysanne proche du Mouvement des Paysans de Papaye, l’une des plus importantes structures établies dans les milieux ruraux.

A quelques kms de la ville de Hinche, dans la localité de Colladère, une grotte fantastique abrite des outils de l’époque précolombienne. Cette grotte est unique sur tout le territoire haitien.

Il y a aussi la Centrale hydro électrique de Péligre qui dessert la capitale depuis 1971, et qui doit alimenter la ville de Hinche. Le barrage, d’une hauteur de 72m, fonctionne à partir d’un lac artificiel, le lac de Péligre, qui peut également être une attraction touristique.

Depuis quelques temps, l’accès à une partie du Plateau Central a été amélioré grâce à la route nationale # 3 qui atteint Mirebalais (60 km de Port-au-Prince).

Il reste qu’il faudrait pouvoir exploiter ce potentiel touristique, pour relancer l’activité économique et garantir à la collectivité des entrées importantes.

Repères géographique

Le département du Centre a une superficie de 3750 km2, soit 13.5% de la superficie du territoire national. Il est le troisième en superficie après les départements de L’Ouest et de l’Artibonite et sa population est de 600.000 habitants.

Le Plateau Central, correspond à un vaste bassin encadré au Nord par le Massif du Nord, à l’Ouest par les Montagnes Noires, au Sud par les Montagnes du Trou d’Eau et à l’Est par le Bassin de San Juan de la République Dominicaine. Dans sa partie Nord-Ouest, ce département présente des aspects accidentés avec des altitudes de plus de 1000 m dans les Montagnes Noires et s’incline vers l’Est ou le Sud-Est, beaucoup plus vallonné, avec des altitudes de 125 m au niveau du barrage de Péligre. Le Plateau Central fait partie des régions à forte pluviosité. Il enregistre une lame d’eau moyenne annuelle de 1.500 mm. D’avril à juin, les alizés pénètrent plus profondément en République Dominicaine et remontent la vallée de San Juan pour déboucher sur la zone centrale d’Haïti. Ils apportent d’abondantes précipitations auxquelles s’ajoutent, en octobre, les précipitations amenées par les vents d’Est qui remontent également la vallée de San Juan, selon le Bureau des Mines et de l’Energie(BME).

Le Département du Centre comprend quatre arrondissements : Hinche, Mirebalais Lascahobas et Cerca-La-Source. Il comprend en outre douze communes, quatre quartiers et 35 sections communales.

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