L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITE – Dimanche 26 déc. 2010

26 Déc

Vaccination contre le choléra vrai ou faux espoirs ?
HAITI LIBRE – 26/12/2010 14:26:54

Haïti - Épidémie : Vaccination contre le choléra vrai ou faux espoirs ?L’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), le bureau Régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé mardi 22 décembre 2010, son intention d’initier en avril prochain, un programme pilote de vaccination en Haïti où sévit l’épidémie de choléra. Mais l’OPS estime qu’auparavant il faudra encourager et financer la production du vaccin, fabriqué actuellement en quantité insuffisante sur le marché international.
L’OMS avait déclarée plus tôt cette année « Dans les pays où le choléra est endémique, la vaccination de l’ensemble de la population ne se justifie pas, Il faudrait mieux cibler la vaccination sur les zones et les groupes de populations à haut risque (enfants d’âge préscolaire et scolaire, femmes enceintes, sujets VIH positifs) et impliquerait des campagnes de vaccination périodiques ».
Un groupe d’experts, convoqué par l’OPS/OMS à une réunion à Washington D.C., a conseillé l’usage des vaccins actuels pour un projet pilote en Haïti qui serait étendu au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins. À l’heure actuelle, il n’y aurait que 200,000 à 300,000 doses de vaccin contre le choléra, disponibles dans le monde a déclaré le Dr Ciro de Quadros, vice-président exécutif de l’Institut Sabin Vaccine. L’OPS a fait savoir qu’elle avait récemment localisée des réserves, pour fabriquer plus d’un million de doses de Shanchol. Mais il faudra encore plusieurs mois avant que ce vaccin soit prêt à l’emploi, a déclaré le Dr Quadros. Des informations partagées indiquent qu’un million de doses pourrait effectivement être disponible d’ici la fin 2011.
Jusqu’à récemment, les vaccins oraux contre le choléra, plus facile d’administration, ont été peu utilisés. La vaccination nécessite généralement 2 doses par adulte et 3 par enfant espacées d’au moins une semaine. Un rappel périodique est nécessaire dont la fréquence varie avec l’âge du patient. Le vaccin assure la protection une semaine plus tard. L’efficacité de cette protection semble variable, mais les personnes vaccinées qui seraient à nouveau contaminées, échapperaient à la forme grave de la maladie.
Les médecins qui ont participé à cette réunion ont recommandé de contacter les fabricants pour voir s’ils peuvent augmenter la production et travailler conjointement avec des groupes qui peuvent aider à financer l’achat de ces vaccins.
Il existe 3 marques de vaccin contre le choléra dans le monde : le Dukoral (40 $ la dose) est fabriqué en Suède et approuvée par l’OMS, Le Shanchol (6 dollars la dose) est produit par Shantha Biotechnics en Inde et le Morc-VAX est produit par VaBiotech au Vietnam. Le Dukoral est approuvé par l’OMS alors que pour les 2 autres vaccins, seul le Shanchol est en attente de préqualification par l’OMS (cela pourrait être fait dans le premier ou le deuxième trimestre de 2011). Le Shanchol, a été créé par l’International Vaccine Institute à Séoul (Corée du Sud), grâce à une subvention de la Fondation Bill & Melinda Gates. La souche existante en Haïti, offre des similitudes génétiques avec la souche que l’on retrouve en Inde, au Népal, au Bangladesh et au Pakistan où l’épidémie tue chaque année plus de 100,000 personnes d’après les estimations des spécialistes de la santé.
Le Dr Jon K. Andrus, directeur adjoint de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), explique qu’en général, 75 % des personnes infectées par le choléra ne présentent pas de symptômes mais peuvent transmettre la maladie à d’autres personnes pendant une période maximum de 2 semaines après l’infection. Un risque particulièrement élevé dans les endroits où une bonne hygiène fait défaut, comme dans de nombreuses régions d’Haïti et principalement les camps de réfugiés. « A partir du moment où le choléra s’est solidement établi en Haïti, il est clair pour nous, qu’il ne disparaîtra pas avant plusieurs années ».
Il n’existe pas d’exemple au monde, de vaccination de masse du choléra au cours d’une épidémie. Ce manque d’expérience et les problèmes logistiques considérables lié à la préparation, la conservation du vaccin et le suivi des patients (phase de vaccination et de rappels) rendent l’application d’une vaccination à grande échelle complexe et difficile. Par exemple, Le vaccin Dukoral doit être mélangé avec les granulés effervescents fournis et dissous dans de l’eau et doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C et ne doit pas être congelé. Une fois les granulés effervescents dissous dans l’eau et le vaccin en suspension ajouté, le mélange doit être bu dans les deux heures qui suivent. Il faudra ajouter aux problématiques de la vaccination, la détection des porteurs du choléra sans symptôme et les difficultés d’accès pour rejoindre les populations éloignées en l’absence de routes…
Le temps joue contre la population haïtienne. Depuis l’apparition du choléra le 19 octobre 2010, près de 10% de la population haïtienne pourrait avoir été touchée par le choléra. Le dernier bilan officiel du Ministère de la Santé et de la Population (MSPP) en date du 17 décembre, fait état de 121,518 personnes ayant été contaminé dont 61,917 ont dû être hospitalisées pour traitement.
Si l’on considère que les experts de la santé de l’ONU estiment que les chiffres du gouvernement haïtien, largement sous-estimés, pourraient être le double de ceux publiés, nous arrivons donc à 243,036 personnes infectées présentant des symptômes de la maladie (25% des personnes atteintes) sur 972,144 personnes touchées par la maladie (soit environ 10% de la population d’Haïti) ou 8 fois les chiffres du gouvernement. D’ailleurs, le Dr, Martin Weber, spécialiste des maladies tropicales, déclarait la semaine dernière que « les chiffres publiés sont totalement sous évalués. Je pense que  l’on peut facilement multiplier par dix le nombre des victimes de l’épidémie » ce est assez proche de nos estimations.
Même si la vaccination de 50% de la population suffirait à arrêter l’épidémie (non pas a faire disparaître le choléra), il est évident que la vaccination de plus de 4 Millions d’haïtiens n’est pas actuellement réalisable dans un délai prévisible. Le vaccin n’est sans doute pas la solution miracle, mais il permettrait de sauver des vies et surtout de gagner du temps pour mettre en place dans tout le pays, les mesures d’assainissement, seules capable d’éradiquer définitvement cette maladie.

 

Haïti: l’OEA attend les termes de sa mission pour commencer le recomptage

AFP – 26/12/10

WASHINGTON — La mission de l’Organisation des Etats américains (OEA) chargée de superviser le recomptage des votes de la présidentielle haïtienne attend que les autorités précisent les termes de cette mission avant d’entamer son travail, a indiqué l’OEA dimanche.

« Le libellé » de la mission « n’a pas encore été déterminé pour l’instant », a indiqué le secrétaire général adjoint de l’OEA Albert Ramdin. « Tant qu’on ne s’est pas mis d’accord sur les termes de cette mission, nous n’enverrons pas nos experts », a-t-il indiqué à la veille du début théorique de la mission.

« J’espère que cette mission pourra commencer aussi vite que possible. Je pense que ça devrait être le cas cette semaine, le temps passe », a-t-il avancé.

Le secrétaire général adjoint de l’OEA avait indiqué il y a une semaine que la mission devait se rendre ce dimanche à Port-au-Prince pour commencer son travail lundi 27 décembre.

« L’équipe de l’OEA va devoir vérifier le recomptage des procès-verbaux opéré par le CEP (Conseil électoral haïtien, ndlr). En dehors de cela, des recommandations seront faites que les résultats reflètent ou non le comptage » qui aura été fait, a précisé M. Ramdin.

L’OEA a constitué une équipe internationale de six personnes (deux experts juridiques, deux experts électoraux, un statisticien et un spécialiste des technologies de l’information) prêtes à partir pour Port-au-Prince. Albert Ramdin a précisé que l’envergure de cette mission pourraient changer en fonction de son cahier des charges mais qu’il y aurait au « minimum » ces six experts.

La publication des résultats définitifs du premier tour de la présidentielle haïtienne, prévue le 20 décembre, a été reportée pour permettre aux experts de l’OEA de vérifier la validité d’un scrutin dont les premiers résultats ont plongé le pays dans une crise politique et provoqué des violences.

Le chef de l’état sortant René Préval avait demandé à l’OEA de dépêcher une mission en Haïti afin d’aider les autorités électorales dans la vérification des procès verbaux et la phase de contentieux électoral.

En retour, l’organisation avait demandé un report de la date de publication des résultats contestés par la majorité des candidats dont le chanteur populaire Michel Martelly arrivé en troisième position et non qualifié pour un second tour qui doit avoir lieu le 16 janvier.

 

Haïti attend le retour des experts de l’OEA pour recompter les voix

Les Haïtiens doivent en principe voter pour le 2ème tour le 16 janvier 2011.

Les Haïtiens doivent en principe voter pour le 2ème tour le 16 janvier 2011.

Reuters / Eduardo Munoz

Par RFI / 26-12-10

Haïti attend lundi 27 décembre 2010, la mission de l’Organisation des Etats américains (l’OEA) sollicitée par le président sortant, pour sortir de la crise dans laquelle le pays est plongé depuis le premier tour des élections présidentielle et législatives du mois dernier. Nombre d’Haïtiens sont convaincus que le scrutin a été entaché de graves irrégularités et dans le contexte dramatique que traverse le pays, après le séisme de janvier 2010 qui a fait plus de 250 000 morts et l’épidémie de choléra qui à son tour a tué plus de 2 500 personnes, les Haïtiens demeurent profondément traumatisés.

Noël est passé, la trêve est terminée et il faut à présent se remettre au travail, vérifier les procès-verbaux, examiner les demandes de recours, au besoin recompter les voix, tenter d’écarter une bonne fois pour toute le spectre de la fraude qui hante ce processus et refermer enfin ce premier chapitre électoral qui n’en finit pas de monter les Haïtiens les uns contre les autres.

Ce lundi 27 décembre, avec le retour des experts de l’Organisation des Etats américains, le conflit post-électoral devrait donc entrer dans sa phase terminale. C’est en tout cas ce que tout le monde espère.

A la demande du président sortant, René Préval, les experts de l’OEA devraient aider les membres du Conseil électoral provisoire haïtien à y voir un peu plus clair dans les résultats du premier tour du 28 novembre dernier.

Mission difficile qui se heurte au scepticisme, voire à l’hostilité, de nombre d’Haïtiens, parmi lesquels la candidate Mirlande Manigat arrivée en tête du premier tour.
Car l’affaire a tellement mal tourné qu’il a fallu interrompre la publication des résultats sous la pression des événements. Les partisans des principaux candidats se sont violemment affrontés à travers le pays. Il y a eu des morts.

Dans ce contexte d’exaspération il faut pourtant préparer les conditions du second tour, qui devrait se tenir le 16 janvier théoriquement.

 

L’OEA aurait destitué Ricardo Seitenfus
HAITI LIBRE – 25/12/2010 16:30:42

Haïti - Politique : L’OEA aurait destitué Ricardo SeitenfusL’agence de Presse EFE, rapporte d’après une source diplomatique qui a requis l’anonymat, que l’Organisation des États Américains (OEA) a pris la décision de destituer de ses fonctions son Représentant Spécial en Haïti, Ricardo Seitenfus.
Cette destitution, intervient deux mois avant le terme de la mission du diplomate et fait suite à une entrevue que celui-ci avait accordé au journal Suisse « Le Temps » qui fut publiée le lundi 21 décembre 2010.
http://www.haitilibre.com/article-1963-haiti-social-les-causes-de-l-echec-de-la-communaute-international-en-haiti.html
24 heures après cette publication, Ricardo Seitenfus avait été rappelé par l’OEA pour s’expliquer sur ses déclarations. Les spéculations sur son renvoi, se sont multipliées toute la semaine. Il semble que les vérités diffusées au grand jour et largement reprises par les médias, n’ont visiblement pas plu à l’OEA.
http://www.haitilibre.com/article-1974-haiti-politique-ricardo-seitenfus-une-verite-qui-ne-plait-pas-a-l-oea.html
Il ne manque plus que le communiqué officiel de l’OEA pour mettre un terme définitif à la carrière du diplomate au sein de cette institution. L’OEA sanctionne ainsi le courage d’un homme, dont le seul « tort » est d’avoir osé dire publiquement la vérité.

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