REVUE DE LA PRESSE – Lundi 03 janvier 2011

3 Jan

Voeux de Michel J. Martelly
HAITI LIBRE – 03/01/2011 11:03:20

Haïti - Politique : Voeux de Michel J. MartellyPeuple Haïtien,
Citoyen, Citoyennes,
En ce jour qui est pour nous une date illustre, une date dont nous devrions reconquérir les sentiments, de fierté et de gloire en mémoire de la lutte menée par nos ancêtres de 1804, pour l’indépendance et la liberté, je partage avec vous mes souhaits pour notre Haïti ainsi que tous ses enfants. Cette date ineffaçable dans l’histoire de l’humanité, doit avoir pour nos filles et pour nos fils une signification pour une redéfinition de notre devoir envers cette entité  qu’est la  mère patrie.
À l’aube de cette année 2011, celle de tous les espoirs de tous les changements, de tous les rêves mais qui pourrait également devenir, hélas, par la folie des hommes celle de toutes les alarmes, permettez-moi d’abord du fond du cœur et sous la bénédiction du très haut vous présenter mes vœux de santé de paix et de prospérité.
2010 a apporté son lot de difficultés, de pleurs, de misère.
2010 nous a fait voir les couleurs de l’enfer sur terre.
Nous avons individuellement et collectivement été meurtris dans tout ce en quoi nous avions fondé nos rêves de lendemain meilleur. Comme nos ancêtres en 1803, nous pouvons changer notre malheur en quelque chose de grand, d’agréable, de motivant. Nous pouvons redevenir les héros de nos vies, de notre devenir, de notre patrie.
Mais 2010 aura également et qu’on en tire des leçons, mis à nu sans pudeur, l’inconséquence, l’irresponsabilité, la gabegie de décennies de mal gouvernance. Vouloir continuer et faire perdurer pareil système relèverait de la pure démence.
Le 12 janvier 2010,  300,000 morts. A qui le crime?
1,500 000 sans-abris. A qui la faute ?
Pensez-vous que l’incurie des villes, soit le fruit du hasard? Que l’épidémie de Choléra, 3,000 décès à date, 120,000 contaminés ne soit pas synonyme d’insalubrité? Que ces scandaleuses élections n’aient point eu d’auteurs intellectuels? Non, messieurs autant d’homicides involontaires peut-être, mais d’homicides quand même que nul ne peut cautionner avec vous, voire faire perdurer.
Je renouvelle vigoureusement en ce jour, ma volonté de partager votre conviction inébranlable qui tend vers un changement véritable et une cessation des pratiques corrompues et néfastes qui ne conduisent qu’à notre destruction.
Oui 2011 sera, bon gré, mal gré, ke ou vle’l ke ou pa vle’l, l’année de tous les changements.
Qu’ils plaisent au responsable d’articuler un changement en douceur, ce serait tant mieux.  Que mal leur en prenne, ils en paieront les conséquences.
Qu’il ne s’y méprenne pas, la colère gronde, la coupe est pleine.
J’en appelle, en ce début d’année à votre sens des responsabilités.  La nation vous en sera reconnaissante.
Alors, avec moi, soyons optimistes. Armons nous de cette détermination qui nous a valu notre indépendance, armons nous de ce courage qui nous a donné de nous relever après le 12 janvier, armons nous de ce vouloir qui nous tient encore debout malgré le choléra, et munis de la grâce de Dieu, 2011 nous trouvera encore debout pour transformer nos difficultés en opportunités.
Que Dieu bénisse ce coin de terre, que la paix y règne, que le bon sens triomphe des passions et des folies,  qu’Haïti connaisse la renaissance.
Que Dieu vous bénisse, qu’il bénisse vos familles, et qu’il continue a nous guider tout au long de 2011.
Patriotiquement
Michel Joseph Martelly
TET KALE

 

Seul un président légitime pourra affronter les défis de 2011 selon Préval

RADIO METROPOLE / Lundi, 3 janvier 2011 07:39

Dans son traditionnel discours à l’occasion de la fête de l’indépendance d’Haïti, le président Préval a évité d’employer le concept  » continuité  » qu’il estimait indispensable pour garantir un avenir meilleur. Pour la première fois depuis deux ans le président Préval n’a pas mis l’accent sur la nécessité d’assurer la stabilité dans la continuité.
Cependant la stabilité demeure pour le président Préval la seule option viable pour engager le processus de reconstruction ou refondation de la nation. M. Préval a soutenu qu’un président et des législateurs légitimes sont indispensables pour affronter les grands défis de 2011.
Il a réitéré son appel pour qu’une solution constitutionnelle et légale soit trouvée à crise électorale tout en mettant en garde contre tout autre formule qui ne fera qu’aggraver la crise.
Le chef de l’Etat a estimé que 2010 a été la pire année pour la nation haïtienne puisqu’elle a combiné des catastrophes inconnues jusqu’ici dont le violent séisme et l’épidémie de choléra. Exhortant ses compatriotes à faire montre de courage, M. Préval a mis l’accent sur la nécessité d’une grande concertation entre les fils d’Haïti.
Selon le président Préval la mobilisation a permis de réduire le nombre de décès liés à l’épidémie de choléra dans la cité de l’indépendance. Gonaïves peut servir d’exemple aux autres villes dans la reconstruction et dans la lutte contre le choléra, martèle le président Préval pour qui la concertation est indispensable.
Estimant que le pays est à un carrefour difficile de son histoire M. Préval soutient qu’il faut plus que jamais appliquer la formule de nos aïeux l’Union fait la force.

 

Remerciements et vœux du Président René Préval à Cuba
HAITI LIBRE – 03/01/2011 12:19:16

Haïti - Politique : Remerciements et vœux du Président René Préval à CubaLe Président René Préval a remercié Cuba pour son soutien au peuple haïtien dans la lutte contre le choléra, et envoyé un message de félicitations au peuple de Cuba à l’occasion du 52e anniversaire de la Révolution cubaine.
« Cuba, en dépit de ses difficultés propres, est le pays qui a contribué le plus en Haïti. Il était présents avant même que le tremblement de terre nous frappe, pour nous aider dans les secteurs de l’éducation et de la santé, et, après le tremblement de terre, Cuba a accrue son aide » a déclaré le Président Préval.
« L’État cubain, le peuple cubain, et en particulier le commandant en chef Fidel Castro, ont porté une attention particulière à Haïti » a dit le chef de l’État haïtien, rappelant que le leader cubain avait consacré plus de cinq de ses réflexions à la situation difficile en Haïti.
« Plus de 500 médecins haïtiens ont été formés à Cuba et nous aurons bientôt 1,500 professionnels de la santé cubains travaillant dans les endroits les plus reculés de mon pays dans la lutte contre le choléra. C’est l’aide la plus importante et la plus efficace que nous avons reçu […] à l’occasion de ce double anniversaire, de la révolution cubaine et de l’indépendance d’Haïti, au nom du peuple haïtien, du gouvernement, en mon nom et en particulier au nom de tout ceux qui bénéficient de l’assistance médicale cubaine, je souhaite au peuple cubain une heureuse nouvelle année. Pour toujours et jusqu’à la victoire! Nous allons conquérir! » a conclu René Préval.
Rappelons qu’au 31 décembre 2010, la Brigade médicale cubaine avait traité près de 50,000 haïtiens infectés par le choléra et réduit le taux de mortalité à 0,54% dans les établissements de santé relevant de leur gestion.

 

L’immigration, «une situation délicate qui doit être manipulée avec précaution»
HAITI LIBRE – 03/01/2011 08:29:22

Haïti - Social : L’immigration, «une situation délicate qui doit être manipulée avec précaution»Le Gouvernement et l’Église catholique dominicaine reconnaissent la nécessité pour le pays à mettre en œuvre des contrôles plus stricts pour stopper l’immigration haïtienne. Faisant référence à la situation tendue dans les communautés de Santiago et de San Juan de la Maguana où la population menace d’expulser par la force les haïtiens http://www.haitilibre.com/article-2008-haiti-social-risques-d-affrontements-dominicains-haitiens-le-3-janvier.html . L’archevêque de Santo-Domingo, le Cardinal Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez a déclaré qu’il était opposé à toute forme de violence et a favorisé la recherche d’une solution basée sur la compréhension, la sagesse et la collaboration « cela implique l’amélioration de la situation de l’immigration ». Les dirigeants catholiques comprennent que c’est une situation délicate qui doit être manipulée avec précaution.
Carlos Morales Troncoso, Ministre des Affaires étrangères en accord avec la position du Cardinal, à fait savoir que des progrès important dans la résolution du problème de l’immigration, avait été fait dans le cadre de la Commission Mixte Bilatérale [réactivée en Juillet dernier] « Nous sommes très avancés, nous attendons que la situation politique en Haïti se stabilise, pour poursuivre nos discussions avec le nouveau gouvernement d’Haïti. »
Fritz Cinéas, l’ambassadeur d’Haïti dans le pays, tout en prenant la défense de ses compatriotes, reconnaît que certains d’entre-eux violent les lois nationales, http://www.haitilibre.com/article-2021-haiti-diplomatie-l-ambassadeur-d-haiti-deplore-le-comportement-de-ses-compatriotes.html mais il affirme que la plupart des haïtiens travaillent et contribuent au progrès de la République Dominicaine. Rappelant que le Gouvernement d’Haïti respecte l’exercice de la souveraineté de la République Dominicaine et que la loi sur l’immigration dans ce pays remontait à 2004, mais qu’elle n’était pas appliqué.
[HL – Les actions de certains dominicains contre nos compatriotes, motivées par le comportement déplorable d’une minorité d’haïtien sont inacceptables et en dehors de la loi. Toutefois, avant de juger les dominicains, demandons-nous quelle serait la réaction de nos compatriotes en Haïti, si dans une ville, le nombre d’immigrants dominicains illégaux se trouvait supérieur au nombre de résidents… et que certains de ces dominicains commettaient des actes répréhensibles contre notre population?
Souhaitons que dans la cadre de la Commission Mixte Bilatérale une solution négociée soit rapidement trouvée, car si, sous les pressions de l’opposition, le Gouvernement dominicain se trouvait contraint d’appliquer la loi sur l’immigration, ce sont plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes qui se retrouveraient dans des situations délicates.]

 

Le départ anticipé de Préval avait été proposé le 28 novembre par certains membres de la communauté internationale, selon Ricardo Seitenfus

Le représentant sortant de l’OEA déclare avoir alors fait remarquer qu’il s’agirait d’ un « coup d’Etat »

Radio Kiskeya / dimanche 2 janvier 2011

Des représentants de la communauté internationale ont proposé le départ du président René Préval lors d’une réunion du groupe d’appui à Haïti qui s’est tenue à Port-au-Prince le 28 novembre dernier, à l’issue du scrutin législatif et présidentiel controversé qui s’est déroulé ce jour-là dans le pays, a révélé le représentant sortant de l’OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, dans une interview accordée le 29 décembre 2010 au journal « Folha do Brazil ».

Sans identifier qui de la communauté internationale avait fait pareille proposition, le diplomate brésilien a ajouté que la question de trouver un avion pour transporter le président a même été évoquée.

Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive qui participait à la réunion, a déclaré que s’il s’agit de remettre en question le mandat de M. Préval, il ne faut en aucune façon espérer son appui, toute solution se situant en dehors de la Constitution étant à son avis inacceptable.

Soulignant le silence observé alors par le secrétaire adjoint de l’OEA, Albert Ramdim, présent à la réunion, Seitenfus affirme avoir dû solliciter la parole pour rappeler aux participants que toute atteinte au mandat du président serait assimilable à un coup d’Etat au regard de la Charte Interaméricaine pour la Démocratie.

« J’étais vraiment surpris de constater le silence du secrétaire général adjoint de l’OEA face à l’éventualité que le mandat d’un président légitimement élu soit écourté », a ajouté le représentant sortant de l’organisation hémisphérique.

Interrogé sur le fait de savoir si on lui a formellement notifié sa révocation suite à son interview au journal suisse « Le Temps », Ricardo Seitenfus a répondu que non, mais que, contrairement à sa volonté de rester en poste en raison de la délicatesse de la situation postélectorale en Haïti, le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, lui a demandé de « prendre des vacances » alors qu’il lui reste seulement 3 mois de mandat.

« C’est vraiment curieux que le représentant de l’OEA en Haïti soit absent au moment d’une crise électorale. Pourtant, mieux que plus d’uns à l’OEA et au sein de la communauté internationale, j’ai l’avantage de pouvoir dialoguer avec le gouvernement haïtien », a déclaré le diplomate.

Dans cette interview au journal brésilien, Ricardo Seitenfus a repris en substance les considérations qu’il avait faites dans « Le Temps » sur l’échec de l’aide internationale en Haïti et qui lui ont coûté son poste. Il a également soutenu qu’un gouvernement provisoire manquerait de légitimité pour sortir Haïti de l’impasse.

 

«Nous sommes à un carrefour dangereux»
HAITI LIBRE – 02/01/2011 11:10:28

Haïti - Politique : «Nous sommes à un carrefour dangereux»Samedi, depuis la ville des Gonaïves (Nord) [ancienne colonie française], où se déroulaient « les festivités» du 207 ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti, le président René Préval sur les onde de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH) a déclaré, qu’en raison de la crise politique née des élections contestées du 28 novembre, « nous sommes à un carrefour dangereux. A côté des calamités naturelles, nous sommes dans une crise politique issue des élections du 28 novembre 2010 ».
Le Chef de l’État a souhaité que les haïtiens puissent s’inspirer des pères fondateurs d’Haïti pour trouver l’unité et le chemin à suivre pour sortir de la crise « L’année 2010 est partie et nous a laissé avec beaucoup de souffrances, nous laissant avec l’énorme défi de la reconstruction et de la refondation du pays ravagé par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 » insistant sur l’importance de la stabilité de la vie politique du pays.
Sans se prononcer sur le deuxième tour des élections, ni la date de la fin de son mandat qui arrive à terme le 7 février 2011, il a laissé entendre qu’il pourrait rester au pouvoir jusqu’au 14 mai 2011 afin d’assurer cette stabilité politique indispensable…
Il a rappelé que « c’est un Président légitime et des parlementaires légitimes qui doivent remplacer le Président, les sénateurs et les députés » appelant au respect de « la loi électorale et de la Constitution du pays » pour éviter de tomber dans une crise encore plus grave.

 

Fête de l’indépendance, «libres de protester»
HAITI LIBRE – 02/01/2011 09:07:59

Haïti - Social : Fête de l’indépendance, «libres de protester»« Les festivités » du 207ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti [1er janvier 1804] ont donné lieu à quelques manifestations au travers du pays. À port-au-Prince, des manifestants frustrés par la crise post-électorale, suite à la publication des résultats préliminaires contestés du premier tour, réclamaient l’organisation de nouvelles élections sous la supervision d’un nouveau Conseil Électoral Provisoire (CEP) « Nous avons gagné notre indépendance, donc aujourd’hui nous sommes libres de protester et d’exiger des élections démocratiques » d’autres manifestants plus radicaux, exigeaient l’arrestation du Chef de l’État. Les manifestants ont bloqués des routes avec des barricades de déchets et des pneus enflammés avant d’être dispersé par la Police National d’Haïti (PNH).
Des manifestations ont également été signalées aux Gonaïves, dans le nord d’Haïti, ou le Président René Préval s’adressait à la Nation sur le réseau de la Télévision National d’Haïti (TNH) à l’occasion de cette journée de commémoration.

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