REVUE DE LA PRESSE – Mercredi 05 janvier 2011

5 Jan

Haïti – Insécurité :

 Assassinat à Martissant, 2 morts
HAITI LIBRE – 05/01/2011 15:43:13

Haïti - Insécurité : Assassinat à Martissant, 2 mortsLe mardi 4 janvier 2011, dans la soirée, des inconnus non identifiés, ont ouvert le feu sur un véhicule de l’Autorité Portuaire National (APN), tuant sur le coup ses deux occupants. Un agent de la Police National d’Haïti (PNH) en uniforme, Oxène Elvitus et son chauffeur Louis Wilzer. Le meurtre s’est déroulé en face de l’école frère Roc au niveau de Martissant 17, quartier situé au Sud de la capitale. Les meurtriers se sont enfuit en emportant les armes qui étaient à bord du véhicule des victimes.
Gary Desrosiers, le porte-parole adjoint de la PNH à confirmé la mort des deux hommes, l’ouverture d’une enquête et a invité la population à collaborer avec la police.

 

2011, « année de révolte », selon une dizaine d’organisations sociales

P-au-P, 5 janv. 2010 [AlterPresse] — Une dizaine d’organisations sociales ont déclaré l’année 2011 « année de révolte » contre un ensemble de pratiques d’acteurs locaux et internationaux.

Le mot d’ordre a été lancé dans une déclaration faite à l’occasion du 207e anniversaire de l’indépendance d’Haiti le 1er janvier dernier.

Ces organisations issues des milieux populaires, ouvriers et universitaires, annoncent leur engagement de « continuer à lutter contre la domination impérialiste, contre l’exploitation, contre la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti) » pour permettre au pays de reconquérir sa souveraineté.

Parmi les organisations signataires, figurent Batay Ouvriye (Lutte ouvrière), Mouvement Démocratique Populaire (MODEP) et le Cercle Gramsci.

« Les masses urbaines et rurales doivent rejeter l’impérialisme, la bourgeoisie, les politiciens traditionnels, ainsi que les élections frauduleuses qui nous ont mis dans cet état aujourd’hui », déclarent les organisations.

Pour cela, « nous ne devons défendre ni les anciens ni les nouveaux politiciens restavek (asservis) qui luttent pour le pouvoir. Comme le président Préval, ils ont le même agenda et vont diriger contre nous », lit-on dans la déclaration.

Autre engagement pris par les organisations signataires, celui de lutter pour pousser les Nations Unies à dédommager les victimes du cholera. En près de 3 mois, l’épidémie a fait environ 3500 morts dans diverses régions d’Haiti.

Les organisations affirment vouloir également lutter aux côtés des sinistrés du séisme du 12 janvier 2010 qui vivent encore sous des tentes et « en faveur d’un nouvel Etat pour une société plus juste ».

 

En 72 heures, plus de 400 haïtiens ont été rapatriés en Haïti
HAITI LIBRE – 05/01/2011 12:51:12

Haïti - Social : En 72 heures, plus de 400 haïtiens ont été rapatriés en HaïtiDouze chauffeurs de nationalité dominicaine, ont été arrêtés hier par des membres des forces armée pour trafic de clandestins. Les véhicules qui transportaient des haïtiens ont été saisis et les chauffeurs envoyés devant la justice pour application des sanctions prévues par la loi.
Le Général José Francisco Gil Ramirez, chef du Commandement du Nord, des Forces armées basé à Santiago, a indiqué que 135 haïtiens avaient été arrêtés et remis aux mains des services de l’immigration pour être rapatrié dans leur pays d’origine. Lors de cette intervention, une source militaire rapporte que des armes introduites illégalement avaient été saisies.
Gil Ramirez a dit que ces opérations sont menées conjointement avec les services de santé qui sont en mesure de vérifier les personnes infectées par le choléra. Précisant que ces interventions n’ont pas été réalisées à Santiago ou dans les quartiers Sud de la ville, mais sur les autoroutes et les routes du Nord-Ouest, incluses dans le corridor sanitaire mis en place le long de la frontière par le Ministère de la santé publique pour prévenir la propagation du choléra. Rappelant que les patrouilles militaires traquent sans répit les trafiquants de clandestins et les illégaux dans ce corridor.
Ces arrestations s’ajoutent à celles d’au moins 200 autres haïtiens dans la région du Cibao [qui s’étend de la ville de Monte Cristi, à l’Ouest, jusqu’à la baie de Samana, à l’Est] qui ont été envoyés à la Direction de l’Immigration pour rapatriement.
D’autres arrestations sont intervenues dans le Sud, principalement dans les régions de San Juan de la Maguana et Azua, où les immigrants illégaux haïtiens sont nombreux. Ce qui porterait a plus de 400, le nombre de nos compatriotes arrêtés en République Dominicaine et rapatriés en Haïti ces dernière 72 heures.
Pour sa part, le Vice Amiral Sigfrido Pared Pérez, Directeur Générale de l’immigration rapporte le rapatriement de plus de 150 immigrés clandestins provenant de la région de Santiago et du district national.
En ce qui concerne les revendications de certains résidents des quartiers Sud de Santiago, qui menacent d’expulser des haïtiens en situation irrégulière, le Général José Francisco Gil Ramirez a prévenu la population dominicaine d’agir dans le cadre de la loi, leur rappelant que seules les autorités compétentes, forces armée et immigration, peuvent procéder à de telles expulsions. De plus, il a averti les agriculteurs et les entrepreneurs de la construction de s’abstenir d’employer des haïtiens illégaux et mis en garde les chauffeurs qui transportent des clandestins « ils seront arrêtés et traduit en justice ». Le Général a fait savoir que dans les prochains jours les rapatriements des haïtiens vivant illégalement dans le pays, allaient s’intensifier, sauf pour les étudiants et les travailleurs qui pourront montrer aux autorités des titres de séjour en règle.

 

Interview de Camille Chalmers :

« Nous sommes arrivés à saturation » en Haïti

logo : Secours Catholique 05/01/2011

Le directeur exécutif de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) analyse les principaux facteurs qui ont conduit Haïti au chaos.

Tremblement de terre, cyclone, choléra… Les Haïtiens semblent accablés par le mauvais sort. Doit-on parler de malédiction ?

  JPEG - 93.2 koLes problèmes de Haïti sont bien antérieurs au séisme. L’ampleur des pertes causées par le tremblement de terre et autres catastrophes, l’épidémie de choléra en tête, sont d’ailleurs le résultat d’une triple absence : celle de l’État, d’une politique sociale et d’un modèle économique en Haïti. Premier problème, l’hyper-concentration démographique autour de la capitale Port-au-Prince. À partir du début du xxe siècle, sous l’influence des États-Unis qui occupaient Haïti à l’époque, le territoire a été réorganisé autour de la capitale. Conséquence : des familles entières ont été poussées à l’exode rural, sans que des activités économiques aient été développées en ville. Puis, en essayant de faire de Haïti un pays d’exportation, sorte de “nouvelle Taiwan des Caraïbes”, François Duvalier a surtout privilégié le développement d’un secteur industriel très pointu (textile, électronique, cuir), peu créateur d’emplois, au détriment de l’agriculture qui fait pourtant vivre l’essentiel de la population. Ce qui explique le taux d’inactivité très fort dans le pays et la grande pauvreté. Le troisième point, c’est l’État haï-tien, répressif et sans aucune politique sociale, sourd aux revendications et constamment affaibli par la communauté internationale durant tout le xxe siècle. Les problèmes de logement en sont le reflet. À l’origine, Port-au-Prince a été construit pour loger 250 000 habitants, alors que plus de 3 millions de personnes y vivaient avant le séisme ! Entre 2008 et 2009, on y comptait près de 15 000 nouveaux arrivants par mois, et aucun programme de logements sociaux pour les accueillir ! Résultat : une densité de population inimaginable, des gens qui s’entassent, des constructions en hauteur… Dans certains quartiers de la ville, avant le séisme, les gens dormaient à tour de rôle tellement l’espace était rare.

Quel rôle a joué la présence internationale depuis 2004 ?

L’arrivée de la force des Nations unies pour la stabilité en Haïti (Minustah) a aggravé le climat d’instabilité et d’insécurité. Le bilan est catastrophique. On a vu émerger toute une série de phénomènes de violence, notamment les kidnappings. Le commerce de la drogue s’est développé, et en même temps le trafic d’armes et d’enfants. Sans parler de la flambée des prix qui a suivi, avec l’impact sur le coût de la vie. Quant aux ONG, on en recensait déjà plus de 3 500 ou 4 000 avant le séisme – bien que seulement 400 soient officiellement déclarées. Mais le manque de coordination et de communication entre elles et le gouvernement explique les faibles résultats de leur action. C’est encore vrai aujourd’hui.

L’élection d’un nouveau gouvernement peut-elle modifier la donne ?

L’issue des élections est encore très incertaine et pose beaucoup de questions. Vu l’impopularité du candidat du gouvernement et les réactions qu’ont suscitées les fraudes massives enregistrées lors du premier tour du 28 novembre 2010, on peut s’attendre à une véritable insurrection si ce candidat reste imposé.

Comment la société haïtienne résiste-t-elle à ces crises successives ?

Nous sommes arrivés à saturation. Jusqu’à présent, la population a survécu grâce à la solidarité mais avec l’épidémie de choléra, les limites de la résistance ont été atteintes. Les liens sociaux se brisent. Les gens sont épuisés et réalisent que rien ne va changer. Le pire, c’est l’absence de perspectives. Nous sommes au pied du mur.

Comment sortir de cette impasse ?

Sans volonté politique, sans plan de concertation national, nous allons droit à la catastrophe ! Après le séisme, à aucun moment le peuple haïtien n’a été sollicité par le gouvernement pour participer à la reconstruction. Même la composante haïtienne de la Commission intérimaire de reconstruction en Haïti n’existe toujours pas. Pour moi, la priorité reste la concertation citoyenne. Il y a tellement d’organisations en Haïti qui font un travail courageux et intéressant au niveau local, et qui ne parviennent pas à faire le saut vers quelque chose de plus global. Aujourd’hui, il faut investir dans les réseaux de solidarité, mais aussi dans des réseaux de production inter-sectoriels (agriculture et industrie), qui sont créateurs d’emplois.

 

278 étudiants haïtiens dans les universités africaines
HAITI LIBRE – 05/01/2011 10:26:26

Haïti - Éducation : 278 étudiants haïtiens dans les universités africainesAprès le Sénégal (163), le Bénin (110) le Rwanda a accueillit hier sur son territoire, 5 étudiants haïtiens, 3 garçons et 2 filles [Nicolenstia Bateau, Wendy Bianca Jean-Ulysse, Ambroise Jean-Louis, Jean-Max Marcellus, et Estivens Fleury]. Ces 5 boursiers, sélectionnés par le Gouvernement haïtien, seront entièrement pris en charge par le gouvernement Rwandais, et rejoindront l’Université Nationale du Rwanda (UNR) pour suivre des études de premier cycle, en sciences sociales et administration des affaires, dès la rentrée universitaire, le 10 Janvier 2011.
Ce partenariat de formation est le premier du genre entre les gouvernements du Rwanda et Haïti et fait suite aux entretiens entre le président Kagame et son homologue René Préval en Septembre 2010. Le Ministère des Affaires étrangères rwandais a précisé que ces bourses s’inscrivent « dans le cadre de la coopération Sud-Sud pour le développement […] ce programme de bourses est une initiative conjointe des gouvernements du Rwanda et d’Haïti, et la Commission bilatérale Haïti-Rwanda [crée en 2010], et fait partie d’un certain nombre d’autres programmes entre les deux pays »
« Le Rwanda a été un ami extraordinaire en Haïti au moment de la tragédie, et nous sommes reconnaissants pour cette offre généreuse de soutien » à fait savoir Didi Bertrand Farmer, le coordonnateur de la Commission Haïti-Rwanda « Le Rwanda a une compréhension unique du rôle de la jeunesse dans le processus de reconstruction » a-t-il ajouté.
Rappelons que le Rwanda, a fait un don de près de 100 000 dollars pour les efforts de reconstruction en Haïti et que plus de 200 rwandais participent dans la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).


 

Opinions divergentes sur la tenue du Carnaval en 2011
HAITI LIBRE – 05/01/2011 09:09:30

Haïti - Jacmel : Opinions divergentes sur la tenue du Carnaval en 2011Le deuxième dimanche de Janvier est toujours consacré au lancement officiel de la période pré-carnavalesque à Jacmel et les jours gras. Cette manifestation culturelle depuis plusieurs années regroupe des gens de toutes couches sociales, venant de tout horizon, riches, pauvres, blancs, mulâtres…. Jacmel, « la ville lumière, », « ville touristique », est réputée internationalement pour son Carnaval. Selon les informations qui circulent, Jacmel, la ville du Cap et les Cayes seraient les trois grandes villes retenues pour l’organisation du carnaval en Haïti cette année.
Rappelons qu’en 2010, il n’y a pas eu de Carnaval à cause du tremblement de terre du 12 Janvier qui a frappé durement la ville de Jacmel et sa population. Les bâtiments historiques, qui ont fait la beauté touristique de Jacmel, ont été gravement endommagés par le séisme, et de nombreux artistes et artisans, qui constituent le moteur du carnaval Jacmelien, ont été victimes de la catastrophe.
La tenue du Carnaval cette année, suscite de nombreuses réactions dans la population dont les opinions sont partagées sur la tenue ou non, de cette activité culturelle. Interrogés par Haitilibre, plusieurs résidents pensent que la situation dans laquelle se trouve le pays, n’est pas propice à la fête, rappelant qu’un an après le séisme, les conditions de vie des personnes vivant sous les tentes restent inchangé, critiquant l’inaction des autorités. Certains Jacmeliens pensent que les fonds qui vont être dépensés seraient mieux utilisés pour les personnes affectées par le choléra ainsi qu’aux victimes du séisme. D’autres rappellent, que lors de la période carnavalesque, les gens consomment beaucoup d’alcool et que les excès sont souvent la cause de violences, de plus, ils mentionnent que le carnaval pourrait favoriser la propagation de l’épidémie de choléra dans un département déjà gravement affecté par la maladie.
Mais ces avis ne sont pas partagés par tous, de nombreux citoyens croient que malgré tout, le Carnaval serait un bon moment de défoulement qui pourrait aider la population à combattre le stress post-traumatique causé par le séisme, et oublier pendant cette période, la conjoncture politique déplorable dans laquelle est plongé du pays…

 

Mirlande Manigat à Préval : Le mandat présidentiel prend fin le 7 février, pas le 14 mai

Alors que la candidate souhaite la poursuite du processus électoral en cours en cas de départ, le 7 février, du chef de l’Etat sortant, son rival Michel Martelly dit, pour sa part, attendre avec impatience les résultats définitifs du premier tour des présidentielles controversées de novembre

Radio Kiskeya / mardi 4 janvier 2011

La candidate démocrate-chrétienne Mirlande Hyppolite Manigat, arrivée en tête du premier tour des présidentielles controversées du 28 novembre, a qualifié mardi d’inconstitutionnel tout éventuel maintien au pouvoir jusqu’au 14 mai du Président René Préval et a rappelé que seule la date du 7 février est prévue dans la constitution pour le début et la fin du mandat d’un Président élu.

Le chef de l’Etat sortant, qui entend céder son fauteuil à un « successeur légitime », a brandi une loi controversée l’autorisant à exercer ses fonctions si nécessaire jusqu’au 14 mai, date à laquelle il avait prêté serment en 2006.

Ne cachant pas ses inquiétudes sur l’avenir du pays et l’issue du processus électoral dont l’évaluation est confiée à une mission technique de l’OEA, Mme Manigat s’est montrée tout de même confiante quant à sa participation au second tour contre un adversaire restant à désigner.

« J’ai dit devan devan nèt (je suis en tête, j’y reste), par conséquent je m’attends à être au second tour pour y affronter un adversaire que je ne connais pas encore », a-t-elle affirmé.

En cas d’application de l’article 149 de la constitution pour combler la vacance présidentielle à la date du 7 février, le nouveau gouvernement provisoire devrait compléter le processus électoral et non repartir à zéro, a estimé la secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), une constitutionnaliste reconnue.

Opinant sur les déclarations fracassantes de l’ex-Représentant spécial de l’ONU en Haïti, Ricardo Seitenfus, très critique vis-à-vis du rôle prépondérant de la communauté internationale dans l’évolution du pays, la candidate les juge « anormales », mais aussi « bienvenues ».

Le diplomate brésilien, qui faisait partie d’une organisation ayant de lourdes responsabilités dans la crise politique post-électorale, a aussi fait des révélations intéressantes sur les données dont dispose la communauté internationale sur Haïti, a fait remarquer Mirlande Manigat en marge d’un forum de l’observatoire citoyen sur l’action des pouvoirs publics (OCAPP).

Mis à pied deux mois avant l’expiration de son mandat, M. Seitenfus a, dans des récentes confidences à un journal brésilien, soutenu que des diplomates avaient sérieusement proposé le départ immédiat du Président Préval le 28 novembre en riposte à une journée électorale chaotique.

Egalement présent au forum d’OCAPP sur la gestion de l’aide post-séisme par les ONG humanitaires, le candidat de Repons Peyizan, Michel Martelly, troisième dans les résultats préliminaires des présidentielles, a indiqué brièvement qu’il attendait avec optimisme la proclamation des résultats définitifs.

« Je suis confiant, parce que le peuple a voté et il ne perd jamais », a lâché le chanteur qui, comme de nombreux autres aspirants, accuse le pouvoir d’avor orchestré des fraudes en faveur de son candidat, Jude Célestin, deuxième derrière Mirlande Manigat.

Ces résultats même provisoires avaient provoqué début décembre de violentes manifestations de rue et ont plongé le pays dans une crise post-électorale venue hypothéquer la tenue du second tour, prévue le 16 janvier, et la passation des pouvoirs, le 7 février.

 

Le deuxième tour en Haïti reporté à la fin février

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters / mardi 4 janvier 2011 à 22 h 59

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Distribution d’eau potable à Port-au-Prince, en Haïti Photo: AFP/Thony Belizaire

D’abord prévu le 16 janvier prochain, le deuxième tour de l’élection présidentielle en Haïti ne pourra pas avoir lieu avant la fin février, en raison des délais dans la révision des résultats du premier tour.

Le mandat de l’actuel président, René Préval, prendra donc fin avant la nomination de son successeur.

Cela n’est donc pas de nature à améliorer le climat en Haïti, plongé dans une crise électorale depuis un premier tour électoral contesté, le 28 novembre dernier, où fraude, violence et intimidation contre des électeurs se sont côtoyées. Les résultats du tour initial ne sont toujours pas définitifs et doivent faire l’objet d’un recomptage par des experts de l’Organisation des États américains (OEA).

Après les recommandations de l’OEA, le Conseil électoral provisoire (CEP) aura besoin de quelques semaines pour répondre aux objections des candidats. Il devra ensuite laisser le temps aux participants au second tour électoral de faire campagne, a expliqué à l’Agence France-Presse un porte-parole du CEP, Pierre Thibault Junior.

Le mandat de l’actuel président d’Haïti, René Préval, prend fin le 7 février. M. Préval a déjà dit qu’il était contre l’idée d’un gouvernement de transition, d’ici à l’élection d’un nouveau président, arguant qu’il avait lui-même dû attendre avant d’être assermenté, en mai 2006.

L’ex-première dame Mirlande Manigat est arrivée première à l’issue du premier tour de la présidentielle, devant Jude Célestin, le candidat appuyé par le parti du président Préval. L’élimination du chanteur Michel Martelly, à moins d’un point de M. Célestin, a provoqué des manifestations de ses partisans.

M. Martelly a souhaité un deuxième tour élargi à davantage de candidats. Pour sa part, M. Célestin a affirmé qu’il aurait dû arriver en première place, tandis que Mme Manigat a déclaré qu’elle aurait dû obtenir plus de 50 % des voix, et donc remporter l’élection, dès le tour initial.

Une douzaine d’autres candidats ont demandé l’annulation du vote et la mise en place d’un gouvernement intérimaire à l’expiration du mandat de René Préval.

Plusieurs ont souligné que l’incertitude politique actuelle ralentissait les interventions contre l’épidémie de choléra et le financement et la progression de la reconstruction suivant le séisme de janvier 2010.

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