REVUE DE LA PRESSE – Vendredi 07 janvier 2011

7 Jan

Haïti: les élections devraient être reportées à février

Par Thierry Portes / LE FIGARO / 07/01/2011

Des jeunes manifestent pour contester les résultats de l'élection présidentielle, ce vendredi. (Crédits photo: Dieu Nalio Chery/AP)
Des jeunes manifestent pour contester les résultats de l’élection présidentielle, ce vendredi.

(Crédits photo: Dieu Nalio Chery/AP)

La contestation des résultats de la présidentielle entraîne un report du deuxième tour.

Le calendrier électoral haïtien s’étire et se tend dangereusement, comme un élastique prêt à rompre. Le deuxième tour des élections générales -présidentielle, législatives et renouvellement sénatorial partiel- n’aura pas lieu à la date initialement prévue du 16 janvier. C’est quasiment officiel. Pierre Thibault, l’un des membres du CEP, le Conseil électoral haïtien, l’a confirmé au Figaro: «Il faudra bien un mois pour préparer les élections, qui se tiendront probablement fin février.»

Mais cette question ne trouble pas le microcosme politique haïtien et le personnel diplomatique qui a investi Port-au-Prince. Le grand sujet d’inquiétude vient de la diffusion, semble-t-il imminente, des conclusions de la mission de l’OEA, l’Organisation des États américains, venue valider le premier tour de la présidentielle. L’OEA s’apprête à rendre son rapport au président haïtien René Préval. Seraient ainsi connus les deux qualifiés pour le second tour de la présidentielle.

Début décembre, la sélection, loin derrière Mirlande Manigat, de Jude Célestin, le candidat d’un président Préval si décrié, avait jeté dans les rues de la capitale haïtienne des jeunes soutenant Michel Martelly, arrivé troisième, et disqualifié pour moins de 7000 voix. Leur rage était compréhensible: la fraude du pouvoir était manifeste, et elle fut condamnée par les observateurs internationaux et nombre de chancelleries occidentales. Leurs méthodes étaient en revanche condamnables: les barrages, destructions et actes de vandalisme organisés par ces émeutiers durant plusieurs jours à Port-au-Prince ont rappelé de mauvais souvenirs dans un pays sujet à des accès de violences.

Risques d’émeutes

Si les résultats annoncés en décembre sont validés, il y a fort à parier que les mêmes émeutiers repasseront à l’attaque. Toutefois la rumeur, véhiculée par la communauté internationale qui est largement partie prenante dans ce processus, dit que Jude Célestin serait cette fois disqualifié. On ne sait comment la prudente OEA va s’y prendre pour suggérer que seuls la juriste Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly doivent rester en lice pour le second tour. La réaction des autres candidats, éliminés au premier tour, et qui avaient dénoncé ce scrutin, peut réserver des surprises. Mais elles auront moins de poids que celle de René Préval, qui n’est sans doute pas disposé à ce que son candidat soit ainsi rayé d’un trait de plume. Quant aux réactions des candidats au second tour des législatives et sénatoriales de l’Unité, le parti de Préval et Célestin, qui risquent de souffrir d’un retournement de la dynamique électorale, elles suscitent nombre d’interrogations et de craintes. Dans l’Unité, il y a des adeptes de la manière forte. «Des armes et de l’argent ont été distribués dans les quartiers populaires», nous assurait Mirlande Manigat, qui s’apprête à affronter Michel Martelly. Tout le monde répète à Port-au-Prince que la situation est explosive.

Reconstruction

En officialisant maintenant les résultats du premier tour de la présidentielle, on peut au moins espérer qu’après une bouffée de chaleur, les rues de la capitale haïtienne retrouvent un peu de calme pour la célébration, le 12 janvier, du premier anniversaire du tremblement de terre.

Si troubles il devait y avoir, et si ceux-ci devaient perdurer, ils différeraient encore un peu plus la reconstruction de Port-au-Prince et de sa région, qui n’a pas réellement commencé. Les bailleurs de fonds internationaux, venus au chevet d’Haïti, attendent en effet pour lancer les travaux qu’un nouveau président soit investi et la mise en place d’un gouvernement issu des législatives. «Cela nous renvoie à avril prochain», assure un haut représentant des institutions financières internationales installé en Haïti.


Choléra : l’ONU enquête

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a nommé quatre experts pour enquêter sur l’épidémie de choléra en Haïti, dont certains habitants du pays attribuent l’origine à des Casques bleus népalais. Plus de 3400 personnes sont mortes du choléra depuis le début de l’épidémie en octobre. Le mois dernier, des chercheurs américains ont rapporté que la bactérie responsable du choléra en Haïti provenait d’Asie du Sud et ressemblait surtout à une souche décelée au Bangladesh. L’ONU disait ne disposer jusqu’ici d’aucun élément laissant penser que le bataillon népalais en soit responsable, tous les tests effectués sur ses soldats s’étant révélés négatifs. Mais devant la persistance des accusations, Ban Ki-moon a dû réagir.

 

Les États Unis pourraient soutenir l’annulation des élections
HAITI LIBRE – 07/01/2011 18:11:30

Haïti - Élections : Les États Unis pourraient soutenir l’annulation des électionsLe gouvernement américain pourrait soutenir l’annulation du premier tour des élections présidentielles en Haïti si c’est ce que propose l’Organisation des États Américains (OEA). Cheryl Mills, une conseillère de la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton, a déclarée que les États-Unis sont dans l’attente des résultats de l’évaluation par l’OEA du vote du 28 Novembre 2010.


Les États-Unis évalueront les mesures jugées nécessaires par le groupe d’experts de l’OEA, y compris l’annulation du vote et l’organisation de nouvelles élections » a déclaré Cheryl Mills.


Le fonctionnaire a toutefois éviter de répondre à une question sur la possibilité que le président haïtien René Préval puisse rester au pouvoir au-delà de son mandat de cinq ans.

 

Un comité interministériel chargé de la commémoration du 12 janvier

La ministre de la culture et de la communication, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, souligne la nécessité pour que les événements politiques liés au rapport de l’OEA sur le sort du processus électoral n’aient aucune incidence sur le premier anniversaire de l’un des séismes les plus meurtriers de l’histoire universelle

Radio Kiskeya / vendredi 7 janvier 2011

Un commité interministériel, formé à l’occasion du premier anniversaire du séisme destructeur du 12 janvier, a présenté jeudi à la presse l’agenda des activités commémoratives prévues du 10 au 30 de ce mois à Port-au-Prince et dans les villes de province ayant été touchées.

Le point culminant des différentes manifestations sera naturellement la journée de mercredi prochain qui sera marquée par des services religieux de circonstance auxquels assistera le Président René Préval.

Toutefois, à moins d’une semaine du jour J, deux des membres du comité, la ministre de la culture et de la communication, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, et celui des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, n’étaient pas en mesure jeudi d’identifier le site des cérémonies officielles.

Relativement à la remise prévue avant le 12 janvier du rapport de la mission technique de l’OEA sur l’évaluation des élections présidentielles et législatives controversées du 28 novembre -et qui pourrait être suivie de la proclamation des résultats définitifs du premier tour- Mme Lassègue a vivement souhaité que cette étape n’affecte en rien « le devoir de mémoire » de tout un peuple.

La ministre en appelle au patriotisme et à l’humanisme des uns et des autres afin d’éviter toute forme de réaction ou de protestation qui pourrait troubler les cérémonies commémoratives d’une tragédie ayant emporté 300.000 personnes et fait 300.000 blessés et estropiés ainsi que 1,5 million de sans-abri.

Pour sa part, son collègue Edwin Paraison précise que toutes les dispositions sont prises afin de faciliter la participation de la diaspora aux différentes activités prévues pour le douloureux anniversaire de l’un des séismes les plus meurtriers de l’histoire. Mercredi, à 16h53 locales (21h53 GMT), le moment fatidique sera marqué par une minute de recueillement partout en Haïti, mais aussi dans les communautés haïtiennes des Etats-Unis, du Canada, de France et d’Espagne.

Enfin, le directeur général des Archives Nationales, Wilfrid Bertrand, a annoncé la décision du gouvernement d’ouvrir à partir de ce mois un registre des personnes mortes et/ou disparues dans la catastrophe. Ainsi, des données seront collectées et traitées pour permettre à l’Etat de délivrer en bonne et due forme des certificats de décès qui, souligne M. Bertrand, éviteront au pays des problèmes de succession ou de graves conflits dans le domaine foncier.

Notons que cette initiative de l’administration Préval, tout comme la présentation de projets de construction de logements sociaux destinés à des sinistrés, n’intervient qu’un an après une tragédie qui a frappé la conscience de l’humanité entière.

 

Il faudra des années pour reconstruire la capitale…
HAITI LIBRE – 07/01/2011 13:54:33

Haïti - Reconstruction : Il faudra des années pour reconstruire la capitale...Près d’un an après le séisme de janvier 2010, Jacques Gabriel, Ministre des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC), fait une sombre évaluation des perspectives de la reconstruction « Nous avons fait une évaluation des dommages causés par le séisme et nous travaillons sur un plan de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince [confié à la Fondation du Prince Charles] » a indiqué le ministre « La tâche sera très lourde, et pas seulement dans la ville, mais aussi dans les provinces qui ont été concernés par le séisme ». Quelque 390.500 bâtiments détruits ou endommagés ont été évalués, sur ce total, moins d’un millier ont été réparées et près de 10 millions de m3 de débris restent à déblayer, ce qui entrave le processus de reconstruction.
« Il est difficile de donner un délai, deux, trois, cinq ans… » précisant « que la reconstruction à une telle échelle ne peut tout simplement pas se faire rapidement […] même le relogement du gouvernement n’est pas imminent, l’État doit être en mesure de financer la construction du complexe administratif au cours des cinq prochaines années. »
L’ancien président américain Bill Clinton, qui co-préside la Commission pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) avait déjà jugé par le passé le faible avancement de la reconstruction « totalement inacceptable », tandis qu’Oxfam affirmait pour sa part que « l’indécision » des autorités était à blâmer pour l’absence de progrès.
Pour se défendre des accusations généralisées portées contre les lenteurs du gouvernement le Ministre des Travaux publics a tenu a préciser « Avant de reconstruire, il faut mener des études, avoir une approche globale de façon à savoir comment reconstruire, quoi reconstruire, dans quelles conditions et selon quelles modalités, tout en tenant compte des aléas sismiques […] Il faut aussi faire l’éducation des gens, former des techniciens et construire autrement pour éviter de nouvelles catastrophes », tout cela prend du temps… beaucoup de temps…

 

Séisme: la crise eut été pire sans Préval, assure son épouse

Clarens Renois / Agence France-Presse / 07-01-11
Haïti, un an après

Haïti, un an après 
Consultez notre dossier sur le premier anniversaire du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. »

Elisabeth Préval, l'épouse du président sortant d'Haïti René... (Photo: AFP)

Elisabeth Préval, l’épouse du président sortant d’Haïti René Préval.

Port-au-Prince – Un an après le séisme qui a dévasté Haïti, Elisabeth Préval, épouse du chef de l’État sortant, défend lors d’un entretien à l’AFP le rôle de René Préval face à la catastrophe, expliquant qu’il s’est efforcé d’apporter la stabilité politique au pays.

À quelques jours du premier anniversaire du séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010, faisant plus de 220 000 morts, Mme Préval s’insurge contre ceux qui accusent le président d’être responsable des déboires du pays le plus pauvre des Amériques.

«Ce n’est pas Préval qui a créé la situation d’exclusion et de misère en Haïti. Au contraire, il a travaillé au cours des cinq dernières années pour la stabilité», soutient Mme Préval, qui reçoit l’AFP chez elle, le palais présidentiel étant toujours en ruines.

«La stabilité politique est un acquis important qu’il laisse au pays», estime l’épouse du président. «Cet héritage devrait être protégé afin que les perspectives de croissance économique et de développement humain deviennent une réalité dans le long terme», plaide cette ancienne conseillère économique de la présidence, qui a épousé M. Préval quelques mois avant le séisme.

«Grâce à son acuité politique, il a évité bien des problèmes au pays, en rapprochant des groupes antagonistes et en favorisant le dialogue», remarque-t-elle, évoquant les avancées réalisées avant la catastrophe.

«Haïti était sur une pente ascendante. En décembre 2009, les indicateurs clés témoignaient d’une croissance économique positive, d’une stabilité politique, d’un apaisement social et d’un regain de confiance des investisseurs», relève Mme Préval.

René Préval doit en principe abandonner la présidence le 7 février, mais il n’a pas exclu de prolonger son mandat si son successeur n’est pas désigné d’ici là. Le pays traverse une crise politique depuis le premier tour de l’élection présidentielle du 28 novembre, dont les résultats sont contestés.

Le second tour, prévu le 16 janvier, risque fort d’être reporté, dans l’attente d’une évaluation du processus électoral de l’Organisation des États américains (OEA).

«Je suis très anxieuse, parce que la stabilité d’Haïti sera mise en péril, si la crise électorale n’est pas résolue dans la plus grande sérénité», s’inquiète Mme Préval.

La Première dame assure que son époux, arrivé au pouvoir le 14 mai 2006 pour un second mandat, quittera le pouvoir bientôt: «Le président et moi-même, nous avons terminé. Il reste peu de temps pour la fin de son mandat. Je peux vous rassurer que le président Préval est déterminé à se retirer dès l’installation d’un nouveau président et d’un nouveau parlement».

«M. Préval n’est pas parti prenante de la crise électorale, n’étant pas candidat», relève Elisabeth Préval. «Son rôle est de protéger la stabilité en s’assurant que la crise soit résolue en conformité avec la constitution, la loi électorale et à la lumière des recommandations de la mission d’experts de l’OEA».

 

Interdictions levées sur le lac Azuei
HAITI LIBRE – 07/01/2011 08:20:08

Haïti - Environnement : Interdictions levées sur le lac AzueiLes derniers résultats des différentes analyses physico-chimiques réalisées à partir de l’eau du Lac Azuéi, en particulier dans la zone de Fond Parisien/Malpasse où la mort d’une quantité anormale de poissons, avait été signalée depuis le 24 décembre 2010, confirment aujourd’hui que tous les paramètres sont revenus dans la moyenne normale.
Les Ministères de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural et le Ministère de l’Environnement, encouragent la population à reprendre des activités de pêche sur toute l’étendue du lac Azuei, y compris la commercialisation et la consommation de poissons, en tenant compte des règlements en vigueur. Les techniciens des différents Ministères concernés continuent à suivre de près la situation avec des analyses régulières et tiendront la population informée en cas de changements.
Conscient du fait que le Lac Azuei représente un patrimoine écologique unique et que sa fragilité vient d’être démontré, le gouvernement annonce qu’il va renforcer le processus de mise en œuvre du plan National de Gestion Environnementale. Ce plan de gestion environnementale sera complété, proposé et discuté avec tous les acteurs concernés et devra être renforcé par l’adoption d’un projet de loi.
Rappelons que les missions techniques des Ministères de l’Environnement et de l’Agriculture  avaient effectué  des prélèvements d’échantillons d’eau et de poissons morts dans les zones de Fond Parisien et Malpasse. Les premiers résultats des analyses menées dans le lac Azuei, montrent qu’un manque d’oxygène dû à l’utilisation de matériaux calcaires dans les travaux de rehaussement du tronçon de route affecté par la remontée des eaux du lac serait à l’origine de la mort des poissons. « Ces matériaux proviennent des collines avoisinantes du lac riches en calcaires. La dissolution et le mélange des ces composés calcaires semble avoir modifié momentanément l’acidité naturelle de l’eau en cette zone, entrainant ainsi une rareté d’oxygène au niveau du lac ». Il semble donc que cette hypothèse ait été confirmée et que le déséquilibre localisé du lac Azuei, soit à nouveau revenu à la normal.
Ce retour à la normal, qui s’est fait naturellement, n’élimine pas la cause de ce déséquilibre et laisse planer le risque, que dans des circonstances similaires, qu’une telle situation puisse se reproduise à l’avenir.

 

Une période de commémoration officielle d’environ 15 jours pour le premier anniversaire du cataclysme

P-au-P, 6 janv. 2011 [AlterPresse] — Le gouvernement haïtien a annoncé ce jeudi 6 janvier un ensemble d’activités pour commémorer le premier anniversaire du terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a fait 300.000 morts, autant de blessés et 1,5 million de sans abri.

Cette commémoration doit s’étendre jusqu’au 30 janvier, selon ce qu’a déclaré la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté un journaliste d’AlterPresse.

Le gouvernement prévoit de décréter le 12 janvier jour férié, selon ce qu’a fait savoir le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison. Durant cette journée, le drapeau sera en berne dans toutes les institutions publiques du pays.

A 16 :53 (heure locale), une minute de silence sera observée sur tout le territoire national et sera suivie de la « sonnerie aux morts », que les églises et la police auront soin d’exécuter ainsi que d’une lâchée de ballons blancs.

Le gouvernement entend par ailleurs ouvrir « un registre des disparus » le 12 janvier dans les municipalités touchées. Il demeurera ouvert par la suite, assure la ministre de la culture.

Ce registre « nous permettra de réaliser l’épuration du registre identitaire en Haïti ainsi que celle du registre électoral », précise le directeur des Archives nationales, Wilfrid Bertrand.

Une période de sensibilisation sur les tremblements de terre est aussi insérée au programme et est prévue du 15 au 30 janvier. Elle inclut des conférences sur la reconstruction et des activités de sensibilisation dans les écoles dès le 11 janvier, précise Lassègue.

La diaspora haïtienne sera par ailleurs très impliquée dans les activités, selon Edwin Paraison qui a annoncé l’arrivée de délégations de ressortissants haïtiens en provenance de l’étranger.

La majeure partie des victimes du séisme a été inhumée dans des fosses communes souvent sans aucune identification préalable. Et certains cadavres sont encore emprisonnés dans des bâtiments qui n’ont toujours pas été déblayés un an après la catastrophe.

 

Joe Biden aborde la reconstruction d’Haïti avec des haïtiano-américains

En recevant la délégation à la Maison Blanche pour un état des lieux, un an après le 12 janvier, le vice-président américain a fait ressortir l’importance de la coopération post-séisme entre Port-au-Prince et Washington, même si la moitié des deux milliards de dollars promis reste encore bloquée au Congrès

Radio Kiskeya / jeudi 6 janvier 2011

Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a eu jeudi des discussions avec un groupe d’haïtiano-américains sur la contribution de son pays à la reconstruction d’Haïti, un an après le séisme qui l’avait considérablement dévastée le 12 janvier, a annoncé la Maison Blanche.

Le numéro deux américain a souligné à l’attention de ses interlocuteurs « l’important travail que Washington et ses partenaires internationaux ont développé conjointement avec le peuple haïtien depuis le tremblement de terre dévastateur », selon un communiqué rendu public à Washington.

Egalement présents à cette réunion, des hauts fonctionnaires de l’administration Obama ont mis en relief les tâches accomplies par les Etats-Unis en Haïti et les « défis sans précédent qui doivent être relevés dans les efforts de redressement et de reconstruction ».

Premier des donateurs bilatéraux d’Haïti, les Etats-Unis rappellent avoir approuvé, par l’intermédiaire de divers organismes fédéraux, plus de deux milliards de dollars d’assistance humanitaire depuis la tragédie du 12 janvier à l’origine de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sinistrés.

Cependant, seulement 1,150 milliard ont été décaissés à travers un mécanisme d’urgence.

Près de 920 millions de dollars supplémentaires n’ont pas encore reçu le feu vert du Congrès et demeurent par conséquent bloqués pour des raisons administratives et procédurières.

De plus, Washington fait partie des pays et institutions internationales à s’être engagés à fournir à Haïti une aide à la reconstruction de 10 milliards sur cinq ans.

Piloté par la Commission intérimaire pour la reconstruction (CIRH), une entité controversée placée sous la co-présidence de l’ex-Président américain, Bill Clinton et du Premier ministre, Jean-Max Bellerive, ce processus a été conduit jusqu’ici sans la participation des haïtiens, dans l’opacité la plus totale avec un bilan jugé insignifiant.

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